Négociations de Genève



Le Congo face à ses contradictions historiques

Par-delà les rencontres diplomatiques et les discours officiels, une réalité demeure : la paix en République démocratique du Congo reste hors de portée. Et pour cause — le problème congolais est mal posé, et donc mal traité.

Nous affirmons avec constance une vérité dérangeante : il ne saurait y avoir de paix durable tant que notre organisation politique continue de produire l’assujettissement du peuple. Dans sa forme actuelle, la République congolaise ne garantit ni la souveraineté populaire, ni la justice, ni l’équilibre des forces. Elle s’apparente, dans ses pratiques, à un système de domination plus qu’à un cadre d’émancipation.

Face à cela, il est urgent d’exiger — par des voies de droit — que toutes les autorités, de Kinshasa à Goma, assurent le respect intégral de chaque Congolais. Aucun projet politique ne peut prétendre à la légitimité s’il repose sur l’humiliation, l’exclusion ou la violence.

La spoliation des biens, qu’elle soit le fait de groupes armés ou des institutions censées protéger la population, constitue une ligne rouge. Elle alimente la défiance, détruit le tissu social et compromet toute perspective de stabilité. De même, les pratiques assimilables à une mise en servitude des populations ne peuvent qu’entretenir un cycle de guerre sans fin.

Plus grave encore, la tendance persistante à externaliser la recherche de solutions — de Genève à Washington, de Doha à Paris — traduit une incapacité structurelle à assumer notre souveraineté. Négocier la paix du Congo hors de ses frontières, c’est envoyer un message clair : celui d’un peuple dépossédé de son propre destin. C’est aussi, consciemment ou non, prolonger des logiques d’ingérence dont l’histoire africaine porte encore les cicatrices.

L’illusion selon laquelle la paix pourrait émerger de la supériorité militaire — bombes, drones ou démonstrations de force — relève d’une profonde méconnaissance des dynamiques historiques. Aucun peuple déterminé à défendre sa liberté n’a jamais été durablement soumis par la seule violence.

Par ailleurs, toute tentative d’occupation ou d’appropriation des terres d’autrui est une promesse de conflits futurs. L’histoire, là encore, est sans équivoque : les injustices territoriales ne disparaissent jamais, elles se transmettent et se vengent.

Enfin, continuer à fonder nos espoirs sur des puissances étrangères revient à perpétuer une dépendance que de nombreux Congolais refusent désormais. Une nouvelle conscience émerge — exigeante, lucide, prête à rompre avec les schémas hérités, même au prix de sacrifices.

Il est temps, dès lors, de revoir en profondeur les agendas politiques, sécuritaires et diplomatiques. La paix ne se décrète pas à l’étranger, elle se construit ici — par le droit, par la justice, par le respect mutuel.

Le Congo n’a pas besoin de solutions importées. Il a besoin de vérité, de responsabilité et de dignité.


    Le Katanga se lève-t-il contre Kinshasa ?



    Communiqué officiel à l’attention des Congolais et de la communauté internationale

    Les évolutions récentes de la situation politique et sécuritaire en République démocratique du Congo, notamment dans le Katanga, appellent à une réflexion sérieuse, lucide et responsable.

    Il est légitime de s’interroger sur les motivations réelles des acteurs armés et politiques actuellement à l’œuvre, ainsi que sur les objectifs qu’ils poursuivent. Il est tout aussi légitime de questionner la stratégie du pouvoir central face à cette nouvelle configuration, notamment quant à l’éventualité d’une extension de l’état d’urgence au Katanga et aux finalités qu’aurait une telle mesure.

    Nous réaffirmons avec constance que la crise congolaise ne peut être résolue par des réponses sécuritaires ponctuelles, des états d’exception successifs ou des compromis conjoncturels. Ces approches ont montré leurs limites et contribuent, dans bien des cas, à aggraver les tensions existantes.

    La paix véritable et durable au Congo-Kinshasa suppose une refondation profonde du modèle d’État. Le maintien d’une République centralisée, héritée de l’histoire coloniale et postcoloniale, a échoué à garantir l’indépendance, la justice, la sécurité et le développement équitable des peuples congolais.

