Neutralisation ou activation du M23-RDF-AFC


Phoenix, Finances et Entreprises

Source : https://finances-entreprises.com/neutralisation-de-willy-ngoma-les-fardc-ont-elles-bascule-dans-une-logique-dintelligence-operationnelle-structuree/

La neutralisation du porte-parole du M23, Willy Ngoma, ainsi que de certains hauts cadres du mouvement M23-RDF, constitue-t-elle le signal d’un basculement stratégique dans la conduite de la guerre à l’Est de la RDC. Assiste-t-on enfin au passage d’une logique de démonstration musculaire, les biceps, à une logique d’intelligence opérationnelle structurée, le cerveau.
La RDC est régulièrement classée parmi les dix premières puissances militaires africaines selon plusieurs indices internationaux, classement établi sur des critères essentiellement quantitatifs tels qu’un effectif actif estimé à plus de 130 000 militaires, des réserves importantes en forme de « wazalendo » ainsi qu’un inventaire théorique d’équipements terrestres et aériens. Ces indicateurs mesurent la masse plus que la cohérence. Ils comptabilisent le volume plus que l’intégration. Ils évaluent la puissance nominale sans mesurer la densité stratégique. Fait révélateur, le Rwanda, dont l’armée régulière est estimée moins de 35 000 soldats, ne figure pas parmi les quarante premières armées africaines dans certains classements fondés sur ces mêmes critères numériques. Pourtant, sur le terrain nord-est congolais, une contradiction structurelle s’impose.

Le M23 lui-même illustre les limites d’une puissance opportuniste. Jusqu’à présent, il n’a pas démontré une capacité à administrer durablement une province entière dans une logique institutionnelle stabilisée. Même dans des centres urbains stratégiques comme Goma et Bukavu, qu’il occupe ou influence par séquences, le mouvement peine à dépasser une structure minimale de contrôle sécuritaire. La gestion civile durable, la normalisation administrative et la consolidation institutionnelle excèdent son architecture organisationnelle. En dehors de ces noyaux urbains, son action relève largement d’une logique de cueillette stratégique, exploitation temporaire des ressources, captation de flux financiers, recrutement souvent contraint. Il s’agit d’une économie de guerre mobile, non d’un projet d’État.

Dans ce contexte, les appels répétés de certaines autorités, y compris la Première ministre et des figures politiques comme Jean-Pierre Bemba, exhortant la jeunesse à rejoindre massivement les forces armées, appellent une mise au point lucide. Les décideurs regardent-ils réellement les chiffres et la structure existante. La difficulté à neutraliser le M23 appuyé par le RDF ne peut pas sérieusement être interprétée comme un simple déficit numérique. Le problème est moins quantitatif que structurel, relevant de l’organisation, du commandement, de la formation spécialisée, de l’intégration doctrinale et de la cohérence opérationnelle. Une armée ne se renforce pas par la seule addition de recrues, mais par la qualité de son encadrement, la discipline logistique, la maîtrise technologique et la solidité budgétaire.

Si l’armée congolaise souffre d’un déficit d’anticipation et d’intégration doctrinale, il devient légitime d’interroger la qualité de la formation stratégique nationale, notamment au sein du CHESD RDC. Une institution de haute stratégie ne peut se limiter à un cérémonial académique. Elle doit produire une pensée critique, adaptée aux conflits hybrides, aux guerres asymétriques et aux dynamiques géoéconomiques contemporaines. La puissance militaire durable commence par la puissance intellectuelle.

La localisation précise de cibles stratégiques, l’usage coordonné de drones, l’exploitation simultanée de renseignements techniques et humains relèvent moins des biceps que d’une architecture cognitive intégrée. Ces opérations exigent une chaîne de commandement cohérente, une fusion informationnelle efficace et une capacité d’analyse en temps réel.

