100 autres morts dans Beni-Lubero


100 autres congolais seraient morts violemment dans Mavivi, hier, au nord d’Oicha, dans le Nord-Kivu.  Dans ces derniers 15 jours il y aurait déjà près de 250 morts dans la région autour d’Oicha.  Si cette information reste à vérifier, il n’en reste pas moins vrai que l’insécurité règne en maître dans le secteur, sous les barbes du gouverneur Julien Paluku Kahongya (JPK) et du président Joseph Hypolithe Kanambe (JHK), ainsi que du responsable de la CENI, Apollinaire Malu Malu, fils de la région (Beni-Lubero), mis également dans le coup par la population qui en aurait marre, maintenant…

La continuation de l’insécurité, avant, pendant et après le passage de JHK et JPK étonne certains habitants qui se demandent si ces derniers ne sont pas complices dans tout ce qui se trame dans le Nord-Kivu, AMM compris ; ou pire encore, ne sont pas les instigateurs de ces maux…

La population veut étendre, restructurer les cellules d’autodéfense des quartiers pour contrer l’ennemi au regard des incapacités désormais notoires des FARDC et de la MONUSCO, aux yeux de tous ceux qui ne voulaient pas à nos prédiction de 1994, à l’époque de la MONUC.

Nous l’avions pourtant annoncé dès mai 2011 : que le pire était à venir.  Certains pensent que le règne de JHK toucherait à sa fin et que la délivrance divine serait pour bientôt : qu’il suffirait d’attendre l’accomlissement du miracle divin.  D’autres en revanche s’évertuent à préparer la guerre, bien que incapable d’acheter les caniffes des combattants…  Les barons des partis politiques de l’opposition sont prostrés dans leur peur de la prisons, des tortures et des empoisonnements…

Rien ne va et probablement que rien n’ira bien avant 2035 !  Est-ce là une raison pour baisser les bras ?  Au contraire : il est question de bouger tout celui qui dort autour de nous pour qu’il se lève et participe à la démarche qui consiste à démocratiquement démenteler la république du Congo pour la remplacer avec une union d’États indépendants, états construits sur la base de nos affinités culturelles, pour couper définitivement l’herbe sous les pieds des colons, des dictateurs, des imposteurs et des traîtres qui nous subjuguent.  Pour ce faire, nous ne voyons pas d’autre voie que la rencontre de l’opposition autour d’une table de travail, pour un travail de fond : un changement radical de l’organisation politique de notre pays doit se réfléchir, se bien réfléchir !

Que Dieu nous aident à être à la hauteur du projet.

Balkanisation impossible !


La RDC va-t-elle vers une balkanisation ?  La réponse est clairement : non !  Elle serait déjà balkanisée depuis, si cela était possible.  Il y là comme un miracle !

En revanche, on sent ici comme un retour de Jean-Pierre Bemba, qui effrayerait le pouvoir de Kinshasa qui tente de museler les peuples de l’Equateur.  Est-ce là un signe des temps ?

Quand l’Equateur prendra sa revanche – comme pourrait d’ailleurs le faire les autres régions du Congo, qui se lévera contre lui ?  Qu’attend-il pour demander son indépendance – à ne pas confondre avec son autonomie ?  Connaîtra-t-il la paix sans cette indépendance ?  En est-il autrement des autres régions ou peuples du Congo ?

La nécessité du démentèlement de la république au Congo se voit comme à l’oeil nu.  Seuls, les rêveurs espèrent encore faire de l’indépendance autrement que par la suppression de cette maudite république, au profit d’une union libre d’états indépendants du Congo, qui coupera définitivement l’herbe sous les pieds des colonisateurs, dictateurs, imposteurs et traîtres de tout genres.

Dans 20 à 30 ans, les congolais nous donnerons probablement raison : nous ne sommes pas prêts pour vivre libre, indépendant, sous une république ; et de fait, cela est logiquement, mathématiquement, impossible !

http://www.infobascongo.net/beta/?p=15661

Lumumba et l’histoire


Chers frères,

· L’omission du nom de Kasa Vubu dans ma livraison précédente est involontaire. Elle n’est ne sous-entend pas une déresponsabilisation de sa personne pour les fautes graves qu’il aurait commises et qui se résume en une présidence irresponsable, de démission, de trahison. Toutes mes excuses.

· En même temps, je pense que la faute majeur de Lumumba c’est de n’avoir pas su mesurer les conséquences de sa politique et d’avoir laissé son parti user de la démagogie pour engager le jeune Congo « indépendant » sur une fausse route : l’indépendance immédiate et inconditionnelle. Je pense aussi que nous ne pouvons lui en tenir rigueur, si nous tenons compte de :
(1) sa jeunesse à l’époque,
(2) son niveau d’instruction,
(3) le contexte : le courant indépendantiste qui souffle sur le continent africain et qui emporte les esprits surchauffés,
(4) mais aussi la guerre froide qui fait que plusieurs de nos compatriotes se laissent aller, têtes baissées, au communisme ou socialisme, sans peser ni sous-peser leurs engagements,
(5) sa bonne foi présumée et jusqu’ici reconnue de la majorité de ses contemporains ; même si, l’opposition au MNC, réunie essentiellement dans le PNP, lui reproche en revanche – et sans doute, avec raison – l’entêtement dans ses positions, mêmes les plus illogiques.

· Plus utilement, pour nous, patriotes en quête de l’indépendance du peuple congolais, nous devons en tirer quelques leçons importantes à nos yeux :
(1) récuser avec force tous ces politiciens que viennent à nous avec des solutions par trop faciles, simplistes ou démagogiques, qui ne font qu’aggraver le sort de notre peuple, plutôt que de l’améliorer ;
(2) répudier le culte de la personnalité dans notre sphère politique qui traduit notre propension à la paresse spirituelle, source d’une ignorance des lois du temporel et de l’intemporel qui nous coûte cher sur tous les plans : démographique, culturel, technologique, idéologique ou autre ;
(3) surtout, nous mettre à la disqualification de tous les hommes véreux que nous avons commis à la gestion de la chose publique et à la promotion des hommes faits : intelligents, sages, capables et responsables, qui nous aident à aller dans la direction de la vraie indépendance du congolais sur tous les plans.

À titre subsidiaire, je soulignerai ici qu’il faut faire attention aux rapports des experts, que nous devons lire avec un sens très critique, désormais que nous savons combien ils sont, souvent, légers ! Nous reviendrons sur la question dans la suite, le cas échéant.

Au demeurant, merci à Polo Muker et à tous nos lecteurs.

From: POLO MUKER [mailto:polo_muker@yahoo.com]
Sent: mercredi 19 novembre 2014 23:34
To: palukuatoka@msn.com; ngele.ema@gmail.com; kcf.katombe@gmail.com; Frederic Mamboleo
Cc: Antoine lokongo; El Du Jardin; Elonga Adjadje Losanganya Louis-Robert; claudiagirl3@yahoo.fr; Mambo Lumona; antoniorodriguez127@rocketmail.com; cnseka@yahoo.fr; yramazani@yahoo.fr; Bwana MUSEMA KWELI; amundalaw@yahoo.ca; rolandngoiek@yahoo.com; sandra.bushiri@yahoo.fr; jeanlucskam@yahoo.fr; mugaruka@hotmail.com; zidhy@hotmail.com; Kuelo Florent; kivu-avenir@yahoogroupes.fr; hinterland1-owner@yahoogroupes.fr; Jean-Jacques NGANGWESHE; albert muke; kwebe@hotmail.com; mulembamakubi@yahoo.fr; mayimbi2000@yahoo.fr; Robert Mbelo; Bernard Mumbaya-Kimbing; jpmbelu@yahoo.fr; bolabwe1@yahoo.fr; guy_wissa40@yahoo.fr; pierrekibesi@yahoo.fr; eva lumanisha; Albert Mujanyi; drjeanmpania@yahoo.fr; visitation@rogers.com; Arthur Kalombo; kalompu2007@yahoo.fr; Afri nzamba; cheikfita@yahoo.fr; Freddy Mulongo; fungula fumu; Jacques Matanda; fabiensantini@yahoo.com; ikanga_p@yahoo.com; kumab2009@hotmail.com; Ben Kalala; mpoyileonard@yahoo.fr; Julien ciakudia; kadimaleon@yahoo.fr; odiholambert987@yahoo.fr
Subject: « Ceci est une habitude que nous devons cultiver : ne pas nous nourrir d’informations partielles, parfois truqués pour nous intoxiquer et par moment produites par la haine ou le népotisme qui tue notre pays ». Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

« Ceci est une habitude que nous devons cultiver : ne pas nous nourrir d’informations partielles, parfois truqués pour nous intoxiquer et par moment produites par la haine ou le népotisme qui tue notre pays ». Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

Observations : Le dossier est abondant pour la bonne et simple raison que c’est un débat déjà passé dont voici des archives de rediffusion.

Notre objectif n’est pas de mettre l’huile au feu ou de remuer le couteau dans la plaie, mais juste pour répondre aux questions de précision comme simple aide-mémoire!

UNE PAGE DE L’HISTOIRE QUI PARLE D’ELLE-MÊME : Arrestation et assassinat de Lumumba

« Pongo, qui commandait les soldats, déclara: « Le chef de l’Etat est fort indigné de votre conduite. Je ne suis pas venu pour vous arrêter mais pour vous faire rentrer à la capitale ». Lumumba lui répondit: « Je sais que vous allez me tuer. Aujourd’hui, vous écoutez Kasavubu, Nendaka, Mobutu, mais après ma mort, ils deviendront vos ennemis. Soyez certains que vous n’allez pas rester longtemps auprès de vos femmes. Je suis le Premier ministre, pourquoi devrais-je demander la permission à qui que ce soit pour me déplacer ? »
Les soldats hésitèrent. Mais Pongo mit fin à la palabre et embarqua son prisonnier sur le bac ». (Entretiens avec M. Kemishanga, Brazzaville, septembre 1984).
Le jour suivant, à 17 h 15, Lumumba, les mains liées, le corps meurtri et ensanglanté, arriva à l’aéroport de Ndjili. Il fut violemment jeté dans un camion à coups de crosses et immédiatement conduit à la résidence de Mobutu qui donna l’ordre de l’emprisonner au camp de Binza. (L’ONU et le Congo in Chronique de Politique Etrangère, (Bruxelles), 15,1962, p. 669).

« Le 17 janvier 1961, Mobutu et Kasavubu décidèrent de livrer Lumumba aux Katangais. Le soir même, il sera assassiné sous les yeux de Tshombe, Munongo et Kibwe ». (Rapport de la Commission d’Enquête de l’ONU, Assemblée Générale A-4964, S- 4976 in Chronique de Politique Etrangère, 15, 4-6, 1962, pp. 675-696).

« Le 13 février, Munongo déclarera lors d’une conférence de presse: ‘Je sais que certains diront que nous l’avons assassiné. Je réponds: prouvez-le ».(Ibid., p. 688).

Bien à vous compatriote Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu,

Encore une fois, merci pour votre souci de clarté et de précision comme vous l’exprimez si bien ici :

« Nous pensons que, pour bien maîtriser l’histoire de notre pays, il faille être plus précis quand faire se peut.  Cette maîtrise nous permettra de mieux savoir les sources, les causes premières et les responsables des situations que nous vivons aujourd’hui ».

Quant aux erreurs des acteurs politiques, l’histoire seule dira son dernier mot quand s’apaiseront des passions et des émotions.

