Fourberie n’aidera personne !

L’intelligentsia congolaise est coincée. Elle doit décider entre investir dans sa la science, la compétence et l’expertise qu’elle possède ; ou, en contrario, suivre la voie de la foule qui veut la brutalité, du terrorisme notamment ; pour en découdre avec l’imposture josephiste (j-kabilienne). Dans la présente livraison nous rejetons avec force ce discours dangereux : erroné et mensonger, qui pourtant obnubile beaucoup de nos compatriotes. Il y va notre réussite, nous opposition à l’imposture josephiste, au seuil de l’an 2018.

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Objectif : to cibler bango partout, ngonga ekoki ya ko terrorisé bango par tous les moyens.
TO LOBA OYO NYOSO BOYOKAKA TE ! SEULE SOLUTION KO LONGOLA KABILA C’EST PAR FORCE ! BO IMPOSAKA BISO BA DIALOGUES NABINO ESIMBA TE BO MEKI BA MARCHES ESIMBI TE.

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Frère,
Un tel discours est illégal, criminel, mensonger, antidémocratique, propre aux combattants et résistants. Pourquoi ?

Il est illégal parce qu’il prône la violence gratuite et arbitraire dans le pays – plutôt que d’inviter à la une réflexion profonde sur la manière d’amener la paix dans le pays – cette chose immonde que nous combattons. Nous congolais ne sommes pas des brutes, mais des hommes de pensée et de sentiment noble, hospitaliers légendaires… Le discours ci-dessus est donc insensé et abject pour notre gente ; à moins que nous divorcions d’avec nos valeurs !

Il est criminel et irresponsable, parce qu’il prône le crime et l’irresponsabilité pour vaincre l’imposture.  Il nous invite à imiter ceux qui viennent spolier notre culture plutôt que de rejeter leur culture immonde.  Les coupeurs de têtes, de sexe ou d’autres membres de nos semblables sont-ils des fruits de la culture congolaise ou de l’étranger rwandais, ougandais, érythréens et autres ?  Ce discours est une solution des lâches et des bandits, qui font comme s’ils n’avaient pas de cerveaux et qu’ils n’auraient rien que des muscles pour se tirer des problèmes. Pour punir les criminels, en effet, il existe des moyens humains, humanistes de coercition – pas toutes recommandables pour les congolais, qui ne font pas appel à la barbarie que distille le propos que nous attaquons.  Non, frère, l’imposture peut être abattue plus facilement et proprement que par ces haches ou des canons !

Ce discours est mensonger, tient à un complexe d’infériorité et à la paresse. Nous ne sommes pas que des haches tandis que les rwandais et les occidentaux ne sont pas tous des baobabs !  Nous n’avons pas encore exploité toutes nos capacités intellectuelles pour résoudre la dictature, la colonisation, l’esclavage et la trahison dans notre pays. C’est le refus de faire appel à l’intelligence et à la sagesse qui nous tue !  Nous ne sommes pas que des êtres d’intuition et les occidentaux ne sont pas que des être de raison. Déculottés, les rwandais sont plus frêles que les congolais ; bien nourris, les congolais sont aussi géants et gras que les américains. Plutôt que d’inviter au travail intellectuel, notre frère complexé et paresseux pense que la violence résoudrait quelque chose. Si c’était le cas, nous serions déjà gagnant depuis l’époque du lumumbisme, du mobutisme, du kabilisme… La violence physique c’est la solution des paresseux, méchants, faiblards et ignorants. Nous pouvons obtenir que les bandits politiques soient traduits un jour en justice et ne regrettent leurs forfaits amèrement, obligés de travailler de force pour purger leur peine ou exclus définitivement de notre société à défaut de se voir pendu par l’autorité publique !

Ce discours est antidémocratique. Aucun politique congolais n’a reçu un mandat du peuple congolais pour aller tuer, arbitrairement, des congolais parce qu’ils seraient coupables de quelque crime que ce soit.  Quant à nous, membre de l’intelligentsia congolaise, nous devons nous rappeler que nos parents nous ont envoyés étudier à l’école de l’homme blanc avec l’espoir que nous organisions notre nation sur des bases plus humanistes, avec le désir de quitter la barbarie qui caractérisait le rapport entre certains de nos peuple pour la civilisation, l’humanité ; de répudier la pauvreté pour embrasser la richesse ; d’arrêter à courir derrière l’hégémonisme pour marcher avec la fierté d’être une grande nation au centre de l’Afrique ! Le discours ci-dessus est donc une insulte à nos parents contre lequel il veut nous pousser à désobéir pour être maudits.  Suivre un tel discours, un tel esprit, une telle culture, c’est oublier que notre mission est de faire arrêter Kabila et ses disciples par les voies de droit, pour qu’ils soient jugés, conformément à nos lois, nous congolais, nous terriens. Et Dieu sait que cela est possible et à notre portée. À perdre notre temps dans la méditation du mal, nous abîmons le pays plutôt que de nous investir dans l’invention, la création, sécrétion du bien bien dans le pays !

