L’IA : dès le primaire !


Chers frères,

Il m’a été rapporté que certaines universités congolaises interdisent aux étudiants d’utiliser l’intelligence artificielle (IA) dans la rédaction de leurs mémoires ou rapports. Une telle position mérite d’être interrogée, car elle pourrait s’avérer préjudiciable au développement académique et scientifique de notre pays.

En effet, l’intelligence artificielle relève avant tout du domaine de l’informatique. Elle constitue un outil d’assistance destiné à améliorer l’efficacité dans l’apprentissage, la recherche et le travail intellectuel. En aucun cas, elle ne saurait se substituer à la réflexion humaine, à l’esprit critique ou à la créativité de l’étudiant. L’IA ne produit pas la pensée : elle accompagne le penseur, structure et facilite son expression.

Utilisée de manière appropriée, l’IA permet notamment de :

  • corriger les fautes de grammaire et de syntaxe ;
  • améliorer la clarté et la cohérence du raisonnement ;
  • renforcer la qualité rédactionnelle ;
  • faciliter l’accès à l’information et à la structuration des idées ;
  • et contribuer à une meilleure maîtrise de la langue, qu’elle soit maternelle ou étrangère.

Dans un contexte où l’excellence académique exige rigueur, précision et capacité d’analyse, priver les étudiants de cet outil revient à les désavantager face aux standards internationaux. L’enjeu n’est donc pas d’interdire l’IA, mais d’encadrer son utilisation, en formant les étudiants à un usage éthique, responsable, critique et intelligente.

Ainsi, l’intégration raisonnée de l’intelligence artificielle dans les pratiques universitaires constitue plutôt un levier important de modernisation du système éducatif, tout en préparant les étudiants aux exigences du monde contemporain.

Pour nous, c’est dès le primaires que nos enfants doivent désormais utiliser l’IA. Sinon, nous resterons à la traîne : le monde ne nous attend pas.

Inspirer…


Proposer, ne suffit pas !

Ceux qui réussissent,  inspirent plus, convainquent : quoi de plus normal, de plus humain…

Si le Projet 2014 faisait des députés, ministres ou gouverneurs,  depuis 1999, il aurait sans diute déjà atteind l’objectif de 3.000 participants et de 50% de ministres inspirés par le projet.

Vous inscrire, c’est ici-même : https://projet2014.com/inscription.

Bunia, dans l’Ituri.


Coacher un Iturien : est-ce possible ?  À quel coût ?  Quelles niches exploiter et comment ?

GPAU

  1. Prends un papier et un stylo. Notes 20 besoins non satisfaits des ménages de ta localité.
  2. Envoie-moi une photo de la liste ; une photo prise à l’extérieur, après avoir nettoyer l’objectif de ta caméra.
  3. Nous ne manquerons pas de trouver jusqu’à quatre opportunités d’affaires dans cette liste.

De cette façons nous pouvons lancer un projet légitime dans ta localité.

D’autres localités en profiterons.

Développement : simple ou complexe…


Le développement du Congo ne consiste pas à verser pas dans des jérémiades : nous le regretterions. Mettonss-nous du côté de ceux qui agissent, suivant les voies de Dieu et ne suivons les sentiments des humains, les voies de nos pères qui nous ont plongés dans la malédiction présente !

Ce que nous oublions de dénoncer et d’éviter, ce sont les dégâts créés par nos orgies mal pensées de nos rencontres fraternelles, les limites patentes de l’école napoléonienne qui déconnecte nos enfants de nous, leurs parents et leur apprend n’importe quoi, hors de notre contrôle.

Les téléphones, mal utilisés par les pauvres, les simplistes, les complaisants, les danseurs, les plaintifs, mais premiers juisseurs de la vie,  sont effectivement un problème qui a une solution, comme les autres vicissitudes de la vie.  Une de mes filles a trouvé son astuce à elle : du matin au soir, sur son lieu de travail, elle est injoignable, même par son père.

La jalousie de l’UDPS ?


Est-ce vrai que l’UDPS soit jaloux contre Nzanga ?  C’est ce que nous débattons ici-bas.  L’opposition culturelle entre lubaphones et swahiliphones vient de très loin et s’accroît avec l’avènement de l’UDPS au pouvoir.

