Nos prisons ?


Il n’a pas encore été démontré que sans prison nous ne poussions pas mieux administrer la justice.

Les villages de mon patelin iturien, avant la venue du colonisateur, fonctionnaient sans prisons, que je sache.  Un fautif transféré devant les anciens, toutes tribus confondues, était confronté à son accusateur par les vieux du village.  L’affaire était jugée souvent dans la journée même, toute enquête nécessaire menée.  Le jugement était rendu généralement – mais pas toujours – séance tenante.  L’amende était payée par le fautif ou les siens avant que le plaignant et l’accusé ne quittent l’arbre à palabre ou la véranda à palabre.  On ne connaissait pas la récidive : contester la décision des sages c’était s’exclure du village…

C’est pour cela que nous disons, dans le cadre du Projet 2014, notre politique judiciaire doit être profondément révisé pour être efficace et servir aux autres peuples de la terre qui peuvent apprendre du génie de nos aieux pour leur bien.

La question qui démeure depuis décembre 1999, que nous avons lancé un appel pour la rédaction en ligne d’un projet de société pour la RDC, en vue de passer de la république à l’union d’état indépendants, est : qui veut travailleur pour la pacification et la prospérité de la RDC ?

Serait-ce là un aveu d’impuissance et d’incapacité dans le chef de la « hiérarchie »? Quel est le ministre qui maîtrise les services de son département? Dans quel domaine peut-on dire que cela fonctionne plus ou moins bien? Si ce fameux Katende peut se targuer d’être fort physiquement est-il plus fort que toute l’administration des services pénitentiaires et de police?
NKB.

To: africa-T@googlegroups.com; congo-kin-alternative@yahoogroups.com; kasa iwetu-list@yahoogroups.com; congocitizen@yahoogroups.ca; cccmontreal@yahoo.fr; front_compatriot@yahoo.fr; banacongo@yahoogroupes.fr; paxnow@yahoogroups.com; congokdp@gmail.com; kivu-avenir@yahoogroupes.fr
From: jzpalmares@gmail.com
Date: Tue, 12 Jun 2012 21:39:18 -040
Subject: [kasaiwetu-list] Prisons centrale de Makala : gardiens et détenus en insécurité—-Le Phare du 13 juin 2012
Rubrique : Nation
Prisons centrale de Makala : gardiens et détenus en insécurité
       Une situation bien bizarre est signalée à la Prison Centrale de
Makala. Il s’agit du climat d’insécurité dans lequel baignent, depuis
plusieurs semaines, les fonctionnaires chargés de la surveillance des
détenus. Quant à ceux-ci, ils ne sont pas logés à une meilleure
enseigne. En effet, un terrible désordre s’est installé dans ce centre
pénitencier depuis la mise sur pied d’une structure inconnue des
textes légaux régissant l’administration pénitencière congolaise.
Créée avec la bénédiction du Directeur de cette prison, le nommé Dido,
et baptisée « Groupe d’Encadrement », elle est chargée du maintien de
l’ordre et de la sécurité au sein de différents pavillons abritant les
prisonniers.
       Mais, contrairement à sa mission, le Groupe d’Encadrement, dont le «
patron » autoproclamé s’appelle Katende, s’est mué en un groupe de
répression non seulement pour les pensionnaires de la Prison Centrale
de Makala, mais aussi pour les membres de son administration. Il
suffit que la tête d’un fonctionnaire ou d’un détenu ne plaise pas au
sieur Katende pour qu’il envoie  un commando se saisir de lui et le
soumettre à un traitement inhumain et dégradant.
       A ce jour, de nombreux détenus appartenant à toutes les catégories
hommes d’affaires, politiciens, mandataires publics, ministres de
Dieu, professeurs, étudiants ont déjà été humiliés par la bande à
Katende. En dépit d’une décision d’un ancien ministre de la Justice, à
qui étaient parvenus les échos des abus de Katende, cet officier des
FARDC condamné à une lourde peine d’emprisonnement, de voir le précité
être transféré à la Prison militaire de Ndolo, il continue à semer la
terreur à Makala.
       Neutralisée et complètement réduite à sa plus simple expression,
l’équipe de surveillance de la Prison Centrale de Makala ne sait à
quel saint se vouer. Dans un mémo rédigé par l’un des fonctionnaires
de ce centre pénitencier et adressé en son temps au Directeur de
cabinet du ministre de la Justice, une intervention urgente de la
tutelle était souhaitée pour mettre un terme à l’anarchie qui ont élu
domicile à la Prison Centrale de Makala.
       On lit, dans ce document, qu’hormis la marginalisation de l’équipe de
surveillance et la chasse aux sorcières déclenchée par le commando de
Katende, la Prison Centrale de Makala est devenue un haut lieu de
prostitution, où des putains venant de l’extérieur sont régulièrement
invitées par des détenus fortunés.
Kimp

Francophonie ou francofolie ?


Cette question fait couler inutilement beaucoup d’encre dans l’espace congolais.

Nous disons inutilement dans la mesure aucune production de notre connaissance ne nous a aidé à examiner de plus près les avantages que nous tirons de la francophonie et des inconvénients dont nous en souffrons.

C’est pourtant cette analyse nécessaire qui peut nous aider à décider de l’importance à lui attribuer sans sombrer dans un snobisme béat ni un rejet foux.

Dans l’espace congolais de l’intérieur de la RDC et de son extérieur, il est grand temps que l’on apprenne à parler sans passion de la question d’une qui occupe nos enfants 5 heures au moins par semaine à l’école, à l’institut secondaire, sans que le bénéfice de cet investissement ne soit évalué très sérieusement.

