Se prendre au sérieux…


Si le congolais ne se prend pas au sérieux, personne ne le fera à sa place.  Mais en même temps, toute élection qui n’est pas congolaise ne servira pas la cause de la paix ni celle du développement.

Or, dans les conditions présente, le congolais n’est pas capable et n’a pas l’intention d’organiser des élections.  Il cherche à comprendre pourquoi le tripatouillage a eu gain de cause sur son nationalisme.  Il comprend petit à petit que les élections ne sont pas une valeur démocratique en elles-mêmes.  Mais que ce sont plutôt la motivation de ceux qui l’organise et les capacités de ceux qui y participent qui sont déterminantes.

Enfin, ceux qui se croient être dans le devoir de sevrer les congolais le regretteront plus tard.  Dans quelques deux au moins, très probablement.  L’intelligentsia congolaise et l’intelligentsia africaine doivent encore bien prendre conscience de leurs erreurs.  Elle aura ensuite à bien l’analyser.  Pour tirer, au bout du compte, les conclusions qui s’imposent.  Avoir confié le pouvoir, la gestion de la chose publique à des hommes incompétents, irresponsables et ignares coûte cher aujourd’hui au peuple.

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Assemblée nationale
Udps, Unc, Mpcr, Cder et leurs alliés claquent la porte

21 septembre 2014

(KINSHASA)- Deux groupes parlementaires de l’opposition, l’Udps d’Etienne Tshisekedi et l’UNC de Vital Kamerhe ainsi que leurs alliés-le MPCR de Vuemba, le CDER de Jean Lucien Busa, le RCD-KML de Mbusa Nyamwisi et le Parti Travailliste de Steve Mbikayi ont annoncé avoir suspendu leur participation aux plénières ayant trait uniquement à la révision constitutionnelle et aux projets de loi liés au processus électoral.
‘‘Nous suspendons notre participation à toute plénière qui aura pour ordre du jour le débat général sur les projets de lois du gouvernement portant organisation des élections que sur celui ayant trait à la révision constitutionnelle’’, a indiqué Samy Badibanga, le président du groupe Udps et alliés.
Les élus de deux groupes ont dénoncé le non respect des textes, des lois et des engagements dans la conduite des affaires de l’état par le bureau de l’assemblée nationale. Ils considèrent que ‘‘toutes ces initiatives contribuent à la dégradation de l’environnement général des élections avec comme conséquence de vicier dangereusement l’intégrité, la crédibilité et la transparence du processus électoral’’.
Pour bien contrer la majorité au pouvoir dans sa course pour le changement de la constitution, les groupes Udps et Unc suspendent également jusqu’à nouvel ordre leur participation ‘‘aux activités de la commission électorale nationale indépendante et demandent à leurs représentants d’arrêter toutes affaires cessantes, toute participation directe ou indirecte aux activités de cette institution’’.
Au sujet des projets de loi sur l’organisation des élections, les opposants Samy Badibanda, Jean Claude Vuemba, Jean Lucien Busa, Jean Marie Bomporiki, Steve Mbikayi, Jérôme Lusenge disent ne pas comprendre pourquoi le bureau de l’assemblée nationale a fait fi de toutes les observations en faisant adopter le projet de calendrier de cette session de septembre.

L’opposition parlementaire plaide pour l’inscription au calendrier des matières de cette session, la proposition de loi Sessanga sur les élections parce que déposé depuis le mois de mai 2012. Lors de la conférence des présidents, majorité et opposition étaient à couteaux tirés mais le bureau de l’assemblée nationale avait décidé de mettre en suspens les questions liées à la révision constitutionnelle et aux projets du gouvernement sur l’organisation des élections en attendant les résultats de la mission des bons offices auprès des auteurs de différentes initiatives des lois.

L’opposition parlementaire s’était prononcée sur l’adoption de l’avant-projet du calendrier sous réserve de cinq points querellés mais à la grande surprise, s’indigne Samy Badibanga, le bureau Minaku a passé outre cette option levée ensemble en inscrivant les cinq points dans le calendrier des matières de cette session. Pour le leader du Mpcr, Jean Claude Vuemba, l’attitude de la majorité démontre le passage en force. Nous n’allons nous laisser faire, a-t-il prévenu.

Un développement endogène…


La RDC est au bord du chaos.  C’est le résultat de la présence onusienne dans le pays depuis les années 90.

Le monde associatif travaille avec des moyens trop modestes : 10.000 à 100.000 $/an comme budget par projet.  C’est trop peu.

Que faut-il faire et comment ?  La conversation qui suit est une réflexion introductive.

[11:49:34] EML: Les stratégies pour pérenniser les projets consistent tout d’abord au gestionnaires de prendre de bonnes décisions financières de financement c’est à dire de faire une comparaison entre les couts d’investissement et les résultats de financement.

[11:54:40] EML: une accroissement est mesurable quand nous voyons concrète une valeur ajouté qui change le niveau de vie du point de vu alimentation (deux fois par jours alors qu’auparavant une seule fois et encore difficilement), éducation set scolarisation de ses enfants par les moyens qu’il puisse dans les projets ou en travers les formations que l’organisme à transmis dans sa personne, être capable d’initier des micro activités génératrices de revenus…. abandon d’une vie de mendicité, de vol et pillages….

[11:57:14] EML: Bien sur sachez que ici chez nous la culture electronique c’est à dire de site web, il n y en a pas beaucoup mais cela viendra avec le temps. Toutefois, nos activites sont dans differents rapports avec meme des photos et realisations. Je vais demander au secretaire de terminer la saisie pour vous les transferer.

[13:20:23] GPAU: Merci, EML.

[13:23:29] GPAU: C’est clair, juste et net pour ces lignes.

Merci déjà pour les rapports que je lirai avec toute l’attention voulue.

Je vous proposerai après lecture le principe, réussir les projets à 100-1.000-10.000-100.000-1.000.000-10.000.000 et ne pas s’arrêter de travailler 14 heures par jours avant de n’avoir atteint les 10.0000.0000 $/an comme budget d’un projet spécifique !

[13:24:39] GPAU: Le développement du Congo demande, au moins, 1425 milliards par an de budget national. Nous n’en sommes qu’à 9 à peine.

[13:27:18] GPAU: Pour nous, du monde associatif, avoir du poids, c’est être dans les 1% du budget national ? Ce serait donc mobiliser 14,25 milliards par an pour une cause (Enfance, personnes isolées ou sans qualification, chômeurs, santé publique, enseignement, culture, art, transport, technologie)…

[13:27:49] GPAU: Avec 10 millions, nous n’en seront qu’au millième de l’objectif à viser !

Il sera trop tard !


Nous sommes le 19 septembre 2014.  Fin 2014, il sera presque trop tard pour l’opposition de commencer à s’organiser.  Les hommes qui travaillent maintenant, en ordre dispersé et dans le secret – « nase ya mai », ne sauront pas nous aider à aller vers la paix et le travail libérateur.  Pourquoi ?

Déterminer le devenir de sa nation ne peut se faire en catimini, dans la peur de l’imposteur et des ses mentors.  C’est un droit et devoir de tout peuple qui se veut libre que d’user de tous les moyens justes à son pouvoir pour se libérer d’une imposture, d’une dictature, d’une traitrise.

La rebellion n’a jamais apporter la paix dans un seul pays.  Le combat qui apporte la paix est celui qui se mène par le peuple et pour le peuple, dans une détermination et une intelligence qui ne souffre pas de peur de l’ennemi,  ni d’hypocrisie à l’égard des siens.  Les dictateurs en puissance qui se tentent de se cacher derrière les patriotes qui mènent le combat pour l’indépendance véritable du Congo, ne doivent pas continuer à nous tromper comme ce fut le cas avec les lumumbistes, les mobutistes et certains kabilistes (AFDL).

Nous devons aujourd’hui exercer le discernement des esprits pour rejeter de tels hommes qui nous font perdre chaque jour quelques âmes de plus, sans dividende appréciable, pour la nation dont nous nous clamons tous d’être membres.  Avant 2014, nous devrions nous raviser et nous choisir de bons leaders ; autrement, il sera trop tard pour les élections auxquelles nous acceptons de nous rendre béatement, pour la plupart…

Ci-dessous, nous livrons notre analyse à chaud de ce d’une livraison de l’AFP que nous présente « GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao ».

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[18-09-14 19:00:18] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: BREAKING NEWS Kinshasa accuse les évêques congolais d’être à la solde de maîtres à penser occidentaux

Kinshasa – Le gouvernement de Kinshasa a accusé jeudi les évêques congolais d’être à la solde de maîtres à penser occidentaux, dénonçant leur opposition à tout projet qui aiderait le soit disant président rwandais Joseph Kabila à se représenter en 2016.

Il est évident que les évêques ont voulu faire plaisir à des agents d’influence étrangers et que leur discours sonne (…) comme un nouveau gage offert à des maîtres à penser occidentaux, a affirmé à la presse Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

Dans une lettre ouverte datée de dimanche, les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), alors en séjour à Rome, ont répété leur opposition à toute modification de l’article 220 de la Constitution de 2006. Cet article interdit toute révision constitutionnelle destinée à modifier le nombre et la durée des mandats présidentiels, limitée actuellement à deux mandats successifs de cinq ans, ce qui interdit àu rwandais hypolite kanambe soit disant joseph. Kabila de se représenter en 2016.

Le modifier serait faire marche en arrière sur le chemin de la construction de notre démocratie et compromettre gravement l’avenir harmonieux de la Nation, écrivent les prélats.

Prétendre même qu’on ne peut même plus écrire une nouvelle constitution dans notre pays, qu’est-ce que ça veut dire? (..) Que le peuple congolais ne peut plus écrire une constitution dans son pays parce que les évêques ne veulent pas’ Donc les évêques sont propriétaires du peuple congolais’, a lancé M. Mende.

Le porte-parole du gouvernement a déclaré que la révision de l’article 220 n’était pour l’instant pas à l’ordre du jour mais quen démocratie, tout peut être discuté, y compris les dispositions qu’on a verrouillées dans la loi fondamentale.

Si révision d’une de ces dispositions il devait y avoir, un référendum sera organisé, a-t-il dit. Nous ne voyons pas quel est l’autre mécanisme pour dégager la volonté souveraine du peuple, a souligné M. Mende, précisant que son coût serait minimisé par un couplage aux élections locales, prévues en 2015.

Lors de la session parlementaire qui s’est ouverte lundi, les députés et sénateurs doivent étudier et voter en priorité un projet de loi proposant l’élection des députés provinciaux au suffrage indirect, et non plus au suffrage direct.

Le gouvernement y voit un moyen de faire des économies mais l’opposition dénonce une manoeuvre pour modifier plus profondément la Constitution et permettre au soit disant président Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se maintenir au pouvoir au-delà de 2016.

Elu président en 2006 à l’issue des premières élections libres depuis l’indépendance du pays en 1960, M. Kabila s’est maintenu à la tête de l’Etat en 2011 à l’issue d’élections à la légitimité contestée par la communauté internationale et l’opposition. qui reste au pouvoir par defi

A la pointe des pressions occidentales pour amener le rwandais soit disant M. Kabila a quitter le pouvoir à la fin de son mandate en cours, les Etats-Unis ont déclaré à plusieurs reprises qu’il ne souhaitaient pas le voir se représenter en 2016.
(©AFP / 18 septembre 2014 16h40)

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[12:27:05] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Voilà comment les uns et les autres faussent l’histoire du Congo.
1. Modifier la constitution pour conserver le pouvoir n’est possible que parce que l’opposition fait fi de nos conseils.  Nous mettre autour d’une table pour étudier et planifier la stratégie qui vise à débouter JHK, DEMOCRATIQUEMENT, du pouvoir nous dépasse depuis 1999 que nous invitons les patriotes à cette démarche.  Pendant ce temps, par notre attitude, notre peuple est pris en hôtage par le kanambisme : de plus bel !
2. Parler de son pays à Rome, uniquement parce que le pays est majoritairement catholique est une indescence politique en effet, même si nous ne la considérerions pas comme une trahison de la nation.  Où est-ce que ces pauvres évêques pourraient parler de JHK de la sorte sans être inquiétés ?  La démarche eut été compréhensible si les catholiques commencaient par obtenir que la RDC fût un état catholique d’abord.  Un droit qu’il dont-ils n’ont jamais chercher à jouir ; participant plutôt aux oeuvres infructueuses des ténèbres des dictateurs qui se succèdent à Kinshasa.  Nous n’en sommes pas encore là et qui pis est, le catholicisme est en déclin au Congo, rattraper par les églises dites du réveil, mais qui abrutissent notre peuple.  Avec ces catholiques, leurs compères protestants, jouent depuis un certain temps déjà, la même musique au côté du pouvoir, pour maintenir les subsides et autres avantages dont il jouissent.
3. Enfin, affirmer que les élections de 2006 ait été les premières élections libres depuis « l’indépendance » du pays en 1960 est une irresponsabilité à dénoncer avec force, quand on sait fort bien dans quelles conditions ses élections eurent lieu.  Cette dénonciation ne doit pas être de parole : c’est des fruits que porte l’arbre que Dieu nous jugera, nous, catholiques et protestants, plus sévèrement que les autres.
4. Le gouvernement congolais se fait le devoir de soutenir celui qui lui a donné corps et qui l’entretient.  Au mépris total du droit des congolais, ils prétendent organiser un référendum dont le peuple n’a que faire ; nous les savons.
5.  Ces manoeuvres peuvent être rapidement mises à l’échec.  A la condition toutefois que nous, peuple congolais, prenions notre avenir en main et arrêtions de compter sur un Occident qui a ses problèmes à résoudre, avant d’être à même de nous venir en aide ; si seulement nous avions besoin d’aide.
6. Jusque-là, à nos yeux, le Projet 2014, pour ceux qui n’aiment pas les partis politiques ; et, Kongo ya Sika, pour ceux qui veulent militer dans un parti politique avant-gardiste, restent les seules solutions valables.  Si nous nous trompons là-dessus, 2016 nous le dira.  Pour l’instant, nous contatons avec regret que notre immobilisme, notre démission, donnent glorieusement la possibilité à Monsieur Kanambe de se faire redésigner président de la RDC en 2016.
Nos appels n’étant pas suivis aujourd’hui, le moment venu, le peuple congolais se souviendra de nous.  Cependant, cela risque d’être un peu tard !  Et un retard politique à son prix : des morts d’hommes supplémentaires, comme nous en voyons déjà 1959…

La bantouté : qu’est-ce exactement ?