« La jalousie de l’UDPS. »  C’est ce que voit un compatriote dans le soulèvement de certains membres de l’UDPS contre l’AVPR naissant.

Nous avons alors posé la question: « Que fera l’AVRP pour contrer victorieusement cette jalousie éventuelle de l’UDPS avec un bénéfice pour la RDC ? »

Une réponse nous a été fournie illico.

« AVRP a ses élus et est membre d’une grande plateforme politique. Malgré la jalousie historique et continuelle de certains égarés de l’UDPS. AVRP restera au côté du Chef de l’État.  Nous connaissons bien le mode opératoire de l’UDPS.  On gère le pouvoir grâce aux principes et non pas avec des imaginations. Sans ses alliés, l’UDPS ne vaut rien. »

Nous en profitons pour revenir à cette écharde dont souffre la RDC depuis les années 60.

En RDC, en effet, en exagérant, aucun politique n’a des principes humains, démocratiques, clairs, connus, suivis rigoureusement, pour présider à la destinée de notre peuple.
Nos hommes politiques, sans formation politique de base ni éducation politiques spécifiques, bricolent.
Aucun chef de l’État ne sait libérer le congolais de l’esclavage (pauvreté, dictat) ni du banditisme ni de l’ignorance ni de l’aliénation mentale, etc.
Frères, séparons nous de ces hommes sans foi ni loi. Ne serait-ce d’esprit ! Formons nos enfants, tous les soirs, à mener une vie qui ne soit pas celle de ces irresponsables connus de longue date, de ces méchants, de ces destructeurs sans scrupules.

L’Ituri, par exemple, dans son âme, n’est normalement pas UDPS. Ils aiment bricoler, dominer, tricher, se venter, paraître, dans leur parti tribal.  Nous, sans parti politique fort, sommes une multiculture de travail bien accompli, d’honnêteté, de respect, de sérieux, de responsabilité, de naïveté ; à dire vrai. Il faudra donc beaucoup de temps pour que nous devenions une symbiose !  Les udpsistes devront apprendre à s’humilier, à se civiliser, nous devront apprendre à nous organiser politiquement et à ouvrir nos yeux, d’abord !

Cela doit se travailler de part et d’autre, sans ambages !
En attendant, nos fils doivent arrêter net toute spoliation de nos moeurs en s’investissant dans un parti qui viole et spolie toute notre culture, qui détruit nos valeurs, qui nous tire vers le bas ; pour avoir le temps de mettre lendu et hema sur les rails et avoir la force de prendre notre indépendance véritable, pendant que d’autres se plaisent à être assujettis à nos ennemis, du dedans et du dehors, clairement identifiés, depuis belle lurette !  Ce challenge, l’iturien ne se l’est pas encore approprié !

L’AVPR finira par être nord-kivutien, s’il ne l’est pas encore.  Là aussi,  la relation à l’UDPS se reduira à la question culturelle.  Le Kivu, en effet, est une autre culture, opposée, elle aussi au registre kasaïen, pour cause d’autres incompatibilités connues également ; mais qui demandent du temps pour être résolues.

Sont-ce là des raisons de s’alarmer ?  Existe-il des solutions acceptables pour tous ?

Oui : des hommes meurent en masse dans l’Ituri et dans le Kivu.

Non : l’UDPS veut dominer et se pavoiner, ni l’Ituri ni le Kivu n’ont du temps pour cala ; et de plus, cela n’est pas le destin qu’ils visent.

Dans cette condition, l’urgence est que les brimés se liguent pour prendre leur défense.  Bourrés de traîtres , infiltrés par les udpsistes, les Ituriens et les Kivutiens auront du mal à s’en sortir.  Ils doivent d’abord amégager leurs maisons respectives, trouver des terrains d’attentes pour se liguer et engager une contre-attaque victorieuse qui imposera à tous le respect mutuel.

Quelques décennies sont nécessaires, parce que, l’alliance soudano-nilotique ajoute une couche au problème que nous travaillons, dans Projet 2014, depuis 1976 déjà, et dont nous mesurons la complexité au plan humain, sociologique, économique et spirituel !