Il n’est pas ici question de vouloir suivre Jean-Paul Kagame béatement.  Il est question de se poser la question de savoir s’il n’aurait pas raison d’autant plus qu’un congolais de souche – cette fois pour les bana mboka – était avec lui sur ce point là au moins.  Le français pose un problème au Congo-Kinshasa que nous devons nous préparer à résoudre, juste après l’imposture et la traitrise qui nous préoccupe au premier chef aujourd’hui !

http://populationsdumonde.com/classements/les-10-langues-les-plus-parlees-dans-le-monde/ est le lieu où nous trouvons une information utile sur les 10 langues qui seraient des plus parlées dans le monde.  Les chiffres indique en millions les nombres de locuteurs.

1. Chinois Mandarin – Chine, Singapour, Taïwan – 1 080
2. Anglais – Etats-Unis, Royaume-Uni, Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Inde, Afrique – 508
3. Espagnol – Espagne, Amérique Latine – 382
4. Hindi – Inde, Pakistan – 315
5. Français – France, Canada, Belgique, Luxembourg, Suisse, Afrique, Océanie, Antilles, Asie du Sud-Est- 290
6. Russe – Russie, CEI – 285
7. Malais-indonésien – Indonésie, Malaisie, Singapour, Brunei – 260
8. Arabe – Afrique du Nord, Moyen-Orient – 230
9. Portugais – Brésil, Portugal, Angola, Mozambique, Guinée Bissau – 218
10. Bengali – Bangladesh, Inde – 210

Si les congolais nous accorde de gérer l’Etat, nous remettrons sur la table la questions de la valorisation de nos langues et des langues internationales utiles pour la RDC.

La question doit être traitée avec soin, de notre point de vue.  Pourquoi ?  Parce qu’au Congo, le français est la langue officielle sur papier.  Cependant, elle ne se parle en réalité que dans les écoles et dans les tribunaux supérieurs ou égaux aux tribunaux de première instance.  En revanche, beaucoup de nos enfants échouent, abandonnent même les études, à cause de leurs échecs en français ou en mathématiques ; voire même dans d’autres cours, à cause d’une maîtrise insuffisante du français, langue de l’enseignement.  Il faut donc s’assurer que ce phénomène ne soit pas préjudiciable non seulement à notre culture – ce qui sera vite établi, mais aussi à notre industrie (pris dans le sens large du terme industrie : notre instrument de production).

Nos langues, celles des autres


Nous pensons que c’est initiative est bonne !

Elle souffre cependant de quelques faiblesses :

  1. sa démocratie pourrait être mise en doute et l’excuse de l’urgence ne suffira pas quant on sait que c’est depuis 1999 que nous invitons nos leaders à une gestion structurée de notre avenir ;
  2. il risque de rapidement se transformer en une pérennisation de l’aliénation du congolais et des autres africaines « francophones » à la langue française ou aux anciennes métropoles de la francophonie.

Pour ne pas s’arrêter à la critique, que préconisons-nous dans le cadre du Projet 2014 en matière de politique linguistique au Congo-Kinshasa ?

  1. valoriser des langues qui nous soient véritablement utiles dans nos rapports entre nous congolais (swahili, lingala, kasaïen, munukutuba) et dans nos rapports avec les pays partenaires au développement (anglais, français, portugais ou chinois) ;
    dans cet ordre d’idée, nous estimons que LDK était bien inspiré en introduisant l’anglais comme deuxième langue officielle dans la constitution de notre pays – langue qui en fut par la suite enlevée pour un raison qu’il faudra éclaircir un jour – et nous suggérons-nous de l’apprendre à nos enfants, dès l’école primaire, en raison du même nombre d’heures par semaine que le français, de manière à faciliter nos relations encore difficiles avec le vaste monde des anglophones ;
    plus que LDK, nous proposons, d’introduire le portugais dans notre enseignement au même titre que les deux autres langues et là aussi dès la première année du primaire – éventuellement avec un moindre accent vue que ce n’est pas l’espagnol – de manière à améliorer nos relations aux pays lusophones (Angola, Zimbabwe, Portugal…) ;
    bref, faire de tout congolais « quadriglotte » : langue vernaculaire congolaise, anglais, français, portugais.
    nous sommes ouverts à la question de choisir entre le portugais et le chinois par exemple, au regard des relations développées avec ce pays depuis un certains temps et compte tenue de l’importance que peut prendre nos rapports à la Chine à la condition de l’améliorer en qualité et en quantité.
  2. s’agissant de l’anglais qui ne trouve pas le même écho à l’Ouest qu’à l’Est pour des raisons évidentes, il y a lieu de trouver un dosage différent dans les programmes de l’Est et ceux de l’Ouest ;
    la situation risque d’être la même pour le portugais qui intéressera plus les Kasaï que les autres provinces, probablement !
  3. rappelons ici ce que l’on peut trouver sur notre site (http://www.paluku.net/2014/contributions/graphelepalukuatokauwekomu/) que sous ce rapport, dans le système d’enseignement que nous proposons, cela ne devrait pas accroître les charges horaires des apprenants ni des enseignants ;
    l’efficacité apportée par le découplage que nous préconisons entre la fonction enseignement et la fonction évaluation des compétences permettra une meilleure maîtrise de quatre langues par tous nos compatriotes, sans augmentation du nombre d’heures consacrées aux langues ;
    quant à la gestion des quatre langues par nos futurs génies de bambins, des études auraient déjà établies que les enfants arrivaient à gérer l’apprentissage de 4 langues sans en souffrance psychologique ni cognitive ;
    définitivement, la plupart d’entre nous sont polyglottes, avec la seule difficulté que très souvent ce sont nos langues qui sont les moins bien maîtrisées : ce qui est inacceptables !

