AZARIAS RUBERWA


Le pasteur Azarias Ruberwa déclarerait une autre guerre à l’Est de la RDC.  C’est ce qui ressort de l’écrit d’un de nos contacts WhatsApp.

Le sujet, mal documenté, mérite malgré tout votre attention.  Juste pour être au courant de ce qui se dit et de ce qui se pense.  Cela peut vous aider à adapter vos projets de société à l’évolution des mentalités et des croyances populaires.  L’homme, souvenons-nous, agit en fonction de ce qu’il croit être de son intérêt.  Il n’est pas nécessairement mu par ce que sont ses intérêts.

Nous vous reproduisons ci-dessous le texte avec quelques corrections orthographiques mineures.


4/01/18 14:30:09

‪+32 492 15 74 13‬

Pasteur AZARIAS RUBERWA DÉCLARE LA GUERRE A L’EST.
Après s être entretenu en cachette avec quelques notables de BUNYAKIRI dans son bureau privée de la Gombe. la messe noire contre les autres territoires du sud kivu est en marche. Pasteur AZARIAS RUBERWA a transmis un message clair à ses interlocuteurs:  » nous devons réclamer ensemble que nos deux villages soient reconnus comme territoires.: (BUNYAKIRI et MINEBWE). Le Pasteur AZARIAS a peur d amorcer ce dossier de MINEBWE qui date de l’epoque de RCD seul, il est à la recherche d autres sales dossiers territoriaux pour faire passé son sien. Nous rappelons que le territoire de MINEBWE aura une superficie presque du RWANDA. FIZI, MWENGA et UVIRA seront amputés. Exemple: -Uvira le territoire de MINEBWE arrivera jusqu’à Lemera centre.

  • Fizi le territoire de MINEBWE arrivera jusqu’à BARAKA.
  • Mwenga va disparaître toute sa forêt sera dans MINEBWE.

Le plan est en cours.d aucuns se demandent pourquoi AZARIAS RUBERWA au ministère de décentralisation? Qui vivra verra🤔

L’ordre et la défense…


L’ordre et la défense, comment les réaliserons-nous après la libération du Congo ?  Avec quels moyens ?  Gérés de quelle manière ?  Quels sont les enjeux et comment les maîtriser ?  Notre armée et notre police fonctionneront-elles réellement un jour ?  Quand sera-ce et pourquoi ?

Oscar Badjo Bahati

Plus jamais un seul franc congolais à l’homme en uniforme : les policiers et militaires sont des fonctionnaires de l’état, donc bien rémunérés par ce dernier. Plus jamais donner un seul franc à cette catégorie de personnes. Chacun de nous connait les raisons. Large diffusion.


Ils ne sont pas des fonctionnaires de l’État, mais des agents de l’État ; des agents de l’ordre (dans la cité) et de la défense (du territoire).  Est-ce deux choses différentes vraiment ? Il paraît que oui.  La suggestion ci-dessus sonne juste, avec tout ce que nous connaissons des rapports de ces agents de l’ordre aux civils.
C’est dire que celui qui se prépare à présider à la destinée du Congo, doit se préparer à gérer 150.000 ennemis, ou à remercier 150.000 agents de l’État, dès sa prise du pouvoir ; si nos chiffres sont juste…
Cela aussi se prépare, outre le budget qui n’en serait qu’autour de 52 $/agent/mois !

