RDC à ULEIC


Appel solennel à une refondation politique du Congo : de la République à une Union libre d’États indépendants du Congo, États fondés sur nos affinités culturelles.

Prétendre que le Rwanda serait, par nature, militairement plus fort que la République démocratique du Congo, et que le Président Félix Tshisekedi serait diplomatiquement plus fort que le Président Paul Kagame, revient à refuser d’examiner froidement les faits. C’est aussi, à notre appréciation, continuer à enfermer les peuples congolais dans une logique de soumission : soumission à Kinshasa, soumission à Kigali, ou soumission simultanée à des stratégies politiques qui ne leur permettent ni de protéger leurs terres, ni de maîtriser leur destin, ni d’assurer leur développement intégral.

En 2025, la population estimée de la République démocratique du Congo était d’environ 112 832 473 habitants, tandis que celle du Rwanda était estimée à environ 14 569 341 habitants. Cette disproportion démographique oblige à poser une question fondamentale : comment un pays aussi vaste, aussi peuplé et dit riche en ressources qu’est la RDC peut-il continuer à subir une insécurité chronique, une instabilité institutionnelle profonde et une dépendance stratégique aussi humiliante ?

Sur le plan militaire, les Forces armées de la République démocratique du Congo sont estimées à environ 166 700 militaires actifs, avec 31 000 réservistes et 15 000 paramilitaires. Le gouvernement congolais a même évoqué, par le passé, la volonté de porter cet effectif à 500 000 soldats. Le Rwanda, quant à lui, disposerait d’environ 35 000 militaires actifs. Ces chiffres ne suffisent évidemment pas, à eux seuls, à mesurer l’efficacité réelle d’une armée. Une armée ne vaut pas seulement par son nombre, mais par son organisation, sa discipline, sa doctrine, sa chaîne de commandement, sa logistique, son renseignement, son équipement, sa cohésion interne et sa capacité à protéger effectivement les populations.

C’est précisément là que se trouve le problème congolais. La RDC ne manque pas d’hommes, de territoire, de ressources ou de potentiel. Elle souffre d’un déficit d’organisation politique, d’un déficit de vision stratégique, d’un déficit de discipline institutionnelle et d’un déficit de responsabilité nationale. Le drame n’est donc pas que le Congo serait objectivement incapable de se défendre. Le drame est que l’État républicain congolais, tel qu’il fonctionne aujourd’hui, ne parvient pas à transformer le potentiel du pays en puissance organisée au service de ses peuples.

Sur le plan diplomatique, la RDC et le Rwanda sont tous deux actifs, mais selon des logiques différentes. Kinshasa cherche à renforcer son image internationale, notamment par des initiatives de communication, de plaidoyer humanitaire, de mobilisation culturelle et de diplomatie officielle. Kigali, pour sa part, conserve une capacité d’influence régionale et internationale qui repose sur sa cohérence stratégique, son positionnement sécuritaire, ses alliances économiques et sa capacité à se présenter comme un acteur incontournable dans la région des Grands Lacs.

Il serait donc insuffisant de dire simplement que l’un est diplomatiquement plus fort que l’autre. La vraie question est la suivante : quelle diplomatie produit des résultats concrets pour les populations meurtries ? Quelle diplomatie protège les territoires, sécurise les frontières, restaure la dignité des peuples et prépare une paix durable ? Une diplomatie qui multiplie les signatures sans produire de sécurité réelle ne suffit pas. Une diplomatie qui fait parler du Congo sans rendre les Congolais maîtres de leur destin demeure incomplète.

C’est pourquoi nous refusons les discours qui demandent aux peuples congolais de choisir entre une soumission à Kinshasa et une soumission à Kigali. Nous ne sommes les esclaves ni de Tshisekedi, ni de Kagame, ni d’aucun pouvoir politique qui prétendrait décider de notre avenir sans notre consentement libre, éclairé et démocratique.

Chers frères Ituriens et Kivutiens, chers peuples frères du Congo tout entier, la question qui se pose à nous est simple, grave et décisive : allons-nous continuer à écouter des discours qui nous demandent de patienter pendant que nos terres sont occupées, que nos populations sont déplacées, que nos familles sont endeuillées et que notre avenir nous échappe ? Ou allons-nous dire clairement non à tout système politique qui ne garantit ni notre sécurité, ni notre dignité, ni notre identité, ni notre droit au développement ?