De son vivant, Lumumba ne s’est jamais déclaré un Saint, car, il ne cessait d’inviter ses frères à le corriger si possible et non faire des intrigues pour le vendre à l’extérieur et nous connaissons la suite.

Le premier objectif de ma rediffusion n’était pas de rétablir les responsabilités des acteurs politiques, mais d’inviter à dépasser justement les clivages et les étroitesses tribales qui sont justement les obstacles pour un Congo fort devant les ennemis extérieurs avec leur politique du diviser pour mieux régner. Voici notre titre :

“MERCI POUR CETTE BELLE LEÇON D’HISTOIRE ET NOUS SOMMES SOMMÉS DE TIRER DES LEÇONS SUIVANTES: PLUS JAMAIS SACRIFIER LA RDC SUR L’AUTEL DES ÉTROITESSES TRIBALES ET PRENDRE TOUT LE MONDE EN OTAGE! »

Vous aviez eu l’amabilité de compléter cette idée en l’enrichissant ainsi :

« Œuvrer pour un Congo prospère et fort, c’est combattre les ségrégations, mais aussi combattre nos déficits identitaires ! » Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

Après vous, le compatriote Nzita Na Nzita s’est insurgé avec raison sur un passage déjà débattu dont nous avions déjà trouvé un compromis avec Albert Mujanyi Bulamba et Kalombo Kabengu sur les déroulements des élections législatives et présidentielles de mai 1960 dans le contexte de précipitation de l’indépendance du 30 juin 1960 avec toutes les intrigues que nous connaissons.

Nous avions pris de la peine pour resituer le contexte de ce débat, et vous revenez avec raison sur les aspects suivants, bien que pertinents, mais ne faisaient pas partie du développement de notre posting.

Vous prenez soin d’omettre le nom de Kasavubu parmi les acteurs politiques, à moins d’un lapsus et pourtant, il était bien question des allégations de corruption pour son élection comme président.

Vous ne nous avez pas établi avec précisions et sources à l’appui ce cumul de conséquences des irresponsabilités, des erreurs ou des méchancetés mêmes de Lumumba en particulier, puisque c’est de lui qu’il est question dans l’hypothèse de la corruption lors de l’élection présidentielle de Kasavubu.

« Il faut en effet bien se rendre compte que beaucoup de problèmes que nous connaissons aujourd’hui soient le cumul des conséquences des irresponsabilités, des erreurs ou des méchancetés mêmes de Lumumba, Mobutu, Kabila et Kanambe ». Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

Pour ne pas nous éloigner de notre première intention, nous vous rappelons le contexte de notre posting suite à l’échange entre Bruno Kasonga et Djamba Yohé, dont nous donnerons l’intégralité en pièce jointe.

Voici notre commentaire du 22 mai 2012  de leur échange :

UNE LEÇON D’HISTOIRE ÉCLAIRANTE POUR COMPRENDRE LA RIVALITÉ ENTRE Kasaïens et Swahiliphones du Katanga, des frères ennemis qui prennent en otage toute l’histoire de la RDC.

« On comprend alors la récupération de la nouvelle génération derrière chaque symbole tribal, régional ou provincial.

Maintenant on comprend mieux que le pays est pris en otage par deux grands rivaux Kasaïens et Katangais en alliance avec deux autres provinces nostalgiques de leur Héros comme Kasavubu pour un empire Kongolais du Bas Kongo et Mobutu, pour l’Équateur.

La question du nationalisme autour de Lumumba se comprend mieux qu’il n’était pas toujours le bien aîmé avec toutes ces rivalités encouragées par les Belges qui trouvaient leur compte, selon le principe du diviser pour mieux régner » Commentaire de POLO MUKER sur le débat entre Kasonga Nyanguila et Djamba Yohé.

N.B* : C’est un [Message tronqué]  reçu de la par de Thomas MBEMBELE
Président du GRARC

« KASONGA NYANGUILA »

L’HOMME DES GRANDES SITUATIONS

L’IMMORTEL DIRIGEANT DES JEUNES DE BANDALUNGWA

(Lui me comprendra sans se fâcher, il va débattre)

I. VOTRE QUESTION PERTINENTE : QUI A CORROMPU QUI,  ET COMMENT?

1. Témoignage de Kalombo Kabengu

Nous savons que Kalombo Kabengu selon son « style propre » avait décrit cette corruption en ces termes : «   …Il (LUMUMBA) alla proposer le poste a Kasavubu qui accepta de disposer de quelques bieres pour les elus dont la majorite etait lumumbiste ».

1.1. Pour des précisions des sources écrites ou des témoignages oraux, il lui reviendra à lui l’auteur lui-même de les donner dans la mesure du possible selon l’extrait suivant :

« Pour revenir a l’election de Kasavubu, c’est Lumumba qui a fait de Kasavubu Chef de l’Etat. Raison pour laquelle Lumumba se permettra de revoquer ce dernier apres que Kasavubu l’ait revoque. Pour la petite histoire, la pression mise sur Lumumba par les Belges pour la formation du gouvernement etait telle que les Belges qui ne le portaient pas dans leur coeur esperaient qu’il echouerait la mission et qu’en derniere minute, ils pourraient mettre quelqu’un d’autre. Lumumba avait la majorite pour former le gouvernement mais le chef d’Etat n’etait pas connu.

Etant donne que Lumumba ne voulait pas etre le chef de l’Etat qui ne gouverne pas, il avait opte pour la primature pour gouverner le nouvel Etat. Il consulta Bolikango pour lui proposer le poste de President. Ce dernier hesita et devait consulter sa femme qui, d’apres les Bangala qui connaissent bien l’histoire, avait plus de pantalons dans son vestiaire que des pagnes. Lumumba n’avait pas le temps a perdre avec ces histoires de je t’aime moi non plus. Il alla proposer le poste a Kasavubu qui accepta de disposer de quelques bieres pour les elus dont la majorite etait lumumbiste.

Sous l’instigation de Lumumba donc, Kasavubu fut elu President. Pour Lumumba, l’affaire etait faite et les Belges etaient cuits. Tout s’etait passe dans le temps avec le gouvernement pret pour le 30 Juin ». KALOMBO KABENGU

1.2. Nos objections du 24 mai 2012 à cette version de Kalombo Kabengu.

La thèse de la corruption par la bière a été soumise à une critique de confrontation avec certaines sources écrites.

2012/5/24 Muke Jean-Paul <jpaulmuke@yahoo.ca>

Bien à vous cher compatriote Arthur, bonjour,

Je suis très satisfait de votre réponse nuancée, circonstanciée et finalement humoristique pour ridiculiser un certain dogmatisme scientifique qui croit tout épuiser seulement avec des citations des livres sans les remettre dans leur contexte général.

Comme tu viens de le souligner, parfois les exagérations donnent l’impression de l’invention qui suscite la suspicion et la méfiance sceptique pour certains ayant déjà des idées pré-conçues.

La lecture de l’histoire objective et impartiale est très difficile quand on se retrouve dans un contre conflictuel des intérêts entre des camps qui se disent vainqueurs et vaincus.

Pour revenir aux élections chaotiques de 1960, tout devient très clair avec la révocation mutuelle comme je le soulignais.

J’ai essayé de prendre distance pour confronter différentes versions, et cette zone d’ombre persistait, puisqu’écrit nulle part.

Mais avec des associations, tout commence à s’éclaircir.

1. Sans vouloir faire la synthèse, je retiens que c’est Lumumba qui aurait proposé la candidature de chef d’État à Kasavubu, puisque cela ne l’intéressait pas, lui qui voulait plus gouverner et non régner, et cela lui ressemble, et il a été logique et cohérent jusqu’au bout.

On pourrait dire que c’est un arrangement interne pour sauver la face, faute de mieux. Et comme l’occasion faisant le larron, Kasavubu en a profité pour brandir la légalité comme chef d’État avec prérogative de révoquer un premier ministre qu’il n’avait même pas nommé, puisque le premier gouvernement devait être nommé par le Roi des Belges, étant donné qu’avant le 30 juin, le Congo-Belge était encore sous l’administration belge. Et cela se comprend.

«  Le gouvernement national est nommé et révoqué par le chef de l’État. Mais le premier gouvernement est nommé par le Roi des Belges. Le gouvernement doit ensuite obtenir la confiance de la chambre et du sénat ».

« Le chef d’état est élu par une assemblée commune des membres de la Chambre et du Sénat, à la majorité de deux tiers des membres ».

« Le président (à la majorité) et les 10 autres membres du gouvernement provincial (vote unique non-transferable) sont élus par l’assemblée provinciale ».

Sinon, on comprendrait mal l’élection du chef de l’État le même jour, le 24 juin 1960, 6 jours avant le 30 juin que l’investiture du premier ministre, sans des tractations préalables. Comme il est établi que c’est Lumumba qui majoritaire avait l’initiative de proposition de coalition, tout se comprend mieux qu’il propose cette candidature à celui qui dans son ABAKO rêvait devenir le Roi des Kongo. Il ne pouvait que bondir sur l’occasion pour trahir Lumumba après sous instigation belge. La preuve, à ma connaissance, ni Kasavubu, ni Mobutu, personne n’ jamais initié une enquête sur cet assassinat pour condamner les criminels. Au contraire, le bourreau Mobutu a jeté la poudre aux yeux en le faisant  » Héros National », comme on le fera avec Laurent Désiré Kabila, assassiné dans les mêmes conditions de trahison des protégés! Voilà comment l’histoire se répète et nous renseigne.

2. Sur l’anecdote de la candidature de Jean Bolikango, il était un double candidat malheureux, comme candidat-président de la Chambre et Candidat-Chef de l’État, comme on le voit ici à côté de Kasavubu:

« Le 24 juin, Kasa-Vubu (ABAKO) est élu chef d’état par le Chambre et le Sénat réunis, avec 159 voix contre 43 pour Bolikango (PUNA) (11 abstentions, 8 absents) ». Comme pour dire que s’il avait vraiment refusé l’offre de Lumumba, il ne serait pas candidat malheureux à côté de Kasavubu.

Mais au moins ton témoignage nous a beaucoup éclairés pour mieux confronter les sources avec le récit des témoins oculaires que nous assimilons à tort ou à raison aux rumeurs.

Merci cher compatriote Arthur pour ta contribution!

Au plaisir!

1.3. Une description du parlement national  très divisé pour mieux comprendre les intrigues, les débauchages et la corruption.

« Le parlement national est très divisé. Le premier parti, le MNC-L, n’a qu’environ un quart des sièges. Il est suivi par pas moins de huit partis ayant entre 12 et 20 parlementaires.

Cette fragmentation n’est pas causé par le système proportionnel, parce que les circonscriptions ne sont que d’une moyenne taille, mais surtout parce que les partis ont des bases territoriales très étroites mais très sûrs: ils obtiennent presque tous leur sièges dans leur fief local et dans ces circonscriptions, ils obtiennent presque tous les sièges disponibles.

Le MNC-L obtient la première place parce qu’il a un fief très étendu.

Cependant, le PNP est le seul parti duquel les sièges sont dispersés presque partout le pays (même si on considère le fief de son partenaire LUKA, ce n’est qu’une minorité des sièges PNP qui sont dus à ce fief) ».

Seulement les deux plus grands partis se présentent à plusieurs provinces.

· Le MNC-L est le plus grand parti sur le plan national et obtiendra environ un quart des sièges (35 députés nationaux, 110 conseillers provinciaux et 21 sénateurs). Le MNC-L est tout-puissant à la province Orientale et gagne presque tous ses autres sièges aux districts voisines des provinces du Kivu et du Kasai et de l’Équateur.

