ANR : POLICE JUDICIAIRE OU POLICE NATIONALE ?

Chers compatriotes,

Il y a quelques temps nous postions sur la prison en RDC. Aujourd’hui, les nouvelles qui nous parviennent sur l’ANR, ne surprennent pas, mais appel à un véritable soulèvement populaire. Sinon, Kabila et ses sbires nous exterminerons tous. À nous de décider. Nous reproduisons ici les nouvelles fraîches se rapportant à cette agence. Une institution qui est sensée nous aider à connaître qui fait quoi exactement dans notre pays pour prévenir les dangers qui nous guettent. Hélas ! La réalité « serait » autre, depuis notre indépendance nominale du 30 juin 1960. Toutes nos agences de renseignement, sans exception, ont été inféodées au pouvoir en place et ont travaillé, bien souvent, au détriment du renseignement de notre peuple. L’ANR est-elle donc depuis lors une police judiciaire ou une police nationale ? Et de quel genre serait cette police ? Si nous n’agissons pas vigoureusement, si nous ne gagnons pas la guerre contre l’imposture, qu’adviendra-t-il de nos enfants ? Telle est notre préoccupation en vous livrant les témoignages qui nous parviennent du pays, à flot, depuis que nous l’avons quitter en 1988 jusque ce jour ! Ces cris de nos frères sont parfois lacunaires ; cependant, quand on connait le parcours de la RDC, tout cela devient comprehensible.

Voici ce que nous apprenons et qui doit être lu avec un sens critique.


Par un contact WhatsApp qui requiert l’anonymat

Depuis plus de 3 ans, maintenant, l’ANR, l’Agence Nationale des Renseignements de la RDC, s’est attribué le mandat de juger des dossiers civils ayant dans le but d’escroquer les citoyens, de les intimider ou d’éliminer les opposants politiques au régime de Kabila. Les cas dits de viol et d’autres crimes vrais ou inventés, qui ne cadrent pas avec la mission d’un service de renseignement public, sont devenus désormais des sources d’enrichissement des sbires de Kabila, des agents zélés des services de l’ANR.

Au lieu d’aller chercher des renseignements sur ceux qui tuent nos frères à Beni, Butembo, Bunia, Walikale et autres, dans l’Ituri, le Katanga, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, les Kasaï, le Bandundu, Kinshasa et bien d’autres provinces, des agents de l’ANR se distinguent dans ce qu’ils appellent la traque des dossiers prétendument judiciaires, mais souvent inventer par les membres de la majorité présidentielle qui voudraient régler quelques comptes obscurs avec leurs ennemis ou avec les opposants au régime de leur patron, le Président Joseph Kabila Kabange. Certains d’entre eux sont devenus de véritables vedettes dans l’art d’extorquer, impunément, de l’argent aux citoyens, semant ainsi non seulement de l’insécurité morale chez leurs victimes, mais allant jusqu’à dégrader gravement l’intégrité physique de celles-ci, quand ce n’est pas les conduire à la mort pure et simple.

M. Joseph Agano, par exemple, sujet gabonais de nationalité, s’est vite vu expulsé après une année de détention à l’ANR parce qu’il était en conflit d’affaires, dans un commerce de ciment, avec le ministre Bahati Lukwebo.

M. Edmond Nkuli, a passé deux ans de calvaire, oppressé par l’ANR, sans jamais être assisté pour une affaire touchant à ???.

M. Muke Zinga, s’est vu maltraité pendant deux ans par la même ANR, accusé de tentative d’escroquerie de Mme le gouverneur lol (???) à être (???).

M. Nkwaranko, accusé de viol sans preuve, a trimé pendant une année entière, dans la geôle de l’ANR.

M. Annicet Nkuli, dans une affaire civile l’opposant à l’ancien vice-ministre des finances, Albert Mpeti, s’est vu confié aux tortionnaires de l’ANR pour le « discipliner ».

M. Kamango Kombozi, accusé de vol dans l’entrepôt de son patron indien, ami de à M. Kalev Mutomb, s’est retrouvé confié à l’ANR.

Le Colonnel John, écope six ans de séquestration, sans être jugé ni assisté, sous les regards impuissants de nos concitoyens muselés.

Le Colonnel Birotsho, a lui « mérité » quatre 4 ans, dans des conditions comparables.

Un cadre d’une entreprise (prénoms, noms et post-noms manquants) est traqué par l’ANR, parce qu’il doit 4.000 $ à une de ses collègues de service (identité ???), bien connecté à l’ANR.

