Articles

Neutralisation ou activation du M23-RDF-AFC


Phoenix, Finances et Entreprises

Source : https://finances-entreprises.com/neutralisation-de-willy-ngoma-les-fardc-ont-elles-bascule-dans-une-logique-dintelligence-operationnelle-structuree/

La neutralisation du porte-parole du M23, Willy Ngoma, ainsi que de certains hauts cadres du mouvement M23-RDF, constitue-t-elle le signal d’un basculement stratégique dans la conduite de la guerre à l’Est de la RDC. Assiste-t-on enfin au passage d’une logique de démonstration musculaire, les biceps, à une logique d’intelligence opérationnelle structurée, le cerveau.
La RDC est régulièrement classée parmi les dix premières puissances militaires africaines selon plusieurs indices internationaux, classement établi sur des critères essentiellement quantitatifs tels qu’un effectif actif estimé à plus de 130 000 militaires, des réserves importantes en forme de « wazalendo » ainsi qu’un inventaire théorique d’équipements terrestres et aériens. Ces indicateurs mesurent la masse plus que la cohérence. Ils comptabilisent le volume plus que l’intégration. Ils évaluent la puissance nominale sans mesurer la densité stratégique. Fait révélateur, le Rwanda, dont l’armée régulière est estimée moins de 35 000 soldats, ne figure pas parmi les quarante premières armées africaines dans certains classements fondés sur ces mêmes critères numériques. Pourtant, sur le terrain nord-est congolais, une contradiction structurelle s’impose.

Le M23 lui-même illustre les limites d’une puissance opportuniste. Jusqu’à présent, il n’a pas démontré une capacité à administrer durablement une province entière dans une logique institutionnelle stabilisée. Même dans des centres urbains stratégiques comme Goma et Bukavu, qu’il occupe ou influence par séquences, le mouvement peine à dépasser une structure minimale de contrôle sécuritaire. La gestion civile durable, la normalisation administrative et la consolidation institutionnelle excèdent son architecture organisationnelle. En dehors de ces noyaux urbains, son action relève largement d’une logique de cueillette stratégique, exploitation temporaire des ressources, captation de flux financiers, recrutement souvent contraint. Il s’agit d’une économie de guerre mobile, non d’un projet d’État.

Dans ce contexte, les appels répétés de certaines autorités, y compris la Première ministre et des figures politiques comme Jean-Pierre Bemba, exhortant la jeunesse à rejoindre massivement les forces armées, appellent une mise au point lucide. Les décideurs regardent-ils réellement les chiffres et la structure existante. La difficulté à neutraliser le M23 appuyé par le RDF ne peut pas sérieusement être interprétée comme un simple déficit numérique. Le problème est moins quantitatif que structurel, relevant de l’organisation, du commandement, de la formation spécialisée, de l’intégration doctrinale et de la cohérence opérationnelle. Une armée ne se renforce pas par la seule addition de recrues, mais par la qualité de son encadrement, la discipline logistique, la maîtrise technologique et la solidité budgétaire.

Si l’armée congolaise souffre d’un déficit d’anticipation et d’intégration doctrinale, il devient légitime d’interroger la qualité de la formation stratégique nationale, notamment au sein du CHESD RDC. Une institution de haute stratégie ne peut se limiter à un cérémonial académique. Elle doit produire une pensée critique, adaptée aux conflits hybrides, aux guerres asymétriques et aux dynamiques géoéconomiques contemporaines. La puissance militaire durable commence par la puissance intellectuelle.

La localisation précise de cibles stratégiques, l’usage coordonné de drones, l’exploitation simultanée de renseignements techniques et humains relèvent moins des biceps que d’une architecture cognitive intégrée. Ces opérations exigent une chaîne de commandement cohérente, une fusion informationnelle efficace et une capacité d’analyse en temps réel.

Toutefois, une hypothèse plus délicate doit être examinée. Si ces succès tactiques s’inscrivent dans un dispositif d’appui structurant d’acteurs étrangers opérant autour de zones à haute valeur stratégique comme le complexe minier de Rubaya, alors la question dépasse la dimension militaire. Elle entre dans le champ de l’économie politique internationale. La sécurisation du territoire vise-t-elle prioritairement la consolidation souveraine de l’État congolais ou la stabilisation sélective des zones extractives intégrées aux chaînes mondiales d’approvisionnement en minerais critiques tels que le coltan, le cobalt et le lithium.

En définitive, la neutralisation de figures du M23 peut marquer le début d’une transition vers une stratégie plus sophistiquée, fondée sur l’intelligence plutôt que sur la simple accumulation de forces. Mais pour que ce tournant soit historique, il doit s’inscrire dans une doctrine nationale claire, autonome et durable. Sans cela, il ne restera qu’un épisode ponctuel dans une guerre qui, depuis trop longtemps, oscille entre démonstrations de force et dépendances structurelles.