Pour nous, la paix véritable ne sera pas possible tant que les peuples concernés seront traités comme des sujets passifs, sommés d’obéir à des décisions prises loin d’eux, contre eux ou sans eux. Le peuple nande, comme chacun des peuples frères du Congo, doit exiger et obtenir le respect de son identité, de son espace, de sa dignité, de sa sécurité et de son droit à décider de son avenir dans un cadre démocratique, responsable et pacifique.

En clair, tant que la République actuelle demeurera incapable de protéger efficacement les peuples, tant que les occupants armés, les groupes étrangers illégalement installés, les réseaux de prédation et les forces de déstabilisation ne seront pas légalement et effectivement écartés des territoires nande et des autres territoires des peuples frères, la paix restera impossible. Elle ne sera impossible ni seulement chez nous, ni seulement à l’Est, mais dans l’ensemble du pays.

Notre conviction politique est donc claire : la République, dans sa forme actuelle, est arrivée à ses limites historiques. Elle ne parvient plus à garantir la sécurité, la justice, l’unité, la prospérité, ni l’indépendance véritable des peuples congolais. Il ne suffit plus de changer des hommes, de modifier quelques articles de la Constitution, de déplacer des gouverneurs, de multiplier des discours patriotiques ou de promettre une réforme de plus. Il faut poser la question fondamentale de l’architecture même de l’État.

Nous proposons, pour notre part, le passage ordonné, démocratique et pacifique de la République démocratique du Congo à une Union libre d’États indépendants du Congo, avec possibilité d’extension future vers une Union libre d’États indépendants d’Afrique centrale, voire, à terme, une Union libre d’États indépendants d’Afrique, si les peuples concernés en expriment librement la volonté.

Cette proposition ne vise ni la haine, ni la vengeance, ni la balkanisation chaotique, ni la guerre civile. Elle vise au contraire à remplacer un centralisme impuissant par une organisation politique fondée sur la responsabilité, la proximité, la liberté des peuples, la coopération volontaire, la sécurité réelle et le développement intégral. L’unité imposée par la peur ne produit pas la paix. L’unité librement consentie, organisée sur la base du respect mutuel, peut seule produire une stabilité durable.

Nous proposons que ce passage soit préparé après un consensus national, dans un cadre solennel, démocratique, transparent et juridiquement sécurisé. Il ne s’agit pas d’improviser une rupture émotionnelle, mais d’organiser une transition historique. Cette transition pourrait se dérouler en six phases de cinq ans chacune, soit une période totale de trente ans, afin de permettre aux peuples, aux institutions, aux administrations, aux territoires, aux économies locales et aux systèmes de sécurité de se réorganiser progressivement, sans chaos et sans effondrement.

Ces six phases pourraient comprendre :

  1. Une phase de clarification nationale, consacrée au diagnostic des échecs de la République, à l’inventaire des violences, à l’étude des mémoires blessées, à l’analyse des causes de l’insécurité et à la consultation des peuples concernés.
  2. Une phase de consensus constitutionnel, destinée à définir les principes juridiques de la future Union libre d’États indépendants : souveraineté des peuples, compétences des États membres, compétences communes, monnaie, défense, diplomatie, justice, fiscalité, frontières internes, citoyenneté et mécanismes de coopération.
  3. Une phase de construction institutionnelle, permettant la mise en place progressive des institutions des futurs États membres, de leurs administrations, de leurs systèmes judiciaires, de leurs finances publiques, de leurs politiques éducatives, économiques, culturelles et sécuritaires.
  4. Une phase de transfert progressif des compétences, afin d’éviter toute rupture brutale. Les compétences seraient transférées selon un calendrier rationnel, mesurable, contrôlé et réversible en cas de défaillance grave.
  5. Une phase de consolidation économique, sécuritaire et sociale, centrée sur la production, l’emploi, l’instruction, la formation professionnelle, l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, la fiscalité, la justice locale et la sécurité des populations.
  6. Une phase d’évaluation et de stabilisation définitive, au terme de laquelle les peuples concernés confirmeraient, par des mécanismes démocratiques, l’architecture finale de l’Union et les engagements communs librement acceptés.