    Le passage à une union libre d’États indépendants du Congo, fondée sur la souveraineté réelle des peuples de ce pays, la responsabilité locale et le respect des identités, constitue une alternative crédible et structurante. Cette transformation est indispensable pour restaurer la confiance, prévenir les conflits et bâtir une paix fondée sur le consentement et la justice.

    Nous appelons donc les Congolais, ainsi que les partenaires internationaux de notre pays, à reconnaître que la crise congolaise est avant tout une crise structurelle de gouvernance et de modèle étatique, et non un simple problème sécuritaire. Ignorer cette réalité revient à condamner le pays à la répétition cyclique des mêmes drames.


    Depuis des décennies, les mêmes réponses sont appliquées : militarisation, états d’urgence, négociations temporaires. Et pourtant, l’instabilité persiste. Pourquoi ? Parce que le problème du Congo n’est pas conjoncturel, il est structurel.

    La solution passe par une transformation courageuse : le passage à une union libre d’États indépendants du Congo, respectueuse des identités, des responsabilités locales et de la souveraineté réelle des peuples. La paix ne se décrète pas ; elle se construit sur la justice, le consentement et la reconnaissance mutuelle.

    À la communauté internationale, un message clair doit être adressé : la crise congolaise n’est pas un simple problème sécuritaire à contenir, mais une crise profonde de gouvernance et de conception de l’État. Tant que cette vérité sera éludée, les mêmes causes continueront de produire les mêmes effets.


    Le sermon du jour


    https://copilot.microsoft.com/shares/QxzM3z7EBZeb2sDvktXpx

    Une adresse à mes frères Congolais.

    Oui !  Le samedi, 19 avril 2025 déjà, nous écrivions ceci :

    « Si donc, les Congolais ne rejoignent toujours pas le Projet 2014, qui prône l’indépendance totale du Congo, à réaliser [prendre] par les Congolais eux-mêmes,  après une disqualification de tous les bandits politiques que nous avons nous-mêmes commis à la gestion de la chose publique depuis 1960 ; le pays sera divisé en deux blocs que nous avons connus dans les années 70 : l’Est et l’Ouest.  Mais, attention !  Cette fois-ci,  l’Ouest perdra la province de l’Equateur, à la grande surprise de plusieurs, qui vivent dans des illusions ! »  Source : Groupe WhatsApp « Projet 2014 ».

    Écoutons le message d’un Équatorien qui en dit long.  Ce message, d’apparence anodine, risque d’amorcer ou plutôt de faire partie un processus qui chamboule tout dans notre RDC et hors de la RDC, inéluctablement.

    Dans l’amour patriotique pour notre Président, nous n’arrêtons de le prévenir, fraternellement en Christ, du danger que le pousse à courir, ceux qui, bientôt l’oublieront aussi vite qu’ils l’avaient adopté.  Le Président de la République peut s’éviter, nous éviter, une mort qui ne profitera ni à lui-même, ni à sa famille, ni au peuple congolais ; comme les autres morts d’hommes politiques que nous avons connus et adulés.

    Ceux qui ne l’aiment pas – et qui lui tendent des pièges – ou ceux qui manquent de la sagesse, lui feront toujours croire qu’il soit encore populaire dans le pays : ce qui n’est pas faux en soit.  Cependant, la dure réalité est que son régime ait déjà déçu plusieurs.  L’existence des rebelles dans le pays suffit à lui seul de faire comprendre qu’il y a une frange de Congolais qui ne se retrouve plus dans son régime.  Se mettre sur le bas-côté, depuis bien avant la fin de son premier mandat, était s’éviter le pire.  Commencer un deuxième mandat était une erreur à ne pas commettre, une tentation à laquelle il ne fallait pas succomber, et nous l’avions dit dans le même élan d’amour patriotique que nous avons pour un compatriote avec qui nous avons mené une lutte, ensemble, sur plusieurs années, bien que dans des mouvements différents, mais convergents.

    Comme cela arrive toujours dans nos pays colonisés, qui se recherchent encore, il devient difficile pour lui de se défaire du pouvoir.  Pourtant, nous pouvons aider, nous pouvons conseiller, pour trouver une solution élégante, apaisante, et éviter l’écoulement d’un sang que le MNC a engagé, amorcé et qui ne s’est pas encore arrêté jusque ce jour.  Pendant ce temps…

    Dans l’équateur, comme nous le savons tous, la loyauté est une vertu cardinale.  Trahir sa parole, se pardonne difficilement.  On n’y dit pas « frère », pour s’amuser.  Le mauvais jeu paie cash !  Une qualité appréciée de tous, tant qu’elle ne touche pas à l’enlèvement d’une vie d’homme, mais qu’elle pousse au respect mutuel.

