Pour JPCID


[8/18, 17:55]

Pour jcpid, la sorcellerie c’est quand Patrick Gasore, le colonel des FARDC qui a péri, avec sa femme, dans le crash d’un aéronef, à une trentaine de kilomètres de Kisangani, en provenance de Lubutu ; [mais] voit son deuil [est] organisé au Rwanda.

Jusqu’à quand Fatshi Béton aura-t-il écouté nos voix avant de [pour] se décider à nettoyer notre armée de tous les officiers généraux et supérieurs issus des mixages et brassages ?

[8/18, 17:58]

Le général Mugisha, commandant des opérations SOKOLA1, a fait tué la population au centre de la ville d’Oïcha, chef-lieu du territoire de Beni.

[8/18 22:44, GPAU]

Quand dans un État le chef s’érige en potentat, il n’y a pas d’illusion à se faire.  C’est que tout espoir de salut, de liberté,  d’indépendance,de progrès, n’est pas encore permis.  C’est lorsque le peuple s’approprie son destin et trace démocratiquement son avenir, que peut commencer la paix, la justice, le travail et le développement véritable, sûr et pérein.

Le peuple qui se libérera du joug colonial actuel est celui qui sauvera le Congo.  Or, pour l’instant,  tous nos peuples, par paresse et parasitisme, ont choisi la voit de l’esclavage, de la colonisation.

Un pacte de non-belligérance de plus


    RDC–Qatar : Une colonisation qui se perpétue par nous-mêmes !


    [8/8, 23:10]

    [D’un contact WhatsApp]

    « Qatar-RDC : Le pivot géopolitique qui isole le Rwanda et enterre le M23 20 milliards $ en jeu »

    1. Le réalignement stratégique du Qatar : Kinshasa au centre, Kigali marginalisé
    Dans l’échiquier des relations internationales, les alliances se forgent et se défont au gré des intérêts. L’Émirat du Qatar vient d’opérer un virage clairvoyant en s’alignant pleinement derrière la diplomatie offensive du Président congolais Félix Tshisekedi.
    Ce repositionnement n’est pas un hasard : il répond à une logique de realpolitik où le Rwanda et ses relais armés (M23/AFC) deviennent un passif géopolitique, tandis que la RDC s’impose comme un partenaire incontournable.

    2. Le coup d’accélérateur américain : Le M23 classé terroriste, une victoire pour Kinshasa
    La récente résolution du Sénat américain inscrivant le M23 parmi les organisations terroristes (au même titre qu’Al-Qaïda, le Hezbollah ou le Hamas) a scellé le sort du mouvement. Pour Doha, cette décision valide deux calculs :
    Légitimer l’offensive congolaise contre les groupes armés, avec un soutien juridique international.
    Asphyxier les soutiens rwandais au M23, désormais exposés à des sanctions ciblées.
    Le Qatar, en acteur avisé, anticipe la chute inéluctable des dirigeants du M23 et mise sur le camp gagnant.

    3. La diplomatie économique comme arme : 20 milliards $ pour la RDC, un message à Kigali
    Doha ne se contente pas de déclarations : il déploie une stratégie d’influence par l’investissement.
    La tournée africaine de Cheikh Al Mansour Bin Jabor Al Thani (cousin de l’Émir et patron d’Al Mansour Holding) dans 10 pays, dont la RDC, envoie un signal sans équivoque :
    La RDC, priorité absolue avec des investissements directs estimés à *20 milliards $, renforçant son poids régional.
    Le Rwanda, tenu à distance : en finançant massivement Kinshasa, le Qatar sape l’influence économique de Kigali en Afrique centrale.

    4. Une délégation royale pour sceller l’alliance
    Avec une délégation de 19 membres (dont des conseillers royaux et experts émiratis), cette tournée du 13 au 29 août n’est pas qu’une opération commerciale : c’est une manœuvre géoéconomique visant à :

    Consolider les partenariats qataro-congolais (énergie, infrastructures, mines).