Une telle table ronde nationale ne peut cependant pas être ouverte à n’importe qui. Pour être crédible, elle devra exclure toute personne impliquée dans la destruction du pays, la violence armée, la prédation ou la criminalité politique. Aucun rebelle, aucun ex-rebelle, aucune personne portant un casier judiciaire non vierge, aucune personne impliquée dans des crimes graves, dans des massacres, dans des pillages ou dans la déstabilisation des populations ne devra participer à cette table ronde fondatrice. La refondation du Congo ne peut pas être confiée à ceux qui ont contribué à son effondrement.

Cette exigence n’est pas une exclusion arbitraire. Elle relève d’un principe élémentaire de moralité publique : ceux qui ont participé à la violence ne peuvent pas prétendre définir seuls l’avenir des victimes. Les peuples meurtris doivent être représentés par des personnes crédibles, responsables, moralement défendables, politiquement instruites et capables de penser au-delà des intérêts personnels, ethniques, partisans ou militaires.

Nous appelons donc les Congolais démocrates, les peuples frères du Congo, les intellectuels, les autorités coutumières, les responsables religieux, les entrepreneurs, les jeunes, les femmes, les anciens, les juristes, les économistes, les militaires patriotes, les enseignants et tous les citoyens épris de justice à travailler, dans le silence, la discipline et la méthode, à la naissance de cette Union libre d’États indépendants.

Notre devoir n’est pas de crier plus fort que les autres. Notre devoir est de penser plus loin, de travailler plus sérieusement, de nous instruire davantage, de nous organiser mieux et de préparer une solution historique qui protège nos peuples au lieu de les exposer indéfiniment à la mort, à l’exil, à l’humiliation et à la dépendance.

Nous ne voulons plus être les sujets d’une République impuissante. Nous ne voulons plus être les victimes d’une géopolitique qui nous dépasse. Nous ne voulons plus être utilisés comme masse électorale, comme chair à canon, comme peuple déplacé, comme peuple appauvri ou comme peuple condamné à subir l’histoire écrite par d’autres.

Nous voulons être des peuples libres, responsables, organisés, producteurs, instruits, capables de défendre leur identité, leur espace, leur dignité et leur avenir.

C’est pourquoi nous affirmons solennellement que l’indépendance véritable du Congo reste à accomplir. Elle ne viendra ni des slogans, ni des discours officiels, ni des arrangements entre élites, ni des rébellions, ni des médiations qui ignorent les peuples concernés. Elle viendra d’un travail politique, intellectuel, moral, juridique, économique et institutionnel profond.

Le passage de la République à une Union libre d’États indépendants n’est pas une fuite devant l’histoire. C’est, au contraire, une tentative de reprendre l’histoire en main, démocratiquement, méthodiquement et courageusement.

Tel est le combat que nous proposons.
Tel est le travail que nous devons engager.
Telle est la responsabilité de notre génération devant Dieu, devant nos morts, devant nos enfants et devant les peuples qui attendent encore leur indépendance véritable.

Une armée décolonisée ?


Faut-il ou pas soutenir les FARDC qui vont aux front, sacrifiés par le pouvoir, le gouvernement et le parlement ?

En effet, nos soldats sont mêlés aux ennemis, sont commandés par des étrangers, des personnes réputées ennemies du Congo… Ils (nos soldats) perçoivent des soldes d’esclaves, ne recoivent ni l’instruction ni la formation ni l’éducation ni les équipements auxquelles ils ont droit pour défendre la nation… Ils participes aux assassinats, aux vols, aux viols, aux pillages de nos ressources, aux brutalités contre nos concitoyens, faute d’évoluer dans une démocratie…

Soutenir notre armée est, pour nous, autre chose que les pousser à la traîtrise et au suicide aveugle. C’est obtenir qu’ils soient respectables et respectés, dissuasifs, efficaces, aimés du peuple.

Leur solde doit être, inconditionnellement, hissée : comme tous les salaires dans le pays. d’ailleurs !

L’armée doit maîtrisée le français et nos langues vernaculaires et ne pas continuer à imposer le lingala aux non-lingalaphones, manquant du respect pour nos cultures respectives plutôt que de les défendre !

Nous livrons ci-dessous notre discussion partielle de la question dans un groupe WhatsApp ; dans le souci d’œuvrer pour une unité vraie de notre Congo.