De : africa-t@googlegroups.com [mailto:africa-t@googlegroups.com] De la part de Jean-Louis T
Envoyé : mardi 12 juin 2012 19:29
À : kasalobi@hotmail.com; africa-t@googlegroups.com; africom@skynet.be; amukalonji@yahoo.fr; bandundu.idiofa@yahoo.com; bena_kasayi@groupesyahoo.ca; cccmontreal@yahoo.fr; ccd.rdcongo@yahoo.fr; ckazamba@yahoo.fr; congocultures@yahoogroupes.fr; congofamille@yahoo.fr; congogroup@yahoogroups.com; congokdp@gmail.com; congo-kin-alternative@yahoogroups.com; congonetradio@gmail.com; congoresistance@yahoogroupes.fr; congotribune@yahoogroups.com; congo-uni@yahoogroups.com; drcongo@yahoogroups.com; front_compatriot@yahoo.fr; hinterland@yahoogroupes.fr; hubert.mwandu@yahoo.com; info@congoforum.be; info@congotribune.com; katangafreedom@yahoo.fr; kawataabraham@yahoo.com; kyalumiereinter@yahoogroupes.fr; lavoixdukasai@yahoo.fr; le.phare@ic.cd; lecridesopprimes@yahoogroupes.fr; mampakadiall@yahoo.com; mediascongolais@yahoogroups.com; mfuma_nekongo-subscribe@yahoogroups.com; mpizion@yahoo.com; parlementaire_debout_de_udps@yahoogroupes.fr; philipcisekedi@hotmail.com; radiotvbendele@yahoo.co.uk; rdcongolibre@yahoo.fr
Cc : zpalmares@aol.com; veronmwalumba@yahoo.com; thuku@sbcglobal.net; tempetrop@ic.cd
Objet : Tenons bon, continuons à user nos dernières énergies pour l’annulation du sommet de la Francophonie.

Mes amis, frères et soeurs,
Tenons bon, continuons à user nos dernières énergies pour l’annulation du sommet de la Francophonie.
Nous nous sommes constitués en un comité restreint de 4 personnes ci-après : Rolain MENA Président de l’APARECO Europe, Edouard OLITO Président de l’UDPS France, Ali KALONGA de Belgique Administrateur du Blog « Culture Congolaise.net et journaliste » ainsi que nous-mêmes en représentation du Collectif « Convergence pour l’Emergence du Congo ».
Notre comité « anti-sommet de la Francophonie à Kinshasa » a répondu la semaine passée à une audience auprès d’une partie des décideurs Français, afin de démontrer les aspects juridiques qui oblige à ce que ce sommet ne se tienne pas à Kinshasa, en transgression avec les textes qui régissent l’OIF. Nous avons donc donné plus l’accent sur l’aspect du droit afin d’annihiler la volonté politique cachée.
Quand à l’aspect humaniste, nous avons présenté l’immoralité et le déshonneur de ce sommet pompeux dans un pays en guerre et endeuillé par ses millions de morts dont le chiffre continue à s’accroître, les viols massifs des femmes, filles, vieillards et enfants sans protection ni suivi psychologique, des orphelins sans encadrement, des déplacés de guerre sans sécurité, de violation massive des droits de l’homme et de la privation de liberté d’expression. C’est la honte.
Nous poursuivons toujours nos sensibilisations auprès des autorités françaises, des médias et presse ainsi qu’auprès de peuple Français pour d’obtenir la délocalisation de ce sommet en faveur d’un autre pays respectueux des droits de l’homme, afin que ces derniers ne se laissent pas embarqué dans une histoire qui risque de ternir l’image de la France et des Français par la transgression des droits.
Tenons bon mes amis, que chacun de nous se considère comme un soldat au front pour la libération du Congo, qu’aucun soldat ne s’avoue vaincu tant que Dieu lui prête vie.
Vive le Congo libre, vive les Congolais
Voici quelques extraits de texte que nous avions remis en mémorandum.
Dieu vous bénisse
===========================================
NOTE EXPLICATIVE POUR L’ANNULATION DU XIVè SOMMET DE LA FRANCOPHONIE A KINSHASA
A la Présidence de la République Française;
Aux membres du Gouvernement Français;
Aux Sénateurs Français;
Aux Députés Français;
Aux Pays membres de l’OIF
A l’Organisation Internationale de la Francophonie;
A tous les médias et presses
A l’Opinion publique
Que faut-il privilégier, la loi de la force ou la force de la loi pour l’équilibre mondial ?
Pour une francophonie irréprochable, honorable et équitable,
sans reproche ni hypocrisie.
Notre démarche de contestation, en tant que démocrates Congolais, nous pousse à demander au Gouvernement Français et l’Organisation Internationale de la Francophonie de prendre une position nette, sans ambigüité, pour l’annulation du XIV è sommet de la Francophonie prévu pour le mois d’octobre prochain.
La France vient de prendre une position de manière irréfutable, de ne pas être présente en Ukraine lors de la coupe d’Europe de ce mois de juin 2012, pour protester de manière ferme et officielle au manquement et au non respect des principes démocratiques du Gouvernement Ukrainien à l’égard de son ancien premier Ministre Madame Ioulia Tymochenko.
Dans le même ordre d’idée, nous saluons aussi la décision prise par la France et un certains nombres des pays européens, de l’OCDE et du G 20, qui viennent de décider persona non gratta tous les Ambassadeurs Syriens accrédités dans leurs pays respectifs, afin de protester contre les massacres et la répression féroce du Gouvernement Bachar el-Assad, en particulier les massacres sur les enfants à Houla.
Au vu de cette position commune des dirigeants Occidentaux épris des questions des droits de l’homme, nous Démocrates Congolais, demandons à ce qu’il soit appliqué à la situation dramatique des populations Congolaises, les mêmes marqueurs de contestation que ceux appliqués au Gouvernement syriens et Ukrainien.
Pour cela :
Nous rappelons ici que la Francophonie se définit comme étant un espace linguistique et culturel des peuples de la communauté francophone qui a adopté la langue française comme la langue de référence. Et comme la société française est animée par des « valeurs culturelles universelles reconnues », la promotion et le respect de ses « valeurs » devraient donc s’imposer à tous, pour régir et servir de modèle commun de société dans cet espace communautaire francophone, en approche proactives et positives à toutes questions de Paix, de sécurité et de coopération entre différents peuples.
Voici les motifs de notre démarche de contestation.
• Pendant que la République Démocratique du Congo est en plein crise postélectorale suite aux dernières élections présidentielles et législations de Novembre 2011, lesquelles élections entachées des irrégularités massives selon les rapports de différents Observateurs nationaux et internationaux, remettant en cause la légitimité du Pouvoir en place.
• Pendant que le Gouvernement de Kinshasa, mafieux et complice, excelle dans l’incapacité de mettre fin à la récurrence des guerres et violences qui ont déjà fait plus de 8 millions de morts, de manière directe ou indirecte, depuis 1998, viennent une fois de plus reconnaître une nouvelle intensité depuis quelques mois. Les dites guerres entretenues par la coalition des armés des pays voisins et des différents groupes armés, détruisent l’écosystème et les infrastructures, appauvrissent en même temps nos populations, les poussent par milliers à des déplacements forcés sans que la Communauté Internationale s’en intéresse.
• Pendant que les femmes, les filles, les vieillards et les enfants de cette partie de notre pays sans défense ni protection, subissent les viols massifs au quotidien et ce, en toute impunité ;
• Pendant que les enfants sont kidnappés et enrôlés de force par les milices opérant dans cette zone, l’insécurité est généralisée, laissant la population livrée à elle-même face à un niveau de barbarie sans précédent.
• Pendant que la violation des droits de l’homme, décriée par l’ONU bat son plein sur toute l’étendue de la République Congolaise ;
Nous n’arrivons pas à comprendre comment le Gouvernement français peut cautionner à ce que l’Organisation Internationale de la Francophonie puisse tenir, en toute quiétude et sans remord, son XIV sommet à Kinshasa. Ceci en contradiction flagrante avec les principes universels de droit de l’homme et les propres textes de « l’indissociabilité de la Francophonie et la Démocratie », comme cela fit déclarer au sommet de Bamako de 2000.
Jean Louis TSHIMBALANGA