L’ordre et la défense
  • Comment les réaliserons-nous l’ordre dans la cité et la défense du territoire en RDC, après la libération du Congo des griffes des imposteurs et des pilleurs.
  • Le système état complètement pourri, un nettoyage de fond est à entrevoir.  Cela requiert une stratégie bien étudiée à l’avance au regard de la taille du pays et celle de sa population.  Ce nettoyage peut consister en un remplacement des fruits pourris du panier ou en une rééducation de tout le corps militaire et policier national en vue de changer les esprits, si faire se peut…  L’efficacité d’une telle démarche est douteuse.  Des assassins non repentants se dédouaneront comment, quand, auprès de qui et de quelle manière ?
Avec quels moyens ?
  • Avec une budget de moins de 52 €/mois/agent, il faut déjà se demander comment agiront le prochain ministre de la défense et le prochain ministre de l’intérieur pour gérer leur départements respectifs.
  • Multiplier par dix leurs budgets (défense et intérieur) ne résoudrait pas encore le problème.  Or, la situation présente requiert une multiplication immédiate par 125 au moins des budgets.  Un tel accroissement du budget même sur le long terme, sur 10 ans par exemple, requiert une multiplication du budget par 1,62 tous les ans !
  • Théoriquement, la RDC, moyennant une mise au travail du congolais, le budget de l’État peut instantanément être corrigé en valorisant le travail, en rendant celui-ci obligatoire et en recourant au crédit privé pour promouvoir la création d’emplois.
Gérés de quelle manière ?
  • Tous les pays du monde font la même expérience.  Les services publics sont inutilement budgétivores.  La promotion des services privés, sous un contrôle efficace de l’État permet d’améliorer les rendements, d’élever le niveau de vie de la population et d’accroître les recettes de l’État.
  • Culturellement, le congolais n’est pas encore suffisamment préparé pour une telle société.  Les politiques du moments sont loin de travailler ce genre de questions.  L’État est dans un état de déconfiture qui demandera probablement plus de 20 ans avant que le pays ne décolle.  C’est une raison de plus pour commencer par trouver la bonne ressource humaine et la promouvoir afin que les bons citoyens contaminent par leurs exemples.
Quels sont les enjeux et comment les maîtriser ?
  • Dans l’imposture, le premier devoir du congolais est de débouter celle-ci après avoir préparer les hommes providentiels.  Ce qui est fâcheux dans la RDC c’est le peu de souci du congolais pour la préparation de la relève.
  • Rien n’est fait pour la bonne éducation de la jeunesse.  Très peu est fait pour la promotion des patriotes, la perpétuation de la mémoire des héros.  Encore moins est fait pour sanctionner les cadres véreux, les citoyens qui trahissent ou font la honte de la République.
  • En tant qu’un conglomérat de peuples aux cultures différentes, rien n’est fait pour nous unir dans le respect.  Tous les régimes qui se succèdent à Kinshasa copie le modèle colonial et esclavagiste.  Il faut donc commencer par résoudre ce problème là : les velléités coloniales de la plupart de nos hommes politiques.
Notre armée et notre police fonctionneront-elles réellement un jour ?
  • Avec les éléments présents, qui ont tous du sang congolais dans les mains, il est impossible de faire la paix dans le pays.
  • Le futur gouvernement soucieux de faire la paix, d’ordre et la défense du territoire congolais, devra investir, en moyenne, au moins 6500 € dans chaque agent de la police et de l’armée.  Sinon, nous seront toujours tabassés, fusillés, empoisonnés par nos policiers, nos militaires.
Quand sera-ce et pourquoi ?
  • Étant donné que l’implication des congolais soit lente, il ne faut pas s’attendre à un changement majeur avant 30 ans.
  • Il faut 25 ans pour former une nouvelle génération de citoyen.  Ceux qui naissent aujourd’hui, ne sont pas encore engagés sur les rails.  Dans 5 ans, la plupart de parents seront encore irresponsables comme nous.  Cela justifie la prévision d’au moins 30 ans, pour avoir les premiers congolais patriotes en action significative.

Talismans inopérants…


3 janvier 2018 à 09:07

DECLARATION DU CARDINAL LAURENT MONSENGWO EN MARGE DE LA MARCHE DU 31 DECEMBRE 2017
Chers frères et sœurs,

Ce n’est plus un secret pour personne que le climat du pays en général et de la capitale en particulier est caractérisé par un regain de peur et d’énervement, d’incertitude sinon de panique. Nous sommes témoins d’incidents malheureux survenus le dimanche 31 décembre 2017 lors de la marche pacifique et non violente organisée par le comité laïc de coordination, dans le but de réclamer l’application réelle de l’Accord politique global et inclusif du Centre Interdiocésain de Kinshasa (Accord de la Saint-Sylvestre), accord violé volontairement. Ceci crée un malaise socio-politique que traverse notre cher et beau pays, la RD Congo (cf. Message de l’Assemblée plénière extraordinaire des Evêques de la Cenco, 24 novembre 2017). Nous ne pouvons que dénoncer, condamner et stigmatiser les agissements de nos prétendus vaillants hommes en uniforme qui traduisent malheureusement, et ni plus ni moins, la barbarie. Nous en voulons pour preuves : le fait d’empêcher les fidèles chrétiens d’entrer dans les églises pour participer à la messe suivant l’ordre reçu d’une certaine hiérarchie militaire, le jet de gaz lacrymogène pendant la célébration eucharistique dans les différentes paroisses de Kinshasa, le vol d’argent, d’appareils téléphoniques, la poursuite, la fouille systématique des personnes et de leurs biens dans l’église et dans les rues, l’entrée des militaires dans les cures de quelques paroisses sous prétexte de rechercher les semeurs des troubles, les tueries, les tirs à balles réelles et à bout portant sur des chrétiens tenant en mains bibles, chapelets et crucifix, les arrestations des prêtres et fidèles, etc. Nous demandons aux uns et aux autres de faire preuve de sagesse et de retenue. Que des mystifications présentées comme informations véridiques et fiables. Il est temps que la vérité l’emporte sur le mensonge systémique, que les médiocres dégagent et que règnent la paix, la justice en RD Congo. Comment ferons-nous confiance à des dirigeants incapables des protéger la population, de garantir la paix, la justice, l’amour du peuple ? Comment ferons-nous confiance à des dirigeants qui bafouent la liberté religieuse du peuple, liberté religieuse qui est le fondement de toutes les libertés (cf. Benoît XVI, Liberté religieuse, chemin vers la paix) ? Le sait-on, la liberté religieuse est un élément essentiel de l’Etat de droit, on ne peut la nier sans porter atteinte à tous les droits et aux libertés fondamentales. L’instrumentalisation de la liberté religieuse pour masquer des intérêts occultes comme par exemple l’accaparement des ressources, des richesses, le maintien au pouvoir par des méthodes anti-constitutionnelles, peut provoquer et provoque des dommages énormes aux sociétés, en l’occurrence la nôtre. Nous voulons un Congo des valeurs et non d’anti-valeurs. Puisse le Seigneur accorder à notre pays une paix durable dans la justice et la vérité, et à nos morts pour la liberté, le salut éternel.