Frère,
Si les brutalités, les viols, les vols, les tracasseries, les tueries commises par nos FARDC et notre PNC, partout dans le pays, vous plaisent, suivez-les. Nous ne vous suivrons pas. Et sachez que bien que minoritaires, le pays nous appartient à nous tous. Si vous décidez de nous ignorer, volontairement, parce que vous êtes la majorité, comme le firent les lumumbistes que vous copiez, Dieu combattra pour nous qui recusons l’injustice, d’où qu’elle vienne ! Et nous verrons la suite.
Quant à nous, en effet, nous ne serons pas avec une armée commandée, en majorité, par des traîtres, des meutriers, des soulards, des étrangers, des ennemis du Congo, en son sein ; une armée qui impose le lingala à tous au mépris de nos langues à nous autres, non-lingalaphones, une armée considérée comme un fourre-tout, comme un repère aux rebelles et aux drogués, une armée esclavagisée…
Nous insistons pour que le Parlement commande au Gouvernement de moderniser, de professionnaliser, de décoloniser notre armée.

Sans cela, comment serons-nous protéger par elle ?

On ne ment pas à Dieu !


[11/6, 08:25] G. Paluku Atoka Uwekomu: Nord-Kivu : L’armée rwandaise a tiré une dizaine de bombes sur le territoire congolais et tué deux écoliers (FARDC) https://7sur7.cd/2022/06/10/nord-kivu-larmee-rwandaise-tire-une-dizaine-de-bombes-sur-le-territoire-congolais-et-tue
[11/6, 08:25] G. Paluku Atoka Uwekomu: Kashiru et Kavange, deux villages de la Localité de Bunagana viennent de tomber entre les mains de M23. Les Fardc se sont repliés vers La frontière avec l’Ouganda à Kanombe, Ou ont signale des combats jusqu’à cette heure

https://t.co/XfxtCups0l
[11/6, 08:25] G. Paluku Atoka Uwekomu: Nord-Kivu : Les FARDC possèdent des images de drone qui attestent l’occupation de Tchanzu et Runyonyi par l’armée Rwandaise (Général Ekenge) https://7sur7.cd/2022/06/10/nord-kivu-les-fardc-possedent-des-images-de-drone-qui-attestent-loccupation-de-tchanzu
[11/6, 08:25] G. Paluku Atoka Uwekomu: Nous sommes donc en guerre contre le Rwanda que notre Président disait ne pas être notre ennemi.
Que s’est-il passé entre les deux amis, dans l’entre temps, comment et pourquoi ?
[11/6, 08:25] G. Paluku Atoka Uwekomu: Les M23 gagneront-ils cette guerre sans un appui des peuples congolais ?
[11/6, 08:25] G. Paluku Atoka Uwekomu: Nord-Kivu : Les FARDC possèdent des images de drone qui attestent l’occupation de Tchanzu et Runyonyi par l’armée Rwandaise (Général Ekenge) https://7sur7.cd/2022/06/10/nord-kivu-les-fardc-possedent-des-images-de-drone-qui-attestent-loccupation-de-tchanzu
[11/6, 08:25] G. Paluku Atoka Uwekomu: Les réponses à ces deux questions sont simples.

  1. Il ne faut bâtir sur l’hypocrisie !
  2. Une rébellion sort toujours perdante – en Afrique, généralement, 25 ans plus tard !
    [11/6, 08:25] G. Paluku Atoka Uwekomu: Wale wote (Rwanda, rahia na M23) watashindwa.
    Alakini, kwa sababu ya kukatala ku tii wa tumishi ya Mungu, tutateseka tena, mupaka tutubu zambi zetu. Kwa sababu, Kongo mzima inaomba Mungu, alakini haimuti.

Tous ceux là (Rwanda, notre nation et le M23) seront vaincus.
Cependant, pour avoir refusé d’obéir aux serviteurs de Dieu, nous souffrirons encore jusqu’au jour oû nous confesserons nos péchés. Parce que, le Congo tout entier prie Dieu, mais ne lui obéit pas.

L’Est se trahit lui-même !


