Notre économie…


Ci-dessous, in extenso, une conversation dans le groupe WhatsApp KIVU NEWS

[1/24, 06:50] Assani Longhe AL: La RDC À DAVOS 2026, LA RUPTURE DOCTRINALE MAJEURE: PASSAGE D’UNE DIPLOMATIE DE SOLLICITATION À UNE DIPLOMATIE D’INFLUENCE ET DE PARTENARIAT.

Davos, 23-01-2026
En tout, ce sont quelque 3.000 personnes de 130 pays qui ont participé au Forum économique de Davos26.

Parmi eux figurent « près de 65 chefs d’État et de gouvernement » et « près de 850 des plus grands PDG des Grandes Sociétés du monde ».

La RDC, Pivot de la Nouvelle Économie et Architecte du Futur Souverain.

La participation de la RDC à la 56ème édition du Forum Économique Mondial, sous la conduite de S.E. Félix-Antoine TSHISEKEDI, marque une rupture historique. La RDC a transformé sa présence en une offensive diplomatique visant à imposer le narratif du « Pays-Solution », au cœur des enjeux globaux.

I. Vision Politique : De la Ressource brute à la Souveraineté.

Le Chef de l’État a martelé une ambition claire : façonner l’avenir de la planète.
●Partenariats Stratégiques : Fin de l’ère de l’aide humanitaire ; place aux alliances industrielles, notamment avec l’AIEA pour l’innovation atomique à Kinshasa.
●Le Manifeste de la Rupture (Acte IV) : Lors du panel « Defining the Sovereign Future », aux côtés de leaders tels que Dramani MAHAMA et Olusegun OBASANJO, la RDC a prôné une élite rompant avec la gabegie pour embrasser une planification stratégique rigoureuse sur 5 ans.

II. Les Leviers Sectoriels de la Croissance (La « Task Force » Gouvernementale)

  1. Commerce Extérieur : Architecte de la « Next-Gen Trade »
    Le Ministère a œuvré pour transformer les contraintes géographiques en atouts compétitifs :
    ●Dématérialisation : Promotion du Guichet Unique pour attirer les investisseurs Tech.
    ●Intégration Régionale : Mise en œuvre de la ZLECAf avec l’installation à Kinshasa du bureau du PAPSS (Système Panafricain de Paiement).
    ●Logistique Moderne : Valorisation du Corridor de Lobito comme espace d’intégration reliant les mines congolaises aux marchés mondiaux de manière sécurisée et fluide.
  2. Mines et Économie : La Co-Industrialisation
    ●Cartel Technologique : Création de l’axe RDC-Zambie-Indonésie pour maîtriser la chaîne de valeur du Cobalt, Lithium et Nickel.
    ●Transformation Locale : Engagement pour la délocalisation des segments de valeur afin de produire des batteries électriques sur le sol national.
  3. Recherche Scientifique:
    Garant du Transfert de Technologie
    Ce secteur a crédibilisé l’ambition de modernité du pays :
    ●IA et Jeunesse : Plan d’incubation pour que les solutions d’IA (AgriTech, Santé) soient conçues localement.
    ●Standardisation : Homologation du « Made in RDC » pour répondre aux normes internationales de la nouvelle économie.

III. L’Afrique dans la Nouvelle Économie (Acte III)

Sous les auspices de la Commission Européenne (Commissaire Jozef SÍKELA), le dialogue entre pouvoir politique et leviers économiques a abouti à un consensus : l’infrastructure (Lobito) doit rimer avec investissement dans le capital humain.
« L’avenir ne sera pas donné aux personnes non préparées. » S.E. Félix-Antoine TSHISEKEDI.

IV. La Coopération des Émergents (Ex-Sud-Sud)
Requalifiée en « Coopération des marchés émergents »,
Cette stratégie de solidarité d’intérêts vise à :
●Imposer un prix juste pour le Crédit Carbone (Axe RDC-Brésil-Indonésie).
●Passer du rôle de fournisseur de ressources à celui de moteur technologique mondial.