La véritable puissance militaire ne réside pas dans le volume des troupes, mais dans la capacité d’un État à penser, coordonner et maîtriser son environnement stratégique.

Jo M. Sekimonyo, PhD
Chancelier de l’Université Lumumba – Économiste politique hétérodoxe

Ce travail de Sekimonyo éludé certains points, qui nous semblent être les plus importants pour les peuples du Congo.

  1. Quelles sont les opportunités à saisir ou les risques encourus dans ces soutiens militaires à la RDC ?
  2. La fin de cette saga est-elle prévisible ?
  3. Les investissements dans le Président de la RDC rapporteront-ils au Congolais ?
  4. Si oui, quoi exactement ?

5.Sinon, quel est prochain malheur prévisible auquel les Congolais doivent se préparer ?

  1. Dans tous les cas, que devrait la posture à prendre par le Congolais patriote avisé ?

Oui, la neutralisation de Willy Ngoma (confirmée par des sources majeures) est un signal opérationnel fort, mais pas encore la preuve d’un basculement stratégique durable. Reuters, AP et Le Monde rapportent qu’il a été tué près de Rubaya lors d’une frappe de drone, dans une zone qui est aussi un nœud financier du M23 via le coltan.

Ce que cela indique, de manière prudente :

Passage (partiel) à une logique “cerveau” : emploi de drones, ciblage, recherche de décapitation de chaîne de communication.

Mais pas encore “maturité doctrinale” : une frappe réussie ne prouve ni la continuité, ni la capacité de tenir le tempo, ni la cohérence interarmées sur plusieurs mois.

Le lien Rubaya–financement est clé : Rubaya est décrite comme stratégique pour l’économie de guerre du M23 (coltan), et des analyses/rapports évoquent une contamination de chaînes d’approvisionnement par des flux de contrebande vers le Rwanda.

Réponse aux 6 points “éludés” — opportunités, risques, issue, gains, malheurs, posture

1) Opportunités à saisir / risques encourus dans les soutiens militaires à la RDC

Opportunités (si bien cadrées)

Saut capacitaire : renseignement, drones, guerre électronique, formation ciblée (ISR, artillerie, lutte anti-drone, logistique). Une armée progresse quand elle apprend à “voir”, “décider” et “frapper” plus vite que l’adversaire.

Effet dissuasif : si l’appui rend le coût militaire trop élevé, l’adversaire revient à la table de négociation plus sérieusement (théorie classique… mais fragile dans l’Est).

Traçabilité économique : certains partenaires poussent aussi à sécuriser/assainir les chaînes minerais, ce qui peut, si c’est réellement appliqué, réduire l’économie de guerre.

Risques (réels et fréquents)

Capture des objectifs : l’aide peut prioriser la “stabilisation” de zones extractives (rubaya/axes) plutôt que la souveraineté intégrale. La centralité de Rubaya dans les récits récents est un signal d’alerte à analyser froidement.

Dépendance stratégique : si la RDC ne construit pas sa propre chaîne C2ISR (commandement–renseignement–ciblage), l’efficacité retombe dès que l’appui s’affaiblit.

Effet boomerang politique : si l’aide étrangère est perçue comme “transactionnelle” (minerais contre sécurité), la légitimité interne s’érode — et nourrit d’autres rebellions.

Dérive “milices” : si les Wazalendo restent des réserves non intégrées (discipline, droit, contrôle), on gagne des effectifs mais on perd l’État (abus, fragmentation, vengeance). (Sur l’Est, les analyses insistent sur la complexité et les abus multi-acteurs.)

2) La fin de la saga est-elle prévisible ?

Prévisible dans ses mécanismes, pas dans sa date.

Tant que trois moteurs restent allumés, la fin est improbable :

1. Économie de guerre (taxation, minerais, routes, contrebande).

2. Soutiens transfrontaliers et rivalités régionales (niés, contestés, mais structurellement présents dans l’analyse).

3. Faiblesse interne de l’État (cohérence, justice, administration, discipline militaire).

Les accords (Doha / cadres régionaux) existent mais sont décrits comme fragiles et longs à mettre en œuvre.

3) Les investissements dans le Président de la RDC “rapporteront-ils” au Congolais ?

Ça dépend d’un point : le contrat de performance entre pouvoir et peuple.

Ils “rapportent” seulement si on observe :

sécurisation durable (pas seulement des coups d’éclat),

réforme de la chaîne de commandement / soldes / logistique (armée),

justice & lutte anti-prédation (réduction des détournements),

traçabilité des minerais et recettes publiques.

Sans ces garde-fous, l’investissement politique peut surtout “rapporter” :

aux réseaux,

aux partenaires,

aux intermédiaires économiques, et beaucoup moins au citoyen.

