RDC, UGANDA, RWANDA.


Brayan Bizi (WhatsApp)

LES ADF BOMBARDÉS PAR L’OUGANDA, PLEURÉS PAR KIGALI ET KINSHASA
Benilubero3 déc. 2021Sources

Le lancement de l’opération militaire de l’UPDF en RDC inaugurée par un bombardement de haute précision sur les camps des ADF ne cesse de faire couler des larmes des complices d’un génocide maintenu en silence par la communauté nationale et internationale. Mais ce qui est surprenant c’est que la tempête ayant été projetée sur de soi-disant terroristes islamistes, c’est plutôt des Rwandais et des congolais complices qui se sentent frappés. A Kigali, l’agitation est très inquiétante. A des radios c’est l’Ouganda qui est outragé, insulté pour son action. La même chose se constate chez certains officiers congolais, même à la tête des FARDC. Un haut responsable congolais des FARDC est même arrivé à signaler qu’il avait exigé que l’Ouganda lui fasse signe deux jours avant les frappes, probablement pour qu’il ait le temps de déplacer ses amis, comme cela s’observe chaque fois que les FARDC font la farce de tromper ceux qui continuent à croire en leurs mensonges quotidiens. Comme récemment ils disaient être en train de bombarder pour une nouvelle fois la vallée de Mwalika. C’est certainement ce qui fait que toute la zone environnante soit désormais plus insécurisée que jamais, notamment Isale et des villages de Kyondo.

Pendant ces deux jours qui ont suivi les frappes magistrales de l’Ouganda, il y a eu silence d’observation. Mais entretemps, les choses se meuvent silencieusement. Il faut faire beaucoup attention.

De l’impact matériel de ces frappes, on n’a pas encore beaucoup de détails. Mais, il se fait savoir qu’une dizaine de camps des ennemis de la paix ont été anéantis à presque 80%. Si les informations que nous avions et le témoignage des rescapés faisaient croire que chacun d’entre ces camps hébergeait au moins 300 combattants de la mort, et que le plus grand d’entre eux, le camp du soleil, hébergeait plus de mil miliciens, dont des combattants d’élite et des formateurs étrangers, il peut alors se dégager une moyenne d’environ 500 combattants par camps. Les calculs sont donc simples et peuvent légitimement justifier l’agitation par-ci par-là.

Plusieurs questions peuvent alors être posées, face à l’attitude de ceux qui sont tristes à cause de ces frappes. Pourquoi les frappes des UPDF font des mécontents tant au Rwanda qu’au Congo ? La MONUSCO elle-même, qui brille par un échec le plus scandaleux de toute l’histoire de l’ONU, se trouve finalement incommode.

Bref, cinq heures de l’action des UPDF ont été suffisantes pour démontrer à la face du monde que le vrai problème concernant les massacres de Beni-Ituri est loin d’être principalement islamiste. Et voici des faits interpellants :

1º. Des pillages des ressources minières et agricoles sont organisés avec les mafias et groupes armés, plus spécialement les présumés ADF, un groupe qui semble jouir de la complicité des Rwandais et des congolais. Le Camp du Soleil, par exemple, avait un stade de plus d’un hectare pour accueillir le cacao volé des champs des agriculteurs massacrés. Le bois a été exploité illicitement ; des minerais, etc. Tous les autres groupes armés complices affirment avoir collaboré avec les FARDC, la MONUSCO, etc., à qui ils vendent à bas prix les produits miniers et autres.

2º. Pour le transport des produits des ADF, par exemple, des véhicules militaires des FARDC, ou des véhicules civiles appartenant ou pas aux ADF étaient mis en jeu.

3º. L’armée déployée à l’Est du pays est infiltré à plus de 60%. C’est là l’œuvre de Kabila, à travers ses officiers de confiance. Il y a même des officiers authentiquement rwandais qui y sont injectés. En fait, au sein des FARDC il y a une structure presque officielle chargée de renforcer et de protéger les présumés ADF. C’est elle qui coordonne l’essentiel des activités des présumés ADF.

Voilà pourquoi on observe ce qui suit :

Les militaires patriotes sont systématiquement sacrifiés ;

C’est toujours à côté des installations des FARDC et de la MONUSCO que sont attaqués et sacrifiés des paisibles citoyens, alors que ces soldats sont supposés être venus pour améliorer la situation de la sécurité. Ils ne font absolument rien. Cela constitue une preuve de la complicité. Ainsi, des officiers, principalement rwandophones ou ceux d’obédience rwandaise, désertent en cascade (exemple, récemment, un commandant du bataillon canine, etc.).