· Le PNP est, dans la Chambre, le deuxième parti national (15 députés nationaux, 32 conseillers provinciaux et 5 sénateurs). Le PNP a des élus un peu partout le pays.

Au plan national, c’est le MNC-L qui a l’initiative. Il peut compter sur une « coalition » comprenant le PSA (Léopoldville), le COAKA et l’UNC (Kasai), le CEREA (Kivu) et le BALUBAKAT (Katanga), ce qui fait 71 sièges sur 137 dans la Chambre et 41 sénateurs sur 84 (112 voix sur 221 pour l’élection du chef d’état). Les adversaires sont le PNP, l’ABAKO (Léopoldville), le MNC-K (Kasai), le CONAKAT (Katanga), le RECO (Kivu) et le PUNA et l’UNIMO (Équateur); ils ont 55 députés et 34 sénateurs.

Source

· Walter J. Ganshof van der Meersch, Congo, mai-juin 1960 : rapport du ministre chargé des affaires générales en Afrique, Bruxelles, 1960, 482

2. Quant à nous, puisque la question nous préoccupait pour comprendre la crise de légitimité qui persiste jusqu’aujourd’hui, nous avions déjà entrepris une recherche dont le posting porte le titre suivant :

« Témoignage de Moïse Tshombe sur cette manipulation des congolais divisés pour des intérêts étrangers ».

Sans prétendre détenir le monopole de la vérité, nous allons juste vous présenter le résultat de nos recherches sur cette question de corruption dans le contexte des intrigues avant, pendant et après les élections législatives et présidentielles de mai 1960.

RAPPEL DE VOS QUESTIONS :

« Qui (les belges sans doute, selon la lecture que nous faisons du texte ; mais lesquels ?) a corrompu qui (les députés de la majorité, prétendument ; mais lesquels ?  Tous ?) et comment (De quelle manière les corrupteurs s’y prirent-ils, pour arriver à leur fin ?  Qu’est-ce qui pris les corrompus pour expliquer leurs comportement) ?

La compréhension totale des faits évoqués ici nous aiderons à mieux comprendre les enjeux de la sécurité et du progrès dans notre Congo ». Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

3. LES ANTÉCÉDENTS, LES SOURCES POUR MIEUX COMPRENDRE LES INTRIGUES AVANT, PENDANT ET APRÈS LES ÉLECTIONS DE MAI 1960.

« …les sources, les causes premières et les responsables des situations que nous vivons aujourd’hui ».

3.1. Une piste : les déclarations d’Antoine Kiwewa confirmant avoir exercé son intervention auprès de Lumumba pour l’accession de Kasavubu à la présidence dans Courrier Africain, 34, 1964, pp. 5, 6 : « Je pense que l’heure de ma récompense désintéressée a sonné »

« Dans une lettre datée du 26 novembre 1962, Antoine Kiwewa, futur président national du MNC-L attira l’attention du président de la République sur sa modeste personne. Il lui rappela utilement qu’en juin 1960, son intervention auprès de Lumumba n’avait pas peu contribué à la décision de ce dernier d’accepter l’accession de Kasavubu à la présidence. Le sénateur ajoutait encore: « Vous trouverez sous ce pli, l’acte de fidélité à votre personne, émanant de notre groupe politique. Il s’agit là de mon œuvre (…) Je pense que l’heure de ma récompense désintéressée a sonné.’ Sans doute. Cette heure-là sonne toujours, une fois le quart d’heure du charlatanisme révolu. Il terminait sa missive, en proclamant: ‘Un prochain courrier parlera de ce que je puis faire pour Vous, (…) au cours de mon éventuel mandat. Enfin, un résumé de programme vous entretiendra de mon programme d’action pour le Pays et probablement pour l’Humanité » ( Courrier Africain, 34, 1964, pp. 5, 6, 7.). Et pour bricoler un bon programme pour l’humanité, rien de tel que l’assistance d’un assassin professionnel. Cette pensée dut pénétrer l’esprit obtus de Kiwewa lorsque, le 2 juillet 1964, il rallia Tshombe qui s’apprêtait à massacrer les mulelistes ».

3.2. Tshombe confirme la division entre les congolais manipulés pour les intérêts étrangers au détriment du peuple congolais

Témoignage de Moïse Tshombe sur cette manipulation des congolais divisés pour des intérêts étrangers.

Voici alors les confidences de Tshombe lui-même en 1965, déçu de son extrémisme, et voulant se dédouaner de ses tendances séparatistes pour justifier sa conversion soudaine au nationalisme. C’est une citation que fait Guy De Boeck dans Polémiques sur les Millions des morts à l’Est du Congo:

 » Les ennemis de l’Afrique et de l’homme noir sont parvenus à nous pousser à nous exterminer pour mieux exploiter nos richesses sans nous-mêmes sous prétexte qu’un tel communiste, et qu’un tel autre est capitaliste. etc… alors que dans tous ces pays pullulent des partis communistes dont les représentants que l’on rencontre dans toute la hiérarchie de la vie communautaire circulent en toute sécurité… En transformant la CONAKAT\Leo en CONACO, nos intentions ont été pures et notre lutte honnête… nous avons utilisé la voie du réarmement moral pour faire de ce parti un véritable regroupement de salut public », GÉRARD-LIBOIS-J-, VERHAEGEN-B-, Congo, 1965, p. 81.

Ce climat de clientélisme peut bien expliquer la corruption et les intrigues parmi les acteurs politiques congolais au service de l’étranger.

Pour rappel, les citations à l’intérieur du texte sont des références à partir des notes de Ludo Martens « Pierre Mulele ou la seconde vie de Patrice Lumumba »,© 1985 Editions EPO asbl

Lange Pastoorstraat 25-27 2600 Berchem (Anvers) – Belgique

Tel: 03/239.68.74
couverture : Milo van Aert et Yol

Dépôt légal : 2204 1985 09

4. Les intrigues avant et pendant les élections de mai 1960

4.1. Campagne d’intoxication menée dans l’ensemble du pays par Iléo et Bolikango contre Lumumba qui incarnerait la dictature :

« En mai, Iléo et Bolikango parcoururent l’ensemble du Congo. « Au cours de cette tournée (…) nous avons posé les jalons pour la formation d’un grand cartel d’Union nationale au Congo dirigé contre la dictature », expliqua Bolikango »(Congo 1960,1, pp. 273-274).

4.2. Tentative sans suite de barrer la route à Lumumba dont le régime serait une dictature crypto-communiste.

Le 21 mai, le leader de la Luka, M. Delvaux, invita ses « amis Bahizi, Anekonzapa, Iléo, Kamitatu, Sendwe, Bolikango, Kanza et de nombreux chefs coutumiers (…) à un congrès fixé au 30 mai afin de barrer la route à un régime de dictature crypto-communiste » (Congo 1960, l ,p. 273). Cette initiative resta sans suite.

5. Les intrigues après les élections de mai 1960 : Prise de conscience des ces intrigues et de la corruption

Lumumba, adversaire implacable des collaborateurs

Avant l’indépendance déjà, Lumumba avait pris conscience du danger que représentait l’existence de toute une couche de Noirs qui rêvaient de s’enrichir en monnayant leurs services auprès des financiers étrangers.
Après les élections de mai 60 on assista à diverses tentatives de formation d’un bloc anti-lumumbiste groupant toutes les forces collaboratrices.

5.1. « Dès le 2 juin, Lumumba avait clairement compris l’enjeu de la campagne qui se menait contre sa personne. « L’objectif poursuivi est le suivant: écarter de la direction du pays les nationalistes qui ont pourtant la confiance du peuple, et hisser au pouvoir certaines marionnettes, dans le seul but de servir certains intérêts occultes. Convaincu que les milieux officiels veulent à tout prix placer un gouvernement fantoche au Congo, afin de saper ainsi l’indépendance nationale, le peuple congolais a réagi et continue à réagir avec énergie » »(Conférence de presse de Lumumba à Léopoldville, cité par W.J. GANSHOF VANDERMEERSCH,o.c.,p. 141).

5.2. Corruption et financement des voyages d’intoxication à travers le pays : qui paye cela et d’où vient l’argent ?

« On a corrumpu déjà certains élus en faveur de tel leader jugé favorable au gouvernement belge. Ainsi, on a vu, dans cette composition imaginaire, M. Iléo premier ministre. Il n’a en réalité pas de parti et n’a rien derrière lui. On lui a payé un voyage à travers le Congo pour essayer de corrompre d’autres milieux (…) Qui paye tout cela? D’où vient l’argent? » (L’Avenir, 3 juin 1960, pp. 6,8 cité par W.J. GANSHOF VAN DERMEERSCH, o.c., p. 142).
Cette dénonciation des ‘Nègres payés’, corrompus par des puissances étrangères, sera reprise quatre années plus tard, par les millions de paysans et de travailleurs engagés dans l’insurrection muleliste.

5.3. Sabotage de l’indépendance comme volonté du peuple par des manoeuvres de certains partis minoritaires pro colonialistes contre les partis et les leaders nationalistes.

Un autre thème de cette révolution figure dans le communiqué du 11 juin 1960 du Comité national du MNC-Lumumba qui « dénonce les manœuvres qui se trament entre, d’une part, l’ancienne puissance coloniale et, d’autre part, certains partis minoritaires pro colonialistes, manœuvres tendant à écarter, contre la volonté du peuple, les partis et les leaders nationalistes (…) Ces manœuvres constituent un sabotage sournois contre l’indépendance nationale » (Communiqué du 11 juin 1960 du Comité National du MNC-L cité par W. J. G AN-SHOFVANDERMEERSCH,o.c.,p. 150).

5.4. Le 19 juin 1960, Kasavubu tenta de trouver une majorité antilumum-biste pour former un gouvernement où aucun membre du MNC-Lumumba et du PSA-Gizenga ne siégerait. On assista à un rapprochement entre les chefs coutumiers et les bourgeois engagés dans la collaboration, d’une part, et les formations réformistes d’autre part. Dans le projet de l’équipe gouvernementale avancé par Kasavubu, on retrouvait les grands noms de la collaboration : cinq hommes du PNP, dont Delvaux aux Finances, Dericoyard aux Travaux publics, Edindali aux Classes moyennes et deux dirigeants de la Conakat: Nyembo à la Défense et Kisiba à l’économie. Dans ce projet figuraient aussi les chefs de file des grands courants réformistes: deux de l’Abako, Kasavubu, premier ministre et Kisolokele, ministre de l’Intérieur, quatre du MNC-Kalonji, dont le chef serait vice-premier ministre et Badibanga, ministre du Plan. Du PSA, Kasavubu avait débauché Kamitatu pour en faire son ministre des Terres et du Domaine public. (W.J. GANSHOF VAN DERMEERSCH, o.c., annexe IX).

