2013 en révision


Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2.700 personnes. Ce blog a été vu 11  000 fois en 2013. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 4 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Insécurité à Butembo…


Tembos Yotama

RDC, Butembo : Un des kidnappeurs lapidé et une arme récupéré à MUTSANGA !
Les redoutables combattants de la liberté et du changement à la véranda MUTSANGA, toujours en alerte maximal, ont finalement mis la main sur un des kidnappeurs qui semaient terreur et désolation dans cette partie de la ville de Butembo.
Tenez, une semaine après le kidnapping de l’opérateur économique papa MUVUNGA MALI, ces mêmes kidnappeurs ont voulu rejoué le même jeu cette fois ci avec le papa vois…in de MALI, du nom de Celé FIMBO patron du complexe Monde Juste.
Depuis le début de la semaine écoulée, papa Monde Juste a reçu une correspondance dans laquelle « les kidnappeurs avaient demandé une somme de 5000 $, que la victime devait déposé entrain leurs mains en appelant sur un numéro qu’ils avaient mentionné dans ce tract ». Si certains pouvaient prendre ce tract comme de la simple intimidation, les combattants avertis l’ont pris avec sérieux.
Trois jours après le dépôt de ce tract, ce samedi 08/02/2014, ces kidnappeurs voulaient accomplir leur mission. Les sources de la véranda Mutsnaga rapportent que ces kidnappeurs ont débarqué à MUTSANGA vers 14 heures par un véhicule de marque RV4 avec des vitres fumées.
Ils avaient une sacoche, trompant la vigilance comme si ils étaient en voyage, alors que dans cette sacoche il y avait l’arme à feu avec laquelle ils venaient opéré. Vers 16h45, les verandistes ont mis les batteries en marches pour mettre la main sur eux, étant donné que, ces kidnappeurs éclaireurs sillonnaient les alentours de la parcelle de leur cible, pour étudier toutes les voies possibles d’entrée et de sortie ; le système de filature des Verandistes a joué un grand rôle pour les détecter.
Vers 17h, l’opération de leur traque a été déclenchée, voulant encore disparaître, c’était trop tard pour eux. Sentant leur arrestation, ils ont enlevé leur arme dans le sacoche pour commencer à tirer sur les verandistes mêlés à une foule compact, main en vain. Dans cette pourchasse, celui qui avait l’arme a été fatigué, son collègue l’a ravis l’arme avant qu’il ne soit maîtrisé, et léché.
Alors que d’autres personnes s’occupaient du kidnappeur maîtrisé, on a continué la traque du deuxième bandit qui venait de récupérer l’arme jusque dans une brousse au sommet de la colline KALEMIRE vers la paroisse catholique de LIAMBO.
Sentant son arrestation, ce deuxième bandit s’est déshabillé et resté avec d’autres habits qui étaient à l’intérieur, avant d’abandonner son arme et se confondre dans la masse. Cette arme a été récupérée par la veranda Mutsanga coalisé au parlement debout de KALEMIRE soutenu par une foule compact de Mutsanga , kalemire, Mumole…
tembosyotama@gmail.com
+243 997799020
Combattant de la liberté et du changement.

Photo de Tembos Yotama. Photo de Tembos Yotama. Photo de Tembos Yotama.

Combattants et résistants à Bruxelles


1er CONCLAVE  MONDIAL DES FORCES VIVES COMBATTANTS – RESISTANTS DE LA DIASPORA CONGOLAISE A BRUXELLES
                        DU  14 AU 15 FEVRIER 2014.

Lieu:  Auberge de la jeunesse Jacques Brel
         Rue sablonnière  N° 30 à 1000 Bruxelles
        (Non loin de la sortie du Métro Madou à côté de la poste)

Clôture le 16 février 2014 par une méga manifestation commémorative des  morts chrétiens congolais tués le 16 février 1992 et de tous les martyrs congolais tué pour le Congo.
Lieu: Porte de Namur à 13 h

Venez nombreux avec des amis, la famille etc…   INGETA !

Faîtes circuler le message ! Partagez !

(Source : likembe, Skype)

Refuser la confusion…


Refuser les discours confusionistes des séparatistes, colonialistes, dictateurs, traites et paresseux nous permet de garder la sérénité et de poursuivre le vrai combat pour l’indépendance véritable du Congo.

[18:56:23] unique à son genre: [18:38] WWW.RADIOLISOLO.COM (Papa Diana):

<<< WWW.RADIOLISOLO.COM  BOTALA BINO MOKO BASI NA MIBALI MITA KALA ESA MBUE http://www.youtube.com/watch?v=l_7ocDZiawg
[19:00:44] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Beaucoup de confusion !
[19:01:09] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: La politique c’est tout : l’histoire n’en est qu’un élément.
[19:02:19] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: La tribalité n’est pas le tribalisme : la première est indispensable pour avoir un Etat fort ; la seconde fragilise la nation et est source de guerres interethnique.
[19:04:38] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Le Congo n’est pas que bantou.  Des peuples de plusieurs origines et de plusieurs cultures sont sur notre territoire qui a été progressivement occupé par le pygmées, les bantous, les soudanais, les nilotes.  Les segrégationistes n’ont jamais la paix du coeur parce qu’il ne croient pas en leurs attouts et ne voient pas leurs faiblesses.

