Gouvernement-CNDP


REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
ACCORD DE PAIX ENTRE LE GOUVERNEMENT
ET LE CONGRES NATIONAL POUR
LA DEFENSE DU PEUPLE
(CNDP)

Goma, 23 Mars 2009

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Accord de paix entre le Gouvernement et le CNDP

Goma, 23 Mars 2009

PREAMBULE

Nous, Gouvernement de la République Démocratique du Congo et Congrès

National pour la Défense du Peuple (CNDP), Parties au présent Accord,

Réunis en plusieurs sessions à Nairobi (Kenya) et Goma (RDC) sous les auspices de la

co-Facilitation de l’Envoyé Spécial du Secrétaire Général de l’Organisation des Nations

Unies pour les Grands Lacs, S.E.M. Olusegun Obasanjo et du co-Facilitateur de l’Union

Africaine et de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, S.E.M.

Benjamin William Mkapa ;

Soucieux de contribuer à une paix durable en République Démocratique du Congo et à

une réconciliation sincère entre filles et fils de ce grand pays ;

Convaincus de la nécessité de parvenir à une résolution rapide et durable de la crise

qui, des années durant, a prévalu dans l’Est de la République Démocratique du Congo

en général, et dans le Nord et le Sud Kivu en particulier, créant des conditions propices

à des violations massives des droits humains ainsi qu’une crise humanitaire sans

précédent auxquels il importe de mettre rapidement fin ;

Conscients du fait que le Dialogue constitue le mode par excellence de règlement des

conflits ;

Réaffirmant le caractère intangible et inaliénable des principes fondamentaux de la

Constitution de la République, particulièrement ceux relatifs :

a) à la souveraineté nationale ;

b) à l’intégrité territoriale ;

c) à l’inviolabilité des frontières nationales, conformément au tracé en vigueur au

30 juin 1960 ;

d) aux droits humains, libertés fondamentales et devoirs du citoyen et de l’Etat ;

e) au caractère républicain et apolitique des Forces Armées et de la Police

Nationale ;

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Considérant les Accords et cadres de référence suivants :

a) Le Pacte de la Sécurité, la Stabilité et le Développement dans la Région des

Grands Lacs signé le 15 décembre 2006 à Nairobi ;

b) Le Communiqué Conjoint du Nairobi du 9 novembre 2007 ;

c) Les Actes d’engagement signés à Goma le 23 janvier 2008 à l’issue de la

Conférence sur la Paix, la Stabilité et le Développement dans les provinces du

Nord Kivu et Sud Kivu, ainsi que les résolutions de ladite conférence ;

d) Les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité, notamment les résolutions

1843, 1856 et 1857 relatives à la situation sécuritaire au Nord Kivu, au

renforcement de la MONUC et à son nouveau mandat ;

e) Le Communiqué Conjoint du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de

la Région des Grands Lacs tenu à Nairobi le 7 novembre 2008 ;

Considérant la nécessité du strict respect des normes et principes fondamentaux du

droit international humanitaire ;

Reconnaissant la nécessité de mécanismes fiables et efficaces de bonne

gouvernance à tous les niveaux et dans tous les domaines, y compris celui de la

certification de l’exploitation, de l’évaluation et du contrôle des ressources naturelles ;

Considérant les récentes déclarations militaires et politiques du CNDP en dates du 16

janvier et du 4 février 2009, à Goma ;

Sans préjudice d’autres Accords susceptibles de contribuer à ramener et consolider la

paix et la stabilité dans les provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu, ainsi que dans la

Région des Grands Lacs ;

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Convenons solennellement de ce qui suit :

Article 1 : De la transformation du CNDP

1.1. Le CNDP confirme le caractère irréversible de sa décision de mettre fin à son

existence comme mouvement politico-militaire. Il s’engage :

a) à intégrer ses éléments de police et ses unités armées respectivement dans

la Police Nationale Congolaise et les Forces Armées de la République

Démocratique du Congo;

b) à se muer en parti politique et à remplir les formalités légalement requises à

cette fin;

c) à poursuivre dorénavant la quête de solutions à ses préoccupations par des

voies strictement politiques et dans le respect de l’ordre institutionnel et des lois

de la République.