    Élargir l’influence de Doha en Afrique, en marginalisant les acteurs jugés instables (Rwanda/M23).

    Conclusion : Le Qatar joue son rôle de puissance pivot
    En soutenant la RDC, le Qatar capitalise sur trois leviers :
    Légitimité internationale (via le vote américain contre le M23).
    Poids économique (investissements massifs comme levier d’influence).
    Isolation ciblée du Rwanda, dont les soutiens aux groupes armés deviennent un handicap diplomatique.

    THE BEST


    [8/9, 09:06]

    GPAU

    Il est temps de regarder la réalité en face : la colonisation ne s’est pas simplement retirée, elle s’est métamorphosée. Aujourd’hui, elle se poursuit par notre propre complicité — nous, Congolais, en sommes devenus les relais inconscients. Il n’y a donc aucune raison de se réjouir.

    Ce moment exige de nous une introspection lucide sur notre destinée et sur celle de nos enfants. Un avenir que nous mettons en péril depuis que nous avons accepté, pour la première fois, les chaînes de l’asservissement. Ce consentement initial à l’esclavage continue de produire ses effets, génération après génération.

    L’intelligentsia congolaise, censée éclairer et guider, semble sombrer dans l’indifférence. Elle a renoncé à son rôle historique, et cette démission morale la rend coupable devant le peuple et devant l’Histoire.

    Puisse-je, à mon humble mesure, contribuer à l’éveil des consciences et à la reconquête de notre dignité.

    COMMUNICATION OFFICIELLE


    Refonder notre indépendance.
    Reconstruire notre souveraineté.

    Congolaises, Congolais,
    Frères et sœurs d’Afrique,

    Depuis 1960, notre pays vit sous le poids d’un mensonge historique : celui d’une indépendance proclamée, mais jamais assumée, ni construite. Ce que nous avons appelé « indépendance » n’était qu’une passation de relais entre maîtres coloniaux d’hier et valets d’aujourd’hui.

    Les peuples congolais, dans leur diversité, n’ont jamais été sérieusement consultés sur le projet de société commun.
    Jamais réunis pour décider librement de leur avenir.
    Jamais associés à une vision nationale issue de leurs réalités et de leurs aspirations profondes.

    À la place, nous avons eu une succession de régimes autoritaires, corrompus ou complaisants.
    À la place, nous avons toléré – parfois élu – des imposteurs, des marionnettes ou des traîtres, qui se sont servis du pouvoir pour maintenir le peuple dans l’ignorance, la peur, ou la division.

    Ce système doit cesser.
    Il ne tombera pas tout seul. Il faut le démonter.


    Le Projet 2014 : une alternative réelle, structurée et souveraine

    Face à l’échec des élites politiques actuelles, le Projet 2014 s’est donné une mission claire :
    offrir une alternative durable, crédible et enracinée, pour la refondation politique, culturelle, économique et éthique du Congo.

    Depuis plusieurs années, en dehors des projecteurs, nous avons ouvert un espace de travail stratégique, un laboratoire de propositions, un cadre d’analyse et d’action destiné à :

    • concevoir un projet de société complet,
    • le tester sur le terrain, dans différentes provinces et communautés,
    • former une nouvelle génération de leaders conscients, compétents et intègres,
    • bâtir les fondations d’une gouvernance post-coloniale, décentralisée, enracinée dans les réalités locales,
    • rompre avec les cycles de dépendance, de domination et de manipulation imposés de l’extérieur… et entretenus de l’intérieur.

    Agir localement. Penser souverainement. Résister éthiquement.

    Nous affirmons que toute tribu, toute alliance locale, tout peuple du Congo qui choisit de prendre en main son espace de vie avec dignité, dans un esprit de liberté et de responsabilité, participe déjà à la libération nationale.

    C’est par le bas, par les communautés vivantes, par le travail concret et la solidarité de terrain, que surgira un nouvel ordre congolais, libéré du centralisme mafieux et de la soumission volontaire.