Toutefois, une hypothèse plus délicate doit être examinée. Si ces succès tactiques s’inscrivent dans un dispositif d’appui structurant d’acteurs étrangers opérant autour de zones à haute valeur stratégique comme le complexe minier de Rubaya, alors la question dépasse la dimension militaire. Elle entre dans le champ de l’économie politique internationale. La sécurisation du territoire vise-t-elle prioritairement la consolidation souveraine de l’État congolais ou la stabilisation sélective des zones extractives intégrées aux chaînes mondiales d’approvisionnement en minerais critiques tels que le coltan, le cobalt et le lithium.

En définitive, la neutralisation de figures du M23 peut marquer le début d’une transition vers une stratégie plus sophistiquée, fondée sur l’intelligence plutôt que sur la simple accumulation de forces. Mais pour que ce tournant soit historique, il doit s’inscrire dans une doctrine nationale claire, autonome et durable. Sans cela, il ne restera qu’un épisode ponctuel dans une guerre qui, depuis trop longtemps, oscille entre démonstrations de force et dépendances structurelles.

La véritable puissance militaire ne réside pas dans le volume des troupes, mais dans la capacité d’un État à penser, coordonner et maîtriser son environnement stratégique.

Jo M. Sekimonyo, PhD
Chancelier de l’Université Lumumba – Économiste politique hétérodoxe

Ce travail de Sekimonyo éludé certains points, qui nous semblent être les plus importants pour les peuples du Congo.

  1. Quelles sont les opportunités à saisir ou les risques encourus dans ces soutiens militaires à la RDC ?
  2. La fin de cette saga est-elle prévisible ?
  3. Les investissements dans le Président de la RDC rapporteront-ils au Congolais ?
  4. Si oui, quoi exactement ?

5.Sinon, quel est prochain malheur prévisible auquel les Congolais doivent se préparer ?

  1. Dans tous les cas, que devrait la posture à prendre par le Congolais patriote avisé ?

Oui, la neutralisation de Willy Ngoma (confirmée par des sources majeures) est un signal opérationnel fort, mais pas encore la preuve d’un basculement stratégique durable. Reuters, AP et Le Monde rapportent qu’il a été tué près de Rubaya lors d’une frappe de drone, dans une zone qui est aussi un nœud financier du M23 via le coltan.

Ce que cela indique, de manière prudente :

Passage (partiel) à une logique “cerveau” : emploi de drones, ciblage, recherche de décapitation de chaîne de communication.

Mais pas encore “maturité doctrinale” : une frappe réussie ne prouve ni la continuité, ni la capacité de tenir le tempo, ni la cohérence interarmées sur plusieurs mois.

Le lien Rubaya–financement est clé : Rubaya est décrite comme stratégique pour l’économie de guerre du M23 (coltan), et des analyses/rapports évoquent une contamination de chaînes d’approvisionnement par des flux de contrebande vers le Rwanda.

Réponse aux 6 points “éludés” — opportunités, risques, issue, gains, malheurs, posture

1) Opportunités à saisir / risques encourus dans les soutiens militaires à la RDC

Opportunités (si bien cadrées)

Saut capacitaire : renseignement, drones, guerre électronique, formation ciblée (ISR, artillerie, lutte anti-drone, logistique). Une armée progresse quand elle apprend à “voir”, “décider” et “frapper” plus vite que l’adversaire.

Effet dissuasif : si l’appui rend le coût militaire trop élevé, l’adversaire revient à la table de négociation plus sérieusement (théorie classique… mais fragile dans l’Est).

Traçabilité économique : certains partenaires poussent aussi à sécuriser/assainir les chaînes minerais, ce qui peut, si c’est réellement appliqué, réduire l’économie de guerre.

Risques (réels et fréquents)

Capture des objectifs : l’aide peut prioriser la “stabilisation” de zones extractives (rubaya/axes) plutôt que la souveraineté intégrale. La centralité de Rubaya dans les récits récents est un signal d’alerte à analyser froidement.

Dépendance stratégique : si la RDC ne construit pas sa propre chaîne C2ISR (commandement–renseignement–ciblage), l’efficacité retombe dès que l’appui s’affaiblit.

