Kanambe choisit la mort après 2016 !


Voici un texte que je trouve bien écrit et qu’il nous vaut la peine de lire.

Notons cependant que l’auteur ne discute pas assez la sociologie du congolais.

1960, par la démagogie, le MNC réussit à prendre démocratiquement le pouvoir, mais échoue.

1965, par la force, Mobutu subjugue les congolais et meurt à l’étranger.

1997, par la ruse, Kabila s’autoproclame président et finit par être assassiné.

2001, après un assassinat « politique », Kanambe prend le pouvoir et va vers sa mort certaine, s’il ne se repent.

Tout cela se passe sous le nez et avec le concours du congolais que nous sommes.

2016 est à deux pas de nous.

Qu’est-ce qui a changé dans nos attitudes, dans nos méthodes de travail, dans nos réflexes, qui autoriserait un ESPOIR de sortie du tunnel ?

Si nous devions, par grâce divine, sortir de notre « ornière » ou plutôt de notre « zone de confort », qui prendra valablement la direction du pays ?

Répondre à ces deux questions avec lucidité, compétude et responsabilité, c’est être réellement congolais patriote.

Pour nous, cette observation ajoutée, tout semble indiquer que Kanambe ait choisi la mort, à l’instar de ses prédécesseurs,  après 2016.

Le peuple, lui, dans sa majorité, souhaite tantôt son retour en Tanzanie, tantôt sa condamnation judiciaire, tantôt sa mort, avant 2016, sans savoir exactement ni précisément, pourquoi ni comment, ces évènements devraient avoir lieu.  Sommes-nous responsables en prenant de telles attitudes ?


From: kivu-avenir@googlegroups.com [mailto:kivu-avenir@googlegroups.com]
Sent: vendredi 19 décembre 2014 11:51
To: (…)
Subject: [Kivu-Avenir] Le président Kabila arrivera-t-il à la fin de son mandat ? – DESC

Le président Joseph Kabila arrivera-t-il à la fin de son mandat ?

Par Jérôme Ziambi Kengawe (avec la collaboration de JJ Wondo)

 

J Kabila état de la nation 2014

Le scénario Burkinabé peut-il se dérouler au Congo Kinshasa…les experts du Congo, en général, doutent de cette possibilité en évoquant plusieurs arguments dont, le plus évoqué ou repris, est la différence contextuelle entre les deux pays. En ignorant, le désir mimétique[1] chez les jeunes qui pourrait servir de dynamique à l’expansion et à l’accélération de ce mouvement dans d’autres pays concernés. Ce soulèvement a envoyé un message à tous les jeunes de l’Afrique que le changement est possible. Malgré le silence des média Congolais, une réaction totalement anachronique, les dirigeants Congolais ne savent-ils pas que l’internet et les réseaux sociaux permettent l’internationalisation et le sentiment d’appartenance à une même génération et à un même continent partageant les mêmes soucis.

Tous les présidents africains animés par la tentation de prolonger le nombre de mandats présidentiels au-delà de ce que les constitutions respectives de leurs pays limitaient, avaient les yeux tournés vers le Burkina qui leur servaient de « laboratoire ». Il en était, particulièrement, du Congo Kinshasa qui avait envoyé une délégation au Burkina afin de suivre le déroulement de la modification de la constitution afin d’en tirer des leçons. Malgré les dénégations des concernés, des preuves existent et qui attestent la présence de Monsieur André Atundu, cadre de la majorité présidentielle congolaise, à Ouagadougou, le jour de l’insurrection.

Ce mouvement a réveillé la conscience des africains

Quelques parallélismes contextuels

Les deux régimes se ressemblent par rapport à quelques faits, comme la manière de l’accession au pouvoir, les deux présidents sont arrivés au pouvoir grâce aux assassinats de leurs prédécesseurs qui étaient, d’ailleurs, tous les deux leurs proches[2].

Les deux présidents, tant Kabila que Compaoré, privilégient le « silence » comme moyen de communication. Malgré des marches, des sit-in, des manifestations et des grèves depuis 2011, Compaoré ne s’est presque jamais exprimé et ne s’est presque jamais adressé à son peuple. Il partage cette similitude avec Kabila, qui, depuis 13 ans qu’il dirige le Congo, ses interviews et ses interventions concernant des drames que vivent les Congolais peuvent se compter sur quelques doigts. Ces deux présidents ne s’expriment que par contrainte. Tant Blaise Compaoré que Joseph Kabila sont dans leur tour d’ivoire, alors que le pouvoir leur échappe à petite dose.

Soulignons, également, l’extrême jeunesse[3] de la population de deux pays, en particulier celui du Burkina Faso dont on connait la contribution décisive au renversement du régime de Compaoré. En effet, on ne va jamais au combat avec des vieux.

Par rapport à la société civile, et particulièrement, l’église catholique, le parallélisme est frappant. L’arrivée à la tête de l’archevêché d’Ouagadougou du Mgr Philippe Ouédraogo en 2009 a bouleversé la relation qu’entretenaient le régime et l’église. Cet archevêque a conduit l’église à prendre ses distances[4] par rapport au pouvoir de Compaoré. Il en est de même avec la R.D.C., où le divorce entre le pouvoir de Kabila et l’église Catholique[5] est consommé depuis longtemps. Le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, comme l’était son prédécesseur, le cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, lui ont été toujours opposés, faisant de cette institution, la seule vraie opposition organisée au Congo.

Enfin, nous ne pouvons éviter de citer d’autres maux qui rongent l’Afrique et qu’on retrouve avec acuité au Congo-Kinshasa: la corruption, le népotisme, le chômage, la pauvreté, l’analphabétisme, la dictature, les violations massives des droits humains, les tricheries aux élections, des armées fragmentées, etc.

La démocratie est à la politique ce qu’est le médicament à la médecine. Si Au Burkina-Faso, on a trouvé le remède contre certains maux dont souffre l’Afrique. Pourquoi ne pas l’utiliser et pourquoi ne soignerait-il pas les mêmes souffrances ailleurs ?

En bref, le contexte est semblable et le scénario burkinabé est envisageable au Congo car les ingrédients[6] sont identiques dont celui particulièrement de la volonté de rester indéfiniment au pouvoir. Cependant, cela dépendra des recettes que proposera le régime congolais dans le menu qui sera présenté au peuple.

Utiliser de quels artifices pour rester ?

Comme contre la rébellion du M23, le président Kabila avait préconisé l’usage de trois moyens pour les combattre à savoir le politique, le diplomatique et le militaire. En fait, il peut oublier, en partie, les deux premiers, son camp politique, tout comme l’opposition d’ailleurs, étant divisés à ce sujet. En fait, la coalition des différentes couches sociales et politiques qui sera formée contre toute révision constitutionnelle et toute velléité de prolonger la durée de son mandat au-delà des textes prévus par la constitution, lui barrera certainement, la route. Cela se traduit donc par l’absence d’une cohésion ou consensus national venant en appui au premier moyen qu’il préconise.

Du point de vue diplomatique, depuis les élections chaotiques de 2011 et son élection, dans des conditions frauduleuses, à la magistrature suprême, ses habituels alliés occidentaux[7] lui ont fait savoir que toute volonté de s’accrocher au pouvoir par quels que moyens que soient, équivaudrait à un coup de force. Nous savons combien leur soutien est essentiel à son régime qui est en sursis depuis 3 ans.

Il ne reste plus que la solution militaire, dont plusieurs signaux nous annoncent qu’elle serait la clé de voute….

Pour lire la suite, allez sur : Défense & Sécurité du Congo – Wondo » Exclusif : Le président Joseph Kabila arrivera-t-il à la fin de son mandat ? – Jérome Ziambi K.

Jean-Jacques Wondo

Soupçon, intox ou vérité macabre ?


Avant et après le 30/06/1960, des congolais meurent sans que les auteurs de leurs morts ne soient inquiétés.  Les bandits politiques continuent donc à tuer, dans cette impunité persistante et grandissante.

La conclusion est donc claire : soupçon, intox ou vérité, cela ne change rien sur le fondamental.  La Bible dit ceci : « malheur à ceux par qui les scandales arrivent ».  Dans le cas de la RDC, c’est par le pouvoir, le gouvernement et le parlement en place que cela l’est.  Le malheur est donc promis, définitivement, pour ceux qui participent, d’une manière ou d’une autre, pour que, sur base de soupçon, d’intox ou de vérité, les scandales se multiplient.

Eloignons-nous de ces hommes, dénonçons et répudions ces hommes, que nous avons commis à la gestion de la chose publique !

http://cctgovrdc.com/web/2014/12/03/attention-alerte-rouge-au-canada-et-dans-toute-la-diaspora-congolaise-ca-sent-la-mort-sur-vos-portes/

Boût du tunnel : 20 à 30 ans d’ici !


[18:08:36] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: BREAKING NEWS  DES GR ET ANR BASÉ A L’AERO DE GOMA ARRÊTÉS LES AGENTS BLANCS UKRAINIENS PILOTES DE LA MONUSCO AVEC DES INDIVIDUS NOIRS EN CIVILS (MORPHOLOGIE RWANDAISE) QUI AVAIENT EN LEUR POSSESSION UN LOT IMPORTANT DES TENUES NEUFES DES FARDC DONT LA MONUSCO VOULAIT FACILITER LE TRANSPORT VERS BENI. ACTUELLEMENT, LE CONVOIE A PRIS ROUTE A LA RÉSIDENCE DU GOUVERNEUR JULIEN PALUKU.
NB: LES ASSAILLANTS PRÉSUMÉS ADF-NALU QUI MASSACRENT LA POPULATION A BENI SONT TOUS VÊTU EN TENUE DE L’ARMÉE RÉGULIÈRE ET DEPUIS LE DEBOUT DES ÉVÉNEMENTS LA POPULATION DE CESSE DE CRIER COMPLICITÉ DE LA MONUSCO.
A SUIVRE….
[19:21:32] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Il faut craindre que demain, tous ceux qui ont arrêté soient à leur tour, non pas arrêtés, mais tués !
[19:24:12] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: La morphologie dont tu parles n’est pas rwandaise : je suppose que tu parles des individus de type éthiopide ; c’est-à-dire, grands, au nez plutôt longs qu’écrasés ; en clair, tu insinues qu’ils on la morphologie tutsie (éthiopides du Rwanda).
[19:26:43] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Au sujet des prétendus ADF-NALU, nous apprenons aussi qu’ils parleraient kinyarwanda ; ce qui laisse penser qu’ils soient plutôt des rwandais que des ougandais, même si, le kinyarwanda se parle (peu) en Uganda.
[19:27:09] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Nous devons cependant nous poser quelques questions :
[19:27:59] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: 1. pourquoi les ADF-NALU n’ont-ils pas encore dénoncé l’information qui les accuse – à notre connaissance ?
[19:30:13] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: 2. qui a parlé et parlent des ADF-NALU : les rwandais ou les congolais ; et surtout, pourquoi, si ce sont réellement des rwandais ?
[19:31:02] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: sont de cafards rwandais  qui tuer des congolais  pour extermine des congolais a l.est de la rdc
[19:31:46] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: 3. supposons que ce soit des ugandais et des rwandais qui s’attaquent aux congolais de concert, pourquoi se vêtiraient-ils en tenues congolaises alors qu’aucun congolais à l’Est ne peut confondre un congolais à un ugandais ?
[19:31:50] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: il faut prende l.exemple de burkinabe pour chasser des cafars rwandais
[19:32:10] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Nous devons conclure dans cette affaire, à mon sens :
[19:34:06] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: 1. Nous devons nous organiser pour mieux identifier nos ennemis ; parce que les témoignages qui nous parviennent du terrain montrent clairement que des congolais aussi participent à ces tueries (Butembo, Oicha, Beni, etc.), contrairement à ce que certains d’entre nous tentent d’éluder.
[19:35:18] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: sont des rwandais qui manipuler des congolais  pour tuer leur frere  croyez moi
[19:35:42] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: 2. Si les informations que nous avons ici se confirment, il faut en conclure que nos ennemis ugandais et rwandais regretteront très bientôt leur stupidité et leur amateurisme militaire : ils profitent pour l’instant du fait que le command suprême des FARDC soit des leurs !
[19:37:15] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Nous sommes manipulés ou obligés depuis l’esclavagisme arabe en passant par la colonisation belge et les dictatures de Lumumba, Mobutu et Kabila.
[19:38:45] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: la rdc et diriger par un rwandais si il etait 100% congolais cette histoire de massacre aller deja prendre fin comme le pays et diriger par un rwandais  ce comme ca que des congolais sont extermine
[19:39:07] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: L’imposteur Kanambe travaille sur base de ce qu’il a appris que nous sommes : des peureux, des traîtres légendaires.  Pense seulement à l’histoire de Che Guévara et LD Kabila…
[19:39:58] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: C’est pour cela que dans le Projet 2014, nous disons que l’objectif numéro un de notre combat doit être :
[19:40:15] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: tu as raison a 100% des congolais sont des peureux, il ne sont pas pret a sacrifier leur corps  pour libere leur pays
[19:40:45] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: LA DISQUALIFICATION DES HOMMES VEREUX QUE NOUS AVONS COMMIS A LA GESTION DE LA CHOSE PUBLIQUE ET LA PROMOTION DE NOS VRAIS LEADERS.
[19:42:28] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Je constate que plusieurs congolais prenne cette proposition pour une blague depuis 1994, d’abord, quand je m’insurgeait contre la MONUSCO et depuis 1999 que j’ai lancé le Projet 2014, dont beaucoup, pour ne pas dire tous, se raillent encore en 2014, 15 ans après ; même si, l’histoire nous donne raison à 100% !
[19:43:46] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Regarde les combats, hommes et femmes, qui nous passent sur Youtube bien endimanchés ou bien parés ; tu les voies-là en tenu de combat ?
[19:44:08] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: De deux choses l’une :
[19:44:29] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: 1. soit que nous ne comprenons pas les conditions de notre délivrance ;
[19:44:49] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: 2. soit que nous jouons avec nos propres vies !
[19:45:50] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Dans tous les deux cas, nous sommes loin de nous rapprocher du bout du tunnel ; même si, les évènements de ces dernières semaines font penser à un départ imminent de Joseph Hyppolithe Kanambe.
[19:46:50] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Nous devons donc être très vigilants, très prudents et ne pas lâcher la pression.  Le chemin est encore long à mon avis : 20 à 30 ans avant de voir la vraie victoire des combattants et résitants véritables.

[19:48:51] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: mais il faut travaille fort pour vaincre l.ennemi pas seulement des parole il faut des actes forts
[19:53:48] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Des actes forts, c’est par exemple Paluku qui va à Kinshasa, dénonce Kanambe dans les rues, se fait arrêter et meurt empoisonné ou le crâne fracassé par les sbires de Kanambe : c’est ça ce que tu veux dire ou plutôt autre chose ?

Balkanisation impossible !


La RDC va-t-elle vers une balkanisation ?  La réponse est clairement : non !  Elle serait déjà balkanisée depuis, si cela était possible.  Il y là comme un miracle !