[4/6, 10:33] Mr. John Baptist Kavunga Mbusa: Nord-Kivu : ce retour en kiosques du Journal Rafiki avec en sa Une « L’état de siège gagne des points, mais échoue » ! https://www.radiomoto.net/2022/06/04/nord-kivu-ce-retour-en-kiosques-du-journal-rafiki-avec-en-sa-une-letat-de-siege-gagne-des-points-mais-echoue/

Nous suivre en direct via ce lien : https://radioenlignefrance.com/radio-moto
[4/6, 10:42] G. Paluku Atoka Uwekomu: Cet état de siège gagne des points du fait df la sous instruction de notre population.
Peu de nos compatriotes voient loin et ne sont en mesure de comprendre que cette mesure soit soit une erreur soit une mauvaise foi de la part du Président de la République qui l’a prise.
En Ituri, nous savons que les autorités souflent le chaud et le froid pour que le peuple niais les adopte, les apprivoise.
Nous sommes pourtant colonisés par ces allochtones, incapables que nous sommes de nous prendre en charge et de les prier de rentrer chez eux où il y a beaucoup à faire.
Le Kibali-Ituri, pour lequel nos pères se sont battus, continue à opter pour l’ignominie : c’est désolant !

Qui sont ces deux blancs ?


Voici ce qui nous parvient du terrain nord-kivutien (WhatsApp).

Qui sont ces deux blancs ? Que font-ils là, aux côtés de ceux que l’on dit être des envahisseurs ugandais ?

Dans les rang des FARDC, voici que des hommes meurent et que d’autres sont blessés, encore et toujours. Dans une armée qui ne serait plus nôtre, selon plusieurs, comment savoir si c’est l’ennemi assaillant qui nous tue ou si c’est l’ennemi de nos rang ?

À opérer de mauvais choix électoraux, à tolérer l’imposture dans le pays, notre sort ne fait que s’empirer et notre ennemi gagne du terrain. Bientôt, nous risquons de voir d’autres blancs apparaître en Ituri…

Pendant que la fausse religion gagne du terrain, signe de notre d’échéance, ne nous nous étonnons pas que ceux nos ennemis nous devancent.

Cette année ne sera pas bonne : tant que nous carrosseries le mal et que nous éloignerons Dieu de nos projets. Ce qui suit n’est que le commencement de notre ignominie… (Nous avons corrigé quelques fautes de frappe uniquement).

Nord-Kivu

Hier, 1er janvier 2021, les éléments du 3202ème régiment, ont pris l’ascendance sur les terroristes des ADF/MTM au village LOSELOSE et les ont délogés de ce village situé dans le Secteur de Ruwenzori.
Bilan côté ennemi : 14 corps vus, dont deux blancs probablement des arabes.
Deux de nos héros soldats sont tombés sur le champ d’honneur, accomplissant ainsi leurs serment de « servir le pays, jusqu’au sacrifice suprême ».
7 soldats ont été blessés.
Pour l’instant le calme est revenu et les FARDC contrôlent cette partie du pays.

Antony MUALUSHAYI PP SOKOLA 1 GN

Quelle économie et quel social demain ?


Quelle type d’économie (gestion de ressources matérielles nationales) et de social (gestion de la ressource humaine) pour le Congo de demain, avec une équipe du Projet 2014 pilotée par nous, aux arènes du pouvoir ?

Consultez régulièrment les menus « Economie » (https://projet2014.com/economie) et « Social » (https://projet2014.com/social) pour prendre connaissance de nos propositions et laissez-nous vos commentaires, questions, avis, considérations, suggestions et critiques sur les pages correspondantes du blog.

Ce que je crois pour la RDC…


[16:34:59] SOFTKENS: Soyez demain nombreux à suivre en direct sur la chaîne Softkens Télévision ( http://softkens.com/SoftkensTV.htm ) votre émission Sosolasosola.  Le Pasteur Epaphras recevra l’ingénieur Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu de Bruxelles. Vous aurez la possibilté de poser des questions sur Skype.  Appelez  tewritoire.de.dimbelenge213.  L’émission passera de 9h00 à 10h00 heures de Toronto – Canada – soit 15h00 à 16h00 heure de Bruxelles.

Le lingala ou le français ?


L’article discute des questions de fond, mais, il verse dans l’unitarisme viscéral, suicidaire.  Bien que le sujet anticipe sur l’histoire, il vaut la peine de le traiter, même partiellement, pour prévenir et couper cours à certaines illusions.  Les congolais en effet ne sont pas dupes, mêmes quand ils se taisent, pour méditer, leur histoire, leur avenir.