Ils sont très nombreux dans notre ville de Kinshasa, dans les autres localités de notre République, qui insécurisent. Les agents de la 1ère et 7ème directions de l’ANR, créent une psychose que personne jusque-là n’arrive à dompter.

Toutes ces opérations de l’ANR sont cautionnés par le régime de Kabila qui en tire des profits pour soudoyer ses sbires. Des pots de vin changent de main. Des rançons sont obtenus dans certaines situations pour libérés les « prisonniers » qui ne sont jamais passer par un jugement digne de ce nom. Le pays pourrit de la sorte…

Quant au Raïs Kabila lui-même, rien ne lui rappelle plus le cas Hussein Habré qui croupit en prison à vie suite aux fautes commises par Idriss Déby Itno, son ancien directeur des services de sécurité.
Nous, forces vives de la nation congolaise, en quête de notre notre indépendance véritable, interpellons nos compatriotes, les ASBL, ONG, églises et sociétés civiles, commis à la défense du respect des droits humains en RDC, à accroître la pression sur Kabila, sans délai et en utilisant tous les moyens en notre pouvoir, ensemble, pour que demain, lui-même, et tous ses sbires, se retrouvent devant une vraie justice.

Une bonne manière de le faire, c’est d’investir dans notre démarche qui vise la disqualification de l’imposture et non dans des élections qui ne feront qu’accroître notre misère, notre ignominie et la décimation de notre peuple.

Muke Zinga et autres, opposés dans des affaires contre la 2ème femme du gouverneur Jean Pierre Lola Kisanga du Haut-Uele, ils sont encore en détention illégale depuis belle lurette (précision de la durée ?).
Edmond Nkuli croupit encore dans les geôles de l’ANR jusqu’aujourd’hui et cela peut être vérifié par n’importe quelle organisation de défense des droits humains.
Dernièrement 22 détenus ont fait grève de la faim pour protester contre leur détention qui durait sans jugement digne de ce nom. Depuis, ils ont été transférés dans un lieu ou dans des lieux inconnus de leurs parents. C’est notamment le cas de Kombozi Kamango et autres.

Mme Botela Bah, elle, vient d’être séquestrée pendant près de 22 mois (ou 19 mois ????) pour une affaire de vente de parcelle tout simplement parce qu’elle a pour partie adverse, l’Honorable François Rubota, du MSR, malgré l’intervention de son avocat qui demande, sans succès, le transfert de son dossier par le Ministre Alexis Thambwe Mwamba.

Colonel John et Birotsho ???

L’administrateur principal de l’extérieur (Saint-Pierre) et le conseiller juridique principal de l’ANR, M. Shematou (Saint-Paul) ne font rien pour libérer de nombreux malheureux dont on sait bien pourtant qu’ils sont détenues abusivement dans les geôles de l’ANR. C’est le cas de Yousouf Omba et compagnies qui forment une véritable association de malfaiteurs et bénéficie des bonus et commissions de 10% ; qui les obligent à garder et traquer même des innocents, pour avoir de quoi finir leurs constructions.

[Dans l’affaire Jean Pierre l ??? Mme Hortense ???? et quoi ???
Dossier 4000$ ????]
M. Trésor Olangi et tiers ( ??? alliés), sont dans des dossiers « d’escroquerie ».

Sur les dossiers traités à l’ANR aujourd’hui, on estime que 90% s’y trouvent pour escroquer nos concitoyens qui n’ont pas d’appui dans la sphère du pouvoir et tout cela sous la barde de M. le Président de la République. Pour atteindre leurs objectifs, les agents de l’ANR inventent des crimes de toutes sortes : abus de confiance, viols, escroqueries, etc.

Le Colonel ??? Birotsho, accusé de l’assassinat du Colonel Mamadou Ndala, croupit dans les locaux de l’ANR, plutôt que d’être transféré dans une quelconque prison, telle que celle de N’dolo par exemple.

Dans la commission pénitentiaire de l’ANR les avis sont partagés. Pour les uns, les membres de l’ANR doivent absolument rentrer dans leurs attributions ; tandis que pour les autres il faut se mettre au service des membres de la majorité présidentielle qui soutiennent Kabila dans la pérennisation de son pouvoir.

Kabila doit faire très attention pour sa vie. Il devra probablement bientôt être conséquent avec lui-même. Devant la CPI, comme Bemba, il risque de se retrouver sans tous ses sbires qui aujourd’hui profitent de son nom pour faire leur business macabre. Le Général Amuli Bahegwa du CFMG de l’ALC, chef d’état-major général de l’armée de libération du Congo, pendant ce temps, sirote quant à lui son vin et mange son caviar à Kin Malebo.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s