L’axe Bunia-Goma-Bukavu-Lubumbashi…


Notre histoire peut nous aider à comprendre notre destin. Prenons ici quelques faits épars pour tenter une meilleure compréhension de ce qui se passe à l’Est de la RDC.

Saviez-vous que Goma et Lubumbashi soient des fiefs des bandits à mains armées depuis les années 60 et que
Kinshasa, Bunia et d’autres villes ont connu le banditisme à mains armées après ces deux villes ? Si oui, en savez-vous le pourquoi ?

Savez-vous que les coupeurs de têtes ont commencé leur commerce dans le Kivu et le Katanga ?

Savez-vous que c’est en Ituri et dans le Kivu que furent mener les dernières opérations de nettoyage des rebelles dans les années 60 ?
Savez-vous pourquoi il en fut ainsi ?

Savez-vous que c’est dans les missions prostetantes et catholiques que la fornication était la plus forte dans les années 60 et 70 et en connaissez-vous la raison ?

Quelle conclusion pouvons-nous en tirer et pourquoi ?

Pygmées : une réaction à chaud.


Tel que copié de WhatsApp.

[4/6, 10:06] René Kisokolo: Le pygmées sont attachés à leurs culture, et leurs libertés dans la forêt. Il est vrai qu’on peut toujours le proposer la sédentarisation, voir même la semi-sédentarisation. Mais qui va les proposer ? Les pouvoir en place n’a pas de vision pour le peuple,n’a pas de projet et n’a même pas un peu de volonté pour un changement positif.
[4/6, 10:28] G. Paluku Atoka Uwekomu: Par ta présence ici, tu peux nous aider à prendre un jour, démocratiquement, le pouvoir, pour apporter le changement dont nous avons besoin.
Nous sommes ici pour cela. Nous sommes convaincus que les politiciens en lisse ne sont pas ceux dont le pays a besoin : mais nous sommes aussi conscients que ce sont nous, congolais, qui les avons élus, hissés au pouvoir, ou qui les tolérons à ces positions.
Il nous reviens d’identifier et de promouvoir nos rares bons et responsables leaders.
Levons-nous et marchons : avec Dieu, nous vaincrons !

Les inutiles alertes…


Alerte, Alerte, Alerte !

La situation sécuritaire de l’Ituri se dégrade de manière spectaculaire, nous sommes au bord d’une nouvelle guerre interethnique à cause de l’incompétence de Luboya Nkashama.

Pour ceux qui suivent l’actualité sécuritaire de l’Ituri de loin, sachez que le risque de l’embrasement que tout le monde a toujours craint et évité depuis 2017, est malheureusement à notre porte.

En moins de 48 heures, l’espoir d’un retour de la paix est entrain de s’envoler à grands pas et si rien n’est fait urgemment pour écarter ce général en carton, mieux en copals, alors personne ne dira qu’il n’était pas prévenu.

Tenez:

  1. Avant l’arrivée de Luboya, la milice Zaïre était, il faut l’avouer, en gestation, mais elle n’était pas si équipée et active comme c’est le cas maintenant. Tout le monde se demande quelle main noire a réussi en si peu de temps, à renforcer Zaïre en hommes et en logistique, pourtant elle était connue comme un groupe d’autodéfense et qui agissait toujours en défensive, de manière voilée.
  2. Luboya à son arrivée, a promis ciel et terre aux ituriens, qu’il allait leur donner la paix qu’ils ont manqué depuis des décennies, qu’il allait être sans état d’âme envers les miliciens, qu’il allait tous les envoyer en enfer…
    A cette époque, il reçu tout le soutien dont il avait besoin, même les groupes armés avaient eu peur au point qu’ils avaient pour la plupart enterré leurs armes pour aller se cacher dans les villages.
    C’est lorsqu’après des mois, l’homme s’est révélé un simple tambouriner qui fait trop de bruit sans aucune action, que tous les porteurs d’armes se sont réveillé, avec la détermination de le défier et lui et son prétendu état de siège. Malheureusement c’est la population civile qui en paye aujourd’hui les frais.
  3. Pour se rendre compte de la gravité de la situation, il faut observer ce qui s’est passé aujourd’hui en territoire de Djugu.
    Avec l’enlèvement très dangereuse de Thomas Lubanga et ses compagnons de Task Force, des hommes dont la notoriété n’est plus à démontrer dans leurs communautés respectives (Hema et Lendu), tous les analystes retiennent à présent leur souffle.
    Qu’adviendra-t-il si quelque chose de mal leur arrivait ?
    Il faut rappeler ici que Thomas Lubanga est un des grands leaders Hema et là il se retrouve à la merci des miliciens Lendu de CODECO, connus pour leur cruauté. Tout peut arriver !
  4. Du coup à Mungwalu, non loin de Bambu où ils ont été enlevés, les miliciens Zaïre, proches de sa communauté les Hema, ont commencé à se regrouper, sans doute pour se préparer à riposter.
    Les images prises sur place à Mungwalu, ont démontré à quel point il n’y a jamais eu d’état de siège en Ituri et que le fameux Luboya n’est rien d’autre qu’un fanfaron à écarter immédiatement.
    Alors que les Zaïrois comme on a l’habitude de les appeler, prenaient d’assaut cette deuxième agglomération de la province, les soldats loyalistes déployés dans la zone, n’ont eu que leurs yeux pour observer, visiblement un ordre leur a été donné de laisser faire.
    Comment dans une province prétendument sous état de siège, des rebelles peuvent prendre d’assaut une cité pendant plusieurs minutes, défiler librement armes à la main, pour aller se regrouper et préparer des attaques, et que les militaires FARDC présents sur le lieu s’écartent de leur route et les observent à distance ?
  5. Maintenant, avec ce scénario qui se dessine, d’un côté CODECO devenu visiblement plus fort que jamais, capable même d’enlever une délégation de haut niveau comme celle de Task Force, et les Zaïrois déterminés à se regrouper pour unir toute leur force et attaquer, le spectre d’un bain de sang se dessine.
    Un scénario qui rappelle les années sombres de 1999-2003, durant la guerre interethnique.
    A cette époque encore, la guerre s’était menée par milices tribales interposées.
    l’UPC était rangée côté Hema et le FNI était là du côté Lendu.
    Au finish, plus de 60.000 ituriens ont perdu leur vie, la plupart découpés à la machette selon l’ONU, jusqu’à ce que la communauté internationale avait été obligée de déployer la Force Artémis sous commandement français mais avec un mandat de l’ONU, en vue de stopper le bain de sang.

Aujourd’hui encore, tous les ingrédients pour un tel triste retour à la case départ, Luboya Nkashama dans son incompétence ou peut être de manière délibérée, est entrain de les réunir l’un après l’autre.

L’urgence s’impose donc d’écarter ce prétendu général 3 étoiles, dont la capacité tant managériale que tactique laisse à désirer, si non ce sera déjà trop tard.

Iturien avisé et revolé😡


Cette analyse me semble bonne. Cependant, elle doit être étoffée autour d’une table de travail démocratique, pour permettre de meilleures comprehension et gestion de la crise iturienne.
Les groupes dans lesquels je me retrouve souvent introduit, sans être consulté, s’avèrent être plutôt dispersifs. Puissions-nous hisser le niveau, accroître la publicité, réaliser les programmes liés ou à lier à nos analyses, pour accroître nos productivité et rentabilité politiques. L’économie, la culture, l’industrie, le social, s’en suivront !

Ituri : traque aux bwisha ou mascarades ?


Il y a quelques temps, les mots bwayabwisha et mulenghe se retrouvaient sur toutes les langues. Aujourd’hui, ce sont les mots tels que CODECO ou FRPI qui nous bouchent les les oreilles.

Des congolais et des étrangers qui sont sur notre territoire meurent pendant ce temps, comme des charognes, sans que personnes ne s’en offusque, n’en souffre, ne s’en soucie vraiment. Quelques personnes, pendant ce temps, circulent, parlottent, négocient, débattent pour savoir qui devra être le prochain mort en Ituri ou dans le Kivu ; et même, dans la diaspora congolaise !

Aujourd’hui, les meurtriers sont l’UPDF, les miliciens de la CODECO, les ADF et quelques autres bandits attrapés ou traqués ici et là… Les moins amnésiques nous parlent encore des molelistes, du MPR, des kadogo ou encore des banamura, sans oublier les inconditionnels de l’UDPS…

Finalement, dans le cas de l’Ituri, par exemple, qui tue réellement et pourquoi ? Quel sort est réservé aux vrais assassins par les ituriens, par les congolais et par la communauté internationale, comment et pourquoi ? Comment et pourquoi devrions-nous, tous, le savoir ?

La traque aux bwisha d’hier, quant à elle, est tombée aux oubliettetes !

RDC : morte ou vivante ?