Comme les Congolais refusent de se mettre autour d’une table, la difficulté de solutionner les problèmes ira croissante !

Yangambi brûle.


Date, heure et contexte de l’événement ?
Auteurs des actes ?
Le mobile ?
La motivation ?
Conséquences à courtes et longues échéances ?
Capacités d’intervention des yangambiens et du reste des préjudiciés ?
Autorités, mesures prises ?

À Kisangani, non loin de Yangambi, nous avons fermé notre succursale de l’EAE ASBL, où nous souhaitions installer notre centre de publication de supports de formation (Centre de Nouvelles Technologies de l’Information et des Communications : CNTIC) et d’enseignement (Institut des Technologies de Pointe : ITP) de l’EAE ASBL, ainsi que notre Centre de Collecte, de Traitement et de Diffusion de Données (CCTDD ou C²TD²), à cause de l’indifférence des indifférence des bénéficiaires directs de cette initiative.

Yangambi sera construit un jour par les yangambiens qui aujourd’hui ont laissé dépérir leur cité et détruire des locaux que l’on nous présente, sans plus de précision. Jadis, cette localité était renommée dans le domaine de la recherche agronomique ; aujourd’hui, elle est oubliée du monde entier.

Une initiative est en gestation à Kisangani, qui, si elle est suivie à Yangambi, permettra de rapidement construire un Yangambi nouveau, prospère, durable !

Territoire de Beni (Oïcha) : Appel à participation.


Chers habitants de tu territoire de Beni (Oicha), dans le but de continuer à développer notre habitat, notre agriculture et nos mines, EAE ASBL vous propose la valorisation de 4 km de part et d’autre de la route Butembo-Eringeti en y développant une agriculture industrielle et des villas pour tous les ménages. Près de 25.000 ha de champs coopératifs pour combattre :

  1. La pauvreté (apporter la richesse matérielle, financière, morale, spirituelle…) ;
  2. La colonisation (promouvoir les fils du terroir) ;
  3. L’esclavagisme (assurer des salaires justes).

Au programme :

  1. Appropriation de nos terres.
  2. Cultures vivrières et industrielles contrôlées par les autochtones.
  3. Valorisation du travail professionnalisme.
  4. Promotion de l’unité et de l’humanité…
  5. Organisation et contrôle des activités minières dans notre terroir.

Kikwit est mort !


Kikwit: les enseignants menacent de boycotter la rentrée scolaire | Radio Okapi

http://radiookapi.net

Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

La ville de Kikwit est MORTE.  Ceux qui connaissent la géolitique congolaise savent pourquoi et comment.  A la fin des années 80, nous avons visité la ville en déliquescence.  Aujourd’hui, faute de n’avoir combattu, à part l’opération « Bandundu décendez », cet autre combat mal conçu, nos jeunes de Kikwit, tout comme leurs pères, son réduits à leur plus simple expression : il n’ont plus aucun pouvoir.  D’autant plus que le PALU les a, lui aussi, vendus…

Depuis que le mobutisme a résolu de mettre la ville de Kikwit à genou – pour une raison que la jeunesse ignore, très souvent – et que cette ville n’a pas résolu de prendre sa propre défence, rien ne peut y aller dans la bonne direction !
Venant après le pas PALU, qui a déçu plus d’un dans le Bandundu, Kongo ya Sika est le parti politique qui peut redonner à Kikwit sa belle image de jadis par un soutien démocratique du combat pour l’indépendance des peuples opprimés du Bandundu, comme aux autres peuples de notre Congo qui sont mis sous le joug de l’imposture que nous laissons trôner à Kinshasa.
La menace des enseignants, sans capacité ni force politiques de dissuasion, n’apportera pas une solution durable aux problèmes.
Notre proposition est de commencer par la disqualification démocratique de tous les hommes véreux que nous avons commis à la gestion de la chose publique et la qualification de nos vrais leaders pour un Congo véritablement nouveau : le pouvoir de nos peuples récouvré.

