Esclavage

Avons-nous encore des esclaves dans la RDC et pourquoi cela ?

  1. Les esclavagistes arabes ne sont pas les premiers à nous avoir traités comme des esclaves. Beaucoup de nos patriarchies, clans, tribus ou ethnies, royaumes ou empires n’ont pas manqué de traiter les autres en esclaves après une conquête de territoire de ces derniers. Dans certains cas cependant, les peuples agressés n’ont pas accepté l’esclavagisme et ont préféré la fuite ou ont choisi de se défendre jusqu’à la conclusion de traités de non belligérance ou jusqu’à la capitulation des esclavagistes.
  2. Les colonisateurs européens, qui nous ont traités comme leurs esclaves, après les les esclavagistes noirs et arabes, ne sont pas les derniers esclavagistes que nous ayons connus. Ceux-ci ne s’adonnèrent pas qu’à des tueries ni qu’à des exploitations. D’autres civilisèrent les peuples soumis, en épousèrent même. Des protestations les forcèrent à un retrait stratégique pour certains, à la reconnaissance de leur incivilité pour d’autres.
  3. Dès l’indépendance, beaucoup de nos frères cependant, avec leurs amis, prolongent encore notre assujettissement, dans la mesure où nous les laissons continuer la pratique de l’esclavagisme ou que nous ne nous rendons pas compte des conditions dans lesquelles ils nous mettent.
  4. Aujourd’hui encore, certains emballent dans des enveloppes de démocratures ce qui n’est définitivement qu’un esclavagisme abject, ignoble. Seuls nos compatriotes lucides, clairvoyants, perspicaces et réellement assoiffés de liberté, continuent la lutte de libération du joug de ces néo-esclavagistes entêté par le soutient leurs parrains issus tout aussi bien de la colonisation européenne que de la colonisation du congolais par le congolais. Pendant ce temps, beaucoup sont plongés dans un profond sommeil, souvent volontairement, intentionnellement causé par des religions ou des philosophies, déshumanisantes, avilissantes.  Ils nient même l’existence de l’esclavagisme !

Sommes nous libres : pourquoi et comment ?

  1. Sur notre planète, même en ce vingt-unième siècle, très peu sont les peuples libres, en ce compris nos peuples de la RDC. Au Nord comme au Sud, à Est comme à l’Ouest, bien des nations pratiquent encore un esclavagisme modernisé. Les républiques, les royaumes par exemples sont les exemples les plus frappants du néo-esclavagisme.
  2. Si le libertinisme n’est pas la solution à la quête de liberté de l’homme, il n’en reste pas moins vrai que tous les régimes qui se sont succédés au pouvoir en RDC jusqu’ici travaille tous sur le prince du « tata bo : moko ; mama bo : moko », perpétuant ainsi notre assujettissement que nous acceptons tour à tour volontiers.
  3. Notre acceptation facile de la tutelle, de la domination ; par paresse ou par manque d’amour propre, permet ainsi aux mégalomanes de nous traîner partout, comme ils attendent, pendant que nous « grossissons leurs cacas ». Nous nions donc nous même notre humanité ; nous vendons donc nous-même notre liberté, pour quelques privilèges que nous proposent nos capitas.
  4. Spirituellement, matériellement, nous sommes dépouillés de nos identités : nous sommes des esclaves éternels. Dans de telles conditions, nous ne pouvons nous étonner de tout ce qui nous est arrivé, de ce qui nous tracasse et qui est à l’origine du Projet 2014, de ce qui nous attend demain, si nos attitudes ne changent pas radicalement dans les jours, semaines et mois qui viennent.

Pourquoi devenir libres et à quelle condition ?

  1. En raison de plusieurs facteurs (Culture, religion, ignorance de l’existence de la liberté, paresse, égoïsme, origine coloniale de la nation…), ce ne sont pas tous les congolais qui sont en quête de l’indépendance du congolais, contrairement à ce que d’aucuns s’imaginent.
  2. Ceux qui se battent pour l’avènement de la liberté du congolais doivent tenir compte de cette donne pour :
    • éviter ou combattre ceux qui se sont assignés pour mission de trahir notre nation qui pullulent dans sur notre territoire
    • ne pas entrer passivement ou activement, consciemment ou inconsciemment dans le jeu des esclavagistes
    • ne pas tomber dans le non respect d’autrui sur notre territoire
    • participer à la pacification et au progrès de notre pays, avec le concours de tous ceux qui partage notre quête
    • être à même de résister à ceux qui, jour et nuit, s’évertue à chercher comment mieux nous dominer, nous exploiter et au besoin nous enlever la vie
  3. Devenir libre nous permet de nous réaliser, d’honorer notre créateur et de construire des relations humaines avec les membres de notre gente, avec qui nous nous engageons à construire, au centre de l’Afrique, une nation forte, paisible et prospère

Et le débout congolais ?

  • Notre démarche, notre proposition, dans le cadre du projet 2014, n’est pas de proposer une résistance contre les esclavagistes.
  • Nous proposons le combat contre cette pratique négatrice de l’humanité du congolais et prônons la reconnaissance à tout congolais individuellement et à tous les congolais collectivement, le droit à l’autodétermination de leur avenir, de leur destin, après toutefois la définition d’un projet de société claire et nette qui canalise nos efforts en tant que peuple.
  • C’est dans cette logique que nous invitons au combat démocratique contre l’imposture qui nous assujettis et nous traite comme des esclaves ; ainsi que le firent les dictatures qui l’on précédé.

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