Force est de se rendre compte que le gouvernement congolais ne s’en sorte pas – les tueries continuent de plus bel – et que la population ne lui facilite pas la tâche – la rébellion se renforce, jugeant le gouvernement non crédible, la population se désolidarise de l’administration qu’elle considère comme une imposture, constituée d’une bande de pilleurs supplémentaires et elle ne croit plus à ces représentants qui brillent par la trahison et l’inefficacité politique, administrative…

La situation est en réalité chaotique, critique, un cul-de-sac mal caché par les officiels congolais, africains et internationaux pour qui la vie du congolais importe peu, en raison de ce qu’ils considèrent comme étant la mollesse, la fainéantise, la moutonnerie, la sauvagerie, la traîtrise intrinsèques des Congolais.

Quelques personnes commencent à comprendre que la solution au problème congolais soit effectivement des démarches telles que celles proposées par l’UNIC de M. Georges Alula Makita, la RDC-Libre lancé par M. Albert Muya ou encore le Projet 2014 initié par nous : se mettre autour d’une table pour s’approprier la RDC et la transformer en un paradis envers et contre toute autre volonté de ceux qui prient jour et nuit leurs dieux pour la mort du Congo-Kinshasa, pour la colonisation des peuples du Congo, pour le pillage de ses richesses de toutes les sortes ; par peur que celui-ci ne se venge « sauvagement » du tort qu’il aurait subi de l’étranger depuis la rencontre avec le monde arabe, européen et africain.

La réalité c’est que pendant quelques années encore, quelques décennies-mêmes très probablement, le Congo sera encore un pays d’esclaves en raison de l’incapacité de ses peuples de se mettre ensemble autour d’une table pour cause d’égoïsme, d’ignorance propagée et infusée par la fausse religion et un terrorisme international non encore maîtrisé en raison des élections népotistes pour lesquels les Congolais ont optées depuis qu’ils ont reçu l’indépendance de la Belgique.

L’origine coloniale de notre pays ne nous excuse pas.  Il faut rentrer plus loin dans le passé de nos peuples pour comprendre que nous ne sommes pas encore un pays que nous souhaiterions être.  Les Belges nous ont rassemblés en un pays dont nous ne connaissions ni la raison d’être ni les objectif ni les stratégies.  Dans notre révolte mal préparée, nous nous sommes retrouvés avec un pays que nous n’arrivons pas à gérer autrement qu’en essayant de singer les autres.

Il y a cependant une bonne nouvelle.  Une nouvelle bonne pour les amis – rares – mais aussi pour les ennemis du Congo.  Les Congolais s’aiment bien et ne sont pas aussi divisés que l’on pourrait le croire.  Tout indique bien le contraire.  Ils ont appris à se connaître et à s’aimer.  Imparfaitement.  En raison de la traîtrise et de l’incivisme des hommes et des femmes qu’ils ont alignés au pouvoir, commis à la gestion de la chose publique.  Non seulement que le Congo ne serait plus en vie, mais bien plus sérieux que cela, une certaine intelligentsia congolaise en a marre de jouer aux bambins et commencent à engager la « grande vitesse ».

C’est pour cela qu’au Projet 2014, comme cela l’est aussi à la RDC-Libre, un des objectifs du moment c’est clairement d’enrichir le tous les congolais qui le souhaiteraient dans le but de soutenir le développement intégral et endogène.

Balkaniser la RDC : est-ce possible ?


Tel que reçu sur WhatsApp

De 1996 à 2017, les guerres dans les provinces de l’Est de la Rdc ont déjà 21 ans. Cette guerre d’usure a pour objectif : la balkanisation ou l’implosion de la RDC pour permettre aux multinationales occidentales de contrôler les richesses du Congo, vitales pour leurs économies en crise.

Dans un ouvrage intitulé « Noir Canada, pillage, corruption et criminalité en Afrique », publié en 2008 aux éditions Ecosociété, au Canada, par Alain Deneault avec Delphine Abadie et William Sacher, il est écrit que la guerre de pillage dans la partie Est de la RDC est soutenue et financée par certaines multinationales anglo-saxonnes dont l’une a son siège dans l’Etat de l’Arkansas, fief de l’ancien président américain, William Clinton. Ces multinationales ont recruté certains penseurs et hommes politiques pour soutenir le projet de la balkanisation ou de l’implosion de la Rdc afin d’avoir la mainmise sur les richesses du Congo. Plusieurs théories sont montées dans les milieux universitaires, médiatiques et politiques aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne pour justifier la disparition du Congo en tant que pays et Etat.

Qui sont les penseurs ?

