Ituri : le ton monte.


Bien qu’avec plus de 18 ans en retard, les ituriens commencent à comprendre qu’ils soient la cibles de plusieurs acteurs politico-militaires assoiffés de leur or.

L’article ci-dessous, discute quelques points saillants qui montrent la complicité du pouvoir kinois dans ce qui se passe en Ituri.

Le silence marqué par les parlementaires et les administratifs, de l’Ituri comme ceux de l’extérieur de l’Ituri, montre bien que la province se dépérit et que la solidarité et l’unité nationales n’existent pas. Que faire ?

Nous avions proposé aux ituriens, à tout l’Est, l’autonomie, l’indépendance et l’interpellation de l’Ouest, par une balkanisation stratégique même. Personne ne nous avait suivi. La situation sécuritaire ne fait que s’aggraver ; des étrangers sont de plus en plus associés au pillage de l’Ituri et à l’extermination de sa population. La réaction de notre population n’est pas appropriée : cette dernière verse dans le banditisme et le tribalisme qui aggrave la situation et ajoute à notre ignominie.

Le projet 2014, qui propose une démarche humaniste et démocratique n’est pas connu est raillé depuis 23 ans. Pourtant, les faits, sur terrain nous donne à chaque fois raison : le pays s’enlise, se délabre, pendant que certains s’enrichissent énormément, abreuvés du sang des congolais. Pourquoi et comment ? Lisez la livraison de notre compatriote ci-après.

CHERS ITURIENS, LA SITUATION RISQUE DE DEVENIR INCONTRÔLÉE, BUNIA NOTRE VILLE EST VRAIMENT EN DANGER, MONSIEUR LUBOYA NE CONTROLE PLUS RIEN, IL EST TOTALEMENT DÉPASSÉ PAR LES ÉVÉNEMENTS

La province de l’Ituri est jetée dans le chaos total, une véritable situation de « Non Etat » s’est installée depuis que l’état de siège a été déclaré et qu’un général incompétent et visiblement sans parcours militaire requis a été mis à sa tête.

Ce qui se passe sur le terrain au moment où j’écris, c’est que la province est totalement abandonnée entre les mains des groupes armés qui se combattent pour le contrôle des sites miniers, principalement dans les territoires de Djugu, Irumu et Mambasa.

Ceci devant un prétendu état de siège totalement dépassé, incapable de mener une seule opération militaire d’envergure pouvant inquiéter les groupes armés.

Dans ces 3 territoires à problème, le Général Luboya n’y a presque jamais mis ses pieds depuis 16 mois qu’il est en Ituri, personne ne sait il a peur de quoi.
Il n’a jamais été à Mungwalu, cité minière qui a été de nouveau attaquée le week-end dernier par des miliciens de Codeco, faisant une trentaine de morts.

Il n’a jamais été à Luna à la frontière avec le Nord Kivu où la route nationale numéro 04 qui va de Beni à Kisangani en passant par l’Ituri, est totalement abandonnée sous le contrôle des ADF sur une distance de plus de 200km où ils ont rasé village par village, tuant les habitants et forçant les autres à fuir.

Cette route était pourtant totalement praticable et le traffic était intense avant l’état du siège.

Pour ce qui est de Bunia chef-lieu de l’Ituri, la ville est totalement assiégée. Côté sud, au quartier Lengabo à seulement 5km du centre ville, on note une présence injustifiée des miliciens FPIC depuis plus d’un mois, visiblement à la demande des animateurs de l’état de siège car rien n’a été fait pour les déloger. Pour quelle fin? Personne ne le sait.
Cependant, dans leurs affrontements avec ceux de la FRPI, ces derniers menacent de venir à Bunia pour les déloger, ce qui met la sécurité de la ville en grand danger.

