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Vecteur de la culture…


Chaque langue véhicule une culture suus-jacente. Tout le monde l’affirme, mais peu sont ceux qui en tirent les conséquences. Étant donné que toutes les cultures ont des tares à éviter et des valeurs à intérioriser, il importe désormais que chaque citoyen se dresse un plan personnel d’éducation ; la plupart de nos États se montrant démissionnaire dans une plus ou moins grande mesure.

La famille, cellule dans laquelle le citoyen apprend en première instance une culture – familiale et pas nécessairement nationale – est donc le lieu privilégié ou se transmet ou pas, efficacement ou insuffisamment, les TARES et les VALEURS. Certains États, voulant bien faire, finissent par embrigader les familles, les soumettre au dictat de leurs potentats : ce sont notamment les pays communistes et dans une mesure significative, les Républiques. De tous ces États finissent par sortir de véritables monstres. Le Congo, mon pays natal, est entré dans la politique, dans le giron, des pays communistes, insidieusement pour ceux qui se refusent d’ouvrir leurs yeux pour rester dans leurs zones de confort, et les effets sont là. Plusieurs d’entre nous nous apparaissent comme meconnaissables. En réalité, la racine du mal est lointaine : le refus de l’État de droit qui commença, dans le cas d’Israël par exemple, par limitation des peuples voisins : l’adoption de la royauté au mépris de la théocratie assurée par les juges…

En acceptant L. D. Kabila, « imposé » par les occidentaux, dans le mépris total de nos conseils, les congolais que nous sommes, tout comme les occidentaux, les rwandais et autres, qui nous accompagnirent, nous embarquâmes, ensemble, pour la destination « guerres et pauvreté ».

En effet, le 23 décembre 2018, ne sera plus selon nous ce que d’aucuns espèrent, au Congo comme dans l’Occident… Nous allons vers des guerres plus meutrières pour tous ! Comment le savons-nous ou mieux, comment le sentons-nous ?

Primo, les congolais ne sont pas tous dupes. Une minorité dans notre gente et une majorité de la gente occidentale savent que l’Occident soit « inhumain », « non-civilisé » et que le Congo se trahit, depuis bien avant l’époque colonial déjà.

Secundo, la culture qui domine au Congo aujourd’hui s’apelle le soulèvement populaire.

Du sang coulera encore, beaucoup, à flot pour assouvir les vampires. Ce sang ne coulera pas qu’au Congo : tous les pays occupés par les vecteurs des tares culturelles seront surppris.

L’une des questions qui se posent à nous est donc : quelles tares et quelles valeurs véhiculent les langues qui sont nôtres ? Les connaissons-nous, les maîtrisons nous réellement ?

PNC et FARDC


Plusieurs de nos compatriotes comptent encore et toujours sur la PNC et les FARDC désormais devenues des intruments aux mains de l’imposture. C’est le résultat de l’abrutissement de notre peuple par le lumubisme, le mobutisme et le ld-kabilisme qui ont tous, pareillement, tuer l’éducation des citoyens de notre pays.

En effet, tous ces régimes ont considéré la police et l’armée comme une poubelle où devaient être jetés tous les congolais jugés bons à rien d’autre, par eux ! Le résultat est une police et une armée majoritairement constituées d’ignares, de paresseux physiques et mentaux, de délinquants sexuels, d’inciviques de toutes sortes, d’ivrognes, voire-même de faiblars et de lâches viceraux…

Plusieurs officiers se sont élevés contre cette situation, héritage de la colonisation, qui envoyait à l’armée et à la police, prioritairement, les congolais considérés comme incultes, manipulables et dociles. Leur minorité – de ces officiers – a facilité leur muselement par les dictateurs et les imposteurs qui ont, eux aussi, besoins d’une police et d’une armée peuplés de faibles d’esprit, de dociles, d’aliénés ; comme dans toutes les republiques du monde entier. Ne dit-on pas que le policier et le soldat doivent être méchants et brutes comme un chien de garde ?