Kasonga, porte-parole national des FARDC, se moquant cyniquement de la mémoire des victimes des massacres d’avant et pendant l’Etat de siège, affirme qu’avec l’Etat de siège, les ADF sont passés de contrôler 75 km2à ne contrôler que 5 km2. Quelle honte !!!

La MONUSCO se dit ne pas être prête à appuyer le travail réalisé par la coalition FARDC-UPDF, comme il ne pouvait pas en être autrement. Car, pour eux, sans guerre pas de travail. Au moins pour une fois, ils sont cohérents, en démontrant clairement qu’ils ne veulent pas que la guerre du Congo finisse.

Antony Mwalushayi, fameux porte-parole de Sokola, et dont le travail ne consistait qu’à accuser les victimes, a perdu sa langue. Rappelons qu’il ne faisait que semer la confusion terminologique : ADF, MTN, conflits coutumiers ; etc. des slogans pour distraire et victimiser les victimes du génocide.

Parmi les victimes des frappes de l’UPDF sur les présumés ADF, on compte des centaines d’officiers instructeurs rwandais appartenant à la force spéciale de Kagame, qui assuraient en même temps la connexion avec des officiers FARDC ; des mercenaires et partenaires, des complices congolais, etc.

4º. Les opérations de l’Etat de siège n’ont contribué qu’à l’accroissement de l’activisme des égorgeurs et à l’enrichissement des acteurs placés aux différents postes des civiles. La balcanisation était déjà presque consommée. Ainsi, par exemple, pendant l’Etat de siège, les égorgeurs ont attaqué dix fois plus qu’avant, avec des catastrophes inimaginables. Exemple : bruler plus de 20 véhicules dans un convoi encadré par des FARDC et MONUSCO, jamais attaqués par ces présumés. Il n’y a aucune raison de croire que ceux-ci ne sont pas dans le jeu. Bien plus, tout indique que ce sont eux-mêmes qui donnent toutes les pistes ou agissent directement. Ce qui explique que par exemple aujourd’hui, après les frappes de l’UPDF, les zones où ses concentrent ces deux forces (Eringeti et Ituri), il y a des attaques diurnes et très méchantes. Que font ces FARDC au front ? Et la MONUSCO ? Quel rôle jouent-elles ?

En conclusion, il est important que tous nous comprenions qu’il y avait un grand rêve-complot rwandais au cœur de l’Afrique : le duo Kagame-Kabila voulait imposer leur suprématie dans la région, à travers un expansionnisme sanguinaire. Ces deux criminels voulaient relancer la guerre au Kivu et en Ituri, en se cachant derrière les ADF et le M23, devenus très actifs ces derniers temps ; et en s’appuyant sur la MONUSCO, passive et/ou complice. En seulement cinq heures d’action, Museveni vient d’anéantir ce projet diabolique.

Voici quelques recommandations et suggestions :

1º. Que l’UPDF sache qu’en tout moment les FARDC et les FPR voudront saboter ce qui est en train d’être fait, inclus le projet de la modernisation des routes de l’Est de la RDC, dont les travaux ont été officiellement lancés aujourd’hui vendredi 3 décembre 2021.

2º. Que la population soit très attentive et s’approprie les opérations menées par l’UPDF. Qu’elle évite des actions des vengeances et des manipulations par des personnes mal intentionnées ;

3º. Que le peuple martyr et victime du génocide mis en silence s’organise pour créer un lieu de mémoire des massacres du Kivu-Ituri.

4º. Que le président puisse organiser un deuil national en mémoire des victimes de ces massacres ; et que le processus judiciaire transparent soit mis à pied.

Pour finir, nous reconnaissons que, face à l’évidence de l’échec de la complicité interne des FARDC, Mr Felix Tshisekedi a fait un saut qualitatif, en acceptant de s’incliner devant Museveni pour solliciter l’appui des UPDF. Maintenant nous lui demandons qu’un deuil national soit organisé en mémoire de toutes les victimes des massacres à l’Est de la RDC et que finalement il puisse commencer à parler ouvertement de ce qui se passe au Nord-Kivu et en Ituri.