· 5.5. COMMENTAIRES :

·

· Comme on le voit, Kasavubu étant minoritaire, va tenter une coalition pour former un gouvernement dont il serait premier ministre en excluant tout membre lumumbiste à l’exception de Kamitatu de PSA débauché par Kasavubu, contrairement à Gizenga resté fidèle à Lumumba comme on le voit ici lors de la formation du gouvernement Lumumba : Mouvement national congolais

· majoritaire: « MNC-L »:

Patrice Lumumba, membre du collège exécutif général (Oriental), premier ministre & ministre de la défense

Jean-Pierre Finant, membre du collège exécutif provincial, président provincial (Oriental)

Christophe Gbenye, ministre de l’intérieur

Dominique Manono (MUB/Songye), membre du collège exécutif provincial, président provincial (Kasai)

Honoré Mokengele, candidat-président du Sénat

Joseph Kasongo, président de la Chambre

Parti Solidaire Africain (PSA) (Léopoldville)

Antoine Gizenga (pro-Lumumba), vice-premier ministre

Cléophas Kamitatu (pro-Kasa-Vubu), président provincial

Les résultats des élections

Au plan national, c’est le MNC-L qui a l’initiative. Il peut compter sur une « coalition » comprenant le PSA (Léopoldville), le COAKA et l’UNC (Kasai), le CEREA (Kivu) et le BALUBAKAT (Katanga), ce qui fait 71 sièges sur 137 dans la Chambre et 41 sénateurs sur 84 (112 voix sur 221 pour l’élection du chef d’état). Les adversaires sont le PNP, l’ABAKO (Léopoldville), le MNC-K (Kasai), le CONAKAT (Katanga), le RECO (Kivu) et le PUNA et l’UNIMO (Équateur); ils ont 55 députés et 34 sénateurs.

Cette coalition du MNC-L explique facilement le résultat suivant :

Ayant 71 sièges sur 137 dans la chambre, on comprend que Kasongo soit élu président de la chambre avec 71+3= 74 si tous étaient présents.

Ayant 41 sièges sur 84 sénateurs, on comprend le résultat de Mokengele 39 contre Ileo 41 avec 4 absents

S’il faut admettre l’hypothèse de soutenir la candidature de Kasavubu  par la coalition majoritaire de 112 voix sur 221 pour contrer Bolikango, on peut comprendre ce résultat de 112+ 47= 159

Pour justifier la corruption, Kasavubu qui pensait plus à devenir premier ministre que président avait tout intérêt à corrompre les 112 voix pour contrer Bolikango, faute de devenir premier ministre, puisque non majoritaire. Et cela faisait l’affaire de Lumumba qui croyait gouverner sans régner pendant que Kasavubu ne pensait pas seulement régner mais aussi gouverner. D’où leur conflit d’auto-révocation, début de la crise de légitimité !

Pour l’investiture du gouvernement-Lumumba, on comprend, le résultat suivant, 71+3=74   pour la chambre et 41+19= 60 pour le Sénat.

Mais ce qui est curieux, le même 24 juin, on a enregistré seulement 8 absents  pour l’élection présidentielle de Kasavubu, mais 57 absents dans la chambre et 1,5 abstentions pour l’investiture du gouvernement-Lumumba.

En refaisant les calculs, on aurait au total 74 + 1,5+ 57 = 132,5 sur 137.

Par où sont passés les 4,5 ????? Voilà le mystère. Si on ajoute ces 3,5 aux 1,5 abstentions, on aurait 5 abstentions. Ou encore, si on ajoute les 3,5 aux 57 absents on aurait 60,5 absents, un vrai boycott !

On peut comprendre le désintéressement dans cet absentéisme, une fois le président déjà élu, car 57 absents sur 137, c’est quand même trop pour la même journée.

6. Mise en place des institutions (nationales)

Le 21 juin, Kasongo (MNC-L) est élu president de la Chambre avec 74 voix contre 58 pour Bolikango (PUNA) (et 1 pour un troisième candidat, 4 absents)

Le 22 juin, Iléo (MNC-K/UNIMO) est élu président du Sénat (dans le troisième scrutin) avec 41 voix contre 39 pour Mokengele (MNC-L) (4 absents)

Le 24 juin, Kasa-Vubu (ABAKO) est élu chef d’état par le Chambre et le Sénat réunis, avec 159 voix contre 43 pour Bolikango (PUNA) (11 abstentions, 8 absents)

Le 24 juin, le gouvernement-Lumumba est investi par la Chambre (74 contre 1, 5 abstentions, 57 absents) et le Sénat (60 contre 12, 8 abstentions, 4 absents)

Source

· Walter J. Ganshof van der Meersch, Congo, mai-juin 1960 : rapport du ministre chargé des affaires générales en Afrique, Bruxelles, 1960, 482 p. »

7. Élections législatives du Congo belge de 1960

À la veille de l’indépendance du Congo (le 30 juin 1960), il y eut au Congo belge, actuellement République démocratique du Congo, des élections législatives en mai 1960 :

Les résultats des élections se lisent comme suit: (Il n’y a pas d’info sur les votes émis, seulement sur les sièges obtenus.)

Les partis qui participent aux élections

· Mouvement national congolais

· majoritaire: « MNC-L »:

Patrice Lumumba, membre du collège exécutif général (Oriental), premier ministre & ministre de la défense

Jean-Pierre Finant, membre du collège exécutif provincial, président provincial (Oriental)

Christophe Gbenye, ministre de l’intérieur

Dominique Manono (MUB/Songye), membre du collège exécutif provincial, président provincial (Kasai)

Honoré Mokengele, candidat-président du Sénat

Joseph Kasongo, président de la Chambre

· minoritaire « MNC-K »:

Albert Kalonji

Joseph Iléo, député provincial (cartel MNC-K+PSA, ville de Léopoldville), sénateur (élu sur liste UNIMO-Équateur), président du Sénat

Joseph Ngalula, président provincial (Kasai)

Pierre Nyangwile, membre du collège exécutif général (Kasai)

· Parti National du Progres (PNP) :

Paul Bolya, membre du collège exécutif général (Équateur), sénateur (élu sur liste UNIMO), ministre d’état

Albert Delvaux (Union Kwangolaise – LUKA), ministre résidant en Belgique

· Association des Bakongo (ABAKO) (Léopoldville)

Joseph Kasa-Vubu, membre du collège exécutif général, chef d’état

Pascal Nkayi, ministre des finances

· Parti Solidaire Africain (PSA) (Léopoldville)

Antoine Gizenga (pro-Lumumba), vice-premier ministre

Cléophas Kamitatu (pro-Kasa-Vubu), président provincial

· Parti de l’Unité Nationale (PUNA) (Équateur)

Jean Bolikango (ASSORECO), candidat-président de la Chambre, candidat-chef d’état

Laurent Eketebi, membre du collège exécutif provincial, président provincial

Cyrille Adoula, sénateur (élu sur liste UNIMO)

· Union des Mongo (UNIMO) (Équateur)

Justin Bomboko, membre du commission politique auprès du Ministre à Belgique, ministre des affaires étrangères

· Centre de Regroupement Africain (CEREA) (Kivu)

Anicet Kashamura, membre du collège exécutif général, ministre de l’information et de la culture

Marcel Bisukiro, ministre du commerce extérieur

Jean Miruho, président provincial

Jean-Chrisostome Werengemere (dissident)

· Confédération des associations tribales du Katanga (CONAKAT)

Moise Tshombe, président provincial

Joseph Yav, ministre des affaires économiques

· Association Générale des Baluba de Katanga (BALUBAKAT)

Jason Sendwe

Rémy Mwamba, membre du collège exécutif général, ministre de la justice

· Coalition Kasaienne (COAKA)

Grégoire Kamanga, ministre de la santé publique

8. Débandade après la mort de Lumumba: corruption et entrée des lumumbistes au service de l’impérialisme. Capitulation.

8.1. Des ‘lumumbistes’ entrent au service de l’impérialisme : le cas d’Antoine Kiwewa qui confirme son intervention auprès de Lumumba pour l’accession de Kasavubu à la présidence.

« L’avènement du gouvernement Adoula, le 2 août 1961, a marqué le passage d’un grand nombre de lumumbistes sur les positions de la bourgeoise bureaucratique et compradore. Pas moins de quinze ‘lumumbistes’ figuraient dans ce gouvernement. Dans une lettre datée du 26 novembre 1962, Antoine Kiwewa, futur président national du MNC-L attira l’attention du président de la République sur sa modeste personne. Il lui rappela utilement qu’en juin 1960, son intervention auprès de Lumumba n’avait pas peu contribué à la décision de ce dernier d’accepter l’accession de Kasavubu à la présidence. Le sénateur ajoutait encore: « Vous trouverez sous ce pli, l’acte de fidélité à votre personne, émanant de notre groupe politique. Il s’agit là de mon œuvre (…) Je pense que l’heure de ma récompense désintéressée a sonné.’ Sans doute. Cette heure-là sonne toujours, une fois le quart d’heure du charlatanisme révolu. Il terminait sa missive, en proclamant: ‘Un prochain courrier parlera de ce que je puis faire pour Vous, (…) au cours de mon éventuel mandat. Enfin, un résumé de programme vous entretiendra de mon programme d’action pour le Pays et probablement pour l’Humanité » ( Courrier Africain, 34, 1964, pp. 5, 6, 7.). Et pour bricoler un bon programme pour l’humanité, rien de tel que l’assistance d’un assassin professionnel. Cette pensée dut pénétrer l’esprit obtus de Kiwewa lorsque, le 2 juillet 1964, il rallia Tshombe qui s’apprêtait à massacrer les mulelistes ».

8.2. « En avril 63, six dirigeants lumumbistes influents, MM. Joseph Kasongo, Alexandre Mahamba, Joseph Lutula, Marcel Lengema, Antoine-Roger Bolamba et Ferdinand Mungamba confirmèrent leur passage dans le camp de la bourgeoisie monopoliste en s’accrochant à leurs postes ministériels dans le gouvernement Adoula ( Congo 1963, p. 210.) »

8.3. « Huit mois plus tard, quatre autres vedettes du lumumbisme, Antoine Kiwewa, Jules Kidicho, Antoine Tshimanga et Paul Tambwe de la Roche suivirent le même chemin idyllique vers l’infamie. Au moment même où le gouvernement pro-mulgait ses ordonnances-lois fascistes, ces messieurs eurent le bon goût de déclarer: « Le MNC-L réaffirme avec force sa politique de non-violence et base son action sur le respect des lois de l’autorité établie »« (lbid.,p. 230).

9. Bras de fer entre Lumumba et le duo Kasa-vubu et Mobutu: coup d’État constitutionnel et crise de légitimité

9.1. « Le 5 septembre, Kasavubu convoqua Andrew Cordier, le représentant personnel ad intérim du secrétaire général de l’ONU, pour lui annoncer qu’il allait tenter un coup d’Etat et lui demander que les forces de l’ONU arrêtent Lumumba et ses partisans les plus influents ».(K. VON HORN, o.c., p. 195)

9.2. « Le même soir, à 21 h 40, Lumumba parla à la radio: « M. Kasavubu (…) a publiquement trahi la nation (…) Il veut détruire le gouvernement du peuple, (…) qui a lutté avec acharnement contre les agresseurs belges, contre les ennemis de notre indépendance nationale et de notre liberté (…) C’est une manœuvre belge qui vient de se faire aujourd’hui par M. Kasavubu, un complot tramé par les impérialistes belges et français » » (Congo 1960, 2, pp. 820-821)

9.3. « Kasavubu ayant échoué dans sa tentative d’évincer Lumumba de la vie politique, Mobutu entra lui-même en scène pour parachever le coup d’Etat.

Le 14 septembre, Mobutu ‘neutralisa’ les deux adversaires, Lumumba et Kasavubu, à la grande hilarité de ce dernier qui contresignera en tant que président de la République tous les diktats du colonel.

Le lendemain matin, Serge Michel diffusa un communiqué écrit de la main de Lumumba: « Le gouvernement central de la République de Congo porte à la connaissance du peuple que le colonel Mobutu, chef d’état-major des forces armées, a été corrompu par les impérialistes pour jouer un coup d’Etat contre le gouvernement légal et populaire »(S. MICHEL, Uhuru, Paris, 1961, pp. 233-234) .