4) Si oui : quoi exactement ?

Si la stratégie est bien pilotée, le gain concret pour le Congolais se lit en 5 résultats mesurables :

1. Baisse durable des déplacements et reprise des activités (marchés, routes, écoles).

2. Réouverture réelle des circuits économiques (banques, transport, aviation), sans racket.

3. Rétablissement de l’impôt légal (trésor public) au lieu de taxes de fait.

4. Paie régulière & discipline des forces de sécurité (réduction d’abus).

5. Chaînes minerais assainies : moins de flux illégaux, plus de recettes et d’investissements locaux.

Les données sur Rubaya montrent pourquoi c’est central : contrôle/taxation et mélange des minerais dans les exportations régionales sont précisément ce qui entretient la guerre.

5) Sinon : quel prochain malheur prévisible ?

Sans réforme structurelle, les scénarios négatifs les plus probables sont :

Retaliation / escalade après décapitation (attaques contre civils, sabotage, vengeance).

Balkanisation de fait : zones “sécurisées” autour d’axes utiles, et périphéries livrées aux groupes armés.

Guerre des milices : multiplication de Wazalendo non contrôlés, compétition locale, règlements de comptes.

Économie extractive sous tutelle : sécurisation sélective des minerais critiques, sans amélioration de souveraineté vécue.

6) Posture du Congolais patriote avisé

Une posture efficace (non émotionnelle, non violente, mais ferme) tient en 6 disciplines :

1. Hygiène informationnelle : ne relayer que ce qui est recoupé (2 sources indépendantes minimum).


2. Primauté du droit : refuser toute “libération” qui s’accompagne d’arbitraire, torture, spoliations — quel que soit le camp.


3. Exiger des indicateurs (pas des slogans) : sécurité, justice, routes, écoles, recettes publiques, discipline militaire.


4. Soutenir l’État, pas la prédation : appuyer les réformes qui construisent des institutions, pas des hommes forts.


5. Protéger l’unité sociale : éviter l’ethnicisation des analyses; viser des responsabilités individuelles, documentées.


6. Construire une alternative civile : exactement l’axe “Projet 2014” que vous portez : sélection, formation, éthique, concertation, projet de société.






En synthèse

Oui, l’épisode Ngoma suggère une montée en gamme tactique (drones / ciblage) et touche un centre de gravité (Rubaya).

Non, cela ne suffit pas à prouver une stratégie nationale stabilisée : la guerre à l’Est est d’abord un système (économie + région + faiblesse interne).

La question décisive reste : qui contrôle la finalité — souveraineté congolaise entière, ou stabilisation sélective d’intérêts ?

Sortie de l’impasse politique en 3 étapes


Nous mettons à la disposition de nos compatriotes un plan de sortie de la crise congolaise.  Ce plan n’est pas une offre de facilité. Ce plan ne requiert aucune intervention extérieure. Elle exige que des Congolais acceptent de se mettre autour d’une table, pour commencer à mettre fin à la colonisation et à l’esclavagisme interne et externe.

Nord-Kivu : dénonciation ou analyse politique ?


Plusieurs versent dans des critiques faciles des hommes sans nous proposer des solutions idoines.

Nous pensons que seule une réflexion mature, suivie d’une action conséquente, débloquera le Nord-Kivu.

Nous proposons un cadre de travail aux Nord-Kivutiens.

Est-ce de dénonciation que nous aurions besoin et pourquoi ?

Si nous ne savons même pas encore de quoi nous souffrons, comment allons-nous nous soigner et de quoi ?

Parlons de nos faits, de nos institutions, de nos organisations.  La justice trouvera les coupables et les sanctionnera comme nous aurons convenu qu’elle le fasse.

Pour l’instant,  nous ne sommes même pas d’accord sur nos structures, nos fonctionnements, nos lois.  Comment pouvons-nous instaurer la paix, la justice, le travail, le développement ?

Étant un pays issu de la colonisation, commençons par convenir de ce que nous voulons faire de notre Nord-Kivu et de la manière d’y parvenir.

Pour cueillir les fruits de nos champs où nous avons semé, de notre forêt et de notre sol, nos ennemis du Congo et ceux venant du dehors, nous tuent, nous volent, nous violent, nous muselent, nous violentent, nous pillent, nous terrorisent, nous mentent…  Que faire ?

Ce groupe peut commencer par analyser ses problèmes que nous connaissons pour en connaître les causes (origines, sources, tenants) et les conséquences (effets, suites, aboutissants, retombées) si rien n’est fait par nous, nord-kivutiens.

Nos jérémiades,  comme celles des autres, profitent aux lâches.

La cellule d’études stratégiques du Projet 2014 manque des cerveaux et des mains pour produire un travail de qualité qui nous aide à avancer et non pas reculer, dans notre riche Nord-Kivu convoité par certains Congolais et certains étrangers.