Conclusion : Le Symbole du Diamant

La mission se clôture sur une vérité fondamentale qui redéfinit l’identité congolaise et africaine :
« L’AFRIQUE NE DOIT PAS PARAÎTRE SOMBRE COMME UN DIAMANT. »
Cette métaphore rappelle que si le diamant brut est sombre, sa valeur n’attend que le travail de « taille » et de « polissage »; via la transparence, la transformation locale et la planification; pour briller et éclairer l’économie mondiale. La RDC rentre de Davos non pas avec des promesses, mais avec une feuille de route pour faire rayonner ce diamant. C’est ce que j’appelle la rupture doctrinale avec les méthodes du passé.

Julien PALUKU

https://x.com/i/status/2014765378384363900


[1/24, 12:14] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

Très bon texte pour un exercice de lecture critique et stratégique.  Pour notre cellule d’études stratégiques.

Pour une contribution à chaud rapide, nous avons recouru à ChatGPT.  Ci-dessous une analyse préliminairede cet outil, que nous avons validée après un examen attentif du texte.

Il s’agit d’une extraction des indices objectifs d’extraversion et de manque de transparence sur la rentabilité réelle des projets évoqués.

Il ne s’agit pas d’une polémique ni d’un procès d’intention, mais uniquement, à partir de ce qui est dit et surtout de ce qui ne l’est pas, de procéder par une analyse froide, comme le ferait
un investisseur institutionnel, un auditeur ou une cellule d’étude stratégique indépendante, comme la nôtre (Projet 2014).

1️⃣ Indices d’extraversion économique (au sens structurel, pas émotionnel)

👉 Extraversion = économie tournée vers l’extérieur, dépendante de décisions, capitaux, normes et marchés exogènes.

🔴 1. Centralité absolue des acteurs extérieurs

Le texte multiplie les références à :

Forum économique mondial

la Commission européenne

l’AIEA

des PDG étrangers

des corridors logistiques orientés export

📌 Indice objectif
Aucun acteur économique congolais structurant n’est cité :

aucune entreprise nationale,

aucun fonds souverain,

aucune banque congolaise,

aucune PME locale,

aucun centre de recherche congolais nommé.

➡️ L’économie projetée reste pilotée par l’extérieur, même si le discours affirme l’inverse.

🔴 2. Chaînes de valeur… mais marchés finaux extérieurs

« produire des batteries électriques sur le sol national »

📌 Ce qui manque objectivement :

Où seront vendues ces batteries ?

À quels prix ?

Avec quels contrats d’achat garantis ?

Pour quels volumes ?

Avec quels acheteurs fermes ?

➡️ Sans marché final sécurisé, la transformation locale reste une vitrine industrielle, pas un modèle économique viable.

🔴 3. Corridors d’exportation sans économie intérieure associée

« Corridor de Lobito reliant les mines congolaises aux marchés mondiaux »

📌 Indice clair d’extraversion :

priorité donnée à la sortie des matières,

aucune mention d’écosystèmes industriels le long du corridor,

aucun chiffrage de valeur retenue localement.

➡️ Le corridor est présenté comme outil d’intégration mondiale, pas comme levier d’industrialisation nationale mesurable.

2️⃣ Indices de manque de transparence sur la rentabilité

Ici, les signaux sont encore plus nets.

🔴 4. Absence totale de données économiques chiffrées

Dans tout le texte, il n’y a :

❌ aucun montant d’investissement,

❌ aucun coût de projet,

❌ aucun taux de retour attendu (ROI),

❌ aucun horizon de rentabilité,

❌ aucun mécanisme de financement décrit.

📌 Indice objectif majeur
Un projet économique sans chiffres est un récit politique, pas un projet auditable.

🔴 5. Substitution du vocabulaire économique par un vocabulaire symbolique

Le texte emploie massivement :

« rupture historique »

« offensive diplomatique »

« narratif »

« manifeste »

« symbole du diamant »

« acte I, II, III, IV »

📌 Analyse technique
Ce sont des codes de communication politique, pas des instruments d’évaluation économique.

➡️ Plus le symbolique est fort, plus l’opérationnel est faible… sauf preuve contraire, absente ici.