9.4. « Une autre réaction de Lumumba après le coup d’Etat est consignée dans le livre que Monheim a écrit pour encenser Mobutu. Lumumba déclara au commandant Jacques Puati: « Mobutu est un traître. C’est moi qui l’ai nourri; c’est moi qui lui donnais ses chemises. C’était un clochard » » (F.MONHEIM, o.c., pp. 137-138).

9.5. Arrestation et assassinat de Lumumba

Pongo, qui commandait les soldats, déclara: « Le chef de l’Etat est fort indigné de votre conduite. Je ne suis pas venu pour vous arrêter mais pour vous faire rentrer à la capitale ». Lumumba lui répondit: « Je sais que vous allez me tuer. Aujourd’hui, vous écoutez Kasavubu, Nendaka, Mobutu, mais après ma mort, ils deviendront vos ennemis. Soyez certains que vous n’allez pas rester longtemps auprès de vos femmes. Je suis le Premier ministre, pourquoi devrais-je demander la permission à qui que ce soit pour me déplacer ? »
Les soldats hésitèrent. Mais Pongo mit fin à la palabre et embarqua son prisonnier sur le bac.( Entretiens avec M. Kemishanga, Brazzaville, septembre 1984).
Le jour suivant, à 17 h 15, Lumumba, les mains liées, le corps meurtri et ensanglanté, arriva à l’aéroport de Ndjili. Il fut violemment jeté dans un camion à coups de crosses et immédiatement conduit à la résidence de Mobutu qui donna l’ordre de l’emprisonner au camp de Binza. (L’ONU et le Congo in Chronique de Politique Etrangère, (Bruxelles), 15,1962, p. 669).

Le 17 janvier 1961, Mobutu et Kasavubu décidèrent de livrer Lumumba aux Katangais. Le soir même, il sera assassiné sous les yeux de Tshombe, Munongo et Kibwe. (Rapport de la Commission d’Enquête de l’ONU, Assemblée Générale A-4964, S- 4976 in Chronique de Politique Etrangère, 15, 4-6, 1962, pp. 675-696).

Le 13 février, Munongo déclarera lors d’une conférence de presse: ‘Je sais que certains diront que nous l’avons assassiné. Je réponds: prouvez-le.(Ibid., p. 688).

Ce sera le début de la campagne d’extermination des grands leaders nationalistes par laquelle les impérialistes voulaient assurer ‘la tranquilité’ de leurs affaires au Congo. La liste des martyrs sera impressionnante:
Maurice Mpolo, ministre de la Jeunesse, nommé général et chef d’état-major par Lumumba;
Joseph Mbuyi, ministre des Classes moyennes; Joseph Okito, président du Sénat;
Jean-Pierre Finant, président du gouvernement provincial à Stanleyville;
Christophe Muzungu, directeur de la Sûreté sous le gouvernement Lumumba;
Fataki, commandant de la gendarmerie à Stanleyville;
Emmanuel Nzuzi, secrétaire général de la Jeunesse MNC-L;
Barthélémy Mujanayi, gouverneur de la Banque centrale;
Pierre-Léopold Elengesa, cadre influent du MNC-L.

10. Quelques éléments de réponse aux questions pertinentes du compatriote Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu à la lumière de tous ces antécédents des intrigues de corruption avant pendant et après les élections jusqu’à la formation du gouvernement et après l’indépendance.

« Qui (les belges sans doute, selon la lecture que nous faisons du texte ; mais lesquels ?) a corrompu qui (les députés de la majorité, prétendument ; mais lesquels ?  Tous ?) et comment (De quelle manière les corrupteurs s’y prirent-ils, pour arriver à leur fin ?  Qu’est-ce qui pris les corrompus pour expliquer leurs comportement) ?

La compréhension totale des faits évoqués ici nous aiderons à mieux comprendre les enjeux de la sécurité et du progrès dans notre Congo ». Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

1. Qui a corrompu qui?

Selon le témoignage d’Antoine Kiwewa, il aurait joué en intervenant personnellement auprès de Lumumba pour l’accession de Kasavubu à la Présidence, surtout que cela faisait l’affaire de Lumumbu croyant gouverner sans régner. Puisque Kasavubu était opposé à Bolikango, on peut comprendre le sens de cette intervention pour demander à la coalition majoritaire de 112 de voter pour Kasavubu qui a obtenu 159 voix.

Comme Kasavubu visait la primature pour gouverner, mais n’étant pas majoritaire, sa seule chance était seulement la présidence. Est-ce qu’il a été encouragé à briguer la présidence par les Belges qui trouvaient en lui un allié mieux que Bolikango et Lumumba, ce n’est pas impossible!

2. Qu’est-ce qui prit les corrompus à se faire corrompre et qu’est-ce qu’ils ont reçu comme corruption ?

L’opportunisme peut tout expliquer, car la corruption était monnaie courante pour ces nouveaux évolués mindele-Ndombe qui voulaient vite s’enrichir pour ressembler aux colons. La preuve en est qu’après l’assassinat de Lumumba, beaucoup ont capitulé et changé de camps. Quant à la récompense de leur soutient à Kasavubu, nous n’avons aucun élément écrit, en dehors de cette demande implicite d’une récompense désintéressée : depuis quand, une récompense a déjà été désintéressée, sinon, pourquoi le rappeler, si c’était vraiment désintéressé ?

« Vous trouverez sous ce pli, l’acte de fidélité à votre personne, émanant de notre groupe politique. Il s’agit là de mon œuvreJe pense que l’heure de ma récompense désintéressée a sonné » Antoine Kiwewa, futur président national du MNC-L

Dans une lettre datée du 26 novembre 1962, Antoine Kiwewa, futur président national du MNC-L attira l’attention du président de la République sur sa modeste personne. Il lui rappela utilement qu’en juin 1960, son intervention auprès de Lumumba n’avait pas peu contribué à la décision de ce dernier d’accepter l’accession de Kasavubu à la présidence. Le sénateur ajoutait encore: « Vous trouverez sous ce pli, l’acte de fidélité à votre personne, émanant de notre groupe politique. Il s’agit là de mon œuvre (…) Je pense que l’heure de ma récompense désintéressée a sonné.’

3. « La compréhension totale des faits évoqués ici nous aiderons à mieux comprendre les enjeux de la sécurité et du progrès dans notre Congo ». Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

Faut-il un dessin pour comprendre la corruption des élus du peuple au service de la dictature et du pouvoir en place depuis le double coup d’État de Mobutu, de l’assassinat de Lumumba jusqu’aujourd’hui?

L’avenir nous dira si jamais l’on organisait encore des élections présidentielles au suffrage INDIRECT par des députés, si la même scène du 24 juin 1960 ne se répétera pas avec les compromissions d’opportunisme, de débauchage et de corruption que nous connaissons!

Qui vivra verra!

Sans avoir épuisé le sujet, nous laissons les compatriotes qui ont plus d’éléments d’apporter leur contribution pour éclairer cette situation de crise de légitimité qui nous colle à la peau!

POLO MUKER

polo_muker@yahoo.com

Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

À

moi ‘JUAN PABBLO MUKER’ ‘Frederic Mamboleo’ ngele.ema@gmail.com kcf.katombe@gmail.com et 6 de plus…

CC

‘Fwelley Diangitukwa’ kivu-avenir@googlegroups.com ‘ »Cc : »‘ banayaequateur@yahoogroupes.fr wondo_paly@yahoo.fr et 73 de plus…

Aujourd’hui à 5 h 42 PM

Nous pensons que, pour bien maîtriser l’histoire de notre pays, il faille être plus précis quand faire se peut.  Cette maîtrise nous permettra de mieux savoir les sources, les causes premières et les responsables des situations que nous vivons aujourd’hui.

Il faut en effet bien se rendre compte que beaucoup de problèmes que nous connaissons aujourd’hui soient le cumul des conséquences des irresponsabilités, des erreurs ou des méchancetés mêmes de Lumumba, Mobutu, Kabila et Kanambe.

Qui (les belges sans doute, selon la lecture que nous faisons du texte ; mais lesquels ?) a corrompu qui (les députés de la majorité, prétendument ; mais lesquels ?  Tous ?) et comment (De quelle manière les corrupteurs s’y prirent-ils, pour arriver à leur fin ?  Qu’est-ce qui pris les corrompus pour expliquer leurs comportement) ?

La compréhension totale des faits évoqués ici nous aiderons à mieux comprendre les enjeux de la sécurité et du progrès dans notre Congo.

Ceci est une habitude que nous devons cultiver : ne pas nous nourrir d’informations partielles, parfois truqués pour nous intoxiquer et par moment produites par la haine ou le népotisme qui tue notre pays.

Congolais : morts encore ?


Quelques congolais en plus mourrons encore ; quand bien-même la peine capitale ne serait pas applicable !  Pourquoi et comment sera-ce ?  Que faisons-nous pour qu’il en soit autrement, de quelle manière et pourquoi ?

Pour le profane, en effet, la lecture de la livraison ci-dessous soulève une question parmi tant d’autres : pourquoi alors condamner à mort et maintenir ce moratoire de plus de 10 ans ?

Le pays est mal géré ; comme les autres, ainsi que nous pouvons nous en rendre compte, à tous les coups ou presque !

GPAU


From: kivu-avenir@googlegroups.com [mailto:kivu-avenir@googlegroups.com] On Behalf Of Kimpele Kwebe
Sent: mardi 18 novembre 2014 18:48
To: kivu-avenir@googlegroups.com
Subject: RE: [Kivu-Avenir] Procès Mamadou Ndala: le colonel Birocho Nzanzu condamné à mort


Date: Tue, 18 Nov 2014 18:09:34 +0200
Subject: [Kivu-Avenir] Procès Mamadou Ndala: le colonel Birocho Nzanzu condamné à mort
From: kivutiens@gmail.com
To: kivu-avenir@googlegroups.com

Procès Mamadou Ndala: le colonel Birocho Nzanzu condamné à mort

17 novembre, 2014

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Le véhicule 4X4 qui transportait le colonel Mamadou Ndala en plein feu non loin de l’aéroport de Beni, le 2 janvier 2014.

Le verdict est tombé lundi 17 novembre après-midi dans le procès Mamadou Ndala, après plus d’un mois d’audiences à Beni: le lieutenant-colonel FARDC Birocho Nzanzu Kosi et un rebelle ougandais des ADF – en fuite – sont condamnés à la peine capitale. La cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu a prononcé également des lourdes peines pour d’autres prévenus et trois acquittements.

Le colonel Birocho Nzanzu Kosi est condamné à la peine capitale pour participation à un mouvement insurrectionnel et terrorisme. Il est aussi renvoyé des FARDC et soumis au paiement de dommages et intérêts équivalent à 2,9 millions américains à la partie civile et à la succession du colonel Mamadou Ndala, mort dans un attentat le 2 janvier dernier à Beni.

Relire aussi: Beni: un officier FARDC accusé d’avoir perçu 27 000 USD des ADF pour tuer Mamadou Ndala

La cour a également condamné par contumace quelques rebelles des ADF en fuite. Parmi eux, figure Jamili Mukulu, condamné à la peine de mort.

Alors que l’officier ADF Yusufu Mandefu est condamné à 15 ans de servitude pénale principale, son acolyte Yosia, lui, écope de 5 ans pour participation à l’assassinat de Mamadou Ndala.

Du coté des FARDC, le lieutenant colonel Kamulete Jocker, quant à lui, écope de 20 ans de prison ferme pour participation au mouvement insurrectionnel.