    Nous ne savons pas qui a tué le Général Alengbia Nyitetessya Nzambe Dieu Gentil.  Cependant, les hommes agissent en fonction de ce à quoi ils croient.  Et pour l’heure, nous entendons avec nous qui sont les accusés.  Avant qu’il ne soit trop tard, voyons plutôt comment construire que comment détruire.  En effet, il y a plus dans cette affaire…  Ainsi que nous l’avons annoncé.  Parce que, très vite, l’alliance nilo-soudanaise se mettra en route, si elle ne l’est pas encore.  Quant à Bemba dont d’aucuns parlent, il n’aura pas de choix.  Quoi qu’on dise : il a une tête, un cœur et un esprit.  Quelle sera la conséquence de tout cela ?  Qu’en sera l’impact ?

    Naturellement – il fallait en tenir compte depuis 1960 – l’Équateur rejoindra probablement, adoptera très vite, s’il ne l’a pas encore fait, l’AFC, et avec celle-ci, le M23 qui pour nous, ne font qu’un et seront difficile à séparer ; parce que c’est une question de sang !  La conséquence sur le plan international est immédiate.

    Une fois l’alliance activée – ou plutôt comme elle est toujours active, même le Président Trump, logiquement, changera de camp – pour ce qui le verront ainsi : c’est pourtant une question d’homologie de culture.  Lorsque nous l’expliquons, personne ne veut nous croire.  Les États-Unis n’ont pas le cœur à l’Ouest, mais à l’Est, de tout temps ; et, rien ne laisse voir un changement qui les amènerait à faire foi à l’Ouest, jusqu’ici, en tout cas.  Celui-ci en effet, globalement, garde son cœur « à gauche » !

    Nous, qui aimons véritablement le Congo et celui que nous avons élu – quoi qu’eût été notre motivation, expliquons à notre Président dont nous ne doutons pas qu’il aime le Congo à sa manière, qu’il est temps pour lui de céder le pouvoir, de manière civilisée, à une personne à préparer ensemble, soigneusement et rapidement, pour éviter que le bain de sang ne continue, et que la colère de Dieu ne continue à se déferler sur les impies qui pullulent sur notre territoire.Vous aurez le texte intégral ici, dans quelques heures.

    Protégeons nos frères : indistinctement !


    Rappelons les 3 piliers du Projet 2014 :

    la chrétienté,

    la démocratie,

    le capitalisme.

    Le développement intégral, intégré et endogène du Congo ne sera ni l’œuvre d’une République, ni celle d’une quelconque rébellion que Kinshasa perpétue, malgré l’impatience de notre peuple.

    Nous le répétons : tout semble indiquer clairement que nous soyons dans un cénario AFDL bis. Nous conseillons donc vivement aux hommes de Kinshasa de s’épargner de la mort en acceptant leur échec, leurs forfaits et demandant pardon au peuple Congolais pendant qu’il en est encore temps. Ce n’est pas à l’arrivée des hommes armés de l’opposition qu’ils échapperont : ce sera trop tard ! J’ai déjà vivement conseillé au Président de la République, un frère en Christ, de mieux faire que de céder le pouvoir dans la paix. Il serait triste de le perdre, sans bénéfice pour les siens ; pour ceux qui le poussent à une mort évitable et qui s’avérera inutile, regrettable pour tous !

    Si personne ne se lève !


    Si nous, Congolais, continuons à nous méprendre sur notre responsabilité dans ce qui arrive à notre pays, soudain, le pays partira en fumée.

    Soyons clair : nous devons rapidement nous atteler à  obtenir ceci, pour éviter que la colère de Dieu ne se déverse sur nous et sur nos « innoncents » enfants.