Côté Est, on apprend la résurgence de l’ALC une faction de Codeco conduite par un certain « Petit Loup de la montagne », qui avait signé une incursion spectaculaire en septembre 2020 dans la ville de Bunia mais qui avait été totalement anéanti à l’époque par l’armée. Devant le laxisme de l’état de siège, les informations qui nous parviennent des habitants de Ezekere à une dizaine de Kilomètres de Bunia indiquent qu’il est entrain de se réorganiser.

La même situation s’observe du côté Nord de la ville où les positions de Codeco et FPIC ne sont pas pas assez loin.

Comme élément nouveau, maintenant les groupes armés Codeco, FPIC, FRPI et Zaïre, que l’état de siège était sensé venir combattre, sont entrain d’être montés les uns contre les autres, l’objectif est d’embraser totalement l’Ituri pour justifier le maintien indéfini de cet état de siège qui permet aux militaires de s’enrichir de manière illicite.

C’est ce qui explique les affrontements en cours entre la FRPI et FPIC à Irumu, deux milices qui pourtant étaient alliées mais qui ont été opposées pour se combattre et ce sont les populations qui payent le prix. Pendant que les deux groupes armés se battent depuis bientôt un mois, l’armée supposée en état de siège, les observe sans rien faire.

C’est la même situation à Djugu où Codeco et Zaïre, qui étaient des milices ennemies, ne s’étaient pourtant jamais affrontées de manière ouverte comme c’est le cas actuellement pour le contrôle des sites d’exploitation artisanale d’or.

L’état de siège qui était sensé être une période exceptionnelle, s’est vite transformé en une période anormale, un véritable Non État.

Le Général Luboya Nkashama et son équipe à ce jour ne protègent plus personne, à part eux-mêmes. Unique chose qui les intéresse, les affaires.

Ils sont dans les mines, dans les douanes, dans les recettes de la province. Depuis leur arrivée, les opérations militaires ont été reléguées au dernier plan, nous ne sommes même pas au courant d’une seule opération d’envergure menée par eux depuis 16 mois, ce qui fait qu’ils n’ont anéanti ni même inquiété un seul groupe armé.

Dans cette condition, il est difficile de s’expliquer pourquoi Monsieur Félix Tshisekedi tient coûte que coûte à maintenir cet état de siège qui le discrédite totalement au sein de la population de l’Ituri. Est-ce que le plan c’est d’embraser l’Ituri, y installer à dessein un chaos, afin de justifier sa non participation aux élections ? Si c’est le cas, je peux promettre à Monsieur Tshisekedi qu’il n’y aura pas élections au Congo sans l’Ituri et le Nord Kivu.

Nous combattrons toute forme de balkanisation de notre pays, y compris la balkanisation politique.

Luc Malembe
Acteur Politique

Quel sort se réservent les ituriens ?


[2/9, 05:52] DJ

Ituri : « Les éléments du groupe d’autodéfense ne sont pas uniquement des Hema. Ils sont aussi Alur, Nyali, Mambisa, Ndo-Okebu, etc.. Ils sont prêts à deposer les armes » (Président de l’association culturelle ENTE)

En un clic, suivez la vidéo sur INTERFACE TV et n’oubliez pas de vous abonner. https://youtu.be/fd5H7_w_kAU

[2/9, 16:12] GPAU

Si tout cela est sincère et véritable, le groupe d’autodéfense se montre niais, quant à lui, en acceptant de rendre ses armes à nos bourreaux, nous ituriens.

Une meilleure proposition serait que chaque membre du groupe demande d’avoir un permis de port d’arme, parce que les FARDC sont commis par Kinshasa à la colonisation, au génocide et au pillage des ressources ituriennes.
C’est dommage que nous investissions toujours mal, depuis 1960 !

Ce que nous ne pouvons pas !