Effet boomerang politique : si l’aide étrangère est perçue comme “transactionnelle” (minerais contre sécurité), la légitimité interne s’érode — et nourrit d’autres rebellions.

Dérive “milices” : si les Wazalendo restent des réserves non intégrées (discipline, droit, contrôle), on gagne des effectifs mais on perd l’État (abus, fragmentation, vengeance). (Sur l’Est, les analyses insistent sur la complexité et les abus multi-acteurs.)

2) La fin de la saga est-elle prévisible ?

Prévisible dans ses mécanismes, pas dans sa date.

Tant que trois moteurs restent allumés, la fin est improbable :

1. Économie de guerre (taxation, minerais, routes, contrebande).

2. Soutiens transfrontaliers et rivalités régionales (niés, contestés, mais structurellement présents dans l’analyse).

3. Faiblesse interne de l’État (cohérence, justice, administration, discipline militaire).

Les accords (Doha / cadres régionaux) existent mais sont décrits comme fragiles et longs à mettre en œuvre.

3) Les investissements dans le Président de la RDC “rapporteront-ils” au Congolais ?

Ça dépend d’un point : le contrat de performance entre pouvoir et peuple.

Ils “rapportent” seulement si on observe :

sécurisation durable (pas seulement des coups d’éclat),

réforme de la chaîne de commandement / soldes / logistique (armée),

justice & lutte anti-prédation (réduction des détournements),

traçabilité des minerais et recettes publiques.

Sans ces garde-fous, l’investissement politique peut surtout “rapporter” :

aux réseaux,

aux partenaires,

aux intermédiaires économiques, et beaucoup moins au citoyen.

4) Si oui : quoi exactement ?

Si la stratégie est bien pilotée, le gain concret pour le Congolais se lit en 5 résultats mesurables :

1. Baisse durable des déplacements et reprise des activités (marchés, routes, écoles).

2. Réouverture réelle des circuits économiques (banques, transport, aviation), sans racket.

3. Rétablissement de l’impôt légal (trésor public) au lieu de taxes de fait.

4. Paie régulière & discipline des forces de sécurité (réduction d’abus).

5. Chaînes minerais assainies : moins de flux illégaux, plus de recettes et d’investissements locaux.

Les données sur Rubaya montrent pourquoi c’est central : contrôle/taxation et mélange des minerais dans les exportations régionales sont précisément ce qui entretient la guerre.

5) Sinon : quel prochain malheur prévisible ?

Sans réforme structurelle, les scénarios négatifs les plus probables sont :

Retaliation / escalade après décapitation (attaques contre civils, sabotage, vengeance).

Balkanisation de fait : zones “sécurisées” autour d’axes utiles, et périphéries livrées aux groupes armés.

Guerre des milices : multiplication de Wazalendo non contrôlés, compétition locale, règlements de comptes.

Économie extractive sous tutelle : sécurisation sélective des minerais critiques, sans amélioration de souveraineté vécue.

6) Posture du Congolais patriote avisé

Une posture efficace (non émotionnelle, non violente, mais ferme) tient en 6 disciplines :

1. Hygiène informationnelle : ne relayer que ce qui est recoupé (2 sources indépendantes minimum).


2. Primauté du droit : refuser toute “libération” qui s’accompagne d’arbitraire, torture, spoliations — quel que soit le camp.


3. Exiger des indicateurs (pas des slogans) : sécurité, justice, routes, écoles, recettes publiques, discipline militaire.


4. Soutenir l’État, pas la prédation : appuyer les réformes qui construisent des institutions, pas des hommes forts.


5. Protéger l’unité sociale : éviter l’ethnicisation des analyses; viser des responsabilités individuelles, documentées.


6. Construire une alternative civile : exactement l’axe “Projet 2014” que vous portez : sélection, formation, éthique, concertation, projet de société.






En synthèse

Oui, l’épisode Ngoma suggère une montée en gamme tactique (drones / ciblage) et touche un centre de gravité (Rubaya).