Bizi Brayan

Goma

RDC, UGANDA, RWANDA


[1/12, 17:55] Mr. John Baptist Kavunga Mbusa: l’UPDF lourdement armés Affirme avoir enregistré des avancées significatives contre les ADF sur le sol congolais.
[2/12, 08:12] G. Paluku Atoka Uwekomu: Est-ce à dire que l’Uganda veuille se séparer du Rwanda et que Kinshasa soit contraint de changer partiellement d’amis ? Quelle en serait la conséquence pour la RDC ?
Notre analyse est que :

  1. Kampala fera une bonne affaire ;
  2. la RDC sera le perdant ;
  3. pour le Rwanda, les signaux restent encore verts, pour un temps ;
  4. pour la population de l’Est, la note sera salée, tant qu’elle comptera sur Kinshasa ;
  5. en investissant dans notre proposition, nous, congolais, nous permettrons, nous nous accorderons un soulagement, dès les élections congolaises prochaines, mais pas avant.

Les terres de nos aïeux !


Les terres de nos aïeux sont en train d’être vendues aux étrangers, sont spoliés, sans qu’aucun congolais ne se lève.

Nos rois, désormais appelés chefs coutumiers, sont réduits en esclaves. Certains d’entre eux, en même temps, sont complices du pouvoir prédateur. Ils vendent nos terres aux étrangers. Tantôt consciemment, tantôt inconsciemment.

Bien que nos terres ancestrales ne représentent qu’une partie du territoire national, nous acceptions que l’État s’en accapare et en fasse son bien. Nous acceptons que ce dernier nous les vendent aux enchères… L’ubuesque situation n’émeut, jusqu’ici, pratiquement personne. L’intelligentsia congolaise, par son silence de mort, participe volontiers à ce vol public, révoltant, pour tout personne qui veut défendre les terres de ses ancêtres.

Le régime actuel de Kinshasa, qui suit la logique des régimes précédents, n’est pas celui qui pourrait nous aider. Les rebelles, qui tentent désespérément de démonter le système à coup de kalachnikov, rencontre les autres tueurs comme eux sur leur chemin d’imposteurs. Les forces loyalistes, autrement plus armés que ces rebelles, par des forces étrangères, onusiennes ou autres, viennent à la rescousses des forfaitaires officiels.

Que faire en pareille situation ? Faut-il céder aux chantages des intimidateurs ? Est-il judicieux de laisser les bandits politiques s’accaparer des terres de nos ancêtres pour nous les revendre ? Comment les ester en justice lorsqu’ils ont déjà mis en place une constitution qui leur garantit la propriété du sol cet de l’air et des eaux congolais ? Qui déprogrammera, démontera la machine et de quelle manière ?

Nous recherchons des hommes et des femmes qui voudraient travailler sur un projet qui vise à légalement et démocratiquement modifier la constitution et la loi foncière coloniale.  Il suffit de nous écrire à contact@projet2014.com avec comme objet : Constitution – Loi foncière.

RDC et Ouganda


Enfin, l’Ouganda vient d’ouvrir sa frontière pour laisser passer les déplacés des affrontements entre les éléments du M23, du Gén. SULTANI MAKENGA, et, les FARDC, à RUTSHURU, dans [vers] le village de GISIZA. (8/11/021).

Ces éléments du M23 sont maintenant [depuis] 4 ans cantonnés dans ce territoire [de Rutshuru] à JOMBA. C’est l’échec des négociations avec KINSHASA qui serait le fruit de cette réapparition de [du] mouvement politico-militaire du M23. Pour Ayob Safro, c’est l’échec de l’État de siège et du Programme DDRS-C.

@RDC_Minaffet @GouvNordKivu @ONU_fr @Presidence_RDC https://t.co/XX7ccAMXVJ

Sont-ils dans le désarroi ?


[7/11, 11:36] 250-1: https://www.facebook.com/100002296763462/posts/4506378006115380/
[7/11, 11:45] G. Paluku Atoka Uwekomu: Naino tolongwa ata dictateur, ata esclavagiste, ata séparatiste, ata colonialiste, ata pagano moko te na pouvoir !
[7/11, 11:46] 250-1: C’est l’expression du ras-le-bol d’un peuple vivant dans un cruel désarroi
[7/11, 11:48] 250-1: On frise la révolution
Ça chante de partout, les affres du congolais
C’est alarmant pour nos politiques
[7/11, 12:07] G. Paluku Atoka Uwekomu: Alarmant pour nos politiques ?
Quels sont les signes de leur désarroi ? Je les voie tranquilles !🤔

Radio Moto : un travail perfectible…


Ituri : 8 civils retrouvés morts à Mapimbi et Tokotoko https://www.radiomoto.net/2021/11/06/ituri-8-civils-retrouves-morts-a-mapimbi-et-tokotoko/

Ni les noms ni les photos des défunts, ni les photos des lieux ne nous sont fournis.

