Les éternelles questions…


Deux questions récurrentes nous ont été encore une fois posées dans notre groupe Telegram.

  1. Ce projet 2014 ne s’est toujours pas encore réalisé ?

Avez-vous déjà lu ce qu’est le Projet 2014 ou avez-vous déjà participez à une conférence du Projet 2014 ?

Il n’y a rien de caché au Projet 2014. Tout ce qu’il faut savoir sur ledit projet se trouve sur son portail, celui-ci.

  1. Que faut-il faire pour que ce projet soit visible en province de son initiateur ?
  • Apporter 50 pages de propositions originales par trimestre, sur le portail ; ou bien, tester les propositions contenu sur le portail, sur terrain, dans son terroir. Deux contributeurs formels dans le Grand Nord kivutien et un seul dans l’Ituri.
  • Commencer par des projets tels que 1.000.000 ha pour dégager nos grands axes routiers des rebelles (Eringeti-Aru, Ngote-Mahagi-Port, Komanda-Nia-Nia et autres), Finances pour avoir nos propres banques et assurances, Énergie pour avoir notre propre eau et électricité aux portes des ménages et des entreprises, etc. Vous pouvez avantageusement vous porter candidats membres des structures à mettre en place. La levée de fonds sera très facile quand la population se trouvera devant des structures animées par des hommes faits, des patriotes avérés et compétents.
  • Donner du poids à nos structures existantes. Dans le Grand Nord kivutien, une coopérative agricole et une coopérative minière du Nord-Kivu viennent de nous contacter la semaine dernière en quête de financement de projets visionnaires (plusieurs milliers de billions de dollars par projet), pour le lancement des unités agroalimentaires – pour la première – et dans la maîtrise des mines – pour la seconde. La surprise est que des partenaires extérieurs au Congo se soient manifestés déjà en moins d’une seule semaine ; mais que dans la RDC, nous n’avons personne qui pense à mobiliser des fonds ! 1.000 CDF/congolais, c’est déjà 0,1 billions de CDF sur la table ! C’est aussi qu’il ait une carence endémique de compétences, de la ressource humaine.
  • Instruire, former et éduquer rapidement et sérieusement pour combler les nombreuses lacunes en ressources humaines. Cela peut rapidement se faire dans la structure les centres de formations et de conférences de l’EAE ASBL, par exemple, en réduisant par le fait même le chômage et l’insécurité dans le pays.

Développement : simple ou complexe…


Le développement du Congo ne consiste pas à verser pas dans des jérémiades : nous le regretterions. Mettonss-nous du côté de ceux qui agissent, suivant les voies de Dieu et ne suivons les sentiments des humains, les voies de nos pères qui nous ont plongés dans la malédiction présente !

Ce que nous oublions de dénoncer et d’éviter, ce sont les dégâts créés par nos orgies mal pensées de nos rencontres fraternelles, les limites patentes de l’école napoléonienne qui déconnecte nos enfants de nous, leurs parents et leur apprend n’importe quoi, hors de notre contrôle.

Les téléphones, mal utilisés par les pauvres, les simplistes, les complaisants, les danseurs, les plaintifs, mais premiers juisseurs de la vie,  sont effectivement un problème qui a une solution, comme les autres vicissitudes de la vie.  Une de mes filles a trouvé son astuce à elle : du matin au soir, sur son lieu de travail, elle est injoignable, même par son père.

Construire à Malende à Butembo…


[20-09-24 20:09] V. K.

Vous pouvez rencontrer les responsables des communautés de l’ITURI et du KIVU et aussi d’autres provinces du Congo. C’est vraiment nécessaire, très important et urgent.
Ne ratez pas cette occasion divine et essayer de rentabiliser votre temps pour la réussite des projets économiques, sociales, diplomatiques et juridiques de nos terroirs du KIVU et de l’ITURI.

J’AI DÉJÀ REÇU DES VAKAMA DE MALENDE BUTEMBO UNE SUPERFICIE DE 200 HECTARES POUR CONSTRUIRE DES QUARTIERS MODERNES ET DES LOGEMENTS DESCENTS.
SI LES GENS ONT PEUR DE KIRUMBA, ALORS ILS PEUVENT CONSTRUIRE LEURS LOGEMENTS MODERNES À MALENDE, À 8 KM DE BUTEMBO.
CE PROJET AMBITIEUX ÉCONOMIQUE MALENDE A AUSSI DES GISEMENTS DE FER ET DE CALCAIRE.
ON PEUT AUSSI CONSTRUIRE UNE MÉTALLURGIE À MALENDE POUR LE FER À BÉTON ET LA CONSTRUCTION DES PONTS MÉTALLIQUES DANS NOS TERROIRS DU KIVU ET DE L’ITURI.

