Boût du tunnel : 20 à 30 ans d’ici !


[18:08:36] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: BREAKING NEWS  DES GR ET ANR BASÉ A L’AERO DE GOMA ARRÊTÉS LES AGENTS BLANCS UKRAINIENS PILOTES DE LA MONUSCO AVEC DES INDIVIDUS NOIRS EN CIVILS (MORPHOLOGIE RWANDAISE) QUI AVAIENT EN LEUR POSSESSION UN LOT IMPORTANT DES TENUES NEUFES DES FARDC DONT LA MONUSCO VOULAIT FACILITER LE TRANSPORT VERS BENI. ACTUELLEMENT, LE CONVOIE A PRIS ROUTE A LA RÉSIDENCE DU GOUVERNEUR JULIEN PALUKU.
NB: LES ASSAILLANTS PRÉSUMÉS ADF-NALU QUI MASSACRENT LA POPULATION A BENI SONT TOUS VÊTU EN TENUE DE L’ARMÉE RÉGULIÈRE ET DEPUIS LE DEBOUT DES ÉVÉNEMENTS LA POPULATION DE CESSE DE CRIER COMPLICITÉ DE LA MONUSCO.
A SUIVRE….
[19:21:32] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Il faut craindre que demain, tous ceux qui ont arrêté soient à leur tour, non pas arrêtés, mais tués !
[19:24:12] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: La morphologie dont tu parles n’est pas rwandaise : je suppose que tu parles des individus de type éthiopide ; c’est-à-dire, grands, au nez plutôt longs qu’écrasés ; en clair, tu insinues qu’ils on la morphologie tutsie (éthiopides du Rwanda).
[19:26:43] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Au sujet des prétendus ADF-NALU, nous apprenons aussi qu’ils parleraient kinyarwanda ; ce qui laisse penser qu’ils soient plutôt des rwandais que des ougandais, même si, le kinyarwanda se parle (peu) en Uganda.
[19:27:09] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Nous devons cependant nous poser quelques questions :
[19:27:59] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: 1. pourquoi les ADF-NALU n’ont-ils pas encore dénoncé l’information qui les accuse – à notre connaissance ?
[19:30:13] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: 2. qui a parlé et parlent des ADF-NALU : les rwandais ou les congolais ; et surtout, pourquoi, si ce sont réellement des rwandais ?
[19:31:02] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: sont de cafards rwandais  qui tuer des congolais  pour extermine des congolais a l.est de la rdc
[19:31:46] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: 3. supposons que ce soit des ugandais et des rwandais qui s’attaquent aux congolais de concert, pourquoi se vêtiraient-ils en tenues congolaises alors qu’aucun congolais à l’Est ne peut confondre un congolais à un ugandais ?
[19:31:50] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: il faut prende l.exemple de burkinabe pour chasser des cafars rwandais
[19:32:10] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Nous devons conclure dans cette affaire, à mon sens :
[19:34:06] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: 1. Nous devons nous organiser pour mieux identifier nos ennemis ; parce que les témoignages qui nous parviennent du terrain montrent clairement que des congolais aussi participent à ces tueries (Butembo, Oicha, Beni, etc.), contrairement à ce que certains d’entre nous tentent d’éluder.
[19:35:18] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: sont des rwandais qui manipuler des congolais  pour tuer leur frere  croyez moi
[19:35:42] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: 2. Si les informations que nous avons ici se confirment, il faut en conclure que nos ennemis ugandais et rwandais regretteront très bientôt leur stupidité et leur amateurisme militaire : ils profitent pour l’instant du fait que le command suprême des FARDC soit des leurs !
[19:37:15] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Nous sommes manipulés ou obligés depuis l’esclavagisme arabe en passant par la colonisation belge et les dictatures de Lumumba, Mobutu et Kabila.
[19:38:45] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: la rdc et diriger par un rwandais si il etait 100% congolais cette histoire de massacre aller deja prendre fin comme le pays et diriger par un rwandais  ce comme ca que des congolais sont extermine
[19:39:07] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: L’imposteur Kanambe travaille sur base de ce qu’il a appris que nous sommes : des peureux, des traîtres légendaires.  Pense seulement à l’histoire de Che Guévara et LD Kabila…
[19:39:58] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: C’est pour cela que dans le Projet 2014, nous disons que l’objectif numéro un de notre combat doit être :
[19:40:15] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: tu as raison a 100% des congolais sont des peureux, il ne sont pas pret a sacrifier leur corps  pour libere leur pays
[19:40:45] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: LA DISQUALIFICATION DES HOMMES VEREUX QUE NOUS AVONS COMMIS A LA GESTION DE LA CHOSE PUBLIQUE ET LA PROMOTION DE NOS VRAIS LEADERS.
[19:42:28] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Je constate que plusieurs congolais prenne cette proposition pour une blague depuis 1994, d’abord, quand je m’insurgeait contre la MONUSCO et depuis 1999 que j’ai lancé le Projet 2014, dont beaucoup, pour ne pas dire tous, se raillent encore en 2014, 15 ans après ; même si, l’histoire nous donne raison à 100% !
[19:43:46] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Regarde les combats, hommes et femmes, qui nous passent sur Youtube bien endimanchés ou bien parés ; tu les voies-là en tenu de combat ?
[19:44:08] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: De deux choses l’une :
[19:44:29] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: 1. soit que nous ne comprenons pas les conditions de notre délivrance ;
[19:44:49] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: 2. soit que nous jouons avec nos propres vies !
[19:45:50] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Dans tous les deux cas, nous sommes loin de nous rapprocher du bout du tunnel ; même si, les évènements de ces dernières semaines font penser à un départ imminent de Joseph Hyppolithe Kanambe.
[19:46:50] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Nous devons donc être très vigilants, très prudents et ne pas lâcher la pression.  Le chemin est encore long à mon avis : 20 à 30 ans avant de voir la vraie victoire des combattants et résitants véritables.

[19:48:51] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: mais il faut travaille fort pour vaincre l.ennemi pas seulement des parole il faut des actes forts
[19:53:48] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Des actes forts, c’est par exemple Paluku qui va à Kinshasa, dénonce Kanambe dans les rues, se fait arrêter et meurt empoisonné ou le crâne fracassé par les sbires de Kanambe : c’est ça ce que tu veux dire ou plutôt autre chose ?

La réponse du berger à la bergère…


Rwanda : La RDC et ses Alliés, désormais dans le collimateur des missiles TL-50 Sky Dragon, que Paul KAGAME vient récemment d’acquérir.

Le Coup d´envoi pour la « Course aux arméments » en Afrique des Grands Lacs et de l´est, semble avoir été donné, avec la menace des missiles TL-50 rwandais, planant désormais comme une « Épée de Damoclès » sur l´espace aérien régional. Ceci étant, retenez que désormais, l´aviation tant civile que militaire congolaise, alliée voire onusiénne, ne pourront plus avoir le loisir de sillonner allégrement l´espace aérien national dans un rayon de 50 km, le long de la frontière commune avec le Rwanda, sans courir le risque de se faire descendre, selon que les sautes d´humeur de KAGAME lui dicteraient d´agir. Il faut donc à la RDC-libre : le missile S-300 de fabrication russe comme réponse du berger à la bergère. N´est-ce pas ?

http://afrique.kongotimes.info/afrique/afrique_centrale/rwanda/8545-rwanda-rdc-allies-desormais-dans-collimateur-missiles-tl-50-sky-dragon-paul-kagame-vient-recemment-acquerir.html

Lulendo Mulozi Kasongo (Skype)


Non ! La RDC n’a pas besoin d’une telle réponse.

Ce dont la RDC a besoin c’est de répondre à la proposition du Projet 2014 : abandonner la république au profit d’une union d’Etats indépendants du Congo.  Nous verrons alors ce que vaudront ces missiles TL-50 ; si du moins elles vallent quelque chose.

Il serait ridicule que le Rwanda achète des missiles pour faire peur à la RDC !  Pour quelles raisons à ton avis ?  J’en voie plusieurs pour ma part…

Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu (Skype)

Les impasses


Notes provisoires préparatoires aux conférences-débats sur « Les impasses en RDC »

Dimanche 23 novembre 2014

Pourquoi ce thème ?

  • Tout le pays se trouve devant des impasses :
    • Le pouvoir ne tient pas ses promesses
    • Les partis politiques du pouvoir comme ceux de l’opposition brillent par la médiocrité de leurs prestations
    • Les masses populaires ne s’en sortent pas, sont décimées chaque jour un peu plus et un peu plus violemment
    • Les combattants et les résistants sont essoufflés, ont beaucoup échoués et échoueront encore très probablement s’ils ne changent pas fondamentalement de stratégie
    • La communauté internationale s’est bien fait prendre dans son propre piège
  • Les solutions que proposent les uns et les autres sont pour nous suicidaires
  • Nous proposons des voies alternatives en porte à faux total avec celles qui courent les rues

Pourquoi venir débattre ce soir ?

  • Notre intime conviction est que l’erreur domine dans la sphère politique tant nationale qu’internationale
  • Des solutions élégantes, humanistes, efficaces existent ; elles n’ont pas encore été testées sur terrain ; bien qu’elles soient déductibles logiquement des problèmes rencontrés si on analyse bien ces derniers
  • Si rien n’est modifié dans les agendas actuels, tout le monde se cassera encore la figure dans les cinq prochaines années

Comment proposons-nous que le débat de ce soir se passe ?