En revanche, on sent ici comme un retour de Jean-Pierre Bemba, qui effrayerait le pouvoir de Kinshasa qui tente de museler les peuples de l’Equateur.  Est-ce là un signe des temps ?

Quand l’Equateur prendra sa revanche – comme pourrait d’ailleurs le faire les autres régions du Congo, qui se lévera contre lui ?  Qu’attend-il pour demander son indépendance – à ne pas confondre avec son autonomie ?  Connaîtra-t-il la paix sans cette indépendance ?  En est-il autrement des autres régions ou peuples du Congo ?

La nécessité du démentèlement de la république au Congo se voit comme à l’oeil nu.  Seuls, les rêveurs espèrent encore faire de l’indépendance autrement que par la suppression de cette maudite république, au profit d’une union libre d’états indépendants du Congo, qui coupera définitivement l’herbe sous les pieds des colonisateurs, dictateurs, imposteurs et traîtres de tout genres.

Dans 20 à 30 ans, les congolais nous donnerons probablement raison : nous ne sommes pas prêts pour vivre libre, indépendant, sous une république ; et de fait, cela est logiquement, mathématiquement, impossible !

http://www.infobascongo.net/beta/?p=15661

Lumumba et l’histoire


Chers frères,

· L’omission du nom de Kasa Vubu dans ma livraison précédente est involontaire. Elle n’est ne sous-entend pas une déresponsabilisation de sa personne pour les fautes graves qu’il aurait commises et qui se résume en une présidence irresponsable, de démission, de trahison. Toutes mes excuses.

· En même temps, je pense que la faute majeur de Lumumba c’est de n’avoir pas su mesurer les conséquences de sa politique et d’avoir laissé son parti user de la démagogie pour engager le jeune Congo « indépendant » sur une fausse route : l’indépendance immédiate et inconditionnelle. Je pense aussi que nous ne pouvons lui en tenir rigueur, si nous tenons compte de :
(1) sa jeunesse à l’époque,
(2) son niveau d’instruction,
(3) le contexte : le courant indépendantiste qui souffle sur le continent africain et qui emporte les esprits surchauffés,
(4) mais aussi la guerre froide qui fait que plusieurs de nos compatriotes se laissent aller, têtes baissées, au communisme ou socialisme, sans peser ni sous-peser leurs engagements,
(5) sa bonne foi présumée et jusqu’ici reconnue de la majorité de ses contemporains ; même si, l’opposition au MNC, réunie essentiellement dans le PNP, lui reproche en revanche – et sans doute, avec raison – l’entêtement dans ses positions, mêmes les plus illogiques.

· Plus utilement, pour nous, patriotes en quête de l’indépendance du peuple congolais, nous devons en tirer quelques leçons importantes à nos yeux :
(1) récuser avec force tous ces politiciens que viennent à nous avec des solutions par trop faciles, simplistes ou démagogiques, qui ne font qu’aggraver le sort de notre peuple, plutôt que de l’améliorer ;
(2) répudier le culte de la personnalité dans notre sphère politique qui traduit notre propension à la paresse spirituelle, source d’une ignorance des lois du temporel et de l’intemporel qui nous coûte cher sur tous les plans : démographique, culturel, technologique, idéologique ou autre ;
(3) surtout, nous mettre à la disqualification de tous les hommes véreux que nous avons commis à la gestion de la chose publique et à la promotion des hommes faits : intelligents, sages, capables et responsables, qui nous aident à aller dans la direction de la vraie indépendance du congolais sur tous les plans.

À titre subsidiaire, je soulignerai ici qu’il faut faire attention aux rapports des experts, que nous devons lire avec un sens très critique, désormais que nous savons combien ils sont, souvent, légers ! Nous reviendrons sur la question dans la suite, le cas échéant.

Au demeurant, merci à Polo Muker et à tous nos lecteurs.

From: POLO MUKER [mailto:polo_muker@yahoo.com]
Sent: mercredi 19 novembre 2014 23:34
To: palukuatoka@msn.com; ngele.ema@gmail.com; kcf.katombe@gmail.com; Frederic Mamboleo
Cc: Antoine lokongo; El Du Jardin; Elonga Adjadje Losanganya Louis-Robert; claudiagirl3@yahoo.fr; Mambo Lumona; antoniorodriguez127@rocketmail.com; cnseka@yahoo.fr; yramazani@yahoo.fr; Bwana MUSEMA KWELI; amundalaw@yahoo.ca; rolandngoiek@yahoo.com; sandra.bushiri@yahoo.fr; jeanlucskam@yahoo.fr; mugaruka@hotmail.com; zidhy@hotmail.com; Kuelo Florent; kivu-avenir@yahoogroupes.fr; hinterland1-owner@yahoogroupes.fr; Jean-Jacques NGANGWESHE; albert muke; kwebe@hotmail.com; mulembamakubi@yahoo.fr; mayimbi2000@yahoo.fr; Robert Mbelo; Bernard Mumbaya-Kimbing; jpmbelu@yahoo.fr; bolabwe1@yahoo.fr; guy_wissa40@yahoo.fr; pierrekibesi@yahoo.fr; eva lumanisha; Albert Mujanyi; drjeanmpania@yahoo.fr; visitation@rogers.com; Arthur Kalombo; kalompu2007@yahoo.fr; Afri nzamba; cheikfita@yahoo.fr; Freddy Mulongo; fungula fumu; Jacques Matanda; fabiensantini@yahoo.com; ikanga_p@yahoo.com; kumab2009@hotmail.com; Ben Kalala; mpoyileonard@yahoo.fr; Julien ciakudia; kadimaleon@yahoo.fr; odiholambert987@yahoo.fr
Subject: « Ceci est une habitude que nous devons cultiver : ne pas nous nourrir d’informations partielles, parfois truqués pour nous intoxiquer et par moment produites par la haine ou le népotisme qui tue notre pays ». Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

« Ceci est une habitude que nous devons cultiver : ne pas nous nourrir d’informations partielles, parfois truqués pour nous intoxiquer et par moment produites par la haine ou le népotisme qui tue notre pays ». Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

Observations : Le dossier est abondant pour la bonne et simple raison que c’est un débat déjà passé dont voici des archives de rediffusion.

Notre objectif n’est pas de mettre l’huile au feu ou de remuer le couteau dans la plaie, mais juste pour répondre aux questions de précision comme simple aide-mémoire!

UNE PAGE DE L’HISTOIRE QUI PARLE D’ELLE-MÊME : Arrestation et assassinat de Lumumba

« Pongo, qui commandait les soldats, déclara: « Le chef de l’Etat est fort indigné de votre conduite. Je ne suis pas venu pour vous arrêter mais pour vous faire rentrer à la capitale ». Lumumba lui répondit: « Je sais que vous allez me tuer. Aujourd’hui, vous écoutez Kasavubu, Nendaka, Mobutu, mais après ma mort, ils deviendront vos ennemis. Soyez certains que vous n’allez pas rester longtemps auprès de vos femmes. Je suis le Premier ministre, pourquoi devrais-je demander la permission à qui que ce soit pour me déplacer ? »
Les soldats hésitèrent. Mais Pongo mit fin à la palabre et embarqua son prisonnier sur le bac ». (Entretiens avec M. Kemishanga, Brazzaville, septembre 1984).
Le jour suivant, à 17 h 15, Lumumba, les mains liées, le corps meurtri et ensanglanté, arriva à l’aéroport de Ndjili. Il fut violemment jeté dans un camion à coups de crosses et immédiatement conduit à la résidence de Mobutu qui donna l’ordre de l’emprisonner au camp de Binza. (L’ONU et le Congo in Chronique de Politique Etrangère, (Bruxelles), 15,1962, p. 669).

« Le 17 janvier 1961, Mobutu et Kasavubu décidèrent de livrer Lumumba aux Katangais. Le soir même, il sera assassiné sous les yeux de Tshombe, Munongo et Kibwe ». (Rapport de la Commission d’Enquête de l’ONU, Assemblée Générale A-4964, S- 4976 in Chronique de Politique Etrangère, 15, 4-6, 1962, pp. 675-696).

« Le 13 février, Munongo déclarera lors d’une conférence de presse: ‘Je sais que certains diront que nous l’avons assassiné. Je réponds: prouvez-le ».(Ibid., p. 688).

Bien à vous compatriote Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu,

Encore une fois, merci pour votre souci de clarté et de précision comme vous l’exprimez si bien ici :

« Nous pensons que, pour bien maîtriser l’histoire de notre pays, il faille être plus précis quand faire se peut.  Cette maîtrise nous permettra de mieux savoir les sources, les causes premières et les responsables des situations que nous vivons aujourd’hui ».

Quant aux erreurs des acteurs politiques, l’histoire seule dira son dernier mot quand s’apaiseront des passions et des émotions.

De son vivant, Lumumba ne s’est jamais déclaré un Saint, car, il ne cessait d’inviter ses frères à le corriger si possible et non faire des intrigues pour le vendre à l’extérieur et nous connaissons la suite.

Le premier objectif de ma rediffusion n’était pas de rétablir les responsabilités des acteurs politiques, mais d’inviter à dépasser justement les clivages et les étroitesses tribales qui sont justement les obstacles pour un Congo fort devant les ennemis extérieurs avec leur politique du diviser pour mieux régner. Voici notre titre :

“MERCI POUR CETTE BELLE LEÇON D’HISTOIRE ET NOUS SOMMES SOMMÉS DE TIRER DES LEÇONS SUIVANTES: PLUS JAMAIS SACRIFIER LA RDC SUR L’AUTEL DES ÉTROITESSES TRIBALES ET PRENDRE TOUT LE MONDE EN OTAGE! »

Vous aviez eu l’amabilité de compléter cette idée en l’enrichissant ainsi :

« Œuvrer pour un Congo prospère et fort, c’est combattre les ségrégations, mais aussi combattre nos déficits identitaires ! » Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

Après vous, le compatriote Nzita Na Nzita s’est insurgé avec raison sur un passage déjà débattu dont nous avions déjà trouvé un compromis avec Albert Mujanyi Bulamba et Kalombo Kabengu sur les déroulements des élections législatives et présidentielles de mai 1960 dans le contexte de précipitation de l’indépendance du 30 juin 1960 avec toutes les intrigues que nous connaissons.

Nous avions pris de la peine pour resituer le contexte de ce débat, et vous revenez avec raison sur les aspects suivants, bien que pertinents, mais ne faisaient pas partie du développement de notre posting.

Vous prenez soin d’omettre le nom de Kasavubu parmi les acteurs politiques, à moins d’un lapsus et pourtant, il était bien question des allégations de corruption pour son élection comme président.

Vous ne nous avez pas établi avec précisions et sources à l’appui ce cumul de conséquences des irresponsabilités, des erreurs ou des méchancetés mêmes de Lumumba en particulier, puisque c’est de lui qu’il est question dans l’hypothèse de la corruption lors de l’élection présidentielle de Kasavubu.

« Il faut en effet bien se rendre compte que beaucoup de problèmes que nous connaissons aujourd’hui soient le cumul des conséquences des irresponsabilités, des erreurs ou des méchancetés mêmes de Lumumba, Mobutu, Kabila et Kanambe ». Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

Pour ne pas nous éloigner de notre première intention, nous vous rappelons le contexte de notre posting suite à l’échange entre Bruno Kasonga et Djamba Yohé, dont nous donnerons l’intégralité en pièce jointe.

Voici notre commentaire du 22 mai 2012  de leur échange :

UNE LEÇON D’HISTOIRE ÉCLAIRANTE POUR COMPRENDRE LA RIVALITÉ ENTRE Kasaïens et Swahiliphones du Katanga, des frères ennemis qui prennent en otage toute l’histoire de la RDC.

« On comprend alors la récupération de la nouvelle génération derrière chaque symbole tribal, régional ou provincial.

Maintenant on comprend mieux que le pays est pris en otage par deux grands rivaux Kasaïens et Katangais en alliance avec deux autres provinces nostalgiques de leur Héros comme Kasavubu pour un empire Kongolais du Bas Kongo et Mobutu, pour l’Équateur.

La question du nationalisme autour de Lumumba se comprend mieux qu’il n’était pas toujours le bien aîmé avec toutes ces rivalités encouragées par les Belges qui trouvaient leur compte, selon le principe du diviser pour mieux régner » Commentaire de POLO MUKER sur le débat entre Kasonga Nyanguila et Djamba Yohé.

N.B* : C’est un [Message tronqué]  reçu de la par de Thomas MBEMBELE
Président du GRARC

« KASONGA NYANGUILA »

L’HOMME DES GRANDES SITUATIONS

L’IMMORTEL DIRIGEANT DES JEUNES DE BANDALUNGWA

(Lui me comprendra sans se fâcher, il va débattre)

I. VOTRE QUESTION PERTINENTE : QUI A CORROMPU QUI,  ET COMMENT?

1. Témoignage de Kalombo Kabengu

Nous savons que Kalombo Kabengu selon son « style propre » avait décrit cette corruption en ces termes : «   …Il (LUMUMBA) alla proposer le poste a Kasavubu qui accepta de disposer de quelques bieres pour les elus dont la majorite etait lumumbiste ».

1.1. Pour des précisions des sources écrites ou des témoignages oraux, il lui reviendra à lui l’auteur lui-même de les donner dans la mesure du possible selon l’extrait suivant :

« Pour revenir a l’election de Kasavubu, c’est Lumumba qui a fait de Kasavubu Chef de l’Etat. Raison pour laquelle Lumumba se permettra de revoquer ce dernier apres que Kasavubu l’ait revoque. Pour la petite histoire, la pression mise sur Lumumba par les Belges pour la formation du gouvernement etait telle que les Belges qui ne le portaient pas dans leur coeur esperaient qu’il echouerait la mission et qu’en derniere minute, ils pourraient mettre quelqu’un d’autre. Lumumba avait la majorite pour former le gouvernement mais le chef d’Etat n’etait pas connu.

Etant donne que Lumumba ne voulait pas etre le chef de l’Etat qui ne gouverne pas, il avait opte pour la primature pour gouverner le nouvel Etat. Il consulta Bolikango pour lui proposer le poste de President. Ce dernier hesita et devait consulter sa femme qui, d’apres les Bangala qui connaissent bien l’histoire, avait plus de pantalons dans son vestiaire que des pagnes. Lumumba n’avait pas le temps a perdre avec ces histoires de je t’aime moi non plus. Il alla proposer le poste a Kasavubu qui accepta de disposer de quelques bieres pour les elus dont la majorite etait lumumbiste.

Sous l’instigation de Lumumba donc, Kasavubu fut elu President. Pour Lumumba, l’affaire etait faite et les Belges etaient cuits. Tout s’etait passe dans le temps avec le gouvernement pret pour le 30 Juin ». KALOMBO KABENGU

1.2. Nos objections du 24 mai 2012 à cette version de Kalombo Kabengu.

La thèse de la corruption par la bière a été soumise à une critique de confrontation avec certaines sources écrites.

2012/5/24 Muke Jean-Paul <jpaulmuke@yahoo.ca>

Bien à vous cher compatriote Arthur, bonjour,

Je suis très satisfait de votre réponse nuancée, circonstanciée et finalement humoristique pour ridiculiser un certain dogmatisme scientifique qui croit tout épuiser seulement avec des citations des livres sans les remettre dans leur contexte général.