Les majors Ngabo et Viviane Masika, reconnus coupables de dissipation d’effets militaires et vol simple, sont condamnés chacun à 12 mois de prison.

Cependant, la cour militaire a acquitté trois prévenus, dont le capitaine Moïse Banza et le lieutenant colonel Tito Bizuru.

La peine capitale n’est pas applicable en RDC, en raison d’un moratoire depuis plus d’une décennie. Ces peines vont se muer à la peine à perpétuité.

Radio Okapi

http://radiookapi.net/actualite/2014/11/17/proces-mamadou-ndala-le-colonel-birocho-nzanzu-condamne-a-mort/


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Révision de la constition ?


6 à 12 millions de morts ne se paient pas par le retrait des quatre projets de lois portant révision de sa propre constitution : http://7sur7.cd/new/gouvernement-retire-les-quatre-projets-lois-portant-revision-constitution/

Où sont nos diplômes ?


Que des diplômes se vendent dans les institutions de l’enseignement congolais n’étonne personne.  Dans les années 70 déjà, ce système fit beaucoup d’émules.  Arrivés à l’étranger certains acheteurs finiraient par faire la honte dudit enseignement, au cours de leurs stages sur lesquels ils construisent leurs projets d’insertion professionnelle, surtout, lorsque leur pays d’accueil est le Canada, aux nouvelles qui nous parviennent !  La conséquence en est que beaucoup d’entre nous n’ont jamais pu voir leur diplômes…

Les signatures des diplômes universitaires par les minitres de tutelle feraient, elles aussi, l’objet d’un commerce tout spécial dont les universitaires et diplômés du supérieur font les frais.  Lorsque la chaîne de transmission de argent de ces forfaits disfonctionne, ce sont les diplômes qui tardent à venir, mettant plusieurs diplômés dans l’embaras.

C’est dire que l’imposture comme les dictatures qui la précédèrent, s’occupe elle aussi, à tuer l’enseignement congolais dans l’oeuf !  Comment pourrons-nous corriger demain cette culture ?  Qui arrêtera ce commerce auquel se livrent certains de nos ministres depuis plus de 4 décennies déjà, sans être inquiéter le moins du monde ?

Tout cela ne fait que rajouter au défi que doit relever l’opposition, quand elle aura réussi à provoquer l’alternance du pouvoir au Congo.

Où est le salut ?


L’un des obstacles majeur à la réussite des projets de l’opposition congolaise est sa pauvreté.  La pauvreté du plus grand nombre d’entre nous. Une pauvreté tout aussi bien spirituelle, matérielle, sociale, technologique que financière. Cette pauvreté a de graves conséquences pour la vie de notre nation.

Très peu d’opposants en effet peuvent organiser une campagne électorale par leurs propres moyens.  Très peu d’entre eux peuvent mobiliser la base correctement avant les élections, faute de disposer des ressources nécessaires et suffisantes. Que ces ressources soient spirituelles, matérielles, sociales, technologiques, financières ou autres.  Des hommes capables d’organiser une campagne de propagande professionnelle, à impact, font défaut. Ceux qui sont disponibles sont eux-mêmes beaucoup plus engagés dans le but de se trouver de quoi vivre que pour défendre la démocratie ou l’avènement d’un État de droit. L’argent pour supporter les frais à engager, n’est pas à la portée de la plupart d’entre nous.  C’est donc dire que, d’ici 2016, très peu d’entre nous pourraient logiquement, sérieusement et valablement, proposer aux congolais l’indépendance progressive du Congo.  À moins de créer, rapidement et correctement, une synergie au sein de l’opposition. Une plateforme qui nous permette d’être libres de notre pensée ou idéologie et libres dans son action ou intervention auprès de nos bases respectives.

Dans le Projet 2014, nous travaillons sur la question de la mobilisation des ressources nécessaires pour mener une lutte politique digne, démocratique, efficace ; afin de garantir des résultats durables.  Les résultats viennent très lentement. Nous attendions 3000 participants au Projet 2014 d’ici le 31 décembre 2014. Tout indique cependant que nous ne serons probablement pas plus de 20 participants au projet.  Or, pour nous engager valablement et utilement dans la plus grande plate-forme de l’opposition en 2016, nous souhaiterions avoir sur nos listes au moins 5% de l’électorat. Nous pourrons ainsi prétendre à au moins un poste ministériel.

Pendant ce temps, le congolais aujourd’hui croit plus qu’aux solutions qu’il est incapable de mettre en œuvre et qui pour la plupart ne peuvent garantir au congolais un bonheur futur. Ce sont les coups d’état, les rébellions, les assassinats politiques, les interventions miraculeuses de Dieu que par ailleurs l’on ne craint pas, l’anarchie, etc.  Les échecs du passé ne lui apprennent rien jusqu’ici à cause de son orgueil et d’un manque de travail d’organisation, de planification et d’évaluation de notre lutte commune contre l’esclavagisme, la colonisation, la dictature, l’imposture, la trahison et la médiocrité dans la gestion de la chose publique.

La question que plusieurs patriotes se posent aujourd’hui est : que faire pour s’en sortir ? Qui mobilisera les patriotes convenablement, professionnellement, pourquoi et comment ? Face à un pouvoir sanguinaire, comment s’investir en prenant des risques mesurés et en amorçant des projets à impact ? Nos réponses à ces différentes questions se déduisent de notre analyse ci-dessus.

(1) Pour nous en sortir, nous devons nous mettre au travail. Un travail bien structuré et intensifié pour mettre, démocratiquement, hors d’état de nuire, l’imposture et tous les maux que nous en héritons.

(2) Seul un projet visant et exigeant l’excellence de ses participants, tel le Projet 2014, permettra à la RDC de sortir de son bourbier où l’a mis le MNC, le MPR, l’AFDL et le PPRD. Tous les autres projets ne contribueront à l’affermissement du régime de Kinshasa, comme cela l’est jusqu’à présent et risque de l’être en 2016 ; si du moins, rien ne change dans notre manière de penser et de travailler le changement.

(3) Derrière le PPRD se trouvent des principautés, des forces occultes, mais aussi des hommes méchants que nous voyons et que nous touchons. Le conseil biblique est simple, mais efficace : quitter Babylone la Grande et éloignez-vous de tels hommes ; qui, se disant frères, démontrent par les fruits qu’ils produisent, qu’ils ne sont pas des nôtres, qu’ils ne sont pas nés de nouveau !

Privatiser…


Privatiser est la façon la plus aisée d’assurer la qualité de l’enseignement dans notre pays tout en responsabilisant les acteurs : l’État, les institutions d’enseignement, les parents, les apprenants. Pourquoi ?

1. Elle signifie l’arrêt de l’instrumentalisation de l’enseignement par l’État. C’est aller dans le direction opposée à celle que nous imposent ceux qui veulent tout contrôler juste pour dominer les autres, comme le fit le mobutisme et le kabilisme ; et, comme le fait encore le kanambisme.

2. Elle signifie la responsabilisation de nos peuples. Ceux-ci créeront d’office les écoles, instituts ou universités dont ils ont besoin et non pas celles dont Kinshasa pense ou prétend qu’ils auraient besoin. À eux reviendra de déterminer leurs objectifs d’enseignement, les moyens à mobiliser et les modalités de leurs exploitation pour atteindre les objectifs fixés. L’excuse que nos peuples n’aient pas de moyens pour leur politique d’enseignement, nous le savons, est un mensonge ridicule ; puisque tout État indépendant est celui qui est financé principalement par son peuple, via les impôts. Le hic dans notre Congo est que la jeunesse de notre pays, pur héritage colonial, ne permet pas encore à l’État congolais de mériter ce financement : il n’a encore ni la volonté ni la capacité managériale nécessaire pour nous fournir un service de qualité, contrairement aux différentes régions qui constituent notre pays qui elles, savent très bien comment s’y prendre et souffrent depuis toujours d’avoir difficile à obtenir les autorisations nécessaires pour réaliser leur autonomies, à cause de la vérosité de nos parlementaires pauvres matériellement et spirituellement, pour la plupart.

3. Elle permettra une compétition positive, jusqu’ici rendue impossible par les dictatures et l’imposture que nous tolérons dans le pays dont nous disons pourtant qu’il nous soit cher.

4. Dans notre proposition, l’État sera à l’école de l’apprentissage de l’autorité vraie qu’elle ne connait pas : réguler, contrôler, sanctionner, pour le bien du plus grand nombre.

5. Notre vision est donc la seule de permettre à nos peuples de recouvrer l’indépendance qu’ils ont perdu depuis l’esclavage pour certains et depuis la colonisation pour d’autres !

6. Toute autre façon de faire, sciemment, est vécu aujourd’hui par les congolais, comme une autre brimade : celle du congolais par le congolais lui-même et non plus pas l’agent présumé de Paul Kagame.

Comme dans toute innovation politique, l’histoire est le maître qui nous donnera tort ou raison, dans les 20 prochaines années. Dans les faits, les universités créées par les communautés locales, présentement, en RDC, sont celles qui réussissent le mieux. Ouvrons donc bien les yeux !  En même temps, l’observation de ce qui se passe ailleurs montre clairement que le libéralisme tire les sociétés humaines vers le haut et jamais le contraire.

GPAU


From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Shungu M. Tundanonga-Dikunda via Congokin-tribune
Sent: mardi 11 novembre 2014 12:33
To: selemani11@yahoo.com
Cc: congokin-tribune@congokingroupes.com
Subject: Re: [Congokin-tribune] Erratum – RDC : Calvaire des étudiants à l’Université de Kinshasa

Ma contribution au sujet:

De l’Université Lovanium en passant par l’Unaza-Campus de Kinshasa à l’Unikin.

Dr. Shungu M. Tundanonga-Dikunda – Consultant (Berlin/Allemagne)

Saisir la balle au bond a ses risques: la balle peut être de plomb, de la glue, une boule chaude ou de la glace. Nous sommes de ceux, qui avaient vu du jour au lendemain et vécu la genèse de la déchéance de la colline inspirée, de cet alma mater.

Quelle est la situation de logement des étudiants dans les autres universités et instituts supérieurs publics en RD Congo : Lubumbashi, Kisangani, Mbandaka, Kananga, Goma etc. ?

En RD Congo, ces  ministères sont en charge de l’enseignement supérieur et des infrastructures, dont le bien-être du personnel académique, administratif et des étudiants sur les sites :

  • le ministère de l’Enseignement Supérieur, Universitaire et Recherche Scientifique ;
  • le ministère du Plan et Suivi de la Mise en œuvre de la révolution de la modernité ;
  • le ministère de l’Aménagement du Territoire, Urbanisme, Habitat, Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction ;
  • le ministère des Affaires Sociales, Action Humanitaire et Solidarité Nationale ;
  • le ministre Délégué auprès du Premier Ministre, chargé des Finance, et,
  • le ministère du Portefeuille.

Lovanium était conçu pour une capacité maximale de 5.000 étudiants. La faculté de droit, la faculté des sciences économiques, politiques et administratives, sciences sociales partageaient le même bâtiment (dos à la chapelle, à gauche), la faculté de philo et lettres, théologie (en face). La faculté d’agronomie venait d’être achevée (entre la Polytechnique) et la médecine/pharmacie.