Justice, dénonciations, paix et prospérité


De notre Skype, le Mardi, 12 juin 2012

[17:40:33] EMP: salut ainé

[17:41:00] GPAU: Bonjour !

[17:41:18] GPAU: Emmanuel, qu’as-tu de bon à mettre sur la table de travail ?

[17:41:21] EMP: ca fe un bye

[17:42:08] EMP: today je ne suis dans l’impossibilité on a encore détourné les fonds pour l’internet au boulot je suis au cyber

[17:42:20] GPAU: C’est la raison pour laquelle la RDC n’avance pas vers la paix !

[17:42:31] GPAU: Nous ne travaillons pas, nous ne voulons pas travailler !

[17:42:40] EMP: je suis depuis deux heurs et je n’ai plus de sou

[17:42:52] EMP: oui alors on doit alors faire table rase

[17:42:53] GPAU: Nous prenons tout notre temps pour mourir et mourir encore…

[17:43:05] EMP: on dénonce et on fait rien

[17:44:00] GPAU: Peut-on construire un pays avec des dénonciations ?

[17:45:13] EMP: oui

[17:45:32] EMP: c ca le travail de la justice

[17:46:18] GPAU: Le travail de la justice c’est procéder par des dénonciations ?

[17:46:26] GPAU: Tu m’apprends du nouveau.

[17:47:00] GPAU: Comment fonctionne cette justice des dénonciations pour atteindre la paix et la prospérité nationales ?

[17:47:27] GPAU: As-tu autre chose dont nous pourrions parler, Emmanuel ?

[17:47:59] GPAU: Parce que sur ce sujet là, je pense que ne sais pas utilement échanger avec toi !

[17:48:18] GPAU: Que dit l’homme de la rue de l’avenir de la RDC ?

[17:48:40] EMP: pas grand chose peut être demain

[17:49:10] GPAU: Consulte-tu de temps à temps https://projet2014.wordpress.com ?

[17:49:52] EMP: je l’ai fait

[17:50:08] EMP: c la justice qui élève une nation

[17:50:44] EMP: c n pas un slogan sans un sens dans ma vie

[17:51:16] GPAU: Parlons-en à une autre occasion.

[17:51:53] EMP: ok merci ainé

[17:52:08] GPAU: Tout ce que tu m’as écrit là maintenant, m’attriste, venant d’une personne de ta culture ! Je préfère être sincère avec toi. Nous y reviendrons une prochaine fois.

[17:52:11] EMP: je fais un effort maintenait pour obtenir un modem de standard télécom

[17:52:52] GPAU: Tu me permets de publier ceci ?

Parce que je pense que d’aucuns y trouverons une des causes de nos déboires…

[17:53:42] EMP: ok

Le tournoi du Projet 2014 à Butembo (Nord-Kivu, RDC)


Si l’on pouvait nous croire en 1994…


Si les congolais pouvaient nous croire en 1994, nous aurions évité tout ceci et bien d’autres misères.