VALENTIN KAMBALE MALINGOTO NDUIKALE, PRÉSIDENT FONDATEUR SOCEDU SARL

1.000.000 ha ?


C’est le projet que les congolais aiment le moins ; à se fier aux statistiques fournies.

[9/18, 11:03] Asbl Échanges Avec Extérieur: Il est très intéressant d’assister aux départs des « amis ».

Il sera plus rentable de participer à leur retour.

Vous qui croyez en ce projet : investissez-vous.

L’objectif est connu.
La stratégie à mettre en place ne  demande plus qu’un cadre.

Personnellement, je n’attends qu’un binôme pour commencer, dans ce cadre.

L’axe que je connais le mieux, c’est Butembo-Aru ou Butembo-Mahagi-Port ; ou alors, Kisangani-Aru ou Kisangani-Mahagi-Port.

Rappelons qu’il consiste à créer des couloirs de 8 km de largeur de champs et d’industrie alimentaire. 4 km de part et d’autre d’un axe routier donné. Objectif : donner du poids à l’agriculture congolaise. Nous, nous y croirons toujours.  Pourquoi ?

Maîtriser ces axes, c’est contrôler nos :

  1. Agriculture.
  2. Foresterie.
  3. Routes.
  4. Habitat.
  5. Énergie.
  6. Culture.
  7. Transport.
  8. Commerce.
  9. Minerais.
  10. Minéraux.
  11. Faune.
  12. Pharmacopée.
  13. Minorités.
  14. Chômeurs.
  15. Salaires.
  16. Sécurité alimentaire.

Etc.

Ce projet est conçu pour les amoureux du développement local, endogène, intégré et intégral. Ce sont les vrais hommes d’affaires. Ce sont aussi les chômeurs à la recherche de l’emploi ou en situation de création d’emplois. Ce sont les riches qui voudraient conserver leur avantage pécunier. Ce sont les pauvres qui refusent de rester à la traîne ou esclaves. Ce projet restera, demeurera donc incontournable en matière de développement local, national et planétaire. Il sera un divorce sans regret d’avec la manière archaïque d’entrevoir le développement. Il s’agit ici d’apprendre et de travailler tout le temps que l’on est valide, en visant l’excellence.

On peut commencer avec des collations de 100 €/mois/ménage (papa et maman). Mais, viser des salaires de 6.500 €/ménage à termes. Pour y arriver, il faut impérativement combiner le travail avec l’éducation. Nos paysans doivent travailler 4 heures par jour aux champs. Ils doivent aussi s’instruire, se former, s’éduquer et se faire coacher pendant 4 autres heures par jour. Cela garantira un développement harmonieux, sûr et durable.

Éviter de sombrer dans l’injustice sociale et l’esclavagisme, demande de prendre quelques dispositions. Tous les acteurs sociaux doivent participer effectivement à la gestion du projet. Le volet éducation du projet garantit ce résultat. La collaboration et la transparence permet également d’instaurer un climat de confiance, dès le départ, jusqu’à la clôture du projet. À la fin de chaque saison culturale, redistribuer les dividendes du projet équitablement permet de s’assurer d’une continuité paisible. De saison en saison, l’engagement ne fait alors que s’accroître et la rentabilité du projet également.

Notre expérience dans l’Ituri, permet de fournir quelques repères dans cette province. Il faut partir pratiquement d’une situation où tout le monde commence avec une collation. 10 €/mois pour chaque année d’études validée, par exemple. 60 €/mois pour un certifié du primaire. 120 €/mois pour un diplômé du secondaire ; et, 180 €/mois pour celui qui a validé 6 années d’études post-secondaire. Mais en même temps, éviter de sombrer dans les erreurs du passé. Il y a lieu de viser l’objectif d’un minimum de 3.250 €/mois dans les 24 mois d’un travail acharner. Pour ce faire, il convient de s’imposer une discipline de valorisation des salaires. Lier le salaire de chaque saison culturale à la performance des acteurs sur la saison. Ce qui veut dire, redistribuer le bénéfice net entre tous les acteurs en fin de saison. Cette manière de faire raffermira la confiance, créera de l’émulation et poussera à l’excellence.