[26/8, 20:55] GPAU :

Nous ne pouvons pas si facilement anéantir un peuple, quelque exécrable qu’il soit, chez lui ! Il est inique de réfléchir de la sorte, dans une nation jeune, d’origine coloniale. Nous ne pouvons plus continuer à tromper les concongolais non plus. Ce qui est dit ci-dessous est un mensonge qui coûtera probablement cher à ses auteurs. Les lendu et alliés et les nande et alliés, se battent, bien ou mal, pour leurs terres. Nous tous qui sommes sur leurs terres, nous gagnerions à rentrer chez nous, planter nos oignons. Cette façon de faire prouvera que nous sommes respectueux d’autrui, civilisé et paisible. Sinon, nos esprits hégémoniques rencontreront le courroux de peuples enragés, furieux.

https://newscongo.news/article/Ituri-Nord-Kivu—Les-operations-conjointes-FARDC-UPDF-prorogees-de-2-mois/3523


[27/8, 07:09] UAJD:

Cher administrateur du groupe, comment as-tu apprécié ou interprété cette publication ?

[27/8, 10:20] GPAU :

Demander l’avis de l’administrateur est une bonne chose. Cependant, cher frère, notre culture alur étant celle de débat et non celle de la pensée unique, quelle est ta propre opinion sur la question, que tu nous cache mal ? Sur laquelle de nos valeurs se fonde ton recours ? Quel est l’objectif de ce recours ?

Frère, je propose depuis longtemps que nous, peuples congolais, rentrions chacun chez soi – là où nous nous sentons le plus à l’aise, pour vaquer au développement de nos terres ancestrales dans la quiétude et ne pas avoir à nous pourrir la vie mutuellement dans notre jeune pays créé par la conférence de Berlin (?) ; et pour fermer la bouche aux lendu et alliés qui nous accusent de les coloniser, de manière particulière, dans notre Ituri.

Certes, la majorité ne partage pas notre point de vue, depuis que nous nous sommes politiquement engager, en 1976. Elle (cette majorité) pense que le Congo soit à nous tous, qu’il nous revienne de vivre où nous voulons, dans le respect de la loi, sans que les autochtones n’aient à nous soumettre au respect de leurs lois, de leurs cultures et politiques locales. Nous retorquons, depuis toujours, qu’il soit dangereux, inacceptable, colonial de penser et de se comporter de la sorte ; parce que personne n’a jamais demander à nos peuples avec qui ils voulaient vivre ni composer ; même si, d’expérience nous reconnaissons aujourd’hui que la volonté supposée, présumée, de plusieurs, de la majorité de concongolais soit de demeurer le Congo créé par les belges et leurs alliés, pour y créer un destin national, jusqu’ici défini par de véritables bandits politiques, plutôt que par nos peuples, directement concernés par tous les choix politiques qui nous sont imposés jusqu’ici, telle la République qui renie à nos royaumes, empires, alliances et autres, le droit à l’existence, tant bien que mal.

Heureusement, le Père restant au contrôle de toute chose, les faits montrent clairement que notre hypothèse de travail soit la négation dangereuse de la volonté affirmée de certains peuples de notre pays d’en dominer d’autres et celle tout aussi affirmée d’autres peuples de se débarrasser de ceux qui tentent de les subjuguer – à leur manière d’apprécier les comportements de leurs voisins. C’est ce que nous vivons en Ituri, dans le Kivu, dans l’Équateur, dans le Katanga, dans le Congo dit central.

C’est dans ce contexte aussi que l’état de siège est, pour nous, une preuve irréfutable, de l’hégémonisme du pouvoir de Kinshasa ; contre lequel nous appelons tout l’Est à livrer une légitime et juste bataille politique et non pas une improductive et déshumanisante rébellion.
Beaucoup de supporters de cet ignoble projet déchantent depuis des mois, mais sont incapables de paisiblement obtenir notre liberté aliénée, face à des lâches ennemis armés qui sévissent à l’Est de la République.