    • Extirper la fausse religion du pays et son idolâtrie.
    • Nous débarrasser de tous les parlementaires véreux que nous nous sommes choisis.
    • Nous débarrasser de la République, de la MONUSCO, de la CENI et de la dualité de pouvoirs dans le pays, pour ne garder que le pouvoir actuellement dit coutumier.
    • Nous mettre autour d’une table pour décider de ce que nous voulons faire du Congo et de la manière dont nous voudrions procéder.

    La patience de Dieu a ses limites : chers frères !

    Dictature et avenir des Congolais : Urgence d’une réflexion, d’une action.


    Voici un autre pavé dans la marre : de source jusqu’ici inconnue. Cette TSHOF TV se faisant introuvable…

    Comme les fils de Satan ne peuvent jamais être plus intelligents, nous sommes prévenus par eux-mêmes, dans leurs fourberies. Ils essaient, en lançant quelques intox.

    L’arbre sera reconnu par ses fruits. La dictature ne sera jamais bonne, comme certains voudraient que nous l’admettions, pour satisfaire leurs bas instincts. Elle demeurera abjecte, inaccepte pour tous ceux qui aiment réellement notre Congo et ses fils.

    Nous devons apprendre à dire non à ceux qui voudraient nous prendre tous pour des bêtes, comme le firent certains avant eux. Cela demande de notre part beaucoup de courage, de sagesse, d’intelligence, de détermination, de travail, de veil, de vigilence.

    Suivez la vidéo ici pour vous imprégner de ce qui se prépare.

    De la capacité de nous Congolais discerner dépendra notre lendemain.
    Plusieurs décisions ici nous parraissent intéressantes, mais sont servies sur un plat empoisonnée. Un plat de dictature.

    • La réduction du nombre des partis politiques à deux.
    • La révision du découpage territorial.
    • La suppression du Parlement bicaméral.
    • Le droit au recouvrement de la nationalité perdue par certains congolais.

    En revanche, le décor est macabre :

    • Le dictat de A à Z, d’entrée de jeu.
    • La colonisation des toutes les provinces et l’accaparement de leurs terres et de leurs destins.
    • Le culte pour le Président de la République.
    • La négation de notre humanité et la réduction de tout congolais au stade de l’animal à soumettre par lâcheté.

    L’insécurité croîtra de plus bel :

    • Des nouvelles rébellions s’annonceront déjà demain, probablement, spontanément.
    • Une nouvelle vague d’exil saignera sans doute encore le pays.
    • Les rapaces s’accapareront du pays et la dépéceront à souhait.
    • L’injustice sociale s’est déjà renforcée dehors.

    Si les choses devaient se passer comme annoncé dans cette vidéo, il faudra une intervention angélique pour arrêter le couroux des congolais épris de respect du congolais et de paix pour nos peuples.

    Réforme politique pour une RDC unie et cohérente


    [2024/11/24, 07:54] (Source : WhatsApp)

    Kyéngé Kisoke Kabwende

    VIENT DE PARAITRE

    REGARDS SUR L’HISTOIRE DES PEUPLES BANTUS DE LA RDC DEPUIS 1876 : ANALYSE ET PERSPECTIVES POUR LA CRÉATION DE l’UNION DES REPUBLIQUES D’AFRIQUE CENTRALE.
    Mbu-Mputu, Norbert, Bristol, 22 novembre 2024.

    Auteur de trois ouvrages et d’une dizaine à paraître, Kabwende Kisoke Kyéngé , Master de Spécialisation en Études Africaines à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) en Belgique et surtout un prince héritier du Royaume de Kabongo et arrière-petit-fils du souverain Nkumwimba Kabongo Ka Nshimbu (1858-1948) ayant régné de 1888 à 1948, dans ce nouveau livre, presqu’une bible, Regards sur l’histoire des peuples bantus de la République Démocratique du Congo depuis 1876 : Analyse et perspectives pour la création de l’Union des Républiques d’Afrique centrale (Préface de Déhorah Kayembe et post-préface de Kibawa Wimwene Edmond, Bristol, MediaComX, 2024, 761 pages), et devant la structure actuelle de l’État unitaire congolais ou même devant la proposition d’un Etat fédéré où les provinces actuelles deviendraient des États et toutes les crises sans fin, l’auteur KABWENDE KISOKA KYENGE crève l’abcès en proposant un nouveau modèle de fédéralisme basé sur des ensembles nouveaux calcés sur les grands ensembles tribaux que comptent le pays. Il écrit :

    « La République Démocratique du Congo est confrontée à un défi majeur : elle n’a pas réussi à former une nation unie et cohérente. » Malgré les efforts déployés pour instaurer une «nation congolaise », ces tentatives se sont révélées infructueuses jusqu’à présent. Les motifs exposés précédemment justifient pleinement la nécessité d’une révision constitutionnelle en vue de la création de l’Union des Républiques d’Afrique centrale. Dans cette union, chaque nation aura le droit de réclamer son droit à l’autodétermination, dans le respect de ses particularités et de sa diversité culturelle » (p. 721).