Comme tu viens de le souligner, parfois les exagérations donnent l’impression de l’invention qui suscite la suspicion et la méfiance sceptique pour certains ayant déjà des idées pré-conçues.

La lecture de l’histoire objective et impartiale est très difficile quand on se retrouve dans un contre conflictuel des intérêts entre des camps qui se disent vainqueurs et vaincus.

Pour revenir aux élections chaotiques de 1960, tout devient très clair avec la révocation mutuelle comme je le soulignais.

J’ai essayé de prendre distance pour confronter différentes versions, et cette zone d’ombre persistait, puisqu’écrit nulle part.

Mais avec des associations, tout commence à s’éclaircir.

1. Sans vouloir faire la synthèse, je retiens que c’est Lumumba qui aurait proposé la candidature de chef d’État à Kasavubu, puisque cela ne l’intéressait pas, lui qui voulait plus gouverner et non régner, et cela lui ressemble, et il a été logique et cohérent jusqu’au bout.

On pourrait dire que c’est un arrangement interne pour sauver la face, faute de mieux. Et comme l’occasion faisant le larron, Kasavubu en a profité pour brandir la légalité comme chef d’État avec prérogative de révoquer un premier ministre qu’il n’avait même pas nommé, puisque le premier gouvernement devait être nommé par le Roi des Belges, étant donné qu’avant le 30 juin, le Congo-Belge était encore sous l’administration belge. Et cela se comprend.

«  Le gouvernement national est nommé et révoqué par le chef de l’État. Mais le premier gouvernement est nommé par le Roi des Belges. Le gouvernement doit ensuite obtenir la confiance de la chambre et du sénat ».

« Le chef d’état est élu par une assemblée commune des membres de la Chambre et du Sénat, à la majorité de deux tiers des membres ».

« Le président (à la majorité) et les 10 autres membres du gouvernement provincial (vote unique non-transferable) sont élus par l’assemblée provinciale ».

Sinon, on comprendrait mal l’élection du chef de l’État le même jour, le 24 juin 1960, 6 jours avant le 30 juin que l’investiture du premier ministre, sans des tractations préalables. Comme il est établi que c’est Lumumba qui majoritaire avait l’initiative de proposition de coalition, tout se comprend mieux qu’il propose cette candidature à celui qui dans son ABAKO rêvait devenir le Roi des Kongo. Il ne pouvait que bondir sur l’occasion pour trahir Lumumba après sous instigation belge. La preuve, à ma connaissance, ni Kasavubu, ni Mobutu, personne n’ jamais initié une enquête sur cet assassinat pour condamner les criminels. Au contraire, le bourreau Mobutu a jeté la poudre aux yeux en le faisant  » Héros National », comme on le fera avec Laurent Désiré Kabila, assassiné dans les mêmes conditions de trahison des protégés! Voilà comment l’histoire se répète et nous renseigne.

2. Sur l’anecdote de la candidature de Jean Bolikango, il était un double candidat malheureux, comme candidat-président de la Chambre et Candidat-Chef de l’État, comme on le voit ici à côté de Kasavubu:

« Le 24 juin, Kasa-Vubu (ABAKO) est élu chef d’état par le Chambre et le Sénat réunis, avec 159 voix contre 43 pour Bolikango (PUNA) (11 abstentions, 8 absents) ». Comme pour dire que s’il avait vraiment refusé l’offre de Lumumba, il ne serait pas candidat malheureux à côté de Kasavubu.

Mais au moins ton témoignage nous a beaucoup éclairés pour mieux confronter les sources avec le récit des témoins oculaires que nous assimilons à tort ou à raison aux rumeurs.

Merci cher compatriote Arthur pour ta contribution!

Au plaisir!

1.3. Une description du parlement national  très divisé pour mieux comprendre les intrigues, les débauchages et la corruption.

« Le parlement national est très divisé. Le premier parti, le MNC-L, n’a qu’environ un quart des sièges. Il est suivi par pas moins de huit partis ayant entre 12 et 20 parlementaires.

Cette fragmentation n’est pas causé par le système proportionnel, parce que les circonscriptions ne sont que d’une moyenne taille, mais surtout parce que les partis ont des bases territoriales très étroites mais très sûrs: ils obtiennent presque tous leur sièges dans leur fief local et dans ces circonscriptions, ils obtiennent presque tous les sièges disponibles.

Le MNC-L obtient la première place parce qu’il a un fief très étendu.

Cependant, le PNP est le seul parti duquel les sièges sont dispersés presque partout le pays (même si on considère le fief de son partenaire LUKA, ce n’est qu’une minorité des sièges PNP qui sont dus à ce fief) ».

Seulement les deux plus grands partis se présentent à plusieurs provinces.

· Le MNC-L est le plus grand parti sur le plan national et obtiendra environ un quart des sièges (35 députés nationaux, 110 conseillers provinciaux et 21 sénateurs). Le MNC-L est tout-puissant à la province Orientale et gagne presque tous ses autres sièges aux districts voisines des provinces du Kivu et du Kasai et de l’Équateur.

· Le PNP est, dans la Chambre, le deuxième parti national (15 députés nationaux, 32 conseillers provinciaux et 5 sénateurs). Le PNP a des élus un peu partout le pays.

Au plan national, c’est le MNC-L qui a l’initiative. Il peut compter sur une « coalition » comprenant le PSA (Léopoldville), le COAKA et l’UNC (Kasai), le CEREA (Kivu) et le BALUBAKAT (Katanga), ce qui fait 71 sièges sur 137 dans la Chambre et 41 sénateurs sur 84 (112 voix sur 221 pour l’élection du chef d’état). Les adversaires sont le PNP, l’ABAKO (Léopoldville), le MNC-K (Kasai), le CONAKAT (Katanga), le RECO (Kivu) et le PUNA et l’UNIMO (Équateur); ils ont 55 députés et 34 sénateurs.

Source

· Walter J. Ganshof van der Meersch, Congo, mai-juin 1960 : rapport du ministre chargé des affaires générales en Afrique, Bruxelles, 1960, 482

2. Quant à nous, puisque la question nous préoccupait pour comprendre la crise de légitimité qui persiste jusqu’aujourd’hui, nous avions déjà entrepris une recherche dont le posting porte le titre suivant :

« Témoignage de Moïse Tshombe sur cette manipulation des congolais divisés pour des intérêts étrangers ».

Sans prétendre détenir le monopole de la vérité, nous allons juste vous présenter le résultat de nos recherches sur cette question de corruption dans le contexte des intrigues avant, pendant et après les élections législatives et présidentielles de mai 1960.

RAPPEL DE VOS QUESTIONS :

« Qui (les belges sans doute, selon la lecture que nous faisons du texte ; mais lesquels ?) a corrompu qui (les députés de la majorité, prétendument ; mais lesquels ?  Tous ?) et comment (De quelle manière les corrupteurs s’y prirent-ils, pour arriver à leur fin ?  Qu’est-ce qui pris les corrompus pour expliquer leurs comportement) ?

La compréhension totale des faits évoqués ici nous aiderons à mieux comprendre les enjeux de la sécurité et du progrès dans notre Congo ». Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

3. LES ANTÉCÉDENTS, LES SOURCES POUR MIEUX COMPRENDRE LES INTRIGUES AVANT, PENDANT ET APRÈS LES ÉLECTIONS DE MAI 1960.

« …les sources, les causes premières et les responsables des situations que nous vivons aujourd’hui ».

3.1. Une piste : les déclarations d’Antoine Kiwewa confirmant avoir exercé son intervention auprès de Lumumba pour l’accession de Kasavubu à la présidence dans Courrier Africain, 34, 1964, pp. 5, 6 : « Je pense que l’heure de ma récompense désintéressée a sonné »

« Dans une lettre datée du 26 novembre 1962, Antoine Kiwewa, futur président national du MNC-L attira l’attention du président de la République sur sa modeste personne. Il lui rappela utilement qu’en juin 1960, son intervention auprès de Lumumba n’avait pas peu contribué à la décision de ce dernier d’accepter l’accession de Kasavubu à la présidence. Le sénateur ajoutait encore: « Vous trouverez sous ce pli, l’acte de fidélité à votre personne, émanant de notre groupe politique. Il s’agit là de mon œuvre (…) Je pense que l’heure de ma récompense désintéressée a sonné.’ Sans doute. Cette heure-là sonne toujours, une fois le quart d’heure du charlatanisme révolu. Il terminait sa missive, en proclamant: ‘Un prochain courrier parlera de ce que je puis faire pour Vous, (…) au cours de mon éventuel mandat. Enfin, un résumé de programme vous entretiendra de mon programme d’action pour le Pays et probablement pour l’Humanité » ( Courrier Africain, 34, 1964, pp. 5, 6, 7.). Et pour bricoler un bon programme pour l’humanité, rien de tel que l’assistance d’un assassin professionnel. Cette pensée dut pénétrer l’esprit obtus de Kiwewa lorsque, le 2 juillet 1964, il rallia Tshombe qui s’apprêtait à massacrer les mulelistes ».

3.2. Tshombe confirme la division entre les congolais manipulés pour les intérêts étrangers au détriment du peuple congolais

Témoignage de Moïse Tshombe sur cette manipulation des congolais divisés pour des intérêts étrangers.

Voici alors les confidences de Tshombe lui-même en 1965, déçu de son extrémisme, et voulant se dédouaner de ses tendances séparatistes pour justifier sa conversion soudaine au nationalisme. C’est une citation que fait Guy De Boeck dans Polémiques sur les Millions des morts à l’Est du Congo:

 » Les ennemis de l’Afrique et de l’homme noir sont parvenus à nous pousser à nous exterminer pour mieux exploiter nos richesses sans nous-mêmes sous prétexte qu’un tel communiste, et qu’un tel autre est capitaliste. etc… alors que dans tous ces pays pullulent des partis communistes dont les représentants que l’on rencontre dans toute la hiérarchie de la vie communautaire circulent en toute sécurité… En transformant la CONAKAT\Leo en CONACO, nos intentions ont été pures et notre lutte honnête… nous avons utilisé la voie du réarmement moral pour faire de ce parti un véritable regroupement de salut public », GÉRARD-LIBOIS-J-, VERHAEGEN-B-, Congo, 1965, p. 81.

Ce climat de clientélisme peut bien expliquer la corruption et les intrigues parmi les acteurs politiques congolais au service de l’étranger.

Pour rappel, les citations à l’intérieur du texte sont des références à partir des notes de Ludo Martens « Pierre Mulele ou la seconde vie de Patrice Lumumba »,© 1985 Editions EPO asbl

Lange Pastoorstraat 25-27 2600 Berchem (Anvers) – Belgique

Tel: 03/239.68.74
couverture : Milo van Aert et Yol

Dépôt légal : 2204 1985 09

4. Les intrigues avant et pendant les élections de mai 1960

4.1. Campagne d’intoxication menée dans l’ensemble du pays par Iléo et Bolikango contre Lumumba qui incarnerait la dictature :

« En mai, Iléo et Bolikango parcoururent l’ensemble du Congo. « Au cours de cette tournée (…) nous avons posé les jalons pour la formation d’un grand cartel d’Union nationale au Congo dirigé contre la dictature », expliqua Bolikango »(Congo 1960,1, pp. 273-274).

4.2. Tentative sans suite de barrer la route à Lumumba dont le régime serait une dictature crypto-communiste.

Le 21 mai, le leader de la Luka, M. Delvaux, invita ses « amis Bahizi, Anekonzapa, Iléo, Kamitatu, Sendwe, Bolikango, Kanza et de nombreux chefs coutumiers (…) à un congrès fixé au 30 mai afin de barrer la route à un régime de dictature crypto-communiste » (Congo 1960, l ,p. 273). Cette initiative resta sans suite.

5. Les intrigues après les élections de mai 1960 : Prise de conscience des ces intrigues et de la corruption

Lumumba, adversaire implacable des collaborateurs

Avant l’indépendance déjà, Lumumba avait pris conscience du danger que représentait l’existence de toute une couche de Noirs qui rêvaient de s’enrichir en monnayant leurs services auprès des financiers étrangers.
Après les élections de mai 60 on assista à diverses tentatives de formation d’un bloc anti-lumumbiste groupant toutes les forces collaboratrices.

5.1. « Dès le 2 juin, Lumumba avait clairement compris l’enjeu de la campagne qui se menait contre sa personne. « L’objectif poursuivi est le suivant: écarter de la direction du pays les nationalistes qui ont pourtant la confiance du peuple, et hisser au pouvoir certaines marionnettes, dans le seul but de servir certains intérêts occultes. Convaincu que les milieux officiels veulent à tout prix placer un gouvernement fantoche au Congo, afin de saper ainsi l’indépendance nationale, le peuple congolais a réagi et continue à réagir avec énergie » »(Conférence de presse de Lumumba à Léopoldville, cité par W.J. GANSHOF VANDERMEERSCH,o.c.,p. 141).

5.2. Corruption et financement des voyages d’intoxication à travers le pays : qui paye cela et d’où vient l’argent ?

« On a corrumpu déjà certains élus en faveur de tel leader jugé favorable au gouvernement belge. Ainsi, on a vu, dans cette composition imaginaire, M. Iléo premier ministre. Il n’a en réalité pas de parti et n’a rien derrière lui. On lui a payé un voyage à travers le Congo pour essayer de corrompre d’autres milieux (…) Qui paye tout cela? D’où vient l’argent? » (L’Avenir, 3 juin 1960, pp. 6,8 cité par W.J. GANSHOF VAN DERMEERSCH, o.c., p. 142).
Cette dénonciation des ‘Nègres payés’, corrompus par des puissances étrangères, sera reprise quatre années plus tard, par les millions de paysans et de travailleurs engagés dans l’insurrection muleliste.

5.3. Sabotage de l’indépendance comme volonté du peuple par des manoeuvres de certains partis minoritaires pro colonialistes contre les partis et les leaders nationalistes.

Un autre thème de cette révolution figure dans le communiqué du 11 juin 1960 du Comité national du MNC-Lumumba qui « dénonce les manœuvres qui se trament entre, d’une part, l’ancienne puissance coloniale et, d’autre part, certains partis minoritaires pro colonialistes, manœuvres tendant à écarter, contre la volonté du peuple, les partis et les leaders nationalistes (…) Ces manœuvres constituent un sabotage sournois contre l’indépendance nationale » (Communiqué du 11 juin 1960 du Comité National du MNC-L cité par W. J. G AN-SHOFVANDERMEERSCH,o.c.,p. 150).