Diaspora et économie congolaise


Parlant du développement économique de la RDC et de ce que la diaspora congolaise peut y apporter, il faut penser à la production, au stockage, au transport, à la transformation, à la commercialisation et à la consommation des biens et services dans la RDC même.  Pourquoi ?

Vivant à l’étranger, la diaspora produit à l’extérieur de la RDC, difficilement, à cause du chômage dans les pays d’accueil, surtout dans l’Europe continentale, et des difficultés liées à la reconnaissance des diplômes congolais. Une frange importante de nos compatriotes arrive en occident sans diplôme du supérieur ; surtout parmi les femmes. Ces congolais sous-qualifiés sont contraints de se rabattre sur des travaux manuels, peu rémunérés.  Et même avec des diplômes de graduat, de licence voire même de doctorat en main, plusieurs de nos compatriotes sont contraints à subir l’exploitation économique ; comme certains autochtones d’ailleurs.

Les productions des congolais de la diaspora sont déclarées dans leurs pays d’accueil et ne sont donc pas comptées comme production de la RDC. Quelques rares émigrés du Congo ont des affaires indépendantes, des entreprises, parfois florissantes, dans leurs pays d’accueil. Leur succès n’est pas, lui non plus à porter sur le compte de la RDC. Il est donc difficile de contribuer à l’avancement de l’économie congolaise de cette façon-là.

La contribution de la diaspora à l’économie congolaise est difficilement évaluable, sinon que via les sociétés de fret, aérien ou maritime, et celles de transfert d’argent vers ou de la RDC, dont les congolais ne s’occupent pas encore assez de connaître les activités dans les détails. Les sommes transférées vers la RDC ne sont que très rarement investies dans des entreprises de production. En général, ces transferts servent plutôt à acheter des médicaments pour soigner des malades graves, à subvenir aux frais de mariages ou d’enterrements, à assurer la scolarité des enfants aux parents appauvris par les irresponsables du progrès de la RDC que sont les hommes véreux et sans compétence managériale qui se succèdent au pouvoir à Kinshasa, ou à construire des maisons d’accueil – villas – ou des maison qui permettent de préparer leurs prochains retours au pays, après leur pension en Europe.  Ce qui est une erreur dont nous traiterons plus tard…

Pourtant, la diaspora congolaise peut beaucoup faire pour participer plus intelligemment à l’essor de l’économie de notre chère Congo. Elle peut, combattre, avec succès, la colonisation qui sévit dans le pays et qui le ruine par le pillage des ressources, non seulement naturelles, mais aussi non-naturelles, que signifie cette colonisation. L’engagement de la diaspora sur le front de la production intérieure de la RDC est ce à quoi il faut s’attaquer. Plutôt que d’investir dans des entreprises pesantes de production, de stockage, de transport, de transformation ou de commercialisation et même de consommation de produits et services à l’intérieur du Congo, de manière à accroître le PIB de la RDC, la diaspora se dépense jusqu’ici à perpétuer la culture de la dépendance et ne promeut pas la culture du seul travail bien accompli, qui libère.

La meilleure façon d’aider nos frères du Congo est, ce nous semble, de les aider à créer des entreprises pesantes, à initier des projets de développement local et national robustes. Monter des sociétés viables pour qu’ils aient de l’emploi bien rémunéré et soient ainsi à même de combattre leurs ignorances, leurs incompétences, leurs déficits d’éducation politique. Ce faisant, notre peuple deviendrait fort et politiquement dans les conditions de conjurer la colonisation, la dictature, l’imposture, la trahison, la médiocrité. C’est du fruit de leur travail que nos frères du Congo pourraient alors s’acquitter de leurs obligations : se nourrir, s’instruire, se soigner, se loger, s’équiper. Et non pas se servir de l’argent obtenu sans effort pour survivre et ne jamais apprendre à travailler pour l’avenir de la nation. La situation actuelle favorise la paresse et n’aide pas le pays à aller de l’avant.

Il y a plus. Pour que la diaspora congolaise crée des entreprises pesantes au Congo, elle doit s’organiser. Elle doit fédérer ses ressources. Elle doit quitter son clanisme, son tribalisme son régionalisme pour s’investir dans un esprit capitaliste qui transcende les appartenances familiales, claniques, tribales, ethniques, raciales, régionales, d’origine ; pour s’investir sur la base des intérêts économiques de la RDC. Le bénéfice en terme de construction de l’unité de la nation sera donc énorme et garanti.