Notre réaction à chaud

Ce sont des vœux pieux. Que devons-nous apprendre de tout ceci ?

1. Les talismans tels que les bibles, chapelets et crucifix ne protègent pas les injustes ;
2. Monsengwo pèche par omission : il ne cite pas Kabila, parce qu’il le craint, et ce, avec raison ; il n’indique pas la suite du plan des catholiques pour déterminer ses fidèles. Ne pas écouter ses frères chrétiens est une erreur. Composer avec les païens qui nous déciment est une trahison des catholiques. Tout congolais qui veut un avenir pour le Congo doit tirer les conséquences de l’irresponsabilité des prélats catholiques et des pasteurs protestants qui continuent à faire le lit de la dictature, de l’esclavagisme, du pillage de la nation depuis leur apparition dans la vie de nos peuples.

Désobéissance civile


L’expression ne correspond à rien ou presque dans notre culture du 21ème sciècle.  L’État n’est pas un parent pour qu’on parle de désobéissance ou d’obéissancce dans le rapport du citoyen à lui.  Cependant, dans le cas du Congo, cette expression rappelle un homme et un parti : Joseph Désiré Mobutu et le Mouvement Populaire de la Révolution, le MPR, parti-État.  Pour le président-maréchal, en effet, le parti-état, qu’il incarnait, était le père de la nation congolaise.  D’où le slogan du MPR : Tata bo ?  Moko !  Mama bo ?  Moko !

Aujourd’hui encore, des millions des congolais fonctionne suivant la logique de la relation père-fils.  Quand il est question de la relation du chef de l’État au citoyen ou de encore de la relation de l’État lui-même au citoyen, beaucoup sont nos compatriotes qui se croient être dans une famille où se trouve un père – l’État – et des fils : les citoyens.

Ce modèle de relation père-fils se retrouve dans la religion dominante de la RDC : le catholicisme.  Le père est un chef au sein de la paroisse.  Il doit être obéi, inconditionnellement.  Dans le marche du 31 décembre, nous avons pu assister à l’obéissance des catholiques et de leurs amis à leurs pères : les évêques.

Kabila et son gouvernement nous dérangent.  Ils nous subjuguent voici bientôt 16 ans passés.  Ils nous déciment chaque jour que le soleil se lève à l’horizon et que la nuit s’annonce à l’autre horizon.  Comment pouvons-nous nous départir de cette peste qu’est le régime de Kinshasa ?  Pourquoi avons-nous difficile à nous départir de ce mal accepté dans notre ignorance de ce qu’il nous réservait ?  Qui nous délivrera ?  La désobéissance civile est-elle un remède à nos maux ?  Qu’est-t-il dit de la désobéissance civile ?

Voici ce que nous disent les spécialistes..

La désobéissance civile est une forme de résistance passive qui consiste à refuser d’obéir aux lois ou aux jugements d’ordre civil. Elle a pour objectif d’attirer l’attention de l’opinion publique sur le caractère inique ou injuste d’une loi avec l’espoir d’obtenir son abrogation ou son amendement.

« La désobéissance civile implique en effet la défense d’un intérêt qui dépasse l’intérêt strictement individuel de celui qui la pratique. Elle tire sa légitimité du fait qu’elle affirme défendre justement l’intérêt général contre des pratiques, une politique, des lois qui le contrediraient. »
Xavier Renou – Petit manuel de désobéissance civile, 2009

La désobéissance civile est le refus assumé et public de se soumettre à une loi, un règlement, une organisation ou un pouvoir jugé inique par ceux qui le contestent, tout en faisant de ce refus une arme de combat pacifique. Le terme fut créé par l’américain Henry David Thoreau dans son essai La Désobéissance civile, publié en 1849, à la suite de son refus de payer une taxe destinée à financer la guerre contre le Mexique. Si la désobéissance civile est une forme de révolte ou de résistance, elle se distingue pourtant de la révolte au sens classique. La révolte classique oppose la violence à la violence. La désobéissance civile est plus subtile : elle refuse d’être complice d’un pouvoir illégitime et de nourrir ce pouvoir par sa propre coopération. Le principe même du pouvoir politique pourrait rendre possible l’efficacité de cette action. (Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessus.)


La LUCHA


La LUCHA nous offre un bilan que les partis de l’opposition n’arrivent pas à produire !  C’est la démonstration que cette structure s’oganise mieux et mérite notre soutien patriotique.  Surtout qu’elle brave,   pacifiquement, l’imposture armée jusqu’au dent.  Pour se parfaire, la lutte pour le changement de la LUCHA doit pourtant encore se remodeler.

L’ojectif doit être redéfini, clarifié et la barre hissée plus haut.  Viser des élections, dans le manque de préparation de celles-ci, serait verser dans l’irresponsabilité.  Il faut travailler, dur comme fer, pour arrêter et juger démocratiquement les imposteurs, les traîtres,  les pilleurs du Congo : nationaux et étrangers.  Sinon, notre lutte n’offrira aux congolais qu’une joie très éphémère,  pour un groupe limité, à laquelle succédera une autre série de trahisons latentes…

Pour ce faire, la LUCHA doit s’assurer de n’être pas noyautée, possédée ni contrôlée par des forces étrangères à notre culture et à nos intérêt.   Travailler de concert avec les autres forces de l’oppostion, sans pour autant perdre son identité,  c’est garantir que la LUCHA ne tombe pas dans l’erreur grossière telle que celle de la CENCO.