(…) A mon avis, tous les étudiants des universités publiques de la RD Congo sous l’initiative des étudiants de l’Unikin devaient faire un état de lieu des conditions de vie dans les homes (infrastructure), rédiger un mémorandum avec des propositions des solutions, faisant intervenir le facteur « partenariat public-privé (PPP) » :

<http://ppp.worldbank.org/public-private-partnership/fran%C3%A7ais/%C3%A0-propos-des-ppp/%C3%A0-propos-des-partenariats-public-priv%C3%A9; http://ppp.worldbank.org/public-private-partnership/fran%C3%A7ais/%C3%A0-propos-des-ppp/qu%E2%80%99est-ce-qu%E2%80%99un-ppp/partenariats-public-priv%C3%A9-qu%E2%80%99est-ce-que-c%E2%80%99est>. (suite: annexe).

Dr. Shungu M. Tundanonga-Dikunda
Public & Policy Affairs Consultant
PF 62 02 45
D-10792 Berlin (Germany)

Gesendet: Dienstag, 11. November 2014 um 02:47 Uhr
Von: « Manyongo Selemani via Congokin-tribune » <congokin-tribune@congokingroupes.com>
An: « Lumona1@aol.com » <Lumona1@aol.com>, « congokin-tribune@congokingroupes.com » <congokin-tribune@congokingroupes.com>
Betreff: Re: [Congokin-tribune] RDC : Calvaire des étudiants à l’Université de Kinshasa

Des Erreurs dues a la frappe (excusez)

1. nous sommes en 19985-1990). J’allais dire 1985-1986

2. Je cris le premier ministre. J’allais dire je crois.

M. Selemani

(Paisible citoyen)

On Monday, November 10, 2014 7:57 PM, Manyongo Selemani <selemani11@yahoo.com> wrote:

Chers compatriotes,

Quelle honte pour un pays comme le notre!

En effet, si ce qui est dit par Mambo wa Lumona est ce qui vient de la bouche de l’UNIKIN, je note:

1) Que le Recteur de l’UNIKIN manque un peu a ses devoirs et devrait etre vite interpelle et/ou remercie et

2) Que le pouvoir n’est pas en train de suivre de pres la vie au quotidien du citoyen.

Du Recteur de l’UNIKIN

S’il s’agit encore du Prof. Labana: tout en le saluant, et avec tous les respects que j’ai pour lui, pour l’avoir connu a l’UNILU, quand bien meme il ne me donnait pas cours, il me fait revivre, par ce genre d’attitude, la fameuse phrase : « l’etudiant a tout dit », lors de la defense des Memoires des etudiants des Relations Internationales de notre epoque (nous sommes en 19985-1990). Ca veut dire ce que voudrait dire. Mais ca n’etait pas une bonne experience du tout. J’exhorte le Prof. Labana, si c’est encore lui au Rectorat, de partager la peine des etudiants. Sinon, penser a un Licencie, que « defeque » en brousse mais qui doit devenir Ministre de l’Education ou Recteur de l’UNIKIN apres Labana!

Du pouvoir en place: Si je ne m’abuse pas, Son Excellence Matata Ponyo est mon aine de l’economie, du temps de Mwalaba Kasangana. J’etais en G1 en 1985-1986. Juste pour un rappel. Je ne sais pas ce qui lui revient dans la tete lorsqu’il voit des messages des etudiants qui « DEFEQUENT » en brousse! A l’UNILU, nous avions le bloc XI.Quand cette jeune fille dit des infections genitales et des odeurs qui derangent les passants sur KIMWENZA, je cris le premier Ministre peut encore revoir les Blocs II et III de nos filles ou l’on jetait ce que je ne peux, par respect, dire ici! Bref, a moins de ne pas etre au courant d’une telle situation, mais j’invite le premier Ministre, qui a ete temoin d’une telle vie des etudiants, de songer non seulement a l’UNIKIN, mais a tous les etudiants., les eleves et les ecoliers de la RDC. Je ne crois pas que c’est des moyens qui manquent.

Ne me dites pas que je n’ai rien propose. Je dis de penser a ces etudiants. Comment? Les moyens ne manquent pas. Donc, sortir l’argent de l’Etat (notre Coltan, notre Or, notre Diamant, notre Bois, notre Petrole, etc.) pour et donner a l’etudiant ce qu’il lui faut pour bien apprendre. Au besoin, negocier avec MINAKU et KENGO pour que l’on reduise des salaires des gens du gouvernement et des Elus pour repondre a ce besoin-la.

Quelle honte pour un pays comme le notre!

M. Selemani

(Paisible citoyen)

On Monday, November 10, 2014 7:14 PM, Lumona1— via Congokin-tribune <congokin-tribune@congokingroupes.com> wrote:

Monday, November 10, 2014

10/11/2014 16:16:00

imageUNIKIN – Home des étudiants de l’Université de Kinshasa [UNIKIN]

Vivre aux homes pour les étudiantes et étudiants de l’Université de Kinshasa est un calvaire. Tout est dans un état de délabrement très avancé. Le bâtiment, la tuyauterie, les installations hygiéniques et électriques ainsi que la capacité d’accueil de ces homes, tout est à refaire. Cette situation se vit depuis plusieurs années sans que cela ne soit une priorité pour le comité de gestion de la  » Colline inspirée. « 

Depuis leur construction en 1954, ces résidences des étudiants présentent un visage d’enfant abandonné. Apparemment, elles n’ont jamais été réfectionnées. Aux homes des garçons comme ceux de filles, c’est une odeur nauséabonde qui accueille le visiteur.  » Nous ne pouvons pas dire que nous sommes habitués à ça. Malheureusement, nous n’avons pas de choix. Mes parents vivent à l’intérieur du pays. Je n’aime pas rester chez les membres de famille, donc je suis obligée de vivre dans ces conditions malgré moi. Je suis sous cure de paludisme et de typhoïde. A cela, s’ajoutent des infections génitales fréquentes, ce qui explique l’insalubrité dans laquelle nous vivons « , a laissé entendre une étudiante sous couvert d’anonymat.

Les pensionnaires de ces homes ne comprennent pas comment ils vivent dans la crasse depuis des années sans que le comité de gestion de cet établissement soit inquiet. Ils dénoncent cependant la mauvaise gestion de leurs responsables. « Ce n’est pas l’argent qui manque dans notre université pour réhabiliter nos résidences », lâche un étudiant en terminal à la faculté d’économie.  » Nous avons écrit plusieurs lettres à la hiérarchie de notre établissement, mais sans suite. Nous ne savons maintenant s’il faut recourir aux bailleurs de fonds pour réfectionner nos homes. C’est ridicule ! « . 

Et pourtant, chaque interne paie 30 USD par an, explique-t-il avant de noter qu’il y a quatre étudiants. Si,  » nous faisons le total de nombre des pensionnaires hébergés dans tous les homes, nous allons faire un chiffre important qui pourra aider à reconstruire niveau par niveau et ainsi de suite « , confie-t-il. En dehors de frais d’internement, il y a les frais d’inscription perçus chaque année pour organiser ces épreuves, explique-t-il. Avant de relever que quelle que soit la situation, il y a des reliquats. 

Par ailleurs, certains étudiants de l’UNIKIN constatent qu’il y a un manque de volonté criant dans le chef des autorités académiques de cet alma mater pour entamer les travaux de réhabilitation de ces différents bâtiments afin de changer son image. « Toujours des promesses qui ne sont pas honorées », indique une étudiante en 2ième graduat SPA. « Les tuyauteries qui ont cédé pour la plupart à l’intérieur comme à l’extérieur dégagent une odeur difficile à décrire », ajoute-t-elle. 

 » Nous vivons dans un environnement malsain qui ne nous permet pas de donner le meilleur de nous même dans notre cursus « , a martelé cette jeune fille.  » Aux environs du home 150, des montagnes d’immondices sont visibles depuis des années. Quelque fois, nous nous organisons pour bruler, mais ce n’est pas toujours facile parce que nous n’avons pas de matériels adéquats pour l’évacuation « , laisse-t-elle entendre. 

Un autre étudiant résident au Home  » Plateau « , nous relate que dans leurs homes, les douches et les WC ne fonctionnent pas depuis belle lurette. Pour palier cette situation, nous avons construit des installations hygiéniques de fortune en dehors des homes. Et là, nous nous organisons pour l’entretien à tour de rôle, fait savoir cet étudiant. Notons que ces WC de fortune dégagent une odeur qui indispose les passants de la route de Kimwenza. Certains étudiants par manque d’organisation défèquent dans le sachet pour jeter ce colis dans la nature ou encore ils vont se soulager dans la nature. 

Ainsi, ces étudiants, élite du futur, sont l’avenir de la RDC, sont fatigués de vivre dans la crasse. Cette situation ne leur permet pas de donner des résultats escomptés. Un obstacle à leur épanouissement. Pour ce faire, ils appellent le comité de gestion de leur établissement au bon sens. Partout à travers le monde, les élites sont formées dans un environnement sain afin de leurs permettre de bien assimiler la matière. 

[Mathy MUSAU]

Mambo wa Lumona

L’après Kanambe


Les mêmes aboiements de chiens dirait Kanambe : que nos cris qui datent de 54 ans déjà, sans résultats satisfaisants ; en tout cas, de notre point de vue.

Et pour cause ? Selon nous, c’est notre refus de l’indépendance de nos peuples qui nous enferme dans des velléités dictatoriales, exactement comme cela se passe avec les autres nation : du Sud comme du Nord ! Et comme Dieu résiste aux orgueilleux et qu’il ne fait grâce qu’aux humbles, l’on peut vite comprendre tout le reste. Pourquoi en effet, tous les ténors de la politique congolaise refuse toujours le dialogue et laissent-ils toujours aux hommes en armes de conduire un aussi grand pays avec leurs outils qu’ils manient par ailleurs mal ?

Nous l’avons dit et nous le répétons à nouveau : tant que nous congolais, ne nous assiérons pas autour d’une table, pour décider, LIBREMENT et DEMOCRATIQUEMENT ce que nous voulons faire de l’État que Lumumba et les siens nous ont légué et de la manière de le faire, il est impossible que nous connaissions la paix.

La solution est donc pratiquement unique : forcer nos leaders politiques à faire leur devoir : en disqualifiant les véreux, pour les remplacer par des hommes faits, patriotes, compétents, capables.


From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Kuelo Florent via Congokin-tribune
Sent: mercredi 12 novembre 2014 11:57
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Subject: Re: [Congokin-tribune] REVOLUTION POPULAIRE EN RDC: Après le Burkina les médias occidentaux commencent à envisager le départ de Kabila par un soul èvement populaire—posted by Toussaint

Kaz

Rappels toi de moi lorsque notre katanga obtiendra son autonomie

seulement avec cette victoire que le Katanga cessera d import la viande de Tshibelabela et  developper ses propres elevages 

kiekeiekeiekeiekei

Kala na nguiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Le Mercredi 12 novembre 2014 9h54, kazaku kazadi tshibanda <zidhy@hotmail.com> a écrit :

Voici le seul moment qu’attend le Katanga pour se Sud Soudaniser ,,ça sera comme l’Ukraine actuellement ou les Indépendantistes pro Russes (  Bakata Katanga version Congo) luttent pour l’autonomie de leur province riche en minerais .  


Date: Wed, 12 Nov 2014 09:18:44 +0100
To: info@mjpcongo.org
Subject: REVOLUTION POPULAIRE EN RDC: Après le Burkina les médias occidentaux commencent à envisager le départ de Kabila par un soul èvement populaire—posted by Toussaint
From: Info.DiasporaRDC@t-online.de

REVOLUTION POPULAIRE EN RDC:  MOBILISATION GENERALE

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs » : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793, article 35.

