Tueries à Djugu : « Les auteurs de ces graves violations de droits humains ne resteront pas impunis « (ministre Musafiri)


Réagissant à la recrudescence de l’insécurité en territoire de Djugu en Ituri, la ministre provinciale en charge des droits humains a affirmé que toutes les atrocités commises par le groupe armé CODECO (coopérative pour le développement du Congo), dans cette partie de la province de l’Ituri ne resteront pas impunies. Dans une interview accordée à 7SUR7.CD ce mercredi 04 mars 2020, Musafiri Shukuru a demandé à ces miliciens d’arrêter de commettre des exactions sur la population civile puisque  la justice finira par les rattraper.

Source : Tueries à Djugu : « Les auteurs de ces graves violations de droits humains ne resteront pas impunis « (ministre Musafiri)

Qui tue, comment et pourquoi ?


Vendredi, vers 10h, un convoie arrive discrètement à l’Hôpital du Cinquantenaire à Kinshasa. Dans un des véhicules, c’est l’épouse du Général Delphin Kahimbi qui sort, en pleures. Les rares témoins, qui rapportent la scène à POLITICO.CD sont vite déguerpis, le temps que la dépouille ne sorte du véhicule et soit acheminée vers la morgue.

Selon des proches de la famille, le Général est mort « dans la matinée dans son domicile » dans l’Ouest de Kinshasa. « Il n’était pas malade, il était bien portant », insiste un proche sous le seau de l’anonymat à POLITICO.CD. La veille, Le Général Dephin Kahimbi, Chef d’Etat Major Général adjoint en charge du renseignement militaire des FARDC venait d’être auditionné, pour la deuxième journée, par le Conseil national de Sécurité, un service de la Présidence congolaise dirigée par François Beya, Conseiller spécial du Président Félix Tshisekedi en matière de Sécurité.

Il a été suspendu de ses fonctions ce jeudi 27 février 2020 et était de nouveau convoqué ce matin pour une nouvelle audition. “Une action administrative et judiciaire a été lancée à l’endroit du Général afin de s’expliquer sur ses actes,” annonce le porte-parole des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Ce dernier souligne que cette affaire ne doit souffrir d’aucune ingérence ou gesticulation extérieure.

“Désarmé” jeudi dans la nuit

Selon plusieurs sources, un membre des services de Sécurité de la Maison civile du Chef de l’Etat congolais a débarqué hier dans la nuit au domicile du Général afin de procéder à son “désarmement”. “Il a débarqué avec une importante escorte des militaires qui ont démobilisé la garde du Général, lui demandant de rendre tout équipement militaire qu’il aurait en sa possession“, relate une source qui a requis l’anonymat à POLITICO.CD.

Selon cette source, le Général Kahimbi a “obtempéré” sans résistance. Sa garde rapprochée a été de ce fait, retirée. ” Il n’y a pas eu d’incident. Le Général n’est plus ressorti jusqu’à ce qu’on le retrouve mort ce matin” ajoute la source.

D’autres sources confirment l’information, expliquant par ailleurs que le Général Kahimbi avait rendez-vous ce vendredi matin au Conseil national de Sécurité où il était attendu depuis deux jours. “Il avait accepté de coopérer en laissant notamment qu’un intérimaire soit nommé à son poste le temps de mener des enquêtes autour de cette affaire de matériels d’écoute“.

“Il était question qu’une équipe se rende en Afrique du sud pour pouvoir élucider cette affaire. Le Général avait expliqué que le matériel était commandé avant-même l’arrivée du Président Félix Tshisekedi au pouvoir“, ajoute notre deuxième source.
POLITICO.CD n’a pas pu joindre la Maison civile du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi pour corroborer l’information. Monseigneur Gérard Mulumba, Oncle du Président congolais, dirige cette institution.

Un pilier du système Kabila

Peu de renseignements sont disponibles au sujet du parcours de cet homme qui est devenu une pièce maîtresse de la DEMIAP, l’Agence de Renseignements militaires en RDC. Il fait surface en 2006 dans l’Est du
pays, où il est commandant adjoint de la 8ème Région militaire. En 2008, il passe commandant en second de l’Armée congolaise dans le Nord-Kivu et à la tête du commandement opérationnel des zones de Kiwanja and Rutshuru, où il dirige les opérations contre le groupe rebelle Congrès national pour la défense du
peuple (CNDP).

Human Rights Watch l’accuse alors de faire preuve d’une hostilité considérable à l’égard des troupes de maintien de la paix de l’ONU. “Il a sciemment exposé les Casques bleus et les civils rassemblés près
de leurs camps au risque d’être piégés dans des tirs croisés. Entre autres
actions entravant la coopération avec les Casques bleus, Kahimbi semble avoir
joué un rôle dans l’incitation de manifestations anti-Casques bleus“,
accuse Human Rights Watch dans un rapport.

Le Général Kahimbi disparaît des radars pour réapparaître en 2014, dans des nouvelles fonctions de Coordinateur du processus de pré-désarmement, démobilisation et réintégration des ex-combattants. Mais c’est plus récemment, en tant que Chef des renseignements militaires, que Delphin Kahimbi se fait griller par les radars internationaux. Il est accusé d’être impliqué dans des arrestations arbitraires, des détentions et des mauvais traitements à Kinshasa, entre autres dans le contexte de la répression des
partis d’opposition.

Martin Fayulu, candidat malheureux à la dernière présidence en RDC et Président du parti Engagement pour la citoyenneté et le
développement (ECIDE), a également été détenu pendant plusieurs heures au Q.G.
des renseignements militaires de Kinshasa le 14 février 2016, et un certain nombre de ses biens ont été saisis.

Des faits d’armes qui lui vaudront finalement des sanctions sur le plan international. Le 12 décembre 2016, l’Union européenne avait annoncé des sanctions ciblées à l’encontre de neuf hauts responsables congolais qui, selon l’UE, ont joué un rôle clé dans la répression au cours des deux dernières années. Parmi eux, le Général Delphin Kahimbi.