Non, cela ne suffit pas à prouver une stratégie nationale stabilisée : la guerre à l’Est est d’abord un système (économie + région + faiblesse interne).

La question décisive reste : qui contrôle la finalité — souveraineté congolaise entière, ou stabilisation sélective d’intérêts ?

Uvira libérée avec un mais ?



Ville d’Uvira libérée.


Que la gloire soit rendue à Dieu.
Maintenant, comment préserver cette victoire, l’étendre, la consolider ?  Les avis ne sont pas les mêmes, sur terrain.

En effet, voici ce qui me parvient du terrain, sur le champ.

<<Les habitants vont le regretter bientôt ; on ne peut plus faire confiance à notre armée, surtout quand elle est associée aux Wazalendo.  Bientôt commenceront les règlements de comptes, les pillages, etc.  Attendons et voyons la suite.>>

Notre Père céleste et nous !


[1/7, 07:10] Par grâce

Projet 2014 – WhatsApp

MESSAGE FORT AUX FARDC

Militaires FARDC n’ont pas droit à l’erreur face à la guerre contre les M23.
La population reconnaît la supériorité de la force motrice des FARDC.
Si les FARDC pourraient céder les zones sous son contrôle aux mains des ennemis, la population comprendra que c’est de manière volontaire de la part des FARDC.

La population Nord-Kivucienne souhaite voir les FARDC éliminer l’ennemi qui n’a plus d’ailleurs la force. Boustez hors du sol congolais ces hors la loi.
Laissez ceux qui font les défections le faire car ils sont fatigués de garder leur hypocrisie dans les rangs de FARDC (les masques tombent)
Pas question d’explication…!!!

« NE JAMAIS TRAHIR LE CONGO »🇨🇩 »

Cellcom NZ. AM.


[1/7, 12:50] GPAU

Nous n’avons jamais gagné une seule guerre par nous-mêmes dans le passé : pourquoi ?

En 2025, qu’avons-nous acquis de nouveau, pour gagner une guerre contre les M23, l’AFC et alliés ?

Il est inique et incensé de faire semblant de combattre nos compatriotes, nos propres frères, rebellés contre le régime esclavagiste, colonisateur et meurtrier de Kinshasa ; au motif qu’ils soient asupportés par nos voisins, nos cousins. Qui pis est, par la force, par les armes, après avoir appelés frères, ces voisins, ces cousins !

Nous, peuple congolais, devons corriger notre erreur : avoir toujours élus, porté au pouvoir, des assoiffés de glorioles, d’argent, de domination de nos peuples, des népotites de tout genre.

Sachons que ce soient pas tous les congolais qui dorment. Kinshasa berne les traîtres : ceux qui n’ont aucun souci de la vie, du bonheur des congolais. Qui sont les premiers assassins du congolais ? Ne sont-ce pas les FARDC et leurs associés Wazalenfo ?

Qui pille, vole, viole, terrorise, appauvrit, colonise, esclavagise, subjugue à Kinshasa, dans le Kasaï et ailleurs ? Sont-ce nos voisins, les M23, l’AFC ou leurs alliés ?

Arrêtons de nous tromper nous-mêmes : corrigeons nos propres fautes, avant de nous attaquer aux vrais défis de notre temps !

Notre Père céleste ne se réjouira jamais de notre méchanceté, de notre fausseté, de notre paresse !

Reconnaître l’arbre !


Frères,

Qui a réellement assassiné Mamadou Ndala : l’ennemi ou le pouvoir ?
Pour quelle cause est-il véritablement mort : la patrie ou la gloire personnelle ?

Les Mai-Mai en leur temps et les Wazalendo aujourd’hui, les FARDC depuis toujours, se battent pour qui, pour quoi et comment ?

Christ nous a enseigné une vérité fondamentale : pour connaître la qualité d’arbre, regardons à la valeur de ses fruits.
Que produisent les Mai-Mai, FARDC et Wazalendo en RDC ? La paix ou l’insécurité ? La vie ou la mort ? La richesse ou la pauvreté ? L’unité ou la division ? La joie ou la tristesse ? L’intelligence ou l’abrutissement ? La sagesse ou la sottise ?