  • Allons à l’essentiel pour racheter le temps, mais avec le souci de rompre d’avec la médiocrité
  • Que les points non traités le soient dans nos prochaines rencontres
  • Épinglons les problèmes, expliquons-les, trouvons leurs de vraies solutions pour faire l’excellence
  • Il serait souhaitable que de bonnes volontés se manifestent pour traduire dans nos langues vernaculaires ; puisque les conférences sont enregistrées

Le pouvoir

  • Le pouvoir ne tient pas ses promesses
    1. Le printemps noir semble être sérieux, mais ne l’est pas vraiment
    2. La communauté internationale n’arrive pas à lui trouver une alternative valable quand bien-même certains pensent le contraire
    3. Les masses populaires manquent cruellement des leaders intelligents, sages et capables pour les aider à corriger leurs fautes et réellement inquiéter ce pouvoir qui essaie de ce fait de se maintenir

Les partis politiques

  • Les partis politiques du pouvoir comme ceux de l’opposition brillent par la médiocrité de leurs prestations
    1. La peur de la persécution politique renforcée
      1. « La sécurité du président » signifie musèlements, brimades, brutalités, empoisonnements, assassinats, emprisonnements
      2. « La sécurité du président passe devant la loi » signifie que le régime soit bel et bien conscient de son illégitimité et de la méchanceté de son projet politique de subjuguer les congolais : sa brutalité devient de plus en plus humainement insupportable
      3. Des moyens financiers, militaires, diplomatiques importants ont été investis pour museler, faire taire l’opposition partout : dans le pays comme à l’étranger
    2. La malhonnêteté des cadres des partis
      1. Elle est criante partout : du côté du pouvoir comme du côté de l’opposition
      2. La déstructuration des partis nous interdit tout espoir de changement dans les 5 prochaines années
    3. La carence de compétences managériales (troupes, temps, argent, relations)
      1. L’histoire étant le juge suprême en politique : le verdict est claire. Nos responsables sont incompétents, irresponsables ou mal corrompus, pour la plupart

Les masses populaires

  • Les masses populaires ne s’en sortent pas, sont décimées chaque jour un peu plus et un peu plus violemment
    1. La répression
    2. La trahison de l’armée et de la police
    3. Les insuffisances des animateurs politiques
    4. La trahison de la communauté internationale (MONUSCO, forces d’interposition…)

Les combattants et résistants

  • Les combattants et les résistants sont essoufflés, ont beaucoup échoués et échoueront encore très probablement s’ils ne changent pas fondamentalement de stratégie
    1. L’essoufflement
    2. La peur de la CPI
    3. La peur des pays d’accueil
    4. La peur des brutalités et des empoisonnements

La communauté internationale

  • La communauté internationale s’est bien fait prendre dans son propre piège
    1. Sa démagogie ne la paie pas, mais la dessert très sérieusement pour un futur plus ou moins proche (20 à 30 ans)
    2. Elle est incapable de corriger ses erreurs : ce n’est pas de sa nature, elle n’en aurait pas les moyens, le coût étant une perte de vitesse au Nord au profit d’un gain de vitesse au Sud : la restitution de la vérité historique et biblique. Le salaire du péché, c’est la mort.

Les pistes de solutions

Le pouvoir

  1. Le printemps noir
    1. Ne peut pas fonctionner au Congo comme ailleurs : les mœurs diffèrent
      1. La gestion de la mixité est encore très mal maîtriser par nos politiques qui s’enferment dans l’hypocrisie, cachant mal leur népotisme et leur volonté de dominer les uns sur les autres
      2. Ceux qui ont compris les vrais problèmes existent, mais restent encore minoritaires pour déterminer un changement
      3. La perte de confiance du peuple en l’unité du Congo, mal caché ne facilite pas un engagement massif derrière les projets salvateurs pour la nation et les peuples n’ont pas de leaders valables pour s’affirmer et s’unir librement et de manière responsable : gage d’une paix durable et d’une prospérité garantie
    2. Produira des effets très retardés
      1. Il faut que la génération lumumbiste et mobutienne, corrompue jusqu’à la moelle des os, disparaisse d’abord et que de vrais patriotes vrais s’accroissent en nombre
      2. Il faut que la misère fasse son travail : l’enfantement de la vraie repentance du congolais
      3. Une révolution aujourd’hui produirait un autre désordre
        1. Les leaders ne sont pas préparés en nombre suffisant pour la taille du pays
        2. Les méthodes des acteurs se fondent sur l’usage de la violence et non pas de la persuasion du péché et de la nécessité d’une nouvelle naissance
        3. L’unité vraie est encore à faire, contrairement à ce que pensent plusieurs de nos compatriotes : un état de droit requiert des hommes acquis au droit et non pas ceux qui aujourd’hui sont investis dans la fausse religion et la violence
  2. Le soutien de la communauté internationale
    1. Dans la naïveté, beaucoup de congolais s’y investissent : ils font les tours des ministères des affaires étrangères occidentaux ; non pas parce ce qu’ils y croient, mais pour s’assurer leur tour de pouvoir patronné
    2. Sans une reconnaissance du crime colonial passé et présent, il est impossible qu’un tel soutien profite à nous congolais ; mais il continuera à nous diviser jusqu’à la balkanisation du pays, si la résistance à la pression ne se maintient pas
    3. Plus fondamentalement, il est une perpétuation de la colonisation, au minimum culturel, mais logiquement politique, économique, industriel, technologique, culturel et social
  3. La révolution populaire
    1. Le pouvoir sait qu’il est encore un leurre et profite de ses minutes de sursis
    2. Son organisation correcte ne peut se faire par des rébellions, mais par des oppositions à la colonisation, à la dictature, à l’imposture, à la trahison, à la médiocrité
    3. Elle n’est pas une valeur en soit. Les preuves sont nombreuses autour de nous : du Nord au Sud. Elle ne sera bénéfique aux congolais que si elle est murie par des congolais indépendant patriotes et indépendants d’esprit ; c’est-à-dire, des congolais nés de nouveau. Le travail des églises du réveil que nous cautionnons, dans notre majorité, sape, l’avancement dans la bonne direction.

Les combattants et résistants

  1. L’essoufflement
    1. l’accumulation d’échecs et de contre-performances : mutakalisations, lumbelumbe, sabotages, boycott, sit-in, marches, mémorandums et autres ; les blessés, les handicapés, les morts violentes d’hommes par tortures, par empoisonnements, par mauvais traitements physiques et psychologiques, par suicides, etc.
    2. le manque de projets formels sur papier qui permettent une critique objective, détaillée
    3. la carence d’un professionnalisme dans le combat et la résistance
    4. l’insuffisance des ressources nécessaires à la réalisation des projets : penseurs, acteurs, gestionnaires, sponsors, bailleurs ou pourvoyeurs de fonds, d’hommes et de matériels
  2. La peur de la CPI
    1. La violation des droits de l’homme, vraie ou pretexte à la domination du congolais doit faire peur aux combattants et résistants parce que, de fait, c’est une arme que le Nord peut utiliser encore longtemps contre le Sud.
    2. Dans leurs recours à la violence et aux poisons, certains combattants mal instruits versent dans le même pot que l’imposture, de manière souvent totalement irresponsable. D’où la nécessité d’instruire, mettre à l’épreuve, avant de responsabiliser.
    3. L’arbitraire et la violence comme méthode de travail est abjecte et inacceptable : elle ne contribue ni à faire la paix, ni au développement de la nation.
    4. Il faut en revanche reconnaître que sans sacrifice intelligent pour sa nation, on ne peut pas le faire avancer cette dernière. Or, ce sacrifice intelligent est difficile en dehors de la démocratie. Quitte à ne pas avoir peur ni nier l’existence des peuples méchants, dans le camp ennemi comme dans le nôtre. Un discernement des esprits est donc à apprendre et à appliquer.
  3. La peur des pays d’accueil :
    1. Les expulsions vers le pays de la violence (connivence ou application des lois internationales ?)
    2. L’humiliation des congolais par les ministères des affaires étrangères (complicité ou nationalisme)
    3. Les racismes de nouveaux concitoyens, des autochtones contre les allochtones
    4. La difficulté de l’accès au travail et à l’homologation des diplômes
    5. Le soutien de la dictature ou de l’imposture pour des raisons d’intérêts économiques et stratégiques, mais aussi de plus en plus pour des raisons mystiques ou religieuses
  4. La peur des récupérations politiques, des brutalités et des empoisonnements : l’intelligence, la sagesse, la solidarité vraie ;
    l’évaluation correctes des risques et des opportunités ;
    l’évitement des démarches qui se fondent sur la violence physique ou morale ou qui y conduisent ; la priorité à accorder à la voie judiciaire, en ce compris la traduction des fautifs à la CPI, etc.

Les partis politiques

  1. La peur de la persécution politique renforcée :
    1. la sécurité du président de la république qui est garantie par la loi
    2. le droit du congolais à défendre leur patrie contre une imposture, une occupation, une dictature, un totalitarisme, une trahison…
  2. La vérosité des cadres des partis de l’opposition comme de ceux qui soutiennent l’imposture
    1. La passivité d’une majorité devant l’injustice : collaboration tacite
    2. La participation à des élections non congolaises
    3. L’absence d’une évaluation des cadres des partis et des mandataires publiques
  3. La carence de :
    1. compétences managériales (troupes, temps, argent, relations)
    2. un savoir idéologique, technique, politique, sociologique, géopolitique
    3. une éthique politique

Les masses populaires

  1. La répression – les massacres, les viols, les pillages, les assassinats (la réaction, la mobilisation : téléphone, Internet, les médias…)
  2. La trahison de l’armée et de la police
    1. les violences infligées à nos compatriotes
    2. les exécutions extra-légales
    3. les pillages des populations
    4. les rançonnements de nos populations
  3. Les insuffisances des animateurs politiques
    1. Incompétences – manque de maîtrise de la politique, de la géopolitique
    2. Démagogies – usage répété du mensonge politique, manipulation des esprits faibles en passant par les églises du réveil et des faux combattants et de faux résistants, etc.
    3. Collaboration avec les dictateurs, les colonisateurs, les imposteurs, les médiocres
  4. La trahison de la communauté internationale (MONUSCO, forces d’interposition…)
    1. Le soutien à des régimes fantoches
    2. La participation aux pillages du pays (minerais et minéraux) et la décimation de notre population (commerce des cadavres), à l’occupation de notre territoire (installation)
    3. La spoliation de nos mœurs (participation aux viols physiques et moraux)
  5. Les carences :
    1. Éducationnelles – comportements, attitudes, réactions (Élections : erreurs stratégiques en 2001, 2006 et 2011, projets de développement local : mendicité sans fin et éhontée)
    2. Intellectuelles – incompréhension, erreurs
    3. Professionnelles – contre productivité

La communauté internationale

  1. La connaissance de la géopolitique nous permettra de la domptée. Le paternalisme n’est pas la bonne voie indiquée vers cette maîtrise ; non plus que la témérité ni la complaisance ni l’hypocrisie naïve.
  2. Elle ne peut en aucun cas être considérée comme solution. Elle est un terrain de participation à l’humanité, grâce à un génie humaniste à développer dans notre pays librement et consciemment par nous-mêmes, avant de l’apporter aux barbares, ceux qui renient nos valeurs.
  3. Sur un fond de racisme, la présence de cette communauté au Congo, sous une bannière onusienne ou africaine, nous est préjudiciable et le demeurera. Parce que cette présence est une négation de notre capacité à résoudre nos problèmes ; capacités pourtant incontestables au regard de notre histoire pleine d’alliance (Le phénomène noko, batani ou muyomba).