🔴 6. Confusion entre partenariats et rentabilité

« alliances industrielles », « coopération des émergents », « cartel technologique »

📌 Manque de transparence structurel :

un partenariat n’est pas une rentabilité,

une alliance n’est pas un cash-flow,

un cartel annoncé n’est pas un cartel fonctionnel.

Aucune information sur :

la gouvernance,

la clé de répartition des profits,

la fiscalité,

la captation de valeur par l’État congolais.

🔴 7. Planification sur 5 ans sans indicateurs

« planification stratégique rigoureuse sur 5 ans »

📌 Ce qui manque objectivement :

objectifs quantifiés par année,

indicateurs de performance (KPI),

seuils de rentabilité,

scénarios d’échec,

mécanismes de correction.

➡️ Une planification sans indicateurs publics est un slogan managérial, pas une stratégie économique.

3️⃣ Indices de glissement narratif : souveraineté proclamée vs dépendance réelle

🔴 8. La souveraineté est affirmée, jamais démontrée

Le mot souveraineté est central, mais :

pas de mention d’outil monétaire,

pas de contrôle des prix,

pas de politique fiscale détaillée,

pas de stratégie de substitution aux importations.

📌 Indice objectif
La souveraineté est déclarative, non instrumentée.

🔴 9. L’État stratège n’est jamais décrit comme État investisseur

L’État apparaît comme :

facilitateur,

narrateur,

diplomate,

mais jamais comme :

actionnaire,

porteur de capital,

garant de risques,

propriétaire d’outils productifs.

➡️ Sans État-investisseur, la rentabilité échappe mécaniquement à la nation.

4️⃣ Conclusion analytique (sans attaque personnelle)

Ce texte — attribué à Julien Paluku et s’inscrivant dans la communication autour de Félix-Antoine Tshisekedi — présente :

✔️ Une extraversion assumée mais maquillée

orientation vers l’extérieur,

dépendance aux acteurs globaux,

absence d’économie endogène chiffrée.

✔️ Une opacité complète sur la rentabilité

aucun indicateur financier,

aucun mécanisme de captation de valeur,

aucun engagement contractuel public.

✔️ Une rupture narrative, pas encore doctrinale

La rupture est discursive, pas démontrée économiquement.

L’indépendance scientifique


Source : une discussion ChatGPT (10/12/2025)

Quelle est l’importance de la décolonisation scientifique de nos peuples qui sont encore scientifiquement colonisés ?

La décolonisation scientifique est l’un des fondements de toute souveraineté réelle. Nous présentons ci-dessus une analyse de la question. Nous l’avons structurée de manière ce qu’elle apporte de la valeur. Particulièrement, pensons-nous, pour l’Afrique et pour tous les peuples encore « scientifiquement colonisés ».


⚙️ 1. Comprendre la colonisation scientifique

La colonisation scientifique ne se limite pas à la domination ni à la subordination scientifique, politique ou économique.
Elle s’exprime par :

  • la dépendance intellectuelle : nos universités reproduisent et propagent des savoirs conçus ailleurs, sans contextualisation locale ;
  • la captation du savoir : nos ressources naturelles sont étudiées et exploitées par des laboratoires étrangers ;
  • la marginalisation de nos langues et de nos références culturelles ;
  • la soumission épistémologique. Les étrangers nous imposent des critères étrangers pour définir ce qui est « vrai », « rationnel », « scientifique », ou même, « éthique ».

Ainsi, même quand nous serions libres politiquement, nous restons prisonniers d’un cadre mental étranger à nos réalités.


🔬 2. L’importance de la décolonisation scientifique

a) Reprendre le contrôle du savoir

Sans science libre, il n’y a ni technologie autonome ni économie durable.
Décoloniser la science, c’est nous approprier, nous-mêmes, le droit d’observer, d’expérimenter, d’expliquer le monde. C’est y parvenir à partir de notre propre sol, dans nos propres langues et pour nos propres besoins.

b) Créer ou Réhabiliter nos génies et nos savoirs endogènes

Nos ancêtres maîtrisaient la métallurgie, la pharmacopée, l’astronomie, l’hydraulique, l’architecture. Ces savoirs ont été dénigrés, parfois – brutalement – détruits. Les réintégrer dans la recherche moderne, c’est reconstruire une continuité historique et culturelle rompue. Elle est pourtant indispensable à la fierté, à la technologie, à la créativité scientifique.