Que fait l’UDPS pour que les congolais cessent de mourrir à l’Est ET ailleurs, dans la RDC et dans le monde ?

Voici ce que produisent nos manques de confiance aux avertissement des envoyés de Dieu.

Peuple congolais, croyez-vous toujours à la lutte armée, au gouvernement de Kinshasa, à la Communauté Internationale ?

Noms de 35 congolais massacrés par une milice rwandaise à Bunyakiri (coeurs sensibles s’abstenir)

L’Ituri en pleine ébullition


De : Alasha Bahemurwaki [mailto:b_alasha@hotmail.com]
Envoyé : lundi 28 mai 2012 21:14
À : lomsf@swing.be; asimuekwezi@hotmail.com; motokokwete@hotmail.com; elisabethbaseza@hotmail.com; bs245857@skynet.be; davidkanda@googlemail.com; paluku.atoka@skynet.be; josephketha@hotmail.com; fa262634@skynet.be; lobofafou@yahoo.fr; justinekika@hotmail.de; ndjangosbb@hotmail.com; afeko.ezawa@telenet.be; fngity@yahoo.fr; manda.mupai@coditel.net; kisokebulemu@yahoo.fr; fmatchusi@hotmail.com; calmarini@yahoo.fr; christianekamara@hotmail.com; djangeinga@yahoo.fr; kabazungupissi@yahoo.fr; ayenya09112002@yahoo.fr; gizela_maria@yahoo.fr; nyakunoba_antoinette@hotmail.com; sarah_mtk@hotmail.com; mandamtaligo@freegates.be; josephketa@hotmail.com; ucoun@yahoo.fr; nesbebwa@msn.com; stevekas86@hotmail.com; marieroseudubi@yahoo.fr; didbebwa@msn.com; faustinezaty@hotmail.com; didopas@hotmail.com; nesbebwa@yahoo.fr; eric_kamara@yahoo.fr; chantal.amoti@gmail.com; budza13@hotmail.com; dinojos@scarlet.be; bisi_k@hotmail.com; cmfulayembe@yahoo.fr; associturibunia@yahoo.fr; lasibunia2006@yahoo.fr; bonabana_c@yahoo.fr; mugisamusinguzi@un.org; basilebulemu@yahoo.fr; irkisembojacques@yahoo.fr; moses-mugisa@hotmail.com; jok.oga@uclouvain.be; amuganga@gmail.com; toutaccompli@yahoo.fr
Objet : Après le Nord-Kivu L’Ituri en pleine ébullition