Les tutsi balkaniseront


Encore une fois : les tutsi veulent-ils réellement le morcelement du Congo ?
Comment le savoir ?
Quelles seraient leurs motivations ?
Quelle méthode de travail utilisent-ils ?
Comment convainquent-ils les occidentaux à les soutenir ?
Combien reçoivent-ils dans le cadre de cette aide ?
Pourquoi ceux-ci préfèrent-ils travailler avec eux qu’avec les autres tribus congolaises ?Comment éviter éfficacement cette balkanisation ?
Quelles allures prendront ce projet avec l’UA mise à contribution ?
Quelle est notre analyse de ce phénomène ?

Ici-bas, le rebondissement de ce projet dont nous attendons parler depuis les années 70…

[17:46:43] GENERAL-KAWELE -KATA Q-MOTO – Seba Siao: Plan de balkanisation de la RDC: Un député patriote dénonce la corruption de 300 députés congolais par Janet «Kabila»!

Au moment où le peuple congolais et sa classe politique sont distraits et menés en bateau par des textes d’amnistie et les tractations pour la formation d’un gouvernement fantoche, les occupants rwandais à Kinshasa comme à Kigali passent à la vitesse supérieure pour parachever le processus d’occupation. La révélation accablante d’un député national congolais qui a adhéré au combat de libération vient de nous apporter des preuves de l’étendue et de l’imminence de ce complot international visant la révision des frontières de la République Démocratique du Congo.

Le 4 janvier 2014, deux députés nationaux ont été reçus en audience, à leur demande, par Janet «Kabila», en sa qualité de présidente du Comité des sages de l’Assemblée nationale, pour présenter leurs doléances. Il s’agit du député national Boni Makambo, un ancien cadre de la RVA et de son collègue Kiziamina Kibila, pasteur de son état. Les deux sont respectivement président et vice-président du G35, un groupe  de 35 députés qui ont été réhabilités par la Cours Suprême de Justice en contestation de leur invalidation. Mais depuis lors, ces 35 députés n’ont toujours pas reçu leurs émoluments passés ni d’autres privilèges et avantages prévus dont notamment les véhicules…Après les avoir écoutés, Janet «Kabila», la jumelle de «Joseph Kabila», leur fit connaître sa totale disponibilité à satisfaire leurs revendications. Mais sans froid aux yeux, elle leur posa trois conditions.

Premièrement, elle les a prévenu que «des  choses très sérieuses vont arriver et elles sont très capitales pour nous. Vous devez vous engager à soutenir les Tutsi lorsque l’Union africaine initiera très prochainement le dossier de la révision des frontières des pays membres de la CIRGL héritées de la colonisation.» Et comme pour rassurer ces interlocuteurs étonnés, Jaynet «Kabila» lâche : «Nous avons déjà 300 députés qui ont accepté de  nous aider dans ce sens et nous recherchions seulement 30 autres. Et si vous acceptez la proposition, vous serez 335 et la boucle sera bouclée. Et comme ces 300 autres députés, vous recevrez aussi en plus de vos émoluments mensuels,10.000 dollars supplémentaires chaque mois. Si vous etes d’accord, je donnerai le mot d’ordre et on vous paiera vos arriérés. Vous passerez ensuite à Afrima pour y chercher vos jeeps Prado. Vous aurez enfin vos 10.000 dollars de bonus pour le mois de décembre. Mais si vous refusez mon offre, vous devrez alors assumer toutes les conséquences.»

Deuxième condition, Janet «Kabila» demande à ses interlocuteurs de s’engager avec leur groupe de 35 députés à accepter les directives qui leur sera données allant dans le sens du soutien des intérêts des «Tutsis congolais». Et enfin, comme troisième condition, elle a demandé au G35 de soutenir les stratégies devant permettre au « président Kabila » de briguer un prochain mandat en 2016. «Vous avez donc la latitude de mieux réfléchir et de faire un bon choix pour vous et vos enfants», conclut-elle. Un des députés membre du G35, un patriote engagé et choqué , a choisi de révéler les termes de ce marché honteux et ignoble aux instances de l’APARECO. Il a précisé que si Kiziamina a estimé que ce projet était dangereux pour la nation et que la révolution restait le seul moyen de se libérer de l’oppression des Tutsi, il n’a malheureusement pas su dire non en présence de Janet Kabila qui leur a adressé des menaces à peine voilés. Ainsi, ils n’avaient plus que le choix de se ranger derrière ce projet machiavélique par peur de mourir!

Ces révélations ont été étayées par les confidences d’un membre du cabinet de monsieur Aubin Minaku, président du Parlement. Ce haut cadre a confirmé que le Rwanda est rassuré que les 300 députés congolais à qui on a formellement garanti une prime de 100.000 dollars et une jeep Prado ont promis de soutenir le projet de la révision des frontières. Selon les termes de ce projet, Goma et tout l’Est de la RDC, y compris l’Ituri, devront revenir au Rwanda et à l’Ouganda. Ce proche de Minaku a livré certains détails précis : les 11 juillet 2013 en Afrique du sud, 24 octobre 2013 en Angola et 14 janvier 2014 en Angola, Mme Zuma et les présidents Kagame, Kabila et Dos Santos se sont réunis à cet effet. L’une des principales missions confiées à Mme Zuma à la tete de l’UA a été d’examiner les voies et moyens d’initier ce dossier délicat de la révision des frontières de la RDC.