SOS CONGO: VOIR AUSSI MESSAGE TOP SECRET EN BAS

« QUAND LA NATION EST MISE EN PÉRIL PAR SES GOUVERNANTS, LE PEUPLE DOIT AGIR! LA FIN DE L’ ÈRE DE L’ ESCLAVAGE EST ARRIVÉE. LE RÉGIME CRUEL D’ OCCUPATION COMPTE ENFIN SES DERNIERS JOURS. AGISSEZ LES UNS POUR LES AUTRES, ŒUVREZ POUR CEUX QUI VOUS ONT PRÉCÉDÉ DANS CETTE  LUTTE NOBLE ET POUR LES GENERATIONS FUTURES, DANS L’ESPOIR FERME QU’UN SUCCESSEUR POURSUIVE SANS RELÂCHE CE QUE VOUS AVEZ ACCOMPLI  DANS LA LUTTE DE LIBERATION DU KONGO KATIOPIA, TERRE BENIE DU TRÈS HAUT.  » dixit Maman Jeanne-Marie Sindani

http://updcongo.com/sos-diaspora-agissons-ensemble/

—–Original-Nachricht—–

Betreff: [Kivu-Avenir] Après le Burkina les médias occidentaux commencent à envisager le départ de Kabila par un soul èvement populaire—posted by Toussaint

Après le Burkina les médias occidentaux commencent à envisager le départ de Kabila par un soulèvement populaire CLIQUEZ POUR VISIONNEZ LA VIDEO ET MOBILISONS-NOUS POUR CHASSER LE REGIME CRIMINEL DE alias   » kabila » :

https://www.youtube.com/watch?v=z_Y_6DhuBTY

Aujourd’hui le  » printemps noir » au Burkina Faso à l’image du printemps arabe lancé depuis lundi à Ouagadougou vient de contraindre le président burkinabe’ à la démission. Tout était prévisible sur la tournure que prenaient les événements et l’épilogue logique d’une fin de règne semblait bel et bien se dessiner. ALIAS « Joseph Kabila » doit bien tirer les leçons de la démission de Blaise Compaore’ qui jadis se montrait trop arrogant après le sommet États-Unis_Afrique sur la révision constitutionnelle, rebiffant la position américaine, refusant même les conseils des américains. Ce qui vient de se passer ce vendredi 31 octobre au Burkina Faso doit interpeller Joseph Kabila sur ses intentions de modifier la constitution ou de prolonger son mandat par des subterfuges politiciens. Le glas a sonné pour le président congolais de préparer sa valise s’il veut éviter la sortie désastreuse comme celle de Blaise Compaore ou comme celle de Samuel Ndoe. A ceux qui ont des délires megalomaniaques au sein de la communauté internationale en soutenant aveuglement Joseph Kabila, ils doivent bien comprendre que le  » printemps subsaharien » est lancé comme une machine qu’on ne peut plus arrêter. Le temps de faire la promotion des politiques d’investissement en Rdc est révolu et bientôt le régime prédateur va tomber.Quant à l’armée congolaise, elle doit s’abstenir d’exterminer son peuple. Elle doit comprendre que maintenant les choses ont changé. Un chef de l’Etat ou un responsable militaire qui ordonnerait de tirer sur son peuple se verrait être poursuivi par la Cour pénale internationale (la CPI). Nous demandons aux militaires congolais de basculer du côté des citoyens congolais. Vos salaires de misère de l’ ordre de 50 dollars américains par mois ne peuvent que vous conduire à votre extermination. Choisissez le changement. A l’opposition congolaise le temps est venu de s’assumer dès maintenant en vue de préparer l’alternance politique. Elle doit tirer les leçons de la maturité de l’opposition burkinabe qui ne s’est pas livrée à la guerre de leadership, mais elle s’est montrée responsable , capable d’encadrer la jeunesse pour le départ de Blaise Compaore’. Bientôt les congolais et nos partenaires extérieurs épris de justice sociale auront les yeux rivés sur votre détermination alliée à celle de la Société civile de rester ferme sur le départ de Joseph Kabila. A tous les combattants, tenons nous déjà prêts pour la bataille finale.[Professeur Florent Kaniki]

—-Original-Nachricht—–

Betreff: « TOP SECRET »

« TOP SECRET »

KABILA, KAGAME ET MUSEVENI

          CONTRE LE PEUPLE DE LA RDC

Un compatriote m’a envoyé le document ci-après à titre confidentiel, me priant de ne pas le publier, mais en mon ame et conscience, j’ai décidé de le partager avec vous compte tenu de son importance. J’espère que mon frère me le pardonnera. Lisez vous-même :

Nous tenons à informer le peuple Congolais que les massacres  déplorés récemment à Beni, Oichia et autres localités de notre pays, de même que les crimes odieux perpétrés par la Police contre la population innocente de la ville de Kinshasa ne sont pas des incidents dispersés. Ils entrent tous dans un plan minutieusement conçu par les trois présidents les plus criminels d’Afrique dont l’objectif est de provoquer un nouveau génocide en RDC.

Nous apprenons en effet d’un de nos compatriotes à Washington, que les présidents Paul Kagame du Rwanda, Joseph Kabila Kabange Kazambarembe de la RDC et Yoweri Kaguta Museveni de l’Ouganda, avaient tenu une réunion secrète entre eux à l’occasion du sommet des chefs d’états Africains qui a eu lieu en début du mois d’aout de cette année aux USA.

Au cours de cette réunion secrète, les trois présidents les plus criminels d’Afrique, parlant en Kinyarwanda, se sont rendus compte qu’il y a une volonté ferme des dirigeants américains, et particulièrement du président Obama, de ne pas tolérer la moindre entorse quant au processus électoral prévu pour 2016, lequel processus doit  conduire à l’élection d’un nouveau président de la république de la RDC, en remplacement de Joseph Kabila, maintenant à la fin de son deuxième mandat.

Déterminés à contourner cet obstacle qui leur couperait la source des milliards de dollars qu’’ils tirent du trafic frauduleux des minerais du Congo, le trio des présidents les plus criminels d’Afrique a mis au point une stratégie « TOP SECRET » sous le nom de code «GUSUBIRINYUMA » en langue Kinyarwanda qui signifie, « tourner en rond » ou « faire demi-tour ».

Selon cette stratégie, les trois présidents se sont convenus de renforcer les moyens d’action des groupes rebelles opérant déjà dans toutes les régions de l’Est du Congo (Katanga, Kivu et Province Orientale), au sein desquels le trio des présidents les plus criminels d’Afrique possède ses agents secrets aux postes de commandement.

Ils se sont également convenus de placer des agitateurs au sein des forces de sécurité dans les cités importantes de la RDC ou il y aurait une résistance contre le pouvoir de Kabila. Les agents secrets implantés au sein des groupes rebelles et autres agitateurs auront pour mission de susciter des incidents périodiques au cours de 2015 et 2016 afin de mettre en confrontation les forces gouvernementales, les populations et les troupes de l’ONU stationnées à travers certaines régions de notre pays.

L’objectif principal de ce plan « Top Secret » est de pousser les différentes forces présentes (la police, l’armée congolaises et les forces de l’ONU) de s’opposer les unes contre les autres, causant ainsi une panique généralisée dans plusieurs coins du pays. Ce qui permettrait au gouvernement de Kabila d’imposer la loi martiale avec le soutien tacite de la Monusco, compromettant de facto la tenue des élections prévues pour 2016. Le mandat de Joseph Kabila à la présidence de la RDC deviendrait, alors, automatiquement, perpétuel.

Dans l’entretemps, ont encore convenu les trois présidents les plus criminels d’Afrique, Joseph Kabila Kabange devrait tout faire pour se débarrasser des politiciens, journalistes et autres personnalités congolaises qui seraient hostiles à son régime, y compris certains  responsables des organisations humanitaires locaux et internationaux.

Le trio des présidents les plus criminels d’Afrique s’est également mis d’accord sur la contribution financière de chacun pour le renforcement des ressources des groupes rebelles. Ces groupes sont placés sous la supervision de Paul Kagame, reconnu expert en matière de subversion et de génocide au Congo, expertise qui a déjà couté la vie à plus de 8 millions de Congolais et Congolaises jusqu’ici.

Quant à Yoweri Kaguta Museveni, il se chargera plus spécialement, dans cette stratégie Top Secret, de jouer le rôle de Relations Publiques auprès des Nations Unies, de l’Union Africaine et surtout des pays  des Grands Lacs afin de calmer les nerfs des ceux qui sont trop sensibles et qui chercheraient à ameuter l’opinion internationale au risque de créer des complications.

Mesures recommandées à tous les patriotes Kongolais

       Face à ce plan diabolique, il est recommande à toutes les organisations patriotiques Kongolaises, particulièrement aux jeunes intellectuels des universités de prendre les mesures suivantes :

1. Traduire ce message dans toutes les langues nationales Congolaises et le distribuer par tous les moyens possibles

à travers tout notre pays ;

2. Organiser des assemblées publiques afin de donner à notre peuple une éducation de base en matière des droits des citoyens et en ce qui concerne la participation  aux élections démocratiques ;

3. Désigner des responsables chargés de maintenir des listes bien détaillées de toutes les personnes (enfants et adultes) résidant dans chaque parcelle, chaque rue, cité et village de notre grand pays. 

4. Créer des comités de Protection du peuple de 3 a 5 personnes pour chaque rue, chaque cité et chaque village dont la mission est de vérifier le matin et le soir si tous les membres connus sont présents. En cas d’absence éventuelle, ces comités de protection du peuple seront responsables pour déterminer les mesures à prendre.

5. Créer une caisse de contribution volontaire des résidents de chaque rue, cité et village en vue de faire face aux situations imprévues.

6. Recommander à toute la population de respecter et de se référer aux comites de protection du peuple. Les comités de Protection du Peuple doivent travailler en harmonie avec les autorités dans la mesure où celles-ci agissent conformément aux lois établies.

Fait ce jour 28 octobre 2014.

Debout Kongolais; dressons nos fronts longtemps courbés

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Ville de Kinshasa : populations par origines


From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Francine Leta via Congokin-tribune

Sent: vendredi 7 novembre 2014 06:07

To: Pierre Sula; Forum Lumumbiste des Patriotes Congolais

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Subject: Re: [Congokin-tribune] Fwd: Fwd: [congocitizen] Ville de Kinshasa population par origines

Je repondrais à la place de Monsieur Kalombo qui par diplomatie peut ne pas le faire lui-même.

Quelle sera la RDC sans les banyarwanda? La RDC sera loin de l’enfer que lui imposent le Rwanda et les Rwandais.

Mais puisque les crimes du Rwanda en RDC ne doivent pas rester impunis et que les Rwandais tiennent à la nationalité congolaise et a la terre congolaise, demain, nous allons annexer carrément le Rwanda qui deviendra un des Etats de la République Fédérale du Congo (FDC).

Francine Leta

2014-11-07 6:50 GMT+02:00 Pierre Sula via Congokin-tribune <congokin-tribune>:

Cher Kalombo Kabengu:

Vous avez raison de poser la question ci-après:

Quelle sera la Republique Democratique du Congo? Sans Baluba ou sans Bakongo?

La reponse est la suivante: si nous n’arrivons pas a gerer les contrdactions inter-ethnique : Le Congo n’existera plus. Apres le depart de Baluba et Kakongo, les autres ethnies quitterront aussi la carcasse. C’est justement pour cette raison que Patrice Lumumba nous a prevenu que nous devrions cessez les querelles basees sur nos appartenances tribales pour la survie de notre nation.

Je vous felicite pour la question mais il faudra que votre reflexion puisse s’etendre aussi aux Banyarwanda congolais.

Thanks,

Vile