5.4. Le 19 juin 1960, Kasavubu tenta de trouver une majorité antilumum-biste pour former un gouvernement où aucun membre du MNC-Lumumba et du PSA-Gizenga ne siégerait. On assista à un rapprochement entre les chefs coutumiers et les bourgeois engagés dans la collaboration, d’une part, et les formations réformistes d’autre part. Dans le projet de l’équipe gouvernementale avancé par Kasavubu, on retrouvait les grands noms de la collaboration : cinq hommes du PNP, dont Delvaux aux Finances, Dericoyard aux Travaux publics, Edindali aux Classes moyennes et deux dirigeants de la Conakat: Nyembo à la Défense et Kisiba à l’économie. Dans ce projet figuraient aussi les chefs de file des grands courants réformistes: deux de l’Abako, Kasavubu, premier ministre et Kisolokele, ministre de l’Intérieur, quatre du MNC-Kalonji, dont le chef serait vice-premier ministre et Badibanga, ministre du Plan. Du PSA, Kasavubu avait débauché Kamitatu pour en faire son ministre des Terres et du Domaine public. (W.J. GANSHOF VAN DERMEERSCH, o.c., annexe IX).

· 5.5. COMMENTAIRES :

·

· Comme on le voit, Kasavubu étant minoritaire, va tenter une coalition pour former un gouvernement dont il serait premier ministre en excluant tout membre lumumbiste à l’exception de Kamitatu de PSA débauché par Kasavubu, contrairement à Gizenga resté fidèle à Lumumba comme on le voit ici lors de la formation du gouvernement Lumumba : Mouvement national congolais

· majoritaire: « MNC-L »:

Patrice Lumumba, membre du collège exécutif général (Oriental), premier ministre & ministre de la défense

Jean-Pierre Finant, membre du collège exécutif provincial, président provincial (Oriental)

Christophe Gbenye, ministre de l’intérieur

Dominique Manono (MUB/Songye), membre du collège exécutif provincial, président provincial (Kasai)

Honoré Mokengele, candidat-président du Sénat

Joseph Kasongo, président de la Chambre

Parti Solidaire Africain (PSA) (Léopoldville)

Antoine Gizenga (pro-Lumumba), vice-premier ministre

Cléophas Kamitatu (pro-Kasa-Vubu), président provincial

Les résultats des élections

Au plan national, c’est le MNC-L qui a l’initiative. Il peut compter sur une « coalition » comprenant le PSA (Léopoldville), le COAKA et l’UNC (Kasai), le CEREA (Kivu) et le BALUBAKAT (Katanga), ce qui fait 71 sièges sur 137 dans la Chambre et 41 sénateurs sur 84 (112 voix sur 221 pour l’élection du chef d’état). Les adversaires sont le PNP, l’ABAKO (Léopoldville), le MNC-K (Kasai), le CONAKAT (Katanga), le RECO (Kivu) et le PUNA et l’UNIMO (Équateur); ils ont 55 députés et 34 sénateurs.

Cette coalition du MNC-L explique facilement le résultat suivant :

Ayant 71 sièges sur 137 dans la chambre, on comprend que Kasongo soit élu président de la chambre avec 71+3= 74 si tous étaient présents.

Ayant 41 sièges sur 84 sénateurs, on comprend le résultat de Mokengele 39 contre Ileo 41 avec 4 absents

S’il faut admettre l’hypothèse de soutenir la candidature de Kasavubu  par la coalition majoritaire de 112 voix sur 221 pour contrer Bolikango, on peut comprendre ce résultat de 112+ 47= 159

Pour justifier la corruption, Kasavubu qui pensait plus à devenir premier ministre que président avait tout intérêt à corrompre les 112 voix pour contrer Bolikango, faute de devenir premier ministre, puisque non majoritaire. Et cela faisait l’affaire de Lumumba qui croyait gouverner sans régner pendant que Kasavubu ne pensait pas seulement régner mais aussi gouverner. D’où leur conflit d’auto-révocation, début de la crise de légitimité !

Pour l’investiture du gouvernement-Lumumba, on comprend, le résultat suivant, 71+3=74   pour la chambre et 41+19= 60 pour le Sénat.

Mais ce qui est curieux, le même 24 juin, on a enregistré seulement 8 absents  pour l’élection présidentielle de Kasavubu, mais 57 absents dans la chambre et 1,5 abstentions pour l’investiture du gouvernement-Lumumba.

En refaisant les calculs, on aurait au total 74 + 1,5+ 57 = 132,5 sur 137.

Par où sont passés les 4,5 ????? Voilà le mystère. Si on ajoute ces 3,5 aux 1,5 abstentions, on aurait 5 abstentions. Ou encore, si on ajoute les 3,5 aux 57 absents on aurait 60,5 absents, un vrai boycott !

On peut comprendre le désintéressement dans cet absentéisme, une fois le président déjà élu, car 57 absents sur 137, c’est quand même trop pour la même journée.

6. Mise en place des institutions (nationales)

Le 21 juin, Kasongo (MNC-L) est élu president de la Chambre avec 74 voix contre 58 pour Bolikango (PUNA) (et 1 pour un troisième candidat, 4 absents)

Le 22 juin, Iléo (MNC-K/UNIMO) est élu président du Sénat (dans le troisième scrutin) avec 41 voix contre 39 pour Mokengele (MNC-L) (4 absents)

Le 24 juin, Kasa-Vubu (ABAKO) est élu chef d’état par le Chambre et le Sénat réunis, avec 159 voix contre 43 pour Bolikango (PUNA) (11 abstentions, 8 absents)

Le 24 juin, le gouvernement-Lumumba est investi par la Chambre (74 contre 1, 5 abstentions, 57 absents) et le Sénat (60 contre 12, 8 abstentions, 4 absents)

Source

· Walter J. Ganshof van der Meersch, Congo, mai-juin 1960 : rapport du ministre chargé des affaires générales en Afrique, Bruxelles, 1960, 482 p. »

7. Élections législatives du Congo belge de 1960

À la veille de l’indépendance du Congo (le 30 juin 1960), il y eut au Congo belge, actuellement République démocratique du Congo, des élections législatives en mai 1960 :

Les résultats des élections se lisent comme suit: (Il n’y a pas d’info sur les votes émis, seulement sur les sièges obtenus.)

Les partis qui participent aux élections

· Mouvement national congolais

· majoritaire: « MNC-L »:

Patrice Lumumba, membre du collège exécutif général (Oriental), premier ministre & ministre de la défense

Jean-Pierre Finant, membre du collège exécutif provincial, président provincial (Oriental)

Christophe Gbenye, ministre de l’intérieur

Dominique Manono (MUB/Songye), membre du collège exécutif provincial, président provincial (Kasai)

Honoré Mokengele, candidat-président du Sénat

Joseph Kasongo, président de la Chambre

· minoritaire « MNC-K »:

Albert Kalonji

Joseph Iléo, député provincial (cartel MNC-K+PSA, ville de Léopoldville), sénateur (élu sur liste UNIMO-Équateur), président du Sénat

Joseph Ngalula, président provincial (Kasai)

Pierre Nyangwile, membre du collège exécutif général (Kasai)

· Parti National du Progres (PNP) :

Paul Bolya, membre du collège exécutif général (Équateur), sénateur (élu sur liste UNIMO), ministre d’état

Albert Delvaux (Union Kwangolaise – LUKA), ministre résidant en Belgique

· Association des Bakongo (ABAKO) (Léopoldville)

Joseph Kasa-Vubu, membre du collège exécutif général, chef d’état

Pascal Nkayi, ministre des finances

· Parti Solidaire Africain (PSA) (Léopoldville)

Antoine Gizenga (pro-Lumumba), vice-premier ministre

Cléophas Kamitatu (pro-Kasa-Vubu), président provincial

· Parti de l’Unité Nationale (PUNA) (Équateur)

Jean Bolikango (ASSORECO), candidat-président de la Chambre, candidat-chef d’état

Laurent Eketebi, membre du collège exécutif provincial, président provincial

Cyrille Adoula, sénateur (élu sur liste UNIMO)

· Union des Mongo (UNIMO) (Équateur)

Justin Bomboko, membre du commission politique auprès du Ministre à Belgique, ministre des affaires étrangères

· Centre de Regroupement Africain (CEREA) (Kivu)

Anicet Kashamura, membre du collège exécutif général, ministre de l’information et de la culture

Marcel Bisukiro, ministre du commerce extérieur

Jean Miruho, président provincial

Jean-Chrisostome Werengemere (dissident)

· Confédération des associations tribales du Katanga (CONAKAT)

Moise Tshombe, président provincial

Joseph Yav, ministre des affaires économiques

· Association Générale des Baluba de Katanga (BALUBAKAT)

Jason Sendwe

Rémy Mwamba, membre du collège exécutif général, ministre de la justice

· Coalition Kasaienne (COAKA)

Grégoire Kamanga, ministre de la santé publique

8. Débandade après la mort de Lumumba: corruption et entrée des lumumbistes au service de l’impérialisme. Capitulation.

8.1. Des ‘lumumbistes’ entrent au service de l’impérialisme : le cas d’Antoine Kiwewa qui confirme son intervention auprès de Lumumba pour l’accession de Kasavubu à la présidence.

« L’avènement du gouvernement Adoula, le 2 août 1961, a marqué le passage d’un grand nombre de lumumbistes sur les positions de la bourgeoise bureaucratique et compradore. Pas moins de quinze ‘lumumbistes’ figuraient dans ce gouvernement. Dans une lettre datée du 26 novembre 1962, Antoine Kiwewa, futur président national du MNC-L attira l’attention du président de la République sur sa modeste personne. Il lui rappela utilement qu’en juin 1960, son intervention auprès de Lumumba n’avait pas peu contribué à la décision de ce dernier d’accepter l’accession de Kasavubu à la présidence. Le sénateur ajoutait encore: « Vous trouverez sous ce pli, l’acte de fidélité à votre personne, émanant de notre groupe politique. Il s’agit là de mon œuvre (…) Je pense que l’heure de ma récompense désintéressée a sonné.’ Sans doute. Cette heure-là sonne toujours, une fois le quart d’heure du charlatanisme révolu. Il terminait sa missive, en proclamant: ‘Un prochain courrier parlera de ce que je puis faire pour Vous, (…) au cours de mon éventuel mandat. Enfin, un résumé de programme vous entretiendra de mon programme d’action pour le Pays et probablement pour l’Humanité » ( Courrier Africain, 34, 1964, pp. 5, 6, 7.). Et pour bricoler un bon programme pour l’humanité, rien de tel que l’assistance d’un assassin professionnel. Cette pensée dut pénétrer l’esprit obtus de Kiwewa lorsque, le 2 juillet 1964, il rallia Tshombe qui s’apprêtait à massacrer les mulelistes ».

8.2. « En avril 63, six dirigeants lumumbistes influents, MM. Joseph Kasongo, Alexandre Mahamba, Joseph Lutula, Marcel Lengema, Antoine-Roger Bolamba et Ferdinand Mungamba confirmèrent leur passage dans le camp de la bourgeoisie monopoliste en s’accrochant à leurs postes ministériels dans le gouvernement Adoula ( Congo 1963, p. 210.) »

8.3. « Huit mois plus tard, quatre autres vedettes du lumumbisme, Antoine Kiwewa, Jules Kidicho, Antoine Tshimanga et Paul Tambwe de la Roche suivirent le même chemin idyllique vers l’infamie. Au moment même où le gouvernement pro-mulgait ses ordonnances-lois fascistes, ces messieurs eurent le bon goût de déclarer: « Le MNC-L réaffirme avec force sa politique de non-violence et base son action sur le respect des lois de l’autorité établie »« (lbid.,p. 230).

9. Bras de fer entre Lumumba et le duo Kasa-vubu et Mobutu: coup d’État constitutionnel et crise de légitimité

9.1. « Le 5 septembre, Kasavubu convoqua Andrew Cordier, le représentant personnel ad intérim du secrétaire général de l’ONU, pour lui annoncer qu’il allait tenter un coup d’Etat et lui demander que les forces de l’ONU arrêtent Lumumba et ses partisans les plus influents ».(K. VON HORN, o.c., p. 195)

9.2. « Le même soir, à 21 h 40, Lumumba parla à la radio: « M. Kasavubu (…) a publiquement trahi la nation (…) Il veut détruire le gouvernement du peuple, (…) qui a lutté avec acharnement contre les agresseurs belges, contre les ennemis de notre indépendance nationale et de notre liberté (…) C’est une manœuvre belge qui vient de se faire aujourd’hui par M. Kasavubu, un complot tramé par les impérialistes belges et français » » (Congo 1960, 2, pp. 820-821)

9.3. « Kasavubu ayant échoué dans sa tentative d’évincer Lumumba de la vie politique, Mobutu entra lui-même en scène pour parachever le coup d’Etat.

Le 14 septembre, Mobutu ‘neutralisa’ les deux adversaires, Lumumba et Kasavubu, à la grande hilarité de ce dernier qui contresignera en tant que président de la République tous les diktats du colonel.

Le lendemain matin, Serge Michel diffusa un communiqué écrit de la main de Lumumba: « Le gouvernement central de la République de Congo porte à la connaissance du peuple que le colonel Mobutu, chef d’état-major des forces armées, a été corrompu par les impérialistes pour jouer un coup d’Etat contre le gouvernement légal et populaire »(S. MICHEL, Uhuru, Paris, 1961, pp. 233-234) .

9.4. « Une autre réaction de Lumumba après le coup d’Etat est consignée dans le livre que Monheim a écrit pour encenser Mobutu. Lumumba déclara au commandant Jacques Puati: « Mobutu est un traître. C’est moi qui l’ai nourri; c’est moi qui lui donnais ses chemises. C’était un clochard » » (F.MONHEIM, o.c., pp. 137-138).

9.5. Arrestation et assassinat de Lumumba

Pongo, qui commandait les soldats, déclara: « Le chef de l’Etat est fort indigné de votre conduite. Je ne suis pas venu pour vous arrêter mais pour vous faire rentrer à la capitale ». Lumumba lui répondit: « Je sais que vous allez me tuer. Aujourd’hui, vous écoutez Kasavubu, Nendaka, Mobutu, mais après ma mort, ils deviendront vos ennemis. Soyez certains que vous n’allez pas rester longtemps auprès de vos femmes. Je suis le Premier ministre, pourquoi devrais-je demander la permission à qui que ce soit pour me déplacer ? »
Les soldats hésitèrent. Mais Pongo mit fin à la palabre et embarqua son prisonnier sur le bac.( Entretiens avec M. Kemishanga, Brazzaville, septembre 1984).
Le jour suivant, à 17 h 15, Lumumba, les mains liées, le corps meurtri et ensanglanté, arriva à l’aéroport de Ndjili. Il fut violemment jeté dans un camion à coups de crosses et immédiatement conduit à la résidence de Mobutu qui donna l’ordre de l’emprisonner au camp de Binza. (L’ONU et le Congo in Chronique de Politique Etrangère, (Bruxelles), 15,1962, p. 669).

Le 17 janvier 1961, Mobutu et Kasavubu décidèrent de livrer Lumumba aux Katangais. Le soir même, il sera assassiné sous les yeux de Tshombe, Munongo et Kibwe. (Rapport de la Commission d’Enquête de l’ONU, Assemblée Générale A-4964, S- 4976 in Chronique de Politique Etrangère, 15, 4-6, 1962, pp. 675-696).

Le 13 février, Munongo déclarera lors d’une conférence de presse: ‘Je sais que certains diront que nous l’avons assassiné. Je réponds: prouvez-le.(Ibid., p. 688).