Cher Kwebe,
Merci pour ta réaction, prompte et claire. Elle contient quelques vérités que je crois essentielles pour une meilleure compréhension de notre identité bantoue, mais elle n’en donne pas tous les contours. Ce qui serait d’ailleurs impossible dans le cadre n’un mailing à destination de ce forum. Examinons-la simplement et avec toute la perspicacité qui nous est permise ici.
La bantouté n’est en réalité pas réductible au parler, à la langue, comme on pourrait être tenté de le penser. Pourquoi ?
Parce que les gegere, par exemple, parle lendu. Ils n’en sont pas pour autant des soudanais. Les tutsi sont rwandophones. Ils n’en sont pas pour autant des bantous. Les ituriens sont swahiliphones, mais ils n’en sont pas pour autant tous bantous. Et vous, Kwebe, connaissez que cette liste ne soit qu’exemplatif.
Mathématiquement parlant, toute classification les êtres humains est bonne tant que ses critères sont clairs, acceptables, parce que utiles à quelque chose. D’aucuns pensent aujourd’hui que la classification des humains, suivant la couleur de leur peau, soit inutile. Pourtant, les trouvailles de la médecine montrent que la couleur de la peau à sa valeur – pour ne pas dire ses valeurs – et sa signification – pour ne pas dire ses significations. Il y a pratiquement une infinité de critères de classification que nous pouvons définir, avec des objectifs précis, pour obtenir ce que nous voulons faire de l’humain. Vous avez cité le groupe et le rhésus sanguins, dont tout le monde connaît aujourd’hui l’importance, mais pas toujours les limites… Rappelons enfin, que le nombre de gènes, de vitamines et de que sais-je encore, étant très important, nous avons de quoi nous occuper durant toute l’éternité.
D’un point de vu sociologique, cher Kwebe – et c’est là je crois ce qu’il importe de considérer ici, les congolais ne sont pas un seul homme. Ils ont des origines, des mœurs, des us, des couleurs, des habitudes, des coutumes, des usages, des langues, des objectifs de vie, des organisations, qui ne sont pas les mêmes.
La bantouté – tout comme la nilocité ou la soudanité – a ceci de difficile à décortiquer : elle est un groupe multicritère. Les bantous sont en effet, comme vous n’avez fait que nous le rappeler, un groupe d’homme parlant des langues apparentées, ayant des origines plus ou moins circonscrites de plus en plus, partageant quelques mœurs identifiables, et à l’origine, d’une certaine morphologie, d’un certains faciès. Mathématiquement parlant, il ne suffit pas de satisfaire un des critères de définition de la bantouté pour être dit bantou ; mais bien les satisfaire tous de définition d’un bantou.
Et c’est ici que les faux intellos s’empoignent ! Pourquoi ?
Mon cher Kwebe, parce que, entre autres :
1° Il n’existe pas des critères bien définis (clairs, acceptés par tous et exhaustifs) de la bantouté ; tous les bantous réunis nous les fourniront et ils – ces critères-là – s’imposeront à nous. Le problèmes est qui seront au rendez-vous et qui n’y seront pas ? L’équation reste donc à résoudre et nous sommes-là pour cela !
2° Très peu, parmi nos intellos, formés dans nos écoles archaïques, ne sont capables de la rigueur requise pour appliquer ne serait-ce que les critères communément admis pour identifier qui sont bantous et qui ne le sont pas. Nous avons déjà assisté au débat sur la bantouté des ngbaka et ngbandi dans ce forum et je ne crois pas qu’il soit encore clos.
Pour des raisons pédagogiques, livrons-nous à un petit exercice simple. Je suis né d’un père alur et d’une mère nande. Chez les alurs, est alur, tout descendant d’un male alur. L’alurité est donc chez ceux que nous appellerons mes pères, une question descendance, par-delà tout autre considération, bien que l’intériosation des mœurs alur soit vivement souhaité chez ce peuple, comme d’ailleurs chez les autres : une question de fierté ethnique ! Chez les nande, est nande, tout descendant d’un male nande. Ici aussi, la nandité est donc, chez ceux que nous appellerons mes mères, une question descendance, par-delà tout autre considération. La patrilinéarité alur et nande résout donc simplement mon identité ethnique. Mes pères et mes mères conviennent ? Non ! Ils considèrent, tous, que je sois alur et non pas nande. Est-ce à dire que je sois plus aimé ici que là-bas ? Non ! Est-ce sans signification majeure ? Si ! Si je venais à mourir par exemple, qui ont la responsabilité de m’enterrer au premier chef ? Les alurs et non pas les nande. Quelle langue doit se parler dans ma maison en principe et prioritairement ? L’alur ! Mon fils peut-il voir ma nudité ? Non ! Chez les nande oui ! Émettons maintenant l’hypothèse que ma mère fussent une yanzi, pure et dure ! Que se passerait-il de mon ethnicité, à mon mariage, à mort, ou à quel autre moment critique de ma vie ?
Cet exercice nous permet de montrer quelques vérités fondamentales :
Notre appartenance à un groupe a des implications majeurs que nous devons apprendre à prévoir et à résoudre : avant et non pas après coup.
La RDC étant une nation multi-identitaire et non seulement multiculturelle, il nous convient de travailler nos identités et d’apprendre à anticiper sur les conflits susceptibles de surgir entre nous – constituant une belle opportunité pour nos ennemis pour nous diviser et nous assommer – pour éviter des désenchantements inhérents à toute distraction.
Je ne crois pas avoir dit autre chose. Je crois seulement avoir indiquer une autre piste de débat sur la question de la bantouté que nous ne confondrons pas, en ce qui nous concerne, au nocif bantouisme qui menace notre avenir, pour l’après kanambisme.
Paix chez, toi, Kwebe.
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Subject: RE: Hybride nilotique-bantou ou un nilotique à bantouiser ?
Date: Sat, 30 Aug 2014 15:40:03 -0400
Cher Paluku,
La vérité est têtue, plus têtue qu’un ressort en acier inoxydable: on peut lui faire d’éblouissantes contorsions, mais elle reprend toujours sa forme originale.
Voici la réponse à ta question finale: le terme « bantou » est d’ordre linguistique. Les Bantous sont, par définition, des peuples qui parlent des langues dites « bantoues ». Et les langues bantoues se caractérisent par certaines particularités qui les distinguent de toutes les autres langues. Parmi ces particularités, il y a:
(I) la possession des couples d’affixes classificatoires dont une série pour le singulier et une autre pour le pluriel. Exemples: Mo- Ba-; Mo- Mi;
(ii) la formation du pluriel par changement de préfixes et non de suffixes comme en grec, en latin, français ou en anglais. Exemple: Motu, batu (Homo, Homines, Homme, Hommes, Man, Men).
Sur la base de cette définition, le kikongo, le lingala, le swahili, le tshiluba, le kiteke, le zulu, le meru, le douala, le kinyarwanda sont des langues bantoues. Par contre, le ngbaka, le ngbandi, l’alur, le wolof, le moro ne sont pas des langues bantoues.
Il existe des critères biologiques clairs et précis pour classer les humains par groupes sanguins: A+, A-, B+, B-, AB+, AB-, O+, O-, etc. Par contre, ceux qui tiennent à classer les humains par races ont de la peine à trouver des critères raciaux précis. La difficulté du classement racial tient à la tendance des humains a « s’entrefeconder » sans respecter les « frontières raciales » que l’on cherche à établir. Le Président Obama, par exemple, est le fruit de l’union d’une Blanche avec un Noir d’Afrique. À quelle race appartient-il? Il est impossible de le dire sur la base des critères officiels adoptes par l’US Bureau of Census. For according to the US Bureau, is Negro (pardon, Black) someone whose one of the ancestors was a Black Slave (regardless of the color of his or her skin). Les enfants que Jefferson fit avec ses esclaves noirs et tous leurs descendants sont des Negroes (pardon Black). Selon cette classification, Madame Obama et ses enfants sont des Negroes (pardon des Blacks), mais M. Barrack Obama ne l’est pas.
Si les pays techniquement avances ont d’énormes difficultés pour trouver des critères raciaux clairs et précis. Bongo biso!
Attendons la réponse que nous fournira qui de droit ou un autre taxonomiste des « races » humaines »!
Miatudila
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Subject: Hybride nilotique-bantou ou un nilotique à bantouiser ?
Date: Sat, 30 Aug 2014 01:39:58 +0200
Cher Kwebe,
J’ai lu ton argumentation avec toute attention et tout l’intérêt qu’elle mérite. Non seulement vous écrivez bien : clairement et naturellement ; c’est-à-dire, de votre esprit et de votre cœur ; mais aussi, je lis dans vos détours de phrases le souci de défendre l’intérêt de la gente bantoue ; souci que je rencontre très rarement dans ma vie d’homme de 58 ans. C’est à féliciter. Les bantous comme toi, je n’en rencontre pas beaucoup ; et, tu as bien fait que de le faire remarquer à nos lecteurs, qui je l’espèrent en déduiront les prochaines attitudes à avoir, face au drame non seulement bantoue ni congolais ; mais au drame de tous les peuples opprimés de la terre.
Bien-aimé, tu n’es pas doué qu’en français, que tu écris bien. Mais aussi, je dois rendre grâce à Dieu que tu sois perspicace – qui et pourquoi dit alors que les bantous soient des niais et des naïfs congénitaux ?
En effet, je ne peux – de toute évidence – pas considérer une « transaction au bout d’un canon » comme un acte de vente. Tu as vu juste. Et tu sais fort bien que je suis de ceux qui disent clairement que nous y reviendrons inévitablement, à la libération du Congo, c’est-à-dire, très précisément et comme nous l’avions convenu un jour avec toi – ce que tu as eu l’honnêteté d’esprit de rappeler, à la libération de tous les peuples du Congo. J’y ai d’ailleurs fait allusion dans mes propos précédents.
C’est cependant sur ce dernier point que tu ne convaincs pas encore et pas du tout, mon cher Kwebe. Pour une raison très simple. Tu fais comme si ton invitation était acceptable. Et comme pour te faire bonne conscience, tu éludes deux questions essentielles que je t’ai posées dans mon jargon d’hybride, mais auxquelles tu te refuses ostensiblement de répondre. Pour toi, Kwebe, les alurs, les kakwa, les ndo, les gegere (à ne pas confondre aux hema !), les lendus, les mbute, les twa, les zande, les ngbetu, les ngbandi, les ngbaka et les tutsi, du Congo, devront se faire des bantous ? Dans ce cas, ton erreur est de taille, à moins que tu ne veuille nous construire une autre dictature…
Cher Kwebe, ni ma mère, ni mes oncles maternels, n’attendent de moi que je sois bantous, bien que, ce que tu refuses d’accepter et de comprendre – et c’est ton droit, dans mes veines, comme des tiens, circule du sang bantou. Ce qui t’échappe, c’est la complexité de la bantouté ! Les bantous à l’est qui me lisent ici, silencieusement, me comprennent parfaitement.
Visiblement, l’avantage de l’hybride que je suis, de fait, sur toi, c’est de la connaître, de la vivre depuis sa naissance, cette complexité. J’espère ainsi avoir apporté de la lumière là où, volontairement ou par ignorance, tu essaies, mais désespérément, de garder des zones d’ombre. Pour cacher la misère du bantouisme ? Tu es bantou, mon frère Kwebe. Et tu sais que l’on ne fait pas d’un nilotique ce qu’il n’est pas. Les esclavagistes, les colonisateurs et les dictateurs l’ont essayé et tu sais ce qu’ils ont récolté et ce qu’ils ont apporté aux congolais à la fin.
Je n’ai toujours pas encore la réaction de Wanyi
Au plaisir de te lire, toi, et de lire tes invités à cet important débat.
La bantouté au Congo, c’est quoi au juste : la race, l’ethnie, la tribu, le clan, la patriarchie, la langue, la culture ou l’hégémonie politique ?
http://www.congo-tourisme.org/decouverte/population-langues/les-differents-peuples/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hima
http://www.universalis.fr/encyclopedie/nilotiques/
http://www.aequatoria.be/04frans/032biobiblio/0322Bantouisation.htm
From: Kimpele Kwebe [mailto:kwebe@hotmail.com]
Sent: vendredi 29 août 2014 19:07
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Subject: La question de la nationalité des enfants « hybrides »
Mon cher Paluku,
Voilà plusieurs mois déjà que notre organisation, et moi en particulier, nous intéressons aux propos que vous tenez sur les différentes radios congolaises émettant sur le Net au sujet de la tragédie congolaise, sur ses tenants et aboutissants ainsi que sur les différentes solutions susceptibles d’y mettre un terme. Il me souvient en particulier d’avoir participé, au moins à deux reprises, à des débats radiophoniques dans lesquels vous interveniez.
Malgré plus de 45 conférences dont le principal résultat a consisté en l’aggravation de la crise congolaise, vous ralliez ceux qui continuent, encore et toujours, à persévérer dans leur position en faveur de la tenue de nouvelles négociations entre les Bantous congolais et les occupants tutsis rwandais (et non pas entre le Congo et le Rwanda). À moins d’être un collabo, on ne négocie pas avec un occupant. Des Français comme de Gaulle ont-ils serré la main d’Hitler durant la Deuxième Guerre mondiale et pendant l’occupation de la France par l’armée allemande ? Finalement, d’après vous, à quoi a servi le débarquement de Normandie le 6 juin 1944 et pourquoi en irait-il différemment du Congo ?
Un occupant du Congo, quel qu’il soit, qu’il s’agisse d’un Allemand, d’un Tutsi ou d’un Nilotique doit être chassé à grands coups de pied dans le derrière, si on est aimable et gentil avec lui. Sinon, il faut se saisir d’une arme, surtout en cas de refus de l’occupant. Les Tutsis et les Nilotiques vivant au Congo subiront au moins le même sort.
S’il existe encore des Bantous congolais qui, à l’heure actuelle, ignorent que leur pays est occupé militairement et dominé politiquement par les Tutsis rwandais depuis plus d’une décennie, je me vois contraint de leur rappeler qu’au sein des FARDC, on ne compte actuellement pas moins de 9 généraux, 22 colonels et lieutenants colonels,77 majors et 334 capitaines tutsis rwandais. Je me dois aussi de leur rafraîchir la mémoire en leur disant que James Kabarebe, l’actuel ministre tutsi de la défense du Rwanda, occupa naguère les fonctions de chef d’État-major général des forces armées congolaises à Kinshasa et que Joseph Kabila, alias Hippolyte Kanambe, celui-là même qui est assis indûment dans le fauteuil de président de la république au Congo, est Tutsi de père et de mère.
Mon cher Paluku,
