Réunir les deux Congo !


37 km de large c’est suffisant pour mettre en parallèle bateaux, trains, métros et avions, là à l’embouchure du fleuve Congo.

Enfin, nous d’ores et déjà travaillons sur un projet de réunification, assez facile, des deux Congo.

Voici le projet qui résoudra plusieurs problèmes à la fois : la fusion, patiente, mais décisive et prochaine, de deux Congo.

Ici, rien ne nous presse : nos peuples qui se connaissent très bien, doivent prendre le temps qu’il faut, pour ne pas échouer.

Les avantages

  • La réunification partielle de l’espace Kongo en un État indépendant.
  • Le renforcement du commerce et de l’industrie maritime régionale.
  • Le renforcement aisé des valeurs kongo et autres ; et, la réduction facile des antivaleurs kongo et autres.
  • La suppression de toute velléité dictatoriale.
  • L’extension et le renforcement du panafricanisme nouveau.
  • Le renforcement du français congolais.
  • L’exemple pour les autres peuples, royaumes et empires actuellement divisés.
  • La suppression des nationalismes négatifs diviseurs actuels.

Les inconvénients

Changement inopportun de la constitution !


Le changement de la constitution est évitable et doit être évité.

Voici pourquoi nous pensons ainsi ?

1) Nous ne sommes pas encore prêts : (1) nous sommes sous un état de siège imposé, dans l’Est de la République, (2) la légitimité du pouvoir actuel reste contestée par une frange de Congolais – les nombreuses rébellions en sont la preuve.

2) Beaucoup des acteurs seront des « juges et parties » et nous conduiront à la déception : comme avec le MNC, le MPR, l’AFDL, le PPRD et l’UDPS.

3) Les modifications proposées sont insuffisantes et inopportunes :

  1. Des congolais sont privées de leurs nationalité et ne savent pas participer au changement : ils à contestent déjà le changement de la constitution sans eux.
  2. Certains croient voir un coup d’état politique dans cette démarche : une volonté de prolonger un mandat pour échapper à des jugements à venir. Ce sont les futures rebelles potentiels.
  3. Le gouvernement divise Congolais et Rwandais pour reigner et piller, selon une frange de Congolais reconnus par le gouvernement et l’initiateur du projet de changement de la constitution.

4) Il y a tout à gagner à préparer des élections transparentes et acceptables qu’à rajouter  aux rancœurs.

RDC à ULEIC


Appel solennel à une refondation politique du Congo : de la République à une Union libre d’États indépendants du Congo, États fondés sur nos affinités culturelles.

Prétendre que le Rwanda serait, par nature, militairement plus fort que la République démocratique du Congo, et que le Président Félix Tshisekedi serait diplomatiquement plus fort que le Président Paul Kagame, revient à refuser d’examiner froidement les faits. C’est aussi, à notre appréciation, continuer à enfermer les peuples congolais dans une logique de soumission : soumission à Kinshasa, soumission à Kigali, ou soumission simultanée à des stratégies politiques qui ne leur permettent ni de protéger leurs terres, ni de maîtriser leur destin, ni d’assurer leur développement intégral.

En 2025, la population estimée de la République démocratique du Congo était d’environ 112 832 473 habitants, tandis que celle du Rwanda était estimée à environ 14 569 341 habitants. Cette disproportion démographique oblige à poser une question fondamentale : comment un pays aussi vaste, aussi peuplé et dit riche en ressources qu’est la RDC peut-il continuer à subir une insécurité chronique, une instabilité institutionnelle profonde et une dépendance stratégique aussi humiliante ?

Sur le plan militaire, les Forces armées de la République démocratique du Congo sont estimées à environ 166 700 militaires actifs, avec 31 000 réservistes et 15 000 paramilitaires. Le gouvernement congolais a même évoqué, par le passé, la volonté de porter cet effectif à 500 000 soldats. Le Rwanda, quant à lui, disposerait d’environ 35 000 militaires actifs. Ces chiffres ne suffisent évidemment pas, à eux seuls, à mesurer l’efficacité réelle d’une armée. Une armée ne vaut pas seulement par son nombre, mais par son organisation, sa discipline, sa doctrine, sa chaîne de commandement, sa logistique, son renseignement, son équipement, sa cohésion interne et sa capacité à protéger effectivement les populations.