La parole n’est pas non plus donnée au maire de la commune de Mangina…

Sachant qu’il existe une cité du même nom dans le Grand-Nord kivutien, le lecteur peut entrer en doute et penser à une intox.

Aucune preuve n’est fournie quant à la responsabilité des ADF cités.

Les membres de la délégation, comprenant des membres des FARDC, ne nous sont pas non plus présentés.

Cette information, fortement lacunaire, risque de discréditer Radio Moto qui la diffuse, sans autre commentaire…

Une correction des fautes se trouve ici : http://rtr-beni.net/ituri-nord-kivu-12-corps-des-civils-decouverts-apres-le-recent-passage-des-adf-a-mantumbi-et-mambasa/.

L’Ituri peut lancer la libération


L’Ituri est aujourd’hui la terre de l’insécurité.
L’intelligentsia iturienne ne joue pas son rôle : chacun s’occupe de son ventre, de son projet personnel, au dépens d’un peuple sous-instruit, paresseux, qui ne veut pas et ne sait s’organiser pour prendre son destin en main.
Nous, ituriens, servons désormais Dieu et Mammon, comme les batoka chini ; et nous sommes étonnés du résultat de notre travail…
Personne ne veut porter le flambeau des patriotes que nous avons connus en son temps.
La jeunesse se rebelle contre ses parents pour se livrer à des charlatans, sombrer dans la débauche, la beuverie et la malédiction prononcée sur ses parents idolâtres.
Le Projet 2014 invite les ituriens à être les premiers à sortir des griffes de Satan pour sauver la nation congolaise en prônant l’amour et la vérité.
Nous, congolais, avons déjà prouvé assez nos limites et nos vraies intentions. Nous savons le chemin du salut, mais nous préférons celui de la perdition.
Si l’Ituri donne le ton de la responsabilité et de l’indépendance, le reste suivra son exemple avec reconnaissance.
Concrètement, que faut-il faire ?

  1. Identifier nos vrais leaders et les promouvoir.
  2. Avec ces leaders, concevoir et mettre en œuvre notre projet de développement provincial qui tienne compte de notre volonté de rester congolais, mais aussi de celle de refuser tout joug étranger.
    Qui veut se lever et s’inscrire dans cette démarche, avec nous ?
    https://projet2014.com/inscription.
    L’avenir de l’Ituri est dans nos mains !

À tout prix, le pouvoir


Ituri : 8 civils retrouvés morts à Mapimbi et Tokotoko https://www.radiomoto.net/2021/11/06/ituri-8-civils-retrouves-morts-a-mapimbi-et-tokotoko/
JB Kavunga, WhatsApp, 6/11/2021, 20:56

Nous avons prévenu qu’il n’en sera pas autrement, tant que les lumumbistes seront au pouvoir : nous mourrons nombreux encore.
Aucun d’eux en effet ne sait prendre conscience de la nécessité de nous mettre autour d’une table pour résoudre nos divergences de vue avant d’entrevoir une vie de nation qui soit paisible pour tous et qui n’encourage personne à la rébellion.
Le régime de Kinshasa n’est pas en quête de la paix. Son objectif premier est de subjuguer, de piller, de saccager, pour rester le plus longtemps au pouvoir.

Arrêter cet esprit est impossible en s’accrochant aux thèses lumumbistes ! Le lumumbisme en effet est une refus de la démocratie de part sa négation, fondamentalement, intrinsèquement, de la diversité politique et de part ses visées unitaristes…

Les incompréhesions


Situation très tendue à Kirumba.
Près de 4 motards viennent d’être tués ce soir de samedi vers 17h dans une embuscade tendue par les agents de la sécurité (Fardc, Pnc), dans le tronçon Mighobwe-Kirumba, contre les motards qui tentaient ramener le leurs abattu par balle par le FDC basé à Mighobwe.
Ce forfait arrive après celui de Kirumba qui a causé la mort d’un motard le vendredi passé suite à une incompréhension entre les civiles et les FARDC-PNC, dans la commune de Kirumba.