    Le Projet 2014 n’est pas un parti.
    Il est une structure stratégique pour la refondation.
    Il ne promet ni postes, ni avantages.
    Il appelle à l’éveil, au travail, à la lucidité.


    Un appel à ceux qui refusent la résignation

    Aux Congolais de bonne foi, où qu’ils soient – au pays ou dans la diaspora – nous disons :
    il est encore temps de reconstruire.
    Mais il faut se lever autrement, penser autrement, agir autrement.
    En dehors des mécanismes de trahison qui régissent la scène politique actuelle.

    Le Projet 2014 reste ouvert à tous ceux qui veulent œuvrer sérieusement à une nouvelle fondation nationale.
    Nous ne cherchons pas la majorité numérique.
    Nous cherchons une minorité décisive, disciplinée, visionnaire, capable de penser à 20 ou 30 ans, et non à la prochaine élection.


    Notre indépendance reste à acquérir.

    Nous ne sommes pas encore libres.
    Mais nous pouvons le devenir.
    Par le travail. Par la vérité. Par la rupture avec les impostures.

    Le combat continue.
    Le Projet 2014 reste en marche.


    GPAU Appelle les Ituriens à passer aux actes !



    🕊️ Appel à l’action des peuples d’Ituri – Août 2025

    Frères et sœurs Lendus, Hemas, Alurs, et alliés,

    Nous connaissons nos douleurs. Nous connaissons nos histoires. Nous connaissons les humiliations, les injustices, les violences, les manipulations. Et surtout, nous savons que personne ne viendra réparer à notre place ce qui a été brisé.

    Alors, aujourd’hui, nous nous parlons entre nous. Sans intermédiaires. Sans masques. Sans peur.

    Nous, enfants d’Ituri, portons en nous les cicatrices de conflits anciens — mais aussi la force de les dépasser. Il est temps de prendre en main notre destin, de refuser les récits qui nous divisent, et de reconstruire ensemble ce que la haine a détruit.

    ✊ Ce que nous devons faire, maintenant :

    • Reconnaître les torts, sans chercher à les minimiser ni à les justifier.
    • Écouter les récits de l’autre, même s’ils nous dérangent, car c’est là que commence la guérison.
    • Restituer ce qui a été pris injustement, là où c’est possible, et réparer là où ça ne l’est pas.
    • Refuser la vengeance, car elle ne fait que prolonger la souffrance.
    • Créer des espaces de dialogue communautaire, sans ingérence extérieure, où la parole est libre et respectée.
    • Protéger nos enfants de la haine, en leur transmettant des valeurs de dignité, de vérité et de solidarité.

    🛑 Ce que nous devons cesser immédiatement :

    • La stigmatisation des groupes entiers pour les actes de quelques-uns.
    • L’instrumentalisation de nos douleurs par des intérêts étrangers.
    • La justification des violences par les blessures du passé.

    La paix ne viendra pas des ONG, ni des gouvernements, ni des experts. Elle viendra de nous. De notre courage à dire : Assez ! De notre volonté à bâtir ensemble, malgré tout.

    Nous ne sommes pas condamnés à nous haïr. Nous sommes capables de nous relever. Et c’est à nous de le prouver, par des actes concrets, dès aujourd’hui.

    Ituri ne guérira pas sans ses enfants. Et nous sommes ces enfants.

    Avec détermination et vérité,
    Les protagonistes d’Ituri, unis pour la paix.


    Indépendance véritable et liberté authentique ?



    Pour une indépendance véritable et un avenir libre

    Congolaises, Congolais, chers compatriotes,

    Depuis plus de soixante ans, notre pays vit sous l’ombre portée d’une indépendance inachevée, factice, à vrai dire. On l’a proclamée un 30 juin 1960, dans l’euphorie et la confusion. Mais cette indépendance, imposée, sans souveraineté réelle, sans maîtrise de notre destin, n’a été qu’une transition maquillée — de la colonisation directe à la domination déguisée.  Il faut savoir l’oublier !

