L’ordre et la défense…

L’ordre et la défense, comment les réaliserons-nous après la libération du Congo ?  Avec quels moyens ?  Gérés de quelle manière ?  Quels sont les enjeux et comment les maîtriser ?  Notre armée et notre police fonctionneront-elles réellement un jour ?  Quand sera-ce et pourquoi ?

Oscar Badjo Bahati

Plus jamais un seul franc congolais à l’homme en uniforme : les policiers et militaires sont des fonctionnaires de l’état, donc bien rémunérés par ce dernier. Plus jamais donner un seul franc à cette catégorie de personnes. Chacun de nous connait les raisons. Large diffusion.


Ils ne sont pas des fonctionnaires de l’État, mais des agents de l’État ; des agents de l’ordre (dans la cité) et de la défense (du territoire).  Est-ce deux choses différentes vraiment ? Il paraît que oui.  La suggestion ci-dessus sonne juste, avec tout ce que nous connaissons des rapports de ces agents de l’ordre aux civils.
C’est dire que celui qui se prépare à présider à la destinée du Congo, doit se préparer à gérer 150.000 ennemis, ou à remercier 150.000 agents de l’État, dès sa prise du pouvoir ; si nos chiffres sont juste…
Cela aussi se prépare, outre le budget qui n’en serait qu’autour de 52 $/agent/mois !

L’ordre et la défense
  • Comment les réaliserons-nous l’ordre dans la cité et la défense du territoire en RDC, après la libération du Congo des griffes des imposteurs et des pilleurs.
  • Le système état complètement pourri, un nettoyage de fond est à entrevoir.  Cela requiert une stratégie bien étudiée à l’avance au regard de la taille du pays et celle de sa population.  Ce nettoyage peut consister en un remplacement des fruits pourris du panier ou en une rééducation de tout le corps militaire et policier national en vue de changer les esprits, si faire se peut…  L’efficacité d’une telle démarche est douteuse.  Des assassins non repentants se dédouaneront comment, quand, auprès de qui et de quelle manière ?
Avec quels moyens ?
  • Avec une budget de moins de 52 €/mois/agent, il faut déjà se demander comment agiront le prochain ministre de la défense et le prochain ministre de l’intérieur pour gérer leur départements respectifs.
  • Multiplier par dix leurs budgets (défense et intérieur) ne résoudrait pas encore le problème.  Or, la situation présente requiert une multiplication immédiate par 125 au moins des budgets.  Un tel accroissement du budget même sur le long terme, sur 10 ans par exemple, requiert une multiplication du budget par 1,62 tous les ans !
  • Théoriquement, la RDC, moyennant une mise au travail du congolais, le budget de l’État peut instantanément être corrigé en valorisant le travail, en rendant celui-ci obligatoire et en recourant au crédit privé pour promouvoir la création d’emplois.
Gérés de quelle manière ?
  • Tous les pays du monde font la même expérience.  Les services publics sont inutilement budgétivores.  La promotion des services privés, sous un contrôle efficace de l’État permet d’améliorer les rendements, d’élever le niveau de vie de la population et d’accroître les recettes de l’État.
  • Culturellement, le congolais n’est pas encore suffisamment préparé pour une telle société.  Les politiques du moments sont loin de travailler ce genre de questions.  L’État est dans un état de déconfiture qui demandera probablement plus de 20 ans avant que le pays ne décolle.  C’est une raison de plus pour commencer par trouver la bonne ressource humaine et la promouvoir afin que les bons citoyens contaminent par leurs exemples.
Quels sont les enjeux et comment les maîtriser ?
  • Dans l’imposture, le premier devoir du congolais est de débouter celle-ci après avoir préparer les hommes providentiels.  Ce qui est fâcheux dans la RDC c’est le peu de souci du congolais pour la préparation de la relève.
  • Rien n’est fait pour la bonne éducation de la jeunesse.  Très peu est fait pour la promotion des patriotes, la perpétuation de la mémoire des héros.  Encore moins est fait pour sanctionner les cadres véreux, les citoyens qui trahissent ou font la honte de la République.
  • En tant qu’un conglomérat de peuples aux cultures différentes, rien n’est fait pour nous unir dans le respect.  Tous les régimes qui se succèdent à Kinshasa copie le modèle colonial et esclavagiste.  Il faut donc commencer par résoudre ce problème là : les velléités coloniales de la plupart de nos hommes politiques.
Notre armée et notre police fonctionneront-elles réellement un jour ?
  • Avec les éléments présents, qui ont tous du sang congolais dans les mains, il est impossible de faire la paix dans le pays.
  • Le futur gouvernement soucieux de faire la paix, d’ordre et la défense du territoire congolais, devra investir, en moyenne, au moins 6500 € dans chaque agent de la police et de l’armée.  Sinon, nous seront toujours tabassés, fusillés, empoisonnés par nos policiers, nos militaires.
Quand sera-ce et pourquoi ?
  • Étant donné que l’implication des congolais soit lente, il ne faut pas s’attendre à un changement majeur avant 30 ans.
  • Il faut 25 ans pour former une nouvelle génération de citoyen.  Ceux qui naissent aujourd’hui, ne sont pas encore engagés sur les rails.  Dans 5 ans, la plupart de parents seront encore irresponsables comme nous.  Cela justifie la prévision d’au moins 30 ans, pour avoir les premiers congolais patriotes en action significative.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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