RDC à ULEIC


Appel solennel à une refondation politique du Congo : de la République à une Union libre d’États indépendants du Congo, États fondés sur nos affinités culturelles.

Prétendre que le Rwanda serait, par nature, militairement plus fort que la République démocratique du Congo, et que le Président Félix Tshisekedi serait diplomatiquement plus fort que le Président Paul Kagame, revient à refuser d’examiner froidement les faits. C’est aussi, à notre appréciation, continuer à enfermer les peuples congolais dans une logique de soumission : soumission à Kinshasa, soumission à Kigali, ou soumission simultanée à des stratégies politiques qui ne leur permettent ni de protéger leurs terres, ni de maîtriser leur destin, ni d’assurer leur développement intégral.

En 2025, la population estimée de la République démocratique du Congo était d’environ 112 832 473 habitants, tandis que celle du Rwanda était estimée à environ 14 569 341 habitants. Cette disproportion démographique oblige à poser une question fondamentale : comment un pays aussi vaste, aussi peuplé et dit riche en ressources qu’est la RDC peut-il continuer à subir une insécurité chronique, une instabilité institutionnelle profonde et une dépendance stratégique aussi humiliante ?

Sur le plan militaire, les Forces armées de la République démocratique du Congo sont estimées à environ 166 700 militaires actifs, avec 31 000 réservistes et 15 000 paramilitaires. Le gouvernement congolais a même évoqué, par le passé, la volonté de porter cet effectif à 500 000 soldats. Le Rwanda, quant à lui, disposerait d’environ 35 000 militaires actifs. Ces chiffres ne suffisent évidemment pas, à eux seuls, à mesurer l’efficacité réelle d’une armée. Une armée ne vaut pas seulement par son nombre, mais par son organisation, sa discipline, sa doctrine, sa chaîne de commandement, sa logistique, son renseignement, son équipement, sa cohésion interne et sa capacité à protéger effectivement les populations.

C’est précisément là que se trouve le problème congolais. La RDC ne manque pas d’hommes, de territoire, de ressources ou de potentiel. Elle souffre d’un déficit d’organisation politique, d’un déficit de vision stratégique, d’un déficit de discipline institutionnelle et d’un déficit de responsabilité nationale. Le drame n’est donc pas que le Congo serait objectivement incapable de se défendre. Le drame est que l’État républicain congolais, tel qu’il fonctionne aujourd’hui, ne parvient pas à transformer le potentiel du pays en puissance organisée au service de ses peuples.

Sur le plan diplomatique, la RDC et le Rwanda sont tous deux actifs, mais selon des logiques différentes. Kinshasa cherche à renforcer son image internationale, notamment par des initiatives de communication, de plaidoyer humanitaire, de mobilisation culturelle et de diplomatie officielle. Kigali, pour sa part, conserve une capacité d’influence régionale et internationale qui repose sur sa cohérence stratégique, son positionnement sécuritaire, ses alliances économiques et sa capacité à se présenter comme un acteur incontournable dans la région des Grands Lacs.

Il serait donc insuffisant de dire simplement que l’un est diplomatiquement plus fort que l’autre. La vraie question est la suivante : quelle diplomatie produit des résultats concrets pour les populations meurtries ? Quelle diplomatie protège les territoires, sécurise les frontières, restaure la dignité des peuples et prépare une paix durable ? Une diplomatie qui multiplie les signatures sans produire de sécurité réelle ne suffit pas. Une diplomatie qui fait parler du Congo sans rendre les Congolais maîtres de leur destin demeure incomplète.

C’est pourquoi nous refusons les discours qui demandent aux peuples congolais de choisir entre une soumission à Kinshasa et une soumission à Kigali. Nous ne sommes les esclaves ni de Tshisekedi, ni de Kagame, ni d’aucun pouvoir politique qui prétendrait décider de notre avenir sans notre consentement libre, éclairé et démocratique.

Chers frères Ituriens et Kivutiens, chers peuples frères du Congo tout entier, la question qui se pose à nous est simple, grave et décisive : allons-nous continuer à écouter des discours qui nous demandent de patienter pendant que nos terres sont occupées, que nos populations sont déplacées, que nos familles sont endeuillées et que notre avenir nous échappe ? Ou allons-nous dire clairement non à tout système politique qui ne garantit ni notre sécurité, ni notre dignité, ni notre identité, ni notre droit au développement ?

Pour nous, la paix véritable ne sera pas possible tant que les peuples concernés seront traités comme des sujets passifs, sommés d’obéir à des décisions prises loin d’eux, contre eux ou sans eux. Le peuple nande, comme chacun des peuples frères du Congo, doit exiger et obtenir le respect de son identité, de son espace, de sa dignité, de sa sécurité et de son droit à décider de son avenir dans un cadre démocratique, responsable et pacifique.