C’est précisément là que se trouve le problème congolais. La RDC ne manque pas d’hommes, de territoire, de ressources ou de potentiel. Elle souffre d’un déficit d’organisation politique, d’un déficit de vision stratégique, d’un déficit de discipline institutionnelle et d’un déficit de responsabilité nationale. Le drame n’est donc pas que le Congo serait objectivement incapable de se défendre. Le drame est que l’État républicain congolais, tel qu’il fonctionne aujourd’hui, ne parvient pas à transformer le potentiel du pays en puissance organisée au service de ses peuples.

Sur le plan diplomatique, la RDC et le Rwanda sont tous deux actifs, mais selon des logiques différentes. Kinshasa cherche à renforcer son image internationale, notamment par des initiatives de communication, de plaidoyer humanitaire, de mobilisation culturelle et de diplomatie officielle. Kigali, pour sa part, conserve une capacité d’influence régionale et internationale qui repose sur sa cohérence stratégique, son positionnement sécuritaire, ses alliances économiques et sa capacité à se présenter comme un acteur incontournable dans la région des Grands Lacs.

Il serait donc insuffisant de dire simplement que l’un est diplomatiquement plus fort que l’autre. La vraie question est la suivante : quelle diplomatie produit des résultats concrets pour les populations meurtries ? Quelle diplomatie protège les territoires, sécurise les frontières, restaure la dignité des peuples et prépare une paix durable ? Une diplomatie qui multiplie les signatures sans produire de sécurité réelle ne suffit pas. Une diplomatie qui fait parler du Congo sans rendre les Congolais maîtres de leur destin demeure incomplète.

C’est pourquoi nous refusons les discours qui demandent aux peuples congolais de choisir entre une soumission à Kinshasa et une soumission à Kigali. Nous ne sommes les esclaves ni de Tshisekedi, ni de Kagame, ni d’aucun pouvoir politique qui prétendrait décider de notre avenir sans notre consentement libre, éclairé et démocratique.

Chers frères Ituriens et Kivutiens, chers peuples frères du Congo tout entier, la question qui se pose à nous est simple, grave et décisive : allons-nous continuer à écouter des discours qui nous demandent de patienter pendant que nos terres sont occupées, que nos populations sont déplacées, que nos familles sont endeuillées et que notre avenir nous échappe ? Ou allons-nous dire clairement non à tout système politique qui ne garantit ni notre sécurité, ni notre dignité, ni notre identité, ni notre droit au développement ?

Pour nous, la paix véritable ne sera pas possible tant que les peuples concernés seront traités comme des sujets passifs, sommés d’obéir à des décisions prises loin d’eux, contre eux ou sans eux. Le peuple nande, comme chacun des peuples frères du Congo, doit exiger et obtenir le respect de son identité, de son espace, de sa dignité, de sa sécurité et de son droit à décider de son avenir dans un cadre démocratique, responsable et pacifique.

En clair, tant que la République actuelle demeurera incapable de protéger efficacement les peuples, tant que les occupants armés, les groupes étrangers illégalement installés, les réseaux de prédation et les forces de déstabilisation ne seront pas légalement et effectivement écartés des territoires nande et des autres territoires des peuples frères, la paix restera impossible. Elle ne sera impossible ni seulement chez nous, ni seulement à l’Est, mais dans l’ensemble du pays.

Notre conviction politique est donc claire : la République, dans sa forme actuelle, est arrivée à ses limites historiques. Elle ne parvient plus à garantir la sécurité, la justice, l’unité, la prospérité, ni l’indépendance véritable des peuples congolais. Il ne suffit plus de changer des hommes, de modifier quelques articles de la Constitution, de déplacer des gouverneurs, de multiplier des discours patriotiques ou de promettre une réforme de plus. Il faut poser la question fondamentale de l’architecture même de l’État.

Nous proposons, pour notre part, le passage ordonné, démocratique et pacifique de la République démocratique du Congo à une Union libre d’États indépendants du Congo, avec possibilité d’extension future vers une Union libre d’États indépendants d’Afrique centrale, voire, à terme, une Union libre d’États indépendants d’Afrique, si les peuples concernés en expriment librement la volonté.