Ce discours et enfin propre aux faux combattants et résistants qui, plutôt que d’investir dans la réflexion et l’invention, investissent dans le fourvoiement, l’inutilité, la barbarie, la bassesse. Non, frère ! La solution n’est pas dans les mutakalisations, ni dans les cris de guerre.  En revanche, elle est certainement dans la discipline à inculquer à nous même et à nos enfants pour ne pas verser dans les distractions que rependent les dansent obscènes et les prières abrutissantes de nos nombreux compatriotes qui meurent sous la convoitise de la paresse et de la luxure.   Elle (la solution) est dans l’organisation de notre base pour progressivement disqualifier tous les hommes véreux que nous avons nous-mêmes commis à la gestion du pays, dans notre esprit de trahison. Nous pensions servir nos familles, nos patriarchies, nos clans, nos tribus, nos ethnies, nos alliances, nos langues, nos couleurs, nos terroirs, dans le mépris des intérêts des autres… Nous nous rendons compte que ces égoïsmes n’étaient que des chevaux de Troie qui cachaient la honte, l’ignominie, la désolation pour l’ensemble de notre pays. Arrêter ces salles et mauvaises blagues, pour nous investir dans la science, la sagesse, afin de disqualifier, de démettre, tous ces hommes incompétents, cupides, brutes, que nous avons commis l’erreur de désigner comme nos chefs, tel est aujourd’hui notre premier devoir citoyen. C’est à nous tous qui les avons élus ou tolérés de les démettre de tous leurs postes, les parlementaires en premier. Ces derniers ne sont pas capables de nous résister ; s’ils se terrent à Kinshasa, il suffit de les ignorer et les kinois s’occuperont de leur apprendre à retrouver les terres de leurs aïeux que d’importer la malédiction chez eux. Vous êtes un roi, frère. Que ferriez-vous si les 4/5 de vos sujets vous vomissaient ? Vous tiendriez combien de temps ?

Si donc Kabila nous résiste, ce n’est pas parce qu’il serait un baobab : c’est parce que nous ne voulons pas quitter nos égoïsmes, nos mesquineries, nos hypocrisies, nos paresses physiques et intellectuelles, nos faibles morales… Notre rôle, nous, intelligentsia congolaise, c’est d’indiquer la voie du salut et non pas la voie de la barbarie qui mène aux enfers, nous brûlons depuis bien avant le 30 juin 1960 déjà…

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Des fois, face aux sans loi, le peuple devient le justicier.

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Certes, ce ce que fera un mauvais peuple, mon frère !  En effet, quel peuple dans le monde a décollé avant de ne s’être imposé lui-même le droit et de divorce d’avec le non-droit, l’arbitraire ?  Quel peuple s’est libéré en opposant la barbarie à une autre barbarie ?

L’expérience montre que tous les rebelles ont lancé leurs pays sur 25 ans au moins de guerre, avec au bout, une paix passagère à chaque fois…  Regarder partout : l’Afrique, l’Asie, l’Amérique, l’Océanie, l’Europe : nulle part les rebelles n’ont sauvé une nation comme veulent le prétendre les FOURBES !  Vous, ô Roi, avez l’avantage de connaître tout cela mieux que nous, par votre formation…

Enfin, si les marches, sit-ins, pétitions, dialogues et autres stratégies semblables, que nous avons mis en oeuvre et qui sont évoqués par notre compatriote, ci-dessus, ne nous ont pas permis de gagner la bataille contre e régime de Kabila,  c’est justement, parce que, eux aussi, ont tous aussi étés des actes déstructurés, irréfléchis, illégaux et de ce fait tout aussi nuisibles que le terrorisme.

Concluons que la fourberie n’aidera personne, mais qu’elle attirera sur nous et nos progénitures de gros malheurs tant que nous refuserons de suivre la voie de la raison et du cœur !  Est-ce possible sans une nouvelle naissance de chacun d’entre nous ?

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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