Du sang a coulé hier et coulera encore, parce que le congolais veut corriger sa faute.  Il veut désormais se battre de ses propres mains.  Ce sera une bonne résolution si toutefois les leaders clarifient les objectifs poursuvis et les voies à emprunter pour les transformer en résultats,  en acquis, démocratiquement !

En clair, il ne suffit pas de faire partir Kabila.  Ce dont nous avons besoin, c’est la paix,  l’unité, le travail libérateur,  le respect du congolais par tous.  C’est à dire, la priorité aujourd’hui est le démantèlement de l’imposture, en ce compris la CENI et la MONUSCO qui la soutiennent.

Logiquement, démocratiquement,  nous devons nous départir des parlementaires, des chefs spirituels et politiques véreux que nous trainons comme un lourd fardeau.  Avec eux comme nos représentants  comme leaders, aucune libération du congolais de l’imposture n’est possibble aujourd’hui ni demain !

Nous, souverain primaire, devons donc nous réorganiser sous la houlette de nos nouveaux leaders perspicaces et visionnaires.  C’est notre devoir que de les identifier et de les promouvoir.  Si nous refusons de le faire, comme cela l’est jusqu’à présent,  le pire qui nous guette nous arrivera.

2018 est donc une année qui réussira pour les patriotes perspicaces uniquement.  Nous vous l’avons dit.


Bilan provisoire de la mobilisation populaire de ce dimanche 31 décembre 2017:

  • Au moins 8 morts, dont 7 a Kinshasa et 1 à Kananga, la plupart par balles.
  • Au moins 300 blessés, dont certains très gravement, et dont quelque 50 l’ont été par balles. Parmi eux, 4 militants de la LUCHA à Kasindi.
  • Au moins 160 personnes arrêtées ou portées disparues, y compris plusieurs prêtres catholiques. De ces personnes arrêtées il y a au moins 38 militants de la LUCHA dont 3 à Kisangani, 9 à Beni, 7 à Kananga, 1 à Lubumbashi (relâché), 7 à Idjwi (relâchés ce soir), 1 à Bukavu, 3 à Matadi, et 7 à Mbandaka. 3 jeunes assimilés à la LUCHA ont aussi été arrêtés à Sake.

Plusieurs milliers de Congolais ont bravé la peur dans plus de 15 villes à travers le pays. D’autres ont manifesté à Paris, Bruxelles, et Londres.

Notre peuple doit être fier de lui-même. Il a gagné la bataille de la dignité en se soulèvent pacifiquement et dans l’unité. Son message a été entendu aux quatre coins du monde : il veut le changement, il veut le respect et la justice, et surtout il veut déterminer librement son avenir par des élections crédibles, inclusives et transparentes. Il a montré qu’il n’avait peur ni des chars, ni des mitrailleuses, ni des lacrymogènes. Les moyens de censure et de répression déployés par Kabila sont le signe de sa faiblesse et de la peur qui règne dans son camp, et pas l’inverse.

Bravo à tous les congolais qui ont répondu aux appels des laïcs catholiques et des forces sociales y compris la LUCHA. Bravo aux prêtres et évêques catholiques qui ont courageusement assumé leur rôle de bergers du peuple de Dieu, opprimé et dénie de tous ses droits. Hommages aux victimes de plus de la répression d’aujourd’hui, pensées pour les blessés et les citoyens qui terminent l’année en détention pour s’être levés pour défendre leurs droits.

La lutte exige de nous la persévérance. Kabila n’est pas parti aujourd’hui, mais il va partir tôt ou tard, pas parce qu’il le veut, parce que le peuple l’aura voulu. Il en est conscient. Gardons donc intactes notre détermination et notre foi dans un Congo Nouveau.

Dans quelques heures, l’accord de la Saint Sylvestre va expirer. Elle était l’unique semblant de légitimité politique pour Kabila et son gouvernement. Nous rentrons dans une période où désormais n’importe qui peut se proclamer président de la République car Kabila est lui-meme un individu comme un autre.

Ceux qui ont soutenu le soi-disant calendrier électoral doivent tirer les conséquences des événements m de ce jour, ou même des églises ont été profanées et des hommes de Dieu brutalisés sans raison. Il n’y a pas d’élections paisibles et crédibles qui puissent avoir lieu dans ces conditions.

Il n’y a rien à fêter ce 1er janvier 2018. Restons mobilisés, et faisons en sorte que ce soit le dernier nouvel an vécu dans ces conditions ! En ce qui nous concerne, nous ne baissons pas les bras. Pas de répit tant que notre peuple n’aura pas gagné sa liberté.

Travaillons pour faire de 2018 l’année de l’espoir et de la liberté retrouvée.

Vive le Congo uni et libre !