Notre mouvement passe systématiquement au crible tous vos écrits accessibles sur le Net. Votre dernière livraison, lisible ci-après, nous confirme dans nos pires doutes. Désormais, aucune hésitation n’est permise puisque vous confirmez en filigrane être de parents à la fois nilotiques c’est-à-dire tutsis et bantous congolais. À partir de ce moment, vous devenez aux yeux de tous les Bantous congolais un élément de confusion, comme tous les enfants et les descendants dont les géniteurs appartiennent à ces deux groupes ethniques antagonistes mais qui ont choisi de penser, de parler, d’agir en tutsis, de défendre la cause des tutsis et en particulier, de s’emparer des terres congolaises ainsi que du pouvoir au Congo.
J’ignore lequel de vos deux géniteurs est bantou mais je suppose, à partir de votre nom de famille, qu’il s’agit apparemment de votre père. Si c’est la cas, laissez-moi vous dire que vous avez commis à son endroit un acte de haute et impardonnable trahison. Dans le même temps, vous avez trahi la République démocratique du Congo et les 70 millions de Bantous congolais. Attendez-vous donc à recevoir le salaire que, de tout temps, à travers l’histoire de l’humanité, les traîtres ont toujours perçu à cause de leur félonie.
Les pasteurs Hema, notamment ceux qui sèment la mort et la désolation dans le district de l’Ituri, mais aussi les mystérieux « Banyamulenge » sont venus du Rwanda en franchissant la frontière congolaise, subrepticement, illégalement, en suivant leurs troupeaux de bétail et en profitant de la naïveté ainsi que de l’aveuglement des autorités politiques et administratives congolaises depuis 1960. Sous la colonisation, rien de tel n’était pas possible. Pourtant, à partir des années 1935, quatre vagues d’immigrés rwandais furent accueillies au Congo belge dans le cadre de la MIB, Mission d’immigration belge, pour travailler dans les mines, les usines, les plantations et, accessoirement dans l’administration. Il s’est donc agi d’immigrations officielles. Mais ces populations, qu’elles soient tutsies ou hutues, gardèrent, selon les clauses du mandat confié en 1919 à la Belgique par le SDN, Société des Nations, leur appartenance ethnique et leur identité nationale jusqu’au 30 juin 1960.
Puis, l’indépendance du Congo belge octroyée, chacun de ces immigrés fut censé retourner dans son pays d’origine. Les Rwandais restés au Congo, quelle que soit leur ethnie, tutsie minoritaire ou hutue majoritaire au Rwanda, ne pouvaient en aucune façon se constituer en une communauté organisée sur le sol congolais c’est-à-dire possédant des terres au Congo. Il n’y avait pas de place, c’est-à-dire, pas de terres pour eux.
Par conséquent, les Tutsis ne disposant pas de propriétés foncières traditionnelles et historiques au Congo, leurs enfants, ne peuvent revendiquer des terres chez nous qu’à la seule et unique condition d’adopter l’ethnie de l’un de leurs parents qui est bantou et en même temps, d’être accepté par elle. Il n’existe pas une autre alternative. Les enfants hybrides trouvent ainsi la solution à leur dilemme. C’est vrai pour les cas d’hybridation tutsi-bantou comme pour tous les autres types de métissages impliquant un Bantou. Impossible de sortir de là.
Autrement, affirmer qu’il existe des Tutsis au Congo et donc, possédant des terres congolaises signifierait que le 26 février 1885, il y a à peine 129 ans, Henri Morton Stanley a combattu sur le sol du Rwanda pour y confisquer des terres et les annexer ensuite au territoire de l’EIC, État indépendant du Congo, propriété privée du roi Léopold 2. Mais cette thèse est historiquement, juridiquement et logiquement insoutenable. Stanley n’a jamais mis les pieds au Rwanda, possession depuis longtemps de la redoutable et redoutée Allemagne. Du reste, sur la liste des terres indigènes conquises à la pointe de la baïonnette, annexées et fusionnées pour former l’étendue de l’EIC ne figure pas un seul nom de mwami, qu’il soit tutsi ou hutu rwandais. Comment, après cela, oser soutenir qu’il existe des tutsis congolais ?
L’unique façon, malgré l’accumulation des évidences contraires, de justifier la croyance en l’existence de Tutsis congolais consiste à envisager que des Tutsis partis du Rwanda auraient pu transporter sur leur dos ou dans leurs « impedimenta » (leurs bagages) des terres rwandaises jusqu’au Congo. C’est impossible, n’est-ce pas ? Le transport du sol rwandais au Congo étant une impossibilité matérielle, une telle éventualité prête seulement à sourire. Admettre l’existence de « Tutsis ou de Nilotiques congolais » reviendrait à admettre qu’il existe des Batetela belges, ou des Baluba hollandais, ou des Basampasu américains, ou des Mongo anglais. Pourtant, il existe des milliers d’enfants nés de couples dits « dominos » c’est-à-dire des métis nés des unions dont l’un des parents est issu de ces différentes ethnies tandis que l’autre est un Blanc appartenant à ces diverses nationalités ? L’erreur volontairement commise par les Tutsis et les Nilotiques prétendant congolais consiste à confondre délibérément leur appartenance ethnique avec leur identité nationale. Juridiquement, politiquement autant que biologiquement, il s’agit de deux notions totalement différentes l’une de l’autre.
Parmi les autres modes d’immigration tutsie et hutue rwandaise et burundaise au Congo, il convient aussi de signaler les étudiants venus poursuivre des études universitaires dans différents établissements congolais ainsi que les flux de réfugiés ayant fui les violences ethniques dans leurs pays d’origine.
Les Congolais d’origine, c’est-à-dire membres d’entités ethniques et tribales possédant des terres indigènes, sont des individus dont au moins l’un des deux parents est membre d’une ethnie propriétaire foncière mais dont les terres qui furent confisquées sous l’EIC, annexées et fusionnées pour former la superficie de l’État indépendant du Congo dont l’actuelle République démocratique du Congo est la seule héritière légitime et historique. C’est le socle inexpugnable de la nationalité congolaise. Pour qu’un individu, né au Congo ou en dehors de notre pays, dont seulement l’un des deux parents est membre de l’une des 250 ethnies bantoues d’origine puisse, malgré tout, se dire congolais, (et il en a parfaitement le droit), il faut donc qu’il choisisse d’appartenir à la communauté ethnique de son géniteur congolais, qu’il s’agisse de son père ou de sa mère et qu’il soit en outre adoubé, accepté et adopté par cette même entité ethnique ou tribale de son parent.
Ce postulat est vrai pour tout produit d’un mariage entre un Esquimau, un Inuit, un Lapon, un Russe, un Chinois ou un Singapourien avec un Bantu congolais ou une Bantoue congolaise. C’est aussi vrai pour les descendants des couples formés par un ou une Bantou avec un ou une Tutsi, hutu, Zulu, Xhossa, Bamiléléke, Yoruba, Biafrais, Hauoussa, Espagnol, Mongol, Suédois ou de Kuala Lumpur, etc.
Tout ceci tient à la spécificité de l’histoire de la création de l’EIC et du destin des Bantous congolais qui, après avoir été les sujets d’un monarque étranger en la personne du roi Léopold 2, se retrouvèrent à partir de 1908 la propriété des créanciers de leur ancien maître.
Mon cher Paluku, à peu de chose près, votre cas ressemble à celui de Mobutu, né de mère et de père togolais, mais adopté dès son plus jeune âge par Mama Marie Madeleine Yemo, une Ngbandi congolaise. Donc, par sa mère adoptive (sa génitrice biologique étant morte alors que Mobutu, encore nourrisson, était âgé de quelques mois à peine), Mobutu était un Muntu congolais.
Le sujet des enfants se disant congolais mais dont l’un des parents est tutsi empoisonne l’existence des Bantous congolais depuis trop longtemps. Désormais, c’est l’un des dossiers brûlants dont notre organisation s’occupe sérieusement. C’est pourquoi, notre mouvement, dont pour le moment, je tais délibérément le nom a décidé de le traiter une bonne fois pour toutes en y apportant la solution que je viens d’expliquer brièvement ci-dessus. Le principe de base demeure le même, quelque que soit le cas sous étude à savoir, que l’enfant « hybride » doit impérativement choisir d’appartenir à l’ethnie de celle de son géniteur qui est congolais d’origine c’est-à-dire, appartenant à l’une des entités ethniques dont les terres furent spoliées et fusionnées pour former l’EIC en février 1885, il y a 129 ans c’est-à-dire, hier. Dans le cas contraire, si la personne, en toute liberté et en toute connaissance de cause, décide d’opter pour l’ethnie de celui de ses deux parents qui n’est pas congolais d’origine, il n’aura aucune chance d’être appelé congolais. Libre à vous donc, mon cher Paluku, d’opérer ce choix avant qu’il ne soit trop tard.
Donc, il ne peut y avoir de Nilotiques congolais, ni de Tutsis congolais comme il n’y a pas de Flamands ou de Wallons congolais, ni de Basques, de Bavarois, de Catalans, de Gallois ou de Siciliens congolais.
Les Tutsis dont l’un des parents est bantou congolais, et c’est votre cas, ont hérité de la mentalité de leur géniteur tutsi en adoptant la stratégie de la chauve-souris: lorsqu’on juge les oiseaux, elle se dit mammifère parce qu’elle met directement au monde des petits. Mais quand c’est au tour des mammifères de passer devant le tribunal, elle se dit oiseau parce qu’elle vole. Ce lamentable stratagème ne fonctionne plus.
Mon cher Paluku, j’ai souri doucement en lisant votre affirmation selon laquelle j’aurais peur des Nilotiques. Même vis-à-vis du diable, je n’ai jamais éprouvé un tel sentiment. Face à Mobutu, le mardi 22 avril 1990, je n’ai pas craint de lui poser les questions les plus embarrassantes et même les plus dangereuses. Qu’est-ce qui vous fait penser que je pourrais avoir peur des Nilotiques ? Étant de confession bouddhiste, même la mort ne me fait pas peur non plus. Il faut définitivement ôter de votre tête ce genre de considération enfantine. Au demeurant, je ne vois vraiment pas ce qui, dans l’ensemble de mes productions sur le Net, pourrait prêter à conclure que les Tutsis ou le Nilotiques en général m’épouvantent.
Mon cher Paluku,
L’écrasante majorité des Bantous témoignent d’une ignorance crasse de la véritable histoire de leur pays. Ils ne savent pas, par exemple, que l’EIC et donc le RDC d’aujourd’hui, créé en 1885, obtint sa reconnaissance internationale au détriment des entités ethniques et tribales indigènes. L’entité étatique congolaise d’aujourd’hui est bâtie sur le même modèle que celui qui fut fondé il y a 129 à savoir que dans sa nature, dans sa forme , dans son mode de fonctionnement et dans ses objectifs, l’État congolais méconnait complètement les droits des ethnies et des tribus bantoues. L’organisation étatique congolaise moderne, comme son ancêtre de la fin du 19e siècle, a confisqué les terres , s’est ensuite emparée de la véritable identité originelle des indigènes, femmes et hommes confondus, pour la remplacer par la nationalité congolaise.
Même le nom Congo, je ne vous apprends rien, fut inventé de toutes pièces et n’existait pas avant le 25 février 1885. Tout est à refaire. Tout reste à rebâtir. Toute l’histoire du Congo est à réécrire. Le temps presse.
L’État congolais se doit de restituer aux entités ethniques et tribales bantoues les terres annexées en 1885, fusionnées et additionnées former la superficie de l’EIC . De même, elle est tenue de réhabiliter les femmes et les hommes bantous dans leur identité historique, immuable et inviolableen reconnaissant leur appartenance aux différentes ethnies et tribus . Un Wallon est d’abord wallon avant d’être belge. Même chose pour un Flamand. La « congolité » (excusez-moi pour cet affreux néologisme) à savoir l’identité nationale congolaise n’est en réalité qu’une simple supra nationalité, à l’instar de l’identité européenne par rapport aux différentes appartenances nationales classiques comme la française,l’allemande, l’italienne, l’anglaise, l’espagnole, l’espagnole, etc.
Pour le Congo, il ne saurait en être autrement.
En effet, l’antériorité des ethnies et des tribus bantoues, apparues sur terre depuis des millénaires, par rapport à l’État congolais né il y a seulement 129 ans, ne peut être contestée ni remise en cause. Par conséquent, cette organisation doit se résoudre à rentrer dans la légitimité et la légalité en abandonnant les terres à leurs propriétaires originels. Nous ne serions pas les premiers. Depuis des années, la question de la restitution des terres à leurs propriétaires noirs fait rage en Afrique du sud.
Une fois les terres restituées aux ethnies et aux tribus des Bantous congolais, à l’État congolais incomberont alors les tâches de gardien, de garant, de protecteur de ces mêmes entités ethniques et tribales, de leurs terres, ainsi que de leurs coutumes et traditions. L’État s’occupera aussi des fonctions de battre monnaie et de représenter les ethnies congolaises sur le plan international. Laissez-moi vous rassurer à ce sujet: il n’existe aucun risque de dislocation de notre pays, contrairement aux affirmations des oiseaux de mauvais augure. Des liens, visibles et surtout invisibles, de même qu’un passé commun, une longue série d’ épreuves affrontées et vécues au cours des années d’esclavage et de colonisation, sans oublier les souffrances endurées ensemble, une même vision du monde et le partage des mêmes valeurs culturelles constituent un ciment à prise rapide, capable de faire échec à tout mouvement centrifuge ou séparatiste. C’est d’ailleurs ainsi que s’expliquent, notamment, les échecs réitérés de toutes les tentatives de sécession au Congo.
Pour conclure, mon cher Paluku, si vous vous considérez comme un Congolais, il vous faut d’abord choisir d’appartenir à l’ethnie de celui de vos deux parents qui est Bantou congolais et être ensuite être accepté par les chefs ainsi que par les membres de la communauté de celle-ci. Mais en aucune façon, vous ne pouvez, comme vous l’affirmez, être à la fois Bantou et Nilotique, lard et cochon, noir et blanc, chaud et froid, bon et mauvais, en haut et en bas, ici et ailleurs, homme et femme, dieu et diable, positif et négatif, lune et soleil, poivre et sel.
Vous avez cru devoir écrire votre mail et souligner en rouge vif vos arguments. Ce n’est pas la couleur de l’encre qui fonde la cohérence ou la pertinence d’un raisonnement. Lorsqu’on reçoit des hôtes, comme l’ont fait les populations du Kivu avec les Tutsis et que ceux-ci se retournent contre vous, s’emparent de vos terres et de votre nationalité, assassinent vos femmes, violent et mutilent sexuellement vos filles, une telle conduite porte un nom. Il ne s’agit pas seulement d’ingratitude, de félonie ou de scélératesse, mais de la pure barbarie.
Je m’attendais, en lisant vos réponses à mes questions, à y voir la marque indiscutable que laisse le cerveau d’un ingénieur, formé à la logique, maniant des notions abstraites avec habilité, capable de mener avec brio la démonstration d’une thèse à partir d’une hypothèse, si hardie soit-elle. Mais rien de tout cela. Je n’y découvre que des propos médiocres. Je n’y constate que des manœuvres d’esquive.