C’est ce qui nous arrive avec la CENI, la République, la MONUSCO, le lingala, les 60% de transferts, que Kinshasa nous impose, mais que plus personne dans le Kibali-Ituri, la Tshopo, les Uélé et les autres province de l’Est, ne sait et n’arrive à arrêter ; dans ce même registre colonial, esclavagiste.

Il est contre productif de vouloir nier des faits. Tant que nous serons dans la minorité politique, nous serons des démons : rien d’étonnant à cela. Ce qui nous fait peur n’est pas le rejet des nôtres, mais le sort lourd et terrible que Lui prononce sur ceux qui, comme nous tous congolais, ont les cous roides.

Paix chez vous tous dont les pieds sont beaux du fait de l’annonce que vous faîtes de la Bonne Nouvelle, par beaux temps, comme par mauvais temps.

Ituri : fungula macho !


1. Évitez les rencontres en présentiel. C’est le moment que les mouchards vous empoisonnent, vous tuent à petit feu, profitant de vos distrations et niaiserie. Préférer les réunions en ligne, téléphoniques. Celui qui vous mettra sur table d’écoute ne gagnera rien si vous parlez de notre devenir, sans volonté de nuir à personne…

2. Ne soyez soumis qu’au Père et ne vous laissez subjuguer par personne. Les injonctions mal placées que vous suivez font notre faiblesse devant les suppôts de Satan qui renforcent alors leur domination sur nous… Résister à Satan le fait fuir, selon les Écritures et cela est mon expérience personnelle.

3. N’allez plus plus aux réunions sans ordre du jour ni improvisées : vous y perdriez votre temps ou votre vie précieux . Elles sont le fait de l’immaturité ou de la précipitation qui va à l’encontre de l’excellence chère à nos aïeux…

Ci-dessous une démonstration de la moutonnerie iturienne.

COMMUNIQUÉ D’URGENCE

Très chers frères et sœurs, leaders et membres des conseils provinciaux, urbains, communaux et locaux. Très chers coordonnateurs des associations et mouvements de jeunes, présidents des taximans et motards, présidents des jeunes des communautés : bonsoir !
Une réunion d’urgence est prévue [organisée] à votre intention pour demain, mercredi, de 7h00 à 8h00, dans la salle des jeunes CAP-MAP.
Sur ce, vous êtes conviés à participer physiquement [dans] à ladite rencontre.

Ordre du jour :

La situation sécuritaire et diplomatique de l’Est de la RDC, cas de l’Ituri : enjeux, défis et perspectives.

NB.

Vu l’importance de cette rencontre pour [l’intérêt de] notre chère province, aucune absence ne sera tolérée [Indice de la dictature, de la domination, de la colonisation].
Qu’on se le communique [Amateurisme politique].

Ambassadeur Gentil KANIKI ABIANDROA

Président du Conseil Provincial de la Jeunesse de l’ITURI.

Ce qui est important se prépare dans le calme et le respect et non pas dans la précipitation ni dans l’irrespect !

Pour travailler vite et bien, l’ordre du jour ne doit pas se contenter d’indiquer le thème, mais aussi les questions initiales ou définitives auxquelles les personnes réunies rechercherons des réponses ou les problèmes auxquels la réunion devra apporter des solutions. Cette façon de faire permet d’éviter les discussions oiseuses et bien de distracteurs, de divagations.

Il convient aussi de bien sassurer que tous nos frères ituriens soient former au travail en groupe. Il est en effet connu des animateurs de réunions que travailler en groupe avec des personnes non former pour ce type de travail, c’est gaspiller du temps et de l’énergie et risquer de démotiver des personnes qui au départ sont très engagés…

Nos interrogations.


[6/7, 16:30] MUW : Nous venons d’être alerté par une population de Nyamamba maintenant même à 15h du 06/07/2022 de l’entrée des éléments de Codeco dirigé par Bahati venus de Datule à Nyamamba, dans le groupement Gbavi , chefferie des Bahema Banywagi.Ils appellent la population au meeting.La majorité de la population se trouve à ce moment dans la brousse. La question que nous continuons à se poser, que deviennent les milices de Codeco en Ituri pour le moment ?
[6/7, 18:11] GPAU : Quel est le sens de cette question au regard de l’histoire de l’Ituri ?