LES IMPASSES


Conférences-débats animées par Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu sur Softkens Radio
Un changement de jours de la semaine intervient :

Jours : mercredi, samedi et dimanche.

Les mêmes heures : de 22h00 à 23h00.

Appeler uwekomu sur Skype pour participer, suivre en direct sur http://softkens.com/diaspora.htm !

Thème de ce dimanche 23 novembre 2014 :
« Les impasses : les combattants et résistants, les partis de l’opposition, la masse populaire »

J’anoncerai des choses graves à mes compatriotes congolais : soyez-là nombreux pour exercer le discernement des esprits, le soutien à la vérité et la réfutation de la fausseté !

100 autres morts dans Beni-Lubero


100 autres congolais seraient morts violemment dans Mavivi, hier, au nord d’Oicha, dans le Nord-Kivu.  Dans ces derniers 15 jours il y aurait déjà près de 250 morts dans la région autour d’Oicha.  Si cette information reste à vérifier, il n’en reste pas moins vrai que l’insécurité règne en maître dans le secteur, sous les barbes du gouverneur Julien Paluku Kahongya (JPK) et du président Joseph Hypolithe Kanambe (JHK), ainsi que du responsable de la CENI, Apollinaire Malu Malu, fils de la région (Beni-Lubero), mis également dans le coup par la population qui en aurait marre, maintenant…

La continuation de l’insécurité, avant, pendant et après le passage de JHK et JPK étonne certains habitants qui se demandent si ces derniers ne sont pas complices dans tout ce qui se trame dans le Nord-Kivu, AMM compris ; ou pire encore, ne sont pas les instigateurs de ces maux…

La population veut étendre, restructurer les cellules d’autodéfense des quartiers pour contrer l’ennemi au regard des incapacités désormais notoires des FARDC et de la MONUSCO, aux yeux de tous ceux qui ne voulaient pas à nos prédiction de 1994, à l’époque de la MONUC.

Nous l’avions pourtant annoncé dès mai 2011 : que le pire était à venir.  Certains pensent que le règne de JHK toucherait à sa fin et que la délivrance divine serait pour bientôt : qu’il suffirait d’attendre l’accomlissement du miracle divin.  D’autres en revanche s’évertuent à préparer la guerre, bien que incapable d’acheter les caniffes des combattants…  Les barons des partis politiques de l’opposition sont prostrés dans leur peur de la prisons, des tortures et des empoisonnements…

Rien ne va et probablement que rien n’ira bien avant 2035 !  Est-ce là une raison pour baisser les bras ?  Au contraire : il est question de bouger tout celui qui dort autour de nous pour qu’il se lève et participe à la démarche qui consiste à démocratiquement démenteler la république du Congo pour la remplacer avec une union d’États indépendants, états construits sur la base de nos affinités culturelles, pour couper définitivement l’herbe sous les pieds des colons, des dictateurs, des imposteurs et des traîtres qui nous subjuguent.  Pour ce faire, nous ne voyons pas d’autre voie que la rencontre de l’opposition autour d’une table de travail, pour un travail de fond : un changement radical de l’organisation politique de notre pays doit se réfléchir, se bien réfléchir !

Que Dieu nous aident à être à la hauteur du projet.

Balkanisation impossible !


La RDC va-t-elle vers une balkanisation ?  La réponse est clairement : non !  Elle serait déjà balkanisée depuis, si cela était possible.  Il y là comme un miracle !

En revanche, on sent ici comme un retour de Jean-Pierre Bemba, qui effrayerait le pouvoir de Kinshasa qui tente de museler les peuples de l’Equateur.  Est-ce là un signe des temps ?

Quand l’Equateur prendra sa revanche – comme pourrait d’ailleurs le faire les autres régions du Congo, qui se lévera contre lui ?  Qu’attend-il pour demander son indépendance – à ne pas confondre avec son autonomie ?  Connaîtra-t-il la paix sans cette indépendance ?  En est-il autrement des autres régions ou peuples du Congo ?

La nécessité du démentèlement de la république au Congo se voit comme à l’oeil nu.  Seuls, les rêveurs espèrent encore faire de l’indépendance autrement que par la suppression de cette maudite république, au profit d’une union libre d’états indépendants du Congo, qui coupera définitivement l’herbe sous les pieds des colonisateurs, dictateurs, imposteurs et traîtres de tout genres.

Dans 20 à 30 ans, les congolais nous donnerons probablement raison : nous ne sommes pas prêts pour vivre libre, indépendant, sous une république ; et de fait, cela est logiquement, mathématiquement, impossible !

http://www.infobascongo.net/beta/?p=15661

Lumumba et l’histoire


Chers frères,

· L’omission du nom de Kasa Vubu dans ma livraison précédente est involontaire. Elle n’est ne sous-entend pas une déresponsabilisation de sa personne pour les fautes graves qu’il aurait commises et qui se résume en une présidence irresponsable, de démission, de trahison. Toutes mes excuses.

· En même temps, je pense que la faute majeur de Lumumba c’est de n’avoir pas su mesurer les conséquences de sa politique et d’avoir laissé son parti user de la démagogie pour engager le jeune Congo « indépendant » sur une fausse route : l’indépendance immédiate et inconditionnelle. Je pense aussi que nous ne pouvons lui en tenir rigueur, si nous tenons compte de :
(1) sa jeunesse à l’époque,
(2) son niveau d’instruction,
(3) le contexte : le courant indépendantiste qui souffle sur le continent africain et qui emporte les esprits surchauffés,
(4) mais aussi la guerre froide qui fait que plusieurs de nos compatriotes se laissent aller, têtes baissées, au communisme ou socialisme, sans peser ni sous-peser leurs engagements,
(5) sa bonne foi présumée et jusqu’ici reconnue de la majorité de ses contemporains ; même si, l’opposition au MNC, réunie essentiellement dans le PNP, lui reproche en revanche – et sans doute, avec raison – l’entêtement dans ses positions, mêmes les plus illogiques.

· Plus utilement, pour nous, patriotes en quête de l’indépendance du peuple congolais, nous devons en tirer quelques leçons importantes à nos yeux :
(1) récuser avec force tous ces politiciens que viennent à nous avec des solutions par trop faciles, simplistes ou démagogiques, qui ne font qu’aggraver le sort de notre peuple, plutôt que de l’améliorer ;
(2) répudier le culte de la personnalité dans notre sphère politique qui traduit notre propension à la paresse spirituelle, source d’une ignorance des lois du temporel et de l’intemporel qui nous coûte cher sur tous les plans : démographique, culturel, technologique, idéologique ou autre ;
(3) surtout, nous mettre à la disqualification de tous les hommes véreux que nous avons commis à la gestion de la chose publique et à la promotion des hommes faits : intelligents, sages, capables et responsables, qui nous aident à aller dans la direction de la vraie indépendance du congolais sur tous les plans.

À titre subsidiaire, je soulignerai ici qu’il faut faire attention aux rapports des experts, que nous devons lire avec un sens très critique, désormais que nous savons combien ils sont, souvent, légers ! Nous reviendrons sur la question dans la suite, le cas échéant.

Au demeurant, merci à Polo Muker et à tous nos lecteurs.

From: POLO MUKER [mailto:polo_muker@yahoo.com]
Sent: mercredi 19 novembre 2014 23:34
To: palukuatoka@msn.com; ngele.ema@gmail.com; kcf.katombe@gmail.com; Frederic Mamboleo
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Subject: « Ceci est une habitude que nous devons cultiver : ne pas nous nourrir d’informations partielles, parfois truqués pour nous intoxiquer et par moment produites par la haine ou le népotisme qui tue notre pays ». Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

« Ceci est une habitude que nous devons cultiver : ne pas nous nourrir d’informations partielles, parfois truqués pour nous intoxiquer et par moment produites par la haine ou le népotisme qui tue notre pays ». Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

Observations : Le dossier est abondant pour la bonne et simple raison que c’est un débat déjà passé dont voici des archives de rediffusion.

Notre objectif n’est pas de mettre l’huile au feu ou de remuer le couteau dans la plaie, mais juste pour répondre aux questions de précision comme simple aide-mémoire!

UNE PAGE DE L’HISTOIRE QUI PARLE D’ELLE-MÊME : Arrestation et assassinat de Lumumba

« Pongo, qui commandait les soldats, déclara: « Le chef de l’Etat est fort indigné de votre conduite. Je ne suis pas venu pour vous arrêter mais pour vous faire rentrer à la capitale ». Lumumba lui répondit: « Je sais que vous allez me tuer. Aujourd’hui, vous écoutez Kasavubu, Nendaka, Mobutu, mais après ma mort, ils deviendront vos ennemis. Soyez certains que vous n’allez pas rester longtemps auprès de vos femmes. Je suis le Premier ministre, pourquoi devrais-je demander la permission à qui que ce soit pour me déplacer ? »
Les soldats hésitèrent. Mais Pongo mit fin à la palabre et embarqua son prisonnier sur le bac ». (Entretiens avec M. Kemishanga, Brazzaville, septembre 1984).
Le jour suivant, à 17 h 15, Lumumba, les mains liées, le corps meurtri et ensanglanté, arriva à l’aéroport de Ndjili. Il fut violemment jeté dans un camion à coups de crosses et immédiatement conduit à la résidence de Mobutu qui donna l’ordre de l’emprisonner au camp de Binza. (L’ONU et le Congo in Chronique de Politique Etrangère, (Bruxelles), 15,1962, p. 669).