Il blesse aussi notre sens du respect des cultures et requiert une réaction conséquente : le choix du lingala comme langue de l’armée n’était pas seulement colonialiste, raciste, mais malheureux à plusieurs égards. L’armée du colonisateur était le bastion de ceux que celui-ci considérait comme bon pour le vol. Certains de nos compatriotes en ont sorti l’expression « ngalangulu » pour dénigrer nos frères lingalaphones. L’auteur de l’article ci-dessous, dans sa livraison repris ici-bas ignore sans doute cette histoire malheureuse ou participe volontairement à semer la zizanie entre congolais, oubliant qu’après l’imposture, le défi à relever sera celui de gérer nos langues dites nationales. Et comme nous le disait un compatriote belge, en pensant à son passage au service militaire, plusieurs parmi nous qui voudraient encore réserver l’armée aux « abrutis » aux « vaut-rien », comme le voulait le colonisateur, pour mieux nous subjuguer.  Nos dictateurs aujourd’hui, à dessein, ne peuvent quitter cette logique, ni permettre à nos nations de se lancer dans une démarche qui aille à contrecourant, animés des même intentions que leurs géniteurs-protecteurs. Comment pourrons-nous bâtir une armée moderne avec une telle mentalité ?

Le lingala est une langue à part entière et est la propriété de ses locuteurs à qui nous devons du respect pour ce qu’ils sont et pour ce qu’ils ont apporté à notre pays que nous ne recenserons pas ici. Il n’est donc ni à privilégier dans notre armée par rapport aux autres langues comme cela l’est jusqu’à présent, malheureusement ; non plus qu’il n’est à dénigré dans notre pays, mais plutôt à promouvoir, tant qu’il peut aider une frange de notre nation à communiquer aisément, sans buter aux arcanes des langues étrangères, importées par la colonisation.

Le choix du langala comme langue de l’armée est malheureux, diviseur, colonialiste et séparatiste ; et de ce fait à rejeter à la première occasion, mais proprement. Elle ne permet en effet aux autres langues de notre nations de s’exprimer dans notre armée au même titre que le lingala. Ce choix participe au grand jour à la spoliation des autres langues du pays, à la décoloration de notre culture congolaise, à la perte de notre identité multiculturelle. Le devoir de correction de ce choix colonial (avant 1960) et colonialiste (après 1960) revient aux non-lingalaphones qui doivent dans la forme et les prescrits de la loi revendiquer le droit à l’égalité de traitement. Nous ne pouvons pas continuer à exiger de nos enfants d’apprendre autant de langues étrangères pour accommoder certaines personnes motiver par l’esprit de domination qu’ils cachent mal. S’il est vrai que pour un temps, nous devront supporter le lingala dans l’armée, il n’en reste pas moins vrai que tout devra être fait, après avoir eu raison de l’imposture, soit, pour remplacer le lingala par la langue dite nationale aujourd’hui, le français, soit faire du langala notre nationale pour que son imposition à nos militaires se justifie ! Le choix me paraît clair, même s’il est regrettable, pour nous touts d’ailleurs. Nous eussions en effet préférer que notre langue nationale fût une de nos langues vernaculaires. Or, le swahili, langue dominante au Congo, serait prioritaire au lingala, dans un choix démocratique.

Il est vrai que nous congolais avons la manie de tout quémander. Cette mendicité outrancière nous vient de bien loin ! Elle nous a valu la traite d’esclave et la colonisation. Elle nous a aussi valu le joug de la dictature et aujourd’hui elle nous vaut le joug de l’imposture.

L’indépendance véritable du congolais passe par une extirpation de cette tare de notre nation. Nous ne voyons pas comment il pourrait en être autrement. Or, les faits montrent clairement, à qui veut ouvrir les yeux, que Kinshasa ne s’engagera jamais sur cette voie-là.