C’est ainsi que vous mentionnez le cas de nos aïeux qui auraient, selon vous, vendu les leurs comme esclaves. Je n’ai pas abordé ce sujet dans mon dernier et long mail (un peu trop long à mon goût). De toute évidence, votre formation d’ingénieur ne vous met pas à l’abri de gober des couleuvres immondes et de faire preuve d’une étonnante candeur. Comme tout le monde, vous croyez que nos ancêtres ont effectivement vendu les leurs à des négriers. Je m’inscris totalement en faux contre cette thèse fallacieuse et cette affirmation absurde. Je m’explique.
Pour qu’il y ait acte de vente, il faut, d’un côté la présence d’un vendeur avec sa marchandise et, de l’autre, un acheteur avec de l’argent ou un objet pouvant servir de troc . Très bien. Mais lorsque l’acheteur arrive armé de canons et de fusils comme ce fut invariablement le cas dans la traite des nègres, que doit-on en conclure ? Manifestement, ce qu’on a toujours appelé « marché des esclaves » ou vente des esclaves ne correspond pas du tout à un acte de cession libre d’un bien contre de l’argent.
Lors d’un court séjour passé à Porto-Novo au Bénin, en juillet 2005, je fus littéralement sidéré de constater un fort, doté d’une impressionnante série de canons, qui se dressait là sur le littoral de l’océan Atlantique. Il s’est agi d’un formidable édifice fortifié, bardé d’obusiers aux canons rouillés, installés là par les marchands d’esclaves européens. Comment, dans ces conditions, parler de vente ? Lorsqu’on veut acheter une marchandise quelconque, on ne vient pas armé d’un fusil ou d’un canon. L’usage en la matière exige qu’on se munisse uniquement d’argent. Voulez-vous une illustration ?
Mon cher Paluku, si vous voyez un individu armé d’un fusil d’assaut AK 47, une Kalachnikov donc, entrer dans une boutique, disons une bijouterie et en ressortir quelques minutes plus tard les bras encombrés de bagues de diamant, des colliers en or et des montres de grande valeur, allez-vous conclure qu’il y a eu un acte de vente entre lui et le boutiquier devant le comptoir de son établissement ? Allez-vous pensez que le gérant du magasin lui a vendu des bijoux ? Vraiment ? Tous les esclavagistes, sans exception, étaient lourdement armés en venant en Afrique. D’accord ? Qu’est-ce à dire selon votre logique d’ingénieur ? Les terribles razzias réalisées par les Arabisés auprès des populations indigènes négro-africaines pendant 350 ans étaient menées par des hommes armés jusqu’aux dents. Peut-on alors parler d’une opération commerciale ? La traite des Nègres fut en réalité une vaste entreprise d’agression, de capture par la force, de prise d’otages et de viol de toutes les libertés humaines et non pas une paisible campagne d’achat ou un innocent négoce mettant face à face un vendeur libre et un acheteur également libre. C’est une insulte à la mémoire de nos aïeux que de continuer, comme vous, de soutenir qu’ils vendirent leurs populations à des esclavagistes. Certes, tous les livres d’histoire rédigés par les Occidentaux l’affirment. Mais, rien n’oblige à avaler leur fatras de mensonge et d’affabulation, surtout lorsqu’on est ingénieur comme vous. Qu’avez-vous fait de votre sens critique, mon cher Paluku ?
Je n’ai vraiment pas le temps de vous reprendre sur presque chacun de vos aphorismes. Mais le peu que j’en ai dit ci-dessus devrait vous persuader qu’il existe une autre façon de lire la réalité du Congo et de comprendre l’histoire du monde.
Cordialement vôtre
________________________________________
From: palukuatoka@msn.com
To: kwebe@hotmail.com; lumona1@aol.com
Subject: RE: Une nouvelle tour de Babel en construction au Congo ou l’impossible bantoutisation du Congo sans balkanisation
Date: Thu, 28 Aug 2014 19:55:20 +0200
Merci, cher Kwebe.
Je suis réjouis de te lire, parce que tu nous apportes toujours le vrai débat, le bon débat.
Mes réactions à chaud sont entrelacées.
From: Kimpele Kwebe [mailto:kwebe@hotmail.com]
Sent: mercredi 27 août 2014 19:35
To: Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu; Lumona1@aol.com
Subject: Une nouvelle tour de Babel en construction au Congo
Mon cher Paluku,
Dans votre mail lisible ci-dessous, vous forgez quelques néologismes tels que « bantouté » et « nilocité » qui font vraiment mal aux oreilles. Néanmoins, libre à vous de prendre de telles licences avec la langue de Voltaire. Ce faisant, vous êtes vigoureusement occupé à ériger une nouvelle Tour de Babel alors que les conséquences de la première n’ont pas encore fini de diviser l’humanité.
Que cela ne vous réjouisse plutôt, Kwebe ! Le français n’est plus langue que de Voltaire. Si vous le voulez absolument de Voltaire, je vous considérais, moi, comme ces autres méchants dictateurs… Je sais que vous ne l’êtes pas.
Cher Kwebe, la bantouté et la nilocité sont deux réalités que tu ne peux nier avec ton verbe. J’ai l’avantage sur vous de les connaître parce que j’intériorise ces deux identité, ayant été éduquer de cette façon-là par mes pères nilotiques et mes mères bantoues. Venez à Mahagi ou suivez tout simplement les détours de mes pensées et vous comprendrez vite que la bantouté soit belle et bien une identité ; différente de cette autre qu’est la nilocité. Le Paluku bantou, tout le monde qui me connait, sait que c’est autre que le Paluku nilotique.
La difficulté chez plusieurs d’entre nous est de souffrir de complexes de toutes sortes qui tantôt nous aigrissent ou nous tantôt aveuglent. Pourquoi vous, Kwebe, avez-vous peur du nilotique ou de quel autre encore ?
Pour ma part, chaque jour de ma vie, j’essaie de faire en sorte que ma bantouté et ma nilocité ne soient pas pour moi un sujet de honte, mais de fierté. Et jusqu’ici, je souffre de voir certains vouloir nier ou se défaire de leur belle et bonne identité ! Tous les bantous qui te lisent ou t’écoutent sont fiers de toi : ne nous donne pas des raisons de douter de nous-mêmes ! Pour ma part, j’ai appris à apprécier ce qui est bon et à rejeter ce qui est mauvais dans ma bantouté comme dans ma nilocité !
Par contre, permettez-moi de m’arrêter quelque peu sur une autre de vos affirmations qui, elle, m’a fait dresser les cheveux sur la tête. Le plus sérieusement du monde, vous écrivez  » Nous sommes « envahis » parce que nous nous envahissons chez nous d’abord ». Texto. Fichtre !
Je suis très content que vos cheveux se dressent : c’était l’objectif. J’affirme, sur la place publique, depuis décembre 1999, ce que je crois et que d’ailleurs tu crois par moment.
Bon nombre d’entre nous ont pris la manie de croire que le Congo soit leur bien et oublie que le Congo est un bien collectif. Ceux-là, je les appelle nos envahisseurs, oui, nos envahisseurs intérieurs.
Moi et toi venons du Congo et savons qu’il en est certains qui s’y promène comme s’ils étaient dans leurs jardins : arrachant toute herbe qui ne leur plait pas ou plantant semant où ils veulent les semences qui leur paraissent bonnes.
Logiquement, ces congolais-là sont des congolais. Mais ce qu’ils font des congolais n’est ni juste ni acceptable. Ils sont des envahisseurs, des esclavagistes, des colonisateurs, imposteurs mêmes, dans notre propre pays à moi, à toi et à eux.
Comment peut-on, logiquement, entreprendre une invasion contre soi-même ? C’est un non sens, une absurdité et une aberration. A moins que pour vous, les envahisseurs soient les envahis et vice-versa, je ne vois pas comment une telle entreprise serait possible. Et si tel est le cas, dans quel camp vous situez-vous ?
Vous le dites bien : logiquement. Examinons de près nos comportement. Était-il logique que nos aïeux vendissent des nôtres contre des miroirs ou des fusils ? Était-il logique que nos pères, moi et toi, acceptassent la colonisation uniquement par peur du fusil du belge ? Est-il logique que Kanambe nous subjugue nous qui serions au nombre de 73 millions, uniquement parce que ce serait les occidentaux qui l’auraient placé à la présidence pour mieux nous piller ?
Mon opinion est que le Congo est fait l’illogisme. De sorte que : oui, il y a des congolais qui s’envahissent eux-mêmes. Venez avec moi dans le Kibali-Ituri et Nord-Kivu, mon terroir. Qui y pille la population ? Pourquoi beaucoup de commerçants nord-kivutiens n’ont plus de maison dans leur village, mais plutôt des palaces à Kinshasa, mon frère Kwebe ? Savez-vous que certains parlementaires congolais ne savent pas mettre leurs pieds dans leurs circonscriptions électorales respectives ? Connais-tu qui sème la désolation à Oicha, à Beni et à Butembo ?
Une telle entreprise est possible depuis que le commerçant coupeur de tête à Oicha peut, une fois découvert, aller se réfugier à Kinshasa ou ailleurs. Une telle absurdité est un fait parce que plein de congolais sont au Rwanda, y faisant de très bonnes affaires, mon bien-aimé, Kwebe. Je ne fais que te le rappeler !
Partant de cet amalgame suspect, vous embrayez sur une autre notion qui, elle aussi, m’a fait hurler de rire. Vous écrivez: « Les bantous et les nilotiques congolais, et leurs alliés que l’on oublie souvent, doivent s’asseoir autour d’une table pour que soit trouvé la solution optimale et définitive à la question de l’insécurité au Kivu ». Texto bis et refichre !
C’est bien ce rire-là, partagé par plusieurs de mes lecteurs, qui détermine notre condition aujourd’hui, pourtant !
Frère, ayez la certitude d’une chose : tant que les congolais, pygmées, bantous, nilotiques, soudanais ou autres, ne se mettront pas autour d’une table, pour décider de quoi faire du Congo et de quelle manière le faire, nous serons en guerre les uns contre les autres et c’est cette division qui continuera à déterminer notre domination par l’étranger que nous n’avons pas tort de pointer du doigt, mais que nous ferions mieux de pointer du doigt, ensemble et non pas nous dévorant les uns les autres.
L’hypocrisie de plusieurs des nôtres cache très mal leur méchanceté et les congolais patriotes le savent très bien, contrairement à ce que les naïfs s’imaginent.
Permette-moi d’abord de rafraîchir votre mémoire défaillante: plus 48 conférences, sommets, dialogues, pourparlers et réunions ont été organisés sur la crise congolaise depuis 2002. En pure perte. On ne dialogue pas avec des envahisseurs armés. Charles de Gaulle n’a pas tenu des conciliabules avec Adolphe Hitler.
Plutôt que de vous imaginer me rafraîchir la mémoire défaillante, frère, pose-toi plutôt la bonne question : pourquoi Paluku affirme-t-il ces absurdités, connaissant ce que tu connais ?
Quant à ton Charles de Gaulle, il n’est pas ma référence. Ceci peut expliquer cela. Et s’agissant des conciliabules, laisse-moi t’apprendre que dans ma nilocité, je n’en ai pas besoin à pareil circonstance et pour le sujet qui nous préoccupe ici.
Il y a pour moi, frère, deux manières complémentaires d’analyser le conflit « rwando-congolais » que tu insinues et que je sais te préoccuper beaucoup, comme moi et beaucoup d’autres congolais, par ailleurs. Je pense que ces manières sont toutes importantes. Nous pouvons entrevoir le conflit Rwanda/Congo sous l’angle d’une recherche d’hégémonie culturelle (nilocité contre bantouté), tout comme, nous pouvons, dans une certaine mesure, l’entrevoir comme un conflit résultant de la recherche d’une hégémonie nationale (Rwanda contre Congo). En caricaturant, en première approximation, bien entendu. C’est vite dit.
Il nous faut moi et toi prendre le temps de revoir notre manière d’exposer nos représentations, nos compréhensions du problème rwando-congolais à notre peuple. Il est un fait indéniable qu’à l’Est, dans le Kivu (Nord, Sud, Maniema) particulièrement, pour des raisons historiques plus ou moins bien connues dans la région, mais très mal connues dans le reste de la RDC, les bantous ne soient pas en bon terme à avec les tutsi, que nous conviendrons, pour la facilité de l’écrit, d’identifiés comme des nilotiques. Les bantous avaient auparavant bien accueillis les nilotiques, par esprit humaniste tout simplement : n’est-ce pas là aussi la bantouté ? Avec le temps, les bantous, tous ceux qui avaient accueillis les nilotiques, se rendirent compte de l’évidence : la bantouté n’est pas la nilocité, à bien d’égards ; mieux, les deux s’opposent sur plusieurs points que nous développerons en son temps. Je peux le dire avec autorité parce que je suis nilotique par convention, mais je suis aussi bantou, de fait. Et dieu sait que je connais assez des deux mondes et de leurs différences : ce que beaucoup de nos compatriotes ignorent complètement et les excuses de nombreuses erreurs qu’ils commettent dans le traitement de la question.
Cela dit, ainsi donc et d’après vos connaissances, il existerait des « Nilotiques congolais » ? Tiens ! tiens ! Depuis 1997, on ne cesse de nous rebattre les oreilles avec les notions de « Tutsis congolais », de « Banyamylengue », et de « Banya-machin-chouette ». Par hasard, se pourrait-il qu’il s’agisse des mêmes « Nilotiques congolais » auxquels vous faites allusion dans votre mail ci-dessous ? Pourtant, il est désormais abondamment prouvé qu’aucune de ces deux ethnies n’existe au Congo parce qu’elles n’y possèdent pas de terres ancestrales.
Mon frère Kwebe, je t’accuserai, sur la place publique, de mauvaise foi manifeste, si tu n’arrêtes pas le jeu qui consiste à nier aux autres leurs identités. Les pygmées, les soudanais, les nilotiques, ne sont pas des bantous et je ne comprends pas pourquoi tu veux en faire des bantous absolument, comme a tenté de le faire, Joseph Désiré Mobutu.
J’ai un double avantage sur toi : c’est d’être de père nilotique et de mère bantou, premièrement, et secondement, de ne pas être tutsi.
Ne sème pas la confusion dans ta propre tête et dans les têtes de certains d’entre nous qui attendent d’être éclairés par des hommes comme toi. La tutsité tout comme la nilocité ne sont pas des nationalités. Tu fais semblant de l’ignorer ou alors, lève-toi de ton sommeil sur ce point précis. Je te connais un grand esprit qui ne peut confondre nationalité, culturalité ou même race…
Et s’il faut parler de ces tutsi qui te couperaient apparemment le sommeil, frère, là aussi, arrête de mentir aux congolais : il y a des tutsi congolais et tu n’es pas la seule personne qui en déciderait ou qui en aurait décidé. Tu es juste comme moi : un autre nilotique qui te dérange aussi et à qui tu aurais peur de renier la congolité ?
S’il n’y avait pas de tutsi congolais, pourquoi les bantous du Kivu regretteraient aujourd’hui leur accueillance d’antan ? Selon quelle logique, toi qui ne découvre qu’à peine et mal les tutsi, t’arroges-tu le droit de leur refuser la nationalité congolaise ? S’il fallait dénaturaliser le tutsi, frère, cela se fera. Auparavant, mettons d’abord de l’ordre dans notre pays. Et l’ordre, c’est aussi savoir respecter la congolité des non-bantous.