Ce sera le début de la campagne d’extermination des grands leaders nationalistes par laquelle les impérialistes voulaient assurer ‘la tranquilité’ de leurs affaires au Congo. La liste des martyrs sera impressionnante:
Maurice Mpolo, ministre de la Jeunesse, nommé général et chef d’état-major par Lumumba;
Joseph Mbuyi, ministre des Classes moyennes; Joseph Okito, président du Sénat;
Jean-Pierre Finant, président du gouvernement provincial à Stanleyville;
Christophe Muzungu, directeur de la Sûreté sous le gouvernement Lumumba;
Fataki, commandant de la gendarmerie à Stanleyville;
Emmanuel Nzuzi, secrétaire général de la Jeunesse MNC-L;
Barthélémy Mujanayi, gouverneur de la Banque centrale;
Pierre-Léopold Elengesa, cadre influent du MNC-L.

10. Quelques éléments de réponse aux questions pertinentes du compatriote Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu à la lumière de tous ces antécédents des intrigues de corruption avant pendant et après les élections jusqu’à la formation du gouvernement et après l’indépendance.

« Qui (les belges sans doute, selon la lecture que nous faisons du texte ; mais lesquels ?) a corrompu qui (les députés de la majorité, prétendument ; mais lesquels ?  Tous ?) et comment (De quelle manière les corrupteurs s’y prirent-ils, pour arriver à leur fin ?  Qu’est-ce qui pris les corrompus pour expliquer leurs comportement) ?

La compréhension totale des faits évoqués ici nous aiderons à mieux comprendre les enjeux de la sécurité et du progrès dans notre Congo ». Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

1. Qui a corrompu qui?

Selon le témoignage d’Antoine Kiwewa, il aurait joué en intervenant personnellement auprès de Lumumba pour l’accession de Kasavubu à la Présidence, surtout que cela faisait l’affaire de Lumumbu croyant gouverner sans régner. Puisque Kasavubu était opposé à Bolikango, on peut comprendre le sens de cette intervention pour demander à la coalition majoritaire de 112 de voter pour Kasavubu qui a obtenu 159 voix.

Comme Kasavubu visait la primature pour gouverner, mais n’étant pas majoritaire, sa seule chance était seulement la présidence. Est-ce qu’il a été encouragé à briguer la présidence par les Belges qui trouvaient en lui un allié mieux que Bolikango et Lumumba, ce n’est pas impossible!

2. Qu’est-ce qui prit les corrompus à se faire corrompre et qu’est-ce qu’ils ont reçu comme corruption ?

L’opportunisme peut tout expliquer, car la corruption était monnaie courante pour ces nouveaux évolués mindele-Ndombe qui voulaient vite s’enrichir pour ressembler aux colons. La preuve en est qu’après l’assassinat de Lumumba, beaucoup ont capitulé et changé de camps. Quant à la récompense de leur soutient à Kasavubu, nous n’avons aucun élément écrit, en dehors de cette demande implicite d’une récompense désintéressée : depuis quand, une récompense a déjà été désintéressée, sinon, pourquoi le rappeler, si c’était vraiment désintéressé ?

« Vous trouverez sous ce pli, l’acte de fidélité à votre personne, émanant de notre groupe politique. Il s’agit là de mon œuvreJe pense que l’heure de ma récompense désintéressée a sonné » Antoine Kiwewa, futur président national du MNC-L

Dans une lettre datée du 26 novembre 1962, Antoine Kiwewa, futur président national du MNC-L attira l’attention du président de la République sur sa modeste personne. Il lui rappela utilement qu’en juin 1960, son intervention auprès de Lumumba n’avait pas peu contribué à la décision de ce dernier d’accepter l’accession de Kasavubu à la présidence. Le sénateur ajoutait encore: « Vous trouverez sous ce pli, l’acte de fidélité à votre personne, émanant de notre groupe politique. Il s’agit là de mon œuvre (…) Je pense que l’heure de ma récompense désintéressée a sonné.’

3. « La compréhension totale des faits évoqués ici nous aiderons à mieux comprendre les enjeux de la sécurité et du progrès dans notre Congo ». Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

Faut-il un dessin pour comprendre la corruption des élus du peuple au service de la dictature et du pouvoir en place depuis le double coup d’État de Mobutu, de l’assassinat de Lumumba jusqu’aujourd’hui?

L’avenir nous dira si jamais l’on organisait encore des élections présidentielles au suffrage INDIRECT par des députés, si la même scène du 24 juin 1960 ne se répétera pas avec les compromissions d’opportunisme, de débauchage et de corruption que nous connaissons!

Qui vivra verra!

Sans avoir épuisé le sujet, nous laissons les compatriotes qui ont plus d’éléments d’apporter leur contribution pour éclairer cette situation de crise de légitimité qui nous colle à la peau!

POLO MUKER

polo_muker@yahoo.com

Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

À

moi ‘JUAN PABBLO MUKER’ ‘Frederic Mamboleo’ ngele.ema@gmail.com kcf.katombe@gmail.com et 6 de plus…

CC

‘Fwelley Diangitukwa’ kivu-avenir@googlegroups.com ‘ »Cc : »‘ banayaequateur@yahoogroupes.fr wondo_paly@yahoo.fr et 73 de plus…

Aujourd’hui à 5 h 42 PM

Nous pensons que, pour bien maîtriser l’histoire de notre pays, il faille être plus précis quand faire se peut.  Cette maîtrise nous permettra de mieux savoir les sources, les causes premières et les responsables des situations que nous vivons aujourd’hui.

Il faut en effet bien se rendre compte que beaucoup de problèmes que nous connaissons aujourd’hui soient le cumul des conséquences des irresponsabilités, des erreurs ou des méchancetés mêmes de Lumumba, Mobutu, Kabila et Kanambe.

Qui (les belges sans doute, selon la lecture que nous faisons du texte ; mais lesquels ?) a corrompu qui (les députés de la majorité, prétendument ; mais lesquels ?  Tous ?) et comment (De quelle manière les corrupteurs s’y prirent-ils, pour arriver à leur fin ?  Qu’est-ce qui pris les corrompus pour expliquer leurs comportement) ?

La compréhension totale des faits évoqués ici nous aiderons à mieux comprendre les enjeux de la sécurité et du progrès dans notre Congo.

Ceci est une habitude que nous devons cultiver : ne pas nous nourrir d’informations partielles, parfois truqués pour nous intoxiquer et par moment produites par la haine ou le népotisme qui tue notre pays.

Révision de la constition ?


6 à 12 millions de morts ne se paient pas par le retrait des quatre projets de lois portant révision de sa propre constitution : http://7sur7.cd/new/gouvernement-retire-les-quatre-projets-lois-portant-revision-constitution/

L’après Kanambe


Les mêmes aboiements de chiens dirait Kanambe : que nos cris qui datent de 54 ans déjà, sans résultats satisfaisants ; en tout cas, de notre point de vue.

Et pour cause ? Selon nous, c’est notre refus de l’indépendance de nos peuples qui nous enferme dans des velléités dictatoriales, exactement comme cela se passe avec les autres nation : du Sud comme du Nord ! Et comme Dieu résiste aux orgueilleux et qu’il ne fait grâce qu’aux humbles, l’on peut vite comprendre tout le reste. Pourquoi en effet, tous les ténors de la politique congolaise refuse toujours le dialogue et laissent-ils toujours aux hommes en armes de conduire un aussi grand pays avec leurs outils qu’ils manient par ailleurs mal ?

Nous l’avons dit et nous le répétons à nouveau : tant que nous congolais, ne nous assiérons pas autour d’une table, pour décider, LIBREMENT et DEMOCRATIQUEMENT ce que nous voulons faire de l’État que Lumumba et les siens nous ont légué et de la manière de le faire, il est impossible que nous connaissions la paix.

La solution est donc pratiquement unique : forcer nos leaders politiques à faire leur devoir : en disqualifiant les véreux, pour les remplacer par des hommes faits, patriotes, compétents, capables.


From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Kuelo Florent via Congokin-tribune
Sent: mercredi 12 novembre 2014 11:57
To: kazaku kazadi tshibanda; Info.DiasporaRDC@t-online.de; lepolitiquecongordc@yahoogroupes.fr; mediascongolais@yahoogroups.com; Hinterland Redaction; lafraco@yahoogroups.com; tnpinfos@yahoogroupes.fr; Albert Mujanyi; mbelorobert@yahoo.fr; NICO KADIMA; jpvununu@yahoo.de; awazikasele@yahoo.fr; mmpwo@hotmail.com; zadain zadain; shmtundanonga@gmx.net; afriquenouvelle@bluewin.ch; yramazani@yahoo.fr; jckatende@yahoo.fr; muntuabu2002@yahoo.fr; arthur.kalombo@gmail.com; maindo maindo; aluyengi@yahoo.com; tshiondo100@yahoo.fr; mara mara; lumona1@aol.com; yumbundjo@yahoo.fr; dujardinel@ymail.com; binmubibi@yahoo.com; loko loko; kumab2009@hotmail.com; hinterland1-owner@yahoogroupes.fr; amurish@gmail.com; rudmk@hotmail.com; congokin-tribune@congokingroupes.com; vickybilonda@yahoo.fr; makila_daniel@yahoo.fr; patoudilondi@gmail.com; bmmudia@hotmail.com; lufu_alph@yahoo.fr; pierredinanga@gmail.com; lmutambayi@hotmail.com; claudiagirl3@yahoo.fr; baundabaselemwa@gmail.com; babeha1@yahoo.fr; nzitananzita@yahoo.co.uk; mmiatudila@hotmail.com; becoisem@gmail.com; don_diego_dib@yahoo.fr; Kayenga Nsudi; yapapy2001@yahoo.fr; kabanzas@yahoo.fr; emery.kalwira@gmail.com; dibangu@hotmail.com; 2002@yahoo.fr; christian@yahoo.fr; micali1@yahoo.fr; bokobotefa@yahoo.fr; odiholamberto987@yahoo.fr; tomdeux@yahoo.fr; zododia@yahoo.fr; wlongenda@yahoo.fr; tucarro@hotmail.com; mamboleo@ymail.com; markash@yahoo.fr; masema@yahoo.fr; masingu@yahoo.fr; wakongokenya@yahoo.com; mukerjuanpabblo@yahoo.com; lepolitiquecongordc@yahoogroupes.fr; congotribune@yahoogroups.com
Subject: Re: [Congokin-tribune] REVOLUTION POPULAIRE EN RDC: Après le Burkina les médias occidentaux commencent à envisager le départ de Kabila par un soul èvement populaire—posted by Toussaint

Kaz

Rappels toi de moi lorsque notre katanga obtiendra son autonomie

seulement avec cette victoire que le Katanga cessera d import la viande de Tshibelabela et  developper ses propres elevages 

kiekeiekeiekeiekei

Kala na nguiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Le Mercredi 12 novembre 2014 9h54, kazaku kazadi tshibanda <zidhy@hotmail.com> a écrit :

Voici le seul moment qu’attend le Katanga pour se Sud Soudaniser ,,ça sera comme l’Ukraine actuellement ou les Indépendantistes pro Russes (  Bakata Katanga version Congo) luttent pour l’autonomie de leur province riche en minerais .  


Date: Wed, 12 Nov 2014 09:18:44 +0100
To: info@mjpcongo.org
Subject: REVOLUTION POPULAIRE EN RDC: Après le Burkina les médias occidentaux commencent à envisager le départ de Kabila par un soul èvement populaire—posted by Toussaint
From: Info.DiasporaRDC@t-online.de

REVOLUTION POPULAIRE EN RDC:  MOBILISATION GENERALE

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs » : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793, article 35.

SOS CONGO: VOIR AUSSI MESSAGE TOP SECRET EN BAS

« QUAND LA NATION EST MISE EN PÉRIL PAR SES GOUVERNANTS, LE PEUPLE DOIT AGIR! LA FIN DE L’ ÈRE DE L’ ESCLAVAGE EST ARRIVÉE. LE RÉGIME CRUEL D’ OCCUPATION COMPTE ENFIN SES DERNIERS JOURS. AGISSEZ LES UNS POUR LES AUTRES, ŒUVREZ POUR CEUX QUI VOUS ONT PRÉCÉDÉ DANS CETTE  LUTTE NOBLE ET POUR LES GENERATIONS FUTURES, DANS L’ESPOIR FERME QU’UN SUCCESSEUR POURSUIVE SANS RELÂCHE CE QUE VOUS AVEZ ACCOMPLI  DANS LA LUTTE DE LIBERATION DU KONGO KATIOPIA, TERRE BENIE DU TRÈS HAUT.  » dixit Maman Jeanne-Marie Sindani

http://updcongo.com/sos-diaspora-agissons-ensemble/

—–Original-Nachricht—–

Betreff: [Kivu-Avenir] Après le Burkina les médias occidentaux commencent à envisager le départ de Kabila par un soul èvement populaire—posted by Toussaint

Après le Burkina les médias occidentaux commencent à envisager le départ de Kabila par un soulèvement populaire CLIQUEZ POUR VISIONNEZ LA VIDEO ET MOBILISONS-NOUS POUR CHASSER LE REGIME CRIMINEL DE alias   » kabila » :

https://www.youtube.com/watch?v=z_Y_6DhuBTY

Aujourd’hui le  » printemps noir » au Burkina Faso à l’image du printemps arabe lancé depuis lundi à Ouagadougou vient de contraindre le président burkinabe’ à la démission. Tout était prévisible sur la tournure que prenaient les événements et l’épilogue logique d’une fin de règne semblait bel et bien se dessiner. ALIAS « Joseph Kabila » doit bien tirer les leçons de la démission de Blaise Compaore’ qui jadis se montrait trop arrogant après le sommet États-Unis_Afrique sur la révision constitutionnelle, rebiffant la position américaine, refusant même les conseils des américains. Ce qui vient de se passer ce vendredi 31 octobre au Burkina Faso doit interpeller Joseph Kabila sur ses intentions de modifier la constitution ou de prolonger son mandat par des subterfuges politiciens. Le glas a sonné pour le président congolais de préparer sa valise s’il veut éviter la sortie désastreuse comme celle de Blaise Compaore ou comme celle de Samuel Ndoe. A ceux qui ont des délires megalomaniaques au sein de la communauté internationale en soutenant aveuglement Joseph Kabila, ils doivent bien comprendre que le  » printemps subsaharien » est lancé comme une machine qu’on ne peut plus arrêter. Le temps de faire la promotion des politiques d’investissement en Rdc est révolu et bientôt le régime prédateur va tomber.Quant à l’armée congolaise, elle doit s’abstenir d’exterminer son peuple. Elle doit comprendre que maintenant les choses ont changé. Un chef de l’Etat ou un responsable militaire qui ordonnerait de tirer sur son peuple se verrait être poursuivi par la Cour pénale internationale (la CPI). Nous demandons aux militaires congolais de basculer du côté des citoyens congolais. Vos salaires de misère de l’ ordre de 50 dollars américains par mois ne peuvent que vous conduire à votre extermination. Choisissez le changement. A l’opposition congolaise le temps est venu de s’assumer dès maintenant en vue de préparer l’alternance politique. Elle doit tirer les leçons de la maturité de l’opposition burkinabe qui ne s’est pas livrée à la guerre de leadership, mais elle s’est montrée responsable , capable d’encadrer la jeunesse pour le départ de Blaise Compaore’. Bientôt les congolais et nos partenaires extérieurs épris de justice sociale auront les yeux rivés sur votre détermination alliée à celle de la Société civile de rester ferme sur le départ de Joseph Kabila. A tous les combattants, tenons nous déjà prêts pour la bataille finale.[Professeur Florent Kaniki]

—-Original-Nachricht—–

Betreff: « TOP SECRET »

« TOP SECRET »

KABILA, KAGAME ET MUSEVENI

          CONTRE LE PEUPLE DE LA RDC

Un compatriote m’a envoyé le document ci-après à titre confidentiel, me priant de ne pas le publier, mais en mon ame et conscience, j’ai décidé de le partager avec vous compte tenu de son importance. J’espère que mon frère me le pardonnera. Lisez vous-même :

Nous tenons à informer le peuple Congolais que les massacres  déplorés récemment à Beni, Oichia et autres localités de notre pays, de même que les crimes odieux perpétrés par la Police contre la population innocente de la ville de Kinshasa ne sont pas des incidents dispersés. Ils entrent tous dans un plan minutieusement conçu par les trois présidents les plus criminels d’Afrique dont l’objectif est de provoquer un nouveau génocide en RDC.