« Le 17 janvier 1961, Mobutu et Kasavubu décidèrent de livrer Lumumba aux Katangais. Le soir même, il sera assassiné sous les yeux de Tshombe, Munongo et Kibwe ». (Rapport de la Commission d’Enquête de l’ONU, Assemblée Générale A-4964, S- 4976 in Chronique de Politique Etrangère, 15, 4-6, 1962, pp. 675-696).

« Le 13 février, Munongo déclarera lors d’une conférence de presse: ‘Je sais que certains diront que nous l’avons assassiné. Je réponds: prouvez-le ».(Ibid., p. 688).

Bien à vous compatriote Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu,

Encore une fois, merci pour votre souci de clarté et de précision comme vous l’exprimez si bien ici :

« Nous pensons que, pour bien maîtriser l’histoire de notre pays, il faille être plus précis quand faire se peut.  Cette maîtrise nous permettra de mieux savoir les sources, les causes premières et les responsables des situations que nous vivons aujourd’hui ».

Quant aux erreurs des acteurs politiques, l’histoire seule dira son dernier mot quand s’apaiseront des passions et des émotions.

De son vivant, Lumumba ne s’est jamais déclaré un Saint, car, il ne cessait d’inviter ses frères à le corriger si possible et non faire des intrigues pour le vendre à l’extérieur et nous connaissons la suite.

Le premier objectif de ma rediffusion n’était pas de rétablir les responsabilités des acteurs politiques, mais d’inviter à dépasser justement les clivages et les étroitesses tribales qui sont justement les obstacles pour un Congo fort devant les ennemis extérieurs avec leur politique du diviser pour mieux régner. Voici notre titre :

“MERCI POUR CETTE BELLE LEÇON D’HISTOIRE ET NOUS SOMMES SOMMÉS DE TIRER DES LEÇONS SUIVANTES: PLUS JAMAIS SACRIFIER LA RDC SUR L’AUTEL DES ÉTROITESSES TRIBALES ET PRENDRE TOUT LE MONDE EN OTAGE! »

Vous aviez eu l’amabilité de compléter cette idée en l’enrichissant ainsi :

« Œuvrer pour un Congo prospère et fort, c’est combattre les ségrégations, mais aussi combattre nos déficits identitaires ! » Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

Après vous, le compatriote Nzita Na Nzita s’est insurgé avec raison sur un passage déjà débattu dont nous avions déjà trouvé un compromis avec Albert Mujanyi Bulamba et Kalombo Kabengu sur les déroulements des élections législatives et présidentielles de mai 1960 dans le contexte de précipitation de l’indépendance du 30 juin 1960 avec toutes les intrigues que nous connaissons.

Nous avions pris de la peine pour resituer le contexte de ce débat, et vous revenez avec raison sur les aspects suivants, bien que pertinents, mais ne faisaient pas partie du développement de notre posting.

Vous prenez soin d’omettre le nom de Kasavubu parmi les acteurs politiques, à moins d’un lapsus et pourtant, il était bien question des allégations de corruption pour son élection comme président.

Vous ne nous avez pas établi avec précisions et sources à l’appui ce cumul de conséquences des irresponsabilités, des erreurs ou des méchancetés mêmes de Lumumba en particulier, puisque c’est de lui qu’il est question dans l’hypothèse de la corruption lors de l’élection présidentielle de Kasavubu.

« Il faut en effet bien se rendre compte que beaucoup de problèmes que nous connaissons aujourd’hui soient le cumul des conséquences des irresponsabilités, des erreurs ou des méchancetés mêmes de Lumumba, Mobutu, Kabila et Kanambe ». Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

Pour ne pas nous éloigner de notre première intention, nous vous rappelons le contexte de notre posting suite à l’échange entre Bruno Kasonga et Djamba Yohé, dont nous donnerons l’intégralité en pièce jointe.

Voici notre commentaire du 22 mai 2012  de leur échange :

UNE LEÇON D’HISTOIRE ÉCLAIRANTE POUR COMPRENDRE LA RIVALITÉ ENTRE Kasaïens et Swahiliphones du Katanga, des frères ennemis qui prennent en otage toute l’histoire de la RDC.

« On comprend alors la récupération de la nouvelle génération derrière chaque symbole tribal, régional ou provincial.

Maintenant on comprend mieux que le pays est pris en otage par deux grands rivaux Kasaïens et Katangais en alliance avec deux autres provinces nostalgiques de leur Héros comme Kasavubu pour un empire Kongolais du Bas Kongo et Mobutu, pour l’Équateur.

La question du nationalisme autour de Lumumba se comprend mieux qu’il n’était pas toujours le bien aîmé avec toutes ces rivalités encouragées par les Belges qui trouvaient leur compte, selon le principe du diviser pour mieux régner » Commentaire de POLO MUKER sur le débat entre Kasonga Nyanguila et Djamba Yohé.

N.B* : C’est un [Message tronqué]  reçu de la par de Thomas MBEMBELE
Président du GRARC

« KASONGA NYANGUILA »

L’HOMME DES GRANDES SITUATIONS

L’IMMORTEL DIRIGEANT DES JEUNES DE BANDALUNGWA

(Lui me comprendra sans se fâcher, il va débattre)

I. VOTRE QUESTION PERTINENTE : QUI A CORROMPU QUI,  ET COMMENT?

1. Témoignage de Kalombo Kabengu

Nous savons que Kalombo Kabengu selon son « style propre » avait décrit cette corruption en ces termes : «   …Il (LUMUMBA) alla proposer le poste a Kasavubu qui accepta de disposer de quelques bieres pour les elus dont la majorite etait lumumbiste ».

1.1. Pour des précisions des sources écrites ou des témoignages oraux, il lui reviendra à lui l’auteur lui-même de les donner dans la mesure du possible selon l’extrait suivant :

« Pour revenir a l’election de Kasavubu, c’est Lumumba qui a fait de Kasavubu Chef de l’Etat. Raison pour laquelle Lumumba se permettra de revoquer ce dernier apres que Kasavubu l’ait revoque. Pour la petite histoire, la pression mise sur Lumumba par les Belges pour la formation du gouvernement etait telle que les Belges qui ne le portaient pas dans leur coeur esperaient qu’il echouerait la mission et qu’en derniere minute, ils pourraient mettre quelqu’un d’autre. Lumumba avait la majorite pour former le gouvernement mais le chef d’Etat n’etait pas connu.

Etant donne que Lumumba ne voulait pas etre le chef de l’Etat qui ne gouverne pas, il avait opte pour la primature pour gouverner le nouvel Etat. Il consulta Bolikango pour lui proposer le poste de President. Ce dernier hesita et devait consulter sa femme qui, d’apres les Bangala qui connaissent bien l’histoire, avait plus de pantalons dans son vestiaire que des pagnes. Lumumba n’avait pas le temps a perdre avec ces histoires de je t’aime moi non plus. Il alla proposer le poste a Kasavubu qui accepta de disposer de quelques bieres pour les elus dont la majorite etait lumumbiste.

Sous l’instigation de Lumumba donc, Kasavubu fut elu President. Pour Lumumba, l’affaire etait faite et les Belges etaient cuits. Tout s’etait passe dans le temps avec le gouvernement pret pour le 30 Juin ». KALOMBO KABENGU

1.2. Nos objections du 24 mai 2012 à cette version de Kalombo Kabengu.

La thèse de la corruption par la bière a été soumise à une critique de confrontation avec certaines sources écrites.

2012/5/24 Muke Jean-Paul <jpaulmuke@yahoo.ca>

Bien à vous cher compatriote Arthur, bonjour,

Je suis très satisfait de votre réponse nuancée, circonstanciée et finalement humoristique pour ridiculiser un certain dogmatisme scientifique qui croit tout épuiser seulement avec des citations des livres sans les remettre dans leur contexte général.

Comme tu viens de le souligner, parfois les exagérations donnent l’impression de l’invention qui suscite la suspicion et la méfiance sceptique pour certains ayant déjà des idées pré-conçues.

La lecture de l’histoire objective et impartiale est très difficile quand on se retrouve dans un contre conflictuel des intérêts entre des camps qui se disent vainqueurs et vaincus.

Pour revenir aux élections chaotiques de 1960, tout devient très clair avec la révocation mutuelle comme je le soulignais.

J’ai essayé de prendre distance pour confronter différentes versions, et cette zone d’ombre persistait, puisqu’écrit nulle part.

Mais avec des associations, tout commence à s’éclaircir.

1. Sans vouloir faire la synthèse, je retiens que c’est Lumumba qui aurait proposé la candidature de chef d’État à Kasavubu, puisque cela ne l’intéressait pas, lui qui voulait plus gouverner et non régner, et cela lui ressemble, et il a été logique et cohérent jusqu’au bout.

On pourrait dire que c’est un arrangement interne pour sauver la face, faute de mieux. Et comme l’occasion faisant le larron, Kasavubu en a profité pour brandir la légalité comme chef d’État avec prérogative de révoquer un premier ministre qu’il n’avait même pas nommé, puisque le premier gouvernement devait être nommé par le Roi des Belges, étant donné qu’avant le 30 juin, le Congo-Belge était encore sous l’administration belge. Et cela se comprend.

«  Le gouvernement national est nommé et révoqué par le chef de l’État. Mais le premier gouvernement est nommé par le Roi des Belges. Le gouvernement doit ensuite obtenir la confiance de la chambre et du sénat ».

« Le chef d’état est élu par une assemblée commune des membres de la Chambre et du Sénat, à la majorité de deux tiers des membres ».

« Le président (à la majorité) et les 10 autres membres du gouvernement provincial (vote unique non-transferable) sont élus par l’assemblée provinciale ».