Cette proposition ne vise ni la haine, ni la vengeance, ni la balkanisation chaotique, ni la guerre civile. Elle vise au contraire à remplacer un centralisme impuissant par une organisation politique fondée sur la responsabilité, la proximité, la liberté des peuples, la coopération volontaire, la sécurité réelle et le développement intégral. L’unité imposée par la peur ne produit pas la paix. L’unité librement consentie, organisée sur la base du respect mutuel, peut seule produire une stabilité durable.

Nous proposons que ce passage soit préparé après un consensus national, dans un cadre solennel, démocratique, transparent et juridiquement sécurisé. Il ne s’agit pas d’improviser une rupture émotionnelle, mais d’organiser une transition historique. Cette transition pourrait se dérouler en six phases de cinq ans chacune, soit une période totale de trente ans, afin de permettre aux peuples, aux institutions, aux administrations, aux territoires, aux économies locales et aux systèmes de sécurité de se réorganiser progressivement, sans chaos et sans effondrement.

Ces six phases pourraient comprendre :

  1. Une phase de clarification nationale, consacrée au diagnostic des échecs de la République, à l’inventaire des violences, à l’étude des mémoires blessées, à l’analyse des causes de l’insécurité et à la consultation des peuples concernés.
  2. Une phase de consensus constitutionnel, destinée à définir les principes juridiques de la future Union libre d’États indépendants : souveraineté des peuples, compétences des États membres, compétences communes, monnaie, défense, diplomatie, justice, fiscalité, frontières internes, citoyenneté et mécanismes de coopération.
  3. Une phase de construction institutionnelle, permettant la mise en place progressive des institutions des futurs États membres, de leurs administrations, de leurs systèmes judiciaires, de leurs finances publiques, de leurs politiques éducatives, économiques, culturelles et sécuritaires.
  4. Une phase de transfert progressif des compétences, afin d’éviter toute rupture brutale. Les compétences seraient transférées selon un calendrier rationnel, mesurable, contrôlé et réversible en cas de défaillance grave.
  5. Une phase de consolidation économique, sécuritaire et sociale, centrée sur la production, l’emploi, l’instruction, la formation professionnelle, l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, la fiscalité, la justice locale et la sécurité des populations.
  6. Une phase d’évaluation et de stabilisation définitive, au terme de laquelle les peuples concernés confirmeraient, par des mécanismes démocratiques, l’architecture finale de l’Union et les engagements communs librement acceptés.

Une telle table ronde nationale ne peut cependant pas être ouverte à n’importe qui. Pour être crédible, elle devra exclure toute personne impliquée dans la destruction du pays, la violence armée, la prédation ou la criminalité politique. Aucun rebelle, aucun ex-rebelle, aucune personne portant un casier judiciaire non vierge, aucune personne impliquée dans des crimes graves, dans des massacres, dans des pillages ou dans la déstabilisation des populations ne devra participer à cette table ronde fondatrice. La refondation du Congo ne peut pas être confiée à ceux qui ont contribué à son effondrement.

Cette exigence n’est pas une exclusion arbitraire. Elle relève d’un principe élémentaire de moralité publique : ceux qui ont participé à la violence ne peuvent pas prétendre définir seuls l’avenir des victimes. Les peuples meurtris doivent être représentés par des personnes crédibles, responsables, moralement défendables, politiquement instruites et capables de penser au-delà des intérêts personnels, ethniques, partisans ou militaires.

Nous appelons donc les Congolais démocrates, les peuples frères du Congo, les intellectuels, les autorités coutumières, les responsables religieux, les entrepreneurs, les jeunes, les femmes, les anciens, les juristes, les économistes, les militaires patriotes, les enseignants et tous les citoyens épris de justice à travailler, dans le silence, la discipline et la méthode, à la naissance de cette Union libre d’États indépendants.

Notre devoir n’est pas de crier plus fort que les autres. Notre devoir est de penser plus loin, de travailler plus sérieusement, de nous instruire davantage, de nous organiser mieux et de préparer une solution historique qui protège nos peuples au lieu de les exposer indéfiniment à la mort, à l’exil, à l’humiliation et à la dépendance.

