Négociations de Genève



Le Congo face à ses contradictions historiques

Par-delà les rencontres diplomatiques et les discours officiels, une réalité demeure : la paix en République démocratique du Congo reste hors de portée. Et pour cause — le problème congolais est mal posé, et donc mal traité.

Nous affirmons avec constance une vérité dérangeante : il ne saurait y avoir de paix durable tant que notre organisation politique continue de produire l’assujettissement du peuple. Dans sa forme actuelle, la République congolaise ne garantit ni la souveraineté populaire, ni la justice, ni l’équilibre des forces. Elle s’apparente, dans ses pratiques, à un système de domination plus qu’à un cadre d’émancipation.

Face à cela, il est urgent d’exiger — par des voies de droit — que toutes les autorités, de Kinshasa à Goma, assurent le respect intégral de chaque Congolais. Aucun projet politique ne peut prétendre à la légitimité s’il repose sur l’humiliation, l’exclusion ou la violence.

La spoliation des biens, qu’elle soit le fait de groupes armés ou des institutions censées protéger la population, constitue une ligne rouge. Elle alimente la défiance, détruit le tissu social et compromet toute perspective de stabilité. De même, les pratiques assimilables à une mise en servitude des populations ne peuvent qu’entretenir un cycle de guerre sans fin.

Plus grave encore, la tendance persistante à externaliser la recherche de solutions — de Genève à Washington, de Doha à Paris — traduit une incapacité structurelle à assumer notre souveraineté. Négocier la paix du Congo hors de ses frontières, c’est envoyer un message clair : celui d’un peuple dépossédé de son propre destin. C’est aussi, consciemment ou non, prolonger des logiques d’ingérence dont l’histoire africaine porte encore les cicatrices.

L’illusion selon laquelle la paix pourrait émerger de la supériorité militaire — bombes, drones ou démonstrations de force — relève d’une profonde méconnaissance des dynamiques historiques. Aucun peuple déterminé à défendre sa liberté n’a jamais été durablement soumis par la seule violence.

Par ailleurs, toute tentative d’occupation ou d’appropriation des terres d’autrui est une promesse de conflits futurs. L’histoire, là encore, est sans équivoque : les injustices territoriales ne disparaissent jamais, elles se transmettent et se vengent.

Enfin, continuer à fonder nos espoirs sur des puissances étrangères revient à perpétuer une dépendance que de nombreux Congolais refusent désormais. Une nouvelle conscience émerge — exigeante, lucide, prête à rompre avec les schémas hérités, même au prix de sacrifices.

Il est temps, dès lors, de revoir en profondeur les agendas politiques, sécuritaires et diplomatiques. La paix ne se décrète pas à l’étranger, elle se construit ici — par le droit, par la justice, par le respect mutuel.

Le Congo n’a pas besoin de solutions importées. Il a besoin de vérité, de responsabilité et de dignité.


    Adresse solennelle au Président Donald Trump



    Monsieur le Président,

    Nous nous exprimons dans l’ombre des rendez-vous de Washington et de Doha, là où les destins des peuples semblent se jouer sans leur consentement. L’heure est grave. L’Histoire retiendra bientôt que les protagonistes de cette tragédie auront été poussés à l’irréparable : le génocide des Ougandais et des Congolais.

    Nous redoutons que votre gouvernement réalise trop tard qu’il s’est associé à ceux qui portent la responsabilité de crimes innommables. Ces alliances pourraient conduire à abandonner le peuple congolais à une souffrance silencieuse, entretenue par des élites corrompues — qu’elles soient au pouvoir ou dans l’opposition — qui se nourrissent de la misère et du sang de leurs propres concitoyens.

    Monsieur Trump, en tant que frère en Christ, nous avons le devoir de vous interpeller : nul chrétien ne saurait s’associer à ceux qui fomentent des meurtres au grand jour. L’enrichissement personnel bâti sur la trahison des siens est un péché grave. Nous vous avons averti : la justice divine n’est pas aveugle, et elle ne tolère pas l’indifférence devant le mal.

    Nous espérons que vos choix futurs seront guidés par une conscience renouvelée, attentive au cri des opprimés. L’Histoire peut encore s’écrire autrement — avec justice, vérité et compassion.


    URGENT ! URGENT! ATTAQUE TRES MEURTRIÈRE DES TERRORISTES ADF-NALU A KOMANDA SUR LA ROUTE BENI-BUNIA

    Les ADF viennent d’égorger une trentaine des membres de la Croisade Eucharistique qui étaient en session dans la salle cartas a KOMANDA, d’autres corps des civils seraient aussi dans les champs d’où le bilan pourrait s’alourdir.
    L’attaque est survenue dans la nuit du samedi à ce dimanche 27 juillet 2025.

