Kanambe choisit la mort après 2016 !

Voici un texte que je trouve bien écrit et qu’il nous vaut la peine de lire.

Notons cependant que l’auteur ne discute pas assez la sociologie du congolais.

1960, par la démagogie, le MNC réussit à prendre démocratiquement le pouvoir, mais échoue.

1965, par la force, Mobutu subjugue les congolais et meurt à l’étranger.

1997, par la ruse, Kabila s’autoproclame président et finit par être assassiné.

2001, après un assassinat « politique », Kanambe prend le pouvoir et va vers sa mort certaine, s’il ne se repent.

Tout cela se passe sous le nez et avec le concours du congolais que nous sommes.

2016 est à deux pas de nous.

Qu’est-ce qui a changé dans nos attitudes, dans nos méthodes de travail, dans nos réflexes, qui autoriserait un ESPOIR de sortie du tunnel ?

Si nous devions, par grâce divine, sortir de notre « ornière » ou plutôt de notre « zone de confort », qui prendra valablement la direction du pays ?

Répondre à ces deux questions avec lucidité, compétude et responsabilité, c’est être réellement congolais patriote.

Pour nous, cette observation ajoutée, tout semble indiquer que Kanambe ait choisi la mort, à l’instar de ses prédécesseurs,  après 2016.

Le peuple, lui, dans sa majorité, souhaite tantôt son retour en Tanzanie, tantôt sa condamnation judiciaire, tantôt sa mort, avant 2016, sans savoir exactement ni précisément, pourquoi ni comment, ces évènements devraient avoir lieu.  Sommes-nous responsables en prenant de telles attitudes ?


From: kivu-avenir@googlegroups.com [mailto:kivu-avenir@googlegroups.com]
Sent: vendredi 19 décembre 2014 11:51
To: (…)
Subject: [Kivu-Avenir] Le président Kabila arrivera-t-il à la fin de son mandat ? – DESC

Le président Joseph Kabila arrivera-t-il à la fin de son mandat ?

Par Jérôme Ziambi Kengawe (avec la collaboration de JJ Wondo)

 

J Kabila état de la nation 2014

Le scénario Burkinabé peut-il se dérouler au Congo Kinshasa…les experts du Congo, en général, doutent de cette possibilité en évoquant plusieurs arguments dont, le plus évoqué ou repris, est la différence contextuelle entre les deux pays. En ignorant, le désir mimétique[1] chez les jeunes qui pourrait servir de dynamique à l’expansion et à l’accélération de ce mouvement dans d’autres pays concernés. Ce soulèvement a envoyé un message à tous les jeunes de l’Afrique que le changement est possible. Malgré le silence des média Congolais, une réaction totalement anachronique, les dirigeants Congolais ne savent-ils pas que l’internet et les réseaux sociaux permettent l’internationalisation et le sentiment d’appartenance à une même génération et à un même continent partageant les mêmes soucis.

Tous les présidents africains animés par la tentation de prolonger le nombre de mandats présidentiels au-delà de ce que les constitutions respectives de leurs pays limitaient, avaient les yeux tournés vers le Burkina qui leur servaient de « laboratoire ». Il en était, particulièrement, du Congo Kinshasa qui avait envoyé une délégation au Burkina afin de suivre le déroulement de la modification de la constitution afin d’en tirer des leçons. Malgré les dénégations des concernés, des preuves existent et qui attestent la présence de Monsieur André Atundu, cadre de la majorité présidentielle congolaise, à Ouagadougou, le jour de l’insurrection.

Ce mouvement a réveillé la conscience des africains

Quelques parallélismes contextuels

Les deux régimes se ressemblent par rapport à quelques faits, comme la manière de l’accession au pouvoir, les deux présidents sont arrivés au pouvoir grâce aux assassinats de leurs prédécesseurs qui étaient, d’ailleurs, tous les deux leurs proches[2].