En clair, tant que la République actuelle demeurera incapable de protéger efficacement les peuples, tant que les occupants armés, les groupes étrangers illégalement installés, les réseaux de prédation et les forces de déstabilisation ne seront pas légalement et effectivement écartés des territoires nande et des autres territoires des peuples frères, la paix restera impossible. Elle ne sera impossible ni seulement chez nous, ni seulement à l’Est, mais dans l’ensemble du pays.

Notre conviction politique est donc claire : la République, dans sa forme actuelle, est arrivée à ses limites historiques. Elle ne parvient plus à garantir la sécurité, la justice, l’unité, la prospérité, ni l’indépendance véritable des peuples congolais. Il ne suffit plus de changer des hommes, de modifier quelques articles de la Constitution, de déplacer des gouverneurs, de multiplier des discours patriotiques ou de promettre une réforme de plus. Il faut poser la question fondamentale de l’architecture même de l’État.

Nous proposons, pour notre part, le passage ordonné, démocratique et pacifique de la République démocratique du Congo à une Union libre d’États indépendants du Congo, avec possibilité d’extension future vers une Union libre d’États indépendants d’Afrique centrale, voire, à terme, une Union libre d’États indépendants d’Afrique, si les peuples concernés en expriment librement la volonté.

Cette proposition ne vise ni la haine, ni la vengeance, ni la balkanisation chaotique, ni la guerre civile. Elle vise au contraire à remplacer un centralisme impuissant par une organisation politique fondée sur la responsabilité, la proximité, la liberté des peuples, la coopération volontaire, la sécurité réelle et le développement intégral. L’unité imposée par la peur ne produit pas la paix. L’unité librement consentie, organisée sur la base du respect mutuel, peut seule produire une stabilité durable.

Nous proposons que ce passage soit préparé après un consensus national, dans un cadre solennel, démocratique, transparent et juridiquement sécurisé. Il ne s’agit pas d’improviser une rupture émotionnelle, mais d’organiser une transition historique. Cette transition pourrait se dérouler en six phases de cinq ans chacune, soit une période totale de trente ans, afin de permettre aux peuples, aux institutions, aux administrations, aux territoires, aux économies locales et aux systèmes de sécurité de se réorganiser progressivement, sans chaos et sans effondrement.

Ces six phases pourraient comprendre :

  1. Une phase de clarification nationale, consacrée au diagnostic des échecs de la République, à l’inventaire des violences, à l’étude des mémoires blessées, à l’analyse des causes de l’insécurité et à la consultation des peuples concernés.
  2. Une phase de consensus constitutionnel, destinée à définir les principes juridiques de la future Union libre d’États indépendants : souveraineté des peuples, compétences des États membres, compétences communes, monnaie, défense, diplomatie, justice, fiscalité, frontières internes, citoyenneté et mécanismes de coopération.
  3. Une phase de construction institutionnelle, permettant la mise en place progressive des institutions des futurs États membres, de leurs administrations, de leurs systèmes judiciaires, de leurs finances publiques, de leurs politiques éducatives, économiques, culturelles et sécuritaires.
  4. Une phase de transfert progressif des compétences, afin d’éviter toute rupture brutale. Les compétences seraient transférées selon un calendrier rationnel, mesurable, contrôlé et réversible en cas de défaillance grave.
  5. Une phase de consolidation économique, sécuritaire et sociale, centrée sur la production, l’emploi, l’instruction, la formation professionnelle, l’agriculture, l’énergie, les infrastructures, la fiscalité, la justice locale et la sécurité des populations.
  6. Une phase d’évaluation et de stabilisation définitive, au terme de laquelle les peuples concernés confirmeraient, par des mécanismes démocratiques, l’architecture finale de l’Union et les engagements communs librement acceptés.

Une telle table ronde nationale ne peut cependant pas être ouverte à n’importe qui. Pour être crédible, elle devra exclure toute personne impliquée dans la destruction du pays, la violence armée, la prédation ou la criminalité politique. Aucun rebelle, aucun ex-rebelle, aucune personne portant un casier judiciaire non vierge, aucune personne impliquée dans des crimes graves, dans des massacres, dans des pillages ou dans la déstabilisation des populations ne devra participer à cette table ronde fondatrice. La refondation du Congo ne peut pas être confiée à ceux qui ont contribué à son effondrement.

Cette exigence n’est pas une exclusion arbitraire. Elle relève d’un principe élémentaire de moralité publique : ceux qui ont participé à la violence ne peuvent pas prétendre définir seuls l’avenir des victimes. Les peuples meurtris doivent être représentés par des personnes crédibles, responsables, moralement défendables, politiquement instruites et capables de penser au-delà des intérêts personnels, ethniques, partisans ou militaires.