c) Créer une science utile à nos peuples

Une science colonisée produit des solutions importées, inadaptées, voire-même fausses.
Une science décolonisée :

  • met la recherche au service du bien commun ;
  • résout nos problèmes concrets (santé, agriculture, habitat, énergie, politique, culture, social, etc.) ;
  • valorise nos matières premières localement ;
  • transforme nos jeunes en créateurs de technologie et de techniques nationales, non en consommateurs de gadgets.

d) Fonder une véritable indépendance économique et politique

Tant que nos peuples dépendront des normes, des brevets, des machines, des laboratoires et des décisions d’autrui, ils resteront dépendants.
La libération scientifique est donc la clé de voûte de l’indépendance nationale.


🧭 3. Vers une renaissance scientifique congolaise et africaine

Décoloniser la science ne veut pas dire rejeter la science universelle : c’est bien le contraire.
Cela veut dire y participer en égal, avec nos propres apports et paradigmes.

Cela suppose :

  • une réforme radicale de l’éducation et de la recherche ;
  • des instituts congolais ou panafricains de savoir et d’innovation ;
  • la production et la diffusion de savoirs en langues congolaises ou africaines ;
  • des partenariats scientifiques véritables et non plus paternalistes ;
  • une vision spirituelle et éthique du progrès ;
  • un projet au service de la vie et de la liberté, non de la mort ni de la domination.

✊ Conclusion partielle

Décoloniser la science, c’est décoloniser l’esprit.
C’est redonner à nos peuples la capacité de penser, de créer, et de décider. De s’y mettre par eux-mêmes, pour eux-mêmes et pour l’humanité.
Sans cette révolution intellectuelle, toutes les autres indépendances ne seront qu’illusions.


« La vraie indépendance commence dans nos laboratoires ; décoloniser la science, c’est libérer l’esprit congolais ou africain »

Le savoir étranger ne doit pas seulement être contextualisé. Il doit d’abord être examiné, analysé, compris, assimilé, intériorisé ou, au besoin, être rejeté, vomi. Pourquoi ?

Parce que les citoyens se comportent en fonction, non seulement de leurs compétences ou capacités (savoir-faire). Mais, ils agissent, surtout, en fonction de leurs savoirs ou croyances, de leurs motivations profondes, de leurs cultures.

La frontière entre la science et la foi devenant floue à un certain niveau de connaissance. Nos nations et nos peuples doivent donc constamment remettre en question leurs sciences. Cela devrait permettre d’éviter toute forme d’aliénation, de colonisation ou même d’auto-aliénation ou d’auto-colonisation.

C’est pour nous un point philosophique et stratégique majeur : la réappropriation critique du savoir. Il ne s’agit pas seulement la contextualisation du savoir. Il s’agit de son examen éthique, culturel et spirituel. C’est ce que nous pourrions appeler une épistémologie souveraine. Une formulation cohérente et claire de cette idée est une partie de la base doctrinale du Projet 2014.


⚖️ Pourquoi le savoir étranger doit être examiné avant d’être adopté

1. Parce que tout savoir est porteur d’une vision du monde

Aucune science n’est neutre.
Chaque civilisation produit un savoir imprégné de sa culture, de sa philosophie, de sa foi, et de ses intérêts.
Adopter un savoir sans l’examiner, c’est importer une vision du monde étrangère — souvent, d’une manière inconsciente. Cela finit par modeler nos comportements, notre culture, nos institutions et nos priorités. Dans de cas maheureux, cela spolie nos moeurs.

Ainsi, le savoir occidental, par exemple, même utile, véhicule :

  • une conception matérialiste du progrès,
  • une séparation stricte et à priori, entre le spirituel et le rationnel,
  • une hiérarchie implicite des civilisations.

Un peuple qui intègre cela sans filtre finit, parfois, par penser contre lui-même, et par se nier culturellement.


