Imposture

Y a-t-il imposture ?

La question que d’aucuns se posent, sans jamais vraiment chercher – pour la plupart – à y apporter une réponse convaincante est : sommes-nous réellement dirigés par des étrangers, en République Démocratique du Congo ; étrangers qui participeraient à une conspiration contre notre pays ?

Ne pas rechercher activement une réponse à cette question, c’est démotiver en partie la frange non négligeable de congolais qui luttent, combattent, résistent et mobilisent – chaque groupe à sa manière – pour débouter tous les imposteurs du pouvoir au Congo.

Supposons, en effet, que la thèse de la conspiration contre le Congo, ourdie par les occidentaux, soit vraie.  Nous serions tous des inciviques, nous qui ne participons pas activement dans la lutte pour débouter du pays les « marionnettes » qu’utiliseraient ces méchants pour nous abrutir, nous subjuguer et nous décimer.  Nous serions, dans une telle hypothèse, nous-mêmes de la balkanisation du Congo qui suscitent l’effroi et la révolte chez bon nombre d’entre nous.

En revanche, chercher à débouter du pouvoir des personnes dont nous n’avons pas la garantie qu’ils soient des imposteurs, ni qu’ils aient la malveillante volonté de conduire le pays à la ruine morale, politique, culturelle, technologique, économique ; serait une méchanceté innommable de notre part ; et, exposerait notre pays à sa mort.  Un royaume divisé contre lui-même ne pourrait en effet pas subsister.

Voilà pourquoi il importe, selon nous, que soit résolu, complètement et correctement, la question de la non-congolité et de la mauvaise foi, présumées ou avérées, des hommes qui nous dirigent, à commencer par M. Joseph Hyppolite Kanambe, que certains continuent d’appeler Joseph Kabila Kabange, qui les président.  Une chose est de vouloir, une autre est de faire…

Qu’en est-il au juste ?  Pouvons-nous réellement connaître la nationalité véritable de ces hommes qui dirigent la RDC ; et, qui seraient des étrangers au service d’un Occident qui ne voudrait pas perdre la mainmise sur les richesses naturelles et non-naturelles du Congo ?  Pourquoi et comment devrions-nous le savoir ?  Que nous reste-il encore à faire après autant d’années d’indépendance de nom ?  Sommes-nous capables de notre indépendance ?  Dieu nous en voudrait-il pour un péché non-confessé ?

De la conspiration occidentale contre le Congo

De la trahison du pays par nos propres compatriotes

  • Avant même la colonisation, nos propres aïeux vendirent des nôtres, aux nôtres d’abord (Les guerres inter-tribales…), aux arabes ensuite (La traite des esclaves…), aux occidentaux enfin (La participation active ou tacite à la colonisation…).
  • Pendant toute la durée de la colonisation, plusieurs de nos aïeux et parents trahirent nos familles, nos patriarchies, nos clans, nos tribus, nos ethnies, nos royaumes, nos empires, et même, nos alliances ; en cuationnant le pillage de nos richesses tant naturelles que no-naturelles (Culturelles, artistiques, technologiques, scientifiques…).
  • Depuis l’indépendance mal préparée à laquelle nous incita le MNC de Patrice Eméry Lumumba, ils sont légions ceux qui continuent, perpétuent cette trahison de l’homme, pluriel, que nous appelons aujourd’hui congolais.  Leurs participations à des projets suicidaires pour la nation, à la décimation physique et spirituelle du congolais révolte tout citoyen congolais et toute personne humaine épris de civisme et d’humanisme.
  • A toutes ces époques, nous savons nous trouver des excuses : l’ignorance, la peur de l’étranger, la faiblesse militaire et psychologique, la pauvreté relative, le climat même, la mauvaise foi et la méchancté d’autrui…  Et tant qu’il en sera ainsi, nous continuerons à être des esclaves, des colonisés, des subjugués, des victimes, des bêtes de somme, des proies pour nos ennemis, pour nos prédateurs

De la méchanceté humaine

  • Nos propres aïeux déjà, les arabes dans la foulée, les occidentaux ensuite, les multinationales aujourd’hui, les dictateurs, les traîtres et les passifs qui pululent dans notre espace de vie sont aujourd’hui des dangers indéniables pour notre survie en tant que peuple, tant que le plan temporel que sur le plan spirituel.  La volonté de nuire à nos intérêts est partout autour de nous et au sein même de notre communauté congolaise.
  • La copie aveugle de l’Occident tout particulièrement, nous dessert, nous vide de notre congolité et fait de nous, jour pour jour, des véritables zombies…  Du congolais que nous sommes devenus, par le fait de la colonisation et de la fausse indépendance qui s’en suivi, nous ne sommes encore nulle part…  Personne ne sait nous dire qui est finalement congolais, sans courrir le risque de se voir contredire !  Cette indéfinition du congolais nous rabesse, nous humilie ; et explique, tout au moins en partie, pourquoi nous devons parler de l’imposture au Congo.