Sinon, on comprendrait mal l’élection du chef de l’État le même jour, le 24 juin 1960, 6 jours avant le 30 juin que l’investiture du premier ministre, sans des tractations préalables. Comme il est établi que c’est Lumumba qui majoritaire avait l’initiative de proposition de coalition, tout se comprend mieux qu’il propose cette candidature à celui qui dans son ABAKO rêvait devenir le Roi des Kongo. Il ne pouvait que bondir sur l’occasion pour trahir Lumumba après sous instigation belge. La preuve, à ma connaissance, ni Kasavubu, ni Mobutu, personne n’ jamais initié une enquête sur cet assassinat pour condamner les criminels. Au contraire, le bourreau Mobutu a jeté la poudre aux yeux en le faisant  » Héros National », comme on le fera avec Laurent Désiré Kabila, assassiné dans les mêmes conditions de trahison des protégés! Voilà comment l’histoire se répète et nous renseigne.

2. Sur l’anecdote de la candidature de Jean Bolikango, il était un double candidat malheureux, comme candidat-président de la Chambre et Candidat-Chef de l’État, comme on le voit ici à côté de Kasavubu:

« Le 24 juin, Kasa-Vubu (ABAKO) est élu chef d’état par le Chambre et le Sénat réunis, avec 159 voix contre 43 pour Bolikango (PUNA) (11 abstentions, 8 absents) ». Comme pour dire que s’il avait vraiment refusé l’offre de Lumumba, il ne serait pas candidat malheureux à côté de Kasavubu.

Mais au moins ton témoignage nous a beaucoup éclairés pour mieux confronter les sources avec le récit des témoins oculaires que nous assimilons à tort ou à raison aux rumeurs.

Merci cher compatriote Arthur pour ta contribution!

Au plaisir!

1.3. Une description du parlement national  très divisé pour mieux comprendre les intrigues, les débauchages et la corruption.

« Le parlement national est très divisé. Le premier parti, le MNC-L, n’a qu’environ un quart des sièges. Il est suivi par pas moins de huit partis ayant entre 12 et 20 parlementaires.

Cette fragmentation n’est pas causé par le système proportionnel, parce que les circonscriptions ne sont que d’une moyenne taille, mais surtout parce que les partis ont des bases territoriales très étroites mais très sûrs: ils obtiennent presque tous leur sièges dans leur fief local et dans ces circonscriptions, ils obtiennent presque tous les sièges disponibles.

Le MNC-L obtient la première place parce qu’il a un fief très étendu.

Cependant, le PNP est le seul parti duquel les sièges sont dispersés presque partout le pays (même si on considère le fief de son partenaire LUKA, ce n’est qu’une minorité des sièges PNP qui sont dus à ce fief) ».

Seulement les deux plus grands partis se présentent à plusieurs provinces.

· Le MNC-L est le plus grand parti sur le plan national et obtiendra environ un quart des sièges (35 députés nationaux, 110 conseillers provinciaux et 21 sénateurs). Le MNC-L est tout-puissant à la province Orientale et gagne presque tous ses autres sièges aux districts voisines des provinces du Kivu et du Kasai et de l’Équateur.

· Le PNP est, dans la Chambre, le deuxième parti national (15 députés nationaux, 32 conseillers provinciaux et 5 sénateurs). Le PNP a des élus un peu partout le pays.

Au plan national, c’est le MNC-L qui a l’initiative. Il peut compter sur une « coalition » comprenant le PSA (Léopoldville), le COAKA et l’UNC (Kasai), le CEREA (Kivu) et le BALUBAKAT (Katanga), ce qui fait 71 sièges sur 137 dans la Chambre et 41 sénateurs sur 84 (112 voix sur 221 pour l’élection du chef d’état). Les adversaires sont le PNP, l’ABAKO (Léopoldville), le MNC-K (Kasai), le CONAKAT (Katanga), le RECO (Kivu) et le PUNA et l’UNIMO (Équateur); ils ont 55 députés et 34 sénateurs.

Source

· Walter J. Ganshof van der Meersch, Congo, mai-juin 1960 : rapport du ministre chargé des affaires générales en Afrique, Bruxelles, 1960, 482

2. Quant à nous, puisque la question nous préoccupait pour comprendre la crise de légitimité qui persiste jusqu’aujourd’hui, nous avions déjà entrepris une recherche dont le posting porte le titre suivant :

« Témoignage de Moïse Tshombe sur cette manipulation des congolais divisés pour des intérêts étrangers ».

Sans prétendre détenir le monopole de la vérité, nous allons juste vous présenter le résultat de nos recherches sur cette question de corruption dans le contexte des intrigues avant, pendant et après les élections législatives et présidentielles de mai 1960.

RAPPEL DE VOS QUESTIONS :

« Qui (les belges sans doute, selon la lecture que nous faisons du texte ; mais lesquels ?) a corrompu qui (les députés de la majorité, prétendument ; mais lesquels ?  Tous ?) et comment (De quelle manière les corrupteurs s’y prirent-ils, pour arriver à leur fin ?  Qu’est-ce qui pris les corrompus pour expliquer leurs comportement) ?

La compréhension totale des faits évoqués ici nous aiderons à mieux comprendre les enjeux de la sécurité et du progrès dans notre Congo ». Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

3. LES ANTÉCÉDENTS, LES SOURCES POUR MIEUX COMPRENDRE LES INTRIGUES AVANT, PENDANT ET APRÈS LES ÉLECTIONS DE MAI 1960.

« …les sources, les causes premières et les responsables des situations que nous vivons aujourd’hui ».

3.1. Une piste : les déclarations d’Antoine Kiwewa confirmant avoir exercé son intervention auprès de Lumumba pour l’accession de Kasavubu à la présidence dans Courrier Africain, 34, 1964, pp. 5, 6 : « Je pense que l’heure de ma récompense désintéressée a sonné »

« Dans une lettre datée du 26 novembre 1962, Antoine Kiwewa, futur président national du MNC-L attira l’attention du président de la République sur sa modeste personne. Il lui rappela utilement qu’en juin 1960, son intervention auprès de Lumumba n’avait pas peu contribué à la décision de ce dernier d’accepter l’accession de Kasavubu à la présidence. Le sénateur ajoutait encore: « Vous trouverez sous ce pli, l’acte de fidélité à votre personne, émanant de notre groupe politique. Il s’agit là de mon œuvre (…) Je pense que l’heure de ma récompense désintéressée a sonné.’ Sans doute. Cette heure-là sonne toujours, une fois le quart d’heure du charlatanisme révolu. Il terminait sa missive, en proclamant: ‘Un prochain courrier parlera de ce que je puis faire pour Vous, (…) au cours de mon éventuel mandat. Enfin, un résumé de programme vous entretiendra de mon programme d’action pour le Pays et probablement pour l’Humanité » ( Courrier Africain, 34, 1964, pp. 5, 6, 7.). Et pour bricoler un bon programme pour l’humanité, rien de tel que l’assistance d’un assassin professionnel. Cette pensée dut pénétrer l’esprit obtus de Kiwewa lorsque, le 2 juillet 1964, il rallia Tshombe qui s’apprêtait à massacrer les mulelistes ».

3.2. Tshombe confirme la division entre les congolais manipulés pour les intérêts étrangers au détriment du peuple congolais

Témoignage de Moïse Tshombe sur cette manipulation des congolais divisés pour des intérêts étrangers.

Voici alors les confidences de Tshombe lui-même en 1965, déçu de son extrémisme, et voulant se dédouaner de ses tendances séparatistes pour justifier sa conversion soudaine au nationalisme. C’est une citation que fait Guy De Boeck dans Polémiques sur les Millions des morts à l’Est du Congo:

 » Les ennemis de l’Afrique et de l’homme noir sont parvenus à nous pousser à nous exterminer pour mieux exploiter nos richesses sans nous-mêmes sous prétexte qu’un tel communiste, et qu’un tel autre est capitaliste. etc… alors que dans tous ces pays pullulent des partis communistes dont les représentants que l’on rencontre dans toute la hiérarchie de la vie communautaire circulent en toute sécurité… En transformant la CONAKAT\Leo en CONACO, nos intentions ont été pures et notre lutte honnête… nous avons utilisé la voie du réarmement moral pour faire de ce parti un véritable regroupement de salut public », GÉRARD-LIBOIS-J-, VERHAEGEN-B-, Congo, 1965, p. 81.

Ce climat de clientélisme peut bien expliquer la corruption et les intrigues parmi les acteurs politiques congolais au service de l’étranger.

Pour rappel, les citations à l’intérieur du texte sont des références à partir des notes de Ludo Martens « Pierre Mulele ou la seconde vie de Patrice Lumumba »,© 1985 Editions EPO asbl

Lange Pastoorstraat 25-27 2600 Berchem (Anvers) – Belgique

Tel: 03/239.68.74
couverture : Milo van Aert et Yol

Dépôt légal : 2204 1985 09

4. Les intrigues avant et pendant les élections de mai 1960

4.1. Campagne d’intoxication menée dans l’ensemble du pays par Iléo et Bolikango contre Lumumba qui incarnerait la dictature :

« En mai, Iléo et Bolikango parcoururent l’ensemble du Congo. « Au cours de cette tournée (…) nous avons posé les jalons pour la formation d’un grand cartel d’Union nationale au Congo dirigé contre la dictature », expliqua Bolikango »(Congo 1960,1, pp. 273-274).

4.2. Tentative sans suite de barrer la route à Lumumba dont le régime serait une dictature crypto-communiste.

Le 21 mai, le leader de la Luka, M. Delvaux, invita ses « amis Bahizi, Anekonzapa, Iléo, Kamitatu, Sendwe, Bolikango, Kanza et de nombreux chefs coutumiers (…) à un congrès fixé au 30 mai afin de barrer la route à un régime de dictature crypto-communiste » (Congo 1960, l ,p. 273). Cette initiative resta sans suite.