Rejoignez-nous pour un travail de fond qui nous libère  de nos chaînes : esclavage, colonisation, pauvreté…

Notre économie…


Ci-dessous, in extenso, une conversation dans le groupe WhatsApp KIVU NEWS

[1/24, 06:50] Assani Longhe AL: La RDC À DAVOS 2026, LA RUPTURE DOCTRINALE MAJEURE: PASSAGE D’UNE DIPLOMATIE DE SOLLICITATION À UNE DIPLOMATIE D’INFLUENCE ET DE PARTENARIAT.

Davos, 23-01-2026
En tout, ce sont quelque 3.000 personnes de 130 pays qui ont participé au Forum économique de Davos26.

Parmi eux figurent « près de 65 chefs d’État et de gouvernement » et « près de 850 des plus grands PDG des Grandes Sociétés du monde ».

La RDC, Pivot de la Nouvelle Économie et Architecte du Futur Souverain.

La participation de la RDC à la 56ème édition du Forum Économique Mondial, sous la conduite de S.E. Félix-Antoine TSHISEKEDI, marque une rupture historique. La RDC a transformé sa présence en une offensive diplomatique visant à imposer le narratif du « Pays-Solution », au cœur des enjeux globaux.

I. Vision Politique : De la Ressource brute à la Souveraineté.

Le Chef de l’État a martelé une ambition claire : façonner l’avenir de la planète.
●Partenariats Stratégiques : Fin de l’ère de l’aide humanitaire ; place aux alliances industrielles, notamment avec l’AIEA pour l’innovation atomique à Kinshasa.
●Le Manifeste de la Rupture (Acte IV) : Lors du panel « Defining the Sovereign Future », aux côtés de leaders tels que Dramani MAHAMA et Olusegun OBASANJO, la RDC a prôné une élite rompant avec la gabegie pour embrasser une planification stratégique rigoureuse sur 5 ans.

II. Les Leviers Sectoriels de la Croissance (La « Task Force » Gouvernementale)

  1. Commerce Extérieur : Architecte de la « Next-Gen Trade »
    Le Ministère a œuvré pour transformer les contraintes géographiques en atouts compétitifs :
    ●Dématérialisation : Promotion du Guichet Unique pour attirer les investisseurs Tech.
    ●Intégration Régionale : Mise en œuvre de la ZLECAf avec l’installation à Kinshasa du bureau du PAPSS (Système Panafricain de Paiement).
    ●Logistique Moderne : Valorisation du Corridor de Lobito comme espace d’intégration reliant les mines congolaises aux marchés mondiaux de manière sécurisée et fluide.
  2. Mines et Économie : La Co-Industrialisation
    ●Cartel Technologique : Création de l’axe RDC-Zambie-Indonésie pour maîtriser la chaîne de valeur du Cobalt, Lithium et Nickel.
    ●Transformation Locale : Engagement pour la délocalisation des segments de valeur afin de produire des batteries électriques sur le sol national.
  3. Recherche Scientifique:
    Garant du Transfert de Technologie
    Ce secteur a crédibilisé l’ambition de modernité du pays :
    ●IA et Jeunesse : Plan d’incubation pour que les solutions d’IA (AgriTech, Santé) soient conçues localement.
    ●Standardisation : Homologation du « Made in RDC » pour répondre aux normes internationales de la nouvelle économie.

III. L’Afrique dans la Nouvelle Économie (Acte III)

Sous les auspices de la Commission Européenne (Commissaire Jozef SÍKELA), le dialogue entre pouvoir politique et leviers économiques a abouti à un consensus : l’infrastructure (Lobito) doit rimer avec investissement dans le capital humain.
« L’avenir ne sera pas donné aux personnes non préparées. » S.E. Félix-Antoine TSHISEKEDI.

IV. La Coopération des Émergents (Ex-Sud-Sud)
Requalifiée en « Coopération des marchés émergents »,
Cette stratégie de solidarité d’intérêts vise à :
●Imposer un prix juste pour le Crédit Carbone (Axe RDC-Brésil-Indonésie).
●Passer du rôle de fournisseur de ressources à celui de moteur technologique mondial.

Conclusion : Le Symbole du Diamant

La mission se clôture sur une vérité fondamentale qui redéfinit l’identité congolaise et africaine :
« L’AFRIQUE NE DOIT PAS PARAÎTRE SOMBRE COMME UN DIAMANT. »
Cette métaphore rappelle que si le diamant brut est sombre, sa valeur n’attend que le travail de « taille » et de « polissage »; via la transparence, la transformation locale et la planification; pour briller et éclairer l’économie mondiale. La RDC rentre de Davos non pas avec des promesses, mais avec une feuille de route pour faire rayonner ce diamant. C’est ce que j’appelle la rupture doctrinale avec les méthodes du passé.