    Depuis 1960, que voyons-nous ? Une succession de régimes sans vision, des élites politiques sans projet, des institutions sans légitimité. Nous avons été trahis, manipulés, dominés — non seulement par des forces extérieures, mais surtout par nos propres fils, devenus complices d’un système qui étouffe l’intelligence, tue l’initiative, et broie l’espérance.

    Et pourtant, notre peuple n’a jamais cessé de résister.

    Dans nos villages, nos quartiers, nos cités, des hommes et des femmes se lèvent chaque jour pour construire, cultiver, enseigner, soigner, protéger. Ils ne demandent pas la charité. Ils exigent simplement un cadre juste, digne, libre — un État qui respecte et qui élève, pas un pouvoir qui pille et qui humilie.

    Face à cette classe politique disqualifiée, dont la seule obsession est de se maintenir au pouvoir pour protéger des intérêts privés, une autre voie s’impose.

    Celle de la reconstruction locale, communautaire, indépendante.

    Lorsque chaque territoire, chaque tribu, chaque alliance d’hommes et de femmes de bonne volonté, se mettra debout pour gérer son espace de vie, dans un esprit de liberté, de responsabilité et de justice, alors naîtra une nouvelle souveraineté — enracinée, réelle, démocratique.

    Nous ne devons plus attendre des sauveurs à Kinshasa ou à l’étranger. Ce que nous n’avons pas obtenu d’un État failli, construisons-le depuis nos territoires. Ce que nous n’avons pas reçu de dirigeants indignes, incarnons-le nous-mêmes, à la base, par l’action, la solidarité et la vision.

    C’est le sens du Projet 2014.

    Depuis des années, nous avons ouvert un espace de travail, de réflexion et d’action, pour que les Congolais eux-mêmes, dans leur diversité, élaborent un projet de société. Pas un projet théorique, mais une vision testée sur le terrain, nourrie par les réalités locales, portée par des femmes et des hommes intègres.

    Notre objectif est clair : couper l’herbe sous les pieds des imposteurs qui parlent au nom du peuple, mais agissent contre lui. Offrir une alternative crédible, issue du peuple et à son service.

    Notre combat, ce n’est pas seulement contre la pauvreté ou l’ignorance.

    C’est un combat contre la peur, contre l’hypocrisie, contre la résignation. C’est un combat pour restaurer la dignité de chaque Congolais, pour que plus jamais personne ne soit esclave dans sa propre terre.

    Nous ne sommes pas contre l’unité du pays. Nous sommes contre une unité sans souveraineté, une république sans république, une démocratie sans citoyens libres.

    Il est temps de reprendre la parole, de reprendre l’initiative, de reprendre la terre.

    Congolaises, Congolais, peuples frères d’Afrique,

    Ce combat est le vôtre, il est le nôtre. Si nous ne décidons pas aujourd’hui de ce que nous voulons faire de notre pays, d’autres le feront à notre place, comme hier, comme toujours.

    Mais si nous nous levons, si nous nous organisons, si nous osons penser et bâtir ensemble, alors l’histoire changera.

    L’indépendance véritable commence ici, maintenant, avec nous.


    Projet 2014 et jeunesse congolaise


    Réponse au compatriote Patient – À propos du Projet 2014 et de la jeunesse congolaise

    Cher Patient,

    Ta question mérite le respect. Elle reflète une inquiétude partagée : *où en est le Projet 2014 ? Qu’a-t-il réellement changé ?*

    Mais pour y répondre sérieusement, il faut commencer par se demander :

    *Qu’attendait-on du Projet 2014 ? Quels étaient ses objectifs ?*

    Et surtout : *comment mesure-t-on réellement un “avancement” dans un projet de transformation profonde ?*

    Des fruits invisibles pour ceux qui cherchent le spectaculaire*

    Très franchement, sans le Projet 2014, *la situation du Congo serait aujourd’hui encore plus déplorable*.

    Quelques exemples concrets, sur le terrain :

    * Une femme injustement détenue à Makala a retrouvé sa liberté après deux ans, grâce à notre sans armes.

