Tel que reçu !


Félix Tshisekedi voulait « des arrestations avant la fin de la semaine ». Le président congolais est servi. Alors que la justice venait à peine d’ouvrir ses enquêtes autour de l’affaire de sauts-de-mouton, au cœur d’une vive polémique en République démocratique du Congo, un homme est déjà tombé dans les filets de la police : David Blattner. Sa société, « Safricas-Congo s.a. », rachetée en 2000 à la Société Belge CFE (Filiale de VINCI) par la famille BLATTNER, est l’heureuse détentrice de la quasi-totalité des marchés de construction de ces ouvrages largement en retard de livraison.

David Blattner a été interpellé par le parquet général près de la Cour d’appel de Gombe à Kinshasa, dans le cadre des enquêtes sur les sorties de fonds alloués aux travaux des sauts-de-mouton. Officiellement, l’homme est interpellé pour « des raisons d’enquêtes ». Mais, les services judiciaires semblent n’avoir pas été chercher loin avant d’identifier un suspect dans cette affaire qui court pourtant depuis plusieurs mois.

Kamerhe – Blattner, amis intimes

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#RDC: David Blattner transféré à la prison centrale de Makala https://www.politico.cd/encontinu/2020/02/21/rdc-david-blattner-transfere-a-makala.html/54515/

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1:52 PM – Feb 21, 2020
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En effet, c’est depuis octobre 2019 qu’une vive colère anime les habitants de Kinshasa face à des immenses travaux de construction de sauts-de-mouton qui s’éternisent, occasionnant des gigantesques embouteillages. Dans un premier temps, le président Tshisekedi a semblé garder son calme, effectuant une visite des sites, tout en affichant un optimisme autour de l’évolution. Mais, depuis janvier 2020, les choses ont changé.

D’abord, deux inaugurations manquées d’un ouvrage dans l’ouest de Kinshasa. Ensuite, des vifs soupçons de détournements ont commencé à pleuvoir. L’Observatoire de la dépense publique, une ONG congolaise, constate dans un rapport que les promesses de Félix Tshisekedi sur une meilleure gestion des finances publiques n’ont jusque-là pas été tenues dans ce projet. Dans son rapport publié le 8 janvier 2020, l’ONG explique par exemple que le programme d’urgence dit de « 100 jours » a été géré en violation de la loi-cadre régissant les finances publiques. Elle cite, notamment, des cas de surfacturation ou d’opacité dans le processus de passation des marchés.

David Blattner
Au parti de Félix Tshisekedi également, le ton est rapidement monté. Jean-Marc Kabund, président intérimaire de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), et Augustin Kabuya, Secrétaire général, improvisent une visite et appellent dans la foulée à ce que la justice se saisisse du dossier, mais également à la démission de « toute personne soupçonnée ou citée ». L’homme visé derrière les accusations est Vital Kamerhe, puissant directeur de Cabinet du Chef de l’État et, surtout, gestionnaire principal du projet. Et l’arrestation de David Blattner ne fait que renforcer les accusateurs. L’entrepreneur de nationalité américaine, également à la tête d’une société d’aviation, et dont la famille a une main mise sur l’économie congolaise, est un « grand ami » à Vital Kamerhe. À Kinshasa, plusieurs épisodes attestent cette « amitié » de longue date.

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#RDC BIAC: où en sommes-nous? (EN CLAIR) http://www.politico.cd/actualite/la-une/2016/11/22/biac-ou-en-sommes-nous.html

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12:36 PM – Nov 22, 2016
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Pour la petite histoire, la relation très intime entre Vital Kamerhe et David Blattner trouve ses traces dans le passé, récemment avec la présence d’une dame, Anne Mbuguje, épouse d’un des fils Mobutu. Cette diplômée de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et du Webster University de Londres a sillonné le monde, passant par le Maroc, avant de poser ses valises à la BIAC, une banque dont les Blattner sont actionnaires majoritaires. Elle y occupera le juteux poste de directrice commerciale pendant plus de huit ans. Mais, lorsque la troisième banque congolaise est sur le point de faire faillite début 2016, c’est à elle que les Blattner font confiance. Le très sérieux Directeur général Michel Losembe est défenestré. Le même jour, Anne Mbuguje est nommée directrice générale par intérim à la tête d’une direction collégiale avec pour objectif d’«accélérer le programme de consolidation de la Banque qui traverse une tension passagère de liquidité ».