Bilan 31/12/2017


[12/31, 20:35] :
Découvrez le Tweet de @TvLadiva :

[12/31, 20:38] : Découvrez le Tweet de @MichaelTshi :

12/31, 20:39 :
RÉPRESSION sanglante en RDC ce dimanche 31 décembre 2017 :
– Paroisse St Alphonse de Matete, deux morts de balles tirées par la police et de nombreux blessés parmis lesquels les prêtres.
– A Bandal, les manifestants et les prêtres sont séquestrés à la paroisse St Michel .
Paul Nsapu.
12/31, 20:39 : Infos Alerte : RDC/ Kinshasa :
– Dans nombreuses paroisses catholiques, les défenseurs des droits notent une répression brutale et sanglante de la police manifestants pacifiques. A la paroisse st Joseph de Matonge par exemple et en attendant le bilan, la police a, aux environs de 9h00, tiré à balles réelles sur les manifestants, beaucoup sont touchés. – C’ est depuis hier aux environs de 22h00 que le régime de Kinshasa a procédé à la coupure de l’ internet et sms. – Des rapts des jeunes, arrestations arbitraires et autres traitements inhumains opérés depuis hier par les forces de protection et de défense, se poursuivent ce matin dans plusieurs communes. La folie meurtrière du régime illégitime et illégal est désormais engagée.
A suivre.
Paul Nsapu.
RDC : Des civils en armes à côté de militaires qui parlent anglais

A Lemba, dans la paroisse saint-Benoît, un témoin nous explique que « tout avait commencé paisiblement. On pensait même qu’il n’y aurait rien à la sortie », explique-t-il, caché dans un nganda pas loin de la Fikin, « à l’abri parce que ça tire », poursuit-il alors que l’on entend distinctement les déflagrations.

« Au moment de sortir et commencer à marcher sur l’invitation du curé, des jeeps sont arrivées avec des gardes présidentielles, les Bana Mura avec leur béret rouge. A côté d’eux, il y avait des hommes en civils. Je suppose u’ils devaient faire croire qu’ils n’étaient pas des militaires, ce qui pouvait peut-être justifier l’intervention militaire. Mais ces gens en civil étaient des hommes de la garde républicaine. Nous en avons reconnu quelques-uns que nous étions plusieurs à connaître personnellement », explique notre témoin qui était au début des coups de feu « à côté du curé ». « J’ai essayé de vous appeler à ce moment-là parce qu’il voulait témoigner de la violence de ces interventions face à une foule de fidèles pacifiques. Mais il a été blessé à l’oeil par un tir de lacrymogène et emmené à l’hôpital ».

Militaires lourdement armés

Un autre témoignage nous vient de l’église Saint-Michel de Bandal où se trouvait notamment l’opposant Vital Kamerhe. « Les militaires ont fait irruption et n’ont pas hésité un instant à tirer à balles réelles juste au-dessus des têtes. Ils étaient lourdement armés, de vrais Rambo qui parlaient anglais. Ce ne sont pas des Congolais. Dites-le bien, insiste notre témoin, toujours caché pas loin de l’église.

A la paroisse Saint-Alphonse de Matete, on déplore les premiers morts. Deux fidèles auraient été tués « par balles tirées par la police. Il y a de nombreux blessés. Le prêtre est aussi touché », selon un fidèle.
[12/31, 21:10] ‪‬:
Bilan provisoire de la mobilisation populaire de ce dimanche 31 décembre 2017 :

  • Au moins 8 morts, dont 7 a Kinshasa et 1 à Kananga, la plupart par balles.
  • Au moins 300 blessés, dont certains très gravement, et dont quelque 50 l’ont été par balles. Parmi eux, 4 militants de la LUCHA à Kasindi.
  • Au moins 160 personnes arrêtées ou portées disparues, y compris plusieurs prêtres catholiques. De ces personnes arrêtées il y a au moins 38 militants de la LUCHA dont 3 à Kisangani, 9 à Beni, 7 à Kananga, 1 à Lubumbashi (relâché), 7 à Idjwi (relâchés ce soir), 1 à Bukavu, 3 à Matadi, et 7 à Mbandaka. 3 jeunes assimilés à la LUCHA ont aussi été arrêtés à Sake.

Plusieurs milliers de Congolais ont bravé la peur dans plus de 15 villes à travers le pays. D’autres ont manifesté à Paris, Bruxelles, et Londres.

Notre peuple doit être fier de lui-même. Il a gagné la bataille de la dignité en se soulèvent pacifiquement et dans l’unité. Son message a été entendu aux quatre coins du monde : il veut le changement, il veut le respect et la justice, et surtout il veut déterminer librement son avenir par des élections crédibles, inclusives et transparentes. Il a montré qu’il n’avait peur ni des chars, ni des mitrailleuses, ni des lacrymogènes. Les moyens de censure et de répression déployés par Kabila sont le signe de sa faiblesse et de la peur qui règne dans son camp, et pas l’inverse.

Bravo à tous les congolais qui ont répondu aux appels des laïcs catholiques et des forces sociales y compris la LUCHA. Bravo aux prêtres et évêques catholiques qui ont courageusement assumé leur rôle de bergers du peuple de Dieu, opprimé et dénie de tous ses droits. Hommages aux victimes de plus de la répression d’aujourd’hui, pensées pour les blessés et les citoyens qui terminent l’année en détention pour s’être levés pour défendre leurs droits.

La lutte exige de nous la persévérance. Kabila n’est pas parti aujourd’hui, mais il va partir tôt ou tard, pas parce qu’il le veut, parce que le peuple l’aura voulu. Il en est conscient. Gardons donc intactes notre détermination et notre foi dans un Congo Nouveau.