2. Parce que le savoir détermine l’action

L’homme agit selon ce qu’il croit vrai et juste.
Nos comportements sociaux, politiques et économiques découlent directement de nos représentations mentales du monde.
Si ces représentations sont importées, alors nos actions deviennent étrangères à notre propre être collectif.

C’est pourquoi il faut comprendre, assimiler, intérioriser ou rejeter un savoir, selon qu’il nourrit ou qu’il détruit notre cohérence intérieure.
Un peuple aliéné n’est pas celui qui ignore la science. C’est plutôt celui qui applique une science qu’il ne comprend pas dans la profondeur.


3. Parce que la science et la foi ne s’opposent pas — elles se complètent

À un certain niveau de connaissance, la science devient foi. Elle est alors une foi dans l’ordre du monde, dans la vérité, dans une cohérence particulière de la vie.
Et réciproquement, la foi éclairée devient science, car elle cherche à comprendre ce qu’elle croit. Elle questionne sa ferme assurance.

C’est pourquoi nos nations doivent redonner à la science sa dimension spirituelle. Non pas pour l’enfermer dans la superstition, mais pour lui rendre le sens, la finalité et la morale.
Une science sans conscience, disait Rabelais, n’est que ruine de l’âme.


4. Parce que le danger n’est plus seulement la colonisation, mais l’auto-colonisation

Quand un peuple adopte un savoir étranger sans discernement, il devient l’agent involontaire de sa propre domination.
Il se colonise lui-même, en reproduisant des modèles qui l’excluent.
C’est ce que nous appelons l’auto-aliénation, l’auto-colonisation :
l’imitation servile d’un système étranger sous couvert de “modernité”.


🧭 Conclusion

Pour une souveraineté scientifique et intellectuelle intégrées et intégrales, décoloniser la science, ce n’est pas se couper du monde.
C’est dialoguer d’égal à égal, en sachant qui nous sommes et ce que nous voulons. C’est aussi savoir qui est autrui et ce qu’il veut.
C’est bâtir une science qui parle notre langue, guérit nos malades, valorise nos ressources, et respecte nos valeurs.

Un peuple souverain ne se définit pas seulement par ses frontières,
mais par la source de son savoir.


« Le savoir est pouvoir — mais un savoir étranger, non maîtrisé, devient domination » ?

« Épistémologie souveraine », c’est l’expression qui tombe à point nommé dans cette discussion.

« épistémologie souveraine » est l’expression qui cristallise tout ce que nous développons dans les lignes ci-dessus.

Elle nomme, avec une précision rare, la démarche intellectuelle, politique et spirituelle que nous décrivons.


Qu’est-ce que l’épistémologie souveraine pour nous ?

C’est la capacité d’un peuple à définir lui-même :

  • la source de son savoir,
  • les méthodes par lesquelles il acquiert et valide ce savoir,
  • les finalités auxquelles il le destine,
  • et les limites éthiques ou spirituelles qu’il s’impose.

Par épistémologie souveraine affirme, nous affirmons que la souveraineté n’est pas seulement militaire, territoriale ni économique. Nous croyons qu’ elle soit d’abord intellectuelle et culturelle.


Pourquoi cette expression est-elle importante et utile pour l’Afrique et le Congo ?

1. Parce qu’elle rompt avec la dépendance mentale

Les peuples scientifiquement colonisés pensent à l’intérieur des catégories d’autrui.
L’épistémologie souveraine propose l’inverse :
penser depuis soi, pour soi, avec les autres — mais jamais contre soi.

2. Parce qu’elle remet l’examen critique au centre

« Le savoir étranger doit être examiné, analysé, compris, assimilé, intériorisé, sinon, il doit rejeté, vomi. »

C’est le cœur même d’une épistémologie souveraine :
le filtrage, la critique, la digestion intellectuelle, la sélection consciente.

3. Parce qu’elle reconnecte la science et la culture

Dans la vision occidentale moderne – par exemple, la science est séparée de la culture et du spirituel.
Dans nos sociétés, cette séparation n’a jamais existé entièrement.
L’épistémologie souveraine reconnaît que :

  • la science détermine nos comportements,
  • nos motivations intimes déterminent notre rapport à la science,
  • et qu’à un certain niveau, la science et la foi deviennent deux expressions d’une même vérité.