    Des zélateurs et zélatrices, secrétaires et cérémoniaires viennent d’être massacrés à la machette.
    Les opérations SHUJAA FARDC-UPDF Sont en cours dans cette région.
    Quelques personnalités qui sont cachées a BENI, MAMBASA, IRUMU qui tirent profit dans ces massacres sont en train de chercher à saboter ces opérations pour tenter de décourager la population a collaboré avec les autorités compétentes.

    Nous continuons une enquête très rigoureuse pour dénicher les ADF en
    veste et en tenue militaire qui continuent à contrecarrer les opérations FARDC-UPDF.

    CMM, Activiste de droits humains

    La géostrategie et la distraction…


    [5/6, 21:26] +243 853 853 999: Depuis un temps, ce forum a été pris d’assaut par les militants du FCC et l’Union Sacrée. Aujourd’hui on nous bombarde les images et les messages d’anniversaire de Joseph Kabila, dans qlq jours nous serons innondés par les messages d’anniversaire de Fatshi Béton. Voilà les gens qui font la propagande dans ce groupe.
    Le groupe devient de plus en plus un lieu de propagande. Il y a dans ce groupe les militants du FCC et de l’Union Sacrée qui ne connaissent que la propagande politique. En les acceptant dans le groupe vous devez assumer les conséquences.

    Bon dimanche !
    [6/6, 09:43] G. Paluku Atoka Uwekomu: Hissons le niveau de la production et clarifions et rappelons les objectifs du groupe : monter des stratégies qui tiennent compte de nos positionnements géographiques.
    Dans mon Kibali-Ituri, par exemple, la politique, la gouvernance et le développement ne sont pas perçus de la même manière qu’ailleurs dans la RDC.
    C’est ainsi par exemple que la présence des batokachini chez moi relève non pas de l’unité nationale, mais bien de la colonisation pure et simple.
    Chez nous, 100 $/mois verser aux travailleurs, ce ne sont pas pas des salaires, mais bien de l’esclavage, parce que le minimum vital en RDC est de l’ordre de 3250 $ bruts par mois, pour une personne isolée.
    Aussi, nous, ituriens, considérons nos compatriotes qui soutiennent les régimes qui pratiquent cette colonisation et cet esclavage comme des traîtres de qui nous devons nous éloigner pour le temps nécessaire à notre rapprochement culturel : c’est cela, pour nous, la géopolitique que, que les ennemis de l’Est appellent une volonté balkanisatrice, mais que nous considérons comme notre droit à l’autodétermination de notre destin.
    Que dit le groupe, loin de ces fêtards distracteurs ?

    L’analyse de Joska Kaninda Nkole


    Livrée par Tembos Yotama sur Facebook, aujourd’hui, lisons l’analyse riche, mais combien déroutante de Joska Kaninda Nkole.  Partant de telles bases, partagées par plusieurs analystes congolais, comment envisager une sortie du tunnel ?

    Nous croyons avoir raisons : 20 à 30 ans sont encore nécessaires avant que nous n’en arrivions à nous rendre compte de notre vrai problème qui est nous-mêmes !

