Se prendre au sérieux…

Si le congolais ne se prend pas au sérieux, personne ne le fera à sa place.  Mais en même temps, toute élection qui n’est pas congolaise ne servira pas la cause de la paix ni celle du développement.

Or, dans les conditions présente, le congolais n’est pas capable et n’a pas l’intention d’organiser des élections.  Il cherche à comprendre pourquoi le tripatouillage a eu gain de cause sur son nationalisme.  Il comprend petit à petit que les élections ne sont pas une valeur démocratique en elles-mêmes.  Mais que ce sont plutôt la motivation de ceux qui l’organise et les capacités de ceux qui y participent qui sont déterminantes.

Enfin, ceux qui se croient être dans le devoir de sevrer les congolais le regretteront plus tard.  Dans quelques deux au moins, très probablement.  L’intelligentsia congolaise et l’intelligentsia africaine doivent encore bien prendre conscience de leurs erreurs.  Elle aura ensuite à bien l’analyser.  Pour tirer, au bout du compte, les conclusions qui s’imposent.  Avoir confié le pouvoir, la gestion de la chose publique à des hommes incompétents, irresponsables et ignares coûte cher aujourd’hui au peuple.

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Assemblée nationale
Udps, Unc, Mpcr, Cder et leurs alliés claquent la porte

21 septembre 2014

(KINSHASA)- Deux groupes parlementaires de l’opposition, l’Udps d’Etienne Tshisekedi et l’UNC de Vital Kamerhe ainsi que leurs alliés-le MPCR de Vuemba, le CDER de Jean Lucien Busa, le RCD-KML de Mbusa Nyamwisi et le Parti Travailliste de Steve Mbikayi ont annoncé avoir suspendu leur participation aux plénières ayant trait uniquement à la révision constitutionnelle et aux projets de loi liés au processus électoral.
‘‘Nous suspendons notre participation à toute plénière qui aura pour ordre du jour le débat général sur les projets de lois du gouvernement portant organisation des élections que sur celui ayant trait à la révision constitutionnelle’’, a indiqué Samy Badibanga, le président du groupe Udps et alliés.
Les élus de deux groupes ont dénoncé le non respect des textes, des lois et des engagements dans la conduite des affaires de l’état par le bureau de l’assemblée nationale. Ils considèrent que ‘‘toutes ces initiatives contribuent à la dégradation de l’environnement général des élections avec comme conséquence de vicier dangereusement l’intégrité, la crédibilité et la transparence du processus électoral’’.
Pour bien contrer la majorité au pouvoir dans sa course pour le changement de la constitution, les groupes Udps et Unc suspendent également jusqu’à nouvel ordre leur participation ‘‘aux activités de la commission électorale nationale indépendante et demandent à leurs représentants d’arrêter toutes affaires cessantes, toute participation directe ou indirecte aux activités de cette institution’’.
Au sujet des projets de loi sur l’organisation des élections, les opposants Samy Badibanda, Jean Claude Vuemba, Jean Lucien Busa, Jean Marie Bomporiki, Steve Mbikayi, Jérôme Lusenge disent ne pas comprendre pourquoi le bureau de l’assemblée nationale a fait fi de toutes les observations en faisant adopter le projet de calendrier de cette session de septembre.

L’opposition parlementaire plaide pour l’inscription au calendrier des matières de cette session, la proposition de loi Sessanga sur les élections parce que déposé depuis le mois de mai 2012. Lors de la conférence des présidents, majorité et opposition étaient à couteaux tirés mais le bureau de l’assemblée nationale avait décidé de mettre en suspens les questions liées à la révision constitutionnelle et aux projets du gouvernement sur l’organisation des élections en attendant les résultats de la mission des bons offices auprès des auteurs de différentes initiatives des lois.

L’opposition parlementaire s’était prononcée sur l’adoption de l’avant-projet du calendrier sous réserve de cinq points querellés mais à la grande surprise, s’indigne Samy Badibanga, le bureau Minaku a passé outre cette option levée ensemble en inscrivant les cinq points dans le calendrier des matières de cette session. Pour le leader du Mpcr, Jean Claude Vuemba, l’attitude de la majorité démontre le passage en force. Nous n’allons nous laisser faire, a-t-il prévenu.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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