1.2. Le Gouvernement s’engage à traiter avec célérité la demande d’agrément du

CNDP comme parti politique.

1.3. Par ailleurs, les parties acceptent le principe de participation du CNDP dans la vie

politique de la RDC. Les modalités en seront fixées d’un commun accord.

Article 2 : Des prisonniers politiques

2.1. Le CNDP s’engage à produire, dans les plus brefs délais, la liste réactualisée de

ses membres prisonniers politiques.

2.2. Conformément aux Actes d’engagement de Goma, le Gouvernement s’engage à

procéder à la libération de ces prisonniers. Le Gouvernement s’engage également à

assurer leur rapatriement dans leurs lieux d’habitation.

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Article 3 : De l’amnistie

3.1. En vue de faciliter la réconciliation nationale, le Gouvernement s’engage à

promulguer une loi d’amnistie couvrant la période allant de juin 2003 à la date de sa

promulgation, et ce conformément au droit international.

3.2. Les parties conviennent de l’observance stricte de l’indépendance du pouvoir

judiciaire telle que consacrée par la Constitution.

3.3. Le CNDP ayant exprimé des préoccupations quant à certaines dispositions du

projet de loi tel que déjà adopté par l’Assemblée Nationale, dont la qualification à son

avis restrictive des faits amnistiés, il a été convenu que ces préoccupations soient

transmises par le Gouvernement au Parlement pour examen.

Article 4 : Du mécanisme national de réconciliation

4.1. Les parties s’engagent à entretenir une dynamique de réconciliation, de

pacification des coeurs et des esprits, ainsi que de bonne cohabitation

intercommunautaire en tant qu’exigence primordiale de bonne gouvernance. Dans

cette optique :

a) Les parties conviennent de la création d’un mécanisme national chargé de

définir et de conduire la politique de réconciliation entre Congolaises et

Congolais, et de lutter contre la xénophobie.

b) Le Gouvernement s’engage à créer une structure ministérielle responsable à

la fois de la sécurité intérieure, des affaires locales et de la réconciliation. A

défaut de créer un Ministère spécifique, toutes les matières susmentionnées

devront faire l’objet d’une prise en compte claire dans la définition des

attributions d’un même Ministère.

Article 5: De la résolution des conflits locaux

5.1. Le Gouvernement s’engage à mettre en place des Comités locaux permanents

de conciliation, relevant de l’autorité civile locale et composés notamment des sages

______________________________________________________________________

locaux, hommes et femmes, pour pallier la carence en matière de prévention et de

résolution extra judiciaire de conflits.

5.2. Les parties conviennent du principe de la création d’une « police de proximité »

entendue comme branche de la Police Nationale Congolaise; à l’écoute du peuple à la

base et au service de celui-ci.

5.3. Les éléments de la police de proximité seront recrutés et formés au niveau

national. Le programme de leur formation sera structuré de manière à les doter d’une

connaissance profonde des réalités sociologiques des régions où ils seront déployés.

Sans être constituée sur une base ethnique ou communautaire, la police de proximité

veillera, dans le déploiement de ses unités sur le terrain, à ce que la composition de

celles-ci reflète la diversité sociale locale.

5.4. Les deux parties conviennent que la contribution du CNDP sur les sujets cidessus

est à verser à la partie gouvernementale.

5.5. En attendant la mise en place de la police de proximité, et afin d’assurer la

sécurité des réfugiés et personnes déplacées rentrant dans leur milieux, les parties

conviennent de la mise en place, par le Gouvernement, d’une unité de police spéciale

issue du processus d’intégration des éléments de la police du CNDP au sein de la

Police Nationale Congolaise. Cette unité sera formée et équipée conformément aux

exigences de maintien de l’ordre au niveau local.

Article 6: Du retour des réfugiés et des déplacés internes

6.1. Les deux parties conviennent que vivre en paix dans son pays et jouir pleinement

de sa citoyenneté sont des droits inaliénables de tout Congolais. De ce fait, le retour

rapide des personnes déplacées et des réfugiés congolais encore présents dans les

pays voisins vers leurs milieux d’origine est une nécessité.