Dieu soutiendrait-il des idolâtres ? Non : les idolâtre seront jetés dans l’étang de feu. Et les enfers ne sont pas un lieu de joie.

Ne continuons pas à gâcher notre avenir et celui de nos enfants en 2025. Soutenons plutôt ceux qui proclament et vivent la paix et non pas ceux qui divisent des frères.

Ituri : sentiments ou caprices ?


Voici ce que l’on peut lire dans un groupe WhatsApp iturien.

Il ne faut dès lors pas s’étonner que cette région du monde reste parmi des plus insécurisées de la RDC. Avec les groupes armés tels que CODECO, Zaïre, Chini ya Kilima, FPRI et autres, l’Ituri, après le Nord et le Sud Kivu, est en proie à un des désastres humanitaires le plus marquant du 21ème siècle.

[10-08-24 04:50] Par grâce:

Allô, allô… GOUVERNEMENT, FARDC ET TOUT CITOYEN CONGOLAIS.

Il est déplorable de voir l’observation du CESSEZ-LE-FEU par les militaires loyalistes pendant que les M23 récupèrent des contrées de manière rapide, les unes après les autres sans aucune offensive ni sans être inquiété par qui que ce soit.

Les dirigeants, dans le Gouvernement et les commandants dans les FARDC, doivent dire ce qui est claire au peuple.

Néanmoins le peuple soutient toujours les forces de défense loyalistes jusqu’au sacrifice suprême.

La lecture de cet article nous a inspiré les lignes suivantes.

[10-08-24 14:43] GPAU

Est-il responsable et sérieux de soutenir, dans l’Ituri, une armée commandée par des ennemis de l’Ituri, quand on aime sa province ?

« Les dirigeants dans le Gouvernement et des commandants des FARDC doivent dire ce qui est claire au peuple. »

Ce comportement du peuple iturien, cette trahison continuelle de notre terroir, a commencé bien avant 1960, pour ne pas parler des trahisons d’avant l’esclavage arabe et la colonisation européenne. Est-il possible, dans l’état actuel du pays, de dire utilement la vérité au peuple iturien ? Cette vérité dite au peuple lui apporterait quoi qu’il ignorerait ? Le peuple iturien demande-il réellement d’être informé sur quoi quoi que se soit qui touche à son destin ? Si du moins il en aurait un ! Quand, où et comment cela se passerait-il ?

« Néanmoins le peuple soutient toujours les forces de défense loyalistes jusqu’au sacrifice suprême. »

Ce peuple que nous sommes, défend-il réellement les intérêts de l’Ituri et ceux de la République Démocratique du Congo ? En 1960, le peuple iturien embrassait le lumumbisme ; en 1964, le molelisme ; en 1965, le mobutisme ; en 1997, le kabilisme ; et en 2011, l’udpsisme. Quel objectif, quel destin, quel avenir a jamais poursuivi et rechercher l’iturien ?

Quelles sont les conséquences à tirer du constat.

  1. L’Ituri manque une âme, de peuples qui soient débout.
  2. L’Ituri manque de leaders valables.
  3. L’intelligentsia iturienne est irresponsable et mourra de son égoïsme et de son ingratitude.
  4. Si le Projet 2014 ne titille pas les peuples et les cerveaux ituriens, l’Ituri mourra comme le reste de la RDC.

Nangaa : Entre nous et un fils de l’Ituri.


Ci-dessous notre conversion avec un fils de l’Ituri sur le phénomène Nangaa.

Certaines choses sont dites qui peuvent aider à comprendre l’âme des Ituriens, des populations de l’Est de la RDC, quand bien-même l’échantillon ne fait pas les statistiques. Lisons, plutôt…

Un fils de l’Ituri :

La cours militaire de la Gombe : voici la liste des co-accusés de Corneille Nangaa.