Et selon les autres précisions fournis pas ce proche du président du Parlement congolais, ce sont des multinationales qui envoient à Kigali l’argent destiné à la corruption aux députés congolais. Et un dossier relatif à la révision des frontières congolaises est en passe d’être envoyé au Parlement congolais et devra être avalisé par les 335 députés sur les 500 qui constituent toute l’Assemblée nationale dont la véritable patronne s’avère être Janet Kabila et non Minaku qui n’est qu’une simple marionnette des Tutsi. Les sud africains soutiennent ce projet rwandais de balkanisation pour garantir leurs intérêts et empêcher l’émergence et le développement de la RDC qui s’avère être un sérieux concurrent dans la sous région et même en Afrique !

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Il est important que ceux qui détiennent le texte de ce projet, généralement dénommé hima-tutsi (hema-tutsi), le mette sur la place publique pour permettre à chaque congolais, tutsi ou non, d’en prendre connaissance et de se positionner à bon escient.

La population rwandaise représente 11/73ème partie de la population congolaise.  Il faut parier que le Congo soit capable de vite prendre le contrôle de l’Afrique Centrale une fois à la conduite de sa destinée.  Le revirement de la situation actuelle reste possible  Les tutsi semblent assez intelligents pour le savoir, pour en être conscients.

A moins de choisir son suicide, je vois mal le peuple tutsi du Congo ourdir un tel projet contre la RDC et subsister, sur le long terme.

Ce que je crois pour la RDC…


[16:34:59] SOFTKENS: Soyez demain nombreux à suivre en direct sur la chaîne Softkens Télévision ( http://softkens.com/SoftkensTV.htm ) votre émission Sosolasosola.  Le Pasteur Epaphras recevra l’ingénieur Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu de Bruxelles. Vous aurez la possibilté de poser des questions sur Skype.  Appelez  tewritoire.de.dimbelenge213.  L’émission passera de 9h00 à 10h00 heures de Toronto – Canada – soit 15h00 à 16h00 heure de Bruxelles.

Dispositions urgentes…


2016 approche tandis que l’opposition au régime de Kinshasa reste encore divisée.

A votre avis, quelles sont les 5 dispositions à mettre en place urgemment, dans leur ordre d’importance décroissante, qui nous permettraient d’éviter le drame prévisible d’un troisième échec électoral ?
1.
2.
3.
4.
5.
Nos réponses personnelles à chaud sont :
1. engager nos leaders politiques à se mettre autour d’une table de travail, avec des propositions de solutions complètes au problème des échecs électoraux répétés ; à défaut d’obtempérer, les disqualifier d’office pour les remplacer par des leaders travailleurs ;
2. intégrer la lutte contre l’imposture, la dictature, la colonisation et la médiocrité, individuellement, aux côtés des patriotes jugés crédibles et compétents avec une participation responsable, démocratique et clairement définie à l’avance ;
3. participer activement et volontairement à une étude sérieuse des caractéristiques de l’ennemi du peuple congolais, pour nous assurer de la pertinence des réponses proposées aux problèmes qu’il nous cause ;
4. investir massivement dans des solutions démocratiques en investissant des moyens matériels et immatériels conséquents pour ne pas rater la coche ;
5. exiger des rapports détaillés sur les résultats des initiatives annoncées dans le cadre de la préparation d’une victoire en 2016.

Ce qui se dit sur le Net


[04-02-14 14:38:01] Likembe: Botala vidéo oyo, ndenge mibeko ekweyaki alors to tika nanu désordre

http://www.youtube.com/watch?v=XYibYvQhH-0&feature=share
[04-02-14 15:37:00] Belothi: Ba ndeko tozua fourchette ya age moko . bato oyo ba botami de 1955 a nos jours, bakoki ko supporter gbanda na tshisekedi te
[00:50:13] Nsong’a Njila Kongo: MASSACRE DES ETUDIANTS LE 04 JUIN 1969 PAR TSHISEKEDI WA MULUMBA, PEUPLE KONGO IL NE FAUT JAMAIS OUBLIER CETTE 1ere MASSACRE DU DICTATEUR ASSASSIN TSHISEKEDI  ! PEUPLE FUNGOLA MISO NA BA CRIMINELS NIOSO YA KONGO ! BAZA MAL A L’AISE NA NGONGA OYO…

Le premier massacre des étudiants en RDC, le 4 juin 1969…

Le massacre permanent au Congo. Il s’agit d’un fait historique indéniable et vérifiable. Le 4 juin 1969, une centaine d’étudiants de l’université Lovanium, des Instituts supérieurs et de badauds de la ville de Kinshasa tombaient sous de balles des militaires zaïrois, au total plus de 125 morts et c’était le début de l’occupation des universités et des instituts supérieurs par des militaires. Un simulacre de procès eut lieu et des étudiants survivants ont été condamnés à de lourdes peines, d’autres furent incorporés de force dans l’armée.

Il y a de survivants parmi ceux qui faisaient parti de ce gouvernement des criminels et qui n’ont jamais demandé pardon pour ce massacre ignoble. Les co-fondateurs du parti Etat sont encore là aujourd’hui et se drapent d’une certaine virginité rafistolée pour se prévaloir d’une légitimité et continuer leur sale besogne.

L’histoire de notre pays est malheureusement émaillée de bandits politiciens des années 60 et qui sont encore présents pour nous endormir. Consulter les noms de ceux qui faisaient parti de ce gouvernement en 1969 et vous serez édifiés par les turpitudes de certains d’entre eux aujourd’hui et parmi ceux là, un certain Etienne Tshisekedi. Eh oui! Le même ! Attention l’histoire est un éternel recommencement dit-on !!!

Le lingala ou le français ?