Dans quelques heures, l’accord de la Saint Sylvestre va expirer. Elle était l’unique semblant de légitimité politique pour Kabila et son gouvernement. Nous rentrons dans une période où désormais n’importe qui peut se proclamer président de la République car Kabila est lui-meme un individu comme un autre.

Ceux qui ont soutenu le soi-disant calendrier électoral doivent tirer les conséquences des événements m de ce jour, ou même des églises ont été profanées et des hommes de Dieu brutalisés sans raison. Il n’y a pas d’élections paisibles et crédibles qui puissent avoir lieu dans ces conditions.

Il n’y a rien à fêter ce 1er janvier 2018. Restons mobilisés, et faisons en sorte que ce soit le dernier nouvel an vécu dans ces conditions ! En ce qui nous concerne, nous ne baissons pas les bras. Pas de répit tant que notre peuple n’aura pas gagné sa liberté.

Travaillons pour faire de 2018 l’année de l’espoir et de la liberté retrouvée.

Vive le Congo uni et libre !

31 décembre 2017


Tout congolais qui aime pas la démocratie, le patriotisme, le respect de la vie humaine, la sécurité des citoyens, l’excellence et la responsabilité administratives veut que le régime de Kinshasa soit débouté.  Le CLC vient d’inviter, de mobiliser les congolais à marcher pacifiquement pour exprimer son raz-le-bol ce dimanche, 31/12/2017.

Dans un pays qui nous a obligé à l’exil, où le peuple tout entier ou presque a dansé dans le MPR, l’AFDL et le PPRD ; il convient d’être prudent, sage, quand il est question de porter un jugement quelconque sur les actes des citoyens, avant de conjecturer sur l’avenir.

Ce qui se passe au Congo est, selon un école non minoritaire de l’opposition, le fait de la corruption du congolais par l’Occident ou par la Communauté internationale.  Pour une seconde école minoritaire dans l’opposition, le destin du congolais est le fait du congolais lui-même, qui investit, à répétition, dans la démission, la trahison, la division, le racisme, le népotisme, le tribalisme, le régionalisme, la ségrégation linguistique, etc.

Nous lançons, depuis décembre 1999, un appel vibrant à tous les congolais, sans obtenir une réponse favorable. Travailler démocratiquement à élaborer un projet de société nationale qui soit le plus complet et le plus visionnaire possible ne sied donc pas à la plupart de congolais.  Parce qu’un tel projet mettrait en mal beaucoup de projets d’hégémoniques, de différentes alliances mafieuses, esclavagistes, colonisatrices ou pilleuses de la nation.   Comment s’attendre à un mieux avec une telle mentalité, avec un tel comportement ?

Demain, que nous faut-il pour corriger nos fautes ?

  1. Allons déjà repentis devant notre Dieu pour nos idolâtries ;
  2. Ayons le calme des hommes qui savent quel Dieu ils servent et ne gigotons surtout pas ;
  3. Soyons persuadés que notre Dieu est un Dieu d’ordre et que le régime de Kinshasa soit satanique, de désordre, qui est déjà vaincu à la croix de Golgotha…
  4. Suivons très attentivement les conseils qui nous serons prodiguer par nos 10% de compatriotes qui sont dans la diaspora jusque demain à minuit !

Fourberie n’aidera personne !


L’intelligentsia congolaise est coincée. Elle doit décider entre investir dans sa la science, la compétence et l’expertise qu’elle possède ; ou, en contrario, suivre la voie de la foule qui veut la brutalité, du terrorisme notamment ; pour en découdre avec l’imposture josephiste (j-kabilienne). Dans la présente livraison nous rejetons avec force ce discours dangereux : erroné et mensonger, qui pourtant obnubile beaucoup de nos compatriotes. Il y va notre réussite, nous opposition à l’imposture josephiste, au seuil de l’an 2018.

XXXX

Objectif : to cibler bango partout, ngonga ekoki ya ko terrorisé bango par tous les moyens.
TO LOBA OYO NYOSO BOYOKAKA TE ! SEULE SOLUTION KO LONGOLA KABILA C’EST PAR FORCE ! BO IMPOSAKA BISO BA DIALOGUES NABINO ESIMBA TE BO MEKI BA MARCHES ESIMBI TE.

YYYY

Frère,
Un tel discours est illégal, criminel, mensonger, antidémocratique, propre aux combattants et résistants. Pourquoi ?

Il est illégal parce qu’il prône la violence gratuite et arbitraire dans le pays – plutôt que d’inviter à la une réflexion profonde sur la manière d’amener la paix dans le pays – cette chose immonde que nous combattons. Nous congolais ne sommes pas des brutes, mais des hommes de pensée et de sentiment noble, hospitaliers légendaires… Le discours ci-dessus est donc insensé et abject pour notre gente ; à moins que nous divorcions d’avec nos valeurs !

Il est criminel et irresponsable, parce qu’il prône le crime et l’irresponsabilité pour vaincre l’imposture.  Il nous invite à imiter ceux qui viennent spolier notre culture plutôt que de rejeter leur culture immonde.  Les coupeurs de têtes, de sexe ou d’autres membres de nos semblables sont-ils des fruits de la culture congolaise ou de l’étranger rwandais, ougandais, érythréens et autres ?  Ce discours est une solution des lâches et des bandits, qui font comme s’ils n’avaient pas de cerveaux et qu’ils n’auraient rien que des muscles pour se tirer des problèmes. Pour punir les criminels, en effet, il existe des moyens humains, humanistes de coercition – pas toutes recommandables pour les congolais, qui ne font pas appel à la barbarie que distille le propos que nous attaquons.  Non, frère, l’imposture peut être abattue plus facilement et proprement que par ces haches ou des canons !