Nous ne voulons plus être les sujets d’une République impuissante. Nous ne voulons plus être les victimes d’une géopolitique qui nous dépasse. Nous ne voulons plus être utilisés comme masse électorale, comme chair à canon, comme peuple déplacé, comme peuple appauvri ou comme peuple condamné à subir l’histoire écrite par d’autres.

Nous voulons être des peuples libres, responsables, organisés, producteurs, instruits, capables de défendre leur identité, leur espace, leur dignité et leur avenir.

C’est pourquoi nous affirmons solennellement que l’indépendance véritable du Congo reste à accomplir. Elle ne viendra ni des slogans, ni des discours officiels, ni des arrangements entre élites, ni des rébellions, ni des médiations qui ignorent les peuples concernés. Elle viendra d’un travail politique, intellectuel, moral, juridique, économique et institutionnel profond.

Le passage de la République à une Union libre d’États indépendants n’est pas une fuite devant l’histoire. C’est, au contraire, une tentative de reprendre l’histoire en main, démocratiquement, méthodiquement et courageusement.

Tel est le combat que nous proposons.
Tel est le travail que nous devons engager.
Telle est la responsabilité de notre génération devant Dieu, devant nos morts, devant nos enfants et devant les peuples qui attendent encore leur indépendance véritable.

Constitution : nous pronons le dialogue


Constitution, dialogue et avenir de la RDC : choisir la raison plutôt que la confrontation

La question de la Constitution continue de susciter des débats passionnés au sein de la société congolaise. Pour une partie de l’opposition, toute initiative de réforme constitutionnelle est perçue comme une tentative supplémentaire de confiscation du pouvoir. Pour d’autres, elle peut constituer une opportunité de corriger certaines faiblesses institutionnelles.

Quelle que soit la position défendue, une chose demeure certaine : aucune nation ne progresse durablement dans la méfiance permanente, les procès d’intention ou les affrontements stériles.

Le recours systématique à des solutions extérieures à nos institutions révèle également les faiblesses persistantes de notre système politique : déficit de confiance, insuffisance de dialogue, manque de compétences dans certains secteurs et difficultés à faire émerger des consensus nationaux durables.

Les peuples mûrs et civilisés ne règlent pas leurs différends dans la rue ou par la violence. Ils les règlent autour d’une table, par la discussion, l’écoute mutuelle, l’analyse rigoureuse des faits et la recherche patiente de solutions acceptables pour le plus grand nombre.

L’histoire nous enseigne que les régimes qui refusent le dialogue finissent souvent par s’affaiblir. Elle nous enseigne également que les oppositions qui refusent toute discussion contribuent parfois elles-mêmes à l’enlisement des crises qu’elles dénoncent.

La proposition du Projet 2014

Face à ces défis, le Projet 2014 propose un espace permanent de réflexion citoyenne, d’analyse et de dialogue.

Chaque samedi, nous organisons une conférence ouverte destinée à :

  • éclairer l’opinion publique ;
  • analyser les enjeux nationaux avec méthode ;
  • confronter les idées dans le respect mutuel ;
  • harmoniser les stratégies des citoyens engagés ;
  • contribuer à prévenir des conflits et des pertes en vies humaines évitables.

Notre conviction est simple : la RDC a davantage besoin de débats éclairés que d’affrontements, davantage de réflexion que d’invectives, davantage de projets que de slogans.

Une responsabilité collective

L’avenir du Congo ne dépend pas uniquement de ses dirigeants. Il dépend également de la qualité de l’engagement de ses citoyens.

Nous invitons donc toutes les personnes soucieuses de l’avenir de notre pays à participer à cet effort collectif de réflexion et de construction.

La démocratie ne consiste pas à supprimer les désaccords. Elle consiste à les organiser pacifiquement afin qu’ils deviennent une force au service du bien commun.

Rejoignez-nous si le cœur vous en dit :

📞 +32 486 741 704 sur WhatsApp, pour les horaires.

Projet 2014 = Réfléchir ensemble pour construire ensemble.

Négociations de Genève



Le Congo face à ses contradictions historiques

Par-delà les rencontres diplomatiques et les discours officiels, une réalité demeure : la paix en République démocratique du Congo reste hors de portée. Et pour cause — le problème congolais est mal posé, et donc mal traité.