Nous appelons donc les Congolais démocrates, les peuples frères du Congo, les intellectuels, les autorités coutumières, les responsables religieux, les entrepreneurs, les jeunes, les femmes, les anciens, les juristes, les économistes, les militaires patriotes, les enseignants et tous les citoyens épris de justice à travailler, dans le silence, la discipline et la méthode, à la naissance de cette Union libre d’États indépendants.

Notre devoir n’est pas de crier plus fort que les autres. Notre devoir est de penser plus loin, de travailler plus sérieusement, de nous instruire davantage, de nous organiser mieux et de préparer une solution historique qui protège nos peuples au lieu de les exposer indéfiniment à la mort, à l’exil, à l’humiliation et à la dépendance.

Nous ne voulons plus être les sujets d’une République impuissante. Nous ne voulons plus être les victimes d’une géopolitique qui nous dépasse. Nous ne voulons plus être utilisés comme masse électorale, comme chair à canon, comme peuple déplacé, comme peuple appauvri ou comme peuple condamné à subir l’histoire écrite par d’autres.

Nous voulons être des peuples libres, responsables, organisés, producteurs, instruits, capables de défendre leur identité, leur espace, leur dignité et leur avenir.

C’est pourquoi nous affirmons solennellement que l’indépendance véritable du Congo reste à accomplir. Elle ne viendra ni des slogans, ni des discours officiels, ni des arrangements entre élites, ni des rébellions, ni des médiations qui ignorent les peuples concernés. Elle viendra d’un travail politique, intellectuel, moral, juridique, économique et institutionnel profond.

Le passage de la République à une Union libre d’États indépendants n’est pas une fuite devant l’histoire. C’est, au contraire, une tentative de reprendre l’histoire en main, démocratiquement, méthodiquement et courageusement.

Tel est le combat que nous proposons.
Tel est le travail que nous devons engager.
Telle est la responsabilité de notre génération devant Dieu, devant nos morts, devant nos enfants et devant les peuples qui attendent encore leur indépendance véritable.

Justice, dénonciations, paix et prospérité


De notre Skype, le Mardi, 12 juin 2012

[17:40:33] EMP: salut ainé

[17:41:00] GPAU: Bonjour !

[17:41:18] GPAU: Emmanuel, qu’as-tu de bon à mettre sur la table de travail ?

[17:41:21] EMP: ca fe un bye

[17:42:08] EMP: today je ne suis dans l’impossibilité on a encore détourné les fonds pour l’internet au boulot je suis au cyber

[17:42:20] GPAU: C’est la raison pour laquelle la RDC n’avance pas vers la paix !

[17:42:31] GPAU: Nous ne travaillons pas, nous ne voulons pas travailler !

[17:42:40] EMP: je suis depuis deux heurs et je n’ai plus de sou

[17:42:52] EMP: oui alors on doit alors faire table rase

[17:42:53] GPAU: Nous prenons tout notre temps pour mourir et mourir encore…

[17:43:05] EMP: on dénonce et on fait rien

[17:44:00] GPAU: Peut-on construire un pays avec des dénonciations ?

[17:45:13] EMP: oui

[17:45:32] EMP: c ca le travail de la justice

[17:46:18] GPAU: Le travail de la justice c’est procéder par des dénonciations ?

[17:46:26] GPAU: Tu m’apprends du nouveau.

[17:47:00] GPAU: Comment fonctionne cette justice des dénonciations pour atteindre la paix et la prospérité nationales ?

[17:47:27] GPAU: As-tu autre chose dont nous pourrions parler, Emmanuel ?

[17:47:59] GPAU: Parce que sur ce sujet là, je pense que ne sais pas utilement échanger avec toi !

[17:48:18] GPAU: Que dit l’homme de la rue de l’avenir de la RDC ?

[17:48:40] EMP: pas grand chose peut être demain

[17:49:10] GPAU: Consulte-tu de temps à temps https://projet2014.wordpress.com ?

[17:49:52] EMP: je l’ai fait

[17:50:08] EMP: c la justice qui élève une nation

[17:50:44] EMP: c n pas un slogan sans un sens dans ma vie

[17:51:16] GPAU: Parlons-en à une autre occasion.

[17:51:53] EMP: ok merci ainé

[17:52:08] GPAU: Tout ce que tu m’as écrit là maintenant, m’attriste, venant d’une personne de ta culture ! Je préfère être sincère avec toi. Nous y reviendrons une prochaine fois.

[17:52:11] EMP: je fais un effort maintenait pour obtenir un modem de standard télécom

[17:52:52] GPAU: Tu me permets de publier ceci ?

Parce que je pense que d’aucuns y trouverons une des causes de nos déboires…

[17:53:42] EMP: ok