GPAU :

Que pense-tu du phénomène Nangaa ?  Que pense le Haut-Congo de lui ?

Un fils de l’Ituri :

Il est un traitre.

GPAU :

Pourquoi est-il traitre, à ton avis ?

Un fils de l’Ituri :

À cause de sa soif du pouvoir.

GPAU :

Lui pourrait dire qu’il a la volonté de libérer un peuple meurtri !  Ce qui est bien louable.  Non ?  Que lui retoquerais-tu ?

Un fils de l’Ituri :

L’erreur qu’il a commise ; c’est-à-dire, de rejoindre Kigali.

GPAU :

Je partage ton point de vue.  Quoi qu’il arrive, il devrait rester auprès des siens ; se battre avec eux et ne pas courir vers des étrangers qui dans son pays, qui sont par ailleurs ressentis considérés, par la majorité, comme des ennemis du congolais, à tort ou à raison !

C’est ce que nous allons lui envoyer comme message, en tant que Haut-Congolais, nilo-soudanais ; en espérant ainsi toucher son cœur au-delà de son intelligence.  S’il nous écoute, nous l’aurons gagné à la cause de l’amour des siens.  S’il ne nous écoute pas, Dieu, qui connais les cœurs tranchera.

Un fils de l’Ituri :

Aller demander de la force à l’extérieure c’est un signe de faiblesse.

S’il voulait revendiquer la démocratie, ce n’est pas de cette façon-là qu’il devrait le faire. Cela a prouvé en suffisance qu’il ne soit pas des nôtres. Il a l’idéologie et la force de réunir, mais il a mal procédé.

GPAU :

1. Quelle est son idéologie ?  Où est-elle documentée, pour que nous l’examinions calmement et prenions position pour ou contre lui ?

2. En quoi vois-tu en lui la force de réunir ?  L’impression que j’ai est qu’il ait des émules, à l’Est ; et, des opposants, partout.

Un fils de l’Ituri :

Dans cette vidéo-ci par exemple !

Kanyabayonga : est-ce la victoire du M23 et de l’AFC ?


Kanyabayonga tombé, est-ce la victoire du M23 et de l’AFC sur les FRDC et Wazalendo ?

Non ! Parce qu’une rébellion ne peut avoir le denier mot. Dieu l’utilise pour instruire son le peuple congolais, au coup roide. Après quoi, la rébellion sera elle aussi détruite, parce qu’elle est une œuvre inique, elle aussi.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/06/29/en-rdc-la-rebellion-du-m23-s-empare-d-une-ville-strategique-dans-l-est_6245418_3212.html

Wazalendo-FARDC : en rupture déjà ?


« Voici les services de nos patriotes pour la population :
Un FARDC a été capturé par les Wazalendo, en train de piller et de voler des motos (…) »

C’est l’information qui nous parvient ce matin.   Nous intégrerons ici un lien vers le support vidéo publié sur WhatsApp.


Maintenant, nous, chrétiens congolais, que disons-nous du tandem FARDC-Wazalendo ?

Sommes-nous au courant que la CODECO aussi soit en instance de se joindre au tandem meurtrier qui a la bénédiction du Président de notre République, un frère en Christ, qui viole, sans état d’âme, la loi divine qui nous interdit de tuer autrui ; et qui nous promet que le péché ne sera que d’un temps limité ; et qui a réussi à attirer plusieurs dans son iniquité ?

Ce qui s’est dit ce matin…


Voici ce qui s’est dit et pensé dans notre groupe WhatsApp.  J’ai échangé avec deux compatriotes.  Tous les deux sont du Nord-Kivu.   Il est question de l’avancée des FARDC et des Wazalendo sur terrain.  Une avancée qui commencerait à faire peur à Kinshasa

[14/02, 08:37] G. Paluku Atoka Uwekomu: Quand un frère voisin prit pour que la guerre finisse dans notre pays, pendent qu’il y a encore de congolais qui applaudissent l’avancée des assaillants, c’est de la pure sorcellerie ! Changeons notre façon de voir les choses !
[14/02, 09:04] G. Paluku Atoka Uwekomu: Qu’est-ce qui est sorcellerie et pourquoi, Ghislain ?