Les tricheurs de nationalité ne m’effraient pas ! Ce sont les confusionnistes que nous laissons pulluler dans l’espace politique congolais qui font que nous m’effrayons. Aussi mon vœu et ma prière à ton adresse est que tu n’ajoutes pas à leur nombre.
Pour ce faire, il eût fallu que leurs possessions foncières fussent d’abord conquises par les armées du Galois Henri Morton Stanley qui, agissant pour le compte du roi Léopold 2; guerroya contre les ancêtres des Bantous congolais. Mais Stanley ne mit pas les pieds au Rwanda et donc, ne s’empara pas de terres rwandaises, au demeurant devenues une colonie de la puissante Allemagne.
Les conflits fonciers sont parmi sont les catalyseurs positifs des guerres interethniques dans le Kivu, l’Ituri et ailleurs. Tu le sais. Ces conflits ne seront pas résolus sans une réflexion profonde et traitement responsable ; dans un esprit constructif et non simpliste ni sentimental. Tous les bantous que je connais dans les Kivu traitent autrement la question tutsi ou de la rwandophonie congolaise que tu ne le fais ici. Pourquoi, parce qu’ils connaissent la genèse des problèmes qui opposent aujourd’hui les congolais rwandophones et les rwandais aux habitants « originels » du Kivu.
Je pense qu’il y a un effort à fournir de ton côté pour :
1. Quitter tes complexe bantoutiste qui te laisserons dans une frustration et une contre-productivité politique préjudiciable à notre pays ;
2. Mieux connaitre encore, non seulement le problème est-congolais, mais la géopolitique congolaise, avant de ne pouvoir proposer une solution qui nous amène à débouter l’imposture de notre pays pour la remplacer par un État de droit et non pas le bantou-land que tu nous proposerais.
Quant aux terres des entités bantoues conquises militairement par les armées de Stanley, elles furent ensuite annexées et enfin fusionnées pour former l’étendue territoriale de l’EIC, État indépendant du Congo, propriété privée du second roi des Belges et ancêtre en droite ligne de la République démocratique du Congo d’aujourd’hui. Il convient, à tous les coups, de marteler ces évidences dont les Congolais ont tendance à sous-estimer les conséquences sur leur destin.
Ton analyse est bon, Kwebe, mais tronquée ! Es-tu la personne qui ignore les conquérants du Congo plus que moi ? Dans ma nilocité, je refuse de te faire des leçons sur ce que tu connais, ce que tu sais, mais que tu ne veux pas écrire, expressément !
La liste des ethnies ayant vu leurs terres confisquées à la pointe du fusil par Léopold 2 existe. A ce sujet, il est également possible de consulter une carte ethnographique de l’EIC datant de la même époque et visible au musée de Tervuren à Bruxelles. On a beau écarquiller les yeux dessus, on ne trouve pas la moindre trace du nom d’un mwami (roi ou empereur) tutsi ou munyamulenge dont les terres auraient été spoliées par le monarque belge.
Là, Kwebe, tu frappes à côté. Ce n’est pas à l’européen de m’apprendre qui je suis. Demande comment un nilotique traite ce type de question et tu comprendras vite que ce discours ne passe pas chez nous ! Je suis nande, mais je suis aussi alur, Kwebe !
Il y a une autre raison pour laquelle les Tutsis congolais et les Banyamulenge sont une pure invention, validée à coups de mensonges médiatiques et d’imposture politique pour justifier l’invasion du Congo par ces hordes de pasteurs nomades descendus au 17e siècle depuis les hauts plateaux d’Abyssinie, à la recherche de pâturages pour leur bétail, avant de se sédentariser dans la région des grands lacs africains où ils réussirent peu après leur arrivée à s’emparer du pouvoir exercé par les Hutus, leurs hôtes qui eurent le tort de les accueillir. Les Bantous congolais ayant commis la même faute de naïveté envers les mêmes Tutsis sont occupés à subir le même sort de la part des mêmes arrivants . Mais ce n’est pas tout.
J’allais prendre mouche. Je suis consolé par ton honnêteté intellectuelle. Elle digne de toi. Nos frères du Kivu n’ont pas commis l’erreur de recevoir mes cousins tutsi dont tu parles cependant sans respect et à tort. Ils ont fait preuve d’un humanisme à féliciter. Aujourd’hui, la reproche à faire à non frères kivutiens est de n’avoir pas bien géré leurs hôtes. Aujourd’hui, notre vrai devoir, nous congolais, kivutiens ou pas, rwandophones ou non-rwandophones, c’est de nous poser la question de savoir comment renforcer notre humanisme, sans sombrer dans la niaiserie, et non pas, de rejeter, méchamment, ceux avec qui, pendant longtemps, les kivutiens se sentaient plutôt bien !
Mon frère Kwebe,
Des rwandais sont venus ou ont été amenés chez nous. Nous avons ensuite formellement, dans l’ordre ou dans le désordre, fait d’eux des congolais. Le temps passant, la mauvaise gestion de nos conflits et de nos frontières a exacerbé les conflits entre nos populations congolaises et généré le conflit entre notre Congo et les états frontaliers. Les populations ayant des attaches au Rwanda sont aujourd’hui pour nous un réel problème parce que nous n’avons pas encore le plein contrôle de notre État, pour résoudre nos problèmes congolais et imposer à nos voisins le respect qu’il nous doivent et que nous leur devons.
La bantoutisation du Congo que tu nous proposes, timidement, avec raison, n’est pas la solution appropriée au problème, au bout de notre analyse, si du moins je suis dans le bon. Il faut corriger ce qui doit l’être. L’abus que le rwandophone a fait l’hospitalité lui accordé par humanisme. Remettre de l’ordre dans notre pays et obtenir de nos voisins le respect de nos frontières par le respect nous avons des leurs.
Ces deux ethnies et leurs semblables n’existent pas au Congo parce que leurs langues ne sont pas parlées sur les 2.345.000 km² de superficie de l’État congolais.
Ce que tu dis ici est ridicule ; tout simplement !
A contrario, toutes les ethnies bantoues répertoriées sur le sol congolais (j’en détiens la liste qui couvre plus de 25 pages recto-verso) , parlent un dialecte dont le nom est à la fois synonyme de leur identité et le terme désignant la terre sur laquelle elles sont installées. Les Tetela, les Shi, les Basalampasu, les Azande, les Mongo, les Baluba, les Kaniok, les Bakusu, les Lunda, les Bayaka, les Songué, les Budja, les Lokele, les Bayombe, les Bantandu, les Besingombe, les Bayansi, les Bambala, les Bapindi, les Bansiamban, les Bangole, les Baboa, les Ngbaka, les Ngbandi, les Libinza, les Topoke bref, toutes les 250 entités ethniques couvrent au Congo non seulement des appellations désignant des ethnies bantoues, mais aussi les terres de ces mêmes ethnies, ainsi que les langues parlées par ces mêmes populations . Ce triple critère de définition fonde aussi la nationalité congolaise tout en annihilant toute tentative de falsification et de confusion. Vu ?
Ta question vient trop tard ! Tu es bantou et tu ne sais pas identifier tes pairs, Kwebe ? Cela me rappelle le mobutisme…
Dans le même temps, les ethnies congolaises sont installées depuis des siècles, seules et sans partage (c’est moi qui souligne), sur la terre de leurs ancêtres. Par conséquent, la notion de « minorité ethnique », si souvent agitée depuis quelques années, est donc absurde au Congo. Ne peuvent s’y référer que les populations allochtones venues disputer des terres aux autochtones congolais.
Excuse-moi Kwebe. Je fais des études d’ingénieur. Il est difficile de tricher avec la logique avec moi pour cette raison. Revois ta phrase. Pour l’amour du Congo.
Mon cher Paluku,
Pour les besoins de la discussion, je veux bien concéder qu’il puisse exister des « Nilotiques congolais » selon votre entendement et votre acception de ce vocable. C’est pourquoi, « mon cher wagni », je vous saurai gré, par retour du courriel, de me citer nommément quelques unes parmi les ethnies ou même les tribus résidant au Congo, possédant des terres dans notre pays avant la naissance de l’EIC, c’est-à-dire, il y a 129 ans et que vous classez dans la catégorie « nilotiques ».
T’a-t-il prépondu ; et le cas échéant, que t’a-t-il dit ?
À tout hasard, je vous signale que deux auteurs belges, Maes et A. Boone, ont publié dans les années 1934 la liste exhaustive des ethnies, que les deux chercheurs appellent dédaigneusement « peuplades », dont les terres furent confisquées en 1885 pour former l’immense entité étatique dénommée État indépendant du Congo. Avant de me répondre, puis-je vous suggérer obligeamment de consulter d’abord leur ouvrage, ou de scruter la carte ethnographique de l’EIC que j’ai mentionnée ci-dessus ? Cette double précaution pourrait vous éviter quelques désagréables surprises.
Comme je suis aussi nilotique, souffre que je ne te dise pas ce que tu connais, mais que tu veux cacher à qui et pourquoi ?
Cordialement vôtre.
C’est de tout cœur, Kwebe, aussi que je signe. En espérant que tu supportes bien ce qui en moi tient de ma nilocité à découvrir, très certainement.
Ne sommes-nous pas là pour nous enrichir ?
________________________________________
To: Lumona1@aol.com; congokin-tribune@congokingroupes.com
Date: Wed, 27 Aug 2014 12:18:05 +0200
Subject: [Congokin-tribune] Kivu : bantouté contre nilocité ou plutôt congolais contre rwandais ?
From: congokin-tribune@congokingroupes.com
La seule solution valable à la question de l’insécurité à l’Est du Congo sera une solution congolaise d’abord. Nous sommes « envahis » parce que nous nous envahissons chez nous d’abord.
Les bantous et les nilotiques congolais, et leurs alliés que l’on oublie souvent, doivent s’asseoir autour d’une table pour que soit trouvé la solution optimale et définitive à la question de l’insécurité au Kivu.
Du coup, le Congo aura la surprise que les ugandais, les rwandais et les burundais n’oseront plus « agresser ni piller » le Congo.
Ce processus est IMPOSSIBLE, tant que l’imposture présente trône à Kinshasa, par le fait de nos atermoiements hypocrites, insensés et suicidaires.
From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Lumona1— via Congokin-tribune
Sent: mercredi 27 août 2014 03:26
To: congokin-tribune@congokingroupes.com
Subject: [Congokin-tribune] Des groupes rebelles qui menacent encore la paix dans l’Est du Congo
Le carnet de Colette Braeckman
26 août 2014
Même si le président Kabila assure que la paix a été rétablie sur l’ensemble du territoire congolais et que la reconstruction du pays peut se poursuivre à marches forcées, dans l’Est la situation demeure très fragile et les acquis de la victoire militaire, remportée en novembre 2013 contre les rebelles tutsis du M23, ne sont pas encore définitivement consolidés.
En effet, le sort des combattants du M23 est loin d’être réglé : 1700 d’entre eux sont toujours cantonnés en Ouganda, exigeant de bénéficier de la loi d’amnistie leur permettant de rentrer au pays sans être inquiétés, et 600 autres se trouvent au Rwanda, partageant la même exigence. Même si, aux yeux des observateurs les chiffres cités semblent excessifs ( eu égard aux pertes subies lors des batailles qui se déroulèrent au Nord Kivu) la seule existence de ces centaines de combattants expérimentés et déterminés demeure une menace pour l’armée congolaise, malgré les progrès de cette dernière en termes de formation et d’armement…
En outre, la principale raison qui avait (en théorie) présidé à la naissance du M23, à savoir la nécessité de lutter contre les rebelles hutus des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) et de les empêcher de menacer Kigali est toujours d’actualité : 1500 rebelles hutus sont toujours présents dans l’est du Congo et l’offensive qui devait définitivement les mettre hors d’état de nuire… n’a toujours pas commencé !
Comment ne pas se rappeler du fait qu’au lendemain de la victoire remportée contre le M23, les promesses n’avaient pas manqué : tant l’armée congolaise que le force des Nations unies (Monusco) et la Brigade d’intervention africaine forte de 3000 homme venus d’Afrique du Sud, de Tanzanie et du Malawi avaient répété que, compte tenu des soucis sécuritaires du Rwanda, priorité absolue serait donnée à la neutralisation des FDLR.
Ce fut loin d’être le cas : avec succès, les forces conjointes, congolaises et onusienne, s’en prirent aux rebelles ougandais ADF Nalu qui furent chassés du territoire, plusieurs groupes armés congolais furent efficacement traqués et des centaines d’hommes acceptèrent de rendre les armes. Ce qui ne signifie pas pour autant que la question soit réglée : leur cantonnement dans des camps de démobilisés s’opère dans des conditions déplorables et de nombreuses désertions sont enregistrées…
Quant aux FDLR, considérés comme les plus dangereux, les plus nuisibles des groupes armés (et rendus responsables entre autres de la prolifération des violences sexuelles), ils ont bénéficié d’inquiétantes temporisations : les autorités congolaises assurant qu’elles privilégiaient l’option pacifique, leur ont octroyé plusieurs délais de grâce, espérant que le désarmement serait volontaire…
Des camps de regroupement ont ainsi été ouverts au Sud Kivu, près de Kaniola, et au Nord Kivu près de Kanyabayonga, afin que les démobilisés puissent y attendre leur transfert vers d’autres provinces, l’Equateur ou Kisangani avant, éventuellement, leur accueil dans des pays tiers. Mais rien ne s’est passé comme prévu : il est apparu que, parmi les centaines de démobilisés ayant accepté de rendre les armes les chefs étaient absents. En outre, cantonnés au sein même des populations du Kivu, qu’ils ont terrorisées durant deux décennies, les combattants rwandais ont refusé de se rendre dans d’autres provinces plus éloignées de la frontière, arguant, entre autres, de l’hostilité des populations locales. Il est vrai que la société civile de l’Equateur et de la Province orientale a protesté haut et fort contre la venue des ces hommes précédés d’une exécrable réputation…
Et enfin, leurs porte-parole ont défié Martin Kobler, le chef de la Monusco, n’hésitant pas à poser comme préalable l’ouverture de l’espace politique au Rwanda et un dialogue avec Kigali, ce que les autorités rwandaises refusent avec constance.
Autrement dit, l’opération « désarmement volontaire » semble bel et bien bloquée. Reste à savoir si les forces gouvernementales et la Monusco auront le courage de passer au plan B : décider d’opérations militaires contre des hommes, qui, après deux décennies de violence, sont des combattants aguerris qui, en plus, connaissent parfaitement le terrain et disposent de nombreuses relations au sein de l’ armée congolaise…
Mambo wa Lumona
Roaming around all continents
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Le kingbandi est une des langues bantoues