Pour participer à ce projet, je pose ma candidature

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Merci pour votre réponse. ✨

Nécrologie


Chers Atuka, frères en Christ et amis,

Après mon cadet, Raphaël Uvoyo Co, c’est le tour de ma belle-mère Antoinette Ngianzama, veuve de Devostin Mwabenge, de nous quitter cette nuit, à 19h45 de Los Angeles où elle vivait dans le ménage de mon beau-frère David Banduenga, sans que je ne l’aie rencontrée. Sa mort intervient après plus d’une année de lutte contre un cancer que les corps médicaux n’ont pas su maîtrisé, depuis son début.

Nous disons nos condoléances aux Mwabenge, et prions pour qu’ils demeurent tous dans la foi en la félicité éternelle pour tout celui qui meurt en Christ.

Pourquoi apprendre le français ?


Pourquoi apprenons-nous encore le français alors que nous passons toutes nos journées à parler nos langues vernaculaires ou maternelles ?

Dans nos écoles, nos bureaux et nos chantiers, c’est par obligation que plusieurs d’entre nous parlent français. Dans nos bureaux, tout comme dans nos chantiers, le français est généralement réservé au dialogue avec des non étrangers : nos langues vernaculaires étant celles préférées. Tout naturellement, dans nos maisons, ce sont nos langues paternelles ou maternelles qui sont usitées ; du moins, chez ceux d’entre nous qui voudraient garder leur identité culturelle.

Si donc nous pouvons encontre trouver d’utilité au français, ce n’est pas tant parce qu’il nous unirait, mais beaucoup plus parce que c’est lui la langue qui nous permet d’acquérir les autres savoirs : les mathématiques, les sciences et même les autres langues. N’ayant pas développé nos académies, nous cramponant à l’école napoléoniène, nous n’avons pas encore trouvé une alternative aux langues coloniales.

La multiplication des relations internationales, la croissance de l’importance des langues dans les affaires, les fréquentes migrations des personnes, obligent plusieurs étrangers à apprendre nos langues, pour vendre plus aisément chez nous ; autant que cela nous oblige à apprendre plusieurs langues étrangères pour communiquer et pour migrer vers d’autres régions du monde.

Hier, notre destination principale était la Belgique. Aujourd’hui, plusieurs destinations de déplacements s’offrent à nous. Nous nous retrouvons en Chine comme à Ottawa ; aux Phillipines comme en Colombie. Nos citoyens se doivent donc apprendre plusieurs autres langues en fonction de leurs choix de vie : partenaires, conjoints, clients, alliés, etc.

Nous avons proposé, pour notre enseignement, la prise en compte des langues parlées dans les pays limitrophes : la langue vernaculaire, le français – depuis le primaire, l’anglais – dès le secondaire, le portugais – de le supérieur. Jusque là, personne n’en tient compte et plusieurs de nos compatriotes n’ont toujours pas encore la maîtrise de la 2ème langue.

Autre indépendance katangaise ?


Depuis toujours 1960, certains Katangais ont toujours revendiqué leur indépendance, d’après de leurs colonisateurs présumés.

Ils reviennent en charge, las d’attendre une indépendance qui se donnerait par le colonisateur ; dépité de ne pas être en mesure de prendre leur indépendance.

Nous leur avons prodigué quelques conseils qui vallent pour les autres « peuples » du monde entier.

Frère,
Vous avez une bonne intention.
Cependant, vous êtes tombés dans le piège de nos colonisateurs.
J’ai en effet trouvé, dans votre texte, plusieurs erreurs que tous les peuples commettent, dans leurs quêtes de leurs indépendances.