5. Les intrigues après les élections de mai 1960 : Prise de conscience des ces intrigues et de la corruption

Lumumba, adversaire implacable des collaborateurs

Avant l’indépendance déjà, Lumumba avait pris conscience du danger que représentait l’existence de toute une couche de Noirs qui rêvaient de s’enrichir en monnayant leurs services auprès des financiers étrangers.
Après les élections de mai 60 on assista à diverses tentatives de formation d’un bloc anti-lumumbiste groupant toutes les forces collaboratrices.

5.1. « Dès le 2 juin, Lumumba avait clairement compris l’enjeu de la campagne qui se menait contre sa personne. « L’objectif poursuivi est le suivant: écarter de la direction du pays les nationalistes qui ont pourtant la confiance du peuple, et hisser au pouvoir certaines marionnettes, dans le seul but de servir certains intérêts occultes. Convaincu que les milieux officiels veulent à tout prix placer un gouvernement fantoche au Congo, afin de saper ainsi l’indépendance nationale, le peuple congolais a réagi et continue à réagir avec énergie » »(Conférence de presse de Lumumba à Léopoldville, cité par W.J. GANSHOF VANDERMEERSCH,o.c.,p. 141).

5.2. Corruption et financement des voyages d’intoxication à travers le pays : qui paye cela et d’où vient l’argent ?

« On a corrumpu déjà certains élus en faveur de tel leader jugé favorable au gouvernement belge. Ainsi, on a vu, dans cette composition imaginaire, M. Iléo premier ministre. Il n’a en réalité pas de parti et n’a rien derrière lui. On lui a payé un voyage à travers le Congo pour essayer de corrompre d’autres milieux (…) Qui paye tout cela? D’où vient l’argent? » (L’Avenir, 3 juin 1960, pp. 6,8 cité par W.J. GANSHOF VAN DERMEERSCH, o.c., p. 142).
Cette dénonciation des ‘Nègres payés’, corrompus par des puissances étrangères, sera reprise quatre années plus tard, par les millions de paysans et de travailleurs engagés dans l’insurrection muleliste.

5.3. Sabotage de l’indépendance comme volonté du peuple par des manoeuvres de certains partis minoritaires pro colonialistes contre les partis et les leaders nationalistes.

Un autre thème de cette révolution figure dans le communiqué du 11 juin 1960 du Comité national du MNC-Lumumba qui « dénonce les manœuvres qui se trament entre, d’une part, l’ancienne puissance coloniale et, d’autre part, certains partis minoritaires pro colonialistes, manœuvres tendant à écarter, contre la volonté du peuple, les partis et les leaders nationalistes (…) Ces manœuvres constituent un sabotage sournois contre l’indépendance nationale » (Communiqué du 11 juin 1960 du Comité National du MNC-L cité par W. J. G AN-SHOFVANDERMEERSCH,o.c.,p. 150).

5.4. Le 19 juin 1960, Kasavubu tenta de trouver une majorité antilumum-biste pour former un gouvernement où aucun membre du MNC-Lumumba et du PSA-Gizenga ne siégerait. On assista à un rapprochement entre les chefs coutumiers et les bourgeois engagés dans la collaboration, d’une part, et les formations réformistes d’autre part. Dans le projet de l’équipe gouvernementale avancé par Kasavubu, on retrouvait les grands noms de la collaboration : cinq hommes du PNP, dont Delvaux aux Finances, Dericoyard aux Travaux publics, Edindali aux Classes moyennes et deux dirigeants de la Conakat: Nyembo à la Défense et Kisiba à l’économie. Dans ce projet figuraient aussi les chefs de file des grands courants réformistes: deux de l’Abako, Kasavubu, premier ministre et Kisolokele, ministre de l’Intérieur, quatre du MNC-Kalonji, dont le chef serait vice-premier ministre et Badibanga, ministre du Plan. Du PSA, Kasavubu avait débauché Kamitatu pour en faire son ministre des Terres et du Domaine public. (W.J. GANSHOF VAN DERMEERSCH, o.c., annexe IX).

· 5.5. COMMENTAIRES :

·

· Comme on le voit, Kasavubu étant minoritaire, va tenter une coalition pour former un gouvernement dont il serait premier ministre en excluant tout membre lumumbiste à l’exception de Kamitatu de PSA débauché par Kasavubu, contrairement à Gizenga resté fidèle à Lumumba comme on le voit ici lors de la formation du gouvernement Lumumba : Mouvement national congolais

· majoritaire: « MNC-L »:

Patrice Lumumba, membre du collège exécutif général (Oriental), premier ministre & ministre de la défense

Jean-Pierre Finant, membre du collège exécutif provincial, président provincial (Oriental)

Christophe Gbenye, ministre de l’intérieur

Dominique Manono (MUB/Songye), membre du collège exécutif provincial, président provincial (Kasai)

Honoré Mokengele, candidat-président du Sénat

Joseph Kasongo, président de la Chambre

Parti Solidaire Africain (PSA) (Léopoldville)

Antoine Gizenga (pro-Lumumba), vice-premier ministre

Cléophas Kamitatu (pro-Kasa-Vubu), président provincial

Les résultats des élections

Au plan national, c’est le MNC-L qui a l’initiative. Il peut compter sur une « coalition » comprenant le PSA (Léopoldville), le COAKA et l’UNC (Kasai), le CEREA (Kivu) et le BALUBAKAT (Katanga), ce qui fait 71 sièges sur 137 dans la Chambre et 41 sénateurs sur 84 (112 voix sur 221 pour l’élection du chef d’état). Les adversaires sont le PNP, l’ABAKO (Léopoldville), le MNC-K (Kasai), le CONAKAT (Katanga), le RECO (Kivu) et le PUNA et l’UNIMO (Équateur); ils ont 55 députés et 34 sénateurs.

Cette coalition du MNC-L explique facilement le résultat suivant :

Ayant 71 sièges sur 137 dans la chambre, on comprend que Kasongo soit élu président de la chambre avec 71+3= 74 si tous étaient présents.

Ayant 41 sièges sur 84 sénateurs, on comprend le résultat de Mokengele 39 contre Ileo 41 avec 4 absents

S’il faut admettre l’hypothèse de soutenir la candidature de Kasavubu  par la coalition majoritaire de 112 voix sur 221 pour contrer Bolikango, on peut comprendre ce résultat de 112+ 47= 159

Pour justifier la corruption, Kasavubu qui pensait plus à devenir premier ministre que président avait tout intérêt à corrompre les 112 voix pour contrer Bolikango, faute de devenir premier ministre, puisque non majoritaire. Et cela faisait l’affaire de Lumumba qui croyait gouverner sans régner pendant que Kasavubu ne pensait pas seulement régner mais aussi gouverner. D’où leur conflit d’auto-révocation, début de la crise de légitimité !

Pour l’investiture du gouvernement-Lumumba, on comprend, le résultat suivant, 71+3=74   pour la chambre et 41+19= 60 pour le Sénat.

Mais ce qui est curieux, le même 24 juin, on a enregistré seulement 8 absents  pour l’élection présidentielle de Kasavubu, mais 57 absents dans la chambre et 1,5 abstentions pour l’investiture du gouvernement-Lumumba.

En refaisant les calculs, on aurait au total 74 + 1,5+ 57 = 132,5 sur 137.

Par où sont passés les 4,5 ????? Voilà le mystère. Si on ajoute ces 3,5 aux 1,5 abstentions, on aurait 5 abstentions. Ou encore, si on ajoute les 3,5 aux 57 absents on aurait 60,5 absents, un vrai boycott !

On peut comprendre le désintéressement dans cet absentéisme, une fois le président déjà élu, car 57 absents sur 137, c’est quand même trop pour la même journée.

6. Mise en place des institutions (nationales)

Le 21 juin, Kasongo (MNC-L) est élu president de la Chambre avec 74 voix contre 58 pour Bolikango (PUNA) (et 1 pour un troisième candidat, 4 absents)

Le 22 juin, Iléo (MNC-K/UNIMO) est élu président du Sénat (dans le troisième scrutin) avec 41 voix contre 39 pour Mokengele (MNC-L) (4 absents)

Le 24 juin, Kasa-Vubu (ABAKO) est élu chef d’état par le Chambre et le Sénat réunis, avec 159 voix contre 43 pour Bolikango (PUNA) (11 abstentions, 8 absents)

Le 24 juin, le gouvernement-Lumumba est investi par la Chambre (74 contre 1, 5 abstentions, 57 absents) et le Sénat (60 contre 12, 8 abstentions, 4 absents)

Source

· Walter J. Ganshof van der Meersch, Congo, mai-juin 1960 : rapport du ministre chargé des affaires générales en Afrique, Bruxelles, 1960, 482 p. »

7. Élections législatives du Congo belge de 1960

À la veille de l’indépendance du Congo (le 30 juin 1960), il y eut au Congo belge, actuellement République démocratique du Congo, des élections législatives en mai 1960 :

Les résultats des élections se lisent comme suit: (Il n’y a pas d’info sur les votes émis, seulement sur les sièges obtenus.)