La géostrategie et la distraction…


[5/6, 21:26] +243 853 853 999: Depuis un temps, ce forum a été pris d’assaut par les militants du FCC et l’Union Sacrée. Aujourd’hui on nous bombarde les images et les messages d’anniversaire de Joseph Kabila, dans qlq jours nous serons innondés par les messages d’anniversaire de Fatshi Béton. Voilà les gens qui font la propagande dans ce groupe.
Le groupe devient de plus en plus un lieu de propagande. Il y a dans ce groupe les militants du FCC et de l’Union Sacrée qui ne connaissent que la propagande politique. En les acceptant dans le groupe vous devez assumer les conséquences.

Bon dimanche !
[6/6, 09:43] G. Paluku Atoka Uwekomu: Hissons le niveau de la production et clarifions et rappelons les objectifs du groupe : monter des stratégies qui tiennent compte de nos positionnements géographiques.
Dans mon Kibali-Ituri, par exemple, la politique, la gouvernance et le développement ne sont pas perçus de la même manière qu’ailleurs dans la RDC.
C’est ainsi par exemple que la présence des batokachini chez moi relève non pas de l’unité nationale, mais bien de la colonisation pure et simple.
Chez nous, 100 $/mois verser aux travailleurs, ce ne sont pas pas des salaires, mais bien de l’esclavage, parce que le minimum vital en RDC est de l’ordre de 3250 $ bruts par mois, pour une personne isolée.
Aussi, nous, ituriens, considérons nos compatriotes qui soutiennent les régimes qui pratiquent cette colonisation et cet esclavage comme des traîtres de qui nous devons nous éloigner pour le temps nécessaire à notre rapprochement culturel : c’est cela, pour nous, la géopolitique que, que les ennemis de l’Est appellent une volonté balkanisatrice, mais que nous considérons comme notre droit à l’autodétermination de notre destin.
Que dit le groupe, loin de ces fêtards distracteurs ?

L’Est se trahit lui-même !


[4/6, 10:33] Mr. John Baptist Kavunga Mbusa: Nord-Kivu : ce retour en kiosques du Journal Rafiki avec en sa Une « L’état de siège gagne des points, mais échoue » ! https://www.radiomoto.net/2022/06/04/nord-kivu-ce-retour-en-kiosques-du-journal-rafiki-avec-en-sa-une-letat-de-siege-gagne-des-points-mais-echoue/

Nous suivre en direct via ce lien : https://radioenlignefrance.com/radio-moto
[4/6, 10:42] G. Paluku Atoka Uwekomu: Cet état de siège gagne des points du fait df la sous instruction de notre population.
Peu de nos compatriotes voient loin et ne sont en mesure de comprendre que cette mesure soit soit une erreur soit une mauvaise foi de la part du Président de la République qui l’a prise.
En Ituri, nous savons que les autorités souflent le chaud et le froid pour que le peuple niais les adopte, les apprivoise.
Nous sommes pourtant colonisés par ces allochtones, incapables que nous sommes de nous prendre en charge et de les prier de rentrer chez eux où il y a beaucoup à faire.
Le Kibali-Ituri, pour lequel nos pères se sont battus, continue à opter pour l’ignominie : c’est désolant !