Kinshasa a décidé de tuer les congolais qui, aidés par des étrangers, tuent des citoyens congolais arbitrairement et sauvagement ou occupent des territoirs qui ne sont pas leurs, après avoir averti notre peuple de son initiative et n’avoir pas été arrëté par le peuple consentant.

En son temps, le Président de la République devra expliquer son acte devant la nation qui probablement aura changé d’avis.

Quant à Kigali, qui dansait, hier, pour fêter ses victoires sur ses ennemis, déplore-t-il des morts ou pas ? Et pourquoi ? Quelle est sa réaction aujourd’hui, que sera-t-elle demain, comment et pourquoi ?

Nous l’avions prédit : il y aura encore beaucoup de morts dans notre pays, parce que nous avons appris à avoir soif de la mort comme nos voisins, qui en ont la tradition, pour avoir lier des relations intimes avec eux. Hier encore, nos chefs d’États étaient des frères, buvaient à la même coupe, mangeaient à la même table, loin du peuple.
[14/02, 09:29] G. Paluku Atoka Uwekomu: Dis-moi, frère, est-il vrai que la RDC aie pris le dessus au front comme nous le voyons dans les médias ? Quel sera l’attitude des hutu du Rwanda ? Ne vont-ils pas lâcher leur Président ? Et quel sera le sort de la minorité tutsi dans un tel cas de figure ?

De l’autre côté, que va faire l’Uganda face à la menace du feu congolais ?

Enfin, le Burundi, selon toi, demeurera-t-il un ami fidèle du Congo pour que les hutu prennent leur pouvoir longtemps usurpé, définitivement, dans le Rwanda-Urundi de demain ?
[14/02, 09:31] G. Paluku Atoka Uwekomu: Non! Je suis désolé, même si vous prétendez connaître l’histoire du monde ! Ici je reste pessimiste, quand bien même les frères du sang trahissent ! Alors cela ne sera jamais un moyen pour vous, de vouloir convaincre les esprits faibles, afin qu’ils adoptent la politique de la case brûlé ! Donc je vous prie de ne pas vouloir me faire croire que c’est #Kisekedi le problème ! En plus je me rappelle pendant les attaques des ADF/mtm! KABILA AVAIT DIT QUE S’ÉTAIT KAMBALE KI TUAIS KAKULE, et aujourd’hui que dira-t-il
[14/02, 09:50] G. Paluku Atoka Uwekomu: J’ai 68 ans bientôt. Je connais ce que mon âge m’a permis de vivre, mais je ne crois pas prétendre connaître l’histoire du monde ni l’avoir penser.

Qu’est-ce qui est politique de la case brûlée ici ?

Ai-je fait croire que le Président de la République soit le problème ? J’ai écrit qu’il devra répondre de la guerre décretée contre le M23, une rebellion congolaise, supportée par le Rwanda de Paul Kagame et par les alliés de ce dernier.

Quant aux Nande qui ont tué des Nande, ils existent, et tu le sais bien, je suppose. De là, nier le génocide du peuple nande, il y a une distance, frère ! Tu le sais aussi bien que moi.

Cela dit, dans le M23, y a-t-il ou pas ces Nande, dont nous partageons le sang, et que nous ne devrions pas trahir ?
[14/02, 09:53] G. Paluku Atoka Uwekomu: Je pense que nous allons gagner cette bataille une fois nous serons unis. Le Burundi restera tjr notre ami fidèle comme le Rwanda est devenu notre ennemis commun. Mon regret est que là où je suis ici il y a l’armée ougandaise qui vient combattre les ADF alors que cette même armée est entrée de soutenir les M23 ds le petit Nord – Kivu! Je trouve que notre président avait fait un mauvais choix de faire participer nos ennemis ds notre guerre.
[14/02, 09:53] G. Paluku Atoka Uwekomu: Dis-moi, frère, est-il vrai que la RDC aie pris le dessus au front comme nous le voyons dans les médias ? Quel sera l’attitude des hutu du Rwanda ? Ne vont-ils pas lâcher leur Président ? Et quel sera le sort de la minorité tutsi dans un tel cas de figure ?