Forbes. Dr.
Si la proximité d’Anne Mbuguje et les Blattner est prouvée, celle avec Vital Kamerhe trouve ses vraies traces en décembre 2016. Alors que le Dialogue de la Cité de l’Union Africaine venait d’être clôturé, le président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) est coiffé au poteau par Samy Badibanga au poste du Premier ministre. Pour consoler Vital Kamerhe, Joseph Kabila et ses alliés lui laissent alors quelques postes au gouvernement, dont le très juteux ministère du Budget. Pierre Kangudia, alors bras droit de Kamerhe, est désigné pour occuper le poste. Mais, Vital Kamerhe veut avoir un œil à l’intérieur de ce ministère où l’argent est au cœur de tout. C’est là que Mbuguje entre en scène. Elle sera nommée Directrice de Cabinet du nouveau ministre d’État chargé du Budget, combinant même, jusqu’à mai 2017, son poste avec celui de la directrice de banque privée à la Rawbank.

Le coach des 100 jours

La suite est une longue épopée. Retenons que Vital Kamerhe et David Blattner se connaissent donc bien. Arrive finalement l’accès au pouvoir. Au 24 janvier 2019, Félix Tshisekedi réussit le rêve de son père, l’immense Etienne Tshisekedi. En arrivant au pouvoir, le président a, dans ses bagages, Vital Kamerhe. Au 25 janvier, le lendemain d’une prise du pouvoir historique au Palais de la nation, Félix Tshisekedi se voit transmettre les clés de la maison par Joseph Kabila. Mais, dans la salle à côté, un autre transfert a lieu, celui de Vital Kamerhe et Nehemie Mwilanya. Orchestrée autant que celui du Président de la République, l’arrivée de Vital Kamerhe au poste du Directeur de Cabinet consacre, sans réellement le montrer, un binôme à la tête de la République démocratique du Congo. Et temps qui passe allait le prouver.

Dès les premières semaines, c’est un « Super » Directeur de Cabinet qui prend les commandes de la navette présidentielle. Le même jour de sa prise officielle des fonctions, Vital Kamerhe fait signer à Félix Tshisekedi une ordonnance qui allait changer à jamais les choses. Dans ce document lu à la télévision nationale, il est annoncé que le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a suspendu, vendredi 25 janvier 2019, tous les recrutements et mises en place dans les entreprises, services et établissements publics « jusqu’à nouvel ordre ».
Cette mesure ne concerne pas les « cas exceptionnels » qui devront être soumis à l’autorité préalable du Chef de l’Etat. « Toutes les liquidations des dépenses publiques, autres que celles liées aux charges du personnel, sont également suspendues », ajoute le communiqué signé par le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, Vital Kamerhe.

Selon le communiqué lu à la télévision publique RTNC, ces mesures sont prises à titre conservatoire en vue d’éviter de « saigner les finances publiques des dépenses abusives et complaisantes ainsi que des nominations et/ou des embauches de positionnement dans l’administration publique tout comme dans les entreprises de l’État ». “Cette instruction est donnée à l’intention de tous les membres du gouvernement et dirigeants des entreprises, établissements ainsi que des services publics de l’État“, précise le communiqué. Concrètement, plus personne ne peut dépenser un rond du Trésor public au Congo sans l’aval du Cabinet du nouveau Président. S’ensuit alors un des épisodes les plus marquants du mandat de Félix Tshisekedi. En quelques semaines, les Congolais voient surgir des documents, tous faisant mentions de grosses sommes d’argent, le plus souvent signés par le Directeur de Cabinet du Président, Vital Kamerhe.

Présidence RDC 🇨🇩

@Presidence_RDC
Présentation du Programme d’Urgence pour les 100 premiers jours du Président de la République S.E. Félix-Antoine Tshisekedi.
Le Chef de l’Etat dévoile son programme axé sur la Sécurité, la justice, les infrastructures et voies de communication, l’éducation, la décrispation…

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11:52 AM – Mar 2, 2019
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Le 2 mars 2019, le Président déplace la gotha politique vers le somptueux Échangeur de Limete. Sous ce symbole des prétentions illusoires du régime de Mobutu, Félix Thisekedi étale ses ambitions, dans un programme étrange, spécial et même chrono, de 100 jours. En somme, le nouveau Président vise surtout à « impacter » les esprits. Le programme ne cherche pas tant que ça à résoudre les problèmes prioritaires. Non, il veut monter ce nouveau Chef d’État contesté, dont certains doutent de la légitimité, y compris du pouvoir, en train de « faire quelque chose ».