Les partis qui participent aux élections

· Mouvement national congolais

· majoritaire: « MNC-L »:

Patrice Lumumba, membre du collège exécutif général (Oriental), premier ministre & ministre de la défense

Jean-Pierre Finant, membre du collège exécutif provincial, président provincial (Oriental)

Christophe Gbenye, ministre de l’intérieur

Dominique Manono (MUB/Songye), membre du collège exécutif provincial, président provincial (Kasai)

Honoré Mokengele, candidat-président du Sénat

Joseph Kasongo, président de la Chambre

· minoritaire « MNC-K »:

Albert Kalonji

Joseph Iléo, député provincial (cartel MNC-K+PSA, ville de Léopoldville), sénateur (élu sur liste UNIMO-Équateur), président du Sénat

Joseph Ngalula, président provincial (Kasai)

Pierre Nyangwile, membre du collège exécutif général (Kasai)

· Parti National du Progres (PNP) :

Paul Bolya, membre du collège exécutif général (Équateur), sénateur (élu sur liste UNIMO), ministre d’état

Albert Delvaux (Union Kwangolaise – LUKA), ministre résidant en Belgique

· Association des Bakongo (ABAKO) (Léopoldville)

Joseph Kasa-Vubu, membre du collège exécutif général, chef d’état

Pascal Nkayi, ministre des finances

· Parti Solidaire Africain (PSA) (Léopoldville)

Antoine Gizenga (pro-Lumumba), vice-premier ministre

Cléophas Kamitatu (pro-Kasa-Vubu), président provincial

· Parti de l’Unité Nationale (PUNA) (Équateur)

Jean Bolikango (ASSORECO), candidat-président de la Chambre, candidat-chef d’état

Laurent Eketebi, membre du collège exécutif provincial, président provincial

Cyrille Adoula, sénateur (élu sur liste UNIMO)

· Union des Mongo (UNIMO) (Équateur)

Justin Bomboko, membre du commission politique auprès du Ministre à Belgique, ministre des affaires étrangères

· Centre de Regroupement Africain (CEREA) (Kivu)

Anicet Kashamura, membre du collège exécutif général, ministre de l’information et de la culture

Marcel Bisukiro, ministre du commerce extérieur

Jean Miruho, président provincial

Jean-Chrisostome Werengemere (dissident)

· Confédération des associations tribales du Katanga (CONAKAT)

Moise Tshombe, président provincial

Joseph Yav, ministre des affaires économiques

· Association Générale des Baluba de Katanga (BALUBAKAT)

Jason Sendwe

Rémy Mwamba, membre du collège exécutif général, ministre de la justice

· Coalition Kasaienne (COAKA)

Grégoire Kamanga, ministre de la santé publique

8. Débandade après la mort de Lumumba: corruption et entrée des lumumbistes au service de l’impérialisme. Capitulation.

8.1. Des ‘lumumbistes’ entrent au service de l’impérialisme : le cas d’Antoine Kiwewa qui confirme son intervention auprès de Lumumba pour l’accession de Kasavubu à la présidence.

« L’avènement du gouvernement Adoula, le 2 août 1961, a marqué le passage d’un grand nombre de lumumbistes sur les positions de la bourgeoise bureaucratique et compradore. Pas moins de quinze ‘lumumbistes’ figuraient dans ce gouvernement. Dans une lettre datée du 26 novembre 1962, Antoine Kiwewa, futur président national du MNC-L attira l’attention du président de la République sur sa modeste personne. Il lui rappela utilement qu’en juin 1960, son intervention auprès de Lumumba n’avait pas peu contribué à la décision de ce dernier d’accepter l’accession de Kasavubu à la présidence. Le sénateur ajoutait encore: « Vous trouverez sous ce pli, l’acte de fidélité à votre personne, émanant de notre groupe politique. Il s’agit là de mon œuvre (…) Je pense que l’heure de ma récompense désintéressée a sonné.’ Sans doute. Cette heure-là sonne toujours, une fois le quart d’heure du charlatanisme révolu. Il terminait sa missive, en proclamant: ‘Un prochain courrier parlera de ce que je puis faire pour Vous, (…) au cours de mon éventuel mandat. Enfin, un résumé de programme vous entretiendra de mon programme d’action pour le Pays et probablement pour l’Humanité » ( Courrier Africain, 34, 1964, pp. 5, 6, 7.). Et pour bricoler un bon programme pour l’humanité, rien de tel que l’assistance d’un assassin professionnel. Cette pensée dut pénétrer l’esprit obtus de Kiwewa lorsque, le 2 juillet 1964, il rallia Tshombe qui s’apprêtait à massacrer les mulelistes ».

8.2. « En avril 63, six dirigeants lumumbistes influents, MM. Joseph Kasongo, Alexandre Mahamba, Joseph Lutula, Marcel Lengema, Antoine-Roger Bolamba et Ferdinand Mungamba confirmèrent leur passage dans le camp de la bourgeoisie monopoliste en s’accrochant à leurs postes ministériels dans le gouvernement Adoula ( Congo 1963, p. 210.) »

8.3. « Huit mois plus tard, quatre autres vedettes du lumumbisme, Antoine Kiwewa, Jules Kidicho, Antoine Tshimanga et Paul Tambwe de la Roche suivirent le même chemin idyllique vers l’infamie. Au moment même où le gouvernement pro-mulgait ses ordonnances-lois fascistes, ces messieurs eurent le bon goût de déclarer: « Le MNC-L réaffirme avec force sa politique de non-violence et base son action sur le respect des lois de l’autorité établie »« (lbid.,p. 230).

9. Bras de fer entre Lumumba et le duo Kasa-vubu et Mobutu: coup d’État constitutionnel et crise de légitimité

9.1. « Le 5 septembre, Kasavubu convoqua Andrew Cordier, le représentant personnel ad intérim du secrétaire général de l’ONU, pour lui annoncer qu’il allait tenter un coup d’Etat et lui demander que les forces de l’ONU arrêtent Lumumba et ses partisans les plus influents ».(K. VON HORN, o.c., p. 195)

9.2. « Le même soir, à 21 h 40, Lumumba parla à la radio: « M. Kasavubu (…) a publiquement trahi la nation (…) Il veut détruire le gouvernement du peuple, (…) qui a lutté avec acharnement contre les agresseurs belges, contre les ennemis de notre indépendance nationale et de notre liberté (…) C’est une manœuvre belge qui vient de se faire aujourd’hui par M. Kasavubu, un complot tramé par les impérialistes belges et français » » (Congo 1960, 2, pp. 820-821)

9.3. « Kasavubu ayant échoué dans sa tentative d’évincer Lumumba de la vie politique, Mobutu entra lui-même en scène pour parachever le coup d’Etat.

Le 14 septembre, Mobutu ‘neutralisa’ les deux adversaires, Lumumba et Kasavubu, à la grande hilarité de ce dernier qui contresignera en tant que président de la République tous les diktats du colonel.

Le lendemain matin, Serge Michel diffusa un communiqué écrit de la main de Lumumba: « Le gouvernement central de la République de Congo porte à la connaissance du peuple que le colonel Mobutu, chef d’état-major des forces armées, a été corrompu par les impérialistes pour jouer un coup d’Etat contre le gouvernement légal et populaire »(S. MICHEL, Uhuru, Paris, 1961, pp. 233-234) .

9.4. « Une autre réaction de Lumumba après le coup d’Etat est consignée dans le livre que Monheim a écrit pour encenser Mobutu. Lumumba déclara au commandant Jacques Puati: « Mobutu est un traître. C’est moi qui l’ai nourri; c’est moi qui lui donnais ses chemises. C’était un clochard » » (F.MONHEIM, o.c., pp. 137-138).

9.5. Arrestation et assassinat de Lumumba

Pongo, qui commandait les soldats, déclara: « Le chef de l’Etat est fort indigné de votre conduite. Je ne suis pas venu pour vous arrêter mais pour vous faire rentrer à la capitale ». Lumumba lui répondit: « Je sais que vous allez me tuer. Aujourd’hui, vous écoutez Kasavubu, Nendaka, Mobutu, mais après ma mort, ils deviendront vos ennemis. Soyez certains que vous n’allez pas rester longtemps auprès de vos femmes. Je suis le Premier ministre, pourquoi devrais-je demander la permission à qui que ce soit pour me déplacer ? »
Les soldats hésitèrent. Mais Pongo mit fin à la palabre et embarqua son prisonnier sur le bac.( Entretiens avec M. Kemishanga, Brazzaville, septembre 1984).
Le jour suivant, à 17 h 15, Lumumba, les mains liées, le corps meurtri et ensanglanté, arriva à l’aéroport de Ndjili. Il fut violemment jeté dans un camion à coups de crosses et immédiatement conduit à la résidence de Mobutu qui donna l’ordre de l’emprisonner au camp de Binza. (L’ONU et le Congo in Chronique de Politique Etrangère, (Bruxelles), 15,1962, p. 669).

Le 17 janvier 1961, Mobutu et Kasavubu décidèrent de livrer Lumumba aux Katangais. Le soir même, il sera assassiné sous les yeux de Tshombe, Munongo et Kibwe. (Rapport de la Commission d’Enquête de l’ONU, Assemblée Générale A-4964, S- 4976 in Chronique de Politique Etrangère, 15, 4-6, 1962, pp. 675-696).

Le 13 février, Munongo déclarera lors d’une conférence de presse: ‘Je sais que certains diront que nous l’avons assassiné. Je réponds: prouvez-le.(Ibid., p. 688).

Ce sera le début de la campagne d’extermination des grands leaders nationalistes par laquelle les impérialistes voulaient assurer ‘la tranquilité’ de leurs affaires au Congo. La liste des martyrs sera impressionnante:
Maurice Mpolo, ministre de la Jeunesse, nommé général et chef d’état-major par Lumumba;
Joseph Mbuyi, ministre des Classes moyennes; Joseph Okito, président du Sénat;
Jean-Pierre Finant, président du gouvernement provincial à Stanleyville;
Christophe Muzungu, directeur de la Sûreté sous le gouvernement Lumumba;
Fataki, commandant de la gendarmerie à Stanleyville;
Emmanuel Nzuzi, secrétaire général de la Jeunesse MNC-L;
Barthélémy Mujanayi, gouverneur de la Banque centrale;
Pierre-Léopold Elengesa, cadre influent du MNC-L.

10. Quelques éléments de réponse aux questions pertinentes du compatriote Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu à la lumière de tous ces antécédents des intrigues de corruption avant pendant et après les élections jusqu’à la formation du gouvernement et après l’indépendance.

« Qui (les belges sans doute, selon la lecture que nous faisons du texte ; mais lesquels ?) a corrompu qui (les députés de la majorité, prétendument ; mais lesquels ?  Tous ?) et comment (De quelle manière les corrupteurs s’y prirent-ils, pour arriver à leur fin ?  Qu’est-ce qui pris les corrompus pour expliquer leurs comportement) ?