Ce discours est mensonger, tient à un complexe d’infériorité et à la paresse. Nous ne sommes pas que des haches tandis que les rwandais et les occidentaux ne sont pas tous des baobabs !  Nous n’avons pas encore exploité toutes nos capacités intellectuelles pour résoudre la dictature, la colonisation, l’esclavage et la trahison dans notre pays. C’est le refus de faire appel à l’intelligence et à la sagesse qui nous tue !  Nous ne sommes pas que des êtres d’intuition et les occidentaux ne sont pas que des être de raison. Déculottés, les rwandais sont plus frêles que les congolais ; bien nourris, les congolais sont aussi géants et gras que les américains. Plutôt que d’inviter au travail intellectuel, notre frère complexé et paresseux pense que la violence résoudrait quelque chose. Si c’était le cas, nous serions déjà gagnant depuis l’époque du lumumbisme, du mobutisme, du kabilisme… La violence physique c’est la solution des paresseux, méchants, faiblards et ignorants. Nous pouvons obtenir que les bandits politiques soient traduits un jour en justice et ne regrettent leurs forfaits amèrement, obligés de travailler de force pour purger leur peine ou exclus définitivement de notre société à défaut de se voir pendu par l’autorité publique !

Ce discours est antidémocratique. Aucun politique congolais n’a reçu un mandat du peuple congolais pour aller tuer, arbitrairement, des congolais parce qu’ils seraient coupables de quelque crime que ce soit.  Quant à nous, membre de l’intelligentsia congolaise, nous devons nous rappeler que nos parents nous ont envoyés étudier à l’école de l’homme blanc avec l’espoir que nous organisions notre nation sur des bases plus humanistes, avec le désir de quitter la barbarie qui caractérisait le rapport entre certains de nos peuple pour la civilisation, l’humanité ; de répudier la pauvreté pour embrasser la richesse ; d’arrêter à courir derrière l’hégémonisme pour marcher avec la fierté d’être une grande nation au centre de l’Afrique ! Le discours ci-dessus est donc une insulte à nos parents contre lequel il veut nous pousser à désobéir pour être maudits.  Suivre un tel discours, un tel esprit, une telle culture, c’est oublier que notre mission est de faire arrêter Kabila et ses disciples par les voies de droit, pour qu’ils soient jugés, conformément à nos lois, nous congolais, nous terriens. Et Dieu sait que cela est possible et à notre portée. À perdre notre temps dans la méditation du mal, nous abîmons le pays plutôt que de nous investir dans l’invention, la création, sécrétion du bien bien dans le pays !

Ce discours et enfin propre aux faux combattants et résistants qui, plutôt que d’investir dans la réflexion et l’invention, investissent dans le fourvoiement, l’inutilité, la barbarie, la bassesse. Non, frère ! La solution n’est pas dans les mutakalisations, ni dans les cris de guerre.  En revanche, elle est certainement dans la discipline à inculquer à nous même et à nos enfants pour ne pas verser dans les distractions que rependent les dansent obscènes et les prières abrutissantes de nos nombreux compatriotes qui meurent sous la convoitise de la paresse et de la luxure.   Elle (la solution) est dans l’organisation de notre base pour progressivement disqualifier tous les hommes véreux que nous avons nous-mêmes commis à la gestion du pays, dans notre esprit de trahison. Nous pensions servir nos familles, nos patriarchies, nos clans, nos tribus, nos ethnies, nos alliances, nos langues, nos couleurs, nos terroirs, dans le mépris des intérêts des autres… Nous nous rendons compte que ces égoïsmes n’étaient que des chevaux de Troie qui cachaient la honte, l’ignominie, la désolation pour l’ensemble de notre pays. Arrêter ces salles et mauvaises blagues, pour nous investir dans la science, la sagesse, afin de disqualifier, de démettre, tous ces hommes incompétents, cupides, brutes, que nous avons commis l’erreur de désigner comme nos chefs, tel est aujourd’hui notre premier devoir citoyen. C’est à nous tous qui les avons élus ou tolérés de les démettre de tous leurs postes, les parlementaires en premier. Ces derniers ne sont pas capables de nous résister ; s’ils se terrent à Kinshasa, il suffit de les ignorer et les kinois s’occuperont de leur apprendre à retrouver les terres de leurs aïeux que d’importer la malédiction chez eux. Vous êtes un roi, frère. Que ferriez-vous si les 4/5 de vos sujets vous vomissaient ? Vous tiendriez combien de temps ?

Si donc Kabila nous résiste, ce n’est pas parce qu’il serait un baobab : c’est parce que nous ne voulons pas quitter nos égoïsmes, nos mesquineries, nos hypocrisies, nos paresses physiques et intellectuelles, nos faibles morales… Notre rôle, nous, intelligentsia congolaise, c’est d’indiquer la voie du salut et non pas la voie de la barbarie qui mène aux enfers, nous brûlons depuis bien avant le 30 juin 1960 déjà…

ZZZZ
Des fois, face aux sans loi, le peuple devient le justicier.