From: Louise Sibalingana [mailto:louisekisokolo@yahoo.fr]
Sent: lundi 3 février 2014 23:48
To: Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu
Subject: Tr : [vathunga] Fw: L’Africom ne formera pas une armée congolaise intégrée

Le Jeudi 30 janvier 2014 5h53, Vyavuka Masimasi <vmasim@yahoo.com> a écrit :

Pour votre lecture… 

—– Forwarded Message —–
From: Pascal Kambale 
Sent: Tuesday, November 27, 2012 7:29 AM
Subject: L’Africom ne formera pas une armée congolaise intégrée

L’Africom ne formera pas une armée congolaise intégrée
Opinion

Par Leny Ilondo

Le Potentiel – Kinshasa

30 aout 2010

Je viens de lire la réaction du général Malu Malu à l’intervention du professeur Biyoya sur l’implantation de l’Africom en RD Congo. Vos avis, Messieurs, divergent selon les priorités et les perspectives de chacun. Le professeur Biyoya souligne que le pays a besoin des investissements durables des Américains pour booster notre économie au lieu de nous fournir un arsenal que nous ne saurons nous en servir (c’est moi qui ajoute). Pour le général, il est préférable de continuer avec l’Africom pour bâtir une armée dont la puissance dissuasive assurera la venue des investisseurs américains, car leurs investissements seront sécurisés. Vous convergez tous les deux dans un tunnel sans fin ; vous attendez tout, alors tout, des Américains. C’est une caractéristique congolaise : attendre tout de l’étranger. Quelle erreur de jugement !
Je ne suis pas officier d’Etat-major formé dans une académie militaire de renom. Je ne suis pas non plus professeur de stratégie politique. Mais, permettez que j’intervienne ici pour émettre une opinion de bon sens et présenter un argument que plus d’un, j’en suis certain, trouveront plausible.
L’armée d’un pays ne se construit pas avec le concours d’un autre pays quel que soit le degré d’amitié, de pitié (coopération) ou d’intérêt (exploitation). Une armée est toujours le reflet de la vision et de la volonté des gouvernants d’un pays. Sa mission primaire est la sécurisation du territoire et, seconde est la défense des intérêts nationaux à l’étranger. C’est pourquoi, on ne déclare pas la guerre contre son propre pays, mais contre des ennemis qui ont violé l’intégrité territoriale. On déclare aussi la guerre par une action préventive, en représailles contre ou encore en poursuite de l’ennemi au-delà de nos frontières.
Pour atteindre sa mission et les objectifs déclinés ci-dessus, une armée se définit et se constitue comme un corps organisé et structuré verticalement. Elle obéît aux règles simples d’uniformisation, de standardisation, de formation et de motivation. Uniformisation se traduit d’abord par l’adoption d’une langue pour faciliter la communication entre les troupes, donc un langage commun. C’est ainsi que la force publique avait imposé le lingala pour ceux qui ne le savent pas ou veulent le méconnaitre. Il y a par exemple la tenue militaire, elle distingue les différents corps d’armée. Standardisation veut dire :
a) mêmes types de formation de base ;
b) mêmes armes de combat avant intégration dans unités spécialisées ;
c) mêmes moyens de communication ;
d) mêmes critères objectifs d’avancement en grade ;
e) même organisation logistique…
De nos jours, la formation militaire se diversifie et intègre de plus en plus toutes les branches sophistiquées dans des sciences existantes. D’abord, le cursus de l’académie militaire obligatoire : ne devient pas général qui veut. Les formations appropriées et spécialisées sont réservées à ceux qui disposent de l’intellect suffisant et des compétences requises pour avancer aux grades supérieurs de commandement. C’est pour cela, aujourd’hui, dans les grandes universités du monde, il n’est pas rare de voir des majors, colonels et généraux défendre des thèses de doctorat dans diverses disciplines. Il sied de souligner que d’autres formations complémentaires sont liées à l’évolution des technologies nouvelles et aux spécialisations en vertu des objectifs purement opérationnels. En définitive, l’armée est un corps d’intellectuels éclectiques et non un agrégat de désœuvrés. Dans les pays développés, les colonels et généraux à la retraite se retrouvent dans le management des projets, dans des entreprises privées ou mieux dispensent des enseignements dans les instituts supérieurs ou dirigent des recherches dans les différents centres ou laboratoires.
La motivation est le déterminant pour consolider et pérenniser l’armée et surtout pour gagner les guerres. La sécurité intérieure commence par la sécurité sociale du soldat et des officiers. Un soldat même hyper armé, mal rémunéré et dont les conditions sociales sont inférieures aux risques de sa vie, n’obéira point aux ordres. Il deviendra un mutin, un danger pour la société. Souvenons-nous des pillages de triste mémoire et des cas de viols de nos sœurs dans l’Est du pays. La discipline est la mère des armées, mais elle repose sur des conditions sociales minimum.