Nous apprenons en effet d’un de nos compatriotes à Washington, que les présidents Paul Kagame du Rwanda, Joseph Kabila Kabange Kazambarembe de la RDC et Yoweri Kaguta Museveni de l’Ouganda, avaient tenu une réunion secrète entre eux à l’occasion du sommet des chefs d’états Africains qui a eu lieu en début du mois d’aout de cette année aux USA.

Au cours de cette réunion secrète, les trois présidents les plus criminels d’Afrique, parlant en Kinyarwanda, se sont rendus compte qu’il y a une volonté ferme des dirigeants américains, et particulièrement du président Obama, de ne pas tolérer la moindre entorse quant au processus électoral prévu pour 2016, lequel processus doit  conduire à l’élection d’un nouveau président de la république de la RDC, en remplacement de Joseph Kabila, maintenant à la fin de son deuxième mandat.

Déterminés à contourner cet obstacle qui leur couperait la source des milliards de dollars qu’’ils tirent du trafic frauduleux des minerais du Congo, le trio des présidents les plus criminels d’Afrique a mis au point une stratégie « TOP SECRET » sous le nom de code «GUSUBIRINYUMA » en langue Kinyarwanda qui signifie, « tourner en rond » ou « faire demi-tour ».

Selon cette stratégie, les trois présidents se sont convenus de renforcer les moyens d’action des groupes rebelles opérant déjà dans toutes les régions de l’Est du Congo (Katanga, Kivu et Province Orientale), au sein desquels le trio des présidents les plus criminels d’Afrique possède ses agents secrets aux postes de commandement.

Ils se sont également convenus de placer des agitateurs au sein des forces de sécurité dans les cités importantes de la RDC ou il y aurait une résistance contre le pouvoir de Kabila. Les agents secrets implantés au sein des groupes rebelles et autres agitateurs auront pour mission de susciter des incidents périodiques au cours de 2015 et 2016 afin de mettre en confrontation les forces gouvernementales, les populations et les troupes de l’ONU stationnées à travers certaines régions de notre pays.

L’objectif principal de ce plan « Top Secret » est de pousser les différentes forces présentes (la police, l’armée congolaises et les forces de l’ONU) de s’opposer les unes contre les autres, causant ainsi une panique généralisée dans plusieurs coins du pays. Ce qui permettrait au gouvernement de Kabila d’imposer la loi martiale avec le soutien tacite de la Monusco, compromettant de facto la tenue des élections prévues pour 2016. Le mandat de Joseph Kabila à la présidence de la RDC deviendrait, alors, automatiquement, perpétuel.

Dans l’entretemps, ont encore convenu les trois présidents les plus criminels d’Afrique, Joseph Kabila Kabange devrait tout faire pour se débarrasser des politiciens, journalistes et autres personnalités congolaises qui seraient hostiles à son régime, y compris certains  responsables des organisations humanitaires locaux et internationaux.

Le trio des présidents les plus criminels d’Afrique s’est également mis d’accord sur la contribution financière de chacun pour le renforcement des ressources des groupes rebelles. Ces groupes sont placés sous la supervision de Paul Kagame, reconnu expert en matière de subversion et de génocide au Congo, expertise qui a déjà couté la vie à plus de 8 millions de Congolais et Congolaises jusqu’ici.

Quant à Yoweri Kaguta Museveni, il se chargera plus spécialement, dans cette stratégie Top Secret, de jouer le rôle de Relations Publiques auprès des Nations Unies, de l’Union Africaine et surtout des pays  des Grands Lacs afin de calmer les nerfs des ceux qui sont trop sensibles et qui chercheraient à ameuter l’opinion internationale au risque de créer des complications.

Mesures recommandées à tous les patriotes Kongolais

       Face à ce plan diabolique, il est recommande à toutes les organisations patriotiques Kongolaises, particulièrement aux jeunes intellectuels des universités de prendre les mesures suivantes :

1. Traduire ce message dans toutes les langues nationales Congolaises et le distribuer par tous les moyens possibles

à travers tout notre pays ;

2. Organiser des assemblées publiques afin de donner à notre peuple une éducation de base en matière des droits des citoyens et en ce qui concerne la participation  aux élections démocratiques ;

3. Désigner des responsables chargés de maintenir des listes bien détaillées de toutes les personnes (enfants et adultes) résidant dans chaque parcelle, chaque rue, cité et village de notre grand pays. 

4. Créer des comités de Protection du peuple de 3 a 5 personnes pour chaque rue, chaque cité et chaque village dont la mission est de vérifier le matin et le soir si tous les membres connus sont présents. En cas d’absence éventuelle, ces comités de protection du peuple seront responsables pour déterminer les mesures à prendre.

5. Créer une caisse de contribution volontaire des résidents de chaque rue, cité et village en vue de faire face aux situations imprévues.

6. Recommander à toute la population de respecter et de se référer aux comites de protection du peuple. Les comités de Protection du Peuple doivent travailler en harmonie avec les autorités dans la mesure où celles-ci agissent conformément aux lois établies.

Fait ce jour 28 octobre 2014.

Debout Kongolais; dressons nos fronts longtemps courbés

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Cordialement
La moderation.
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Incapacité congénitale…


Je pense que le Burkina soit loin de sortir de l’auberge ; contrairement à ce que certains d’entre nous pensent.

Quant à notre incapacité, nous congolais, de se libérer de la dépendance des pays tiers, elle est manifeste. Notre fuite des responsabilités l’est autant. Cela dit, comme le souligne Kwebe, l’on ne doit pas conclure à la « congénitalité » de cette incapacité.

Il se passe tout simplement que :

(1) Nous soyons un État d’origine coloniale. Nous n’ayons pas choisi d’être congolais. Ce sont les européens qui ont fait de nous des congolais à partir des différentes nations que nous étions. Le résultat en est qu’il faut du temps avant que NOTRE pays à nous se construise sur les ruines du Congo belge, que notre conscience nationale de clarifie et se raffermisse, qu’un patriotisme vrai s’installe dans nos cœurs et nos esprits. Ni Lumumba, ni Mobutu, ni Kabila ni Kanambe ne se sont investi dans la logique de faire du Congo un État moderne : une communauté de destin, de pensée, de stratégie. Seul, jusqu’ici, le Projet 2014 propose, comme étape essentielle à la solution du problème congolais, une rencontre de définition de notre identité. Celle que nous avons aujourd’hui n’est pas notre acceptation ni notre choix explicite de faire route ensemble, nous, familles, patriarchies, clans, tribus, ethnies, empires ou royaumes du Congo. La volonté de demeurer ensemble, dans la configuration où nous a laissé le colon belge est là ; mais le nouveau contenu de l’État congolais n’est pas le résultat d’un consensus de nos peuples (familles, patriarchies, clans, tribus, ethnies, empires ou royaumes). Tous ceux qui tentent d’opposer la constitution aux congolais ne sont, à bien y réfléchir, que des imposteurs de mauvais goût ou alors des personnes qui n’ont pas encore assez réfléchi sur la légitimité des pouvoirs congolais. Kwebe a posé ce problème dans d’autres termes : le pouvoir est à rendre aux peuples à qui les colons l’avait arraché avec violence : fouets, tortures de tout genre ! Cependant, il est tombé dans le travers mobutien de vouloir faire de tous les congolais des bantous ; ce qui fait penser au slogan « tata bo : moko, mama bo : moko ! Discours qui n’est jamais pensé que par les armes.

(2) Nous ayons jusqu’ici, tant au niveau de la théorie et que de la pratique politiques, mal conçu l’indépendance de la RDC. Nous voulons prendre le congolais pour ce qu’il n’est pas. Regardez bien aux alliances qui mènent la politique au Congo depuis les années 60. Quels sont leurs fondements (tribaux !) ? Quelles sont leurs motivations (hégémoniques !) ? Quelles sont leurs légitimités (aucune !) ? Quelles sont leurs chances de survie (100% ou presque !) ? Analysons bien les causes, les origines, les sources et les racines premières des difficultés que nous rencontrons à obtenir un travail synergétique de nos leaders. Nous comprendrons que la nation congolaise n’est en réalité qu’un rêve à réaliser et que le génie pour le faire ne soit pas encore là ! Exiger de nos leaders, de se mettre autour de la table, pour définir ce qu’est la RDC, sur la base des volontés démocratiquement et clairement exprimées par nos peuples est la condition sine qua none pour nous sortir de nos déboires. Les textes confectionnés jusqu’ici : les constitutions successives, les résolutions de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), les accords de Sun City sont tous des émanations de quelques rêveurs qui ont cru aboutir à leur fin : l’assujettissement des congolais par des congolais en organisant de fausses consultations populaires fantoches, avec des ennemis du Congo, des forums sans légitimité réelle. L’histoire, le juge historique par excellence, en politique, leur donne tort de s’être livré à des chimères.

Le Projet 2014 est la voie que suivront, d’une manière ou d’une autre, ceux qui voudront réellement bâtir sur la volonté populaire. Ils inviteront bantous, nilotes, soudanais et pygmées congolais autour d’une table pour choisir le type d’État qui convienne le mieux avec notre diversité culturelle. Aucun tribaliste, à l’instar de nos leaders d’aujourd’hui, ne pourra construire le grand Congo. C’est d’un homme qui ait déjà dépasser le tribalisme, la pauvreté matérielle et spirituelle que nous avons besoin. Il ne peut, logiquement, sortir que d’un projet démocratique et respectueux de tous nos peuples. Or, un tel homme, ne se rencontre pas au coin de la rue, même dans les sociétés qui nous raillent aujourd’hui, mais qui nous craindrons quand nous comprendrons et nous résoudrons à bâtir une vraie unité des congolais, aux cultures parfois opposées !

Les autres démarches sont des pures pertes de temps et de vies humaines. Elles sont donc irresponsables ; surtout, parce que nous avons déjà, à plusieurs reprises, attirer l’attention sur ces choses.

En même temps, il faut savoir que Dieu résiste aux orgueilleux, mais qu’il fait grâce aux humbles…

Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

From: kivu-avenir@googlegroups.com [mailto:kivu-avenir@googlegroups.com] On Behalf Of Kimpele Kwebe
Sent: lundi 3 novembre 2014 11:12
To: kivu-avenir@googlegroups.com
Subject: [Kivu-Avenir] Une profonde méprise et une regrettable incompréhension