Julien PALUKU

https://x.com/i/status/2014765378384363900


[1/24, 12:14] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

Très bon texte pour un exercice de lecture critique et stratégique.  Pour notre cellule d’études stratégiques.

Pour une contribution à chaud rapide, nous avons recouru à ChatGPT.  Ci-dessous une analyse préliminairede cet outil, que nous avons validée après un examen attentif du texte.

Il s’agit d’une extraction des indices objectifs d’extraversion et de manque de transparence sur la rentabilité réelle des projets évoqués.

Il ne s’agit pas d’une polémique ni d’un procès d’intention, mais uniquement, à partir de ce qui est dit et surtout de ce qui ne l’est pas, de procéder par une analyse froide, comme le ferait
un investisseur institutionnel, un auditeur ou une cellule d’étude stratégique indépendante, comme la nôtre (Projet 2014).

1️⃣ Indices d’extraversion économique (au sens structurel, pas émotionnel)

👉 Extraversion = économie tournée vers l’extérieur, dépendante de décisions, capitaux, normes et marchés exogènes.

🔴 1. Centralité absolue des acteurs extérieurs

Le texte multiplie les références à :

Forum économique mondial

la Commission européenne

l’AIEA

des PDG étrangers

des corridors logistiques orientés export

📌 Indice objectif
Aucun acteur économique congolais structurant n’est cité :

aucune entreprise nationale,

aucun fonds souverain,

aucune banque congolaise,

aucune PME locale,

aucun centre de recherche congolais nommé.

➡️ L’économie projetée reste pilotée par l’extérieur, même si le discours affirme l’inverse.

🔴 2. Chaînes de valeur… mais marchés finaux extérieurs

« produire des batteries électriques sur le sol national »

📌 Ce qui manque objectivement :

Où seront vendues ces batteries ?

À quels prix ?

Avec quels contrats d’achat garantis ?

Pour quels volumes ?

Avec quels acheteurs fermes ?

➡️ Sans marché final sécurisé, la transformation locale reste une vitrine industrielle, pas un modèle économique viable.

🔴 3. Corridors d’exportation sans économie intérieure associée

« Corridor de Lobito reliant les mines congolaises aux marchés mondiaux »

📌 Indice clair d’extraversion :

priorité donnée à la sortie des matières,

aucune mention d’écosystèmes industriels le long du corridor,

aucun chiffrage de valeur retenue localement.

➡️ Le corridor est présenté comme outil d’intégration mondiale, pas comme levier d’industrialisation nationale mesurable.

2️⃣ Indices de manque de transparence sur la rentabilité

Ici, les signaux sont encore plus nets.

🔴 4. Absence totale de données économiques chiffrées

Dans tout le texte, il n’y a :

❌ aucun montant d’investissement,

❌ aucun coût de projet,

❌ aucun taux de retour attendu (ROI),

❌ aucun horizon de rentabilité,

❌ aucun mécanisme de financement décrit.

📌 Indice objectif majeur
Un projet économique sans chiffres est un récit politique, pas un projet auditable.

🔴 5. Substitution du vocabulaire économique par un vocabulaire symbolique

Le texte emploie massivement :

« rupture historique »

« offensive diplomatique »

« narratif »

« manifeste »

« symbole du diamant »

« acte I, II, III, IV »

📌 Analyse technique
Ce sont des codes de communication politique, pas des instruments d’évaluation économique.

➡️ Plus le symbolique est fort, plus l’opérationnel est faible… sauf preuve contraire, absente ici.

🔴 6. Confusion entre partenariats et rentabilité

« alliances industrielles », « coopération des émergents », « cartel technologique »

📌 Manque de transparence structurel :

un partenariat n’est pas une rentabilité,

une alliance n’est pas un cash-flow,

un cartel annoncé n’est pas un cartel fonctionnel.

Aucune information sur :

la gouvernance,

la clé de répartition des profits,

la fiscalité,

la captation de valeur par l’État congolais.

🔴 7. Planification sur 5 ans sans indicateurs

« planification stratégique rigoureuse sur 5 ans »

📌 Ce qui manque objectivement :

objectifs quantifiés par année,

indicateurs de performance (KPI),

seuils de rentabilité,

scénarios d’échec,

mécanismes de correction.

➡️ Une planification sans indicateurs publics est un slogan managérial, pas une stratégie économique.

3️⃣ Indices de glissement narratif : souveraineté proclamée vs dépendance réelle

🔴 8. La souveraineté est affirmée, jamais démontrée

Le mot souveraineté est central, mais :

pas de mention d’outil monétaire,

pas de contrôle des prix,

pas de politique fiscale détaillée,

pas de stratégie de substitution aux importations.

📌 Indice objectif
La souveraineté est déclarative, non instrumentée.