L’article discute des questions de fond, mais, il verse dans l’unitarisme viscéral, suicidaire.  Bien que le sujet anticipe sur l’histoire, il vaut la peine de le traiter, même partiellement, pour prévenir et couper cours à certaines illusions.  Les congolais en effet ne sont pas dupes, mêmes quand ils se taisent, pour méditer, leur histoire, leur avenir.

Il blesse aussi notre sens du respect des cultures et requiert une réaction conséquente : le choix du lingala comme langue de l’armée n’était pas seulement colonialiste, raciste, mais malheureux à plusieurs égards. L’armée du colonisateur était le bastion de ceux que celui-ci considérait comme bon pour le vol. Certains de nos compatriotes en ont sorti l’expression « ngalangulu » pour dénigrer nos frères lingalaphones. L’auteur de l’article ci-dessous, dans sa livraison repris ici-bas ignore sans doute cette histoire malheureuse ou participe volontairement à semer la zizanie entre congolais, oubliant qu’après l’imposture, le défi à relever sera celui de gérer nos langues dites nationales. Et comme nous le disait un compatriote belge, en pensant à son passage au service militaire, plusieurs parmi nous qui voudraient encore réserver l’armée aux « abrutis » aux « vaut-rien », comme le voulait le colonisateur, pour mieux nous subjuguer.  Nos dictateurs aujourd’hui, à dessein, ne peuvent quitter cette logique, ni permettre à nos nations de se lancer dans une démarche qui aille à contrecourant, animés des même intentions que leurs géniteurs-protecteurs. Comment pourrons-nous bâtir une armée moderne avec une telle mentalité ?

Le lingala est une langue à part entière et est la propriété de ses locuteurs à qui nous devons du respect pour ce qu’ils sont et pour ce qu’ils ont apporté à notre pays que nous ne recenserons pas ici. Il n’est donc ni à privilégier dans notre armée par rapport aux autres langues comme cela l’est jusqu’à présent, malheureusement ; non plus qu’il n’est à dénigré dans notre pays, mais plutôt à promouvoir, tant qu’il peut aider une frange de notre nation à communiquer aisément, sans buter aux arcanes des langues étrangères, importées par la colonisation.

Le choix du langala comme langue de l’armée est malheureux, diviseur, colonialiste et séparatiste ; et de ce fait à rejeter à la première occasion, mais proprement. Elle ne permet en effet aux autres langues de notre nations de s’exprimer dans notre armée au même titre que le lingala. Ce choix participe au grand jour à la spoliation des autres langues du pays, à la décoloration de notre culture congolaise, à la perte de notre identité multiculturelle. Le devoir de correction de ce choix colonial (avant 1960) et colonialiste (après 1960) revient aux non-lingalaphones qui doivent dans la forme et les prescrits de la loi revendiquer le droit à l’égalité de traitement. Nous ne pouvons pas continuer à exiger de nos enfants d’apprendre autant de langues étrangères pour accommoder certaines personnes motiver par l’esprit de domination qu’ils cachent mal. S’il est vrai que pour un temps, nous devront supporter le lingala dans l’armée, il n’en reste pas moins vrai que tout devra être fait, après avoir eu raison de l’imposture, soit, pour remplacer le lingala par la langue dite nationale aujourd’hui, le français, soit faire du langala notre nationale pour que son imposition à nos militaires se justifie ! Le choix me paraît clair, même s’il est regrettable, pour nous touts d’ailleurs. Nous eussions en effet préférer que notre langue nationale fût une de nos langues vernaculaires. Or, le swahili, langue dominante au Congo, serait prioritaire au lingala, dans un choix démocratique.

Il est vrai que nous congolais avons la manie de tout quémander. Cette mendicité outrancière nous vient de bien loin ! Elle nous a valu la traite d’esclave et la colonisation. Elle nous a aussi valu le joug de la dictature et aujourd’hui elle nous vaut le joug de l’imposture.

L’indépendance véritable du congolais passe par une extirpation de cette tare de notre nation. Nous ne voyons pas comment il pourrait en être autrement. Or, les faits montrent clairement, à qui veut ouvrir les yeux, que Kinshasa ne s’engagera jamais sur cette voie-là.

From: Louise Sibalingana [mailto:louisekisokolo@yahoo.fr]
Sent: lundi 3 février 2014 23:48
To: Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu
Subject: Tr : [vathunga] Fw: L’Africom ne formera pas une armée congolaise intégrée

Le Jeudi 30 janvier 2014 5h53, Vyavuka Masimasi <vmasim@yahoo.com> a écrit :

Pour votre lecture… 

—– Forwarded Message —–
From: Pascal Kambale 
Sent: Tuesday, November 27, 2012 7:29 AM
Subject: L’Africom ne formera pas une armée congolaise intégrée