Janvier Mayani, WhatsApp, 6/11/2021, 22:48.

La fracture est grande entre le peuple est les agents sensés être de l’ordre, mais qui depuis Mobutu sont plutôt des agents du désordre. Dans le régime du « peuple d’abord », la situation s’empirera encore et toujours !

Les états de siège


L’Éthiopie a déjà déclaré l’état de siège aussi sur son territoire vu les menaces que les rebelles et autres groupes font sur la population… La particularité du gouvernement éthiopien dans ce dossier vient de pendre la décision d’armer les jeunes pour combattre ces rebelles… Pour la RDC, que faut-il faire pour éradiquer définitivement ces phénomènes massacres des civils et autres dégâts dans cet état de siège au Nord-Kivu et en Ituri ?
De WhatsApp : Janvier Mayani, 22:05, 06/11/2021.

Armer une frange de ses citoyens contre ses propres concitoyens est un abus de pouvoir manifeste, une folie propre à tous des dictateurs.
Utiliser l’état de siège comme pour résoudre une rebellion est une violation flagrante des libertés individuelles, citoyennes ou des peuples. Elle dénote l’incapacité de ceux qui gouverne à résoudre qui peuvent surgir au sein de toute nation composée de plusieurs peuples qui ne s’aiment pas au départ. Pour cette raison, le recours à l’état de siège dans notre pays pour résoudre les insécurités crées par des luttes intestines doit être prohibé dans notre constitution future ; si du moins nous voulons bien faire.
Si la rébellion n’est pas la bonne manière de contester un pouvoir dictatoriale ou d’incapables, il n’en reste pas moins vrai que ce n’est pas en limitant les libertés des citoyens que l’on puisse aller vers la paix : c’est tout le contraire.
Les gouvernements qui tentent d’utiliser l’état de siège pour résoudre les rébellions contre leurs gouvernances seront toujours combattus par les mécontents jusqu’au jour où le pouvoir se rendra compte de ses limites ou reconnaîtra aux peuples rebelles leurs droits à déterminer leurs destins dans le respect des autres peuples qui partage avec eux un même destin national.

Dans une nation, il est illusoire de penser que tout le monde puisse accepter un régime particulier. Il convient de faire en sorte que chaque peuple qui constitue une nation jouisse de ses droits politiques ; c’est-à-dire, soit à même de conduire son destin sans être inquiété par les autres peuples qui entrevoient leur avenir autrement. Les objectifs communs, nationaux, doivent être clairement distingués des objectifs locaux, régionaux, pour éviter tous les conflits inutiles.

Cette reconnaissance du droit de chaque peuple à la détermination de son destin n’est pas une faiblesse de l’État. Il est, tout au contraire, une preuve d’humanisation de sa culture nationale et d’élévation spirituelle de la nation. Dans notre pays, tous nos peuples sont soumis aux mêmes lois, alors qu’ils diffèrent en bien d’égard !

L’occupation de l’Est de la RDC par des forces étrangères est la conséquence de notre incapacité à résoudre nos problèmes internes. Les conflits entre hema et lendu – ainsi qu’entre leurs alliés – dans l’Ituri et les conflits entre autochtones et allochtones dans le Kivu restent irrésolus parce que nous élisons à chaque fois des hommes incapables d’accepter nos différences, incapables de nous proposés des objectifs nationaux acceptables pour tous.

Dans ces conditions, il est illusoire d’espérer museler les rebelles au profit d’une paix quelconque ! Que pourrions-nous faire ?

  • Identifier les groupes politiques, leur donner de se manifester.
  • Se mettre autour d’une table entre ceux qui veulent former la nation congolaise nouvelle.
  • Résoudre les conflits latents.
  • Tracer les programmes fédéraux ensemble dans le respect mutuel.
  • Laisser chaque région s’occuper de tracer son programme dans le respect du programme national tracé ensemble.

Le Projet 2014 est un des rares projets que je connaisse et qui soient en mesure de permettre un tel travail. Je citerai parmi les autres projets : l’UNIC, la RDC-Libre, la 3ème Force, etc. Il revient aux congolais de savoir opérer le bon choix pour leur engagement politique futur, pour éviter que 2023 ne soit une occasion de nous entre-tuer encore !