Mon cher Kalombo,
Les déductions quelque peu hasardeuses et même erronées que vous tirez des  analyses, thèses et affirmations qu’il m’arrive parfois de publier à l’intention des Internautes congolais me forcent, par la présente,  à réagir vigoureusement  contre vos assertions. Je  me sens d’autant plus contraint à vous contredire que vous m’associez à d’autres personnes qui, selon vous, œuvrent dans le même sens défaitiste.
Mon cher Kalombo,
Nulle part et à aucun moment,  je n’ai laissé sous-entendre dans mes écrits des propos favorisant une attitude de capitulation ou de fatalisme  propres à décourager les Bantous congolais. Lorsque je souligne la difficulté de l’entreprise de libération du Congo, ce n’est nullement pour signifier l’impossibilité de la réaliser, mais tout simplement pour préparer mentalement, matériellement, intellectuellement et au besoin militairement les compatriotes à ne pas sous-estimer les obstacles qui se dressent devant nous. La libération d’un pays n’a jamais été une tâche aisée. Malheureusement, les Bantous congolais ont souvent tendance à négliger le travail d’analyse qu’il est toujours recommandé de mener en amont, avant de se lancer dans n’importe quelle opération.
Les événements qui se déroulent présentement au Burkina Faso ont suscité un immense espoir dans le chef de tous les Congolais. Je compte parmi ceux-ci. Mais il faut raison garder. Au milieu de l’exaltation, de l’excitation et  de l’émotion provoquées par le soulèvement des Burkinabés et la feinte de l’exil de Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire, nombre de nos compatriotes ont cru y lire le signe avant coureur du départ prochain de Joseph Kabila. C’est contre cette vision naïve et trop facile que j’ai voulu attirer l’attention des Congolais, pour qu’ils ne se réveillent pas sur des lendemains qui déchantent.
La facilité avec laquelle Blaise Compaoré a vidé le fauteuil présidentiel vendredi dernier, après trois jours à peine de manifestations, m’a paru suspecte et la suite des événements semble me donner raison puisque le n°2 de sa garde présidentielle, c’est-à-dire, le commandant second  de sa milice privée vient de perpétrer un contre coup d’État en prenant le pouvoir et en se proclamant président de la république pendant la période de transition. Sur une pancarte brandie par un manifestant à Ouagadougou, sur la place de la nation ,on pouvait lire: « On ne remplace pas le diable par un diablotin ». Les Congolais,comme vous sans doute,  qui s’en sont tenu  à la première séquence des événements survenus à Ouagadougou le jeudi et le vendredi , qui ont tout de suite crié victoire et qui ont y vu le prélude du départ de Joseph Kabila en sont aujourd’hui pour leurs frais.
Mon cher Kalombo, vos désirs et vos souhaits, qui doivent sans doute être similaires aux miens, sont une chose. Mais la réalité en est une autre. 
Une simple analyse comparative du Burkina Faso aurait dû éviter aux Bantous congolais de nourrir des espoirs intempestifs et de spéculer trop vite sur la contagion de l’exemple burkinabé à notre pays.
Tout d’abord, la République démocratique du Congo est en guerre depuis septembre 1996. Ce n’est pas le cas du Burkina Faso. Selon certains experts américains, c’est même la « Première Guerre mondiale africaine » puisque 52 armées étrangères ont, soit déjà foulé le sol de notre pays, soit y campent encore au moment où je vous expédie ce mail.  Quel que soit le qualificatif employé par les spécialistes en stratégie militaire, c’est, en n’en point douter, le conflit armé le plus long et le plus sanglant depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Il dure depuis 18 ans maintenant et a déjà coûté la vie à plus de 8 millions de Bantous congolais.
A ce que je sache, le Burkina Faso n’est pas en guerre. C’est une différence colossale  dont, malheureusement les Bantous congolais ne semblent pas tenir compte  dans leurs spéculations et leurs comparaisons.
D’autre part, un étranger, un Tutsi, se trouve à la tête du Congo. Ce n’est pas le cas du Burkina Faso puisque Blaise Compaoré est un Burkinabé.
Il ne faut pas non plus oublier que la République démocratique vit sous un régime d’occupation militaire depuis le 17 mai 1997. Contrairement aux affabulations des médias, aux discours des hommes politiques et aux croyances des opinions publiques, l’AFDL, l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo ne fut pas une rébellion congolaise mais une milice armée extrémiste tutsie. La présence de Laurent-Désiré Kabila à la tête de ce mouvement était un simple faire- valoir destiné à leurrer les Congolais et à duper les observateurs. Effectivement, tout le monde, jusqu’à jour, a été roulé dans la farine de manioc de Kabeya Kamwanga. Ce fut donc une grossière ruse de guerre qui a parfaitement fonctionné.
Par contre, le Burkina Faso n’est pas occupé.
Il existe d’autres raisons qui invitent à ne pas comparer trop vite la situation des deux pays.
Au Burkina Faso, la crise qui y sévit est de nature purement politique. Il existe là bas une véritable opposition politique qui lutte face au pouvoir. Au Congo, c’est un conflit d’essence ethnique puisqu’il oppose les Tutsis aux Bantous. Il est donc hasardeux de transposer la solution du premier pays sur le second. Quant à l’opposition politique congolaise, elle prête à rire, sinon à sourire quant on regarde et qu’on entend Vital Kamerhe, en réalité le plus grand complice et le plus patenté des alliés de Joseph Kabila, se positionner en leader des opposants.
Le Congo a besoin d’une libération par les armes et non d’un simple changement de pouvoir politique.
Mon cher Kalombo,
Laissez-moi vous dire que Blaise Compaoré est un illusionniste. Certes, il a quitté le Burkina Faso mais en partant, il a pris soin de  laisser la télécommande du pouvoir entre les mains du plus fidèle de tous ses gardes du corps en la personne du lieutenant-colonel Zida, n°2 de la garde présidentielle. C’est comme si, au moment de prendre le chemin de l’exil le 15 mai 1997 pour le Maroc, Mobutu avait remis le pouvoir entre les mains du général Nzimbi, le commandant de la division spéciale présidentielle. Et s’il faut absolument transposer le cas burkinabé au Congo, c’est un peu comme s’il devait prochainement partir  en exil, Joseph Kabila remettait le pouvoir entre les mains du commandant du GSSP, le groupement spécial pour la sécurité présidentielle. Est-ce là votre souhait  ? Peut-on appeler cela la libération du Congo ?
Tout ce que je viens d’écrire contribue-t-il à vous décourager ou bien, à vous faire prendre conscience de la difficulté de la tâche pour vous préparer en conséquence, à vous éviter des comparaisons fallacieuses, à vous éloigner de vains espoirs et des souhaits irréalistes ?
Voilà plus de 10 ans des résistants et des combattants luttent, souffrent, meurent et renaissent pour libérer le Congo. Mais Joseph Kabila et les Tutsis, les opérations de brassage aidant,  sont plus que jamais profondément enracinés dans la chair du Congo. Dans le même temps, un génocide est perpétré  dans notre pays tandis que le reste du monde nous regarde, indifférent aux massacres des populations dans les territoires de Walikale, de Rutshuru, de Masisi; mais aussi à Kanyabayonga, à Diwandja, à Beni et partout ailleurs dans le Nord et le Sud Kivu. Par contre, il a suffi de 3 jours à peine pour que Blaise Compaoré « fasse semblant de vider les étriers du pouvoir en allant trouver refuse chez son frère ethnique Alassane Ouattara à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire ».
Ce dernier aphorisme  pourrait vous étonner. Alors, je m’explique.
Rien, de ce qui se passe dans le domaine politique en Afrique noire, ne peut être correctement appréhendé si on élude l’aspect ethnique des acteurs. Blaise Compaoré est un Mossi et donc un Nilotique. Du reste, étant Burkinabé , c’est un compatriote de Alassane Ouattara. On comprend pourquoi, en quittant Ouagadougou vendredi dernier, il s’est précipité chez lui  pour chercher refuge, solliciter de l’aide et préparer on ne sait quel scénario pour soit, reconquérir le pouvoir au Burkina Faso, soit pour le contrôler par l’entremise des officiers commandant sa garde présidentielle.  Alassane Ouattara, l’actuel président ivoirien, usurpateur, dans les conditions qu’on connait,  de la victoire remportée par le Muntu Laurent Gbagbo à l’issue de la dernière élection présidentielle tenue en Côte d’Ivoire est non seulement  un Burkinabé, mais aussi un Nilotique et sans doute un Mossi également ( cette dernière assertion reste à vérifier).
Mon cher Kalombo,
Puis-je vous délivrer une confidence ? Libre à vous, ensuite, de ne pas  y prêter foi. Au mois de septembre 1996, M. Warren Christopher, ancien secrétaire d’État américain, effectua une tournée en Afrique noire. Durant son périple , il ne visita que les pays abritant une minorité nilotique, notamment la Guinée Conakry où vivent les Peuhls qui sont des Nilotiques, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda, etc.   L’homme politique américain était venu alerter les leaders des peuples nilotiques, parmi lesquels les Tutsis, que très bientôt, dans la cadre de la mise en place du nouvel ordre mondial en Afrique, ils seraient appelés à jouer le rôle d’administrateurs et de gestionnaires  de la globalisation dans sa version négro-africaine.  Depuis lors, lentement mais sûrement, le décor est en train d’être mis en place: en Côté d’Ivoire avec Alassane Ouattara, au Rwanda avec un Tutsi, en République démocratique du Congo avec un autre Tutsi, en l’occurrence un ancien taximan familier des rues de Dars es Salam en Tanzanie, mais aussi au Burundi où les Tutsis minoritaires disputent âprement les pouvoir à la majorité hutue, sans oublier l’Ouganda où sévit depuis des années 1982 un autre Nilotique en la personne de Yowéri Museveni.
Il reste un autre argument qui devrait éviter aux Congolais de commettre la grossière mais commode erreur de comparaison entre Ouagadougou et Kinshasa. Notamment en raison de ses richesses minières, à commencer par le coltan, minerai stratégique pour les industries électroniques qui fondent la puissance des nations modernes, le Congo est un enjeu planétaire. Il le fut d’ailleurs dès sa naissance le 26 février 1885 sous la dénomination d’EIC, État indépendant du Congo.  Ce n’est nullement le cas du Burkina Faso.
Vous citez la Chine, la lutte du communiste  Mao Tsé Toung contre le nationaliste Tchang Kai Tchek. Je vous rappelle que les deux leaders cessèrent la lutte armée pour se liguer contre l’envahisseur japonais, avant de la reprendre après la défaite des troupes de l’empire du Soleil levant. Mais entre les deux Chinois, ce fut une lutte politique, ou si vous voulez, idéologique. Pas une guerre ethnique ou de libération contre un occupant .  Votre illustre démontre la fausseté de votre grille d’analyse et de votre schéma de compréhension de la tragédie congolaise. Mais, je ne veux pas m’éterniser dessus car, ce n’est pas l’objet principal de ma réponse.
Prenez bien soin de vous,
Cordialement vôtre


Date: Sun, 2 Nov 2014 19:33:56 -0800
Subject: Re: [Kivu-Avenir] LA RDC N’EST PAS LE BURKINA
From: arthur.kalombo@gmail.com
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Cette analyse, ajoutee a celle de Kwebe Kimpele sur ce meme site, pose un probleme. Celui de la capacite non evidente des Congolais ainsi assujetis et ecrases a telle enseigne qu’ils ne peuvent se relever. Les rapports des forces sont tels que les Congolais ne s’en sortiraient jamais!

Tous les exemples, les comparaisons et les verites historiques, politico-economiques sont veridiques.

Posons-nous la question de savoir si la Chine ne s’est pas liberee du systeme d’occupation planetaire qui l’avait faite appeler La Chine des Concessions a l’epoque ou les Chinois etaient mis au rang de chien dans leur propre pays? Les Anglais, les Portugais, les Americains, les Japonais, les Francais…tout ce beau monde se la coulait douce en Chine, chacun avec leur morceau du pays et le Chinois, considere d’un chien!

Lorsque Mao Tse Tung avait commence sa longue marche a la fin des annees 40, Chang Kai Chek (

corrigez le spelling) etait comme qui dirait l’un des Trois K. Et pourtant, l’ile de Taiwan deviendra le refuge de l’homme des « Concessionnaires. » Toutes les armees de ces pays ne sont pas allees defender leur homme de paille. Ils attendront longtemps avant de se decider d’aller dire bonjour a Mao en Chine liberee des occupants qu’ils etaient. Les affaires sont les affaires, n’est-ce pas?

Tous les pays europeens ont ete en lutte de liberation et certains continuent jusqu’a ce jour.

C’est vrai que l’Etat Independent du Congo etait concu pour servir d’un marche commun aux puissances signataires a qui Leopold II avait tout promis pour obtenir la reconnaissance de sa paternite sur le nouvel Etat qu’il avait voulu posseder alors que les veritables faiseurs de l’EIC se trouvaient etre les Americains. La Conference de Berlin n’etait pas pour partager l’Afrique comme generalement vulgarise par certains historiens mais pour reconnaitre la naissance d’un nouvel Etat ami. Lire The Making of The Congo States in the USA, A forgotten Story, a New Project, de Kabasu Babu Katulondi (ISBN:1477531637), un ouvrage qui a meme surpris certains Americains!

Mao a dit que si l’ennemi est puissant, il faut l’observer pour detecter ses points faibles. Le moment venu, le terrasser. Les Francais disent que si l’ennemi est puissant, il faut eviter de l’affronter de face. Mettez-vous avec lui pour profiter de sa puissance. Meme si ceci peut friser la collaboration que nous decrions aujourd’hui a commencer par la France elle-meme vis-à-vis de Vichy, il y a connection entre ces deux adages.

Replacons-nous dans le contexte mondial. A la fin de la Deuxieme Guerre Mondiale, les Americains remettent a jour la Societe des Nations en creant l’ONU, Organisation des Nations Unies. Dans la Charte de cette nouvelle organization, il est fait mention non pas des colonies mais des Etats Non Autonomes afin d’eviter toute friction ou le rejet de cette charte par les pays possedant des colonies. En fait, c’est par la qu’en signant la Charte des Nations Unies, les colonialistes vont introduire le loup dans la bergerie. Lire les Forces Politiques de la Liberation du Congo par les Editions Universitaires de la Rue du Cherche-Midi a Paris.

C’est ainsi que des evolues seront utilizes pour demander l’independance. Mais le but ultime etait de deposseder les colonies de leurs maîtres qui avaient le monopole sur les matieres premieres de leurs colonies. En devenant independates, les anciennes colonies devenaient des partenaires de tous les autres pays. Astucieux!

Suite a cette meme Deuxieme Guerre du Monde, il va naitre un antangonisme reel entre le bloc dit communiste forme des pays du Pacte de Varsovie mene par la Russie et celui et celui de l’Atlantique Nord dit capitaliste mene par les USA. C’est la Guerre Froide qui emportera notre premier Premier Ministre Patrice Lumumba. A cette époque qui perdure jusqu’a la chutte du Mur de Berlin, cette guerre froide va se transformer par une guerre economique avec notamment  ses theories tel qu’il faut preserver la population de la terre en eliminant au moins un milliard d’individus a commencer par l’Afrique.

Ce n’est pas etonnant que la plupart des calamites fabriquees en labo d’armes bacteriologiques sont experimentees en Afrique. On fait d’une pierre deux coups. Pendant les experimentations, les peuples disparaissent tout bonnement. SIDA, EBOLA, FAMINE etc…

Nous savons tout cela et l’instinct de conservation doit nous dicter de rassembler toutes les idees possibles pour trouver des voies et moyens de resistances qui existent quand on sait aussi que seul Dieu accomplit des oeuvres parfaits.

Oui. Les oeuvres de l’homme ne peuvent etre parfaits. Sinon comment comprendre que ceux qui ont la main mise sur le monde font des erreurs malgre leurs prouesses scientifiques? Comment comprendre qu’ils fassent de fausses analyses? Combien de fusees se sont disloquees en vol après tous les tests OK qui avaient autorise leur mise en obite? Comment comprendre, lorsqu’on lit des ouvrages d’espionnage specializes trouver des erreurs qui ont amene des agents a la mort? C’est parce que l’homme se trompe toujours. C’est pourquoi meme dans ce qui semble un ocean a traverser en pirogue, il y a toujours une ouverture par ou passer, pour autant qu’on se complete en idees ou en discussions. Ce ne sont pas des astuces qui manquent lorsqu’on met les intelligences ensemble.

La volonte seule ne suffit pas.

Bonne fin de semaine.           ​

Kalombo Kabengu

2014-11-02 5:45 GMT-08:00 ‘Jean–Pierre Mbelu’ via kivu-avenir <kivu-avenir@googlegroups.com>:

Le Congo-Kinshasa va davantage être mis à feu et à sang !

« Une idée devient une force quand elle s’empare des masses » K. Marx

La soif de voir le Congo-Kinshasa devenir un pays ‘’normal’’ poussent plusieurs Congolais(es) à admirer ou envier ce qui se passe chez autrui. Souvent, sans une bonne analyse des enjeux politiques et stratégiques face auxquels leur pays est placé. Certains parmi eux choisissent même d’ignorer l’histoire et de ne pas se livrer à une analyse sérieuse de l’actualité d’un pays mis par la communauté occidentale sous la tutelle de l’ONU.

La résistance congolaise continue à faire mouche. Selon nos sources au pays et dans la communauté occidentale, les trois ‘’K’’ en sont conscients et s’apprêtent à passer à la vitesse supérieure.  Ils tiennent à mettre davantage le Congo-Kinshasa à feu et à sang. Cela avec le concours des ‘’acteurs pléniers’’ estimant que la terre ne saura pas d’ici-là supporter les milliards d’habitants qui sont en train de la peupler. Les démonstrations des assassinats et massacres de Beni sont l’expression du début de ce que plusieurs des villages, villes, cités et  provinces  congolais vont de plus en plus subir. La résistance opérant à partir du pays est ciblée.  Les agents des trois ‘’K’’  sont en train d’organiser un ‘’mercenariat’’ devant aboutir à   mettre le Congo-Kinshasa à genou avant qu’il ne demande à ses pyromanes de redevenir ses pompiers.