Les sanctions de l’UE comportent des interdictions de voyager à l’étranger et un gel des avoirs financiers. L’UE accuse par ailleurs ces personnalités, et donc le Général Kahimbi, de faire « obstacle à une
sortie de crise consensuelle et pacifique en vue de la tenue d’élection en RDC, notamment par des actes de violence, de répression ou d’incitation à la violence, ou des actions portant atteinte à l’État de droit»

Le Général Kahimbi continuera pourtant à jouer un rôle important en RDC. Il est notamment dans la délégation qui se rend à Kigali après la publication des résultats annonçant la victoire de Félix Tshisekedi à
la Présidentielle, mais contestée notamment par Paul Kagame, alors Président en exercice de l’Union Afrique. A son arrivée au pouvoir, Félix Tshisekedi le conserve à son poste dans une nouvelle mise en place au sein de l’armée.

Les Etats-Unis font pression depuis plusieurs mois sur le Président Félix Tshisekedi pour qu’il prenne des sanctions vis-à-vis d’anciens collaborateurs de Joseph Kabila. Jeudi soir, sa suspension a été saluée par des officiels américains sur les réseaux non sans provoquer une colère, notamment du côté de la coalition de l’ancien Président Joseph Kabila.”Comme
nous l’avons toujours dit, ceux qui sont corrompus, commettent des violations
des droits de l’homme ou perturbent le processus démocratique devraient rendre des comptes et être tenus pour responsables“, a dit l’Ambassadeur américain Mike Hammer dans un tweet en anglais, traduit par POLITICO.CD. Du côté des proches de l’ancien Président Joseph Kabila, on fustige l’ingérence étrangère dans une procédure interne à l’armée. “L’influence étrangère est l’un des plus funestes ennemis”, a écrit Francine
Muyumba, sénatrice et membre du FCC.

Aucune communication officielle n’a encore lieu. La cause du décès du Général reste également inconnues à ce stade. Une enquête a été ouverte par les autorités congolaises.Saido kavura mbogo.

Qui tue, pourquoi, et comment ?


Tel que reçu !

LA MORT DU GÉNÉRAL Delphin KAHIMBI: QUEL AGENDA CACHÉ DERRIÈRE ?????

RDC : le général Delphin Kahimbi est décédé

Vendredi 28 février 2020

Le chef de service de renseignements militaire congolais, le général-major Delphin Kahimbi est décédé ce vendredi 28 février 2020 à Kinshasa. Les causes de sa mort ne sont pas encore connues.

Le corps est arrivé à la morgue de l’hôpital du cinquantenaire dans la matinée sur instruction d’un responsable de la Haute cour militaire, d’après les sources d’ACTUALITE.CD.

Ce haut responsable de l’armée était suspendu de ses fonctions mercredi, a-t-on appris de sources concordantes, évoquant une mesure pour « lourde faute administrative » et « absence prolongée ».

Le Général – major Delphin Kahimbi a été empêché la semaine dernière de prendre un vol pour l’Afrique du Sud où il devait, selon lui, se rendre pour des soins médicaux. L’officier a été entendu depuis la semaine dernière par le Conseil national de sécurité (CNS). Une autre audition était prévue ce vendredi 28 février.

Cober contre Paluku-Atoka (2)


Cober veut-il que la cause iturienne soit perdue à l’avance ? Paluku-Atoka est-il un pessimite, dans cettz affaire ?

Cher Paluku-Atoka Uwekomu⁩, en passant au peigne fin ton discours, il en ressort que les Ituriens se battraient pour une cause perdue d’avance, ce qui ressemble au discours d’un prophète désespéré qui ne croit ni en son propre avenir, ni à celui de sa propre progéniture.
Sur la base de quel principe, de quelle logique ? Je ne te suis pas !

De plus, de bout en bout, ton discours semble truffé des contradictions lorsque tu estimes qu’il n’y a pas matière à débat en même temps tu plaides pour la tenue d’une table-ronde en Ituri.
Cober, tu as lu trop vite ! Relis mon texte 5 fois, tu n’y trouveras pas cette énième table ronde inutilement budgétivore auquel tu voudrais nous inviter. Relis-moi et tu verras qui j’invite, où et quand. Je me rends compte que tu éludes pour la bonne cause, ma vraie invitation… Que tu connais pourtant fort bien ; et nos lecteurs savent que tu dois au parfum de ladite invitation : le projet 2014 !
Question: s’il n’y a pas matière à discussion, les Ituriens se mettront autour d’une table pour discuter de leur destin ou pour savourer la gastronomie française ou chinoise?
Honoré, tu te perds. Nous traitons savoir, de la connaissance, de la politique, de la gestion de la chose publique.
Non, c’est pour débattre des questions vitales pour lesquelles les Ituriens se privent le sommeil .
Justement. C’est pour cela qu’il nous faut des raisons solides pour garder ou répudier les équipes gouvernementales ou législatives, provinciales ou nationales. Cher frère, qui meurent et qui tuent en Ituri, dans le reste du Congo et en dehors du Congo ? Le peuple, les étrangers ou les hommes au pouvoir ? Nous avons la réponse : ne reponds pas, s’il te plait. La question est pour ceux qui aiment trouver des questions, mais pas les réponses.
Voilà une occasion en or pour vous rappeler cette sagesse d’un philosophe américain mondialement connu, Kopmeyer qui déclare: « Pour nous développer, nous avons plus besoin d’explosion d’idées que des ressources ».
Ce philosophe, dit-il vrai ? Quel rapport avec notre quête de paix et de développement ? Les équipes que nous avons alignées, nous ituriens, nous aident-elles à aller vers une explosions d’idées ? Plus fondalement, ces idées, si elles existaient, ne seraient-elles pas des ressources ? Nous débattons…
Pensez-vous sérieusement et objectivement que sans débat, notre société progressera, regressera ou stagnera?
Cober, hissons le niveau du débat. Notre Ituri progresse. Sommes nous tous plus heureux pour autant ? Pourquoi, depuis quand et comment ? Encore une fois, nous avons la réponse, avec plusieurs. Ne répondons pas.
Le dialogue intracommunautaire a déjà été lancé, mais quoi qu’imparfait, il constitue un acquis à préserver.
Le dialogue a été lancé par qui ? Quels sont les effets du dialogue auquel tu fais allusion à porter à l’actif du pouvoir que tu soutien insidieusement ?
Cober, ne te moque pas de nos morts, de nos commerçants qui souffrent sur nos routes de Ngote, nos enfants qui sont exposés sous des chaumières !
Non, Cober, ne te rejouis pas de notre deuxième exil. Ne raille pas nos concitoyens qui vont en Uganda chercher comment nourrir leurs femmes et enfants. Ne crache pas sur nos pères qui n’ont plus de toi. Qui est le responsable de tout cela ? Tu le connais. Ne le cite pas. Nous le connaissons et ne nous soupçonne d’aucun mal. Nous sommes des hominidés.
Je vous rappelle en fin que le dialogue démocratique constitue un des axes de la consolidation en RDC qui a révélé ses forces. Il n’a simplement pas bénéficier des mesures d’accompagnement efficaces.
Frère, connais-tu le prochain dialogue ? Qui sont ceux qui le tiendront ? De quoi accouchera-t-il ? Frère, il est des dialogues qui nous ont valu des malheurs. À commencer par celui de Bruxelles ou je suis. Et ce sont, nos petits fils qui commenceront à corriger leurs effets néfastes. Pas nos fils, danseurs du ndombolo et porteurs des munyere ! Si tu doute rendez-vous à 2023, Dieu voulant.
En attendant, je t’attends autour du CNTIC/Jupugulo, je prie que tu connaisses la vraie paix, toi et ta maison.