Aussi, de l’autre côté de la ville, en mai 2019, la société chinoise CREC 8 démarre les travaux de construction d’un saut-de-mouton au rond- point Pompage. Ces travaux, explique-t-on, consistent en la construction d’un viaduc devant assurer la diffusion du trafic dans cinq sens : vers Mbudi, Brikin, Maman Yemo , Nzolantima et Saint Mukassa, en vue d’éliminer les embouteillages constatés souvent aux heures de pointe dans cette partie de la capitale.

Marchés entre potes

La patte de Vital Kamerhe est partout dans ce projet. Il en est le gestionnaire principal. Alors que le Président part à la conquête de la diplomatie mondiale autour de la RDC, à Kinshasa, les partisans du président de l’UNC n’hésitent pas à l’appeler « coach », l’entraîneur à la base de ce projet ambitieux, qui veut, non seulement construire des infrastructures, mais fait adopter également une des plus grandes décisions en matière d’enseignement en RDC : la gratuité de l’enseignement de base.
Toutefois, si les voyants sont verts en ce début des travaux, la catastrophe était bien enracinée dès le départ.

Tenez. Dans ce projet, la quasi-totalité des marchés sont confiés aux prestataires sans un quelconque appel d’offres, ni de procédure de passation de marché en bonne et due forme. Ils sont lancés, pour un programme de plus de 400 millions de dollars américains. La Présidence de la République, surtout le bureau du Directeur de Cabinet, supervise tout, et détient les clés de toutes les dépenses. Des ONG s’en plaindront plus tard.

Odeprdc
@odeprdc
#Kinshasa Saut-de-mouton: Ns notons avec inquiétude l’accroismt du budget du projet.
22 millions USD au départ, puis 45 millions USD, enfin 46 millions? cette cacophonie confirme les conclusions de notre rapport de #100jrs. Seul un audit indépendant peut éclairer la situation.

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7:55 AM – Feb 9, 2020
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On retiendra simplement l’entrée en lice de David Blattner, qui héritera alors étrangement de la quasi-totalité des marchés de construction des sauts-de-mouton, initialement prévue à 22 millions de dollars, mais qui finira par passer à plus de 45 millions, sans explication aucune. Blattner est tellement dépassé par l’ampleur des marchés qu’il est obligé d’en sous-traiter. Par ailleurs, si Blattner et Safricas n’ont plus de places pour contenir tous les marchés, le reste est confié à Office des voiries et Drainage (OVD), dont le Directeur général Benjamin Wenga Basubi a l’immense qualité d’être un très proche de Vital Kamerhe.

A l’arrivée, ce programme est un fiasco. Les chantiers de sauts-de-mouton et le chaos qu’ils occasionnent à travers Kinshasa en deviennent les symboles. Derrière, des voix s’élèvent et sont sans appel. Dans son rapport, l’ODEP affirme que les projets lancés dans le cadre du programme de 100 jours ont une valeur d’environ 2,5 milliards de dollars américains. Ce que la Présidence de la République, ou plutôt Vital Kamerhe, dément toutefois, soutenant que le coût global des projets est de 497 millions de dollars avec un taux d’exécution d’environ 70%. Il accuse l’ODEP d’incorporer, dans son analyse, d’autres projets qui ne figurent dans le programme d’urgence de Félix Tshisekedi. Mais, le lendemain de sa sortie médiatique, c’est le ministre des Finances qui viendra lui-même contredire le super « direcab ». Les travaux n’ont pas atteint 50% d’exécution. “Pas même 30%”, enfoncera Jean-Marc Kabund. Vital Kamerhe est achevé quand le saut-de-mouton du quartier Pompage, dans l’ouest de Kinshasa, qu’il annonçait terminé pour le 30 janvier 2020, ne sera jamais inauguré.