🔴 9. L’État stratège n’est jamais décrit comme État investisseur

L’État apparaît comme :

facilitateur,

narrateur,

diplomate,

mais jamais comme :

actionnaire,

porteur de capital,

garant de risques,

propriétaire d’outils productifs.

➡️ Sans État-investisseur, la rentabilité échappe mécaniquement à la nation.

4️⃣ Conclusion analytique (sans attaque personnelle)

Ce texte — attribué à Julien Paluku et s’inscrivant dans la communication autour de Félix-Antoine Tshisekedi — présente :

✔️ Une extraversion assumée mais maquillée

orientation vers l’extérieur,

dépendance aux acteurs globaux,

absence d’économie endogène chiffrée.

✔️ Une opacité complète sur la rentabilité

aucun indicateur financier,

aucun mécanisme de captation de valeur,

aucun engagement contractuel public.

✔️ Une rupture narrative, pas encore doctrinale

La rupture est discursive, pas démontrée économiquement.

Dieu soit loué : le vrai combat politique commence en RDC !


Voici en effet la manière dont nous devrions traiter nos problèmes.

Source : WhatsApp.

« Aujourd’hui à Kinshasa, un collectif de jeunes avocats congolais a fait ce que la plupart des responsables politiques de la RDC ont refusé de faire.

Ils ont déposé un recours formel contre l’État devant la Cour constitutionnelle pour contester le prétendu Accord de partenariat stratégique RDC-États-Unis, signé le 4 décembre 2025 à Washington. Cet accord brade les ressources minérales stratégiques du Congo sans le consentement du peuple congolais.

Leur requête affirme que :

  • L’accord a été signé sans approbation parlementaire ni référendum, en violation de l’article 214 de la Constitution.
  • Il place les ressources minérales du Congo sous la tutelle d’une commission mixte où le consentement des États-Unis est requis, portant atteinte à la souveraineté nationale sur le sous-sol (article 9).
  • Il accorde aux États-Unis un droit de préemption sur les ressources minérales congolaises, restreignant la liberté du Congo de négocier avec d’autres partenaires.
  • Il constitue une aliénation non autorisée de souveraineté, prohibée par l’article 217, qui n’autorise de tels transferts que dans le cadre de l’unité africaine, et non au profit de puissances étrangères.

Tout cela se déroule alors que 100 000 tonnes de cuivre congolais sont acheminées vers les chaînes d’approvisionnement américaines, et que Washington bénéficie également d’un accès privilégié au cuivre, au cobalt, au lithium, au manganèse et à d’autres métaux.

Le peuple congolais est tenu à l’écart de ce processus entamé l’année dernière.
Depuis plus de 30 ans, le Congo est déstabilisé, occupé dans ses provinces orientales et pillé sous couvert de « partenariats » et de « paix ». Cet accord perpétue ce schéma en catimini, au mépris de la Constitution et au détriment du peuple.

Pourtant, une fois de plus, les Congolais se lèvent.

Cette action en justice n’est pas un simple geste symbolique. C’est le combat de Lumumba porté devant les tribunaux. C’est une lutte pour la dignité, la souveraineté et le droit d’un peuple à disposer de ses propres richesses.

L’histoire se souviendra de ceux qui se sont tus.

Et elle se souviendra de ceux qui ont résisté.
✊🏿🇨🇩 »

Ce n’est pas la première fois, mais cette démarche nous sied en ce qu’elle a lieu au Congo et démontre un courage rare en RDC.
Plaise à Dieu que cette démarche aboutisse : telle est notre prière ; parce que ce sont de telles démarches qui nous aideront à débouter la dictature de notre pays.

Uvira libérée avec un mais ?



Ville d’Uvira libérée.


Que la gloire soit rendue à Dieu.
Maintenant, comment préserver cette victoire, l’étendre, la consolider ?  Les avis ne sont pas les mêmes, sur terrain.

En effet, voici ce qui me parvient du terrain, sur le champ.

<<Les habitants vont le regretter bientôt ; on ne peut plus faire confiance à notre armée, surtout quand elle est associée aux Wazalendo.  Bientôt commenceront les règlements de comptes, les pillages, etc.  Attendons et voyons la suite.>>

Non, Docteur !


Non, Dr !

La valeur d’un homme ou d’une femme n’est pas dans sa performance sexuelle, dans son lit.

Le plaisir sexuel n’est que d’un instant. Il n’est un bonheur que pour celui ou celle qui se fourvoient !

Pour celui qui craint Dieu, c’est un moyen pour renforcer notre amour, pour l’exprimer, mais pas pour la fonder, ni le seul. Accroître sainement ce plaisir est légitime, mais ne doit pas devenir une obsession qui conduise à la déraison.

La valeur d’un homme se trouve dans son amour  pour Dieu, son créateur aimant ; et, pour l’homme, son frère ou sa sœur.