Cober contre Paluku-Atoka


[28/2] Cober

Même si tu as une opinion ou conviction contraire à la mienne, cela ne peut constituer une raison objective pour ta déception.

Je te connais comme un membre très actif de la diaspora engagé en faveur du développement de l’Ituri et ce, je le dis sans t’amadouer.

Je voudrais par contre que nous lançions le débat sur les défis de la paix et du développement de l’Ituri, comme débateur ou co-débateur.

Si tu es prêt, on peut y aller.

[28/2] Paluku-Atoka Uwekomu

Tu forces une porte ouverte, Cober.
Tu connais notre thèse : il n’y aura pas de paix ni de développement véritable au Congo, avec la République, cette chose immonde que tous les patriotes doivent extirper de notre territoire, démocratiquement.

Tu connais mon combat : engager tous les congolais qui pensent comme nous, que nos peuples restent encore esclaves les uns des autres, nous mettre autour d’une table, pour étudier, ensemble, comment conquérir notre indépendance, dans le cadre d’une Union d’États Indépendants du Congo, de l’Afrique Centrale ou de l’Afrique toute entière.

Tu connais combien des congolais colonisateurs, esclavagistes, assassins et pilleurs combattent cette vision qui les effraie et ronge leurs esprits.
Tu sais combien les ituriens peureux ou complices de ces bandits politiques veulent que nous nous taisions, pour se garantir une certaine tranquilité.
Tu sais comment, ces hommes sont la cause de la mort prématurée de plusieurs congolais et de moult étrangers établis sur notre territoir ; mon père, ma mère, mes soeurs et mes frères compris, eux qui sont aussi des tiens.

Très honnêtement, de quoi débatrions-nous, moi et toi ? De notre survie ? De notre indépendance ? De notre développement ?
De la manière de mobiliser notre base ?
Ou alors, passerions-nous notre temps à les dénoncer, à qui et pourquoi ?

Notre devoir commun n’est-il pas de dire aux congolais, aux ituriens, aux mahagiens et aux alur que le notre Président et notre Gouverneur sont des traîtres à traduire en justice un jour ; comme leurs prédécesseurs ?
Notre devoir n’est-il d’enseigner à nos enfants qu’ils doivent continuer le combat de l’indépendance de notre pays, de nos peuples, avec intelligence et sagesse ?
Notre devoir n’est-il pas d’inviter les rebelles à rejoindre la voie du combat plus noble, de la justice et de l’expression démocratique ?
Notre vrai débat, notre un combat réel contre ceux qui ne peuvent tenir qu’avec des gardes du corps et des armes, qu’est-il, Cober ?

Ce débat démocratique est-il possible avec toi étant dans la gueule du lion ?
Ici à Bruxelles, ils nous pointe du doigt dans les métros, les bus, les trams et nous suivent même dans nos voitures.
Cher Cober, de quoi devons-nous encore débattre ?
C’est Dieu qui nous tient en vie : ils le savent !

Le coronavirus et ta race…


*Tel que reçu. *

L’épidémie de coronavirus et la complicité chinoise et occidentale contre les Africains: les vérités qu’on ne nous dit pas et les précautions que nous devons prendre
Par Dr. Marthe Mulumba (RD Congo), Dr. Thomas Koffi (Côte d’Ivoire) et Dr. Elisabeth NYONGO (Kenya)

Nous, médecins et personnel de santé africains, nous avons décidé de lancer cet appel urgent pour avertir tous les Africains de ne pas croire en la vidéo qui circule actuellement sur les réseaux sociaux ces derniers jours en provenance de Chine et qui montre un étudiant africain qui aurait prouvé qu’il est immunisé contre le coronavirus et de dire les vérités que nos gouvernements et les puissances étrangères ne veulent pas que nos populations sachent sur cette maladie.