Nous affirmons avec constance une vérité dérangeante : il ne saurait y avoir de paix durable tant que notre organisation politique continue de produire l’assujettissement du peuple. Dans sa forme actuelle, la République congolaise ne garantit ni la souveraineté populaire, ni la justice, ni l’équilibre des forces. Elle s’apparente, dans ses pratiques, à un système de domination plus qu’à un cadre d’émancipation.

Face à cela, il est urgent d’exiger — par des voies de droit — que toutes les autorités, de Kinshasa à Goma, assurent le respect intégral de chaque Congolais. Aucun projet politique ne peut prétendre à la légitimité s’il repose sur l’humiliation, l’exclusion ou la violence.

La spoliation des biens, qu’elle soit le fait de groupes armés ou des institutions censées protéger la population, constitue une ligne rouge. Elle alimente la défiance, détruit le tissu social et compromet toute perspective de stabilité. De même, les pratiques assimilables à une mise en servitude des populations ne peuvent qu’entretenir un cycle de guerre sans fin.

Plus grave encore, la tendance persistante à externaliser la recherche de solutions — de Genève à Washington, de Doha à Paris — traduit une incapacité structurelle à assumer notre souveraineté. Négocier la paix du Congo hors de ses frontières, c’est envoyer un message clair : celui d’un peuple dépossédé de son propre destin. C’est aussi, consciemment ou non, prolonger des logiques d’ingérence dont l’histoire africaine porte encore les cicatrices.

L’illusion selon laquelle la paix pourrait émerger de la supériorité militaire — bombes, drones ou démonstrations de force — relève d’une profonde méconnaissance des dynamiques historiques. Aucun peuple déterminé à défendre sa liberté n’a jamais été durablement soumis par la seule violence.

Par ailleurs, toute tentative d’occupation ou d’appropriation des terres d’autrui est une promesse de conflits futurs. L’histoire, là encore, est sans équivoque : les injustices territoriales ne disparaissent jamais, elles se transmettent et se vengent.

Enfin, continuer à fonder nos espoirs sur des puissances étrangères revient à perpétuer une dépendance que de nombreux Congolais refusent désormais. Une nouvelle conscience émerge — exigeante, lucide, prête à rompre avec les schémas hérités, même au prix de sacrifices.

Il est temps, dès lors, de revoir en profondeur les agendas politiques, sécuritaires et diplomatiques. La paix ne se décrète pas à l’étranger, elle se construit ici — par le droit, par la justice, par le respect mutuel.

Le Congo n’a pas besoin de solutions importées. Il a besoin de vérité, de responsabilité et de dignité.


    Jeunes de Tsela, Kongo-Central, RDC.


    Voici une manière d’aider nos jeunes du Kongo-Central à grandir politiquement sans illusions, sans culte de personnalité, et avec un vrai projet structuré — en respectant leur engagement et économisant leur énergie. Nous leur proposerons une approche pédagogique, pratique et mobilisatrice, adaptée à des jeunes militants d’un parti politique, quel qu’il soit.

    🔍 1. Sortir du réflexe “personne = solution”.

    Dans beaucoup de mouvements politiques, surtout en Afrique, la mobilisation se cristallise autour d’un leader. C’est humain, mais dangereux :

    • cela empêche la pensée critique,
    • cela fragilise le mouvement si la personne disparaît,
    • cela réduit la créativité collective.

    👉 Ce que nous apprenons à nos jeunes du Kongo-Central, c’est que :

    • un leader est un outil, pas une finalité ;
    • les idées doivent survivre aux personnes ;
    • la loyauté doit aller aux valeurs, pas aux individus.

    Un bon exercice :

    “Quelles sont les 5 valeurs que nous défendons, même si demain tous les leaders changent ?”

    🧭 2. Construire un projet politique clair et réaliste.

    Un parti n’avance pas avec des slogans, mais avec un programme structuré.
    Nous pouvons aider les jeunes du Kongo-Central à travailler sur trois axes, dans la simplicité et l’efficacité :

    A. Diagnostic

    • Quels sont les 5 problèmes majeurs de Tshela / Kongo-Central / RDC, selon eux ?
    • Quelles sont les causes profondes de ces problèmes ?
    • Qui est responsable de quoi (État, province, territoires, communes, villages, quartiers ou citoyens) ?