    * Le projet de société de la *RDC Libre* et celui porté par *Georges Alula Makita*, ont vu le jour grâce à une dynamique issue du Projet 2014.

    *17 familles entières ont échappé à des massacres* à Rutshuru et Kiwanja grâce à notre présence stratégique.

    *Une dizaine de jeunes ont terminé leurs études supérieures*, contre toute attente, avec notre accompagnement.

    * Et dans le Nord-Kivu, *des jeunes affirment avec conviction* que, sans le Projet 2014, il ne resterait aucun espoir pour le pays.

    Est-ce spectaculaire ? Non. Mais c’est *réel, humain, vital.*

    Des chiffres modestes, mais *une rigueur assumée*

    Tu as raison de dire que nos chiffres sont faibles.

    * Pas 50% de ministres favorable au projet 2014, mais à peine 2%.

    * Pas 3.000 rédacteurs du projet de société, mais *trois personnes dont *une seule très active*.

    * Pas 2.500.000 membres dans Kongo Ya Sika, mais *7 membres engagés*, dont je suis souvent le seul à rédiger 50 pages d’analyse et de proposition par trimestre.

    *Mais est-ce là un échec ?*

    Non. Car dès le départ, le Projet 2014 s’est construit *sur la rigueur, la durée et la qualité*, pas sur le populisme ni la masse.

    Notre objectif était clair dès 1999 à Bruxelles : *30 années de préparation*. Nous y sommes à peine à 25 ans.

    *Ce que le Projet 2014 n’est pas*

    Ce que tu sembles attendre du Projet 2014, Patient, ce sont des *aides humanitaires, des financements, des miracles institutionnels rapides.*

    Mais le Projet 2014 ne propose rien de tout cela.

    Au contraire, nous *appelons à la suppression complète de l’aide humanitaire en RDC*. Elle aliène, elle infantilise, elle retarde notre véritable indépendance.

    Et surtout :

    *Nous refusons tout partenariat avec ceux qui déresponsabilisent le Congolais.*

    *Une vision exigeante pour une jeunesse libre*

    La jeunesse congolaise, disons-le avec franchise, *n’a pas encore pris conscience de son rôle historique*.

    Nos ancêtres ont été ont vendus nos parents, nos parents nous sacrifient en votant pour leurs bourreaux, et nous-mêmes, *nous choisissons chaque jour la résignation, la malédiction, l’ignorance, l’incompétence, l’indiscipline et la peur.*

    Mais tout n’est pas perdu.

    Car *chaque jeune peut décider, ici et maintenant, de son avenir*. Il lui suffit de faire un choix :

    * Continuer à subir ?

    * Ou entrer dans la rigueur, l’engagement, la dignité ?

    *Conclusion : Ce que nous semons aujourd’hui nourrit le Congo de demain*

    Dans 4 ou 5 ans, les chiffres vont grimper. Pas par miracle, mais par *la fidélité à notre méthode de travail.*

    Nous avons vu venir l’échec des accords de Washington et de Doha.

    Nous avons semé sur du roc en avertissant Washington comme Kinshasa.

    Et même si je ne suis plus là dans 30 ans, *ma fierté restera d’avoir tenu la ligne*, avec droiture, comme le doit un Alur qui veut se respecter.

    Patient, si tu nous suis vraiment, tu comprendras que *le Projet 2014 n’a jamais été conçu pour faire plaisir.*

    Il a été conçu pour *changer les fondements d’un pays trahi, détruit, abandonné*.

    Merci pour ta critique : elle nous renforce.

    Adresse solennelle au Président Donald Trump



    Monsieur le Président,

    Nous nous exprimons dans l’ombre des rendez-vous de Washington et de Doha, là où les destins des peuples semblent se jouer sans leur consentement. L’heure est grave. L’Histoire retiendra bientôt que les protagonistes de cette tragédie auront été poussés à l’irréparable : le génocide des Ougandais et des Congolais.

