Demain, samedi 4 mars 2017, si les kongo veulent descendre dans les rues pour se libérer du joug de Kabila, seuls, déconseillez-leur de commettre cet acte suicidaire ! Nous ne pouvons pas, en effet, prétendre aimer les kongo et les laisser aller, ou les suivre sur un chemin qui mène dans la gueule du lion : le régime sanguinaire de Kinshasa.
Les kongo laissent Ne Muanda N’semi les induire en erreur ! Ils étaient sur la bonne voie , celle qui nous responsabiliseraient, nous congolais, peuple dévoyé. NMN veut les jeter dans la gueule du loup, par ignorance, frappé d’aveuglement spirituel, pour avoir confondu les voies de Dieu à celles de ses ancêtres ! NMN qui traite et amadoue un tel régime, ne peut être pris pour un leader responsable. Cela d’autant plus qu’il est un homme instruit, en possession des moyens intellectuels que bien de nos compatriotes manquent cruellement à cause des dictatures que nous laissons se pérenniser dans le pays.
Ce n’est pas la première fois que nous aurons entendu de tes appels pareils. Nous le savons bien, ces appels finissent tous par des morts dans le rang des populations sans que Kabila ne bouge d’un seul pouce.
Soyons responsables. Qu’est-ce qui a changé dans la stratégie de l’opposition pour qu’il en soit autrement demain ? Sans préparation, pouvons-nous raisonnablement promettre aux congolais le déguerpissement de Kabila et des ses sbires ? Ne Muanda N’semi (NMN) seul peut-il libéré la RDC ? N’a-t-il pas observé que les ngala, les luba et les swahiliphones ne compatissait pas avec les kongo ? Comment dirigera-t-il les congolais lui qui ne respecte pas sa base, les kongos, qui lui ont adjoint d’écrire au Secrétaire Général des Nations-Unis, mais qu’il ne respecte pas ? Quel jour aura-t-il le soutien des ngala, luba, et swahiliphones qu’il fustige à raison ? Sans être conséquent avec lui-même, sans être en simbiose avec son peuple, comment réussira-t-il son projet politique ?
Certes, Kabila doit partir pour être remplacé par un homme fait, ayant un projet de société complet, bien ficelé et démocratiquement accepté par tous les congolais.
L’offre de mon frère Ne Muanda N’semi aux congolais a l’inconvénient de contenir des confusions sur tout ou presque :
+ la confusion des congolais aux kongo que nous n’accepterons pas, nous qui ne sommes pas kongo ;
+ la confusion d’un plan – légitime – de libération la nation kongo à un plan de libération de la nation congolaise tout aussi légitime, mais jusqu’ici inexistant ;
+ la confusion des imposteurs avec qui il travaille aux patriotes qui ne dénoncent, combattent et rejettent l’imposture ;
+ la confustion entre le temps de préparation nécessaire de la libération du Congo par l’élaboration d’un projet national démocratique et complet ; et, le moment du lancement d’un tel projet de libération, etc.
Aujourd’hui, l’opposition au régime de Kabila est encore très désorganisée. NMN le reconnait lui-même. Elle, n’a pas un plan écrit, complet, pour la libération du pays, avalisé par le peuple. Il faut, donc, selon nous, de l’Est, s’interdire d’envoyer nos populations dans les rues mourir comme depuis 35 ans déjà, sans que la dictature ni l’imposture ne soient mises en déroute, en brêche. Ces irresponsabilités dégoutent nos frères de l’Est qui ne voient nulle part un homme responsable émerger pour l’instant et qui soit capable de conduire le peuple vers son salut qui se trouve dans la pacification et l’enrichissement du pays.
Ne Muanda N’semi est dans une démarche *révolutionnaire, réactionnaire, antidémocratique, tribale* qui nous fera encore perdre des vies humaines pour rien ; comme avec celle de feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba, si nous nous laissons aller les choses selon ses caprices des gourous politiques du moment qui présentent beaucoup de déficits : intellectuels, moraux, comportementaux.
Sa démarche divise le pays, non pas parce qu’elle serait mauvaise en soit, mais parce que la lutte du peuple kongo n’est pas la lutte de tous les congolais et les deux doivent être clairement distinctes dans nos esprits et nos actes. Nous aimons les kongo, certes ; cependant nous ne pouvons pas raisonnablement accepter de cesser d’être esclaves des ngala (MPR), des swahiliphones (AFDL), des rwandophones (PPRD) pour devenir esclaves des kongo (BDK) !
Demain, peuple congolais, prenons le temps de nous choisir de bons leaders d’abord, de développer un plan écrit démocratique pour le développement de notre pays d’abord pour réussir notre combat pour l’avènement de la paix et de l’enrichissement de tous les congolais, que nous savons impossible avec le régime ethniciste de Joseph Kabila Kabange.


Ne Muanda Nsemi serait en fuite et non dans une des deux résidences. Voici déjà plusieurs jours que le pouvoir recherche l’homme. On l’a d’abord vu à son balcon. On ne le voit plus… Cet homme est un parlementaire national, opposant de taille au régime de Kinshasa. Voilà ce que le régime de Kabila Kabange a fait de notre pays.
Les lieux seraient occupés par une soixantaine de familles adeptes, ce qui explique sans doute que les forces de l’ordre – dont des militaires – n’aient pas encore donné l’assaut aux résidences. L’imunité parlementaire de Ne Muanda Nsemi est-elle levée et pourquoi ? Pourquoi est-ce que les médias sont privés de l’accès aux sources de l’information ? Quelles seront le conséquences de l’entêtement du pouvoir et du régime de Kinshasa dans son imposture ? Voici un président qu’un président dont le mandat a expiré malmène le peuple congolais tout entier… Notre gente est donc finie, vaincue par Kabila et son système oppresseur.
Les attaques à balles réelles de lundi et mardi contre des miliciens de la secte armés de pierres auraient fait 5 ou 6 morts, selon les sources, et plusieurs dizaines de blessés. Cela n’émeut et ne révolte personne. On dit pourtant avoir retrouvé des armes chez les adeptes de ce que certains appellent déjà un secte.
Les quartiers respectifs des deux résidences de Ne Muanda Nsemi, à Ngiri Ngiri et Ngaliema, ont été bouclés les hommes en armes du pouvoir et désertés par leurs habitants. Comme à l’Est, il faut craindre que bientôt, des rwandophones ou des tutsi se mettent à y prendre place un jour pour remplacer les congolais de souche par des étrangers qui exécuteraient un plan précis et élaboré d’occupation de la RDC, avec la complicité des occidentaux. La preuve de l’existence d’un tel plan, de cette thèse du complot contre le Congo, dont nous attendons parlé depuis les années 70, de l’autre siècle, n’est pas le souci du peuple congolais qui se résigne et a peur d’affronter la mort que le régime propose en échange à toute volonté de libérer le pays.
En attendant que les parlementaires congolais, muets pendants tous ces jours, s’expriment un jour, puissions-nous répondre en âme conscience à la question essentielle que nous pose le gourou du Bundu Dia Kongo : est-il normal que des allochtones, les barbares, les bauta, subjuguent les kongo sur la terre de leurs ancêtres ?