Notre politique de sécurité et de défense divorce totalement d’avec ce schéma colonial, républicain, archaïque, ségrégationiste. La vision que nous proposons aux congolais aujourd’hui est plutôt celle d’une police et d’une armée où un graduat sera le minimun attendu du fatassin et du policier ; et, où une licence sera exigée avant d’accéder au rang du sous-officier ; tandis que, le lingala cessera de ce fait d’être la langue de l’armée et de la police. Celles-ci devront apprendre l’anglais, le francais et le portugais jusqu’au niveau 800 sur une échelle de 1000.

Cette façon de faire, pensons nous, nous permettra de mieux gérer notre défense contre les envahisseurs potentiels et la sécurité de nos citoyens et de leurs biens. En même temps, cette politique effacera l’injustice qui consiste à imposer à certains congolais une langue qui n’est pas leur, par le biais de ceux-là même qui sont censés les protéger, les défendre et les sécuriser. Ce faisant, nous permettrons également au Congo de mieux maîtriser la question linguistique qui jusque-là a été résolue au désavantage du congolais. En effet, plusieurs de nos licenciés ratent des opportunités professionnelles après avoir investi plus de 6 ans dans l’anglais sans en maîtriser les bases en même temps que nous sommes mal préparés à communiquer, efficacement, avec nos frères anglophones et lusophones !

Autodéfense ou exil…


La machine électorale est elle une supercherie politique, une oeuvre de l’imposture ?

Comment lutter pour un état de droit sans pour cela trahir son souci pour la démocratie ?

[3/26, 01:31] PMB :

https://www.facebook.com/journaliste.ilunga/posts/1379628478850279

[3/26, 10:36] GPAU :

Cette démonstration, si elle en est une, n’est pas le plus important, mais bien ce que nous congolais en faisons.
Aller aux élections avec des tricheurs et assassins, qui doivent être jugés pour leurs forfaits est en soit une haute trahison. Pourquoi réfléchissez-vous aux machines que bien de congolais n’ont jamais vu de toute leur vie ?

La solution aujourd’hui à la crise congolaise est, pour tout patriote, le choix intelligent entre l’autodéfense et l’exil… Si la majorité d’entre nous choisit la trahison, vius ne saurez pas lui résister. Ce qui est jusque-là le cas.

Trahison ou irresponsabilité ?


Plusieurs d’entre nous courent derrière les élections du 23 décembre 2018.  Certains, ont sans doute prix le chemin de l’Église pour atteindre leur objectif.  D’aucuns se posent la question de savoir ce que tout cela signifie.  Pour les uns, il est question d’en finir avec Kabila, dont ils sont sûrs désormais qu’il soit un vilain imposteur, soit un grand traître.  Pour d’autres, c’est l’accomplissement d’un devoir civique : élire leurs leaders pour avoir leur part du gâteau à la prochaine législature.  Pour une petite frange de congolais pourtant, dont nous faisons partie, ces élections sont une malédictions ; y participer est un acte de trahison grave de la nation ou d’irresponsabilité sans nom vis-à-vis au devoir que nous avons tous de protéger nos compatriotes, nos frères humains.  Auquel des saints doit se vouer aujourd’hui le congolais et pourquoi ?

Notre frère Honoré Ngbanda a fourni une réponse qui nous semble des plus raisonnables, claires et convaincantes.  Si les élections pouvaient délivrer, à elles seules, nous sérions déjà délivrés en 2006 ou encore en 2011 ; Kabila ne serait plus président de la RDC, nous n’aurions probablement pas la forme d’insécurité et de pauvreté du plus grand nombre que nous connaissons ou assumons aujourd’hui.  Tout congolais, qui a de la jugeote, sait, connait que Kabila ne veut pas respecter les congolais.  Son seul désir est de les assujettir à souhait, pour enrichir son clan ; et, pour s’assurer la survie de sa gente, tant que cela sera encore possible.  Notre égoïsme, notre peur et notre idolâtrie font la réussite de son projet et l’échec des nôtres.