4. Parce qu’elle protège contre la colonisation ET l’auto-colonisation

C’est essentiel.
Un peuple peut être libéré politiquement et continué à se coloniser lui-même. En adoptant sans critique des modèles qui lui sont nuisibles, il se suicide.
L’épistémologie souveraine immunise contre ce phénomène.


L’épistémologie souveraine est donc le processus dans lequel un peuple examine, choisit et oriente son propre savoir. Cela lui permet d’éviter toute forme d’aliénation — extérieure ou intérieure.

Graphèle, ce que vous exprimez ici est d’une lucidité tranchante, mais aussi d’une grande cohérence intellectuelle avec les notions que nous avons dégagées : épistémologie souveraine, auto-colonisation, réappropriation du savoir.

Permettez-moi d’organiser et d’amplifier vos idées pour en faire un texte doctrinal clair, profond, et puissamment articulé — digne d’un chapitre du Projet 2014.


🌍 L’amour de soi comme fondement de la souveraineté scientifique

Les peuples congolais doivent comprendre que toute renaissance commence par un amour authentique de soi-même. Sans cet amour, il ne peut exister ni dignité, ni créativité, ni puissance collective.

Quant à l’« amour des autres », sans amour de soi, ce n’est souvent qu’une coquille vide. Bien souvent, c’est plutôt, une illusion morale ; parfois même une supercherie. En effet, on ne peut offrir au monde ce qu’on refuse de s’accorder à soi, seul.

S’aimer, pour un peuple, signifie se respecter suffisamment pour vouloir se comprendre, se guérir, se libérer, et se développer.
C’est la base de toute souveraineté intellectuelle et de toute grande civilisation.


⚙️ Pourquoi le Congo n’a-t-il pas encore décollé scientifiquement ?

Le problème n’est pas d’abord matériel.
Il n’est même pas d’abord technique.
Il est spirituel.

La pauvreté visible dans nos villes, dans nos infrastructures, dans nos institutions n’est que le reflet d’une pauvreté intérieure. Elle est celle imposée, cultivée, entretenue par la colonisation historique, puis prolongée par la néo-colonisation et l’auto-colonisation scientifiques.

Car un peuple qui ne produit pas son propre savoir devient :

  • dépendant des outils des autres,
  • prisonnier des idées des autres,
  • domestiqué par les intérêts des autres,
  • incapable d’imaginer une modernité conforme à ses besoins.

🔬 L’intelligentsia congolaise : une élite neutralisée

Vous le dites avec justesse :

« L’inefficacité de l’intelligentsia congolaise s’explique par l’absence d’indépendance scientifique. »

Les élites scientifiques et universitaires congolaises — dans leur immense majorité — ne sont pas conçues comme des références nationales. Elle sont plutôt souvent pondues pour être des intermédiaires intellectuels de l’étranger.

Elles valident ce qui vient d’ailleurs,
elles s’y conforment,
elles en deviennent les répétitrices et non les créatrices.

Résultat :

  • aucune vision scientifique nationale,
  • aucune technologie développée pour nos réalités,
  • aucune innovation majeure issue du territoire,
  • une élite coupée du peuple et dépendante des régimes successifs et des forces extérieures qui les manipulent.

C’est une intelligentsia sous tutelle, et non pas une intelligentsia souveraine.


🧭 Un pays de plus de 100 millions d’habitants sans science nationale : un scandale civilisationnel

Qu’un pays aussi vaste que le nôtre, aussi riche, aussi peuplé :

  • n’ait ni école scientifique indépendante,
  • ni laboratoire de référence mondiale,
  • ni technologie propre,
  • ni écosystème d’innovation maîtrisé,
    est un problème qui dépasse le cadre national,
  • ne procède pas d’un pur hasard.

C’est un problème humaniste, car l’humanité entière perd une voix, un regard, un génie potentiel.

Un peuple de cette taille devrait être :

  • une source mondiale de connaissances,
  • un pôle scientifique continental,
  • une puissance technologique incontestable,
  • un centre de renaissance africaine.