La compréhension totale des faits évoqués ici nous aiderons à mieux comprendre les enjeux de la sécurité et du progrès dans notre Congo ». Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

1. Qui a corrompu qui?

Selon le témoignage d’Antoine Kiwewa, il aurait joué en intervenant personnellement auprès de Lumumba pour l’accession de Kasavubu à la Présidence, surtout que cela faisait l’affaire de Lumumbu croyant gouverner sans régner. Puisque Kasavubu était opposé à Bolikango, on peut comprendre le sens de cette intervention pour demander à la coalition majoritaire de 112 de voter pour Kasavubu qui a obtenu 159 voix.

Comme Kasavubu visait la primature pour gouverner, mais n’étant pas majoritaire, sa seule chance était seulement la présidence. Est-ce qu’il a été encouragé à briguer la présidence par les Belges qui trouvaient en lui un allié mieux que Bolikango et Lumumba, ce n’est pas impossible!

2. Qu’est-ce qui prit les corrompus à se faire corrompre et qu’est-ce qu’ils ont reçu comme corruption ?

L’opportunisme peut tout expliquer, car la corruption était monnaie courante pour ces nouveaux évolués mindele-Ndombe qui voulaient vite s’enrichir pour ressembler aux colons. La preuve en est qu’après l’assassinat de Lumumba, beaucoup ont capitulé et changé de camps. Quant à la récompense de leur soutient à Kasavubu, nous n’avons aucun élément écrit, en dehors de cette demande implicite d’une récompense désintéressée : depuis quand, une récompense a déjà été désintéressée, sinon, pourquoi le rappeler, si c’était vraiment désintéressé ?

« Vous trouverez sous ce pli, l’acte de fidélité à votre personne, émanant de notre groupe politique. Il s’agit là de mon œuvreJe pense que l’heure de ma récompense désintéressée a sonné » Antoine Kiwewa, futur président national du MNC-L

Dans une lettre datée du 26 novembre 1962, Antoine Kiwewa, futur président national du MNC-L attira l’attention du président de la République sur sa modeste personne. Il lui rappela utilement qu’en juin 1960, son intervention auprès de Lumumba n’avait pas peu contribué à la décision de ce dernier d’accepter l’accession de Kasavubu à la présidence. Le sénateur ajoutait encore: « Vous trouverez sous ce pli, l’acte de fidélité à votre personne, émanant de notre groupe politique. Il s’agit là de mon œuvre (…) Je pense que l’heure de ma récompense désintéressée a sonné.’

3. « La compréhension totale des faits évoqués ici nous aiderons à mieux comprendre les enjeux de la sécurité et du progrès dans notre Congo ». Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

Faut-il un dessin pour comprendre la corruption des élus du peuple au service de la dictature et du pouvoir en place depuis le double coup d’État de Mobutu, de l’assassinat de Lumumba jusqu’aujourd’hui?

L’avenir nous dira si jamais l’on organisait encore des élections présidentielles au suffrage INDIRECT par des députés, si la même scène du 24 juin 1960 ne se répétera pas avec les compromissions d’opportunisme, de débauchage et de corruption que nous connaissons!

Qui vivra verra!

Sans avoir épuisé le sujet, nous laissons les compatriotes qui ont plus d’éléments d’apporter leur contribution pour éclairer cette situation de crise de légitimité qui nous colle à la peau!

POLO MUKER

polo_muker@yahoo.com

Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

À

moi ‘JUAN PABBLO MUKER’ ‘Frederic Mamboleo’ ngele.ema@gmail.com kcf.katombe@gmail.com et 6 de plus…

CC

‘Fwelley Diangitukwa’ kivu-avenir@googlegroups.com ‘ »Cc : »‘ banayaequateur@yahoogroupes.fr wondo_paly@yahoo.fr et 73 de plus…

Aujourd’hui à 5 h 42 PM

Nous pensons que, pour bien maîtriser l’histoire de notre pays, il faille être plus précis quand faire se peut.  Cette maîtrise nous permettra de mieux savoir les sources, les causes premières et les responsables des situations que nous vivons aujourd’hui.

Il faut en effet bien se rendre compte que beaucoup de problèmes que nous connaissons aujourd’hui soient le cumul des conséquences des irresponsabilités, des erreurs ou des méchancetés mêmes de Lumumba, Mobutu, Kabila et Kanambe.

Qui (les belges sans doute, selon la lecture que nous faisons du texte ; mais lesquels ?) a corrompu qui (les députés de la majorité, prétendument ; mais lesquels ?  Tous ?) et comment (De quelle manière les corrupteurs s’y prirent-ils, pour arriver à leur fin ?  Qu’est-ce qui pris les corrompus pour expliquer leurs comportement) ?

La compréhension totale des faits évoqués ici nous aiderons à mieux comprendre les enjeux de la sécurité et du progrès dans notre Congo.

Ceci est une habitude que nous devons cultiver : ne pas nous nourrir d’informations partielles, parfois truqués pour nous intoxiquer et par moment produites par la haine ou le népotisme qui tue notre pays.

Congolais : morts encore ?


Quelques congolais en plus mourrons encore ; quand bien-même la peine capitale ne serait pas applicable !  Pourquoi et comment sera-ce ?  Que faisons-nous pour qu’il en soit autrement, de quelle manière et pourquoi ?

Pour le profane, en effet, la lecture de la livraison ci-dessous soulève une question parmi tant d’autres : pourquoi alors condamner à mort et maintenir ce moratoire de plus de 10 ans ?

Le pays est mal géré ; comme les autres, ainsi que nous pouvons nous en rendre compte, à tous les coups ou presque !

GPAU


From: kivu-avenir@googlegroups.com [mailto:kivu-avenir@googlegroups.com] On Behalf Of Kimpele Kwebe
Sent: mardi 18 novembre 2014 18:48
To: kivu-avenir@googlegroups.com
Subject: RE: [Kivu-Avenir] Procès Mamadou Ndala: le colonel Birocho Nzanzu condamné à mort


Date: Tue, 18 Nov 2014 18:09:34 +0200
Subject: [Kivu-Avenir] Procès Mamadou Ndala: le colonel Birocho Nzanzu condamné à mort
From: kivutiens@gmail.com
To: kivu-avenir@googlegroups.com

Procès Mamadou Ndala: le colonel Birocho Nzanzu condamné à mort

17 novembre, 2014

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Le véhicule 4X4 qui transportait le colonel Mamadou Ndala en plein feu non loin de l’aéroport de Beni, le 2 janvier 2014.

Le verdict est tombé lundi 17 novembre après-midi dans le procès Mamadou Ndala, après plus d’un mois d’audiences à Beni: le lieutenant-colonel FARDC Birocho Nzanzu Kosi et un rebelle ougandais des ADF – en fuite – sont condamnés à la peine capitale. La cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu a prononcé également des lourdes peines pour d’autres prévenus et trois acquittements.

Le colonel Birocho Nzanzu Kosi est condamné à la peine capitale pour participation à un mouvement insurrectionnel et terrorisme. Il est aussi renvoyé des FARDC et soumis au paiement de dommages et intérêts équivalent à 2,9 millions américains à la partie civile et à la succession du colonel Mamadou Ndala, mort dans un attentat le 2 janvier dernier à Beni.

Relire aussi: Beni: un officier FARDC accusé d’avoir perçu 27 000 USD des ADF pour tuer Mamadou Ndala

La cour a également condamné par contumace quelques rebelles des ADF en fuite. Parmi eux, figure Jamili Mukulu, condamné à la peine de mort.

Alors que l’officier ADF Yusufu Mandefu est condamné à 15 ans de servitude pénale principale, son acolyte Yosia, lui, écope de 5 ans pour participation à l’assassinat de Mamadou Ndala.

Du coté des FARDC, le lieutenant colonel Kamulete Jocker, quant à lui, écope de 20 ans de prison ferme pour participation au mouvement insurrectionnel.

Les majors Ngabo et Viviane Masika, reconnus coupables de dissipation d’effets militaires et vol simple, sont condamnés chacun à 12 mois de prison.

Cependant, la cour militaire a acquitté trois prévenus, dont le capitaine Moïse Banza et le lieutenant colonel Tito Bizuru.

La peine capitale n’est pas applicable en RDC, en raison d’un moratoire depuis plus d’une décennie. Ces peines vont se muer à la peine à perpétuité.

Radio Okapi

http://radiookapi.net/actualite/2014/11/17/proces-mamadou-ndala-le-colonel-birocho-nzanzu-condamne-a-mort/


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Révision de la constition ?


6 à 12 millions de morts ne se paient pas par le retrait des quatre projets de lois portant révision de sa propre constitution : http://7sur7.cd/new/gouvernement-retire-les-quatre-projets-lois-portant-revision-constitution/

Où sont nos diplômes ?


Que des diplômes se vendent dans les institutions de l’enseignement congolais n’étonne personne.  Dans les années 70 déjà, ce système fit beaucoup d’émules.  Arrivés à l’étranger certains acheteurs finiraient par faire la honte dudit enseignement, au cours de leurs stages sur lesquels ils construisent leurs projets d’insertion professionnelle, surtout, lorsque leur pays d’accueil est le Canada, aux nouvelles qui nous parviennent !  La conséquence en est que beaucoup d’entre nous n’ont jamais pu voir leur diplômes…

Les signatures des diplômes universitaires par les minitres de tutelle feraient, elles aussi, l’objet d’un commerce tout spécial dont les universitaires et diplômés du supérieur font les frais.  Lorsque la chaîne de transmission de argent de ces forfaits disfonctionne, ce sont les diplômes qui tardent à venir, mettant plusieurs diplômés dans l’embaras.

C’est dire que l’imposture comme les dictatures qui la précédèrent, s’occupe elle aussi, à tuer l’enseignement congolais dans l’oeuf !  Comment pourrons-nous corriger demain cette culture ?  Qui arrêtera ce commerce auquel se livrent certains de nos ministres depuis plus de 4 décennies déjà, sans être inquiéter le moins du monde ?

Tout cela ne fait que rajouter au défi que doit relever l’opposition, quand elle aura réussi à provoquer l’alternance du pouvoir au Congo.