Quelques congolais particulièrement irresponsables, vicieux et dangereux n’ont pas vu que Kabila soit arrivé au pouvoir par un coup d’Etat constitutionnel, qu’il ait tripatouillé en 2006 et en 2011, qu’il ait bloqué le processus électoral en 2016, qu’il ait violé tous les accords auxquels il était partie prenante.  D’autres, tout aussi méchants que les premiers, se taisent face au mal : l’insécurité grandissante, l’appauvrissement au sens large du terme du plus grand nombre et la décimation au grand jour de nos populations, sous la barbe blanchie artificiellement de Kabila.  Il ne sont donc plus excusables, ces faux compatriotes, toujours bien vêtus, mais qui sont de véritables loups vêtus de peaux d’agneaux dans la bergerie congolaise.

La triste réalité est que tous, sans exception et sous aucun prétexte, ne peuvent plus prétendre avoir du respect pour la vie du Congo.  Demain, comment pourront-ils implorer le pardon du Très Haut, lorsque dans sa justice, ce dernier nous réclamera à nous tous le sang des congolais que nous versons ou que nous laissons couler aujourd’hui ?

Jeune et respectueux.


[3/24, 22:35] David UNG’YERTHO BIRWINYO WONYALYENGA: Mon grand frère ; avec tout le respect que je vous dois je voudrais que nous puissions parlé des choses que peuvent réellement construire notre et non de Moïse katumbi qui a été élus député de katanga, gouverneur, … Sous nos yeux nous tous. Si vous avez un plan claire et elocant, presenté nous ce plan pour sauver la RDC.


[3/24, 23:03] Paluku-Atoka Uwekomu: Tu me dois du respect en effet ; mais, l’as-tu dans les faits ? As-tu as déjà parcouru tout mon site, David ?
http://projet2014.com
Je ne vois pas de commentaire d’ituriens au bas des pages ni des articles.
Est-ce par ignorance, par désintérêt ou par mépris ? Moi, comme leader, je vous indique la voie qui mène à la paix et à l’enrichissement. Mais je constate que vous, vous aimez la pauvreté de la population, le socialisme, la rébellion, les bricolages politiques, comme les tokachini. Ce que j’ai appris de mes pères, qui m’a convaincu, ce n’est pas ce que je vous vois aimer ni faire.
Quelle doit être mon attitude à votre égard ?
Je vous explique que les élections des bandits politiques de Kinshasa ne feront pas notre affaire, notre avenir ; vous les suivez en réponse. Je vous dis les chefs tokachini ne feront que piller l’Ituri ; vous les acceptez partout dans notre terroir et vous laissez les étrangers exploiter notre or, notre pétrole, tout ce qui est précieux dans l’Ituri…
David : le christianisme, le capitalisme et la démocratie ne vous disent rien. Je vous laisse découvrir votre erreur le 1er janvier 2019, à moins que vous vous ravisiez dans les 9 mois qui nous séparent du 23 décembre 2018.

Bien à toi.

La provoque !


Nous pensons que pour les lendu pitsi, ce qui vient de se passer soit de la provoque, pure et simple.

Quant aux enquêtes de l’imposture, que peut-on en attendre ? En lisant bien l’article pointé ci-dessous, on comprend bien que tout soit fait pour cacher la vérité qui est déjà connue.

Nous allions oublié l’essentiel : c’est de dire nos condoléances, étant particulièrement attristés, au peuple lendu que l’on a pas encore arrêté d’humilier et que l’on veut maintenent décimer, visiblement !

Personnellement, nous prions tous les ituriens à faire bloc pour dire non à toutes ces manoeuvres qui visent ultimement à nous dépouiller du peu qui nous reste encore. À qui profite nos richesses ? Combien de temps accepterons-nous que ce soit toujours des étrangers à l’Ituri qui profitent de nous ?

Pour l’histoire, rappelons que c’est l’armée peeper (pipa) et les soldats katangais qui nous délivrèrent des molelistes au prix de leur sang en 1966. Or, qui formaient cette efficace et courageuse armée peeper, si ce n’étaient pas justement nos frères lendu et particulièrement les lendu pitsi ?

Tout l’Ituri a le devoir moral, et non pas le loisir, de voler au secours des lendu pour que loin de nous s’enfuit l’ennemi que nous connaissons très bien, mais que nous cajolons ! Si cela n’est pas fait, à quoi nous sert-il de nous appeler faussement frères ? Jusques à quand accepterons-nous que les lendu soient tout le temps humiliés ? Ce n’est pas assez que de les avoir traités et de continuer à les traiter en esclaves pendant des sciècles ? Comment attendons-nous être bénis de Dieu en nous montrant méchants de la sorte ?