Est-ce que nos dirigeants intègrent ces quelques fondamentaux ? Une armée nouvelle ne se bâtit pas par des mixages, brassages ou que sais-je encore. Ils sont inopérants et contreproductifs. Ils déstructurent la cohésion du commandement, frustrent les militaires formés et démoralisent les non gradés. Par ailleurs, les grades ne se distribuent pas. Ils se méritent à travers la formation, le leadership et la bravoure dans l’action. Le chantier d’une armée nouvelle ne se construit pas par une intégration des brigades éparses formées par les Belges au Nord-est, les Américains au Nord, les Français à l’Ouest, les Rwandais à l’Est, les Angolais où sais-je encore… Il va sans dire qu’avec une absence de synergie, il n’y aura jamais uniformisation, standardisation, formation homogène et motivation. Le résultat attendu sera un regroupement de groupuscules désagrégés dotés des équipements non standardisés ou avec des dispositifs non-interchangeables incompatibles avec leurs missions primaires.
Les formateurs actuels de nos brigades viennent d’horizons différents. Les méthodes des uns sont aux antipodes des autres. Les armes et les équipements utilisés durant les formations ne sont pas uniformes ou standardisés. L’Africom, un commandement de l’armée américaine, ne peut pas construire notre armée. De la même manière que la toute puissante armée américaine peine à construire une armée en Irak après huit ans d’invasion. Les milliards de dollars des contribuables américains sont engloutis pour rien. L’insécurité en Iraq est plus que préoccupante. Elle est la résultante de la dissolution inconsidérée de l’armée irakienne de Saddam Hussein, un corps alors organisé et structuré verticalement malgré l’embargo d’avant l’invasion.
Aujourd’hui, les investisseurs évitent l’Iraq en dépit des profits potentiels énormes à y réaliser. Il ne suffit donc pas d’avoir la plus puissante des armées pour attirer les investisseurs. Une armée n’est qu’un des piliers du dispositif général de sécurité pour l’économie d’un pays. Sous d’autres hémisphères, ce pilier est aléatoire ou inexistant. Plusieurs pays ne disposent pas d’armée et d’autres envisagent leur dissolution. En revanche, leurs économies sont des plus prospères avec des PIB de loin supérieurs à ceux des pays dont les officiers sont formateurs d’une de nos brigades. Singapour a un PIB, un taux de croissance annuel de loin supérieur à la Belgique.
Ce qu’il faut exiger, c’est la sécurité juridique. Que nos gouvernants respectent nos lois et y fassent appliquer toutes leurs rigueurs aux contrevenants. Que l’Etat cesse de se confondre en Etat puissance publique, Etat actionnaire et Etat justice. Que les gouvernants cessent de signer des contrats un jour et les dénoncer le lendemain. Doing business est une question de rigueur de respect de la signature souveraine qu’on n’appose pas après une coupe de champagne avec un étranger au détriment du Congolais. Un autre pilier pour attirer les investisseurs est la qualité de l’éducation et la formation de la population active. Aussi longtemps que nos gouvernants sont manifestement complices dans la spoliation des écoles publiques et la paupérisation de l’ensemble du corps enseignants, les investisseurs hésiteront à venir. La création des richesses dépend aussi de la qualité du capital humain capable de travailler.
Pour conclure, de nos jours, la gestion d’une armée ou la création d’une armée nouvelle répond aux principes de management. Pour y arriver, les leaders investis dans cette mission doivent avoir accumulé des expériences de gestion de grands ensembles pour entreprendre la restructuration, le redimensionnement ou la création d’une armée nouvelle. Ce challenge revient de nos jours aux managers civils. Ils procèdent aux restructurations des grandes armées du monde. Oui, les managers civils sont ceux-là aussi qui dispensent les meilleurs enseignements sur les stratégies dans les académies militaires les plus réputées. Oui, toujours eux, les civils, ils fabriquent et mettent à la disposition des armées tout ce dont elles ont besoin en équipements militaires standardisés en passant par du papier toilette jusqu’à la bombe atomique. Le débat étant lancé par un scientifique et un général formé, moi, un civil et citoyen de mon pays, je donne aussi de la voix à cette question fondamentale de la formation de notre armée nouvelle.
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