    B. Vision

    • À quoi ressemble une société juste et démocratique selon eux ?
    • Comment la jeunesse y participe-t-elle, concrètement ?

    C. Propositions
    Pour chaque problème, une proposition de solution simple, mesurable, réaliste.
    Exemple :

    • Problème : chômage des jeunes.
    • Proposition : créer un réseau local d’entrepreneurs et d’artisans pour former 200 nouveaux jeunes entrepreneurs par an.

    👉 Nous, Projet 2014, apprennons aux jeunes volontaires, comment passer du slogan à l’action.

    🛠️ 3. Former les jeunes à la pensée critique.

    C’est essentiel pour éviter la manipulation et le fanatisme qui divisent et fragilisent.

    Nous proposons aux jeunes des ateliers :

    • Comment vérifier une information reçue.
    • Comment analyser un discours politique.
    • Comment distinguer promesse sérieuse, stratégie robuste et propagande populiste.
    • Comment débattre sans violence.

    La pensée critique ne détruit pas la loyauté ; elle la rend responsable.

    🤝 4. Développer une culture de travail collectif.

    Beaucoup de mouvements politiques échouent parce que chacun attend le mot d’ordre d’en haut.

    Nous audons les populations locales à :

    • créer des groupes de travail thématiques,
    • organiser des réunions avec ordres du jour et compte-rendus clairs,
    • définir des responsabilités claires,
    • évaluer leurs actions chaque, jour, chaque semaine, chaque mois, chaque année, chaque décennie.

    👉 Cette discipline n’est pas l’obéissance aveugle, mais la capacité à travailler ensemble, comme savaient le faire nos aïeux.

    📚 5. Former les jeunes à la citoyenneté et aux institutions.

    Un jeune militant efficace doit comprendre :

    • comment fonctionne l’État,
    • ce qu’est une loi,
    • comment se construit un budget public,
    • comment fonctionne un quartier, une commune, un territoire, une province ;
    • quels sont les droits et devoirs d’un citoyen et pourquoi.

    Plus nos jeunes comprennent les institutions et leurs rôles dans celles-ci, moins ils se laissent tromper, manipuler, dominer, exploiter.

    🌍 6. Leur apprendre à servir la population, pas le parti.

    Un parti politique n’a de sens que s’il améliore la vie des citoyens.

    Nous orientons les jeunes vers :

    • des actions communautaires (nettoyage, entretien, innovation, sensibilisation, alphabétisation, formation, instruction, éducation, entrepreneuriat)
    • des projets sociaux (soutien scolaire, agriculture, environnement, hygiène)
    • des enquêtes citoyennes (besoins des quartiers et des villages ; attentes des jeunes et des adultes).

    👉 La légitimité politique se construit par actes de terrain, pas dans les slogans.

    🔥 7. Transformer l’énergie de notre jeunesse en leadership responsable de demain.

    Les jeunes ont la force, mais ils ont besoin de méthode, de guidance : ce que nous offrons volontiers.

    Nous accompagons déjà des jeunes à développer :

    • la prise de parole en public,
    • la gestion des conflits,
    • la planification stratégique,
    • l’éthique politique,
    • la communication non violente,
    • l’entrepreneuriat rentable…

    Un jeune formé devient un acteur de développement : pas un suiveur.

    🧩 8. Ce que nous proposons aux jeunes de Tsela.

    Un cadre de travail citoyen : “Le Centre de Formations et de Conférences de Tsela, CFC/Tsela ou alors, dans un registre politique (UDPS, par exemple) : l’École du Parti UDPS de Tsela.
    Nous pouvons aider les jeunes à créer une mini‑école interne, avec :

    • modules de formation,
    • exercices pratiques,
    • débats encadrés
    • projets communautaires,
    • mentorat du Projet 2014.

    C’est un outil puissant pour structurer la jeunesse et éviter les dérives émotionnelles.

    🎯 En résumé

    Pour aider ces jeunes à avancer sans illusions :

    • dépersonnalisons la politique,
    • structurons leur pensée,
    • développons leur esprit critique,
    • ancrons-les dans le service communautaire,
    • formons-les à la citoyenneté et aux institutions,
    • organisons leur travail en équipe
    • créer un cadre de formation durable.