Il s’agit, d’abord, de M. Steven Metz, professeur à l’U.S Army War College. Il a enseigné à l’Académie de l’état-major de l’armée américaine. Il a publié une étude approfondie de la situation du Zaïre en 1996 pour évaluer les types d’interventions qui peuvent être demandés à l’armée américaine. Dans le texte «Reform, conflict and security in Zaire» (5 juin 1996), il a écrit ceci à propos de la division éventuelle du Congo : «Certains observateurs estiment que le Zaïre n’existe plus longtemps en tant que nation – le Kivu a dirigé l’essentiel de son économie vers l’Est de l’Afrique ; le Kasaï oriental refuse d’accepter la monnaie nationale ; le Shaba a été décrit comme une extension virtuelle de l’Afrique du Sud. Les Etats-Unis n’auraient pratiquement pas d’autre choix que d’accepter tous les Etats nouveaux qui émergeraient du Zaïre. Ils pourraient offrir du soutien diplomatique pour réduire au minimum la violence qui accompagnerait cette désintégration nationale et ils devraient ouvrir des canaux de communication avec les nouveaux Etats». Cette analyse est faite avant le début de la guerre d’agression débutée en 1995.

Le deuxième penseur est Mme Marina Ottaway, auteure de l’ouvrage «Africa’s new leaders, democracy or state reconstruction» paru aux éditions Carnegie Endowment for international peace, 1999. Marina Ottaway, co-directrice du projet «Démocratie et Etat de droit», a fait un témoignage accablant devant la sous-commission Afrique du Sénat américain, le 8 juin 1999, quelques jours avant la mise en place de la Monuc (Mission de l’Organisation des Nations unies au Congo). L’auteure a souligné que «les interventions peuvent être très louables, mais des interventions pour une partition du territoire africain et pour la création des nouvelles entités politiques et institutions, placeraient les Etats-Unis et d’autres puissances étrangères dans le rôle colonial. Ce qui n’est pas une décision à prendre à la légère. L’alternative, que je crois être plus appropriée pour le moment, est de laisser les pays africains trouver leurs propres solutions. Inévitablement, cela comprendra une continuation des combats internes et entre Etats et, probablement, la division de certains pays avant d’arriver à une nouvelle stabilité. Ce n’est pas une perspective réjouissante, mais il n’y a pas d’alternatives réalistes». En 2009, un article publié dans un magazine américain «Foreign» vient renforcer les propos de Marina Ottaway tenus devant le sénat américain en 1999. Cet article est signé par le professeur Jeffrey Herbst, chef de chaire à l’université de Miami, dans l’Etat d’Ohio, et Greg Mills de la Fondation Brenthrust basée en Afrique du Sud sous le titre «There is No Congo» (Le Congo n’existe pas). Selon les deux auteurs, il est temps de cesser de prétendre le contraire. Ils invitent la communauté internationale à reconnaître ce fait. À cet article de Jeffrey et Greg, il faut ajouter l’étude élaborée par «The Brookings Institution», think tank américain proche du parti démocrate, et publiée par Global Poverty dans le cadre du développement de l’Afrique. Plusieurs causes seraient à la base du retard que connaissent plusieurs pays africains. Il s’agit de l’étendue géographique, de la densité démographique, des ressources naturelles et de la montée de l’ethnicisme. Plus un pays est grand, plus la gouvernance est difficile. Il en est de même du nombre élevé de la population. Cette situation se répercute ensuite sur la gestion des ressources naturelles et favorise des conflits interethniques. Les pays tels que le Nigeria, le Soudan, l’Angola et la RDC sont mis à l’index.

Le 22 septembre 2012, le quotidien New York Times publiait la nouvelle carte géographique de la planète de demain, avec les Etats-nations qui naîtront de la nouvelle redistribution des frontières. La nouvelle carte futuriste du monde et l’article qui l’accompagne sont de Frank Jacobs et Parag Khanna. L’article annonce la disparition de fait de certains pays actuels dans le monde, dont le Congo. L’analyse des deux auteurs est basée essentiellement sur la dotation en gisements de ressources naturelles du pays et leurs convoitises extérieures.