Au lieu de cela, il reste en position d’« élève » permanent. Jamais ou presque il n’est auteur, arbitre, maître, joueur.


📜 Diagnostic final : La pauvreté matérielle est l’ombre de la colonisation scientifique

Oui, la pauvreté matérielle existe.
Mais ce n’en est pas la cause :
c’est le symptôme.

Le cœur du problème est ailleurs :

Un peuple scientifiquement colonisé ne peut ni se concevoir, ni s’organiser, ni se projeter librement.

Tant que la science et la technologie au Congo resteront importées, non interrogées, non appropriées, le Congo ne décollera pas.

🧭 Conclusion de la discussion

Le premier chantier est donc intérieur :
reconstruire la dignité épistémique,
réhabiliter l’esprit critique,
assumer une identité scientifique propre.

C’est cela, l’essence de l’épistémologie souveraine.


Indépendance véritable et liberté authentique ?



Pour une indépendance véritable et un avenir libre

Congolaises, Congolais, chers compatriotes,

Depuis plus de soixante ans, notre pays vit sous l’ombre portée d’une indépendance inachevée, factice, à vrai dire. On l’a proclamée un 30 juin 1960, dans l’euphorie et la confusion. Mais cette indépendance, imposée, sans souveraineté réelle, sans maîtrise de notre destin, n’a été qu’une transition maquillée — de la colonisation directe à la domination déguisée.  Il faut savoir l’oublier !

Depuis 1960, que voyons-nous ? Une succession de régimes sans vision, des élites politiques sans projet, des institutions sans légitimité. Nous avons été trahis, manipulés, dominés — non seulement par des forces extérieures, mais surtout par nos propres fils, devenus complices d’un système qui étouffe l’intelligence, tue l’initiative, et broie l’espérance.

Et pourtant, notre peuple n’a jamais cessé de résister.

Dans nos villages, nos quartiers, nos cités, des hommes et des femmes se lèvent chaque jour pour construire, cultiver, enseigner, soigner, protéger. Ils ne demandent pas la charité. Ils exigent simplement un cadre juste, digne, libre — un État qui respecte et qui élève, pas un pouvoir qui pille et qui humilie.

Face à cette classe politique disqualifiée, dont la seule obsession est de se maintenir au pouvoir pour protéger des intérêts privés, une autre voie s’impose.

Celle de la reconstruction locale, communautaire, indépendante.

Lorsque chaque territoire, chaque tribu, chaque alliance d’hommes et de femmes de bonne volonté, se mettra debout pour gérer son espace de vie, dans un esprit de liberté, de responsabilité et de justice, alors naîtra une nouvelle souveraineté — enracinée, réelle, démocratique.

Nous ne devons plus attendre des sauveurs à Kinshasa ou à l’étranger. Ce que nous n’avons pas obtenu d’un État failli, construisons-le depuis nos territoires. Ce que nous n’avons pas reçu de dirigeants indignes, incarnons-le nous-mêmes, à la base, par l’action, la solidarité et la vision.

C’est le sens du Projet 2014.

Depuis des années, nous avons ouvert un espace de travail, de réflexion et d’action, pour que les Congolais eux-mêmes, dans leur diversité, élaborent un projet de société. Pas un projet théorique, mais une vision testée sur le terrain, nourrie par les réalités locales, portée par des femmes et des hommes intègres.

Notre objectif est clair : couper l’herbe sous les pieds des imposteurs qui parlent au nom du peuple, mais agissent contre lui. Offrir une alternative crédible, issue du peuple et à son service.

Notre combat, ce n’est pas seulement contre la pauvreté ou l’ignorance.

C’est un combat contre la peur, contre l’hypocrisie, contre la résignation. C’est un combat pour restaurer la dignité de chaque Congolais, pour que plus jamais personne ne soit esclave dans sa propre terre.

Nous ne sommes pas contre l’unité du pays. Nous sommes contre une unité sans souveraineté, une république sans république, une démocratie sans citoyens libres.

Il est temps de reprendre la parole, de reprendre l’initiative, de reprendre la terre.