De la méthodologie utilisée pour rechercher les vérités

  • Plusieurs vérités nous échappent, sur quasiment tout : notre origine, notre parcours, notre présent, notre futur.  Nous ne sommes pas les maîtres de notre destinée.  Ce sont des étrangers que nous appelons nous dicter ce que nous devons faire, lorsque ce ne sont pas des traîtres ou incompétents, issus de notre propre gente – par ailleurs mal définie, que nous invitons gérer la chose publique.  Il n’existe, à ma connaissance, aucune base de connaissance, de quelque forme qu’elle soit, sur le Congo, qui soit construite, maintenue et alimentée par les congolais eux-même.  Bien d’information sur nous doivent être recherchées à l’étranger.
  • Plusieurs analyses sur lesquelles nous fondons nos démarches nationales de développement tiennent du mensonge ou des demi-vérités, des bricolages ou des médiocrités ou des mimétismes infantilisants, rétrogradants.  Nos références ne sont pas assez critiquées avant d’en faire usage.  Les projets, quand il en existe, ne sont pas critiqués, ne sont pas évalués.
  • La démission devant notre responsabilité fait qu’aujourd’hui nous demandions à l’étranger qui est congolais et qui ne l’est pas.  C’est aussi à l’étranger que nous demandons quoi faire de nos ressources : non seulement des ressources naturelles, mais aussi des ressources non-naturelles.  Dans le concert des nations, nous avons donc choisi la disparition de notre espèce naissante : la gente congolaise.
  • L’hypocrisie et la légèreté qui caractérise le traitement de nos problèmes propres, font le lit de la colonisation et de l’imposture dans laquelle nous sommes entrés têtes baissées, courbant l’échine.
  • Le travail en ordre disperssé, sans plans nationaux démocratiquement ni professionnellement dressés, avec des ressources à la qualité contestable, ne produit que déception, la plupart de temps.
  • Bon nombre d’entre nous voudraient que la méchanceté soit combattue par la méchanceté et l’insécurité par l’insécurité.  Certains voudraient instaurer la justice avec de l’injustice.  La tricherie est l’instrument que certains voudraient utiliser pour combattre les tricheurs.  De même que les assassinats est ce que d’autres proposent comme remède contre les tueries ou la barbarie des dictatures et des impostures.  Méthodes étranges nous direz-vous ; et pourtant, nous les voyons devenir notre stratégie nationale sans parfois apprendre à réagir, à redresser, à conseiller, à corriger là où faire se doit et se peut.
  • Plusieurs tentatives de boycott et de résistance contre les démarches ennemies ayant produit les résultats attendus, beaucoup de nous pensent qu’elles nous permettront de forcer l’ennemi à la caputulation bien que ces méthodes aient produit plus de morts et d’infirmités dans les rangs des militants que dans ceux de l’ennemi.
  • La démission des universitaires et politiciens est quasi totale depuis les années 90.  L’intelligentsia congolaise ainsi que les acteurs politiques populaires ont abandonné la lutte aux combattants et résistants.  Les ressources investies dans le projet d’indépendance du Congo s’en trouvent fortement réduites.  Le pouvoir profite de cette faiblesse ; et, à son pur bonheur, continue à débaucher dans l’opposition ceux qui sont avid du pouvoir, aux échéances électorales.  Ayant choisi le chemin de l’exil, près de 8 millions d’âmes auraient ainsi, virtuellement abandonné la lutte active

Du travail qui reste à faire

Que nous reste-il à faire pour arriver à bout de l’imposture – et avec elle, de la colonisation, de la dictature, de la trahison – et comment le savoir ?

Nous vivons une période où certains veulent se faire congolais et contester aux congolais leur nationalité.  C’est le travail auquel s’attelle particulièrement l’imposture.  Il serait utile que nous nous résolvions à fermer les fenêtres qui doivent l’être, pour que ceux qui entrent et sortent le fassent par la porte.  Il n’est pas acceptable que des étrangers déboutent les congolais de leur territoire.

De la capacité du congolais à résoudre ses problèmes

Pourquoi et comment s’en débarrasser ?

Aujourd’hui, nombreux sont encore les congolais qui ne soient pas motiver pour lutter, combattre ou résister contre le pouvoir de Kinshasa.  Certains congolais se désintéressent de la politique.  Parce que la politique n’est que mensonge, supercherie, méchanceté et d’autres choses semblables, dans leur conviction ou dans leur expérience.  Désireuses d’être vraies, loyales, bonnes, paisibles et de demeurer vivantes, ces personnes ne se trouvent aucun motif d’engagement politique.  Si elles ne soutiennent pas le régime en place, elles ne sont pas non plus à compter parmi ceux qui voudraient sa fin.  Pour des raisons diverses, ces personnes, à tout le moins, participent au statut quo ; lorsqu’inconsciemment, elles ne font pas le lit du régime qui nous dérangent, nous qui pensons que l’avenir de la nation dépend de nos attitudes d’hier et d’aujourd’hui.

Pourquoi alors, nous, combattant, résistants, animateurs politiques divers, tantôt nous, vainement, jusque-là, à remuer terre et ciel pour la fin de ce que nous considérons comme une imposture au Congo ?

Comment avons-nous jusqu’ici travailler : réfléchi, lutter, combattu, résister, mobiliser ; et avec quels résultats ?  Quelles sont les caractéristiques de nos démarches qui expliqueraient nos succès et nos échecs ?

De la nécessité d’un changement politique au Congo

Des causes de nos échecs

Des causes de nos succès

Pourquoi tant d’échecs ?

Que proposons-nous et pourquoi ?

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