Déjà en 2006, John Le Carré, romancier et ancien des services de renseignements britanniques, a publié un roman, intitulé «The Mission Song» (Le chant de la mission). Il souligne que : «Rien que des théoriciens avant-gardistes, des néoconservateurs en vue, des sommités de la géopolitique, le genre de types qui se réunissent dans les stations de ski pour décider du destin des nations. Ce n’est pas la première fois qu’ils se penchent sur le Congo oriental, et qu’est-ce qu’ils y voient ? L’anarchie comme résultat probable des prochaines élections, les Chinois qui grattent à la porte pour rafler toutes les matières premières. Alors que faire ? Les Congolais n’aiment pas les Américains, et c’est réciproque. De leur côté, les Rwandais méprisent les Congolais ; ils sont disciplinés et surtout efficaces. Alors, le plan américain, c’est consolider la présence économique et commerciale du Rwanda au Congo oriental jusqu’à le rendre incontournable. Ce qu’ils veulent, concrètement, c’est une annexion en douceur, et ils comptent sur un coup de main de la CIA»

Qui sont les porteurs et défenseurs du projet ?

Le premier porteur, M. First William, a été président de la sous-commission du Sénat américain sous l’administration Clinton en 2001. Je le cite : «La frontière congolaise serait la source de déstabilisation tant par les forces internes que par les forces externes dont l’objectif consiste à favoriser le découpage du pays en cinq Etats indépendants : le Kivu-Maniema, le Kasaï, le Shaba, la province Orientale et l’Equateur, le Bandundu et le Bas-Congo».

Deuxième porteur du projet, l’Ambassadeur Herman Cohen, ancien sous-secrétaire d’Etat américain, lobbyiste de son état. L’Ambassadeur Cohen a proposé, en 2008, avant la prise de fonction du président Barack Obama un plan pour résoudre une fois pour toutes le conflit à l’Est de la RDC. Trois ans après, il précise ses idées dans une interview accordée à un journaliste congolais du site 00243 et reprise par le journal Le potentiel. «Dans ma lettre au président Obama, j’ai suggéré que l’on légalise le commerce des minerais au Kivu qu’exploitent les hommes d’affaires rwandais. Le Rwanda a envahi le Kivu en 1998. Pendant six ans, il a mis en place des réseaux pour l’exploitation des minerais, surtout le coltan qui rapporte des milliards de dollars. Je pense que tout le monde trouvera son compte et la RDC percevra des impôts. J’ai proposé que le commerce des minerais soit légalisé. Mais, j’ai rencontré une farouche opposition de la part des Congolais qui évoquent la question de la souveraineté. Souveraineté ? Au Département d’Etat, le Kivu fait partie du Rwanda».

Cette interview a suscité les réactions de l’Ambassade américaine à Kinshasa et le droit de réponse de Cohen lui-même au journal Le Potentiel. Pour l’ambassade américaine, les propos d’Herman Cohen n’engagent pas le gouvernement américain. Du côté de M. Cohen, pour la première fois depuis que l’on a publié ses déclarations et écrits dans le quotidien Le Potentiel, il va envoyer un droit de réponse à la rédaction, qui conclut en ces termes : «Je demande aux amis congolais de ne pas chercher midi à quatorze heures avec des débats juridiques inutiles. Il faut plutôt qu’ils cherchent des solutions sur le terrain».

Le troisième porteur du projet de l’implosion de la RDC est M. Johnnie Carson, ancien sous-secrétaire américain aux Affaires africaines sous le premier mandat du président Barack Obama. Invité par Brookings Institution au mois de février 2013, pour parler de la crise en RDC, Johnnie Carson a déclaré que : «La seule manière de procéder consiste à adopter une solution subtile bénéficiant de l’appui de la communauté internationale». Cette solution-miracle, selon lui, est celle que les Nations Unies ont expérimentée en Yougoslavie (Europe) et au Soudan (Afrique). «Nous sommes parvenus à une telle solution pour mettre un terme au conflit dans l’ex-Yougoslavie par le biais des Accords de Dayton. Nous avons réussi à mettre un terme à la plus longue guerre civile qu’ait connue l’Afrique, le conflit au Soudan, grâce à l’Accord de paix global négocié par les États membres de l’IGAD et appuyé par les États-Unis, la Norvège et la Grande-Bretagne». La Yougoslavie a implosé en plusieurs Etats et le Soudan est divisé en deux Etats distincts.

Mobilisation des Congolais

Face à la menace de l’implosion de la Rdc, les intellectuels, les journalistes se sont mobilisés en publiant des livres, en organisant des conférences dans les universités et des émissions dans les médias audiovisuels pour alerter la population. Il en va de même de l’Eglise Catholique du Congo. Dans un communiqué de la Conférence épiscopale nationale du Congo du 6 juillet 2012, l’Eglise dit Non à la balkanisation de la Rdcongo. En plus, dans le message du Comité permanent de la Cenco sur la situation sécuritaire à l’Est du pays, les évêques demandent : «Peuple congolais, lève-toi et sauve ta patrie».