    Nous pouvons aider les jeunes à :

    • rédiger un plan de formation complet,
    • créer un manuel pédagogique,
    • structurer une école politique locale,
    • préparer des modules thématiques,
    • concevoir des outils de mobilisation non‑émotionnelle.

    Endogénéité, intégration, intégralité pour l’indépendance et la décolonisation


    Notre indépendance, notre souveraineté, notre liberté, notre paix et notre développement sont-ils possibles avec des projets non-endogènes, non-intégrés et non-intégraux ?

    Les aides aliénantes nous pacifieront-ils la RDC ?

    Les projets Agro-alimentaire et 1.000.000 ha que plusieurs ont foulé au pied vont dans le même sens, mais présentent l’avantage d’être des initiatives innovantes totalement locales, autofinancés et souveraines :

    • pas de terre louée ;
    • titres fonciers pour tous les autochtones ;
    • maîtrise de la technologie et de la gouvernance des projets par les propriétaires terriens ;
    • suppression paisible de l’injustice sociale (salaires exclavagistes) ;
    • indépendance politique et technologique totale ;
    • recul de l’insécurité locale ;
    • promotion de l’habitat, de l’instruction, de la formation et de l’éducation locales ;
    • satisfaction rapide des besoins énergétiques ;
    • développement véritablement souverain, décolonisateur et maîtrisé ;
    • promotion de la coopération et de l’entraide internationale et non de l’aide aliénante ;
    • montée culturelle en puissance…

    Pour s’assurer être dans le bon, posons-nous toujours les questions suivantes :

    • qui se développe ;
    • où se développe-t-il ;
    • quand se développe-t-il ;
    • et sutout comment se développe-t-il ;
    • et pourquoi ?

    Sinon, nous déchanterons très vite.

    Pensons à DAIPN, N’sele, Rizière de Kisangani, INERA de Nioka, Mahagi-Port, Hôpital de Rimba, aéroport et athénée d’Irumu, Routes de paysanat du Kibali-Ituri, Mine d’or de Kilo-Moto, etc.

    Le développement endogène, intégré et intégral restera le seul à même de nous éviter des conflits supplémentaires, des rechutes dans l’insécurité, des déceptions futures.

    Uvira libérée avec un mais ?



    Ville d’Uvira libérée.


    Que la gloire soit rendue à Dieu.
    Maintenant, comment préserver cette victoire, l’étendre, la consolider ?  Les avis ne sont pas les mêmes, sur terrain.

    En effet, voici ce qui me parvient du terrain, sur le champ.

    <<Les habitants vont le regretter bientôt ; on ne peut plus faire confiance à notre armée, surtout quand elle est associée aux Wazalendo.  Bientôt commenceront les règlements de comptes, les pillages, etc.  Attendons et voyons la suite.>>

    Ce que nous pensons…


    <<Vous aimez parler de n’importe quoi, les informations non officielles !
    Écoutez bien ça.>>

    Cela rappelle DAIPN (Domaine Agro-Industriel Présidentiel de la N’sele) que les hommes de Kinshasa ont détruit.  Pourquoi et comment ?  Si nous continuons notre progression dans la culture des oublis, ne nous plaignons de rien.  Dieu n’aime pas les fils oublieux !  Source :  Kivu News, WhatsApp.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Domaine_agro_industriel_pr%C3%A9sidentiel_de_la_N%27sele

    Qui a souhaité et demandé ces réalisations ; mes chers amis ? Que demandent les Congolais en premier, aujourd’hui ? Sommes-nous des Chinois, des Français, des Allemands ou des Américains ?

    L’erreur est là : la République ne pacifiera pas le Congo ! Parce que l’indépendance, la liberté et le développement harmonieux de nos peuples sont impossibles avec elle.

    Ne baissons plus la garde ! Concentrons-nous sur la priorité : notre véritable indépendance que Kinshasa freine.

    [1/15, 10:13] GPAU

    <<La guerre de l’Est ne doit pas arrêter l’évolution du reste de la RDC et ses autres projets en cours.>>

    Si tel est le cas, l’Est doit comprendre que son sort n’est lié à celui de l’Ouest.  Il doit alors apprendre à s’en séparer à l’amiable et non pas par les armes.  Le mauvais attelage nous exterminera.