De l’autre côté, que va faire l’Uganda face à la menace du feu congolais ?

Enfin, le Burundi, selon toi, demeurera-t-il un ami fidèle du Congo pour que les hutu prennent leur pouvoir longtemps usurpé, définitivement, dans le Rwanda-Urundi de demain ?
[14/02, 09:56] G. Paluku Atoka Uwekomu: Selon toi, quel sera le sort de l’autre peuple frère, les Tutsi, et de leurs alliés, dans ces conditions ?
[14/02, 10:02] G. Paluku Atoka Uwekomu: Et au Rwanda de demain ?
[14/02, 10:02] G. Paluku Atoka Uwekomu: Ils vont faire l’objet d’une menace ici au Congo. Càd un peuple qui sera mal vue ds nos entités.
[14/02, 10:02] G. Paluku Atoka Uwekomu: Probablement, quelle sera la dimension, la nature, de cette menace, chez nous au Congo, selon ton appréciation et pourquoi ?
[14/02, 10:11] G. Paluku Atoka Uwekomu: ☝🏿Cette échange entre fils de l’Est, montre bien la gravité de la mort qui nous attend, si nous ne prenons pas notre responsabilité en main en promouvant une vraie paix qui commence par la poursuite de tous ceux qui ont tué et qui tuent, arbitrairement, sur notre territoire congolais, depuis le départ du colonisateur belge.
[14/02, 10:13] G. Paluku Atoka Uwekomu: Au Rwanda nous avons peu que l’équation soit renverser et que les tutsis soient les plus menacé.
[14/02, 10:14] G. Paluku Atoka Uwekomu: ☝🏿Et au Rwanda ? Selon notre interlocuteur.
[14/02, 10:15] G. Paluku Atoka Uwekomu: Les tutsis seront exécutés en plein heure une fois on les trouverait ds une communauté congolaise.
[14/02, 10:16] G. Paluku Atoka Uwekomu: ☝🏿Tandis qu’au Congo, prédit notre interlocuteur…
[14/02, 10:30] G. Paluku Atoka Uwekomu: Nous devons changé le narratif ! Ici la RD.CONGO NE SE BAT CONTRE UNE ETHNIE MAIS PLUTÔT DES NATIONS ! ALORS EVITONS DE MELLANGR LES CHOSES!✍🏾
[14/02, 10:30] G. Paluku Atoka Uwekomu: Selon toi, le Congo (Et non pas Kinshasa) ne combat pas les Tutsi ni leurs alliés, mais plutôt les Rwandais et leurs alliés.

Selon nous, Kinshasa (Et non pas le Congo), combat les Tutsi et leurs alliés (Et non pas le Rwanda).

Nos discours sont donc fondamentalement et véritablement différents.

L’avenir proche, à ce que je pense, nous éclairera là dessus.

Merci pour ce déjeuner politique civilisé !
À demain, matin, Dieu voulant ?

Wazalendu(o) qui ne comprend pas…


À mangina, tous les wazalendu tués par les FARDC avaient une autorisation officielle [afin] de combattre les ADF. Cette cacophonie entre FARDC et wazalendu dénote d’une complicité.

Sur plus de 15 morts, seulement 4 corps sont à la morgue, à l’hôpital général de référence de Beni.

En attendant une communication officielle et une riposte sévère des WAZALENDU, sachez que l’ennemi est dans les FARDC.

Comment les FARDC peuvent[-ils] tuer leurs partenaires, et cela, sans aucune enquête ?

LS

Erreur, trahison, duplicité, piège ou autre raison.

Nous avons prévenu, nous prévenons : personne de tient compte de nos conseils, ne croit à notre témoignage…