Sur le plan politique, la réaction est venue du Président Joseph Kabila. Dans son discours de vœux en 2010, il a déclaré qu’: «en dépit du complot visant sa déstabilisation et sa balkanisation, la RDC demeure unie dans ses frontières de 1960». Il va réitérer cette position le 30 juin 2015 : «La RDC, ce précieux héritage de nos aïeux, est et reste sujette à convoitise et objet de machinations de toute sorte, de la part de ceux qui pensent que son territoire est trop grand et trop riche pour revenir aux Congolais et à eux seuls. (…) Pour nous, Congolais, la RDC est le bien le plus précieux au monde. Nous devons l’aimer, la chérir et la protéger, quoi qu’il en soit, quoi qu’il en coûte». Et lors de son point de presse du 26 janvier 2018 tenu à Kinshasa, le président a été clair au sujet du complot de la balkanisation de la Rdc : Beaucoup avaient parié sur la disparition, sur le démantèlement de ce pays ».

De toute façon, il y a un point sur lequel tous les congolais et congolaises sont d’accord : « Non à la Balkanisation de la Rdc ».

Freddy Mulumba Kabuayi

Rédaction
+243 998419160

RDC, UGANDA, RWANDA.


Brayan Bizi (WhatsApp)

LES ADF BOMBARDÉS PAR L’OUGANDA, PLEURÉS PAR KIGALI ET KINSHASA
Benilubero3 déc. 2021Sources

Le lancement de l’opération militaire de l’UPDF en RDC inaugurée par un bombardement de haute précision sur les camps des ADF ne cesse de faire couler des larmes des complices d’un génocide maintenu en silence par la communauté nationale et internationale. Mais ce qui est surprenant c’est que la tempête ayant été projetée sur de soi-disant terroristes islamistes, c’est plutôt des Rwandais et des congolais complices qui se sentent frappés. A Kigali, l’agitation est très inquiétante. A des radios c’est l’Ouganda qui est outragé, insulté pour son action. La même chose se constate chez certains officiers congolais, même à la tête des FARDC. Un haut responsable congolais des FARDC est même arrivé à signaler qu’il avait exigé que l’Ouganda lui fasse signe deux jours avant les frappes, probablement pour qu’il ait le temps de déplacer ses amis, comme cela s’observe chaque fois que les FARDC font la farce de tromper ceux qui continuent à croire en leurs mensonges quotidiens. Comme récemment ils disaient être en train de bombarder pour une nouvelle fois la vallée de Mwalika. C’est certainement ce qui fait que toute la zone environnante soit désormais plus insécurisée que jamais, notamment Isale et des villages de Kyondo.

Pendant ces deux jours qui ont suivi les frappes magistrales de l’Ouganda, il y a eu silence d’observation. Mais entretemps, les choses se meuvent silencieusement. Il faut faire beaucoup attention.

De l’impact matériel de ces frappes, on n’a pas encore beaucoup de détails. Mais, il se fait savoir qu’une dizaine de camps des ennemis de la paix ont été anéantis à presque 80%. Si les informations que nous avions et le témoignage des rescapés faisaient croire que chacun d’entre ces camps hébergeait au moins 300 combattants de la mort, et que le plus grand d’entre eux, le camp du soleil, hébergeait plus de mil miliciens, dont des combattants d’élite et des formateurs étrangers, il peut alors se dégager une moyenne d’environ 500 combattants par camps. Les calculs sont donc simples et peuvent légitimement justifier l’agitation par-ci par-là.

Plusieurs questions peuvent alors être posées, face à l’attitude de ceux qui sont tristes à cause de ces frappes. Pourquoi les frappes des UPDF font des mécontents tant au Rwanda qu’au Congo ? La MONUSCO elle-même, qui brille par un échec le plus scandaleux de toute l’histoire de l’ONU, se trouve finalement incommode.

Bref, cinq heures de l’action des UPDF ont été suffisantes pour démontrer à la face du monde que le vrai problème concernant les massacres de Beni-Ituri est loin d’être principalement islamiste. Et voici des faits interpellants :

1º. Des pillages des ressources minières et agricoles sont organisés avec les mafias et groupes armés, plus spécialement les présumés ADF, un groupe qui semble jouir de la complicité des Rwandais et des congolais. Le Camp du Soleil, par exemple, avait un stade de plus d’un hectare pour accueillir le cacao volé des champs des agriculteurs massacrés. Le bois a été exploité illicitement ; des minerais, etc. Tous les autres groupes armés complices affirment avoir collaboré avec les FARDC, la MONUSCO, etc., à qui ils vendent à bas prix les produits miniers et autres.