    Nous redoutons que votre gouvernement réalise trop tard qu’il s’est associé à ceux qui portent la responsabilité de crimes innommables. Ces alliances pourraient conduire à abandonner le peuple congolais à une souffrance silencieuse, entretenue par des élites corrompues — qu’elles soient au pouvoir ou dans l’opposition — qui se nourrissent de la misère et du sang de leurs propres concitoyens.

    Monsieur Trump, en tant que frère en Christ, nous avons le devoir de vous interpeller : nul chrétien ne saurait s’associer à ceux qui fomentent des meurtres au grand jour. L’enrichissement personnel bâti sur la trahison des siens est un péché grave. Nous vous avons averti : la justice divine n’est pas aveugle, et elle ne tolère pas l’indifférence devant le mal.

    Nous espérons que vos choix futurs seront guidés par une conscience renouvelée, attentive au cri des opprimés. L’Histoire peut encore s’écrire autrement — avec justice, vérité et compassion.


    URGENT ! URGENT! ATTAQUE TRES MEURTRIÈRE DES TERRORISTES ADF-NALU A KOMANDA SUR LA ROUTE BENI-BUNIA

    Les ADF viennent d’égorger une trentaine des membres de la Croisade Eucharistique qui étaient en session dans la salle cartas a KOMANDA, d’autres corps des civils seraient aussi dans les champs d’où le bilan pourrait s’alourdir.
    L’attaque est survenue dans la nuit du samedi à ce dimanche 27 juillet 2025.

    Des zélateurs et zélatrices, secrétaires et cérémoniaires viennent d’être massacrés à la machette.
    Les opérations SHUJAA FARDC-UPDF Sont en cours dans cette région.
    Quelques personnalités qui sont cachées a BENI, MAMBASA, IRUMU qui tirent profit dans ces massacres sont en train de chercher à saboter ces opérations pour tenter de décourager la population a collaboré avec les autorités compétentes.

    Nous continuons une enquête très rigoureuse pour dénicher les ADF en
    veste et en tenue militaire qui continuent à contrecarrer les opérations FARDC-UPDF.

    CMM, Activiste de droits humains

    Les guerres entre frères !


    Sur terre, beaucoup de peuples sont en guerres les uns contre les autres. L’expérience montre que ces guerres se rapportent bien souvent à des luttes entres « frères ». Existe-il une explication à ce phénomène ? Si du moins je suis dans le bon !

    Oui, tu es dans le bon — tristement dans le vrai. L’histoire humaine regorge de conflits entre peuples proches, parfois même issus d’une même souche culturelle, ethnique, religieuse ou géographique. Ces « guerres entre frères » sont bien connues et ont plusieurs explications. Explications à la fois historiques, psychologiques, politiques et symboliques.

    Voici quelques pistes d’explication :


    1. La proximité nourrit la rivalité

    « Il n’y a pas de haine plus tenace que celle entre frères. » — Proverbe commun à plusieurs cultures.

    Les conflits les plus violents surviennent souvent entre groupes proches, car :

    • ils partagent une histoire commune chargée de blessures non guéries ;
    • leurs différences, aussi minimes soient-elles, prennent une signification symbolique exacerbée (langue, religion, statut politique, etc.) ;
    • la rivalité pour des ressources est d’autant plus forte qu’on se sent en « concurrence directe ». Les ressources peuvent être celles du pouvoir ou de la reconnaissance.

    Exemples :

    • Hutus et Tutsis au Rwanda : deux groupes historiquement proches, mais divisés par des constructions politiques et coloniales.
    • Israël et Palestine : deux peuples sémites, enracinés dans la même terre, revendiquant la même histoire sacrée.
    • Corée du Nord et Corée du Sud : un même peuple divisé artificiellement par la géopolitique.
    • Conflits interethniques ou intra-tribaux en Afrique : les tensions sont souvent plus vives entre ethnies voisines qu’avec des groupes lointains.

    2. La logique du « frère ennemi » ou du double

    En psychologie et anthropologie, il existe une théorie appelée « la rivalité mimétique » (René Girard), selon laquelle :

    • ce n’est pas la différence, mais la trop grande ressemblance qui engendre la violence ;
    • plus deux personnes ou groupes se ressemblent, plus ils désirent la même chose — et donc entrent en conflit.