  1. Se mettre eux-mêmes sous les jougs étrangers et ne pas vouloir prendre leurs indépendances vis-à-vis des autres peuples.
  2. Confondre unité, unitarisme, division, fraternité, dépendance, soumission, hégémonisme, liberté, domination, autorité, complexe…
  3. Renier leurs valeurs et leurs antivaleurs sans s’en rendre compte ou en mentant à eux-mêmes ou en sombrant dans l’hypocrisie et la démagogie.
    En effet, il existe de fait une identité katangaise ; mais reste encore mal définie et que feriez mieux de commencer par démocratiquement définir et promouvoir, de peur que vous ne vous trahissiez vous-mêmes, très vite ; et que les non-katangais ne vous raillent ou ne vous divisent facilement.
    Pour prendre votre indépendance, travaillez soigneusement votre projet. Identifiez qui est Katangais et qui ne l’est pas et sur quelle base exactement.
    En effet, le Katanga actuel est un fait colonial « belge » d’abord et « congolais » ensuite. Qui en effet a demandé aux Katangais s’il voulaient la province qu’ils forment aujourd’hui ?

La congénitale incapacité de citoyenneté


Le congolais n’aime pas un Congo qu’il n’a pas créé et qui lui pose beaucoup de problèmes, en raison de sa diversité culturelle.

Seuls les chrétiens, en raison de leur nouvelle naissance, ont la capacité de transcender le tribalisme ambiant, d’aimer véritablement ce Congo des Belges, de s’efforcer d’en faire un Congo des Congolais.

Les bokokistes du MNC, du MPR, de l’AFDL, du PPRD, de l’UDPS, sont congénitalement incapable de citoyenneté.

Très peu, infimes, sont ceux capables de comprendre cette loi fondamentale.

Les discours politiques païens, n’aideront pas notre pays à s’en sortir. Seules la connaissance intime, mystique, de notre créateur et de ses desseins, ainsi que la pieuse conformation de nos comportements à son vœu sauveront le Congo.

La cause profonde de nos malheurs est donc l’iniquité de notre peuples.

Opérer son choix


La mort de plusieurs dans la prison de Makala a Kinshasa a suscité des débats,  des réflexions chez plusieurs.

Nous nous sommes exprimés et JCU a réagi.

[9/3, 22:39] JCU

J’aurais besoin de votre analyse quant à ce.

Franchement dans un pays de droit, où on prône la démocratique, dans des lieux de correction ! Non, non, non : Congo.

[9/4, 10:38] GPAU

L’Ituri va continuer à vivre le même type d’événements que celui advenu à Kinshasa si nous continuons à laisser les choses aller de la sorte, à lier notre destin à celui des hommes de Kinshasa, à ne pas défendre nos valeurs ituriennes, à ne pas vouloir résoudre le conflit Hema-Lendu par nous-mêmes, à ne pas exiger notre indépendance véritable.

Avec les acteurs politiques actuels, nous ne sauront pas opérer le changement nécessaire. La vraie solution passe donc par :

  1. L’identification et la promotion de nos bons gestionnaires de la chose publique.
  2. La disqualification, par voie de droit, de tous les hommes véreux qui trônent dans notre pays.
  3. L’engagement du pays dans un développement endogène, intégral et intégré, dans un système respectueux de tous nos peuples du Congo, par des projets écrits, consensuels, démocratiques, complets, soignés, solidaires, rentables.

Kinshasa n’a ni la volonté, ni la capacité de conduire un tel projet. Nos localités, nos communes ou nos secteurs, nos territoires et nos provinces ou futurs états se doivent se liguer pour disqualifer démocratiquement les esclavagistes et colonialistes de Kinshasa et pour engager notre nation sur la voie de son indépendance et de sa prospérité véritables. Au Projet 2014, nous avons des propositions claires et net pour aller vers dans la direction d’un tel bonheur.

Accueil

Moi, je suis prêt à participer, tant que les mahagiens ou les ituriens, le voudront, à un processus qui vise une réelle indépendance de tous nos peuples, unis autour des valeurs nationales clairement définies et préalablement acceptées par les états à créer sur la base de nos affinités culturelles.

Je refuse en revanche de fonctionner avec des brutaux, des assassins, des esclavagistes, des colonisateurs, des fétichistes, des démagogues, des voleurs…


[9/4, 11:05] JCU :

Ça laisse nos mémoires vides dans la réalisation.


[9/4, 11:13] GPAU:

Continuons à mourir, d’accompagner l’arbitraire et l’enrichissement de nos bourreaux.  Dieu écoute ses serviteurs, JCU. Toi, chousis la vie et non pas la mort qu’a choisie la foule.

Kinshasa ne s’en sortira pas !