2º. Pour le transport des produits des ADF, par exemple, des véhicules militaires des FARDC, ou des véhicules civiles appartenant ou pas aux ADF étaient mis en jeu.

3º. L’armée déployée à l’Est du pays est infiltré à plus de 60%. C’est là l’œuvre de Kabila, à travers ses officiers de confiance. Il y a même des officiers authentiquement rwandais qui y sont injectés. En fait, au sein des FARDC il y a une structure presque officielle chargée de renforcer et de protéger les présumés ADF. C’est elle qui coordonne l’essentiel des activités des présumés ADF.

Voilà pourquoi on observe ce qui suit :

Les militaires patriotes sont systématiquement sacrifiés ;

C’est toujours à côté des installations des FARDC et de la MONUSCO que sont attaqués et sacrifiés des paisibles citoyens, alors que ces soldats sont supposés être venus pour améliorer la situation de la sécurité. Ils ne font absolument rien. Cela constitue une preuve de la complicité. Ainsi, des officiers, principalement rwandophones ou ceux d’obédience rwandaise, désertent en cascade (exemple, récemment, un commandant du bataillon canine, etc.).

Kasonga, porte-parole national des FARDC, se moquant cyniquement de la mémoire des victimes des massacres d’avant et pendant l’Etat de siège, affirme qu’avec l’Etat de siège, les ADF sont passés de contrôler 75 km2à ne contrôler que 5 km2. Quelle honte !!!

La MONUSCO se dit ne pas être prête à appuyer le travail réalisé par la coalition FARDC-UPDF, comme il ne pouvait pas en être autrement. Car, pour eux, sans guerre pas de travail. Au moins pour une fois, ils sont cohérents, en démontrant clairement qu’ils ne veulent pas que la guerre du Congo finisse.

Antony Mwalushayi, fameux porte-parole de Sokola, et dont le travail ne consistait qu’à accuser les victimes, a perdu sa langue. Rappelons qu’il ne faisait que semer la confusion terminologique : ADF, MTN, conflits coutumiers ; etc. des slogans pour distraire et victimiser les victimes du génocide.

Parmi les victimes des frappes de l’UPDF sur les présumés ADF, on compte des centaines d’officiers instructeurs rwandais appartenant à la force spéciale de Kagame, qui assuraient en même temps la connexion avec des officiers FARDC ; des mercenaires et partenaires, des complices congolais, etc.

4º. Les opérations de l’Etat de siège n’ont contribué qu’à l’accroissement de l’activisme des égorgeurs et à l’enrichissement des acteurs placés aux différents postes des civiles. La balcanisation était déjà presque consommée. Ainsi, par exemple, pendant l’Etat de siège, les égorgeurs ont attaqué dix fois plus qu’avant, avec des catastrophes inimaginables. Exemple : bruler plus de 20 véhicules dans un convoi encadré par des FARDC et MONUSCO, jamais attaqués par ces présumés. Il n’y a aucune raison de croire que ceux-ci ne sont pas dans le jeu. Bien plus, tout indique que ce sont eux-mêmes qui donnent toutes les pistes ou agissent directement. Ce qui explique que par exemple aujourd’hui, après les frappes de l’UPDF, les zones où ses concentrent ces deux forces (Eringeti et Ituri), il y a des attaques diurnes et très méchantes. Que font ces FARDC au front ? Et la MONUSCO ? Quel rôle jouent-elles ?

En conclusion, il est important que tous nous comprenions qu’il y avait un grand rêve-complot rwandais au cœur de l’Afrique : le duo Kagame-Kabila voulait imposer leur suprématie dans la région, à travers un expansionnisme sanguinaire. Ces deux criminels voulaient relancer la guerre au Kivu et en Ituri, en se cachant derrière les ADF et le M23, devenus très actifs ces derniers temps ; et en s’appuyant sur la MONUSCO, passive et/ou complice. En seulement cinq heures d’action, Museveni vient d’anéantir ce projet diabolique.

Voici quelques recommandations et suggestions :

1º. Que l’UPDF sache qu’en tout moment les FARDC et les FPR voudront saboter ce qui est en train d’être fait, inclus le projet de la modernisation des routes de l’Est de la RDC, dont les travaux ont été officiellement lancés aujourd’hui vendredi 3 décembre 2021.