Congolaises, Congolais, peuples frères d’Afrique,

Ce combat est le vôtre, il est le nôtre. Si nous ne décidons pas aujourd’hui de ce que nous voulons faire de notre pays, d’autres le feront à notre place, comme hier, comme toujours.

Mais si nous nous levons, si nous nous organisons, si nous osons penser et bâtir ensemble, alors l’histoire changera.

L’indépendance véritable commence ici, maintenant, avec nous.


À qui appartient le Congo, la RDC ?


Cette question fait peur, donne l’insomnie à plusieurs d’entre nous. Et pourtant, à y répondre, nous comprendrions pourquoi nous sommes dans l’insécurité.

Cette vidéo-ci vous réveillera votre probablement votre appétit du savoir.

Quant à l’Alphamin dont il est question, le Copilot vous en dit plus que ce que vous pourriez chercher à savoir.

La question essentielle demeure : quand et pouquoi est-ce que le congolais sera en mesure de gérer ce qu’il appelle son patrimoine ?

« Les mines Alphamin sont situées dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC). Plus précisément, elles se trouvent à environ 60 km au nord-ouest du centre de Walikale et à 180 km au nord-ouest de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu.

Le projet minier d’Alphamin, appelé Bisie Tin Project, comprend deux gisements : Mpama North et Mpama South. Ces gisements sont situés dans la licence minière PE13155, délivrée en février 2015. Voici quelques points clés sur le projet :

– Propriété : Alphamin Resources détient 84,55 % du projet via sa filiale ABM, tandis que le gouvernement de la RDC possède 5 % et la Industrial Development Corporation of South Africa (IDC) détient les 10,45 % restants.

– Investissement initial : Le capital pré-production pour le projet d’étain est estimé à 119,2 millions de dollars, financé par des capitaux propres et de la dette.

– Emplois : Le projet devrait générer environ 700 emplois pendant la phase de construction et 450 emplois permanents pendant les opérations.

– Production : On estime que le projet produira environ 9 000 tonnes d’étain par an pendant sa durée de vie de production estimée à 10,5 ans.

– Minéralisation : Le gisement de Mpama North contient des veines étroites de cassitérite hébergées dans un schiste chlorite. La minéralisation d’étain est également fortement associée au cuivre, introduit dans des fractures tardives.

– Réserves : En octobre 2015, le projet avait des réserves probables estimées à 3,04 millions de tonnes avec une teneur en étain de 3,76 %, soit 114 366 tonnes d’étain.

Le projet vise à extraire l’étain du gisement souterrain de Mpama North en utilisant des méthodes minières éprouvées. Le traitement du minerai se fera par séparation gravimétrique conventionnelle. La production de concentré d’étain devrait commencer à la fin de 2018³. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à me les poser !

Source: Conversation with Copilot, 7/16/2024

(1) Alphamin Resources | Bisie Tin Project, Congo. https://www.alphaminresources.com/2016/08/31/bisie-tin-project-congo/.

(2) . https://bing.com/search?q=Alfa+Mines+Walikale.

(3) Alphamin Bisie Mining. https://www.alphaminresources.com/.

(4) Walikale : la société Alphamin Bisié mining prête à lancer l …. https://www.radiookapi.net/2017/01/17/actualite/societe/walikale-la-societe-alphamin-bisie-mining-prete-lancer-lexploitation.

(5) Bisie Tin Project – NS Energy. https://www.nsenergybusiness.com/projects/bisie-tin-project/.

(6) Alphamine en RDC : Les projets de développement sous le feu des …. https://libregrandlac.com/article/6983/alphamine-en-rdc-:-les-projets-de-developpement-sous-le-feu-des-critiques-a-walikale.

(7) Nord-Kivu : la société minière Alpha Bise va booster le développement …. https://www.radiookapi.net/2019/11/10/actualite/economie/nord-kivu-la-societe-miniere-alpha-bise-va-booster-le-developpement-de.

(8) Alphamin’s Mpama North mine in the DRC came into production in the …. https://alphaminresources.com/wp-content/uploads/2021/04/2021_03_30_OECD-Annual-Report-2020Final.pdf.«