L’Africom ne formera pas une armée congolaise intégrée
Opinion

Par Leny Ilondo

Le Potentiel – Kinshasa

30 aout 2010

Je viens de lire la réaction du général Malu Malu à l’intervention du professeur Biyoya sur l’implantation de l’Africom en RD Congo. Vos avis, Messieurs, divergent selon les priorités et les perspectives de chacun. Le professeur Biyoya souligne que le pays a besoin des investissements durables des Américains pour booster notre économie au lieu de nous fournir un arsenal que nous ne saurons nous en servir (c’est moi qui ajoute). Pour le général, il est préférable de continuer avec l’Africom pour bâtir une armée dont la puissance dissuasive assurera la venue des investisseurs américains, car leurs investissements seront sécurisés. Vous convergez tous les deux dans un tunnel sans fin ; vous attendez tout, alors tout, des Américains. C’est une caractéristique congolaise : attendre tout de l’étranger. Quelle erreur de jugement !
Je ne suis pas officier d’Etat-major formé dans une académie militaire de renom. Je ne suis pas non plus professeur de stratégie politique. Mais, permettez que j’intervienne ici pour émettre une opinion de bon sens et présenter un argument que plus d’un, j’en suis certain, trouveront plausible.
L’armée d’un pays ne se construit pas avec le concours d’un autre pays quel que soit le degré d’amitié, de pitié (coopération) ou d’intérêt (exploitation). Une armée est toujours le reflet de la vision et de la volonté des gouvernants d’un pays. Sa mission primaire est la sécurisation du territoire et, seconde est la défense des intérêts nationaux à l’étranger. C’est pourquoi, on ne déclare pas la guerre contre son propre pays, mais contre des ennemis qui ont violé l’intégrité territoriale. On déclare aussi la guerre par une action préventive, en représailles contre ou encore en poursuite de l’ennemi au-delà de nos frontières.
Pour atteindre sa mission et les objectifs déclinés ci-dessus, une armée se définit et se constitue comme un corps organisé et structuré verticalement. Elle obéît aux règles simples d’uniformisation, de standardisation, de formation et de motivation. Uniformisation se traduit d’abord par l’adoption d’une langue pour faciliter la communication entre les troupes, donc un langage commun. C’est ainsi que la force publique avait imposé le lingala pour ceux qui ne le savent pas ou veulent le méconnaitre. Il y a par exemple la tenue militaire, elle distingue les différents corps d’armée. Standardisation veut dire :
a) mêmes types de formation de base ;
b) mêmes armes de combat avant intégration dans unités spécialisées ;
c) mêmes moyens de communication ;
d) mêmes critères objectifs d’avancement en grade ;
e) même organisation logistique…
De nos jours, la formation militaire se diversifie et intègre de plus en plus toutes les branches sophistiquées dans des sciences existantes. D’abord, le cursus de l’académie militaire obligatoire : ne devient pas général qui veut. Les formations appropriées et spécialisées sont réservées à ceux qui disposent de l’intellect suffisant et des compétences requises pour avancer aux grades supérieurs de commandement. C’est pour cela, aujourd’hui, dans les grandes universités du monde, il n’est pas rare de voir des majors, colonels et généraux défendre des thèses de doctorat dans diverses disciplines. Il sied de souligner que d’autres formations complémentaires sont liées à l’évolution des technologies nouvelles et aux spécialisations en vertu des objectifs purement opérationnels. En définitive, l’armée est un corps d’intellectuels éclectiques et non un agrégat de désœuvrés. Dans les pays développés, les colonels et généraux à la retraite se retrouvent dans le management des projets, dans des entreprises privées ou mieux dispensent des enseignements dans les instituts supérieurs ou dirigent des recherches dans les différents centres ou laboratoires.
La motivation est le déterminant pour consolider et pérenniser l’armée et surtout pour gagner les guerres. La sécurité intérieure commence par la sécurité sociale du soldat et des officiers. Un soldat même hyper armé, mal rémunéré et dont les conditions sociales sont inférieures aux risques de sa vie, n’obéira point aux ordres. Il deviendra un mutin, un danger pour la société. Souvenons-nous des pillages de triste mémoire et des cas de viols de nos sœurs dans l’Est du pays. La discipline est la mère des armées, mais elle repose sur des conditions sociales minimum.
Est-ce que nos dirigeants intègrent ces quelques fondamentaux ? Une armée nouvelle ne se bâtit pas par des mixages, brassages ou que sais-je encore. Ils sont inopérants et contreproductifs. Ils déstructurent la cohésion du commandement, frustrent les militaires formés et démoralisent les non gradés. Par ailleurs, les grades ne se distribuent pas. Ils se méritent à travers la formation, le leadership et la bravoure dans l’action. Le chantier d’une armée nouvelle ne se construit pas par une intégration des brigades éparses formées par les Belges au Nord-est, les Américains au Nord, les Français à l’Ouest, les Rwandais à l’Est, les Angolais où sais-je encore… Il va sans dire qu’avec une absence de synergie, il n’y aura jamais uniformisation, standardisation, formation homogène et motivation. Le résultat attendu sera un regroupement de groupuscules désagrégés dotés des équipements non standardisés ou avec des dispositifs non-interchangeables incompatibles avec leurs missions primaires.
Les formateurs actuels de nos brigades viennent d’horizons différents. Les méthodes des uns sont aux antipodes des autres. Les armes et les équipements utilisés durant les formations ne sont pas uniformes ou standardisés. L’Africom, un commandement de l’armée américaine, ne peut pas construire notre armée. De la même manière que la toute puissante armée américaine peine à construire une armée en Irak après huit ans d’invasion. Les milliards de dollars des contribuables américains sont engloutis pour rien. L’insécurité en Iraq est plus que préoccupante. Elle est la résultante de la dissolution inconsidérée de l’armée irakienne de Saddam Hussein, un corps alors organisé et structuré verticalement malgré l’embargo d’avant l’invasion.
Aujourd’hui, les investisseurs évitent l’Iraq en dépit des profits potentiels énormes à y réaliser. Il ne suffit donc pas d’avoir la plus puissante des armées pour attirer les investisseurs. Une armée n’est qu’un des piliers du dispositif général de sécurité pour l’économie d’un pays. Sous d’autres hémisphères, ce pilier est aléatoire ou inexistant. Plusieurs pays ne disposent pas d’armée et d’autres envisagent leur dissolution. En revanche, leurs économies sont des plus prospères avec des PIB de loin supérieurs à ceux des pays dont les officiers sont formateurs d’une de nos brigades. Singapour a un PIB, un taux de croissance annuel de loin supérieur à la Belgique.
Ce qu’il faut exiger, c’est la sécurité juridique. Que nos gouvernants respectent nos lois et y fassent appliquer toutes leurs rigueurs aux contrevenants. Que l’Etat cesse de se confondre en Etat puissance publique, Etat actionnaire et Etat justice. Que les gouvernants cessent de signer des contrats un jour et les dénoncer le lendemain. Doing business est une question de rigueur de respect de la signature souveraine qu’on n’appose pas après une coupe de champagne avec un étranger au détriment du Congolais. Un autre pilier pour attirer les investisseurs est la qualité de l’éducation et la formation de la population active. Aussi longtemps que nos gouvernants sont manifestement complices dans la spoliation des écoles publiques et la paupérisation de l’ensemble du corps enseignants, les investisseurs hésiteront à venir. La création des richesses dépend aussi de la qualité du capital humain capable de travailler.
Pour conclure, de nos jours, la gestion d’une armée ou la création d’une armée nouvelle répond aux principes de management. Pour y arriver, les leaders investis dans cette mission doivent avoir accumulé des expériences de gestion de grands ensembles pour entreprendre la restructuration, le redimensionnement ou la création d’une armée nouvelle. Ce challenge revient de nos jours aux managers civils. Ils procèdent aux restructurations des grandes armées du monde. Oui, les managers civils sont ceux-là aussi qui dispensent les meilleurs enseignements sur les stratégies dans les académies militaires les plus réputées. Oui, toujours eux, les civils, ils fabriquent et mettent à la disposition des armées tout ce dont elles ont besoin en équipements militaires standardisés en passant par du papier toilette jusqu’à la bombe atomique. Le débat étant lancé par un scientifique et un général formé, moi, un civil et citoyen de mon pays, je donne aussi de la voix à cette question fondamentale de la formation de notre armée nouvelle.
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Balkanisation ou unité