Pour notre part, nous engageons Mahagi et Irumu, en premier, de démontrer sa solidarité avec les lendu de Djugu que nos territoires jouxtent. Aru et Irumu ont tout intérêt d’appuyer une telle démarche qui, nous en sommes persuadés, dissuaderons ceux qui attendent battir leur lendemain sur le sang de l’iturien en général et du lendu en particulier.

http://www.kinshasatimes.cd/djugu-un-chef-lendu-abattu-par-des-hommes-armes/

De notre Belgique, nous reiterons notre un vibrant appel à tous les congolais en général, aux ituriens et lendus en particulier, pour se lever et combattre, jusqu’à la victoire, l’imposture de Kabila qui fait tout pour nous dominer, par défi !

Qu’est-ce qui est grave ?


DDAM
CONGOLAIS REGARDEZ CECI ET DITES QUE NOUS SOMMES DES HUMAINS !!! Visionnez attentivement la déclaration de cet individu avant qu’il soit traître comme le vieux à son tour. Visionnez sa nouvelle déclaration comme premier ministre. Vous remarquerez combien le est un animal inconsciemment idiot comme nous appellent les Rwandais. La CENCO est elle vraiment un oiseau de bonne augure ? Mon peuple meurt de son ignorance et son amour d’argent facile…
Graphèle
En clair, tous ceux qui marchent avec lui sciemment sont des traîtres comme lui !
DHP

C’est très grave !

Graphèle
Que veux-tu dire par là de particulier ?
Je pensais que tout ce qui se passe au Congo soit grave depuis la nuit des temps !
  1. Esclavage.
  2. Colonisation.
  3. Dictature.
  4. Imposture.
  5. Décimation des populations.
  6. Sacrifice d’avenir d’enfants.
  7. Exil.
  8. Déliquescence de l’enseignement.
  9. Complicité populaire.
  10. Pillage de ressources.
  11. Spoliation de mœurs.

 Tout n’est-il pas grave pour toi depuis que tu es né ?

Terreur en RDC !


La terreur qui règne en RDC, depuis la rébellion des molele, des simba, continue, va croissante.  C’est le cas d’un groupe Facebook où une des nos intervention à semer la panique.  Une panique qui traduit la terreur dans laquelle vit le congolais vivant à l’intérieur de la RDC.  Si donc, nous congolais, accordons des sursis à J. Kabila, en espérant ainsi préparer l’avènement d’un état de droit au Congo, c’est tout simplement que nous prolongeons la naïveté de nos pères.  Cette irresponsabilité de nos pères fait que toute notre jeunesse soit désormais sans avenir.  Même si J. Kabila devait partir avant ou le 23 décembre 2018, plus rien ne pourra réparer le mal commis.  Nous sacrifions nos enfants à l’hôtel de l’imposture voici bientôt 21 an déjà, après l’avoir livrée à la dictature de Mobutu et à la sauvagerie des lumumbistes.

Quant à l’incident du jour : suivez !


Graphèle

Pour un travail de groupe qui contribue à avancer le pays, pourrions-nous travailler par objectifs ?
Discuter une question à fond, passer à la suivante ; tout en partageant l’actualité nationale et internationale, bien entendu !
Par exemple, je propose que nous discution de « la pertinence des élections du 23 décembre 2018« .
Nous pourrions aussi traiter de « les critères d’éligibilité des candidats présidents« , d’une manière très générale, sans pointer du doigt l’un ou l’autre candidat en lice.

La conséquence de cette proposition ne tarda pas : PTT et CM ont quitté le groupe.  Quant à la courageuse Aminata, elle réagit immédiatement.