Après le Nord-Kivu

L’Ituri en pleine ébullition

Par  Le Potentiel

Après le Nord-Kivu où de violents combats opposent des troupes loyalistes aux rebelles du M23, les groupes armés de l’Ituri ont décidé à leur tour d’entrer dans la danse. Ils ont décidé de se coaliser au sein d’un mouvement, Coalition des groupes armés de l’Ituri (Cogai). Parmi les revendications, l’érection de l’Ituri en province. Une demande qui cache bien d’autres.
La période d’accalmie observée dans le district de l’Ituri n’aura été que de courte durée. Comme dans le Nord-Kivu voisin, le district de l’Ituri, dont les principaux leaders ont toujours revendiqué son érection en province autonome, s’est finalement joint à l’actualité. En effet, des groupes armés encore actifs dans le district ont décidé de s’unir autour d’une seule cause : la défense de leur district.
Des sources concordantes renseignent que quatre groupes armés de l’Ituri se sont joints au mouvement, dénommé Coalition de groupes armés de l’Ituri (Cogai). Sans d’autres précisions, les mêmes sources indiquent que le mouvement est piloté par un colonel dissident Matata Banaloki, alias Cobra.
Le mouvement ne cache pas ses ambitions. Dans leurs revendications, il réclame notamment au gouvernement congolais une amnistie en faveur de tous les miliciens opérant en Ituri et la reconnaissance de ce district comme province de la RDC. Ces miliciens réclament aussi la création d’une région militaire en Ituri dirigée par un originaire de ce district.
En dehors de la Force de Résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) de Cobra Matata, les autres groupes armés qui ont signé l’acte de création de la coalition sont : le Front populaire pour le développement durable de l’Ituri d’Eneko Kila ; la Force armée pour la révolution d’un certain Kabuli ; les Forces armées d’Intégration de l’Ituri d’un certain Charité Semire.
De même que dans le Nord-Kivu où des mutins du M23 sont entrés en rébellion avec les forces loyalistes, les milices membres du Cogai sont constituées pour la plupart, indique-t-on, des déserteurs des Forces armées de la RDC (FARDC).
ANGUILLE SOUS ROCHE
La résurgence de ces nouvelles tensions dans l’Ituri a certainement une explication. Longtemps en veilleuse, le volcan de l’Ituri vient d’entrer en ébullition. Par effet domino, l’Ituri a donc décidé d’emboiter le pas au Nord-Kivu. La proximité aura été pour beaucoup dans la création de cette nouvelle dynamique.
Par contre, le moment choisi soulève bien des interrogations. Pourquoi avoir entendu pendant si longtemps pour s’engager sur cette voie ? Sur quoi la Cogai, nouvelle coalition des groupes armés de l’Ituri, fonde-t-elle sa légitimité ? Autant des questions sur ce qui passe pour «l’hydre» de l’Ituri.
Car, depuis longtemps, les guerres de l’Ituri ont eu, entre autres, pour soubassement des divergences ethniques. C’est autour de cette identité culturelle que Hema et Lendu, deux ethnies majoritaires dans le district, se sont empoignés, sans au départ inclure des aspects politiques dans leurs revendications.
Aujourd’hui, la Cogai, qui entend défendre ce district, a inscrit clairement la dimension politique dans son combat. C’est notamment lorsqu’elle revendique l’érection de l’Ituri en une province – question pourtant réglée par la Constitution de la République. En plus, la coalition réclame une amnistie générale aux milices opérant dans le district. Véritable défi au Gouvernement central.
Autant des revendications qui font penser à un combat d’arrière-garde. Il y a certainement anguille sous roche. Et, comme dans le Nord-Kivu dès les premiers jours du M23, l’on devait s’attendre à la création d’un mouvement plus vaste, bien organisé qui, plus tard, devait se muer en une rébellion – telle qu’on en a connu bien avant dans cette partie de la République.
Ces interrogations en appellent également d’autres. Qu’est-ce qui fait finalement la spécialité de l’Ituri ? Pour autant qu’il est avéré aujourd’hui que les guerres à répétition dans l’Est ont toujours eu des ramifications dans le contrôle et l’exploitation des ressources naturelles de cette partie de la RDC.
Dans un document intitulé : « Le conflit en Ituri », Koen Vlassenroot et Tim Raeymaekers effleurent le problème. Ils rappellent qu’au-delà de vieux ressaisissements ethniques entre Hema et Lendu « la guerre de l’Ituri est une illustration parfaite du glissement vers un nouveau type de conflit dans lequel des armées nationales, des mouvements de libération et des idéologies politiques sont remplacés par des seigneurs de guerre, des réseaux économiques informels et des commandants d’armées rapaces ou cupides»
Comme problématique à leur analyse, ils sont partis de l’hypothèse que « l’irruption de la violence en Ituri doit être comprise comme le résultat de l’exploitation par des acteurs locaux et régionaux d’un conflit politique local profondément enraciné autour de l’accès à la terre, aux ressources économiques disponibles et au pouvoir politique ». « Aujourd’hui, pensent-ils, la guerre est utilisée par ces acteurs comme un moyen de réorganiser l’espace socio-économique local et de contrôler la mobilité à l’intérieur et entre ces espaces ».
Ainsi, comme dans le Nord-Kivu, c’est encore et toujours autour des ressources naturelles que se justifie aujourd’hui la création d’une pseudo-coalition dans l’Ituri, soi-disant pour défendre les intérêts du district.
En fait, les vrais enjeux sont ailleurs. Ils ne sont pas ceux des populations locales, plutôt ceux des tireurs des ficelles, des multinationales tapies dans l’ombre, qui n’ont pour seule visée que l’exploitation des ressources naturelles de l’Ituri. Les revendications dont se réclame la Cogai ne sont pas identitaires. Ils sont essentiellement économiques et gravitent autour des puits de pétrole et des mines d’or de ce district.
Avec le regain des tensions en Ituri, Kinshasa aura à se battre sur deux fronts. D’un côté, il y a les rebelles du M23 qui lui réclament le respect de l’accord de Goma, et de l’autre, il y a la coalition des groupes armés de l’Ituri qui jurent de s’affranchir de la forte mainmise de Kinshasa en obtenant l’érection du district en province.
Quelle sera alors l’attitude de Kinshasa ? Le suspense reste encore entier. En attendant, le Gouvernement doit vite se ressaisir pour barrer la route aux aventuriers de tous bords qui s’évertuent depuis un temps à remettre en cause l’autorité de l’Etat.
Dans un article portant sur l’Ituri, International Crisis Group a, après avoir cerné le problème de l’Ituri, proposé des voies de sortie. Pour l’instant, notait-il, le processus de paix a surtout profité aux chefs de guerre et aux hommes politiques, sans traitement approfondi des causes profondes du conflit. Il est grand temps, préconisait-il, que l’ensemble des élus nationaux, provinciaux et leurs partenaires internationaux s’y attèlent, afin de prévenir toute reprise de la violence et consolider les gains de stabilité acquis pendant la transition.
Ainsi que du temps de Lubanga, l’ombre de Bosco Ntaganda plane encore sur ce qui se trame dans l’Ituri. Tant qu’il sera en liberté, Ntaganda restera un danger pour la stabilité de l’Est. A Kinshasa de s’activer pour le neutraliser le plus rapidement possible.

Nos mines nous tuent et tueront plus, si…


Il ne suffit pas de s’enrichir, encore faut-il épargner nos vies.
C’est pour cela que le Projet 2014 encourage les communautés locales à passer de l’exploitation artisanale vers une exploitation industrielle dans le cadre des coopératives bien structurées et formées à l’exploitation de nos ressources.
Cette façon de faire nous évitera de CONTINUER A COMPROMETTRE LA SANTE DE NOS POPULATIONS.
Kinshasa n’est pas animé de la volonté de s’engager dans une telle démarche et de ce fait n’a pas prévu des moyens pour s’engager dans une telle démarche de responsabilité.
Des ressources utiles sont accessibles d’ici :
http://www.google.com/search?client=safari&rls=en&q=machines+pour+l’exploitation+d’or+en+montagne&ie=UTF-8&oe=UTF-8

coalition de groupes armés en Ituri


RDC : une nouvelle coalition de groupes armés naît en Ituri

Posted by: « philippe okudheyo » philippeokudheyo@yahoo.fr philippeokudheyo
Fri May 25, 2012 3:38 am (PDT)