Que nous faut-il en RDC et pourquoi ?  Balkaniser ou unifier ?  Le Congo est-il balkanisable ou unifiable ?  Nous tentons ci-dessous une discussion au départ d’un échange avec DL, un contact Skype.

[12:19:41] Didier Lonu: Ok là je comprends, mais ma crainte demeure sur « l’affirmation culturelle de la congolité « risque demain de devenir un problème de nationalité en cas de conflit ou des querelles au sein du partie, connaissant les congolais ,aujourd’hui ils considèrent à Kinshasa tout swahiliphones comme étrangers ou pro-rwandais ou ougandais, alors pensez déjà résoudre ce conflit latent qui risquera d’exploser avec les élections.

[12:32:49] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Il est vrai qu’il y ait des congolais qui fassent l’amalgame, qui soient dans la confusion.

Cela est dû au fait que nous ne nous sommes pas connu réellement à l’époque de Mobutu, contrairement à ce que certains voulaient laisser penser.

Il est dommage en effet que bien des personnes à l’Ouest ne connaissent pas bien l’Est et inversement ! Notre parti en est conscient. L’école que nous n’avons pas fait de nos mains, les partis et les associations que nous avons créés sont tous défaillants. Et pour éviter les conflits possibles dans ce domaine-là, Kongo ya Sika a pris justement la précaution de résoudre ce problème à l’entrée : nous ne souhaitons pas dans Kongo ya Sika avoir, comme responsables de haut rang, des personnes qui pourraient poser problème de par leurs origines surtout. C’est le cas lorsqu’on a un parent qui n’est pas congolais d’origine ou qu’on est métis. C’est un peu triste de devoir ainsi discriminer entre congolais, mais je pense que pendant un temps, si nous voulons aller vers la paix, certains congolais devraient se mettre provisoirement à l’arrière de la scène, jusqu’à ce que les esprits s’apaisent et que la nation soit construite sur des bases claires et acceptables pour tous.

Aujourd’hui par exemple, être nilotique ou encore être rwandophone au Congo est un problème à ne pas négliger, à bien traiter si nous voulons éviter l’éclatement du pays, si nous croyons en la valeur de l’unité des peuples établis en RDC.

Si nous n’y croyons pas, nous sommes libres d’organiser la balkanisation du pays ; mais il faut que cela se fasse, dans tous les cas, dans l’ordre et non pas dans l’animosité.

Personnellement, je crois que les congolais ont ou intérêt à garder le pays dans ses frontières actuelles. Cependant que je pense que cette unité doit être voulue de tous, librement, en connaissance de cause pour nous apporter la paix et le bonheur, dans la fraternité qui est le droit de tout un chacun.

[12:45:15] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Notre difficulté est que nous n’avons pas assez d’animateurs politiques civiques et patriotes. La plupart sont des néo-colonisateurs qui voudraient subjuguer ceux qu’ils appellent, hypocritement, leurs compatriotes.

Mon combat est de dénoncer de tels hommes qui nous font périr sciemment ou de façon irresponsable !

L’Ituri ne me soutien pas, à cause du tribalisme, du clanisme et du désintérêt de plusieurs de la politique !