Cette vidéo est complètement fausse et elle fait partie d’une manipulation et une stratégie cyniques pour réduire la population africaine. En effet, comme vous savez, dans la majorité des intérêts et projets que les Chinois ont en Afrique, ils n’emploient que leurs propres frères. Donc, si les Africains croient qu’ils ne courent pas de risque avec le coronavirus, les Chinois pourront toujours massivement envoyer leur main-d’œuvre dans nos pays. Comme le cheval de Troie, ces chinois porteurs du coronavirus vont infecter les Africains, en commençant surtout avec les femmes. Car tout le monde sait que pour répandre rapidement une maladie dans les pays africains, il faut passer par les femmes parce qu’elles sont majoritaires dans les domaines et les espaces publics comme les marchés, les champs, la gastronomie, etc. où les populations sont en contact permanent et non protégé les unes avec les autres. Les Chinois ont fabriqué cette fausse vidéo pour baisser la vigilance des Africains et nous empêcher de nous protéger efficacement en les empêchant d’entrer dans nos pays. Malheureusement, sous le prétexte de vanter la force physique et la puissance naturelle des gènes noirs, beaucoup de nos internautes et militants bien intentionnées mais naïfs, propagent cette fausse vidéo. Il est honteux que cet étudiant africain ait accepté de jouer cette comédie pour quelques billets de banque. C’est scandaleux et indigne de notre jeunesse!

Mais nous devons surtout dénoncer publiquement les pressions que nous et plusieurs autres collègues médecins avons reçues de nos gouvernements pour ne pas dire la vérité sur les manœuvres de la Chine et des puissances occidentales dans cette affaire de coronavirus. EN effet, comme toujours quand éclate une épidémie, les pays occidentaux prennent des mesures efficaces pour informer, avertir et protéger leurs populations. Puis ils partagent leurs informations, leurs connaissances et leurs techniques de prévention et de guérison avec les asiatiques et les arabes. Mais les Africains et la Diaspora Noire, ils s’en fichent complètement. Au contraire, à travers le FMI et la Banque Mondiale, les occidentaux imposent des politiques économiques, sociales et financières qui forcent les pays africains à privatiser la santé et l’éducation. Or, nos dirigeants sont tellement corrompus, peureux et incompétents qu’ils ne peuvent pas leur résister pour protéger la santé et défendre les vies des Africains. Conséquence: les Africains sont ceux qui sont toujours le plus touchés par toutes sortes d’épidémies. Pire, quand elles sont finies chez les autres, chez nous ces épidémies s’accumulent sur celles qui n’ont jamais été éradiquées, ce qui aggrave la situation.

Nous, médecins et professionnels de santé africains, nous n’avons pas le pouvoir de changer les dirigeants africains et de mettre fin aux interventions néfastes des occidentaux dans nos politiques de santé. La seule arme que nous avons pour aider notre peuple, c’est l’information et la sensibilisation. Et vous, chers Sœurs et Frères, chers Enfants, Parents et Grands-Parents, votre seule chance de rester en bonne santé et en vie, c’est de faire de la bonne prévention. En effet, si vous attendez de tomber malades, l’absence de bonnes structures médicales dans nos pays va aboutir à votre mort. Même ceux qui vivent en Europe sont aussi en danger car comme vous savez, en cas d’urgence médicale ou de crise sanitaire, ce sont toujours les blancs qui sont d’abord bien traités, ensuite les asiatiques et les arabes, et nous on ne nous considère qu’en dernier lieu. Donc, évitons avant tout ces maladies qui sortent on ne sait d’où.

La seule façon pour les Noirs de se protéger contre le coronavirus:

Devant l’épidémie de Coronavirus, nous vous appelons tous à respecter scrupuleusement les mesures suivantes:

  1. Évitez au moins pendant les deux prochaines années tout contact avec les ressortissants, les aliments, les animaux et tout autre produit en provenance de Chine et d’Asie.
  2. Évitez aussi les contacts avec les ressortissants, les aliments, les animaux et tout autre produit en provenance d’Europe et des Pays Arabes.
  3. La raison est que, comme la période d’incubation du Coronavirus est très longue, c’est sûr que les ressortissants, aliments, animaux et produits en provenance de Chine qui étaient déjà sur le marché international étaient déjà contaminés avant que l’épidémie n’explose. Mais comme les hommes d’affaires européens, asiatiques et arabes ne peuvent plus écouler ces produits dans leurs pays au risque de contaminer leurs populations, c’est en Afrique et dans la Diaspora Noire qu’ils vont déverser cela comme toujours. Rappelez-vous le scandale des déchets toxiques déversés en Côte d’Ivoire et au Ghana, de l’épidémie de choléra apportée en Ayiti par les soldats Népalais de l’ONU, etc.
  4. Donc, à ceux qui vivent en Afrique: s’il-vous-plaît, n’achetez plus rien de ce que vous devez manger, mettre dans ou porter sur votre corps dans les magasins d’import-export. Approvisionnez-vous directement et exclusivement auprès des agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, artisans, industriels locaux. Pareil pour ceux qui sont dans les Antilles et l’Amérique du Sud. Quant à ceux qui sont dans les pays européens, asiatiques et arabes, qu’ils exigent des boutiques afro qu’elles commandent désormais leurs produits directement chez les agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, artisans et industriels basés en Afrique. Et s’il-vous-plaît, exigez qu’ils vous montrent la preuve que ce qu’ils vendent vient vraiment d’Afrique. Car, comme vous savez, les mafias chinoises, asiatiques, européennes et arabes copient et contrefont maintenant beaucoup de produits africains pour les déverser partout en Afrique et les remplir dans les Afro-Shops à l’étranger (qu’ils contrôlent d’ailleurs pour la plupart) afin de gagner l’argent qui circule dans les familles et les communautés africaines qui veulent consommer africain en Europe.
  5. Les États Africains doivent interdire provisoirement aux compagnies chinoises, asiatiques, européennes et arabes qui opèrent sur le Continent, d’envoyer de nouveaux travailleurs en provenance de leurs pays chez nous et limiter les visas dans ce sens, car ils sont potentiellement porteurs du nouveau virus. De la même manière, ceux qui sont déjà chez nous ne doivent pas retourner dans leurs pays et revenir chez nous (soit ils ne bougent pas, soit ils rentrent pour ne plus revenir pendant deux années minimum).