Le destin iturien…


Libération des derniers otage en Ituri : Thomas Lubanga salue le professionnalisme du secteur opérationnel

alternance.cd

Apr 12, 2022 1:43 PM

Ce mardi 12 avril 2022 restera inoubliable pour les quatre derniers ex otages d’un groupe armé en Ituri. Thomas Lubanga et trois autres membres de la « Task forces pour la paix, la réconciliation et la reconstruction de l’Ituri » ont été libérés par l’armée. A son arrivée au gouvernorat à Bunia, il a salué la coordination des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et le soutien de la population.
C’est un exploit digne d’un film hollywoodien, à mettre à l’actif de l’armée congolaise. Capturés alors qu’ils étaient en pourparlers avec les miliciens Codeco, Thomas Lubanga, Germain Katanga, Floribert Ndjabu, le professeur Jean-Baptiste Dhechuvi, Janvier Ayendu Bin Ekwale et deux autres collègues ont fait l’objet de marchandage de la part de leurs ravisseurs. Ces derniers exigeaent notamment la libération des prisonniers Codeo et des membres de la communauté Lendu; la cessation des opérations militaires ou encore la levée de l’état de siège.

Si quatre otages, à savoir le Prof Jean-Baptiste Dhechuvi, Germain Katanga, Janvier Ayendu Bin Ekwale et le chauffeur du groupe avaient été libérés, Thomas Lubanga, Floribert Ndjabu et deux colonels de l’armée sont restés détenus pendant près de deux mois.
Depuis ce mardi 12 avril, ils sont libres. Contrairement à ce qui a été propagé par une certaine presse, leur libération est à mettre à l’actif des FARDC.

« L’émotion est tellement grande que je manque les mots pour remercier et féliciter notre armée. Nous étions dans le goulot d’étranglement, il n’y avait plus d’issue pour nous vu les enchères qui étaient montées autour de nos personnes. Nous constituions pour nos ravisseurs des trophées avec lesquels ils pouvaient faire des chatages autant qu’ils le voulaient et pendant des mois. Mais une coordination parfaite de nos forces armées avec le colonel qui était avec nous a conduit à défaire ce groupe qui ne réfléchit que le mal. Nous avons bénéficié des orientations véritablement professionnelles de la part du secteur opérationnel, de la part de la Garde Républicaine, de la part de la maison militaire.Tout était mis en oeuvre pour que notre libération puisse réussir. C’est une libération de guerrier, une libération de bravoure. Franchement, la Task forces est fière de notre armée », a réagi à chaud Thomas Lubanga.
Il a remercié la population de l’Ituri pour le soutien leur témoigné durant leur détention.
[13/4, 09:16] G. Paluku Atoka Uwekomu: Ces derniers exigeaient notamment :

  1. la libération des prisonniers Codeco et des membres de la communauté Lendu ;
  2. la cessation des opérations militaires ou encore la levée de l’état de siège.

Si quatre otages :

  • le Prof Jean-Baptiste Dhechuvi,
  • Germain Katanga,
  • Janvier Ayendu Bin Ekwale et
  • le chauffeur du groupe ;
    avaient été libérés,
  • Thomas Lubanga,
  • Floribert Ndjabu et
  • deux colonels de l’armée ;
    sont restés détenus pendant près de deux mois.

Depuis ce mardi 12 avril, ils sont libres. Contrairement à ce qui a été propagé par une certaine presse, leur libération est à mettre à l’actif des FARDC.

« L’émotion est tellement grande que je manque les mots pour remercier et féliciter notre armée. Nous étions dans le goulot d’étranglement, il n’y avait plus d’issue pour nous vu les enchères qui étaient montées autour de nos personnes. Nous constituions pour nos ravisseurs des trophées avec lesquels ils pouvaient faire des chantages autant qu’ils le voulaient et pendant des mois. Mais une coordination parfaite de nos forces armées avec le colonel qui était avec nous a conduit l’armée à défaire ce groupe qui ne réfléchit que le [ne pense qu’au] mal. Nous avons bénéficié des orientations véritablement professionnelles de la part du secteur opérationnel, de la part de la Garde Républicaine, de la part de la Maison Militaire.Tout était mis en oeuvre pour que notre libération puisse réussir. C’est une libération de guerrier, une libération de bravoure. Franchement, la Task forces est fière de notre armée », a réagi à chaud Thomas Lubanga.
Il a remercié la population de l’Ituri pour le soutien leur témoigné durant leur détention.