Une erreur qui nous coûte très cher et qui nous coûtera encore cher pendant longtemps, surtout, que notre peuple, a été très divisé par le mobutisme, contrairement à l’inverse que certains voudraient nous faire croire !

[12:53:24] Didier Lonu: mais mon frère on ne peut vouloir une chose et son contraire, comment peut-on faire une ségrégation dans la gestion de la respublika et chercher à garder le pays dans ces frontières actuelles. Un exemple devait nous inspirer celui de la famille Obama, je crois que dire aujourd’hui nilotique ou bantou, personne n’a choisi son ascendance; si nous voulons transformer notre monde, nous avons le devoir de transcender nos faiblesses et nos considérations ethniques, je vous le dis parce que j’ai été en Ituri lors des conflits communautaires et transformés en politique par ceux qui croient contrôler l’économie de cette contrée

La politique doit par contre aller dans des considérations plus de développements que des débats du genre ethnie ou souches d’ascendances, si non ,acceptons de ne plus vivre en paix ,il y a longtemps que Mobutu à gérer ce pays dans ces frontières, il n’ya pas eu ce problème pourtant les Bisengimana étaient aux affaires, simplement, je crois que bonne philosophie serait de se demander ce qu’on apporte à notre pays nous tous, nos frontières ont été conçues et décidées sans le consentement de nos rois ou empereurs, alors personne n’a décidé de serait son voisin, étant donné que la RDC partage ses frontières avec neuf États, nous devons au contraire concevoir une politique d’unité dans la diversité et la stigmatisation des uns par les autres ; personne n’inquiète les populations du Bas-Congo ou de l’Equateur les traitant d’angolais ou autre pourquoi cet acharnement sur les gens de l’est, oui! Je vois, c’est parce qu’ il n’ont pas le droit de s’affirmer ou comme vous l’avez dit ils pas était connu sous Mobutu

[18:57:29] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: [12:53] Didier Lonu:

<< mais mon frère on ne peut vouloir une chose et son contraire, comment peut-on faire une ségrégation dans la gestion de la respublika et chercher à garder le pays dans ces frontières actuelles . »Faire une ségrégation dans la gestion de la République » et « chercher à garder le pays dans ces frontières actuelles » est-ce deux propositions contradictoires ? Il faut que nous revoyions nos notions de logique, pour arriver à un accord.

En plus, à quoi fais-tu allusion lorsque tu parles de « faire une ségrégation dans la gestion de la République » ? Est-ce le fait de suggérer que les métis, les congolais par naturalisation et les rwandophones s’abstiennent de certains postes critiques pour l’avenir de la nation (présidence, primature, l’état-major général, etc.) que tu considères comme faire de la ségrégation dans la gestion de la chose publique ?

Si tu es de ceux qui prônent le démembrement, la balkanisation, de la RDC, je peux te comprendre parfaitement, étant issu de la même contrée que toi. Nous avons toujours eu le sentiment, pour les uns, et la conviction, pour d’autres, que l’Ouest de la République vivait sur notre dos, nous colonisait même ! Partant, nous nous sommes toujours posés la question de savoir s’il valait la peine ou pas de continuer le chemin avec cet Ouest que nous ne sommes nullement obligé de porter comme un poids. Cela est clair dans notre esprit à l’Est, même si, à l’Ouest, l’on ne perçoit pas toujours bien le vécu de 37 ans de vie commune (60-97) à l’Est du pays.

Il convient cependant que noter que même chez nous à l’Est, plusieurs croient encore en l’avantage que nous aurions à mener une vie commune à la condition que la dictature et le colonialisme congolais cessent. Par ailleurs, jusque 97, l’Ouest était pour nous le démon. Depuis, la donne a beaucoup changer : Kabila n’a pas été autre chose qu’un dictateur de plus. Dans notre propre gente des swahiliphones, les patriotes ont déchanté : nous pensions que venant de l’Est, LDK ne ferait pas ce que fit Mobutu, qui pour nous, était devenu le symbole de l’Ouest. Nous pensions qu’il montrerait à l’Ouest combien nous sommes « civilisés » ! Or, que fut son premier jour de pouvoir sinon que l’auto-proclamation comme président ? Pour ceux d’entre nous qui considèrent que JHK soit de l’Est, quelle n’est pas aujourd’hui aussi leur déception ? Il a commencé par sa nomination comme président, par une bande qui reste inconnue de la plupart de congolais, dans le mépris total de la constitution et de la loi de la RDC. C’est lui, qui, par deux fois durant fera pire que Mobutu dans le domaine du tripatouillage électorale et d’assassinats politiques après arrestations arbitraires ou par empoisonnement des opposants, s’il faut en croire les témoignages qui nous parviennent du pays.

[19:35:24] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Toute l’Afrique n’a que des frontières provisoires, il est vrai. Ces frontières sont un héritage colonial ; et, logiquement, rien ne nous oblige à les garder tel quel, si elles freinent notre développement commun. Cependant, en tout état de cause, une telle séparation, si elle devait avoir lieu, comme récemment au Soudan, doit être bien murie, planifier ensemble, dans le seul but de l’efficacité dans notre démarche pour le développement de l’Afrique. Cela, pour qu’elle n’accouche pas d’une petite souris, mais d’une véritable paix entre nos peuples et d’une véritable accélération de notre développement.