Aminata

Pas possible de ne pas pointer… Ca fait partie des analyses qu’on peut apporter

Graphèle

Pas possible de ne pas pointer ? Tout dépend de ce qu’on attend par pointer ! Je sais parler de tous les maux politiques du Congo sans explicitement citer personne. Quand je parle de la dictature, de la médiocrité, de la trahison, de l’imposture, de l’incompétence, de la cruauté, de la bestialité ou de la corrumption, chacun voit de qui je parle en fonction de sa compréhension de ces concepts. Et même quand je parle du lumumbisme, du mobutisme, du kabilisme, du josephisme ou d’on ne sait quel autre système ou courant politique, je ne cite personne ; mais chacun comprend, voit, selon sa compréhension et selon mon explication éventuelle, de quoi je parle, sans que je ne cite personne…

Voyons ce que pensent les autres, pendant que certains quittent déjà !😜

Floué, amusé, malmené ?


Occident-RDC : qui est floué, amusé, malmené ?

L’Occident est-il floué, amusé ou malmené par la République Démocratique du Congo ?  Pourquoi et avec quelle conséquence pour les parties ?  Pourquoi est-il essentiel d’avoir des réponses à ces questions par le temps qui court ?

La complicité de l’Occident dans le malheur congolais – l’insécurité et la pauvreté du plus grand nombre – est l’une des thèses qui suscitent beaucoup de débats parmi les congolais de l’opposition au régime de Kabila que nous combattons chacun à sa manière, avec comme conséquences, des échecs répétitifs.  En effet, les uns pensent que l’Occident soit la main noire qui tirerait sur les ficelles de la marionnette Kabila et d’autres dictateurs du continent africain, dans le but d’avoir la mainmise sur les richesses du continent qu’il regrette d’avoir cédé aux africains en leur « octroyant » l’indépendance.  D’autres estiment que l’africain se trahisse lui-même et ne veuille pas reconnaître ses fautes et la rejette tout le temps sur l’Occident qui ne serait que dans la logique normale de son enrichissement.

Puisque notre lutte ne peut véritablement être victorieuse que lorsque nos analyses sur les causes de nos malheurs se rejoignent, nous nous devons de résoudre les contradictions qui règnent entre les membres de l’opposition.  Qui nous appauvrit véritablement ?  Est-ce Kabila et ses ouailles ou nous même avant tout par notre prétende paresse et égoïsme « congénital » ?

Bien avant l’arrivée des esclavagistes arabes, nos peuples vivaient en inimitié pour certains d’entre eux.  Certains étaient esclaves d’autres étaient des maîtres.  Ces périodes connurent leurs tueries que d’aucuns croient utiles d’occulter : tantôt pour jouer le malin, tantôt par pudeur, par gêne, par culpabilité…  Ces inimitiés continuent encore jusque ce jour ; tel dans les Kivu, l’Équateur, le Bas-Congo,  et l’Ituri.

Quoi qu’il en soit, les méchancetés, les trahisons, les hypocrisies sous-jacentes, profitent aux ennemis du nouvel État, la République Démocratique du Congo, qui, brusquement, demanda lui aussi d’avoir son indépendance de la Belgique qui la lui accorda.  Parti d’une base ainsi faussée, le Congo et la Belgique ne pouvaient que ne pas s’en sortir.  Pour le premier, quelle erreur que de demander son indépendance plutôt que de prendre son indépendance.  Pour le second, quelle erreur que d’accorder une indépendance hypocritement que de renoncer, de sa propre initiative, à son exploitation lâche et inhumain du faible que soi.

Niaiserie, complaisance, barbarie, hypocrisie et bien d’autres choses semblables sont donc à la base de la confusion dans laquelle vivent occidentaux et africains, colonisateurs et colonisés, d’hier et d’aujourd’hui et très probablement de demain encore.  Pour bien connaître qui est floué, amusé ou malmené, d’entre l’Occident et la RDC, il ne faut pas aller loin : il suffit de voir qui joue le niais, le méchant ou l’hypocrite.

Police nationale, police locale.


D’aucuns avaient cru que le mobutisme avait réuni le pays, pendant que nous affirmions le contraire.  Presque tous nos condisciples du secondaire, puis ceux de l’université nous prenais pour un petit fou.  Avec le temps, lentement, mais par la force des choses, quelques congolais commencent à nous donner raison, à postériori.  Gloire soit rendu à Dieu.