    Pourquoi prendre l’ethnie revue-corrigée comme sous-bassement du nouvel État ? C’est, dit-il, contrairement à Didier Mumengi pour qui la colonisation aurait artificiellement morcelé les peuples Bantus de la République démocratique du Congo en tribus, ethnies et villages, faisant ainsi croire « qu’avant l’arrivée des Belges, nous étions un seul bloc » et que c’est la colonisation qui nous a « divisés en villages, tribus et ethnies ». Pour lui, au commencement de la RDC, c’était d’abord l’ethnie, donc c’est elle la racine même de toute organisation politique et de toute légitimité chez les peuples Bantus du Congo.
    Mais, pour en arriver-là, et c’est là son originalité, il bifurque en analysant dans le fond et la forme l’empire des Baluba qui, comme tous les autres empires et royaumes et peuples des Bantus s’est retrouvé démembré depuis 1870, et supprimé par l’administration coloniale le 11 avril 1911, et dont le point de départ de toutes les colonisations remonte à la conférence géographique de Bruxelles du 12 au 14 septembre 1876 par Léopold II, passant par celle de Berlin de 1885 jusqu’à toutes les autres trouvailles néocoloniaux que, malheureusement, l’Afrique et la République Démocratique du Congo continuent à ne pas vouloir remettre en question. C’est se poser la question comment renier et réfuter la colonisation et ne pas remettre en question ses conséquences, comme qui dirait « ne pas aimer manger les palmiers et chérir les noix de palme », dit un proverbe !

    Pour la mise en place d’une telle nouvelle structure étatique en Afrique centrale, courageusement, l’auteur passe en revue toutes les autres approches et théories des aînés professeurs et historiens, notamment Isidore Ndaywel è Nziem et Jean Tshonda Omasombo: « en dégageant une ligne médiane pour départager les deux, se contredisant sur le nombre d’ethnies et des tribus de la République démocratique du Congo ». Si pour le premier, la République Démocratique du Congo compte 365 tribus et ethnies, le second n’en dénombre que 275. D’où, pour Kabwende Kisoke Kyéngé :
    « Il est probable qu’il existe moins de 50 ethnies, ce qui contraste fortement avec les 365 d’Isidore Ndaywel è Nziem et les 275 d’Omasombo et de son collègue. Cette conclusion découle du fait que ces auteurs, tout comme de nombreux autres, ne parviennent pas à faire une distinction nette entre l’ethnie et la tribu. De plus, Isidore Ndaywel è Nziem inclut même des noms de clans tels que le Ngoyi a Sanza (239) ou Ngoyi Mwana (233), ce qui ajoute à la confusion » (129-139).
    Dans ses 27 chapitres précédés d’un prologue et se terminant par une conclusion générale, l’auteur propose une Union des Républiques d’Afrique centrale à la place de la République Démocratique du Congo actuelle où, aux notions modernes d’État s’associent les pouvoirs traditionnels et coutumiers, vrais détenteurs des imperiums souverains. Surtout que l’État congolais actuel hérité de la Table ronde de Bruxelles naquit d’une Belgique se précipitant à se débarrasser du Congo et des Congolais voulant sauter sur le miroir d’indépendance « cha cha ». Il est temps, dit l’auteur, de recadrer les contours nouveaux de ce pays-ci le Congo.