L’importance du délai de deux ans:

Nous vous prions de respecter ces précautions et appliquer ces mesures pendant au moins deux ans parce que, du point de vue médical, contrairement à ce que l’industrie pharmaceutique occidentale vous fait croire juste pour vendre ses médicaments inefficaces et ses drogues addictives, le corps humain a besoin d’un minimum de temps pour s’adapter à une nouvelle maladie et développer des mécanismes internes pour la combattre efficacement, avec ou sans médicament. Or, ce processus d’adaptation dure plus ou moins longtemps en fonction de la distance qu’il y a entre le foyer (topologique/géographique, anthropologique/physiologique, économique/matériel et sociologique/culturel) où la maladie a éclaté et les endroits où elle se propage ensuite.

Cela signifie par exemple que, si une maladie éclate en Chine, les Chinois en souffriront beaucoup plus que les autres au début, mais ils sont aussi ceux dont les organismes s’adapteront le plus vite au nouveau virus. De sorte que, quand ce virus sortira de la Chine et fera des ravages ailleurs, les corps des Chinois auront entretemps développé des antigènes ou des anticorps qui leur permettront de résister plus efficacement à la maladie. Dans cette situation, les pays et peuples qui sont le plus éloignés des Chinois seront aussi ceux qui souffriront le plus des effets de ce virus. Or c’est le cas des pays africains; et avec l’absence de bonnes politiques de santé et de bonnes structures et infrastructures médicales, les ravages vont être terribles. (Sans oublier le fait que racistes comme ils sont, un jour vous entendrez Asiatiques, Européens et Arabes se mettre ensemble pour prétendre qu’en fait, ce virus ne venait pas de Chine, mais d’Afrique). C’est aussi pourquoi, même si cela sera difficile au niveau de certaines de nos familles, il faudra que nos gens qui vivent, travaillent ou étudient actuellement en Chine, ne rentrent pas au pays pendant les deux prochaines années.

C’est sûr que, dans deux ans, la maladie aura atteint tous les quatre coins de la terre, dont l’Afrique et on saura comment les différents groupes de populations réagissent à ça. En fonction de cela et d’ici là, les médicaments appropriés auront été trouvés et on aura vérifié leur efficacité. Avant ce délai, ce serait irresponsable et dangereux pour nous, Africains et les Noirs en général, d’aller en Chine et en Asie et d’avoir des contacts trop étroits avec les gens, les aliments, les animaux et les produits en provenance de ce pays et de cette région.

Merci d’appliquer ces consignes et de partager ce message.
Informons-nous, éduquons-nous et protégeons-nous ensemble, ou bien nous mourrons tous ensemble.

Kinshassa, Abidajan et Nairobi, le 15 février 2020

Initiative provinciale pour la paix…


Marchera ou pas, que cette initiative provinciale, dans le Haut-Katanga ? Voyons voir !

Papy KAZADI SHAMWANGE (@ShamwangePapy) Tweeted:
Hon Liliane MPANDE encourage le Gouverneur KYABULA pour ces mesures de la décentralisation du Centre de Coordination des Opérations au niveau de chaque commune, afin de combattre avec la dernière énergie les forces du mal qui troublent la quiétude des habitants du Haut-Katanga. https://t.co/RsJ1m9T8CM (https://twitter.com/ShamwangePapy/status/1207576841504075776?s=20)

Zone de santé à Mahagi…


Le médecin chef de zone de santé rejette tous les griefs portés contre lui par le syndicat des médecins.

Cliquer ici pour lire l’information de source…

Akwinya cwiny ma copire ungo…


L’impossible paix…

La paix que nous attendons de Kinshasa nous parviendra-t-elle, et pourquoi ?

La lecture des échanges que voici donne la réponse multiple.

Nous avons corrigé quelques fautes d’orthographe et supprimé les données identifiant les intervenants…

[23/2, 16:50] :

Lemberac ibang’ jutuwa mir’ Amee.

[23/2, 17:37] :

Lembang’o kendo kucha ?

[23/2, 18:09] :

Lendu sendo wa’ dit ; dong’ sa moko [chi] wavuto ilum ; e ber anda wun de ukewec iwi can ma wayedo ?

[23/2, 18:10] :

Nang’u gibino kendo.

[23/2, 18:13] :

Que cherche la milice CODECO ?

Aujourd’hui encore elle fait son apparition à 7 heures 30 minutes du matin, à Ame, dans la chefferie des Jukoth, en territoire de Mahagi.

Ame est une localité du groupement des Pamitu, régulièrement attaquée par la milice CODECO venant toujours du territoire de Ndjugu. Cette fois ci, c’est la cinquième attaque consécutive que cette milice inflige à localité d’Ame !

Le bilan n’est pas encore connu; mais à ce moment pas de mort ni blessé du côté de FARDC et population. Les membres de la Croix Rouge travaillent pour obtenir un bilan.

Notre préoccupation :

  1. L’État congolais exerce-t-il sa mission de protéger sa population et leurs biens ?
  2. CODECO à quel agenda sur Ame ?
  3. Faut il se prendre en charge face à cette tragédie ?
  4. Ne serait-il pas important que la population du territoire de Mahagi cesse de communier avec celle de Ndjugu en barricadant tout passage de Mokambo jusqu’à Berunda ?
  5. Nous sommes très indignés par cette énième attaque !

Si l’État congolais ne peut pas assuré la sécurité de son peuple, qu’il démissionne et que chaque communauté se prenne en charge.

Si le peuple Alur s’interdit de se mêler de cette bêtise, c’est parce qu’il a confiance à l’État congolais et qu’il est de nature pacifique.

Attention :

 » Si la rivière tranquille déborde, elle emporte tout ce qu’elle rencontre dans son chemin « .

Élus du territoire de Mahagi, démontrez que vous agissez aussi pour l’intérêt de vos électeurs !

Chers internautes, voilà l’information du jour du côté d’Ame accompagné de mes questionnements.

[23/2, 18:13] :

Gibino wang’ ario.

[23/2, 19:45] :

Mito watho ; kum dhanu utho udoko le !

[24/2, 19:44]

Afoyo dwokwec peri ma iyero umitho kawoni État congolais ukewek lemb’uno icing’ communauté.

[24/2, 21:47] :

Je comprends la faiblesse de notre armée. Pourquoi n’attendons-nous que leur intervention ?