Répétons-le à nos compatriotes : sans un projet comme celui-ci, Kinshasa ne s’en sortira pas.

Les divergences et les inimitiés persisteront, les violents sont ceux qui dirigeront le pays.  Ils conduiront les congolais vers une boucherie humaine de plus en plus grandiose.

Voici, tel que reçu,  ce qui à été posté, dur notre compte WhatsApp.

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

RD Congo : le carnage dans la prison de Makala secoue Kinshasa

Pour empêcher les prisonniers qui tentaient de s’évader à la faveur d’une panne de courant, la garde républicaine a tiré dans le tas à la mitraillette.

Par Colette Braeckman
Publié le 3/09/2024 à 15:51

Les habitants du quartier de la prison centrale de Kinshasa, Makala, sont toujours sous le choc après le carnage survenu dans la nuit de dimanche à lundi. Ils estiment que le chiffre officiel faisant état de 129 morts est largement sous-estimé : « Lorsque l’on tire à la mitraillette sur une foule, cela fait bien plus de morts. »

« C’est après 1h du matin que nous avons été réveillés par des coups de feu tirés dans l’enceinte de la prison », nous raconte un voisin, dont la voix tremble encore. « Au début, nous avons cru que des voleurs avaient tenté de braquer l’un des magasins de la prison à la faveur de la panne de courant qui avait plongé tout le quartier dans l’obscurité. Mais nous avons vite compris que c’était beaucoup plus grave et qu’à la faveur de l’obscurité, des “kulunas” (jeunes délinquants armés, NDLR) tentaient de s’échapper, escaladant les murs d’enceinte et essayant de faire sauter les barreaux. »

Vers 2 h du matin, la situation s’est aggravée lorsque des renforts sont arrivés et ont tiré à balles réelles dans la foule des prisonniers rassemblée dans la cour de la prison. « Nous entendions les cris, les hurlements car c’est depuis les miradors que les gardiens tiraient sur une foule évaluée à 1.500 personnes. »

Un autre voisin, qui a une expérience militaire, est formel : « Dans la nuit, lorsque la garde républicaine est arrivée sur place, on a entendu des tirs de mitraillettes tirés depuis les véhicules. J’ai aussi reconnu le tir de fusils UZI ou FAL, c’étaient de véritables scènes de guerre. »

Le pavillon voisin, qui héberge des femmes détenues, a également été attaqué, mais, sur ce point, les versions divergent : certains témoins assurent que les kulunas voulaient violer les prisonnières, d’autres mettent en cause les militaires. Un homme conclut : « A Makala, tout le monde viole, les prisonniers attaquent des femmes qu’ils disent être des prostituées, les policiers, les gardiens font la même chose et les militaires ne se privent pas non plus », précise notre source.

« Nous avons attendu le soir pour oser bouger »
Après les affrontements qui n’ont pris fin qu’à 8 h du matin, les habitants du quartier sont restés terrés chez eux, craignant que des patrouilles enfoncent leur porte afin de débusquer d’éventuels fuyards. « Nous avons attendu le soir pour oser bouger et, tapis derrière les fenêtres, nous avons observé le mouvement des véhicules militaires qui venaient récupérer les corps », ajoute notre témoin.

Durant la journée de lundi, des rumeurs ont circulé dans Kinshasa, accusant un « commando rwandais » d’avoir tenté de faire évacuer des rebelles du M23. Mais dans le quartier de Makala, cette version laisse sceptique : « Ce qui s’est passé n’a aucun lien avec la guerre à l’est, ce sont des jeunes gens, les kulunas, des prisonniers de droit commun, entassés dans la cour, qui ont tenté de s’échapper à la faveur d’une panne de courant et qui ont affronté la garde républicaine venue prêter main-forte aux gardiens de la prison en tirant dans le tas. »

Le bilan présenté par le ministre de l’Intérieur Jaquemain Shabani, paraît largement sous-évalué (129 morts et 59 blessés). Quelques heures après la fusillade, la classe politique s’est emparée de l’affaire, mettant en cause le ministre de la Justice Constant Mutamba.

Ce drame rappelle aussi la situation de la prison de Makala, la plus grande du pays : censée être faite pour accueillir 1.500 détenus, on y recense entre 14 et 15.000 prisonniers dont quelques privilégiés seulement bénéficient de cellules individuelles.