Derrière le fiasco, la main du « Dircab » pèse lourde. Le député du MLC Jean-Jacques Mamba l’explique mieux. Dans une lettre qu’il adresse au concerné, pour une « question orale » à l’Assemblée nationale, l’élu du parti de Jean-Pierre Bemba est sans équivoque : « De prime abord, je constate que, dans le cadre du programme de 100 jours du Chef de l’État, l’administration de la Présidence de la République que vous dirigez s’est activée utilement dans la réalisation de ce programme en qualité d’autorité contractante telle que définie dans la loi 10/010 du 27 avril 2010 relative aux marches publics », fait-il renseigner. Ensuite, il devient plus précis : « Partant du principe que nul n’est censé ignorer la loi, nos enquêtes préliminaires ont révélé plusieurs violations de la loi relative aux marchés publics et la loi des finances pour un montant de 237.000.000 USD qui nécessitent, dans tous les cas de figure, d’établir des responsabilités et, le cas échéant, pour ce qui me concerne, de restituer la vérité à nos concitoyens dans le cadre de la mission nous confiée »

Tshisekedi, le Roi Salomon

POLITICO.CD

@politicocd
#RDC Marché de gré à gré, soupçons de détournement et mauvaise gestion… Vital Kamerhe visé à l’Assemblée nationale https://www.politico.cd/actualite/2020/02/18/rdc-vital-kamerhe-vise-a-lassemblee-nationale.html/54401/

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3:45 PM – Feb 18, 2020
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A travers ce député de l’opposition, on découvre alors toute l’étendue des affaires qui gangrènent ce projet de 100 jours. Et si David Blattner est principalement cité pour les sauts-de-mouton, d’autres acteurs et faits sont également sujets à caution dans ce programme et le député Mamba les énumère:

La quasi-totalité des marchés publics conduits par la Présidence ont été passés en procédure de gré à gré en violation des dispositions des articles 37et 42 de la loi relative aux marchés publics.
Le sujet SAMIH HOUBALLA JAMMAL, non autrement identifié, se voit attribuer, par votre administration, deux marchés publics de 171.000.000 USD (cent septante et un millions de dollars américains) pour ses deux sociétés respectives créées en l’espace de 8 mois entre do 2018 (SAMIBO SARLU) et avril 2019 (HUSMAL SARL).
Après une visite de Vital Kamerhe à la prétendue société SOCOC (non identifiée au guichet unique de création d’entreprises et prétendument propriété de monsieur BISHEKWA VANNY), cette dernière s’est vu attribuer, par votre administration, un marché de 66.000.000 USD (soixante-six millions de dollars américains) en procédure de gré à aré pour la construction de 30 Km de routes à Goma (10 km) et BUKAVU (20 km).
Vital Kamerhe ne s’est pas encore expliqué sur les questions du député, ni sur les soupçons qui pèsent sur lui. Mais, les procédures judiciaires continuent leur chemin. A Kinshasa, plusieurs chefs d’entreprises, qui ont pris part au projet de 100 jours, sont auditionnés. Le ministre de la Justice, Célestin Tunda Ya Kasende, y proclame la fin de l’impunité.

Sur le plan judiciaire, David Blattner cerné. Le DG de Safricas doit non seulement expliquer le retard dans les travaux, mais également des faits étonnants, notamment le fait que deux des sauts-de-mouton payés par l’Etat à hauteur de 40%, n’ont connu aucun début des travaux. “S’il parle, ça sera compliqué pour beaucoup à la présidence qui ont gêré ce marché. Il y a à boire et à manger dans cette histoire“, explique une source du parquet de parquet général près de la Cour d’appel de Gombe.

Du côté du président Félix Tshisekedi, les marges de manœuvres deviennent de plus en plus minces à l’endroit de son alliés des accords de Naïrobi. D’un côté, le Chef de l’État congolais est embourbé dans une colère populaire qui lui réclame les coupables, de l’autre, le constat sans appel qui veut qu’il lutte un peu plus contre la corruption qui gangrène le système politique congolais. Alors que la RDC négocie avec FMI des programmes d’aides, le FMI, l’Union Européenne et même les Etats-Unis, principaux bailleurs de la RDC, n’ont pas hésité à faire savoir au gouvernement que des mesures concrètes contre la corruption doivent être prises. Plus que jamais, Félix Tshisekedi est appelé à montrer des signaux. De l’autre côté du fusil, les coupables sont de plus en plus identifiés.

Litsani Choukran.

Tutsi : peuple honni ?