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    Déboires des FARDC à l’Est : Kinshasa paie de son étêtement à
    construire une véritable armée. M23: l’unique choix qui reste à Mbusa
    Nyamwisi
    Chaque jour qui passe les rebelles de M23 ne font que gagner du
    terrain à l’Est du Congo. Des localites tombent les unes après les
    autres, visiblement, sans une véritable résistance des FARDC. Les
    troupes loyales ne semblent pas avoir la motivation voulue pour
    affronter l’ennemi. Il se pose un réel problème d’organisation au sein
    de l’armée congolaise.
    Pour des observateurs avertis, cet état de chose est du à
    l’entêtement du pouvoir de Kinshasa s’agissant de la construction
    d’une armée républicaine en RDC. Alors que cette question était
    retenue parmi les priorités à l’issu du dialogue de Sun City, les
    autorités congolaises lui ont accordé la moindre importance. Il nous
    revient qu’au sommet de l’Etat Congolais l’on boudait même d’aborder
    cette question. Toute proposition allant dans le sens de former une
    armée solide pour la RDC trouvait une résistance farouche au très haut
    sommet de l’Etat Congolais. Conséquence ? Plus de dix ans après la
    tenue du dialogue intercongolais, la RDC n’a pu former réellement que
    quatre bataillons grâce au concours des pays comme la Chine, les USA,
    la Belgique et l’Afrique du Sud. Malheureusement, les éléments issus
    de ces quatre bataillons, amassés à Rutshuru, ont connu dernièrement
    le déboire face aux « mutins » de M23. Tout l’arsenal militaire qu’ils
    avaient a été récupéré par les rebelles. Manquant d’argument pour
    justifier ce coup dur, le pouvoir de Kinshasa a simplement cherché à
    trouver des bouc-émissaires.
    Les dirigeants congolais avaient oublié sciemment l’adage « qui veut
    la paix, prépare la guerre ». Ils sont seuls à connaitre le pourquoi
    de cet état de chose. Le pays en paie les frais aujourd’hui.
    Ces quatre bataillons ayant été dispersés, la RDC ne peut maintenant
    compté qu’avec la garde présidentielle de Kabila. Triste sort pour ce
    grand pays au centre de l’Afrique. La responsabilité de la
    désorganisation de l’armée congolaise est à mettre à charge des
    autorités congolaises.
    Kinshasa a empêché Bosco Ntaganda à se rendre à la CPI.
    Des sources dignes de foi, nous apprenons que Bosco Ntaganda voulait
    bien se rendre personnellement à la CPI. Cet ex-général des FARDC
    avait sollicité du gouvernement de Kinshasa une somme d’argent à
    laisser à sa famille avant de se livrer à la CPI. Cela, en guise de
    compensation pour tous les « services » rendus au pouvoir de Kinshasa.
    Hélas, c’est une fin de non recevoir qui lui avait été réservée par
    les tenants du pouvoir de Kinshasa. Mal servi, Bosco n’avait trouvé
    mieux que de retourner au maquis. Une fois la mutinerie déclenchée,
    le pouvoir de Kinshasa a déboursé, pour soutenir la guerre, vingt fois
    plus que la somme qui lui était exigée par Bosco Ntaganda en contre
    partie de son extradition à la CPI. Dieu seul sait si tout cet argent
    était réellement arrivé à destination. De là imaginer que certaines
    personnalités, dans les hautes sphères de l’administration congolaise
    se servent de cette guerre de l’Est, il n’y a qu’un petit pas à
    franchir. Ici se pose aussi le problème des choix que font les
    dirigeants congolais pour résoudre certaines questions.
    M23 : l’unique choix qui reste à Mbusa Nyamwisi.
    Qu’est devenu Mbusa Nyamwisi ? C’est la question que de nombreuses
    personnes se posent en RDC. Ce député national n’est plus visible à
    l’hémicycle du palais du peuple à Kinshasa depuis un temps. Des
    sources concordantes nous apprenons que cet élu de Butembo séjourne
    actuellement en Afrique du Sud. Il est peu probable que cet ancien
    ministre des affaires étrangères retourne à Kinshasa pour remplir ses
    fonctions de député national. Il est accusé d’être de mèche avec les
    rebelles de M23 par les hommes du pouvoir à Kinshasa. Il ne peut donc
    pas s’hasarder à rentrer dans la capitale congolaise où le rouleau
    compresseur du pouvoir Kabila doit certainement l’attendre. Déjà,
    alors qu’il était dans le giron du pouvoir Kabila, Mbusa Nyamwisi
    était le mal aimé de la cour. L’entourage du Chef lui voulait noise
    pour des raisons inavouées. L’homme a toujours fait peur aux
    courtisans de Joseph Kabila qui le considère comme dangereux.
    Après son passage dans l’opposition congolaise avant les dernières
    élections et son incrimination comme commanditaire de M23, il ne lui
    reste qu’un seul choix : le M23. A Kinshasa c’est sure qu’il se fera
    malmener par le pouvoir en place.
    Des bonnes sources nous apprenons que ce leader de Butembo serait déjà
    à la porte de cette nouvelle rébellion. Nombreux de ses sympathisant,s
    qui en ont marre de la manière dont leur leader est trainé dans la
    boue par le pouvoir Kabila, l’encourageraient à rejoindre la
    résistance. L’entrée de Mbusa Nyamwisi dans M23 va certainement
    donner une autre allure à cette insurrection et même lui donner des
    ambitions nationales. La mutinerie risque de se transformer en une
    véritable rébellion pour la conquête du pouvoir à Kinshasa. L’argument
    de la balkanisation de la RDC qu’avance Kinshasa va perdre tout son
    sens. Allons-nous vers une troisième « libération » de la RDC ?
    Les jours suivants seront très riches en rebondissements.
    Joska Kaninda Nkole