Ce que nous pensons…


<<Vous aimez parler de n’importe quoi, les informations non officielles !
Écoutez bien ça.>>

Cela rappelle DAIPN (Domaine Agro-Industriel Présidentiel de la N’sele) que les hommes de Kinshasa ont détruit.  Pourquoi et comment ?  Si nous continuons notre progression dans la culture des oublis, ne nous plaignons de rien.  Dieu n’aime pas les fils oublieux !  Source :  Kivu News, WhatsApp.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Domaine_agro_industriel_pr%C3%A9sidentiel_de_la_N%27sele

Qui a souhaité et demandé ces réalisations ; mes chers amis ? Que demandent les Congolais en premier, aujourd’hui ? Sommes-nous des Chinois, des Français, des Allemands ou des Américains ?

L’erreur est là : la République ne pacifiera pas le Congo ! Parce que l’indépendance, la liberté et le développement harmonieux de nos peuples sont impossibles avec elle.

Ne baissons plus la garde ! Concentrons-nous sur la priorité : notre véritable indépendance que Kinshasa freine.

[1/15, 10:13] GPAU

<<La guerre de l’Est ne doit pas arrêter l’évolution du reste de la RDC et ses autres projets en cours.>>

Si tel est le cas, l’Est doit comprendre que son sort n’est lié à celui de l’Ouest.  Il doit alors apprendre à s’en séparer à l’amiable et non pas par les armes.  Le mauvais attelage nous exterminera.

<<Les recettes et les dividendes serviront à gonfler le budget national et celui de notre armée afin de lutter davantage contre cette guerre nous imposée par l’étranger.>>

Pour nous, la guerre ne nous est pas imposé par des étrangers, contrairement à ce que d’aucuns voudraient nous faire avaler ; mais bien par nous-mêmes, qui avons élus des hommes qui nous imposent la MONUSCO, la CENI, les retrocessions, des accords non-désirés, les pillages de nos ressources, un état de siège tribal, colonialiste, exclavagiste et injustifié, les brutalités, l’engagement dans des guerres fratricides qui ne nous concernent pas et que l’Est n’accepte pas et n’acceptera pas de force.

<<Et cela avec la lutte contre les infiltrés , détournements, la corruption et l’impunité.
Surtout la bonne gouvernance.>>

Les frères Rwandais invités sur notre territoire par des nôtres sont-ils infiltrés ?  Réfléchissons bien, pour nous éviter d’autres surprises désagréables, mais pourtant prévisibles et annoncées ici.

Nous, peuples congolais, épris de fraternité, de paix, de développement, levons-nous pour dire non, par les voies de droit, aux belliqueux éternels qui ont besoin des guerres, de nos sangs, pour nous occuper, nous piller, nous décimer, nous subjuguer, pour s’enrichir sur notre dos, avec la sueur de nos fronts.


[1/15, 10:24] J. K. : Merci pour le partage 👍👍👍

Un Professeur tué…


Un Professeur de l’UNIKIN serait tué. Par qui, pourquoi, où, quand et comment ? Qui est-il ?

Source : ChatGPT

Qui aurait été tué (UNIKIN, début janvier 2026) ?

D’après plusieurs sources concordantes, la victime est le Professeur Matthieu Abata Diabar (aussi cité “Abatha/Diaba…”, parfois avec “Sona”), enseignant à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), rattaché à la Faculté des Lettres et Sciences humaines (département/discipline mentionnés selon les articles : Lettres et civilisation française / sciences documentaires).

Sur la date : beaucoup de récits situent les faits dans la nuit du 7 au 8 janvier 2026 (vers 1h), tandis que des réactions publiques et articles datent du 9 janvier (lendemain, assemblées, communiqués).

Quels sont les résultats des enquêtes ?

À ce stade, ce qui ressort des sources disponibles est surtout :

Ouverture d’enquête / autorités saisies, mais pas de conclusion publique (identités établies, mobile prouvé, réseau démantelé, etc.) dans les éléments consultables maintenant.

Communiqué nécrologique officiel du ministère ESURSI confirmant le décès et le statut académique, sans publier de résultats d’enquête.

Des récits médiatiques parlent d’une incursion armée au domicile et d’un contexte assimilé à banditisme/vol à main armée, avec des détails variables selon les témoignages.

⚠️ Vous verrez aussi circuler, sur réseaux sociaux et certains sites, l’idée d’un suspect appréhendé puis lynché. C’est une information à traiter avec prudence tant qu’elle n’est pas confirmée par une communication judiciaire/policière traçable. (Un article en fait état, mais ça ne vaut pas “résultat d’enquête” au sens strict.)

Est-ce une “guérilla urbaine” en gestation ?