LA VÉRANDA MUTSANGA (VM) SECTION GOMA

La Véranda Mutsanga, section goma, alerte sur le déplacement massif de tutsis vers la province de l’Ituri en RDC.
Nous lançons un appel d’alarme à la population de l’Ituri et ses environs, à une grande vigilance car leur province est la cible actuelle de l’ennemi.
En effet, dans la province de l’Ituri, il s’observe une arrivée massive de la tribu tutsi qui résidait en TANZANIE comme réfugiée, mais chassée pour des raisons sécuritaires.
La RDC étant considérée comme une poubelle, ces tutsis sont présentement dans la province de l’Ituri avec une mission qui n’a toujours pas révélé son nom.
Ainsi, la Véranda Mutsanga, section Goma, demande aux autorités iturienne de bien vouloir observer ces tutsis rwandais et de prendre des mesures dans l’urgence avant que le pire n’arrive aux pauvres innocents citoyens.
À toute la population ituriennes la Véranda Mutsanga demande de rester très vigilante en surveillant tout mouvement suspect de ces tutsis car leur présence dans cette entité est un véritable danger.
Fait à goma le 20/02/2020
Pour la Véranda Mutsanga, section Goma,
Souzy Kisuki,
Le peuple gagne toujours…

Tant que nos peuples…


[22/2, 21:42] Ang’al De Mahagi: Le mal est qu’on ne voit pas toute les fois les cadavres des assaillants tués par notre armée. Mais aussi, les revendications ne sont pas toujours armées. Les Bira devront exprimer leurs doléances le gouvernement sans prendre les armes d’abord.
[22/2, 22:54] Paluku-Atoka Uwekomu: Lendu, Ngity et Bira revendiquent depuis toujours, à tort ou à raison, bien ou mal, la liberté de vivre comme ils l’attendent sur les terres de leurs ancêtres, sans être humiliés par les allochtones.
Face à un État qui les assassine – comme maintenant-là, prétendument -, comment peux-tu leur demander d’aller vers cet État demander du secours ou de la justice !
Nous partageons avec toi l’avis que ce n’est pas par les armes que nous résoudrons les problèmes. Toutefois, ne raillons pas les incriminés, mais soutenons celles de leurs causes qui sont nobles !
C’est pour cela que je recommande vivement à tous les alurs de rentrer chez nous à Mahagi. Il y a encore beaucoup de place pour nous caser tous et laissons les bira, lendu et ngity nous inviter généreusement chez eux, pour du travail coopératif plutôt que de les « envahir » !🤣

Tant que nos peuples n’auront pas leurs indépendances, inutile de parler paix, en RDC comme partout ailleurs.

Dire ceci n’est pas prôner des balkanisations, mais le respect les uns des autres, pour une unité utile, paisible, convoitable.

Dire ceci n’est pas non plus considérer les solutions armées comme préférables, sinon que pour les païens

Un jour, quelque part, mon père a demandé aux alur de démissionner de leurs postes quand il y avait de la grogne dans la localité. Par respect pour son âge et son expérience, quelqu’uns de ces alurs ont obéi au « sage », selon notre coutume !
Quelle n’a pas été leur surpprise : ils ont été rappeler d’extrême urgence à leurs postes, par ceux-là même qui les vilipendaient. C’est alors que revenu à mon père, ils lui ont dit : « c’étatit cela la torture à laquelle tu nous soumettais ». Tout le monde apprit…
Moi aussi qui l’observait, de loin, de mon coin d’apôtre du maître…

Bira : nouveaux démons à l’EST ?


[20/2, 21:11] John Baptist Kavunga Mbusa: Irumu: 9 morts dans des affrontements entre l’armée et la milice FPIC au village Sezabo
https://buniaactualite.com/irumu-9-morts-dans-des-affrontements-entre-larmee-et-la-milice-fpic-au-village-sezabo/

[22/2, 19:48] Paluku-Atoka Uwekomu: C’est le tour des bira d’êtres les démons ?
Où en finirons-nous ?
Où sont les photos des 9 hors-la-loi tués et des leurs armes récupérés ?
Il faut prendre de telles informations avec des pincettes : elles peuvent être propagandistes pour le régime qui trône à Kinshasa et ses suppôts dans l’Ituri.
Souhaitons que le Lt. Jules Ngongo dise la vérité.
Si l’armé demande à la population de se désolidariser de ces hommes, que faut-il entrendre par là ? Que les bira seraient d’accord avec la cause défendue pas la Force Patriotique et Intégrationniste du Congo, la FPIC ?
Pourquoi alors tuer des congolais avant de ne les avoir entendu sur le fond de leur rébellion ?
Il nous faut écouter l’autre camp d’abord, de peur de n’embrasser des ennemis de nos frères bira !

Déclaration de guerre contre les ituriens !