    C’est le mythe de Caïn et Abel, de Romulus et Rémus, de Jacob et Ésaü. Le frère n’est pas seulement l’égal, il est aussi le miroir, donc un rival existentiel.


    3. La division par des intérêts extérieurs

    Beaucoup de conflits entre « frères » sont aussi attisés ou instrumentalisés par des puissances extérieures qui :

    • exploitent les divisions internes pour affaiblir un peuple ou en tirer profit ;
    • redessinent les frontières (colonisation, traités arbitraires, accords géopolitiques) sans respect des affinités historiques ou culturelles.

    Exemples :

    • La partition de l’Afrique (Conférence de Berlin, 1884–1885) a fracturé des peuples et créé des frontières artificielles.
    • La division de l’Inde et du Pakistan a transformé des communautés proches en ennemis héréditaires.
    • Au Congo ou ailleurs, des groupes armés dits « communautaires » sont souvent manipulés par des intérêts économiques ou politiques, locaux et étrangers.

    4. Une guerre intérieure projetée à l’extérieur

    Parfois, ce sont des conflits internes non résolus qui s’extériorisent dans une guerre fratricide. Un sentiment d’injustice, des blessures identitaires, inégalités, etc. Ce sont des peuples en souffrance, qui se cherchent eux-mêmes. Cependant ils n’ont pas de lieu de médiation ou de réparation.


    En résumé

    Les « guerres entre frères » sont souvent les plus cruelles parce qu’elles mélangent :

    • la proximité (ceux qu’on connaît trop bien),
    • la blessure historique (ceux qu’on n’a jamais pardonnés),
    • la manipulation extérieure (ceux qu’on laisse nous diviser),
    • et la douleur intérieure (ceux qu’on voudrait être, mais qu’on n’arrive pas à devenir).

    Léonce Akilimali : Un plaidoyer pour le Nord-Kivu.


    LETTRE OUVERTE

    À Mesdames et Messieurs les Agents et Représentants de l’État affectés dans la région de Beni.

    Objet : Le cacao de Beni – Une résilience trahie, un peuple abandonné, une fiscalité inhumaine.

    De : Léonce Akilimali
    Chercheur – Acteur communautaire – Porte-voix de Beni
    Beni
    Nord-Kivu
    📞 +243 998 811 841
    📩 leonceakilimali9@gmail.com


    Mesdames, Messieurs,

    Je vous adresse cette lettre non comme une plainte ordinaire, mais comme le cri profond d’un peuple qu’on refuse d’écouter. Ce message ne s’inscrit pas dans le cadre protocolaire des correspondances administratives ; il est le fruit d’une indignation lente, douloureuse, accumulée au fil des enterrements sans fin, des récoltes ruinées, et des espoirs systématiquement trahis.

    Beni n’est pas une simple localité de la République. C’est une plaie ouverte que l’on regarde cicatriser seule, puis que l’on vient ponctionner sans vergogne, comme si elle n’avait pas déjà tout donné.


    Une terre meurtrie qui nourrit encore

    Au cœur de l’horreur et du chaos, Beni n’a jamais cessé de produire. Non par miracle, mais par héroïsme. Nos paysans, nos femmes, nos jeunes, ont continué à semer et à récolter, dans la peur, dans le silence, dans l’oubli. Le cacao, fruit de cette persévérance, est devenu bien plus qu’un produit agricole. C’est un symbole de dignité. Un dernier souffle de vie. Une promesse de renaissance.

    Mais à peine avons-nous commencé à nous relever que c’est l’administration de notre propre État qui nous écrase. Non pas par la brutalité armée, mais par une machine fiscale froide, rigide, déconnectée du terrain, et parfois plus paralysante que les groupes armés eux-mêmes.


