Le changement de la constitution est évitable et doit être évité.
Voici pourquoi nous pensons ainsi ?
1) Nous ne sommes pas encore prêts : (1) nous sommes sous un état de siège imposé, dans l’Est de la République, (2) la légitimité du pouvoir actuel reste contestée par une frange de Congolais – les nombreuses rébellions en sont la preuve.
2) Beaucoup des acteurs seront des « juges et parties » et nous conduiront à la déception : comme avec le MNC, le MPR, l’AFDL, le PPRD et l’UDPS.
3) Les modifications proposées sont insuffisantes et inopportunes :
- Des congolais sont privées de leurs nationalité et ne savent pas participer au changement : ils à contestent déjà le changement de la constitution sans eux.
- Certains croient voir un coup d’état politique dans cette démarche : une volonté de prolonger un mandat pour échapper à des jugements à venir. Ce sont les futures rebelles potentiels.
- Le gouvernement divise Congolais et Rwandais pour reigner et piller, selon une frange de Congolais reconnus par le gouvernement et l’initiateur du projet de changement de la constitution.
4) Il y a tout à gagner à préparer des élections transparentes et acceptables qu’à rajouter aux rancœurs.