RDC : une nouvelle coalition de groupes armés naît en Ituri
publié il y a 2 heures, 34 minutes, | Denière mise à jour le 25 mai, 2012 à 10:25 | sous Actualité, La Une, Province Orientale, Sécurité.
Share on email Envoyer par e-mail | Mots clés: CObra Matata, FARDC
Tweet
Milicien FDLR. Photo AFPm
Quatre groupes armés de l’Ituri se sont regroupés au sein d’une ligue
dénommée : Coalition de groupes armés de l’Ituri (Cogai). Ce
regroupemant est dirigé par le colonel dissident Matata Banaloki alias
Cobra, désigné comme général par ses pairs. Dans un communiqué de presse rendu public, jeudi 24 mai, cette nouvelle coalition demande notamment
au gouvernement congolais une amnistie en faveur de tous les miliciens
opérant en Ituri et la reconnaissance de ce district comme province de
la RDC.
En dehors de la Force de Résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) de
Cobra Matata, les autres groupes armés qui ont signé l’acte de création
de cette coalition sont :
* Le Front populaire pour le développement durable de l’Ituri d’Eneko Kila
* La Force armée pour la révolution d’un certain Kabuli
* Les Forces armées d’Intégration de l’Ituri, d’un certain Charité Semire.
La plupart de ces chefs miliciens sont des déserteurs des Forces armées de la RDC (FARDC).
Ces miliciens réclament aussi la création d’une région militaire en
Ituri dirigée par un originaire de ce district et le départ immédiat du
colonel Fal Sikabwé, actuel  chef de cette zone opérationnelle.
Ils accusent cet officier des FARDC d’avoir assassiné le général
Floribert Kisembo, un autre officier dissident de l’armée congolaise,
mort il y a une année en territoire de Djugu au terme d’une traque menée contre lui par les forces loyalistes.
La société civile locale demande aux autorités locales et nationales
de dialoguer avec ces miliciens « pour trouver une voie de sortie ».
Les responsables de la zone opérationnelle des FARDC en Ituri, eux, disent ne pas croire à l’existence de cette coalition.
Au mois de février de cette année, Cobra Matata avait exprimé sa volonté de réintégrer l’armée avec ses hommes. Joint au téléphone par Radio Okapi, il avait indiqué « qu’il est temps de faire la paix ».
Après cette annonce,la société civile de l’Ituri avait invité le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila à répondre à sa requête en accordant à ses miliciens et à lui-même une amnistie.
Le comité de sécurité du district de l’Ituri avait ensuite rencontré le colonel dissident au village Bukiringi. Cette rencontre, censée être la première d’une série, est restée sans suite.
Lire aussi sur radiookapi.net:

Unitarisme ou unité ?


Dans nos discussions avec de nombreux compatriotes, qui nous demandent raison de notre foi, de notre vision, de notre proposition, nous constatons que plusieurs nous prêtent des intensions qui ne sont pas nôtres ; soit parce qu’ils comprennent mal notre proposition soit parce qu’ils cachent mal hypocrisie qui imprègne leur politique et le manque de respect du congolais qui caractérise leur démarche politique pour aider les congolais à rester unis.

Nous proposons aux congolais, depuis décembre 1999, 5 étapes de 10 ans chacune, pour transformer la république actuelle, lit de la dictature et du néocolonialisme, tant étrangers que congolais, en une confédération, mieux, en une union d’états indépendants ; états construits sur la base des affinités culturelles de nos peuples congolais d’abord ; et éventuellement, de l’ensemble des peuples de l’Afrique Centrale ; dans le but de couper, définitivement, l’herbe sous les pieds des dictateurs et des colonisateurs ; ceux-là qui nous freinent dans notre marche vers l’indépendance, depuis 1960.  Cette proposition est combattue par beaucoup de personnes qui sont gênés dans leurs volontés hégémonistes de subjuguer les autres congolais.  Mais cette proposition fut aussi combattue déjà plus tôt que 1999 : à passage à l’UNAZA (Université Nationale du Zaïre, une de ces œuvres d’unitaristes qui fut un échec total), Campus de Kinshasa, devenue plus tard l’UNIKIN (Université de Kinshasa), lorsque les catholiques, de qui on l’avait arrachée, refusèrent de la reprendre, tant elle était délabrée, spoliée, rabaissée ; et, ayant déjà entrepris d’en construire une autre…

Les unitaristes sont ceux qui canonnent tous les matins : “le Congo est un et indivisible”, sans rien faire de concret pour qu’il en soit ainsi dans les faits, pour le bonheur de tous les congolais.  Comme si le Congo était leur bien privé à eux, dont ils peuvent faire tout ce qu’ils désirent et entendent.  Les unitaristes sont ceux qui canonnent tous les matins : “intangibilité des frontières héritées de la colonisation”, comme cela était une valeur en soi, sans comprendre ni mesurer le sens de leur slogan appris à l’école du suivisme béat et suicidaire pour notre peuple.

L’unité que nous prônons, que nous proposons est, pour nous, une union consciente et formelle des hommes libres, sanctionnée par un document, qui décident de faire chemin ensemble pour être plus forts ensemble que séparés les uns des autres ; pour être plus productifs que travaillant chacun dans son coin, égoïstement ; pour se soutenir pendant les moments difficiles : catastrophes naturelles, attaques des rapaces étrangers, manquent de ressources essentielles pour une vie de société moderne.  Une union des peuples qui choisissent d’être avec et non une union des hommes que l’on force à vivre avec.

Vu sous l’angle où nous nous plaçons, les unitaristes sont pires que les colonisateurs.  Ils font fis des volontés de nos peuples et leur imposent leurs points de vue, sans se gêner un seul instant. De 1964 à 1966, plus de 500.000 congolais seraient morts par le fait de ces hommes sans âme, ni foi, ni intelligence (http://www.afrique-express.com/archive/CENTRALE/rdcongo/rdcongopol/rdcongo-chrono-1960-2003.htm).