    Pour chuter sur sa proposition, l’auteur analyse l’un des empires qu’il connait le mieux, puisque prince, de la nation « kiluba » dont le pays ancestral est le Buluba, habité par : des Baluba communément appelé les « Baluba du Katanga », devant d’ailleurs faire l’objet d’un nouveau livre. Ceux-ci ont fondé l’empire des Baluba (du 8e – 20e siècle). Dans cette recherche de la vérité historique et ethnologie, l’auteur en profite pour corriger ce qu’il appelle « le mensonge colonial » sur deux peuples différent mais portant le même nom aujourd’hui dit « Baluba du Katanga » et « Baluba du Kasaï », car contrairement, dit-il, à ce que la colonisation et nombreux auteurs et même des habitants du Kasaï nous ont fait croire, l’auteur démontre que l’appellation « Baluba du Kasaï » est une invention coloniale et que les ressortissants de Mbuji Mayi, Kananga en un mot ceux du Kasaï ne sont pas Baluba comme on le croit : les seuls vrais Baluba sont ceux qui parlent la langue kiluba et habitent le Buluba, dont l’ancêtre originel s’appellent Ilunga Nshi Mikulu.

    Le pourquoi de cette approche nouvelle pour un nouveau Congo enraciné dans l’organisation politique traditionnelle peut se lire à la page 722 :
    « Nous avançons donc que l’adoption du confédéralisme au sein d’une Union des Républiques d’Afrique centrale représenterait la seule voie authentique pour instaurer un véritable État de droit. En effet, la mise en œuvre de ce système favoriserait naturellement l’agrégation des peuples, en permettant une écoute plus attentive de la volonté populaire à travers des référendums et d’autres dispositifs de consultation démocratique dans les différentes régions, provinces et entités fondamentales » (p. 722).
    Et encore : « Il est possible d’envisager des réformes intelligentes et stratégiques pour adapter l’État congolais aux réalités contemporaines. Cela impliquerait, entre autres, la reconnaissance des identités culturelles et ethniques qui composent le pays, ainsi qu’une décentralisation effective du pouvoir. En valorisant les richesses ethno-civilisationnelles des peuples du Congo, il devient envisageable de construire un État plus inclusif, où chaque groupe ethnique se sentira respecté et représenté. La réconciliation nationale passerait nécessairement par une gestion équitable de cette diversité. Une réforme institutionnelle qui accordera davantage d’autonomie aux régions, permettant une gouvernance locale adaptée aux particularismes de chaque groupe, pourrait constituer une voie à explorer » (702).

    Pour le moins que l’on puisse dire, ce volumineux livre inaugure un débat, rien que par son titre, Regards sur l’histoire des peuples bantus de la République démocratique du Congo depuis 1876 : Analyse et perspectives pour la création de l’Union des Républiques d’Afrique centrale et la piste proposée par Kabwende Kisoke Kyéngé est à confronter avec d’autres. Si les lecteurs parcourront les pages sans heurts, ce sont des chercheurs qui y seront les mieux nourris avec des citations d’auteurs et toute une bibliographie détaillée à la fin.
    Bonne lecture !

    Norbert Mbu-Mputu
    Journaliste, écrivain et chercheur en anthropologie et sociologie, Centre for Research on Migration and Refugees and Belonging, University of East London, Cliquer sur ce lien pour écrire à M. Norbert Mbu-Mputu.

    Kyéngé Kisoke Kabwende
    Oui ! Je veux consulter avant d’acheter le livre de M. Kyéngé.

    [2024/11/24, 21:03]

    Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

    Ceci est, à peu près, ce que nous proposons depuis décembre 1999, dans le Projet 2014.

    Cependant, nous disons que sans un divorce d’avec la République, aucune paix ne sera possible en RDC. Ni dans aucun autre pays d’ailleurs.
    Les Républiques que Kyéngé propose, dans la confédération, seront des foyers de dictatures. Ceux-ci rendront inacceptable la vie en confédération, pour les peuples en quête de démocratie. C’est le cas avec tous les peuples de l’Est du Congo, tout entier, par exemple.

    Nous proposons une union libre d’États Indépendants du Congo dans un premier temps. Le cas échéant, une union des États de l’Afrique centrale ou de l’Afrique (Noire), dans un deuxième temps par exemple. Ces États doivent être construits sur la base des affinités culturelles qui existent entre certains de nos peuples. D’autres affinités peuvent être découvertes par la suite.

    Enfin, l’Afrique étant plurielle, les bantous devront prendre en compte les stratégies nilo-soudanaises. Celles-ci divergent (République/Démocratie) ou s’opposent même (Unitarisme/Indépendance) de celles des bantous. Bien souvent, en raison des divergences ou oppositions culturelles, profondes, jusque ce jour.