Tout cela n’a pas empêché que des ituriens meurent, hier, à Komanda et sous cet état de siège. La condition de l’iturien ne fait que s’empirer de jour en jour. Au Nord-Kivu, la situation est comparable : nos paysans meurent comme des charognes. Si une libérationdes otages présumés a été possible, c’est qu’il est possible d’aller vers la paix en Ituri. Les lendu ne sont pas des suicidaires, mais demanderaient à prendre leur destin eux-mêmes en main, sans être encombrés de visiteurs non désirés !
[13/4, 09:28] G. Paluku Atoka Uwekomu: Il revient aujourd’hui aux hema et alliés de s’organiser pour rentrer chez eux et laisser les lendu tranquilles sur leurs terres aujourd’hui spoliées par des étrangers.

En même temps, tout l’Ituri se doit de comprendre la nécessité d’arrêter net les bandits qui profitent de la confusion politique pour perturber et décimer les ituriens, conscients de ce que leurs forfaits seront attribués aux lendu.

Une telle opération n’est possible que si les ituriens se mettent autour d’une table pour mettre en place leur propre gestion de la province et pour forcer, par voies légales, tous les colonisateurs et pilleurs de l’Ituri au déguerpissement, le plus rapidement possible.

Sans une telle prise de son indépendance politique, la paix en Ituri demeurera un leure !

Les inutiles alertes…


Alerte, Alerte, Alerte !

La situation sécuritaire de l’Ituri se dégrade de manière spectaculaire, nous sommes au bord d’une nouvelle guerre interethnique à cause de l’incompétence de Luboya Nkashama.

Pour ceux qui suivent l’actualité sécuritaire de l’Ituri de loin, sachez que le risque de l’embrasement que tout le monde a toujours craint et évité depuis 2017, est malheureusement à notre porte.

En moins de 48 heures, l’espoir d’un retour de la paix est entrain de s’envoler à grands pas et si rien n’est fait urgemment pour écarter ce général en carton, mieux en copals, alors personne ne dira qu’il n’était pas prévenu.

Tenez:

  1. Avant l’arrivée de Luboya, la milice Zaïre était, il faut l’avouer, en gestation, mais elle n’était pas si équipée et active comme c’est le cas maintenant. Tout le monde se demande quelle main noire a réussi en si peu de temps, à renforcer Zaïre en hommes et en logistique, pourtant elle était connue comme un groupe d’autodéfense et qui agissait toujours en défensive, de manière voilée.
  2. Luboya à son arrivée, a promis ciel et terre aux ituriens, qu’il allait leur donner la paix qu’ils ont manqué depuis des décennies, qu’il allait être sans état d’âme envers les miliciens, qu’il allait tous les envoyer en enfer…
    A cette époque, il reçu tout le soutien dont il avait besoin, même les groupes armés avaient eu peur au point qu’ils avaient pour la plupart enterré leurs armes pour aller se cacher dans les villages.
    C’est lorsqu’après des mois, l’homme s’est révélé un simple tambouriner qui fait trop de bruit sans aucune action, que tous les porteurs d’armes se sont réveillé, avec la détermination de le défier et lui et son prétendu état de siège. Malheureusement c’est la population civile qui en paye aujourd’hui les frais.
  3. Pour se rendre compte de la gravité de la situation, il faut observer ce qui s’est passé aujourd’hui en territoire de Djugu.
    Avec l’enlèvement très dangereuse de Thomas Lubanga et ses compagnons de Task Force, des hommes dont la notoriété n’est plus à démontrer dans leurs communautés respectives (Hema et Lendu), tous les analystes retiennent à présent leur souffle.
    Qu’adviendra-t-il si quelque chose de mal leur arrivait ?
    Il faut rappeler ici que Thomas Lubanga est un des grands leaders Hema et là il se retrouve à la merci des miliciens Lendu de CODECO, connus pour leur cruauté. Tout peut arriver !
  4. Du coup à Mungwalu, non loin de Bambu où ils ont été enlevés, les miliciens Zaïre, proches de sa communauté les Hema, ont commencé à se regrouper, sans doute pour se préparer à riposter.
    Les images prises sur place à Mungwalu, ont démontré à quel point il n’y a jamais eu d’état de siège en Ituri et que le fameux Luboya n’est rien d’autre qu’un fanfaron à écarter immédiatement.
    Alors que les Zaïrois comme on a l’habitude de les appeler, prenaient d’assaut cette deuxième agglomération de la province, les soldats loyalistes déployés dans la zone, n’ont eu que leurs yeux pour observer, visiblement un ordre leur a été donné de laisser faire.
    Comment dans une province prétendument sous état de siège, des rebelles peuvent prendre d’assaut une cité pendant plusieurs minutes, défiler librement armes à la main, pour aller se regrouper et préparer des attaques, et que les militaires FARDC présents sur le lieu s’écartent de leur route et les observent à distance ?
  5. Maintenant, avec ce scénario qui se dessine, d’un côté CODECO devenu visiblement plus fort que jamais, capable même d’enlever une délégation de haut niveau comme celle de Task Force, et les Zaïrois déterminés à se regrouper pour unir toute leur force et attaquer, le spectre d’un bain de sang se dessine.
    Un scénario qui rappelle les années sombres de 1999-2003, durant la guerre interethnique.
    A cette époque encore, la guerre s’était menée par milices tribales interposées.
    l’UPC était rangée côté Hema et le FNI était là du côté Lendu.
    Au finish, plus de 60.000 ituriens ont perdu leur vie, la plupart découpés à la machette selon l’ONU, jusqu’à ce que la communauté internationale avait été obligée de déployer la Force Artémis sous commandement français mais avec un mandat de l’ONU, en vue de stopper le bain de sang.

Aujourd’hui encore, tous les ingrédients pour un tel triste retour à la case départ, Luboya Nkashama dans son incompétence ou peut être de manière délibérée, est entrain de les réunir l’un après l’autre.

L’urgence s’impose donc d’écarter ce prétendu général 3 étoiles, dont la capacité tant managériale que tactique laisse à désirer, si non ce sera déjà trop tard.

Iturien avisé et revolé😡


Cette analyse me semble bonne. Cependant, elle doit être étoffée autour d’une table de travail démocratique, pour permettre de meilleures comprehension et gestion de la crise iturienne.
Les groupes dans lesquels je me retrouve souvent introduit, sans être consulté, s’avèrent être plutôt dispersifs. Puissions-nous hisser le niveau, accroître la publicité, réaliser les programmes liés ou à lier à nos analyses, pour accroître nos productivité et rentabilité politiques. L’économie, la culture, l’industrie, le social, s’en suivront !

Papa, Ituri utho !


Papa Ituri ekufi !

Kud wawek Ituri utho kumeno.
Kan alur ucungo ungo tok lembe mi Ituri no, ng’ati mabicopo yiko Ituri nisagu alur umbe.
Kan alur ucungo, uai malu, uneno tek mange ceke bi cungo bende.
Kan ulworo anya, mananu, ucung i toka. Uneno nia yiko Ituri no utie lem’ mayot. Gin m’unyotho Ituri utie nyap, man hypocrisie m’usagu akeca.
Eno ke tie pi mer m’umbe ikind’wa, man pi alur m’udhauw ungo iwi lendu ku magungu, pilembe alur ku magungu uyaku ng’om le, dhupa, i pacu mi wedi mwa mi Ituri e.
Wadok tuwa kara wabed ku tego mi kok iwi dhanu ma reco ni ai kud’i bang’wa, kud i capitale mwa : Mahagi.

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