Concrètement, plusieurs congolais montent des affaires individuelles à quelques dizaines de milliers d’Euros. Avec ces affaires, ils ne peuvent pas engager de travailleur, mais ils doivent se contenter des services, très souvent mal rendus, des cousins ou cousines, des parents, ou bien, des fils ou filles. À se regrouper par localités, par territoires, par districts, par provinces ou au niveau national, par secteurs économiques, par convictions politico-économiques, les mêmes congolais de la diaspora, pourraient, sans accroissement de leurs mises, monter des affaires à quelques centaines de milliers, millions, dizaines de millions voire-même centaines de millions d’Euros. Dans tous ces cas de figure, ils seraient obligés de créer des emplois qui responsabilisent les leurs qui seraient invités à les occuper suivant des critères stricts fixés par la législation du travail, pour gagner leur vie de la sueur de leurs fronts. Personne ne serait quémandeur ou exploiteur de l’autre. Les colonialistes seraient obligés de céder la place aux fils du pays, progressivement et inéluctablement. Les dictateurs se trouveraient face à des lobbies forts, qui ne supporteraient pas leur existence et les nettoieraient de notre espace politique. Les traîtres actuels ne sauraient plus exister. Obligés de travailler comme les autres, le niveau d’instruction de notre population s’accroitrait rapidement, quelques soient les plans machiavéliques des occidentaux, actuellement dénoncés par la plupart d’entre nous.  Les médiocres se verraient obligés de se former pour échapper à la disette, à la mort, dans une société qui deviendra de plus en plus capitaliste ; s’éloignant du communautarisme négatif actuel.

Voilà, rapidement décrit une stratégie pour aller de l’avant, pour accroître l’impact des initiatives de la diaspora sur l’économie de notre cher pays. C’est pour cela que dans le Projet 2014, nous adoptons pour principe de troquer travail, service quelconque, contre tout à argent envoyer ou envoyé au Congo. Cela nous permet de faire la pédagogie du développement responsable, de contribuer au changement des mentalités, nécessaire, progressivement. Parallèlement, nous encourageons les communautés locales à fédérer leurs ressources pour devenir compétitives un jour face aux géants qui envahissent l’espace économique congolais.  C’est notre projet Coopératives.

GPAU

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From: congocitizen@yahoogroups.ca [mailto:congocitizen@yahoogroups.ca] On Behalf Of RDPC
Sent: lundi 20 janvier 2014 13:14
To: congocitizen@yahoogroups.ca; Hinterland1
Subject: [congocitizen] La diaspora dans le développement économique de la RD Congo

Quels choix pratiques, au profit de la République Démocratique du Congo, par rapport au patriotisme et aux actions politiques de ses émigrants ? Cette interrogation dépasse, à n’en pas douter, la simple approche propre à la diaspora et aux stratégies, ainsi qu’aux initiatives que celle-ci peut impulser de manière efficace par son engagement patriotique.

Il ne s’agit pas du tout question de monter une faction de la population contre une autre, ni de donner tort aux uns et raison aux autres, ni d’ailleurs d’attiser le feu. Mais il est plutôt question d’essayer de relever les faiblesses dans les relations entre la diaspora et le gouvernement, pour pouvoir valoriser et matérialiser davantage les atouts susceptibles de contribuer à l’émergence d’une République Démocratique du Congo solide, sur le plan étatique, et performante, du point de vie socio-économique.

Les inconvénients

L’exclusion d’une certaine catégorie des Congolais du processus électoral, sous prétexte qu’ils vivent en dehors du territoire national, ne cesse de détériorer le rapport entre le gouvernement et ses citoyens ayant émigré. Cette attitude est contraire aux dispositifs constitutionnels – tels que les articles 5 alinéa 3, 12, 50 et 66 – favorables aux droits humains, aux libertés fondamentales, aux devoirs du citoyen et de l’État.