L’exemple burkinabé pourra-t-il servir de recours au Congo-Kinshasa ? Ce n’est pas très sûr. Pour cause. Le modèle congolais a précédé ‘’le burkinabé’’. Le 16 février 1992, les chrétiens étaient dans la rue. Plusieurs d’entre eux ont payé de leur vie avant que Mobutu, malade, ne soit disqualifié par ceux qui en avaient fait ‘’leur nègre de service’’  avant et après l’assassinat de Lumumba le 17 janvier 1961.   Il est curieux que ceux qui parlent de fin de la dictature de Blaise Compaoré  n’arrivent pas à dire à une  haute et audible voix qui en avait fait dictateur après qu’il ait trahi et assassiné son ami,  ‘’le tout grand Sankara’’. Plusieurs compatriotes congolais épris du modèle ‘’burkinabé’’  font comme s’ils ne savaient pas que plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest appartenant à la zone  CFA sont sous le giron français. Et que rien ne peut arriver  à l’un ou l’autre président ces pays sans le consentement implicite et explicite de  la France. L’instrumentalisation de la population par les partis politiques d’une opposition coachée par ‘’les partenaires extérieurs’’ ne signifie pas nécessairement que ‘’le printemps noir’’ a eu lieu au pays des ‘’hommes intègres’’. Non. Il est possible que les choses se clarifient d’un moment à l’autre. D’ailleurs, certains Burkinabé parlent déjà d’une révolution sans ambition fondée sur une escroquerie dénommée ‘’démocratie’’[1].  Les acteurs pléniers de cette mise en scène politique pourraient être connus. En politique africaine, ‘’l’essentiel est invisible pour les yeux’’.  En principe, un fait politique facilement médiatisé par ‘’les journalistes dominants’’ sur le continent africain devrait être pris avec des pincettes.

Croire facilement que le modèle ‘’burkinabé’’ pourrait être rééditée au Congo-Kinshasa pourrait relever de la naïveté. Cela pour certaines raisons évidentes. Les enjeux  stratégiques congolais sont colossaux. Le Congo-Kinshasa n’est pas gouverné par l’un des ‘’K’’. Non. ‘’Ye, aza mwan’ a bitinda’’. Il est, avec les deux autres ‘’K’’  sur les chantiers où ‘’les faiseurs des rois’’ ne veulent pas se manifester au grand jour par peur de leur opinion publique. Il est ‘’la petite main’’ de ceux qui, pendant la Guerre de Vietnam, soutenaient que  ‘’tuer était leur affaire’’. En effet,  ‘’pendant la Guerre de Vietnam, au dessus de l’entrée d’une base américaine on pouvait lire : « Killing is Our Business, and Business is Good. » (« Tuer c’est notre affaire, et les affaires marchent fort »). Et en effet, les affaires marchaient vraiment très fort au Vietnam (de même qu’au Cambodge, au Laos ou en Corée), où on comptait par millions le nombre de civils tués. »  Longtemps après tous ces pays, un documentaire de la BBC[2] est venu révéler, après plusieurs autres documents que l’objectif majeur de la guerre  commencée par les deux ‘’K’’ en Ouganda et au Rwanda était le Congo-Kinshasa. Depuis bientôt deux décennies, ‘’les affaires marchent fort’’ dans ce pays où les Etats profonds occidentaux menés par ‘’le surgeon US’’ tiennent à  contrôler et à faire main basse sur les matières premières stratégiques en offrant au FPR, par son implosion et sa balkanisation, la  possibilité d’avoir ‘’un Etat Fédéral’’ dans les Kivus.

Croire que les partis politiques coachés par les supplétifs de la CIA vont conduire nos populations à s’autodéterminer  relève des idées chimériques.

Gagner la lutte de la commune émancipation politique des Congolais(es) au niveau de l’identification des acteurs pléniers et de leur mode opératoire nous semble être un préalable indispensable à tout changement en profondeur au Congo-Kinshasa. Sans  ce préalable, ce pays aura toujours à sa tête un ‘’nègre de service’’ de ceux qui ont fait de tuer leur business. Ils sont adeptes du malthusianisme. Ils se moquent des droits de l’homme et de la démocratie. Pour eux, ce sont des ‘’objectifs vagues et irréels’’, des ‘’slogans idéalistes’’. Néanmoins, ce système de la mort n’est pas infaillible. Il a plusieurs failles que certains peuples souverains exploitent pour s’en éloigner et travailler à l’avènement d’un monde polycentré. Le dernier discours de Poutine  au club Valdaï[3] contient des idées pouvant  aider à le comprendre davantage pour mieux le combattre.  A notre humble avis, toute révolution menée sans une bonne maîtrise et un bon partage des pensées et des idéologies dominantes au cœur du système qui la porte ressemble à un feu de paille. La clairvoyance de Boniface Musavuli[4] sur cette question se passe de tout commentaire. Le Congo-Kinshasa, au niveau de ses véritables élites intellectuelles et politiques, a encore du boulot à abattre avant que les trois ‘’Ka’’ ne le re-enfoncent  dans  un grand bain de sang.

Mbelu Babanya Kabudi


[1] http://eburnienews.net/burkina-faso-une-revolution-sans-ambition-la-revolution-permanente-n005121014/

[2] http://www.vigile.net/La-BBC-confirme-la-macabre

[3] http://www.francoisasselineau.fr/2014/10/les-enseignements-du-tres-important.html

[4] http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/burkina-faso-rd-congo-le-congo-est-158826

Le Dimanche 2 novembre 2014 13h00, Kimpele Kwebe <kwebe@hotmail.com> a écrit :

Mon cher Silubwe,
Intervenant il y a 48 heures sur une radio congolaise émettant sur Internet, je  me suis entendu traiter de tous les noms d’oiseaux de Bandundu lorsque j’ai réfuté la thèse de la duplication du scénario du Burkina Faso sur la République démocratique du Congo. Je suis agréablement surpris de constater ne pas être le seul à penser ainsi. Vous comptez, effectivement, parmi les rares compatriotes congolais qui, passés les premiers moments d’exaltation, d’excitation et d’émotion, ont retrouvé leurs esprits pour écarter la possibilité de la réédition du scénario burkinabé au Congo.
Mon cher Colonel, il est évident que le Congo n’est pas le Burkina Faso. L’affirmer relève d’une évidence. De nombreuses  différences essentielles entre les deux pays sautent aux yeux mais, dans leur aveuglément, les Bantous congolais ne voient rien.
Tout d’abord, le Congo est en guerre. C’est même, selon les experts militaires américains,  la « Première Guerre mondiale africaine » puisque plus de 52 armées étrangères ont, soit déjà foulé le sol congolais, soit y campent encore au moment où je couche ces lignes à votre intention. Parmi ces troupes venues des quatre coins du monde figurent les 21.000 casques bleus de la Monusco. Faut-il rappeler aux Bantous congolais que l’ONU mène dans notre pays sa mission la plus longue et la plus coûteuse depuis sa création en 1946 ? Qu’est-ce à dire ? Comment interpréter le coût du séjour de la Monusco au Congo, soit un million 800.000 dollars par jour et une longévité exceptionnelle soit, plus de 12 ans ? Est-ce par hasard ? La guerre qui fait rage au Congo depuis septembre 1996 a déjà coûté la vie à plus de 8 millions de Bantous congolais. Face à un  bilan de pertes en vies humaines aussi désastreux,qu’est-ce qui est comparable au Burkina Faso?
A ce que je sache, le Burkina Faso lui, ne connaît pas actuellement de conflit armé.
D’autre part, le Congo vit sous un régime d’occupation militaire. Plus de 9 généraux, 22 colonels et lieutenants colonels, 77 majors, 334 capitaines rwandais, tous exclusivement des Tutsis, ont été brassés au sein des FARDC depuis 2002, au lendemain du funeste dialogue congolais de Sun Cityn  avec la complicité active de la Monusco.
Le Burkina Faso n’est pas occupé militairement.
Notre pays est, en outre, assujetti à une domination politique et à une servitude ethnique orchestrés par les Tutsis. Du sommet de l’Etat jusqu’à de nombreux chefs coutumiers au Nord et au Sud Kivu, le Congo et les Bantous congolais sont asservis par les Tutsis. Le chef de l’Etat lui-même en la personne de  Joseph Kabila, alias Hippolyte Kanambe est Tutsi. Le directeur général de la police, c’est-à-dire le n°1 du maintien de l’ordre intérieur et des renseignements en la personne de Charles Bisengimana est Tutsi. Quant au patron de la sûreté intérieur, c’est également un Tutsi puisqu’il ne s’agit de personne d’autre que de Bizima Karaha.
Il en va de même de l’administrateur délégué de l’OFIDA, ainsi que du directeur du port de Matadi, seul débouché maritime du Congo. Même le président du Sénat en la personne de Léon Lobitsch, alias Kengo wa Dondo est Tutsi. Au parlement, plus de 50 députés sont également des Tutsis rwandais.
Le Burkina Faso ne connaît rien de tel dans ses institutions politiques puisque, pour ne citer que lui,  Blaise Compaoré n’est pas un étranger.
Le Congo est aussi un enjeu planétaire. Depuis sa naissance le 26 février 1885 à Berlin sous le nom d’État indépendant du Congo, en sigle EIC, notre pays a toujours existé, à notre insu, comme une affaire planétaire. Les Congolais ne le savent peut-être pas mais, autour  du berceau de l’EIC, il y a 129 ans,  se tenaient  14 parrains, 14 puissances métropolitaines européennes. Il n’est pas étonnant qu’aujourd’hui, ces mêmes pays aient envoyé 52 armées étrangères au Congo. Notre pays a toujours fonctionné comme un enjeu mondial à cause, notamment,  de ses richesses minières. Depuis les 1.250 tonnes d’uranium ayant servi à la mise au point des trois premières bombes atomiques américaines, permettant ainsi, pour le meilleur ou le pire,  à l’humanité terrestre d’entrer dans l’ère nucléaire ; jusqu’aux 75% des réserves mondiales de coltan, minerai stratégique pour les industries électroniques et  contenues dans le sous-sol congolais, notre pays a  toujours joué un rôle majeur dans l’histoire du monde tout au long du 20e siècle et ce début du 21e.
Face au Congo, quelles contributions le Burkina Faso a-t-il apportées dans l’économie, les échanges commerciaux, le développement ou le bien-être de l’humanité ? Absolument rien.
Mais ce  n’est pas tout.
La révolution en cours au Burkina Faso est nature politique. La crise congolaise est d’essence ethnique puisque c’est une guerre opposant les Bantous congolais aux Tutsis. Pour mettre un terme à la situation qui prévaut dans notre pays depuis septembre 1996, c’est une guerre de libération qu’il faut. A ce sujet, je partage entièrement votre point de vue, même si je ne pas militaire comme vous.
Permettez-moi, néanmoins, de prendre l’histoire à témoin. Lors de l’occupation de la France par l’Allemagne au début de la Deuxième Guerre mondiale (1940-45), il a fallu une énorme opération militaire dénommée Over lord, à savoir le débarquement des troupes américains, anglaises, canadiennes et australiennes sur les plages de la Normandie  le 6 juin 1944 pour chasser les troupes hitlériennes, mettre fin à l’occupation allemande de la France et y restaurer la paix.  Ce n’est qu’après l’expulsion, manu militari, des Allemands du territoire français que des élections purent enfin être organisées. Pourquoi en irait-il autrement pour le Congo ? Pourquoi préconise-t-on pour notre pays une solution politique à travers les élections pour en finir avec une occupation militaire de type ethnique ?  Du reste, au lendemain de chaque scrutin, qu’il s’agisse de celui de 2006 ou du 28 novembre 2011, la situation n’a fait qu’empirer et se dégrader. C’est bien la preuve que la tragédie congolais ne relève pas de nature politique. Toute solution politique est donc vaine, inefficace et non opérationnelle.
Les brassages des Tutsis effectués au sein des FARDC, du parlement, du gouvernement, des services de l’ordre, dans les entreprises d’Etat, dans l’administration territoriale et dans la diplomatie ont abouti à jeter des poignées de sable dans la marmite de riz congolais. Désormais, le repas est devenu impropre à la consommation. Il ne le deviendra que si on procède d’abord au tri, à la séparation des grains de sable et des graines de riz.
Prenez bien soin de vous,
Avec mes plus sincères sentiments patriotiques


Date: Sat, 1 Nov 2014 13:34:14 -0700
From: kivu-avenir@googlegroups.com
Subject: [Kivu-Avenir] LA RDC N’EST PAS LE BURKINA, LA RDC A BESOIN D’UNE GUERRE DE LIBÉRATION
To: kivu-avenir@googlegroups.com; apareco@yahoogroupes.fr

LA RDC N’EST PAS LE BURKINA, LA RDC A BESOIN D’UNE GUERRE DE LIBÉRATION

Nous refusons d’être manipulés par un petit soulèvement populaire où les militaires Rwandais vont désigner un autre de leurs.
L’occupation militaire d’un pays ne peut être réglée par un soulèvement populaire comme au Burkina, car l’ennemi ne peut quitter la Rdc que par les armes. 

Et les armes sont ici à Kinshasa,  les militaires congolais sont là,  Kabila a acheté plein d’armes, il n’y a pas d’autres besoins que la rage de vaincre pour libérer notre pays de la souffrance de l’occupation Rwandaise depuis 2002.

Car, « Qui vis pacem,  para bellum » = si tu veux la paix,  prépare la guerre.

Si on veut la paix durable en Rdc,  il faut que ce soit la paix des congolais et non la pax tutsi Rwandaise de Joseph Kabila.
On veut la guerre, la guerre ou rien. La liberté ou la mort. Colonel Moke SILUBWE

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1994-2014 : 20 ans déjà !


Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu.  1994 : nous prevenions que la présence onusienne au Congo n’apporterait que déboires sur déboires. Beni fait l’expérience de la valeur de nos prédictions et comprendra où la solution se trouve : http://www.rfi.fr/afrique/20141022-rdc-beni-colere-monusco-tension-massacre-nord-kivu/.

Tel est notre voeu pour cette ville souffrante comme pour les autres localités et détresse ; qui en effet, plutôt que de supporter le Projet 2014, lancé depuis 1999, ont préféré s’aligner derrière des démagogues de tout bord.  Aujourd’hui, notre population, qui a laissé aller les choses, qui s’est compromise, paie la plus lourde par tribut : parce qu’elle est le souverain primaire qui aurait pu barrer la route aux imposteurs, aux dictateurs, au colonisateurs et aux esclavagistes ; qui ont, jusque-là, trouvé un terrain facile en RDC.

Aujourd’hui, plusieurs commencent à comprendre où se trouve la vraie solution, la plus économique, efficace et durable.  C’est avec eux que nous proposons, jour pour jour, une prise en charge du destin congolais par le congolais d’abord.

Le gouvernement Matata…


Le gouvernement Matata et le régime de Kanambe feront-ils mieux et comment ?
Cette livraison – qui peut être une intox – qui n’aura tout de même représenter que la triste réalité qui se vit, en ce moment à Beni, Eringeti et autres, peut nous aider à trouver la réponse plus rapidement.
  Kamup le Mutso

RDC mon pays qui te dirigera demain comme tu commences a vide les leaders de demain oh mon Dieu aide nous