Cette même famille de congolais, exterminèrent des villages entiers et firent périr 3000 congolais environ rien qu’en 1993, selon la source précitée.  Il est important de noter que les unitaristes continuent et continueront à tuer, de quelque bord qu’ils soient, impunément et que rares sont ceux d’entre eux qui se soient ou qui se seront jamais soucier de se repentir.  Ses hommes, non régénérés, ne sont en effet pas capables de respect ni pour eux-mêmes, ni pour autrui.  Entre 1998 et 2007, il est estimé que près de 7 millions de congolais soient morts des violences causées par ceux qui veulent tout le temps que les autres fassent comme eux désirent (http://www.caritas.org/fractivities/emergencies/SixMillionDeadInCongoWar.html).  Il est donc évident que les unitaristes soient, par essence, non seulement des dictateurs, mais aussi de dangereux meurtriers que tout congolais devrait non seulement dénoncer, mais se lever pour réfuter vigoureusement, combattre démocratiquement.

Il nous semble nous que l’unité des congolais ne puissent pas être le fait simpliste de se lever le 30 juin 1960 et dire : nous sommes un et nous devons demeurer un, sachant bien que c’est le colonisateur qui fit de nous un Etat, sans nous consulter.  En 1960, tout les congolais n’étaient pas d’accord avec les indépendantistes inconditionnels lumumbistes.  La majorité politique de ces derniers ne leur accordait pas le droit de faire périr tant d’âmes qu’ils accusèrent de “sorciers” très souvent à tort ou par excès de zèle.  Le discours unitariste, canonné depuis lors, par des esprits peu critiques et assoiffés du pouvoir, empêche l’avènement de notre de notre indépendance et de notre unité véritables, jusqu’aujourd’hui.

Pendant 32 ans, le Mouvement Populaire de la Révolution, trompa la foule béate que le Congo n’avait qu’un seul Père et qu’une seule Mère !  La minorité de congolais perspicaces, connue des brimades des plus innommables : enlèvement, liquidation physique, perte d’emploi, persécution religieuse, torture et autre traitement déshumanisant que certains mobutistes n’ont pas honte de vouloir occulter aujourd’hui encore.

L’unité vraie des congolais, ne peut pas n’ont plus être le fait de se lever tous les matins et de canonner : “le Congo est un et indivisible”.  L’unité pour nous, c’est avant tout se dire que nous ne pouvons plus nous permettre de faire comme ceux que nos pères ont combattus : les colonisateurs.  Eux qui voulaient que les congolais mangeassent, parlassent, bussent, travaillassent, s’habillassent comme eux et pour eux.  L’unité vraie et durable c’est pour nous, faire en sorte qu’un jour tout congolais se disent : oui, mes compatriotes m’acceptent pour ce que je suis, travaillent à mon bien comme je le leur rends en retour, suivant ce que nous avons convenu de faire pour être une nation que les autres nations respectent, apprécient, estiment.

Cette unité là, Kasavubu l’a désirée, mais l’a laissée s’envoler en cédant aux pressions des unitaristes et des colonialistes.  Cette unité là, c’est ce que Mobutu s’occupa à saper, sans doute pour se venger des tribalistes qui traitaient et qui veulent encore aujourd’hui traiter les équatoriens comme des sous-hommes.  Cette unité fut rendu impossible depuis le jour où Kabila, pris d’un excès de zèle, tomba à la tentation de s’autoproclamer président des congolais, comme si nous fussions ses objets à lui, sans tenir compte de ses limites.  Cette unité là demeure impossible avec Kanambe qui se fit prendre dans le piège de la rébellion et qui se croit obliger de pérenniser son pouvoir contre le gré des congolais, en les éliminant tous physiquement, moralement et politiquement de la scène congolaise.

Cette unité là ne sera pas possible tant que nous choisirons les unitaristes au détriment des amis de la liberté et de la responsabilité.  Ceux qui considèrent que certains congolais soient des sous-hommes, incapables de civilisation, qui considèrent qu’ils détiendraient la clé de la civilisation et le droit et le privilège de civiliser les autres, sont ceux qui susciteront toujours et encore la rebellion, le refus d’une colonisation du congolais par le congolais.

L’unité des peuples du Congo que nous prônons  ne sera pas possible tant que nos populations ne se mettront pas à leur place ; pour se consulter sur ce qu’ils convient de faire et la manière dont il conviendrait de le faire pour le bien du plus grand nombre et dans le respect de tout homme congolais.

Jusqu’à présent, le Projet 2014 nous paraît être le seul cadre où se prône la liberté vraie : de pensée et d’action, dans le respect de l’identité culturelle de l’autre ; sans crainte aucune de son concitoyen, avec qui on ne partage pas la même culture, mais dans le souci de trouver de trouver, en tout temps, avec lui, une réponse aux questions que soulève la multi-culturalité de l’état que nous avons hérité de la colonisation belge.

L’expérience montre que dans la pratique quotidienne, peu sont encore ceux qui se démarquent de la démarche unitariste dans notre Congo.  La plupart de nous prônent et vivent dans la négation aux autres de leur identité.  Cette situation, soutenue par l’hypocrisie de nos politiciens, à la conscience flétrie par les multiples assassinats de congolais auxquels ils ont participé et des autres forfaits qu’ils ont commis, durera probablement encore 20 à 30, avant que les peuples du Congo ne comprennent enfin ce qu’il fallait faire : interpeller tous ceux qui s’arrogent le droit de se mettre au dessus des autres.