YYYY
Certes, ce ce que fera un mauvais peuple, mon frère !  En effet, quel peuple dans le monde a décollé avant de ne s’être imposé lui-même le droit et de divorce d’avec le non-droit, l’arbitraire ?  Quel peuple s’est libéré en opposant la barbarie à une autre barbarie ?

L’expérience montre que tous les rebelles ont lancé leurs pays sur 25 ans au moins de guerre, avec au bout, une paix passagère à chaque fois…  Regarder partout : l’Afrique, l’Asie, l’Amérique, l’Océanie, l’Europe : nulle part les rebelles n’ont sauvé une nation comme veulent le prétendre les FOURBES !  Vous, ô Roi, avez l’avantage de connaître tout cela mieux que nous, par votre formation…

Enfin, si les marches, sit-ins, pétitions, dialogues et autres stratégies semblables, que nous avons mis en oeuvre et qui sont évoqués par notre compatriote, ci-dessus, ne nous ont pas permis de gagner la bataille contre e régime de Kabila,  c’est justement, parce que, eux aussi, ont tous aussi étés des actes déstructurés, irréfléchis, illégaux et de ce fait tout aussi nuisibles que le terrorisme.

Concluons que la fourberie n’aidera personne, mais qu’elle attirera sur nous et nos progénitures de gros malheurs tant que nous refuserons de suivre la voie de la raison et du cœur !  Est-ce possible sans une nouvelle naissance de chacun d’entre nous ?

L’appocalypse ?


Est-ce l’appocalypse qui nous hante l’esprit ?  Non !  Le pire promis en mai 2011 est encore à venir, mais ce ne sera pas encore l’appocalypse.  Nous tentons ci-dessous une conjecture…



Si les opérations cloches se déclenchent cette nuit au Congo, les services de sécurité vont tenter de recourir aux enlèvements, arrestations et assassinats pour intimider, comme dans tous les pays du monde, dans les jours qui suivent.
Si les voisins congolais se montrent solidaires, déterminés et courageux pour dénoncer les traîtres (nationaux) et imposteurs (étrangers) en utilisant, sans modération, photos, textos, vidéos et audios ; les amis du pouvoir videront la ville progressivement et le régime sera isolé graduellement jusqu’au niveau l’international.
S’il pousse le bouton loin, ce gouvernement, une guérilla urbaine suivra, viendra assomer le régime, parce que, c’est alors que les occidentaux penserons à la vengeance des leurs, encouragés et appuyés par la diaspora résistante et combattante.
Les chasses aux sorcières et la vengeance devenant la règle, il faut craindre pour les blancs, les étrangers, les ugandais et rwandais particulièrement et les nilotiques congolais impopulaires.
Si cela s’avère nécessaire et possible, les USA laisseront d’abord pourir la situation avant d’intervenir pour créer une nouvelle opportunité d’affaires et reculer d’un pouce la conquête djiadiste au centre de l’Afrique à la reconstruction du pays ; et pour post-poser l’approche, l’émergence du Black Power.

Rien n’est étrange !


Rien de nouveau au Congo.

C’est depuis l’époque de la MONUC que nous déconseillons à nos compatriotes, les ituriens notamment et en premier, d’accepter des forces étrangères, nationales, supranationales ou onusiennes au Congo.

Personne ne nous a écouté, personne ne nous écoute encore aujourd’hui. RASSOP, combattants et résistants, pouvoir de Kinshasa, sombrent tous dans le même panneau : l’aliénation de la nation, la négation des capacités nationales.  C’est comme pour dire : nous sommes des incapables, d’éternels handicapés.  Nos peuples ne sont pas en reste. Quand j’intéroge mon Ituri natal par exemple, tout le monde est formel : l’iturien veut ce qui ne lui coûte rien ! L’aide internationale, occidentale, onusienne, chinoise, russe ou autre. La conclusion est donc claire pour celui qui analyse les mentalités de nos peuples.  La situation n’est pas très différente dans la diaspora…

En fonction de la dose d’abnégation, de résilience, de souplesse à surfer sur le non-droit, de rejet de la trahison que l’on possède, on peut choisir entre continuer avec le peuple congolais ou divorcer d’avec lui ; ne serait-ce que pour un temps.

La thèse qui consiste à expliquer l’échec du congolais par la force, la puissance de la corruption qu’emploie l’ennemi doit nous permettre de conclure qu’il ne faut pas se leurer, se tromper sur la volonté ultime du congolais.  Nous caressons tous ou presque la pauvreté et l’insécurité.

L’un d’eux a proclammé haut et fort dans l’une des orgies nationales pentecotistes : « Il faut admettre que la danse nous soit venue du ciel ».

Voici le message WhatsApp, du groupe Projet 2014, qui nous conforte dans notre position.


[18:49, 12/12/2017] +243 997 614 244:

Nord-Kivu, après la saisie vendredi dernier d’un véhicule du parquet de tribunal impliqué dans la fraude des minerais, un véhicule du Haut Commissariat pour les Réfugiés, saisi à son tour avec une cargaison des minerais. Présentation toute à l’heure à la presse.

Gisèle Kaj
_Okapi radio 📻 _