    Ce que vous exigez de nous : un inventaire d’absurdités

    Voici ce que vous imposez à nos producteurs, sans état d’âme :

    • Des certificats de l’ONAPAC, alors qu’aucun encadrement technique n’a jamais atteint nos collines.
    • Des contrôles de l’OCC, alors que ses agents disparaissent à la moindre alerte sécuritaire.
    • Des droits exigés par la DGDA, dans une région où ce sont les groupes armés qui contrôlent les axes d’exportation.
    • Des autorisations de la Banque Centrale, dans une zone où le moindre guichet bancaire relève de la science-fiction.
    • Des documents du *Commerce extérieur, de l’Industrie, de la *DGRAD, aux formulations incompréhensibles pour ceux qui n’ont que la machette comme crayon et la terre comme cahier.
    • Des prélèvements tels que l’IPR, l’IBP, et toute une litanie de sigles froids, désincarnés, indifférents à notre réalité.

    Ces démarches ne sont pas des politiques publiques : elles sont devenues des pièges administratifs, des murs invisibles, des machines à exclure et à décourager.


    Où étiez-vous quand nous avions besoin de l’État ?

    Où étiez-vous quand les ADF massacraient nos enfants ? Quand des femmes mettaient au monde dans les forêts, en fuite ? Quand nos villages brûlaient et que nos routes devenaient des pièges mortels ?

    Nous avons pleuré seuls. Nous avons enterré seuls. Nous avons reconstruit seuls.

    Et maintenant que nous produisons *malgré tout, que nous survivons **sans vous, vous venez non pour nous soutenir, mais pour nous **surveiller, nous **taxer, nous *culpabiliser.


    Une fiscalité sans légitimité morale

    Vous réclamez des recettes, mais vous n’avez rien semé. Vous nous exigez des déclarations, mais vous ne nous avez jamais accompagnés. Vous nous parlez de normes et de textes, alors que vos administrations ne descendent jamais sur le terrain.

    Vous récoltez sans avoir protégé. Vous percevez sans avoir investi. Vous sanctionnez sans avoir écouté.

    L’agriculteur de Beni est devenu, dans le regard de ses propres autorités, *un suspect permanent, **un contribuable sans citoyenneté, *un survivant réduit au silence.


    Ce que nous demandons, c’est la justice

    Nous ne mendions pas. Nous ne fuyons pas nos responsabilités. Nous demandons simplement que l’État reconnaisse la souffrance de sa population et qu’il cesse d’agir comme une puissance étrangère dans nos propres champs.

    Voici ce que nous appelons de nos vœux, avec gravité mais aussi avec espoir :

    1. La suspension immédiate de toutes les tracasseries fiscales et administratives dans les zones sous état de siège.
    2. La présence effective sur le terrain des services agricoles, commerciaux et douaniers, avec une approche d’accompagnement, non de répression.
    3. L’harmonisation, la simplification et la réduction des taxes liées à la production et à l’exportation du cacao, pour favoriser une filière transparente et compétitive.
    4. La fin des barrages routiers illégaux, véritables rançons institutionnalisées sur nos axes de transport.
    5. La reconnaissance officielle du cacao de Beni comme filière stratégique nationale, levier de reconstruction, de paix et de fierté.

    Le peuple de Beni n’a pas besoin de discours. Il a besoin de respect.

    Si vous n’êtes pas venus à nos funérailles, venez au moins à notre moisson. Non pas pour la spolier, mais pour la protéger.

    Ce peuple, que vous croyez vaincu, est encore debout. Mais il ne tiendra pas éternellement face à une double violence : celle des armes et celle de l’indifférence institutionnelle.

    Je vous écris au nom de ceux qui n’ont plus de voix, de ceux dont les mains parlent plus que les lèvres, de ceux qui ont fait du cacao un cri silencieux, une offrande de paix, un acte de foi en l’avenir.

    Que cette lettre ne reste pas lettre morte. Elle parle pour des milliers. Et elle attend des actes, pas des signatures.

    Léonce Akilimali
    Chercheur – Porte-voix communautaire
    Beni, Nord-Kivu
    Le 25 juillet 2025