Quand L. D. Kabila a pris le pouvoir, il était difficile de faire comprendre à nos compatriotes que nous avions-là à faire à une autre dictature.  Même dans l’Occident, il n’était pas de bon aloi de tenir un discours défavorable à Kabila, dans certains ministères des affaires étrangères.  Ce n’était pas seulement pour des raisons d’état ; mais aussi par conviction qu’avec lui, les congolais se sentiraient mieux.  Il n’a pas fallu de beaucoup de temps pour que certains esprits se ravisent : avec retard, ici aussi.

Avec J. Kabila Kabange, certains compatriotes découvrent, avec 53 ans de retard, que le pays soit encore mais uni qu’à l’époque colonial.  S’il est vrai que le congolais circule d’un bout à l’autre du pays « sans se tracasser de son origine » il n’en reste pas moins vrai cependant que les velléités patriarcaux, claniques, tribalistes, ethniques, linguistiques et de diverses alliances dirigent les affaires dans le pays.  Jusque aujourd’hui, il faut avoir un « frère » dans le bureau pour avoir facilement un document, pour accéder tout de go à un poste voire-même aux études.  Les églises sont autant corrompues que les entreprises publiques que privées.  Bref, le Congo reste encore divisé, bien plus fragmenté qu’il ne le laisse paraître aux peu perspicaces.

Le népotisme bat donc son plein.  Les pouvoirs qui se succèdent au Congo, non fondés sur des idéologies politiques, mais battis sur des velléités hégémoniques de quelques groupes sociaux, utilisent même la police nationale pour rouler dans la farine notre peuple niais.

Dans l’Ituri par exemple, le pouvoir de Kinshasa envoie aujourd’hui des inconnus à l’Ituri pour tuer, égorger, décimer afin de réaliser des affaires moches avec quelques multinationales qui misent sur le sous-développement mental de l’Iturien.  L’armée et la police y sont donc utilisées pour museler les populations qui réclament, curieusement, le secours auprès de ses bourreaux.

Pour les quelques rares ituriens qui ont compris le jeu, la solution du problème reste la grande difficulté.  Nous avons proposé, depuis 2014, l’indépendance des états à créer sur la base de nos affinités culturelles.  Nous avons, dans ce cadre, pour résoudre le conflit lendu-hema, une démarche locale où nous promettions de fournir une équipe multi-tribale pour résoudre le conflit entre lendu et hema ; sous l’observation des autres tribus congolaises qui pourraient être intéressées par cette démarche qui ne serait pas la première, mais que nous comptions adapter pour aboutir à la d’un pacte de non belligérance entre lendu et hema !  Les ituriens ne nous comprirent pas, pour certains, rejetèrent l’idée par jalousie, pour d’autres.  Ils préférèrent l’invitation des français, puis de la MONUC d’abord et de la MONUSCO ensuite dans la contrée, sans mesurer les conséquences de cette gravissime erreur !  Les Kivu adoptèrent la même attitude quelques années plus tard.

Pour permettre à l’autorité locale de mieux gérer les crises ituriennes et kivutiennes, voire-même kasaïenne et équatorienne, le schéma est pour nous clair :

  1. Disqualifier nos mauvais leaders, en l’occurrences nos députés inféodés à l’imposture pour les remplacer par des députés commis aux bien-être des peuples de leurs circonscriptions électorales avant tout autre chose.
  2. Interdire, par voie légale, les nominations d’administrateurs d’entités administratives diverses par Kinshasa, dans le but de couper l’herbe sous le pied des dictateurs et imposteurs à l’avenir, mais obtenir qu’ils soient élus par les autochtones, parmi les leurs.
  3. Conduire la localité par et pour les résidents afin d’éteindre dans le pays le pillage des ressources nationales et l’assujettissement du congolais par le congolais et nous rendre plus forts contre nos ennemis extérieurs.

Agir autrement, dans un pays aussi multiculturel que le Congo, ne contribuera pas à une avancée vers la paix, mais aidera le pays à s’enfoncer davantage dans le chaos, l’insécurité et l’appauvrissement du plus grand nombre, à la faveur d’une poignée d’imposteurs internes et externes.

C’est dans ce cadre qu’il faudra passer de la police nationale à la police nationale, dans la gestion de l’ordre dans la cité.