Dans ce cadre, il est clair que tôt ou tard, certains peuples, qui ont été divisés par le colonisateurs ou même par nos propres frères africains – parce qu’il y en a : entre le Bandundu et l’Equateur par exemple – choisiront de reconstituer leurs unité et personne n’aura le droit de les en empêcher. Lorsque les deux Allemagnes ont décidé de se réunir à nouveau, qui les en a empêcher ? Lorsque dans le Balkan, certains peuples ont résolu de se séparer, qui les en a empêchés ?

Or, au Soudan, par exemple, l’expérience, quoique jeune encore, n’est pas très rassurante… C’est dire que certaines séparations font mal et que d’autres font du bien à leurs protagonistes. Nous congolais, avons l’avantage d’avoir des exemples de « réussites » et d' »échecs » sous nos yeux pour nous instruire, nous inspirer de bien meilleures décisions.

Cher frère, déconseiller, refuser ou rejeter la balkanisation aujourd’hui c’est pour nous, dans le cadre du Projet 2014 : d’une part croire que nous serons plus forts en demeurant ensemble, en corrigeant nos « tares » ensemble ; et, d’autre part, se dire que nous avons après tout un parcours de marche commune de 54 ans qui n’a pas été fait que de déboires. Inutile de lister ici ce que nous avons pu faire ensemble de significatif, surtout, avant 1974, juste avant le crash pétrolier. La preuve est que nous échangeons, non seulement parce que nous sommes cousins ou nilotes comme certains voudraient le penser, mais aussi parce que nous sommes et nous voulons être congolais, pour construire un grand État au centre de l’Afrique, par-delà nos appartenance patriarcales, claniques, tribales, ethniques et géographiques.

Quant à ce qui est de nos appartenances ethniques ou autres, je pense que certains se laissent distraire et font en même temps montre d’un manque d’honnêteté intellectuelle.

Prenons le cas d’Obama. A moins que je ne m’abuse, il est nilote, noir à leur critère. A ce que je sache, il s’affirme comme tel et ne s’en offusque pas. Par expérience, je constate dans ma vie qu’il faut se méfier des personnes qui renient leur identité ou intériorisent mal leurs valeurs culturelles. Parce que ces gens, en situation de mixité, sont les moins à même d’apporter de la richesse et de l’universalité dans la vie communautaire. Je ne vois pourquoi je renierais mon alurité, ma swahilicité, ma négritude et mon accidentalité ! Je te concède que certaines personnes aient du mal à gérer dans leur vie plusieurs cultures à la fois, faute de n’avoir eu à pratiquer la multi-culturalité dans leur jeune âge. Mais est-ce une raison pour interdire aux autres de vitre leurs valeurs culturelles ? Je ne suis pas alur pour que les autres ethnies en meurt : bien au contraire. Je le suis pour apporter à autrui ce que je crois fermement être de nature à faire avancer notre Humanité, dans mon alurité, dans ma swahilicité, dans ma négritude, dans mon kibali-iturité. Perçu de cette manière, l’individualité, la famille, la patriarchie, la clanité, la tribalité, l’ethinicité et la régionalité ne sont pas des dangers : c’est bien tout le contraire. Ce sont elles qui nous aideront à bâtir, au cœur de l’Afrique, un pays fort, prospère, convoité des autres nationalités d’alentours. Ceux qui ont peur de ces choses sont souvent ceux qui veulent renier aux autres leurs identités, ceux qui cherchent à dominer ou qui jalousent faute de ne vouloir s’élever avec les autres ! Il faut résister à ce type d’hommes. Ce sont eux qui forment les bandes de colonisateurs, de dictateurs et d’imposteurs qui déciment aujourd’hui, matériellement et immatériellement le congolais.

Quant aux barons du régime mobutien auxquels tu fais allusion, comme si tu ne l’avait pas connu, comme si tu ignorais que ce sont eux qui ont amené le pays dans la situation où elle se trouve, avec notre bénédiction, nous, peuple congolais distrait, il serait étonnant que tu leur fasse pareils éloges quand nous savons qu’ils ont encore des comptes à rendre à notre nation ; même du tréfonds de leurs tombes. Le mobutisme a spolier nos mœurs.

Le mobutisme nous a sournoisement divisés. Les conséquences directes de son action sur notre nation pendant 32 ans, sont notre incapacité aujourd’hui à travailler ensemble, la dépravation de nos mœurs par des artistes issus de cette époque des plus sombre de notre histoire, notre notoire incapacité à gérer la chose publique professionnellement.

La pierre n’est pas à jeter que sur le mobutisme : nous l’avons cautionner pour la plus part. En 1976, quand nous refusions de prendre le bulletin vert, nous étions accusés de rechercher le bain de sang. Or, le mobutisme est parmi le mouvement qui fit couler beaucoup de sang tant congolais qu’étranger sur notre territoire. Aujourd’hui, la majorité d’acteurs de cette époque nous sont redevables d’explication sur le mobile de leur dédain et de leur brimade lâche de l’homme congolais. C’est dire concrètement que le mobutisme a fait le lit du kabilisme et du joséphisme. Loin de nous, contrairement à ce que tu fais, l’idée de soutenir un jour un régime qui a fait des milliers d’exilés congolais dans le monde et qui a envoyé beaucoup de notre dans la tombe par des assassinats de toute sorte. C’est dire que le pays mis dans l’ordre, il faudra appliquer la loi et interpeller tous ceux qui n’ont pas eu du respect pour le genre congolais, de quelque régime qu’il soit. Ce n’est que de cette manière que nous pourrons dissuader les autres velléités dictatoriales, colonisatrices.