Par ailleurs, sur le plan légal, l’existence du conflit entre les articles 10 et 72 de la Constitution, et le 1er alinéa de l’article 4 de la loi du 12 novembre 2004 relative à la nationalité congolaise, ne cesse d’empoisonner les rapports entre les Congolais de la diaspora et les gouvernants. En effet, les alinéas 3 de l’article 10 et 1er de l’article 72 de la Constitution du 18 février 2006 évoquent le caractère inaliénable de la nationalité congolaise d’origine, tandis que le 1er alinéa de l’article 4 de la loi du 12 novembre 2004 fixe la perte de la nationalité congolaise à l’acquisition de la nationalité étrangère par toute personne de nationalité congolaise.

Deux constats s’imposent à première vue. Primo, il est injuste que les Congolais de l’étranger concernés à la fois par le jus sanguinis et le jus soli puissent perdre la nationalité congolaise d’origine du fait de détenir une citoyenneté étrangère. Secundo, la terre en République Démocratique du Congo appartient aux tribus. Or, personne ne reniera les membres de sa famille parce qu’ils ont acquis une citoyenneté étrangère. Ainsi risque-t-on de s’exposer à des conflits fonciers, au cas où on leur contesterait injustement la nationalité congolaise.

Force est de constater également que l’insécurité à travers le territoire national ne facilite guère la libre-circulation des biens, des personnes et des capitaux, facteur indispensable au développement économique, à la liberté d’entreprendre et d’investir.

Sur le plan des infrastructures, l’enclavement du pays et le déséquilibre territorial, la carence des routes et des outils de communication constituent un handicap considérable quant à l’essor de l’emploi et au développement des activités commerciales. Enfin, la diaspora congolaise, qui plus est variée, n’est pas a minima structurée [lire la suite].

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

© Jolpress

Les miettes pour la RDC


Le défi technologique à affronter est énorme en RDC, pendant que les ingénieurs civils s’y font rares si l’on tient compte des projets à concevoir ou à conduire.

L’espace politique étant pourri, il devient difficile d’espérer tant que rien n’est décidé au niveau personnel et collectif pour préparer le grand changement souhaitable, mais pas encore souhaité.

Que dire dans ce contexte de l’accident ferroviaire du Katanga ?

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[28-04-14 16:24:57] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: De vielles locomotives abandonnées en Australie et déclassées en Afrique du sud rachetées pour tuer les congolais. 
Dans un communiqué conjoint daté du 24Avril 2014,

les organisations de la société civile du Katanga membres de la plateforme pour la promotion et la défense des Droits Economiques Sociaux et Culturels (DESC/RDC) se disent préoccupées par les conséquences résultant de l’accident du train marchandise appartenant à la Société Nationale de Chemin de fer du Congo(SNCC) et accusent l’Etat Congolais, la SNCC et ses partenaires d’être responsables des accidents ferroviaires à répétition au Katanga, causant des pertes en vies humaines et matérielles. Les organisations membres de la plateforme DESC /RDC, dont font partis, Action Citoyenne pour la Bonne Gouvernance ACBG, Centre de Formation et de Promotion de la gouvernance dans le secteur minier CFPG, Centre pour la Justice et la Réconciliation, C.J.R, Humanisme et Droits Humains, HDH., Justicia ASBL, Observatoire Congolais des Minerais Radioactifs, O.M.R.A.C, Nouvelle Dynamique Syndicale, N.D.S accusent l’Etat congolais d’avoir failli à sa mission et le rend responsable de cette situation, par manque d’une politique en matière de transport.
 
Pour rappel, en date du mardi 22Avril 2014 aux environ de 10H00, un train de marchandise de la SNCC en provenance de Kamina, au Katanga et qui se rendait à Mwene-ditu, au Kasaï Occidental, a déraillé. Cet accident est survenu à plus ou moins 7 Km du village Katongola et à plus ou moins 47 Km de la ville de Kamina.
 
Des vieilleries pour tuer les Congolais
 
Selon ces organisations, ce déraillement est survenu à la suite d’un emballement de la locomotive, suite à un excès de vitesse et à la conduite en état d’ivresse du machiniste. Pourtant cette locomotive est l’une de celles acquises par le gouvernement congolais et qui avaient été réceptionnées pompeusement par le Premier ministre, Matata Ponyo à Lubumbashi au courant de l’année 2013.
 