2º. Que la population soit très attentive et s’approprie les opérations menées par l’UPDF. Qu’elle évite des actions des vengeances et des manipulations par des personnes mal intentionnées ;

3º. Que le peuple martyr et victime du génocide mis en silence s’organise pour créer un lieu de mémoire des massacres du Kivu-Ituri.

4º. Que le président puisse organiser un deuil national en mémoire des victimes de ces massacres ; et que le processus judiciaire transparent soit mis à pied.

Pour finir, nous reconnaissons que, face à l’évidence de l’échec de la complicité interne des FARDC, Mr Felix Tshisekedi a fait un saut qualitatif, en acceptant de s’incliner devant Museveni pour solliciter l’appui des UPDF. Maintenant nous lui demandons qu’un deuil national soit organisé en mémoire de toutes les victimes des massacres à l’Est de la RDC et que finalement il puisse commencer à parler ouvertement de ce qui se passe au Nord-Kivu et en Ituri.

Bizi Brayan

Goma

RDC et Ouganda


Enfin, l’Ouganda vient d’ouvrir sa frontière pour laisser passer les déplacés des affrontements entre les éléments du M23, du Gén. SULTANI MAKENGA, et, les FARDC, à RUTSHURU, dans [vers] le village de GISIZA. (8/11/021).

Ces éléments du M23 sont maintenant [depuis] 4 ans cantonnés dans ce territoire [de Rutshuru] à JOMBA. C’est l’échec des négociations avec KINSHASA qui serait le fruit de cette réapparition de [du] mouvement politico-militaire du M23. Pour Ayob Safro, c’est l’échec de l’État de siège et du Programme DDRS-C.

@RDC_Minaffet @GouvNordKivu @ONU_fr @Presidence_RDC https://t.co/XX7ccAMXVJ

La mort de la RDC : évitable ?


« La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec une autre nationalité. Elle est soit d’origine, soit acquise par l’effet de la naturalisation, de l’option, de l’adoption, du mariage ou de la naissance et de la résidence en République Démocratique du Congo. »
http://www.leganet.cd

La loi est dure, mais c’est la loi.

Dans un pays où des bandits politiques créent des lois pour se maintenir au pouvoir, une loi n’est plus une loi, mais sujet de raillerie et de guerre fratricide, comme nous l’avons écouter ci-haut.
Lorsque certains congolais et étrangers, s’arroge le droit d’attribuer aux personnes la congolité ou de retirer à d’autres cette nationalité, ils engagent les vrais congolais à entrer en guerre.

Cette guerre, nos bandits ci-haut évoqués la perdrons, après une longue guerre sanglante, pourtant évitable.

Le Président de la République vient d’engager cette guerre, sans le savoir. Le gouverneur militaire de l’Ituri qu’il le gagnera en terrorisant les ituriens en rébellion, contre un régime dictatorial et sanguinaire…

Le peuple sous instruit, sous formé, sous éduqué subit son calvaire : pour un temps.

Combien de temps le peuple se laissera-t-il conduire à l’abattoir ? Pourquoi et comment ?

Quant à nous, nous ne cessons d’indiquer la voie par excellence pour nous éviter la mort de la nation congolaise : titiller nos parlementaires pour la disqualification des hommes véreux que nous commettons, par pure folie et caprice, à répétition, à la gestion de la chose publique.

RDC : balkanisation involontaire ?


D’un groupe WhatsApp congolais

« nous savons que dépolitiser la ceni c’est impossible aux usurpateurs parce que leur souci est qu’ils contrôlent tout or la ceni est une institution indépendante
alors quand à moi il faut que la société civile prend le bâton de commandement et tout les membres du bureau société civile… pour eviter les manoeuvres ainsi que la fraude.
je dis…

AVANÇONS SEULEMENT ! »

PAAVI KINATA LIANGE
HÉRO VIVANT

La CENI pourra-t-elle un jour devenir indépendante ?

Quelle cécité et niaiserie politiques !

Comment cela se passerait-il, mes chers frères ?

Le jour où nous nous retrouverons autour d’une table, la cacophonie sera telle que l’unité ne sera plus possible, à cette allure.
Est, Ouest, Nord et Sud : préparez-vous à une balkanisation du Congo ou bien, prenons la responsabilité de nous instruire, nous former et nous éduquer très sérieusement.

Pour la plus part, nous sommes en effet bien pourris : c’est le moins que nous puissions dire.
Si la CENI revient encore en 2023 : c’est que le Congo mourra !

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