[21/2, 23:52] Inconnu 02: Sur la table de S. E. M. le Président de la République dans le cadre de nomination des mandataires publics, après partage des portefeuilles, quelques noms font déjà l’inanumité. On peut lire :

  1. Patrick Nkanga
  2. Boji Sangara
  3. Patrick Bologna
  4. Thiery Mosenempo
  5. Marcellin Cishambo
  6. Jacquemin Shabani
  7. Bamporiki Manegabe
  8. Mutombo Kalu
  9. Dieudonne Balazire
  10. Ngoy Kasandji
  11. Kibasu Ludisa
  12. Mahangu Henri
  13. Henriette Wamu
  14. Maisha Alfred
  15. Kalala Mulaku
  16. Deo Nkusu
  17. Moto Michel
  18. Kasongo Ngoyi
  19. Mutamba Constant
  20. Guy Mokolo
  21. Yemba Sele
  22. Tatiana Kombe
  23. Munjana Mamie
  24. Munubo Mubi
  25. Kolosa Diateba
  26. Bambi Luzolo
  27. Mubonzi Bertin
  28. Moligi Iyananio
  29. Katambwe Mwembesa
  30. Dilbwa Kinde
    32.Mirindi Nziri
  31. Moleka Wivine
  32. Mukoko Samba
  33. Ilunga Kola
  34. Magi Henri
  35. Mukoko Fils
  36. Kibwe Mwangi
  37. Musonda Collins
  38. Yav Henri
  39. Ngalula Mubenga
  40. Mboso Nkodia
  41. Kusema Giscard
  42. Mwembesa Kalala
  43. Muelwa Kaddi
  44. Kazadi Peter
  45. Mpiana Daida
  46. Mustapha Robert
  47. Ndjovu Onaono
  48. Dibwe Dia
  49. Baende Jean Claude
  50. Bitakwira Justin
  51. Dr Kabange
  52. Bo Nteti
  53. Bayubasire Amato
  54. Kambere Ferdinand
  55. Daudi Tembe
  56. Kisombe Yves
  57. Mugalu
  58. Katambwe Yav
  59. Tshundu Jonas
  60. Badibanga Muka
  61. Kalala Moise
  62. Ekanga Martin
  63. Kasereka Kalubi
  64. Kiove Edouard
  65. Matampi Diabe
  66. Baaderha Jean Baptiste
  67. Kabeya Muta
  68. Makila José
  69. Lukiana Marie Ange
  70. Kapinga Tshibola
  71. Paipo Wivine
  72. Wenga Willy
  73. Kimbuta Yango
  74. Tchibwabwa Solange
  75. Ilunga Ngoy
  76. Longondja Diakese
  77. Ntamba Papy
  78. Odia Elysée
  79. Suraya Ntale
  80. Mutombo Patrick
  81. Okundji Ndjovu
  82. Kabeya Efunja
  83. Mitondo Mbindule
    87.Mpoyi David
  84. Sambey BEYA

Dans les jours qui suivent une Ordonnance pourrait être lue. Restez branchés.


Où sont les ituriens ici ?
C’est scandaleux, mais pas surprenant, ce test que l’on nous sert. Une déclaration de guerre. Je vais ranger déjà ma troupe ! La guerre sera longue, disais L. D. Kabila.

Camps ou champs…


Les camps de réfugiés et de déplacés sont un danger à vite traiter. La promiscuité s’y installe très vite si des services stricts d’hygiène n’y sont pas mis en place.

Les zones où les populations déguerpissent, sont des champs potentiels de mines antipersonnelles futures. Ce sont des gaspillages de la ressource territoriale à rapidement arrêter en veillant à ce que chaque ménage rentre rapidelent chez lui, pour y vivre dans des conditions significativement améliorées. Le projet Habitat de l’EAE ASBL est susceptible d’apporter une solution responsable à un tel problème.

Nous avons sollicité plusieurs chefs coutumiers dans Mahagi et Lubero pour cela. La peur règne en maître et personne n’ose nous répondre !

Politiquement, le congolais s’occupe toujours des manifestations. Peu sont ceux qui acceptent de combat économique. Comme les hommes au pouvoir, les congolais voudraient moissonner sans semer.

La percée récente de nos projets à Mahagi donne une lueur, même fine, d’espoir !