Nous sommes prêts à nous défendre désormais, de notre côté. [Des attaques] De trop,6 ça ennuie.

Comment supportons-nous tout cela ; les gens sont en déplacement même maintenant à l’heure où je vous parle, par ici, à Nyekese-Centre.

[24/2, 21:50] :

Mungu ukony wu ceke i lem’ ma tung tung maeno.

[24/2, 21:51] :

Piny matira kawoni ma jucopo timo acel de umbe, i Jukoth mi kum Djugu e ?

[24/2, 21:51]

Wakwayu tek dit ibang’ Mungu keto Juwek pacu maen’ ubed maber anda ve naka.

[24/2, 21:53] :

Rwodi, gitie nenedi re, ma gicopo daru lembe meno ; chefferie man administration du territoire ?

[24/2, 21:55]

Juweco kumen’ ungo. Pacu tye mir alur. Lendu pacu migi nuti. Jucopo ngo ni weko gi kumeno. Copire ngo dhanu uvuth woko ceng’ ceke.

Tel que reçu !


Félix Tshisekedi voulait « des arrestations avant la fin de la semaine ». Le président congolais est servi. Alors que la justice venait à peine d’ouvrir ses enquêtes autour de l’affaire de sauts-de-mouton, au cœur d’une vive polémique en République démocratique du Congo, un homme est déjà tombé dans les filets de la police : David Blattner. Sa société, « Safricas-Congo s.a. », rachetée en 2000 à la Société Belge CFE (Filiale de VINCI) par la famille BLATTNER, est l’heureuse détentrice de la quasi-totalité des marchés de construction de ces ouvrages largement en retard de livraison.

David Blattner a été interpellé par le parquet général près de la Cour d’appel de Gombe à Kinshasa, dans le cadre des enquêtes sur les sorties de fonds alloués aux travaux des sauts-de-mouton. Officiellement, l’homme est interpellé pour « des raisons d’enquêtes ». Mais, les services judiciaires semblent n’avoir pas été chercher loin avant d’identifier un suspect dans cette affaire qui court pourtant depuis plusieurs mois.

Kamerhe – Blattner, amis intimes

POLITICO.CD

@politicocd
#RDC: David Blattner transféré à la prison centrale de Makala https://www.politico.cd/encontinu/2020/02/21/rdc-david-blattner-transfere-a-makala.html/54515/

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1:52 PM – Feb 21, 2020
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En effet, c’est depuis octobre 2019 qu’une vive colère anime les habitants de Kinshasa face à des immenses travaux de construction de sauts-de-mouton qui s’éternisent, occasionnant des gigantesques embouteillages. Dans un premier temps, le président Tshisekedi a semblé garder son calme, effectuant une visite des sites, tout en affichant un optimisme autour de l’évolution. Mais, depuis janvier 2020, les choses ont changé.

D’abord, deux inaugurations manquées d’un ouvrage dans l’ouest de Kinshasa. Ensuite, des vifs soupçons de détournements ont commencé à pleuvoir. L’Observatoire de la dépense publique, une ONG congolaise, constate dans un rapport que les promesses de Félix Tshisekedi sur une meilleure gestion des finances publiques n’ont jusque-là pas été tenues dans ce projet. Dans son rapport publié le 8 janvier 2020, l’ONG explique par exemple que le programme d’urgence dit de « 100 jours » a été géré en violation de la loi-cadre régissant les finances publiques. Elle cite, notamment, des cas de surfacturation ou d’opacité dans le processus de passation des marchés.

David Blattner
Au parti de Félix Tshisekedi également, le ton est rapidement monté. Jean-Marc Kabund, président intérimaire de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), et Augustin Kabuya, Secrétaire général, improvisent une visite et appellent dans la foulée à ce que la justice se saisisse du dossier, mais également à la démission de « toute personne soupçonnée ou citée ». L’homme visé derrière les accusations est Vital Kamerhe, puissant directeur de Cabinet du Chef de l’État et, surtout, gestionnaire principal du projet. Et l’arrestation de David Blattner ne fait que renforcer les accusateurs. L’entrepreneur de nationalité américaine, également à la tête d’une société d’aviation, et dont la famille a une main mise sur l’économie congolaise, est un « grand ami » à Vital Kamerhe. À Kinshasa, plusieurs épisodes attestent cette « amitié » de longue date.

POLITICO.CD

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#RDC BIAC: où en sommes-nous? (EN CLAIR) http://www.politico.cd/actualite/la-une/2016/11/22/biac-ou-en-sommes-nous.html

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12:36 PM – Nov 22, 2016
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Pour la petite histoire, la relation très intime entre Vital Kamerhe et David Blattner trouve ses traces dans le passé, récemment avec la présence d’une dame, Anne Mbuguje, épouse d’un des fils Mobutu. Cette diplômée de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et du Webster University de Londres a sillonné le monde, passant par le Maroc, avant de poser ses valises à la BIAC, une banque dont les Blattner sont actionnaires majoritaires. Elle y occupera le juteux poste de directrice commerciale pendant plus de huit ans. Mais, lorsque la troisième banque congolaise est sur le point de faire faillite début 2016, c’est à elle que les Blattner font confiance. Le très sérieux Directeur général Michel Losembe est défenestré. Le même jour, Anne Mbuguje est nommée directrice générale par intérim à la tête d’une direction collégiale avec pour objectif d’«accélérer le programme de consolidation de la Banque qui traverse une tension passagère de liquidité ».

Forbes. Dr.
Si la proximité d’Anne Mbuguje et les Blattner est prouvée, celle avec Vital Kamerhe trouve ses vraies traces en décembre 2016. Alors que le Dialogue de la Cité de l’Union Africaine venait d’être clôturé, le président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) est coiffé au poteau par Samy Badibanga au poste du Premier ministre. Pour consoler Vital Kamerhe, Joseph Kabila et ses alliés lui laissent alors quelques postes au gouvernement, dont le très juteux ministère du Budget. Pierre Kangudia, alors bras droit de Kamerhe, est désigné pour occuper le poste. Mais, Vital Kamerhe veut avoir un œil à l’intérieur de ce ministère où l’argent est au cœur de tout. C’est là que Mbuguje entre en scène. Elle sera nommée Directrice de Cabinet du nouveau ministre d’État chargé du Budget, combinant même, jusqu’à mai 2017, son poste avec celui de la directrice de banque privée à la Rawbank.