From: Kimpele Kwebe [mailto:kwebe@hotmail.com]

Sent: mardi 2 septembre 2014 14:50

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Subject: Le kingbandi est une des langues bantoues

Mon cher Miatudila,

Bonjour.

La classification des langues bantoues que tu tablis et de laquelle tu exclus le ngbandi ou le ngbaka etc., n’est pas exacte. Je sais que tu l’empruntes la linguistique acadmique mais cette dernire a labor une catgorisation pseudo scientifique qui ne tient pas compte de la vrification signification mtaphysique du pouvoir de la parole et des mots qui la composent. Arms d’une "rudition froce" comme le constata en son temps Cheik Anta Diop, les savants occidentaux ont appliqu sur les socits ngro-africaines des concepts matrialistes qui ont laiss de ct des pans entiers de la vrit et de la ralit en Afrique, une partie du monde appele juste titre "le continent des dieux".

A des visiteurs de la Grce antique qui leur demandaient chaque fois d’o leur venait leur immense savoir en mathmatique, en astronomie, en biologie, en architecture, en thologie, en agronomie, etc., les prtres gyptiens rpondaient en pointant du doigt vers le sud du continent noir, vers une contre qu’ils dsignaient sous le nom de ‘pays des dieux" et qui tait situe aux confins du Soudan, du Rwanda et du Congo. Qui de nos jours, quel savant parmi les bantous s’en souvient ? Quelles entits, l’poque, habitait dans cette rgion et d’o venaient-elles ? Qui a dj entendu parler du "temple au trois piliers d’or", lieu de rsidence du plus sage parmi les sages ? Il s’tait agi de personnages venus d’autres systmes solaires et qui dbarqurent sur notre plante pour procder l’initiation des premiers humains l’poque de la civilisation des Atlantes, pour leur inculquer les premires notions scientifiques, sociales et morales comme l’hygine, l’amour, le partage, la compassion, la gnrosit, l’hospitalit et la fraternit, etc. Naturellement, personne n’est oblig de croire mes affirmations.

Mon cher Miatudila,

Il faut se mfier du formalisme des termes que nous employons et qui, en ralit, dissimule une illusion.

En vrit, toutes les langues bantoues sont identiques en ce sens qu’elles contiennent le "mme code naturel", appel aussi "code cosmique". Ce dernier est cach dans les consonnes, au nombre de 17. Par consonnes, il faut entendre des "verbes", c’est–dire, des mouvements renfermant une quantit d’nergie (en somme des quantums ou quanta d’nergie) et que toutes ces langues, y compris le ngbandi, le ngbaka et tous les autres idiomes parls au Congo que tu as exclus de ta liste possdent en commun. Dans la linguistique dont je veux t’entretenir, la consonne est, elle seule, un verbe. Une telle conception l’loigne dfinitivement de la dfinition classique qu’on donne la consonne et au verbe.

Les bantous sont appels des peuples "verbomoteurs".

La diversit apparente de nos langues cache en fait une identit smantique trois niveaux: 1. le degr accessible au commun des mortels, 2. le niveau rserv aux initis et 3. une hirarchie linguistique appartenant aux grands prtres. La parole tant incantatoire et opratoire, le commun des tres humains n’ont conscience de son pouvoir d’incantation. Quant sa capacit matrialiser les objets savoir, son pouvoir opratoire, l’humanit n’en a pas la moindre ide. Il est vrai qu’il s’agit d’une facult rserve ceux qui ont dpass le rgne humain, comme par exemple Matre Jsus, Matre Mahomet, Bouddha, etc. La parole est sacre. Mais, de nos jours, elle a t profane et a perdu beaucoup de son pouvoir.

Un exemple pourrait vous clairer quelque peu. Prenons la premire de toutes les consonnes savoir, la lettre B. Dans le code cosmique du langage tel que le mdecin occulte belge Jean-Marie Habig l’a appris auprs de ses matres d’initiation bantous congolais durant la priode coloniale et qu’il a ensuite rendu public dans trois ouvrages dont "Langage dynamique international. Le code naturel du langage" paru aux ditions Jean-Marie Habig Bruxelles dans les annes 1989, le consonne B se dfinit exactement comme "un verbe incarnant, cryptant ou codant un mouvement de propension volumtrique". trange non ? Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Cette dfinition signifie que dans toutes les 10 mille langues parles sur la plante par les tres humains, y compris l’gyptien, le chalden, les langues msopotamiennes, le grec, le chinois, le hbreu, l’allemand, l’anglais, le franais, le sanscrit, le npalais, le tibtain, etc., la prsence de la consonne B indique une augmentation de volume, un accroissement d’espace. C’est ainsi que dans tous les dialectes bantous, y compris en kingbanwdi et en kingbaka, le pluriel de l’crasante majorit des mots commence par la consonne B. Muntu au singulier donne bantou au pluriel. Mais vous avez aussi bino, bango en lingala, beto en kikongo, bo ou bau (ils) en kikongo galement..

Dans nos langues bantoues, des mots comme ebele, bebo, ibidi en tshiluba qui signifie deux c’est–dire le dbut de la pluralit, nabei en kiyansi qui signifie beaucoup. Leurs quivalents dans les autres langues donnent beaucoup en franais, big en anglais, bolche en russe ( d’o "bolchvique" c’est–dire qui a obtenu le plus grand volume de voix), bundestag en allemand. Des mots comme ensemble, assemble, baobab (avec trois b) , nabab, abondance, boursoufl, bwana dont l’quivalent en hindou est sahib et boss en anglais. Le terme boulevard a donn "bala-bala" en lingala tandis que bourg est l’quivalent de bwala. Le terme franais "ingambe" vient de "engambe", phontiquement aussi bien que smantiquement. Les termes pour saluer ou pour interroger: bonjour, boni ?, combien ?, mibramo (bonjour en kingbandi, ebwe en kikongo, dobri diegn (bonjour en russe), etc contiennent tous la consonne b parce qu’ils induisent un mouvement de propension volumtrique. Lorsque tu demandes combien en franais ? Le lingala s’interroge "boni ?"