Ituri : juguler le mal


Pourquoi l’Ituri va-t-il mal ?
Parce que, comme au nord Kivu, une poignée d’ituriens s’enrichissent exploitant le reste d’ituriens.
C’est aux ituriens d’arrêter ces inciviques !
Comment ?
Refuser de travailler pour 2 à 3 € par jour, alors que ces esclavagistes gagnent 150 € par jour, rien qu’en bavardant le tout le long de la journée dans des sofas achetés avec l’argent des contribuables ituriens.
Un modèle de développement à kibboutz, par exemple, remettra chaque personne à la raison. Les autorités fainéantes qui se retrouveront aux champs s’humaniseront ; et, les chômeurs d’aujourd’hui apprendront à connaître et à défendre leurs vrais intérêts avec succès et justice.

Nous sommes responsables !


Voici les postings qui n’intéressent pas nos compatriotes.

Graphèle, 17:10
Que dites-vous de faire en sorte que dans votre village chaque menage ait sa villa ultra-moderne ?
Parlons-en, dans le cadre du projet Habitat de l’EAE ASBL.

Graphèle, 11:50
Votre localité est confrontée à un problème d’insécurité.
Comment l’en sortir, ensemble et à coup sûr ? Parlons en ici, utilement, méthodiquement, efficacement !

Comment s’attendre à un mieux en RDC, dans ces conditions ?
Les sociologues des camps adverses ont déjà tiré leurs conclusions et ajusté leurs programmes !

Mende Omalanga : stratège ou traître ?


Voici une interview de l’homme d’État tel que postée dans notre groupe WhatsApp du projet 2014.

MENDE : Je ne suis pas de ceux là qui pensent que le discours du Président de la république à Londres devant nos compatriotes a été Cynique. C’est lui l’actuel visionnaire de ce pays, il connait où il amène son peuple. Pourquoi tant d’agitations à son discours ?

JOURNALISTE : Qu’est-ce qui motive votre prise de position actuelle ? n’est-il pas un calcul politique pour qu’il vous réintégre dans le Gouvernement ?

MENDE : Mon frère, d’abord moi je suis le fruit de l’UDPS. Si aujourd’hui le Chef de l’État estime que je dois faire pour lui un travail parce que nous avons la même idéologie, mais où est le mal ?? En plus je suis un député National, je ne suis pas au chômage.

JOURNALISTE : Donc, vous confirmez aussi que les banyamulenges sont des Congolais ?

MENDE : Vous n’avez pas bien entendu le discours du Premier Citoyen de ce pays ? C’est lui qui connait qui est congolais et qui ne l’est pas !!! On doit respecter les institutions du Pays, c’est ça l’État de droit.

QuestOmalanga MENDE.

Yira et gouvernement…


[19/1, 19:05]

D’un contact WhatsApp.

Alerte.

Il y a un groupe de la communauté tira [yira] qui est aux arrêts par [à] l’auditorat militaire[s] de byakato [Byakato] ce soir du dimanche 19/01/2020. [,] La [la] communauté était à une réunion de concertation sur la situation de lwemba [Lwemba]. L’objectif était de voir dans quelle [faisabilité] mesure on pouvait [pourrait] réouvrir [rouvrir] le centre de santé du [dû] milieu qui avait fermé ses portes suite à l’insécurité récurrente dans ce coin[s] de la collectivité de babila babombi. C’est ainsi, qu’une délégation du comité de pilotage de la communauté tira [yira] est venu de butembo, pour cette cause, appuyé par l’UNICEF. Juste après la rencontre, qui venait de se clôturer, les militaires de l’auditorat sont venus remballer [arrêter] les participants [soit disant] au motif qu’ils [les militaires de l’auditorat] n’étaient pas infirmé [informés de la tenue de cette rencontre]. Nous lançons ce message à ceux-là qui peuvent nous venir en aide pour la libération des nos frères…

[19/1, 22:24] GPAU :

Je pense que notre informateur confond yira (nande, parce que venu de Butembo) et tira (inexistante à ma connaissance).

Il est à parier que les yira se soient fait prendre, naïvement, dans un piège, si cette information-là tient à une réalité de terrain.

En même temps, il faut découvrir la cécité d’un gouvernement qui ne mesurerait pas les conséquences d’une riposte yira à un tel traitement continué, infligé aux yira ; sur le court, moyen et long terme.

Tout yira, en effet, croit désormais savoir que le régime de Kinshasa joue le jeu de l’ennemi de l’unité des congolais ; et, se prépare à une riposte qui pourrait surprendre un jour – dans 20 à 30 ans d’ici, selon notre estimation.