Avec cet accident, ces Ongd se rendent compte que ces locomotives n’étaient pas neuves, mais bien des veilles qui avaient déjà été utilisées en Australie en 1962, puis en Afrique du Sud où elles étaient déclassées. A ce jour le bilan des victimes fait état de plus ou moins 350 personnes décédées sur place et plus ou moins 161 blessées. Parmi les morts, on a dénombré des policiers et des militaires des FARDC, des élèves qui revenaient de vacances, des athlètes et des commerçants.
 
Plusieurs personnes blessées ont succombé par manque d’une intervention d’urgence appropriée. Trois jours après cet accident, des corps sont encore dans les décombres ou coincés sous les wagons, déplorent les signataires de ce communiqué conjoint. Ces organisations de la société civile du Katanga signalent que l’achat des locomotives vétustes, leur manque d’entretien, le mauvais état de la voie ferrée et l’absence de motivation des travailleurs qui totalisent plus de 98 mois sans salaire sont parmi les causes de cet accident mortel. Cet accident est survenu alors que la SNCC a signé u contrat avec société Sud africaine du nom de Vecturis pour l’entretient de la voie ferrée et des locomotives. Elles regrettent de constater que Kinshasa tente de minimiser cet incident en divulguant des chiffres des personnes décédées et des blessées ainsi des circonstances inexactes de son déroulement pour échapper à ses responsabilités. C’est ainsi que ces organisations membres du DESC/ RDC recommandent à Kinshasa de communiquer à la population le chiffre exact des victimes et de diligenter une enquête mixte gouvernement, assemblée nationale et société civile pour élucider les causes et déterminer les responsabilités dans le déroulement de cet accident. Action Citoyenne pour la Bonne Gouvernance ACBG, Centre de Formation et de Promotion de la gouvernance dans le secteur minier CFPG, Centre pour la Justice et la Réconciliation, C.J.R, Humanisme et Droits Humains, HDH., Justicia ASBL, Observatoire Congolais des Minerais Radioactifs, O.M.R.A.C, Nouvelle Dynamique Syndicale, N.D.S exigent révocation du Comité de gestion et le Conseil d’Administration de la SNCC pour mauvaise gestion.
Elles exhortent Kinshasa à décréter un deuil national pour honorer les victimes et indemniser les victimes. Les organisations de la société civile sont priées d’organiser les victimes dans une association pour une action judiciaire contre l’Etat Congolais, la SNCC, le président du Conseil d’Administration de la SNCC et la Banque mondiale.
 
La VSV s’interroge
 
Pour la VSV, cet énième déraillement de train au Katanga avec plusieurs pertes en vies humaines relance avec acuité la problématique non seulement de la gestion de la SNCC en RD Congo mais également celle de la vétusté des locomotives de cette dernière. Pour la VSV, Kinshasa se trouve interpellé et doit en principe tirer les leçons des drames macabres survenus en prenant des mesures efficientes et appropriées concernant le fonctionnement et la gestion de la SNCC, pour sécuriser effectivement les voyageurs et les biens en vue d’éviter dans l’avenir de tels incidents.
 
Il convient de relever que depuis le début de l’année 2013, où des dizaines des personnes ont trouvé la mort suite au déraillement de train dans la province du Katanga, aucune mesure n’est prise pour éviter ce genre de drame. La VSV invite Kinshasa à accélérer l’enquête initiée à ce sujet pour faire la lumière sur ce énième accident macabre en vue d’établir les responsabilités et sanctionner les personnes mises en cause, et ce, conformément à la loi. L’ONGDH invite également Kinshasa à assurer une prise en charge effective des victimes et indemniser ces dernières et/ou leurs familles pour les préjudices subis. Enfin, la VSV exhorte le gouvernement Matata à sanctionner rigoureusement les responsables impliqués dans la gestion calamiteuse de la SNCC et les mettre hors d’état de nuire en prenant des dispositions qui s’imposent pour garantir effectivement la sécurité des voyageurs et des biens par voie ferroviaire et autres voies de communication.