Quant la consonne T, elle crypte le "mouvement cosmique" de propension rectiligne entranant une tension. Le tendon franais est le itaon kiyansi. Ainsi, dans les mots, tiges, trajets, jet, tronc, le doigt, tala ou tl, street, oulitsa (rue en russe), nzete en lingala, nti en kikongo qui a donn le "three" anglais. Les 15 autres consonnes codent, selon le cas, des mouvements de concrtion, de concentration, de rotation, dlongation, etc. En latin, ambulare, qui signifie marcher, vient de notre "tambula" savoir marcher droit cause de la prsence de la consonne T.

Il s’agit, je te le concde facilement, d’une linguistique inconnue, totalement diffrente de celle qui est dispense dans les facults universitaires. Mais c’est une science des langues qui est plus cohrente et surtout plus universelle car, elle englobe le-dedans et le dehors, le visible et l’invisible.

A ce propos, sais-tu que le terme tymologie, la science qui tudie l’origine des mots n’a rien avoir avec le grec ni avec aucun autre idiome mais c’est du bantou pur.

Le vocable tymologie se dcompose en effets dans les squences syllabiques suivantes:

1. ty ou inti qui signigie "arbre"

2. timolo ou timula dont la traduction est "creuser"

3 logie ou luji en thsiluba classique qui signifie "racine".

D’o le sens premier du mot tymologie, d’une clatante vidence et signifiant: "creuser l’arbre la racine" sous-entendu pour en percer le secret, pour en comprendre le mystre. Le sens des consonnes, comme celui de mots en gnral, est toujours dissimul.

Il existe en outre quatre consonnes appeles "primo substantielles", notamment le M, le N, le H qui symbolisent les lments terre, le feu, l’eau et l’air. Ton nom Miatudila commence par la consonne M qui code la matire primordiale individualise ( cause de la voyelle individualisante i). Tudila vient de kudia (la consonne l glisse entre le i et le a dans kudia indique un allongement ou une prolongation de l’action et signifie, par consquence une habitude). Kudia se traduit par manger. Kudila signifie la matire qu’on mange tout le temps, l’aliment qu’on a l’habitude de consommer. D’o le madia qui signifie nourriture qui a donn le "manducare" ou manger en latin. D’o galement le mendiant franais savoir savoir qui qumande manger. Le terme ndoki, sorcier, est de la mme racine que kudia et signifie celui qui mange le corps humain, non pas le physique mais le corps thrique appel aussi corps nergtique, invisible lil nu ordinaire. Dis-moi si je me trompe en ce qui concerne le dcodage de ton nom, au premier degr videmment.

J’ai consacr plus de deux ans de ma vie tudier les consonnes cosmiques, dnommes aussi consonnes magiques parce que leur matrise, sur le plan suprieur, donne droit au pouvoir de matrialisation des mots profrs. Je suis loin d’en avoir fini. Les Bantous, aussi bien congolais que ceux d’autres pays, auraient tout gagner en s’intressant aux crits de feu Dr Jean-Marie Habig. Ils y dcouvriraient une extraordinaire source de richesses, une raison d’tre fiers et une nouvelles conscience de leur contribution dans le patrimoine de l’humanit terrestre.

Prends bien soin de toi,

Cordialement tien

Mamadou et Bahuma : facile de tuer, difficile de ressusciter


From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of vickybilonda via Congokin-tribune – Sent: mardi 2 septembre 2014 17:18 – To: Lumona1@aol.com; Forum Lumumbiste – des Patriotes Congolais – Subject: [Congokin-tribune] R: Velléités de résurrection du M23: FARDC : les défis de l’après Mamadou et Bahuma

Nos vrai frere congolais sont tous tue ou empoisonner par ce kabila;le temps est plus proche ou la verite vaincra,les sang de nos frere portera les fruits tot ou tard,mais les rwandais amener au congo par ce statut a la tete de notre pays doivent regagner leur nation .

Que l’ame de l’ullustre congolais reponse en paix. -Vicky. – Inviato da Samsung Mobile – Messaggio originale – Da: Lumona1 – via Congokin-tribune <congokin-tribune> – Data: 01/09/2014 19:05 (GMT+01:00) – A: congokin-tribune – Oggetto: [Congokin-tribune] Velléités de résurrection du M23: FARDC : les défis de l’après Mamadou et Bahuma

Velléités de résurrection du M23 : FARDC : les défis de l’après Mamadou et Bahuma

Publié le lundi 1 septembre 2014 08:48 – phare.jpg2.jpg

mamadouBahuma_Une.jpgAprès la cruelle et brutale disparition du colonel Mamadou Ndala l’année dernière, victime d’un guet apens lui tendu par des éléments de sa garde rapprochée, la 8me Région Militaire (Nord-Kivu) vient de subir un second coup dur avec le décès,

le samedi 30 août dans un hôpital militaire d’Afrique du Sud, du général-major Lucien Bahuma Ambamba. Selon un communiqué officiel de l’état-major général des FARDC lu sur les antennes et le plateau de la RTNC, ce brave officier militaire a connu, le jeudi 28 août 2014, un AVC (Accident Vasculaire Cardiaque) pendant qu’il participait à une réunion mixte d’état-major en Ouganda, consacrée à l’accélération de la traque des rebelles ougandais de l’ADF (Alliance des Forces Démocratiques), encore actifs au Nord-Kivu.

Evacué d’urgence en Afrique du Sud à bord d’un avion médicalisé, il n’a pu survivre au choc.

On rappelle, pour l’histoire, que le défunt était compté, avec feu le colonel Mamadou Ndala, parmi les héros de la victoire dés FARDC sur les rebelles du M23, complètement défaits en novembre 2013, après l’occupation d’une bonne partie du Nord-Kivu pendant une année et demi, soit du mois de mai 2012 à celui de novembre 2013. Cette rébellion s’était même permise le luxe d’humilier l’armée nationale en lui arrachant la ville de Goma en novembre 2012, avant de s’en retirer en décembre 2012, sous la pression des Nations Unies, de l’Union Africaine et de la CIRGL (Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs).

Le général-major Bahuma, commandant de la 8me Région Militaire, s’est taillé, avec feu le colonel Mamadou Ndala, la réputation de patriotes foncièrement opposés à la partition du pays et totalement engagés dans la traque et l’éradication des forces négatives au Nord-Kivu. Grâce à ces deux officiers militaires, le grand Congo a commencé à relever, avec le concours de la Monusco et de la Brigade internationale d’Intervention, les défis de l’insécurité dans sa partie Est.

Velléités de résurrection du M23

Par conséquent, leurs compagnons d’armes présents sur un front qui peut entrer en ébullition à tout instant, ont la lourde mission que d’autres Bahuma et Mamadou peuplent encore les rangs des FARDC en général et de la 8me Région Militaire en particulier. Le flambeau de la libération du territoire national contre toutes les forces négatives, externes comme internes, qui écument l’Est du pays, ne doit pas s’éteindre. Bien au contraire, ces deux disparitions inopinées devraient galvaniser davantage le moral des officiers comme des hommes de troupes.

Frustrés par des revers militaires inexplicables de l’armée nationale sur différentes lignes de front à la fois entre mai 2012 et novembre 2013, des millions de Congolais étaient surpris par le retournement de situation réussi par le colonel Mamadou Ndala et ses hommes, avec le général-major Bahuma à la manœuvre.

Depuis lors, le front de l’Est s’est stabilisé au profit des FARDC, qui en sont aujourd’hui à mener des opérations de ratissage des dernières poches des forces négatives. Curieusement, alors que le M23 est officiellement décapité depuis novembre 2013 et que ce mouvement rebelle est appelé à se muer en partie politique, selon les déclarations de Nairobi, on ne voit rien venir, malgré l’amnistie accordée complaisamment par Kinshasa à plusieurs de ses membres.

Au contraire, des rumeurs de résurrection du 23s’amplifient au fil des semaines. Aux dernières nouvelles, on apprend que ces ex-rebelles ont disparu, presque tous, de leurs camps d’hébergement en Ouganda et au Rwanda, où ils étaient censés remplir les formalités de leur rapatriement. Plusieurs infiltrations de ces ex-combattants sont signalées au niveau des frontières congolo-ougandaise et congolo-rwandaises. Cela laisse penser que le colonel Makenga et ses fils égarés auraient l’intention de reconstituer leur rébellion n territoire congolais et de reprendre leur sale besogne de déstabilisation de cette partie du pays.

C’est le lieu d’en appeler au patriotisme et au courage des officiers et soldats des FARDC positionnés au Nord-Kivu, afin qu’ils montrent à la face de la Nation et du monde qu’après le colonel Mamadou et le général Bahuma, le grand Congo peut encore compter sur d’autres dignes fils pour sa défense. Il est espérer que pour le retour d’une paix durable au Nord-Kivu, la hiérarchie de l’armée nationale et les autorités politiques vont tout faire pour éviter les travers ayant failli matérialiser la partition du pays entre mai 2012 et novembre 2013. L’on pense notamment au cauchemar des soldes, rations, armes et munitions détournées pour démoraliser nos combattants, sans oublier celui des ordres et contre-ordres qui casse toute offensive militaire contre l’ennemi. Bref, le cocktail des trahisons de toutes sortes enregistré pendant l’épopée du M23 avait fini par faire croire aux Congolais et au monde extérieur que la RDC n’avait pas d’armée. Maintenant qu’il a été démontré à la communauté internationale que les FARDC, en dépit des faiblesses inhérentes à leur réforme, sont capables de défendre l’intégrité territoriale, le meilleur moyen d’honorer les mémoires du colonel Ndala et d général Bahuma est de capitaliser les acquis.

Kimp

Mambo wa Lumona

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Congokin-tribune Procès Ewanga : bataille autour des excep tions


From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Lumona1— via Congokin-tribune – Sent: mardi 2 septembre 2014 19:04 – To: congokin-tribune – Subject: [Congokin-tribune] Procès Ewanga : bataille autour des exceptions – Publié le mardi 2 septembre 2014 14:57

tempete_02.jpg

csj.jpgÀ l’audience d’hier lundi à la Cour suprême de justice, qui s‘est poursuivie jusque tard la nuit, le collectif des avocats du député a soulevé plusieurs exceptions.

“M. le 1er vice-président, si la défense, composée de plus de 20 avocats, reprend encore des choses qui ont été déjà dites ici, je vous promets le silence ; je ne parlerai plus “, a conclu, hier lundi 1er septembre, le procureur général de la République (PGR), lors de sa réplique à l’argumentaire du collectif des avocats du député national Jean Bertrand Ewanga, au cours d’une audience publique de la Cour suprême de justice (CSJ) siégeant en matière de flag rance.

Le PGR a commencé par rappeler que, dans une plénière, la CSJ avait pris un arrêt qui l’autorise à siéger dans sa composition actuelle, jugée irrégulière par la défense, car cette haute juridiction a statué avec un seul président et des conseillers dont la plupart ne sont pas les plus anciens. La défense a également reproché au PGR d’avoir manqué de donner les références de cet arrêt. Elle a aussi mal digéré l’appel du PGR qui a demandé au 1er président de la CSJ d’aller immédiatement dans le fond du dossier, pour l’intérêt du député placé en détention préventive.

Le PGR donne l’impression qu’il est plus préoccupé que nous par le sort du détenu; dans ce cas, il n’a qu’à le libérer, parce que c’est lui qui l’a amené ici “, a répliqué la défense.

Le collectif des avocats a, en outre, démontré que la Cour a intérêt à décréter la surséance du procès Ewanga, en attendant que la Cour constitutionnelle, qui est saisie sur la constitutionnalité de l’Ordonnance-loi de 1993, puisse se prononcer.

Arrêté par l’ANR le 5 août 2014 tôt le matin à son domicile, Jean Bertrand Ewanga, Député national jouissant encore de son immunité parlementaire et Secrétaire général de l’Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, a comparu une fois de plus hier lundi 1er septembre devant la Cour Suprême de Justice.

Procès politique

Les avocats de la défense ont présenté au cours de cette audience une exception autour de la détention préventive. Car, selon la loi, la détention préventive ne peut dépasser le délai de 15 jours. Autrement, le détenu doit être relaxé.

L’exception étant jugée recevable, la Cour l’a prise en délibérée afin de statuer sur la demande de la défense. Jusque tard la nuit, la Cour était toujours en délibérée.

Interrogés à ce propos, les avocats de la défense ont déclaré qu’ils iront jusqu’au bout dans cette affaire, tandis que l’Opposition parle déjà d’un procès politique.

Rappelons que le Secrétaire général de l’UNC a été arrêté au lendemain du meeting organisé par l’Opposition autour de la vérité des urnes.

Axé sur plusieurs sous-thèmes, ce meeting a été animé par 15 orateurs politiques et animateurs de la Société civile, en langue maternelle et en français. Ces membres de l’Opposition et collègues de Jean Bertrand Ewanga, comme le SG de l’UDPS Mavungu, Jean Claude Mvuemba du MPCR, le professeur Kalele du PTC, pour ne citer que ceux-ci, sont tous surpris par l’arrestation d’Ewanga.