C’est possible en théorie, mais ce n’est pas démontré par les éléments publics disponibles. Un assassinat peut relever :

du banditisme armé (vol, extorsion, cambriolage violent) ;

d’un règlement de comptes ;

d’un acte à motif politique (intimidation ciblée) ;

ou d’une stratégie insurgée (guérilla urbaine), ce qui implique généralement un pattern et une logique de communication/contrôle.

Comment le savoir (méthode praticable et prudente) ?

Voici les signaux concrets qui, cumulés, permettent de trancher progressivement (sans “inventer” des intentions) :

  1. Pattern / séries

Multiplication d’attaques similaires (mêmes cibles : professeurs, magistrats, journalistes, officiers ; mêmes zones ; même fenêtre horaire).

Montée régulière plutôt qu’un fait isolé.

  1. Sélection des cibles

La guérilla vise souvent des symboles (État, élites, relais d’opinion) ou des cibles stratégiques, pas seulement des opportunités de vol.

Indices : menaces préalables, surveillance, liste de personnes, revendications.

  1. Mode opératoire

Degré de coordination (équipes, diversion, extraction), qualité des armes, discipline, durée de l’opération.

Cela dit, des bandes criminelles peuvent aussi être coordonnées : il faut comparer plusieurs cas.

  1. Revendication / propagande / messages

Tracts, messages audio, posts de canaux identifiés, slogans, “signature” récurrente.

En guérilla urbaine, l’acte s’insère souvent dans une narration (“punition”, “avertissement”, “justice”, etc.).

  1. Réponse des autorités et éléments judiciaires vérifiables

Communiqués police/parquet, point de presse, arrestations documentées, présentation de suspects, éléments balistiques, reconstitution, etc.

Sans cela, on reste dans l’hypothèse.

  1. Recoupement par sources robustes

Médias reconnus + communiqués officiels + éventuellement organisations de monitoring des droits humains (nationales/internationales), en recoupant les faits bruts (date/lieu/arme/circonstances).

En pratique, pour ce cas précis, la bonne approche est : attendre des éléments judiciaires vérifiables tout en documentant si d’autres attaques du même type surviennent, et en séparant strictement : faits confirmés vs rumeurs vs hypothèses.

Le Katanga se lève-t-il contre Kinshasa ?



Communiqué officiel à l’attention des Congolais et de la communauté internationale

Les évolutions récentes de la situation politique et sécuritaire en République démocratique du Congo, notamment dans le Katanga, appellent à une réflexion sérieuse, lucide et responsable.

Il est légitime de s’interroger sur les motivations réelles des acteurs armés et politiques actuellement à l’œuvre, ainsi que sur les objectifs qu’ils poursuivent. Il est tout aussi légitime de questionner la stratégie du pouvoir central face à cette nouvelle configuration, notamment quant à l’éventualité d’une extension de l’état d’urgence au Katanga et aux finalités qu’aurait une telle mesure.

Nous réaffirmons avec constance que la crise congolaise ne peut être résolue par des réponses sécuritaires ponctuelles, des états d’exception successifs ou des compromis conjoncturels. Ces approches ont montré leurs limites et contribuent, dans bien des cas, à aggraver les tensions existantes.

La paix véritable et durable au Congo-Kinshasa suppose une refondation profonde du modèle d’État. Le maintien d’une République centralisée, héritée de l’histoire coloniale et postcoloniale, a échoué à garantir l’indépendance, la justice, la sécurité et le développement équitable des peuples congolais.

Le passage à une union libre d’États indépendants du Congo, fondée sur la souveraineté réelle des peuples de ce pays, la responsabilité locale et le respect des identités, constitue une alternative crédible et structurante. Cette transformation est indispensable pour restaurer la confiance, prévenir les conflits et bâtir une paix fondée sur le consentement et la justice.

Nous appelons donc les Congolais, ainsi que les partenaires internationaux de notre pays, à reconnaître que la crise congolaise est avant tout une crise structurelle de gouvernance et de modèle étatique, et non un simple problème sécuritaire. Ignorer cette réalité revient à condamner le pays à la répétition cyclique des mêmes drames.


Depuis des décennies, les mêmes réponses sont appliquées : militarisation, états d’urgence, négociations temporaires. Et pourtant, l’instabilité persiste. Pourquoi ? Parce que le problème du Congo n’est pas conjoncturel, il est structurel.

La solution passe par une transformation courageuse : le passage à une union libre d’États indépendants du Congo, respectueuse des identités, des responsabilités locales et de la souveraineté réelle des peuples. La paix ne se décrète pas ; elle se construit sur la justice, le consentement et la reconnaissance mutuelle.

À la communauté internationale, un message clair doit être adressé : la crise congolaise n’est pas un simple problème sécuritaire à contenir, mais une crise profonde de gouvernance et de conception de l’État. Tant que cette vérité sera éludée, les mêmes causes continueront de produire les mêmes effets.