Le coach des 100 jours

La suite est une longue épopée. Retenons que Vital Kamerhe et David Blattner se connaissent donc bien. Arrive finalement l’accès au pouvoir. Au 24 janvier 2019, Félix Tshisekedi réussit le rêve de son père, l’immense Etienne Tshisekedi. En arrivant au pouvoir, le président a, dans ses bagages, Vital Kamerhe. Au 25 janvier, le lendemain d’une prise du pouvoir historique au Palais de la nation, Félix Tshisekedi se voit transmettre les clés de la maison par Joseph Kabila. Mais, dans la salle à côté, un autre transfert a lieu, celui de Vital Kamerhe et Nehemie Mwilanya. Orchestrée autant que celui du Président de la République, l’arrivée de Vital Kamerhe au poste du Directeur de Cabinet consacre, sans réellement le montrer, un binôme à la tête de la République démocratique du Congo. Et temps qui passe allait le prouver.

Dès les premières semaines, c’est un « Super » Directeur de Cabinet qui prend les commandes de la navette présidentielle. Le même jour de sa prise officielle des fonctions, Vital Kamerhe fait signer à Félix Tshisekedi une ordonnance qui allait changer à jamais les choses. Dans ce document lu à la télévision nationale, il est annoncé que le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a suspendu, vendredi 25 janvier 2019, tous les recrutements et mises en place dans les entreprises, services et établissements publics « jusqu’à nouvel ordre ».
Cette mesure ne concerne pas les « cas exceptionnels » qui devront être soumis à l’autorité préalable du Chef de l’Etat. « Toutes les liquidations des dépenses publiques, autres que celles liées aux charges du personnel, sont également suspendues », ajoute le communiqué signé par le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, Vital Kamerhe.

Selon le communiqué lu à la télévision publique RTNC, ces mesures sont prises à titre conservatoire en vue d’éviter de « saigner les finances publiques des dépenses abusives et complaisantes ainsi que des nominations et/ou des embauches de positionnement dans l’administration publique tout comme dans les entreprises de l’État ». “Cette instruction est donnée à l’intention de tous les membres du gouvernement et dirigeants des entreprises, établissements ainsi que des services publics de l’État“, précise le communiqué. Concrètement, plus personne ne peut dépenser un rond du Trésor public au Congo sans l’aval du Cabinet du nouveau Président. S’ensuit alors un des épisodes les plus marquants du mandat de Félix Tshisekedi. En quelques semaines, les Congolais voient surgir des documents, tous faisant mentions de grosses sommes d’argent, le plus souvent signés par le Directeur de Cabinet du Président, Vital Kamerhe.

Présidence RDC 🇨🇩

@Presidence_RDC
Présentation du Programme d’Urgence pour les 100 premiers jours du Président de la République S.E. Félix-Antoine Tshisekedi.
Le Chef de l’Etat dévoile son programme axé sur la Sécurité, la justice, les infrastructures et voies de communication, l’éducation, la décrispation…

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11:52 AM – Mar 2, 2019
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Le 2 mars 2019, le Président déplace la gotha politique vers le somptueux Échangeur de Limete. Sous ce symbole des prétentions illusoires du régime de Mobutu, Félix Thisekedi étale ses ambitions, dans un programme étrange, spécial et même chrono, de 100 jours. En somme, le nouveau Président vise surtout à « impacter » les esprits. Le programme ne cherche pas tant que ça à résoudre les problèmes prioritaires. Non, il veut monter ce nouveau Chef d’État contesté, dont certains doutent de la légitimité, y compris du pouvoir, en train de « faire quelque chose ».

Aussi, de l’autre côté de la ville, en mai 2019, la société chinoise CREC 8 démarre les travaux de construction d’un saut-de-mouton au rond- point Pompage. Ces travaux, explique-t-on, consistent en la construction d’un viaduc devant assurer la diffusion du trafic dans cinq sens : vers Mbudi, Brikin, Maman Yemo , Nzolantima et Saint Mukassa, en vue d’éliminer les embouteillages constatés souvent aux heures de pointe dans cette partie de la capitale.

Marchés entre potes

La patte de Vital Kamerhe est partout dans ce projet. Il en est le gestionnaire principal. Alors que le Président part à la conquête de la diplomatie mondiale autour de la RDC, à Kinshasa, les partisans du président de l’UNC n’hésitent pas à l’appeler « coach », l’entraîneur à la base de ce projet ambitieux, qui veut, non seulement construire des infrastructures, mais fait adopter également une des plus grandes décisions en matière d’enseignement en RDC : la gratuité de l’enseignement de base.
Toutefois, si les voyants sont verts en ce début des travaux, la catastrophe était bien enracinée dès le départ.

Tenez. Dans ce projet, la quasi-totalité des marchés sont confiés aux prestataires sans un quelconque appel d’offres, ni de procédure de passation de marché en bonne et due forme. Ils sont lancés, pour un programme de plus de 400 millions de dollars américains. La Présidence de la République, surtout le bureau du Directeur de Cabinet, supervise tout, et détient les clés de toutes les dépenses. Des ONG s’en plaindront plus tard.

Odeprdc
@odeprdc
#Kinshasa Saut-de-mouton: Ns notons avec inquiétude l’accroismt du budget du projet.
22 millions USD au départ, puis 45 millions USD, enfin 46 millions? cette cacophonie confirme les conclusions de notre rapport de #100jrs. Seul un audit indépendant peut éclairer la situation.