Au fur et à mesure que les jours passent, des observateurs redoutent qu’il s’agisse d’un acte prémédité ou un simple règlement des comptes.

Plusieurs autres membres de l’Opposition se sont présentés à l’audience d’hier pour encourager leur pair, à savoir Jean Claude Mvuemba, Stève Mbikayi, Martin Fayulu, sans oublier Jean Baudouin Mayo, qui fait aussi partie de la défense, et les autres.

G.O. ET ASIYESHINDWA

Mambo wa Lumona

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Les Belges avaient, en 1994, prophétisé la fin du Zaïre (RDC) ve rs 2014 ?


Les vrais et les faux prophètes ?

Révision, Muyambo tourne-t-il le dos à Kabila ?


Le Katanga est-il en rupture ? Avec qui ?

Y a-t-il une révision ? De quoi, pourquoi et par qui ?

Muyambo tourne-t-il le dos à Kabila ?

Demain Kyungu pourrait-il aussi tourner le dos à Joseph Hyppolite Kanambe ?

Qu’est-ce qui est plus facile : violer la constitution ou la modifier pour ne pas l’avoir violée?

From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Lumona1— via Congokin-tribune

Sent: mardi 2 septembre 2014 19:14

To: congokin-tribune@congokingroupes.com

Subject: [Congokin-tribune] Le Katanga en rupture : Révision, Muyambo tourne le dos à Kabila, demain Kyungu

Publié le mardi 2 septembre 2014 09:56

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muyambobanderol.jpgQuand le magazine Jeune-Afrique écrivait en 2011 « Kabila : Mobutu light » pour souligner qu’entre les deux présidents il n’y avait pas une différence de nature mais plutôt une différence de degré, eh bien, il ne croyait pas si bien dire !

L’alternance est une pilule qui a du mal à passer chez Joseph Kabila.

Tous les prétextes sont bons pour se maintenir au pouvoir. La cible de Joseph Kabila : c’est la Constitution dont il veut absolument modifier car elle lui fait obstacle pour briguer un troisième mandat. Comme l’ex dictateur Mobutu, Joseph Kabila avec son projet de modification de la Constitution, c’est le fameux « j’y suis et j’y reste ». Rien de nouveau donc sous le soleil africain. Comme l’ex dictateur, il est entouré d’une foule de courtisans qui le caresse dans le sens du poil au détriment des intérêts vitaux de la Nation. Les dernières délibérations de la Majorité présidentielle autour de Kabila, que RD-CONGONEWS a livrées, ont mis a nu les desseins de Joseph Kabila dont l’Etat se résume à sa personne. « L’Etat c’est moi » disait Musolini en Italie. En RD-Congo l’Etat c’est maintenant Kabila. Avec la complicité de ses partenaires politiques dont la lâcheté n’est plus à démontrer, le Raïs s’apprête à instaurer le fascisme. Mais à la Majorité présidentielle, il n’y a pas que des béni-oui-oui.

Le bâtonnier Jean Claude Muyambo est de ceux-là. Président de la Solidarité congolaise pour le développement (SCODE), il vient de prendre solennellement et publiquement ses distances avec le projet de révision constitutionnelle prônée par sa famille politique (MP). L’ancien ministre des affaires sociales l’a fait savoir dans un meeting tenu le 30 août 2014 dans la commune de Katuba à Lubumbashi au Katanga. Des milliers de jeunes présents à ce meeting populaire ont applaudi frénétiquement quand leur leader a fait connaitre sa courageuse position. Il faut dire que le Katanga était la première Province à s’être opposé de manière univoque à la révision de la Constitution, surtout l’article 220 socle du consensus politique après les multiples crises de légitimité qu’a connues la RDC. A l’initiative de la société civile du Katanga, la pétition anti-révision avait recueilli au mois de mars de cette année plus de 120.000 signatures en un temps record. En accord avec les Katangais, sa base naturelle, Jean-Claude Muyambo a suivi la voix de la population qui ne voit aucune opportunité à réviser la Constitution. Cette position tranchée anti-révision d’un autre membre éminent de la MP a fait l’effet d’une bombe dans le microcosme politique de la RDC.

Ce qui confirme, les informations glanées ça et là par la Rédaction de CONGONEWS depuis de longs mois sur le fait que plusieurs cadres de la famille politique de Joseph Kabila sont opposés à la révision de la loi fondamentale mais que très peu franchiront le Rubicon du désaveu publique comme l’ont fait la SCODE de Muyambo et le MSR de Lumbi. D’ailleurs Kabila s’était à peine contenu contre l’honorable Bolengetenge, président du Groupe Parlementaire, quand celui lui avait redit qu’il fallait conserver le pouvoir mais au prix du respect des engagements souscrits. J. Kabila, un brin agacé, lui avait rappelé que celui qui avait créé le MSR avec feu Samba Kaputo. Quel est le rapport avec l’ordre du jour du Bureau politique de la MP qui devait clarifier sa position sur l’opportunité d’une révision ou changement de la constitution. La Majorité est divisée sur cette question hautement sensible.

Après Muyambo, c’est le président de l’assemblée provinciale du Katanga, Gabriel Kyungu, qui aussi a pris ses distances avec la révision. « Baba » comme l’appelle les Katangais, qui n’a pas sa langue dans sa poche, aurait dit « qu’il ne comprenait pas la démarche de Kinshasa », parlant de la révision constitutionnelle. Pour qui connait Kyungu, il endosse toujours les positions les plus partagées par ses frères. Ce qui l’importe c’est d’être en phase avec les masses. Ce qui explique cette prise de position en privée qu’il va devoir assumer maintenant publiquement. Pour l’instant ça bouge vraiment du côté du Katanga dont l’hostilité contre le projet de révision se démontre au jour le jour. Est-ce que cela sera suffisant pour arrêter J. Kabila ? En tous les cas, il continue à faire la sourde oreille.

L’opposition dans toutes ses sensibilités a exprimé son opposition à la révision. La société civile n’est pas en reste. L’Eglise catholique et les églises de Réveil ont publiquement dit non à la révision. Au Bureau de la MP à Kingakati, les autres membres anti-révision étaient tétanisés. Hostiles à une éventuelle révision, ils l’ont bouclé carrément. Il n’est pas bon au sein de la MP de contrarier « l’autorité morale » qui sait tout qui voit tout et qui peut tout. Aucune différence avec le guide éclairé Mobutu.

Tels des moutons de panurge, les cadres de la MP se contorsionnent pour défendre l’indéfendable. Genre « constitution des belligérants » sans démontrer en quoi cette belligérance empoisonne la Constitution au point de l’empêcher de permettre aux dirigeants actuels de réduire la pauvreté en RDC de moitié en 20 ans comme au Ghana. La vraie et la seule raison de cette révision constitutionnelle c’est le maintien de Joseph Kabila au pouvoir après 2016 alors que la Constitution ne le permet pas. Que la Majorité assume cette position comme Kin-Kiey qui a dit qu’il est impossible de fabriquer un dauphin en une année. Conséquence : modifions la constitution. Le professeur Akele Adau, a dit que respecter la Constitution c’est d’abord l’appliquer fidèlement. Certains cadres de la MP, ayant peur du ridicule gardent le silence.

A défaut de s’opposer à la révision de la constitution mieux vaut la fermer en ces temps où le nouveau gouvernement est annoncé pour au plus tard le 15 septembre. La Majorité présidentielle aura réussi à nous faire passer du temps et des ressources sur une question mesquine qu’on présente comme vitale pour la Nation alors qu’il n’en est rien. L’actuel projet de révision constitutionnelle ne diffère en rien dans sa finalité avec la révision de 2010, qui a fait passer de deux à un tour le nombre du scrutin présidentiel. La finalité : maintien de Joseph Kabila au pouvoir. Jeune Afrique n’avait donc pas tort quand il écrivait Kabila : Mobutu light. Light est maintenant un peu faible. Kabila est un concentré de Mobutu a dit un membre de la société civile inquiet de l’avenir de la RDC.

mozer marone

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Révision, le Pr. Mbata en tournée africaine


From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Lumona1— via Congokin-tribune – Sent: mardi 2 septembre 2014 19:19 – To: congokin-tribune – Subject: [Congokin-tribune] Révision, le Pr. Mbata en tournée africaine – Publié le mardi 2 septembre 2014 09:52

mpArton.jpgcongoNewsrdc.jpg

Il est devenu le « contradicteur en chef » du Prof Evariste Boshab, Secrétaire général du PPRD, depuis la publication par celui-ci de son livre intitulé « Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la nation », présenté à l’Hôtel du Fleuve en juin 2013, avant d’être célébré dans une ferme de la place.

La démarche visait le dé verrouillage de l’Article 220 ou l’abandon pur et simple de la constitution, alors qu’elle avait été adoptée par référendum populaire avec plus de 90% de voix et que le Prof Boshab lui-même avait été l’un des experts ayant contribué à la rédaction de cette constitution que le Président de la, République, l’autorité morale de la Majorité présidentielle (MP), avait prêté serment non seulement d’observer mais aussi de défendre.

Selon le Prof André Mbata qui n’a jamais été démenti, ce livre relevait non pas du droit constitutionnel authentique et noble qui devrait s’enseigner dans les Facultés de Droit, mais plutôt de la « politologie».

Rédacteur en chef de la Revue africaine de la démocratie et de la gouvernance (RADG : http://www.idgpa.org/publications), auteur de plusieurs ouvrages dont « Hommages à Nelson Mandela, Leçons de leadership pour les dirigeants africains et du monde présents et à venir », présenté le 18 juillet 2014 dans la Salle de Promotion de l’Université de Kinshasa et qui lui avait valu d’être inquiété par le régime en place (Le Phare du 25 juillet 2014), André Mbata Mangu ne se présente plus.

Professeur de droit constitutionnel à la Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa, Professeur de recherche en droit constitutionnel à l’Université d’Afrique du Sud à Pretoria, Professeur invité à l’Université de Paris Sud en France, Membre du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA) et du Réseau des constitutionalistes africains, nous savions déjà que notre compatriote était l’un des meilleurs constitutionnalistes du continent. Nous ignorions cependant qu’il était aussi une éminence grise pour les questions des élections démocratiques.

En effet, le Prof André Mbata Mangu est l’unique universitaire africain à avoir consacré un ouvrage à l’élection présidentielle américaine qui avait été remportée par Barack Obama en 2008. Son livre publié en anglais à Saarbrücken en Allemagne avait porté sur « Obama’s election and change : Lessons for the World, Africa and US Foreign Policy » (Election d’Obama et changement : Leçons pour le monde, l’Afrique et la politique étrangère américaine) (Lambert Academic Publishing, 2011)

Le Prof André Mbata est aussi l’universitaire congolais qui a réfléchi sur toutes les élections organisées dans notre pays depuis l’avènement de la troisième République, notamment les élections de 2006 (Mbata Mangu & M Budeli, « Democracy and Elections in the Democratic Republic of Congo: Lessons for Africa » (Démocratie et élections en République démocratique du Congo leçons pour l’Afrique.), Law, Democracy & Development , 2008/1 Vol 12, 9-116) et celles plus chaotiques de novembre 2011 (Mbata Mangu, « Democracy and States’ compliance with regional and sub-regional elections benchmarks » (Démocratie et respect des standards sous-région aux des élections), Journal of African Elections, 2013 Vol 12, No 1, 1-33). C’est en raison de cet impressionnant background que l’universitaire congolais a été invité par la Commission Electorale Indépendante du Nigeria à donner une leçon magistrale dans la capitale, Abuja, le 28 août 2014.

Le Prof André Mbata est la seconde personnalité africaine à jouir de ce prestige. Sa leçon magistrale intervient après celle donnée le 26juin 2014 par Amadou Mahtar Ba, Directeur général d’Africa Media Initiative et président du plus grand réseau d’information en Afrique, Ail Africa Global Media. Amadou Ba avait été sélectionné par Forbes parmi les 100 personnalités les plus influentes du continent africain et son exposé avait porté sur le « Rôle des partisarrow-10x10.png politiques de l’opposition et des femmes lors des élections présidentielles sénégalaises de 2012», qui avaient été gagnées par le Président Macky Sall.

L’universitaire congolais fera sa leçon magistrale sur « L’organisation des élections en RDC : Leçons pour le Nigeria ». Loin de la musique, il s’agit d’un honneur qui est, fait à notre Aima Materarrow-10x10.png et au pays tout entier. Comme quoi, nul n’est prophète chez soi et les experts congolais en matière des élections libres et transparentes ne sont pas nécessairement ceux que le pouvoir a cru placer à la tête de la CENI.

Le Prof Mbata donnera plusieurs interviews. Il échangera avec des collègues et des étudiants à la Faculté de Droit de l’Université d’Abuja (UNIABUJA) sur son thème favori de «constitutionalisme et démocratie en Afrique », avant d’être reçu par certaines des plus hautes autorités politiques nigérianes. Si tout va bien, le Prof Mbata sera de retour au pays au cours de la première semaine du mois de septembre.

Le Professeur est déterminé à faire l’honneur du pays, de l’universitaire et de l’intellectuel congolais en cette période caractérisée par la montée en puissance de ceux qu’on appelle les « tambourinaires ou thuriféraires du pouvoir », par la « défaite ou la déconfiture de la pensée » et par « la trahison des clercs », adeptes de la « politique du ventre », qui se recrutent dans toutes les sphères de la vie nationale.

Nka Mbayber

Mambo wa Lumona

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