    Nos besoins, nos choix.


    Nous avons besoin d’un État où les intérêts légitimes de chaque congolais sont respectés et non d’un État où les hommes au pouvoir sont déifiés et les autres maltraîtés.

    Or, toute République est un non respect du citoyen, par essence ! Il nous revient de travailler dur pour son démentèlement de notre pays.

    Quant aux hommes qui président à notre destinée, il nous faut les choisir parmi nos patriotes nés de nouveau : aimants, intelligents, sages, sobres, responsables…

    Pendant que les autres attendent…


    [01-01-2024 22:52] : « Moi j’attends le 3/1 [le 3 janvier 2024] ici le résultat de la CENI surtout pour les députés nationales et provinciales. »

    Tel est ce qu’attend notre compatriote d’un groupe WhatsApp prolifique. Dans notre Projet 2014, nous avons compris que les Congolais ne doivent pas compter sur ceux qui multiplient des promesses infondées ou des espoirs vains. Cela nous a inspiré les réflexions ci-dessous que nous nous hâtons de partager avec vous. Parce que le temps nous presse.

    [01-01-2024 22:52] : Qu’en feras-tu quand tu les auras ? Cela pourrait nous aider dans le montage actuel de notre stratégie.

    En effet, au projet 2014, nous souhaiterions avoir les peuples congolais, les ministres du pays et les parlementaires du pays de notre côté en nombre suffisant avant de décréter ce que nous proposons depuis notre début en décembre 1999 :

    1° l’abandon de la République pour l’adoption de l’union d’États indépendants du Congo ou de l’Afrique Centrale ou même de l’Afrique, construite partant des affinités qui existent entre nos peuples ;

    2° la fin de la dictature pour son remplacement par la théocratie ;

    3° la fin de la colonisation et le recouvrement de la souveraineté par tous nos peuples jusqu’ici subjugués ;

    4° la fin de la médiocrité dans les affaires de la nation et la gestion du pays par des technocrates, mercenaires de l’État, payés au résultat ;

    etc.

    Tout cela, pour nous, est à faire dans l’ordre, en soumission total aux peuples par tous ; et non à une quelconque autorité usurpée de Dieu !

    D’ores et déjà, préparons-nous résolument et sereinement à agit différemment désormais. En effet, le changement que nous proposons ne devrait pas nous prendre moins de 25 ans, au regard de l’état de délabrement politique dans lequel se trouve la nation et de la carence d’un projet de société digne d’un pays à la taille du nôtre.

    Un travail glorieux est à accomplir patiemment. Il faut d’abord s’attendre sur certains principes fondamentaux. Le respect de tout congolais en tant qu’être humain et sa protection contre les ennemis de notre nation. Le refus de toute forme de médiocrité, de bestialité, d’esclavage et de colonisation, de dictature, de trahison, de pillage de nos richesses.

    Peuples congolais, prenez courage et rejoignez le Projet 2014, porteurs de projets politiques novateurs, pesants et originaux. Notre pays ne saurait demeurer dans le marasme que perpétue les régimes qui se succèdent à Kinshasa jusque ce jour et qui avouent eux-mêmes leurs incapacités à apporter le changement dont nous avons besoin : celui de passer du mal au bien. Nous devons serrer nos coudes pour récuser toute forme de domination, de moutonnerie ; de niaiserie et de collaboration avec les imposteurs défilent à Kinshasa.

    Commencer par mûrir un projet individuellement ou en groupe plus ou moins important. Inscrivez-vous ensuite comme participant au Projet 2014, pour contribuer à la rédaction, en ligne, et au test, sur terrain, d’un projet de société qui soit le plus démocratique et le plus complet que notre pays ait jamais eu.

    Pour vous inscrire comme participant, suivez ce lien-ci.


    C’est triste que cette histoire du voyage du Président de la République au Royaume-Uni.

    Il nous faut agir.
    Sinon, nous nous séparons à cause d’un Président traître que nous laissons pourrir le pays. Cette action peut consister à éduquer nos enfants pour qu’ils ne tombent pas dans nos travers à nous, générations des années 40 à 70.