Les deux présidents, tant Kabila que Compaoré, privilégient le « silence » comme moyen de communication. Malgré des marches, des sit-in, des manifestations et des grèves depuis 2011, Compaoré ne s’est presque jamais exprimé et ne s’est presque jamais adressé à son peuple. Il partage cette similitude avec Kabila, qui, depuis 13 ans qu’il dirige le Congo, ses interviews et ses interventions concernant des drames que vivent les Congolais peuvent se compter sur quelques doigts. Ces deux présidents ne s’expriment que par contrainte. Tant Blaise Compaoré que Joseph Kabila sont dans leur tour d’ivoire, alors que le pouvoir leur échappe à petite dose.

Soulignons, également, l’extrême jeunesse[3] de la population de deux pays, en particulier celui du Burkina Faso dont on connait la contribution décisive au renversement du régime de Compaoré. En effet, on ne va jamais au combat avec des vieux.

Par rapport à la société civile, et particulièrement, l’église catholique, le parallélisme est frappant. L’arrivée à la tête de l’archevêché d’Ouagadougou du Mgr Philippe Ouédraogo en 2009 a bouleversé la relation qu’entretenaient le régime et l’église. Cet archevêque a conduit l’église à prendre ses distances[4] par rapport au pouvoir de Compaoré. Il en est de même avec la R.D.C., où le divorce entre le pouvoir de Kabila et l’église Catholique[5] est consommé depuis longtemps. Le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, comme l’était son prédécesseur, le cardinal Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, lui ont été toujours opposés, faisant de cette institution, la seule vraie opposition organisée au Congo.

Enfin, nous ne pouvons éviter de citer d’autres maux qui rongent l’Afrique et qu’on retrouve avec acuité au Congo-Kinshasa: la corruption, le népotisme, le chômage, la pauvreté, l’analphabétisme, la dictature, les violations massives des droits humains, les tricheries aux élections, des armées fragmentées, etc.

La démocratie est à la politique ce qu’est le médicament à la médecine. Si Au Burkina-Faso, on a trouvé le remède contre certains maux dont souffre l’Afrique. Pourquoi ne pas l’utiliser et pourquoi ne soignerait-il pas les mêmes souffrances ailleurs ?

En bref, le contexte est semblable et le scénario burkinabé est envisageable au Congo car les ingrédients[6] sont identiques dont celui particulièrement de la volonté de rester indéfiniment au pouvoir. Cependant, cela dépendra des recettes que proposera le régime congolais dans le menu qui sera présenté au peuple.

Utiliser de quels artifices pour rester ?

Comme contre la rébellion du M23, le président Kabila avait préconisé l’usage de trois moyens pour les combattre à savoir le politique, le diplomatique et le militaire. En fait, il peut oublier, en partie, les deux premiers, son camp politique, tout comme l’opposition d’ailleurs, étant divisés à ce sujet. En fait, la coalition des différentes couches sociales et politiques qui sera formée contre toute révision constitutionnelle et toute velléité de prolonger la durée de son mandat au-delà des textes prévus par la constitution, lui barrera certainement, la route. Cela se traduit donc par l’absence d’une cohésion ou consensus national venant en appui au premier moyen qu’il préconise.

Du point de vue diplomatique, depuis les élections chaotiques de 2011 et son élection, dans des conditions frauduleuses, à la magistrature suprême, ses habituels alliés occidentaux[7] lui ont fait savoir que toute volonté de s’accrocher au pouvoir par quels que moyens que soient, équivaudrait à un coup de force. Nous savons combien leur soutien est essentiel à son régime qui est en sursis depuis 3 ans.

Il ne reste plus que la solution militaire, dont plusieurs signaux nous annoncent qu’elle serait la clé de voute….

Pour lire la suite, allez sur : Défense & Sécurité du Congo – Wondo » Exclusif : Le président Joseph Kabila arrivera-t-il à la fin de son mandat ? – Jérome Ziambi K.

Jean-Jacques Wondo

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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