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7:55 AM – Feb 9, 2020
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On retiendra simplement l’entrée en lice de David Blattner, qui héritera alors étrangement de la quasi-totalité des marchés de construction des sauts-de-mouton, initialement prévue à 22 millions de dollars, mais qui finira par passer à plus de 45 millions, sans explication aucune. Blattner est tellement dépassé par l’ampleur des marchés qu’il est obligé d’en sous-traiter. Par ailleurs, si Blattner et Safricas n’ont plus de places pour contenir tous les marchés, le reste est confié à Office des voiries et Drainage (OVD), dont le Directeur général Benjamin Wenga Basubi a l’immense qualité d’être un très proche de Vital Kamerhe.

A l’arrivée, ce programme est un fiasco. Les chantiers de sauts-de-mouton et le chaos qu’ils occasionnent à travers Kinshasa en deviennent les symboles. Derrière, des voix s’élèvent et sont sans appel. Dans son rapport, l’ODEP affirme que les projets lancés dans le cadre du programme de 100 jours ont une valeur d’environ 2,5 milliards de dollars américains. Ce que la Présidence de la République, ou plutôt Vital Kamerhe, dément toutefois, soutenant que le coût global des projets est de 497 millions de dollars avec un taux d’exécution d’environ 70%. Il accuse l’ODEP d’incorporer, dans son analyse, d’autres projets qui ne figurent dans le programme d’urgence de Félix Tshisekedi. Mais, le lendemain de sa sortie médiatique, c’est le ministre des Finances qui viendra lui-même contredire le super « direcab ». Les travaux n’ont pas atteint 50% d’exécution. “Pas même 30%”, enfoncera Jean-Marc Kabund. Vital Kamerhe est achevé quand le saut-de-mouton du quartier Pompage, dans l’ouest de Kinshasa, qu’il annonçait terminé pour le 30 janvier 2020, ne sera jamais inauguré.

Derrière le fiasco, la main du « Dircab » pèse lourde. Le député du MLC Jean-Jacques Mamba l’explique mieux. Dans une lettre qu’il adresse au concerné, pour une « question orale » à l’Assemblée nationale, l’élu du parti de Jean-Pierre Bemba est sans équivoque : « De prime abord, je constate que, dans le cadre du programme de 100 jours du Chef de l’État, l’administration de la Présidence de la République que vous dirigez s’est activée utilement dans la réalisation de ce programme en qualité d’autorité contractante telle que définie dans la loi 10/010 du 27 avril 2010 relative aux marches publics », fait-il renseigner. Ensuite, il devient plus précis : « Partant du principe que nul n’est censé ignorer la loi, nos enquêtes préliminaires ont révélé plusieurs violations de la loi relative aux marchés publics et la loi des finances pour un montant de 237.000.000 USD qui nécessitent, dans tous les cas de figure, d’établir des responsabilités et, le cas échéant, pour ce qui me concerne, de restituer la vérité à nos concitoyens dans le cadre de la mission nous confiée »

Tshisekedi, le Roi Salomon

POLITICO.CD

@politicocd
#RDC Marché de gré à gré, soupçons de détournement et mauvaise gestion… Vital Kamerhe visé à l’Assemblée nationale https://www.politico.cd/actualite/2020/02/18/rdc-vital-kamerhe-vise-a-lassemblee-nationale.html/54401/

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3:45 PM – Feb 18, 2020
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A travers ce député de l’opposition, on découvre alors toute l’étendue des affaires qui gangrènent ce projet de 100 jours. Et si David Blattner est principalement cité pour les sauts-de-mouton, d’autres acteurs et faits sont également sujets à caution dans ce programme et le député Mamba les énumère:

La quasi-totalité des marchés publics conduits par la Présidence ont été passés en procédure de gré à gré en violation des dispositions des articles 37et 42 de la loi relative aux marchés publics.
Le sujet SAMIH HOUBALLA JAMMAL, non autrement identifié, se voit attribuer, par votre administration, deux marchés publics de 171.000.000 USD (cent septante et un millions de dollars américains) pour ses deux sociétés respectives créées en l’espace de 8 mois entre do 2018 (SAMIBO SARLU) et avril 2019 (HUSMAL SARL).
Après une visite de Vital Kamerhe à la prétendue société SOCOC (non identifiée au guichet unique de création d’entreprises et prétendument propriété de monsieur BISHEKWA VANNY), cette dernière s’est vu attribuer, par votre administration, un marché de 66.000.000 USD (soixante-six millions de dollars américains) en procédure de gré à aré pour la construction de 30 Km de routes à Goma (10 km) et BUKAVU (20 km).
Vital Kamerhe ne s’est pas encore expliqué sur les questions du député, ni sur les soupçons qui pèsent sur lui. Mais, les procédures judiciaires continuent leur chemin. A Kinshasa, plusieurs chefs d’entreprises, qui ont pris part au projet de 100 jours, sont auditionnés. Le ministre de la Justice, Célestin Tunda Ya Kasende, y proclame la fin de l’impunité.

Sur le plan judiciaire, David Blattner cerné. Le DG de Safricas doit non seulement expliquer le retard dans les travaux, mais également des faits étonnants, notamment le fait que deux des sauts-de-mouton payés par l’Etat à hauteur de 40%, n’ont connu aucun début des travaux. “S’il parle, ça sera compliqué pour beaucoup à la présidence qui ont gêré ce marché. Il y a à boire et à manger dans cette histoire“, explique une source du parquet de parquet général près de la Cour d’appel de Gombe.

Du côté du président Félix Tshisekedi, les marges de manœuvres deviennent de plus en plus minces à l’endroit de son alliés des accords de Naïrobi. D’un côté, le Chef de l’État congolais est embourbé dans une colère populaire qui lui réclame les coupables, de l’autre, le constat sans appel qui veut qu’il lutte un peu plus contre la corruption qui gangrène le système politique congolais. Alors que la RDC négocie avec FMI des programmes d’aides, le FMI, l’Union Européenne et même les Etats-Unis, principaux bailleurs de la RDC, n’ont pas hésité à faire savoir au gouvernement que des mesures concrètes contre la corruption doivent être prises. Plus que jamais, Félix Tshisekedi est appelé à montrer des signaux. De l’autre côté du fusil, les coupables sont de plus en plus identifiés.

Litsani Choukran.