    <<Les recettes et les dividendes serviront à gonfler le budget national et celui de notre armée afin de lutter davantage contre cette guerre nous imposée par l’étranger.>>

    Pour nous, la guerre ne nous est pas imposé par des étrangers, contrairement à ce que d’aucuns voudraient nous faire avaler ; mais bien par nous-mêmes, qui avons élus des hommes qui nous imposent la MONUSCO, la CENI, les retrocessions, des accords non-désirés, les pillages de nos ressources, un état de siège tribal, colonialiste, exclavagiste et injustifié, les brutalités, l’engagement dans des guerres fratricides qui ne nous concernent pas et que l’Est n’accepte pas et n’acceptera pas de force.

    <<Et cela avec la lutte contre les infiltrés , détournements, la corruption et l’impunité.
    Surtout la bonne gouvernance.>>

    Les frères Rwandais invités sur notre territoire par des nôtres sont-ils infiltrés ?  Réfléchissons bien, pour nous éviter d’autres surprises désagréables, mais pourtant prévisibles et annoncées ici.

    Nous, peuples congolais, épris de fraternité, de paix, de développement, levons-nous pour dire non, par les voies de droit, aux belliqueux éternels qui ont besoin des guerres, de nos sangs, pour nous occuper, nous piller, nous décimer, nous subjuguer, pour s’enrichir sur notre dos, avec la sueur de nos fronts.


    [1/15, 10:24] J. K. : Merci pour le partage 👍👍👍

    Le Katanga se lève-t-il contre Kinshasa ?



    Communiqué officiel à l’attention des Congolais et de la communauté internationale

    Les évolutions récentes de la situation politique et sécuritaire en République démocratique du Congo, notamment dans le Katanga, appellent à une réflexion sérieuse, lucide et responsable.

    Il est légitime de s’interroger sur les motivations réelles des acteurs armés et politiques actuellement à l’œuvre, ainsi que sur les objectifs qu’ils poursuivent. Il est tout aussi légitime de questionner la stratégie du pouvoir central face à cette nouvelle configuration, notamment quant à l’éventualité d’une extension de l’état d’urgence au Katanga et aux finalités qu’aurait une telle mesure.

    Nous réaffirmons avec constance que la crise congolaise ne peut être résolue par des réponses sécuritaires ponctuelles, des états d’exception successifs ou des compromis conjoncturels. Ces approches ont montré leurs limites et contribuent, dans bien des cas, à aggraver les tensions existantes.

    La paix véritable et durable au Congo-Kinshasa suppose une refondation profonde du modèle d’État. Le maintien d’une République centralisée, héritée de l’histoire coloniale et postcoloniale, a échoué à garantir l’indépendance, la justice, la sécurité et le développement équitable des peuples congolais.

    Le passage à une union libre d’États indépendants du Congo, fondée sur la souveraineté réelle des peuples de ce pays, la responsabilité locale et le respect des identités, constitue une alternative crédible et structurante. Cette transformation est indispensable pour restaurer la confiance, prévenir les conflits et bâtir une paix fondée sur le consentement et la justice.

    Nous appelons donc les Congolais, ainsi que les partenaires internationaux de notre pays, à reconnaître que la crise congolaise est avant tout une crise structurelle de gouvernance et de modèle étatique, et non un simple problème sécuritaire. Ignorer cette réalité revient à condamner le pays à la répétition cyclique des mêmes drames.


    Depuis des décennies, les mêmes réponses sont appliquées : militarisation, états d’urgence, négociations temporaires. Et pourtant, l’instabilité persiste. Pourquoi ? Parce que le problème du Congo n’est pas conjoncturel, il est structurel.

    La solution passe par une transformation courageuse : le passage à une union libre d’États indépendants du Congo, respectueuse des identités, des responsabilités locales et de la souveraineté réelle des peuples. La paix ne se décrète pas ; elle se construit sur la justice, le consentement et la reconnaissance mutuelle.

    À la communauté internationale, un message clair doit être adressé : la crise congolaise n’est pas un simple problème sécuritaire à contenir, mais une crise profonde de gouvernance et de conception de l’État. Tant que cette vérité sera éludée, les mêmes causes continueront de produire les mêmes effets.