6.2. En conséquence, le Gouvernement s’engage à relancer dans les plus brefs

délais, les Commissions tripartites relatives aux réfugiés congolais se trouvant dans les

pays voisins et à initier des actions de réhabilitation nécessaires à leur réinsertion. Les

parties s’accordent également à inciter et à faciliter le retour des déplacés internes.

______________________________________________________________________

6.3. Les modalités pratiques relatives à ces opérations feront l’objet d’une élaboration

de mécanismes particuliers, notamment :

a) Identification

b) Etude de localisation

c) Viabilisation des zones de retour (sécurité, infrastructures, eau …)

d) Réinsertion sociale.

6.4. Un calendrier contraignant sera élaboré pour une prompte mise en oeuvre de

cette disposition. L’indication d’un tel calendrier est ici annexée.

Article 7: Des zones sinistrées

7.1. Du fait des guerres récurrentes, qui ont entraîné la destruction des infrastructures

de base, des habitations, des champs, des plantations et du bétail, ainsi que

l’impraticabilité des routes, les parties recommandent que soient déclarées « zones

sinistrées » les Provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu.

7.2. Le Gouvernement s’engage à mettre en oeuvre des projets intégrateurs et des

projets de développement à haute intensité de main-d’oeuvre, de manière à absorber

main-d’oeuvre que rendra disponible la démobilisation, le retour des déplacés internes et

celui des réfugiés, en commençant par les territoires les plus affectés.

Article 8 : De l’Administration du Territoire

8.1. Les parties conviennent que le rapprochement de l’administration des administrés

est une exigence de bonne gouvernance.

8.2. Se fondant sur la nécessité d’une meilleure prise en compte possible des réalités

sociologiques du pays, le CNDP a proposé une modèle de découpage du territoire

national.

______________________________________________________________________

8.3. Il a été convenu de consigner la contribution du CNDP sur ce sujet comme un

élément de réflexion pour l’amélioration constante de l’efficacité de l’Administration du

Territoire.

Article 9 : De l’Administration Publique

9.1. Les parties s’accordent sur le fait que l’administration devrait répondre aux

besoins de proximité que ressentent souvent les populations locales.

9.2. Dans ce cadre, le CNDP a proposé que l’Administration publique soit prise en

charge par les Agences Nationales techniquement et financièrement autonomes,

quoique sous tutelle des Ministères.

9.3. Il a été convenu de verser cette contribution du CNDP à la partie

gouvernementale pour enrichir les réflexions liées à la réforme de l’Administration

publique en République Démocratique du Congo.

Article 10: De la réforme de l’Armée et des Services de Sécurité

10.1. Les deux parties ont convenu qu’une réforme profonde de l’Armée et des

Services de Sécurité de la RDC constitue une priorité.

10.2. Le CNDP a proposé des orientations stratégiques pour une telle réforme.

10.3. Le Gouvernement, qui est conscient de cette nécessité et y travaille déjà,

s’engage à inscrire la réforme de l’Armée et des Services de Sécurité en première ligne

des activités à réaliser dans les meilleurs délais.

Article 11 : Du mode de scrutin

11.1. Les parties conviennent de la nécessite d’une évaluation urgente, suivie d’une

révision si nécessaire de la loi électorale, afin de permettre une représentativité la plus

large possible, sans pour autant nuire à l’efficacité des institutions à tous les niveaux, et

de renforcer les sanctions à l’endroit de ceux qui, pendant la campagne électorale,

tiennent des discours sectaires ou haineux.

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11.2. Une proposition en ce sens est versée par le CNDP à la partie gouvernementale

pour transmission à la Commission électorale nationale indépendante.

Article 12 : Des question spécifiques

2.1. Le Gouvernement s’engage à apporter une solution politique au problème de ka

réinsertion professionnelle des cadres administratifs ayant adhéré au CNDP, sans

préjudice, pour autant, des textes légaux en vigueur.

12.2. Les parties conviennent que la solution au problème de la réhabilitation des

députés provinciaux invalidés pourrait être trouvée dans le cadre plus large de la

participation du CNDP à la vie politique nationale.

12.3. Pour le dossier des Chefs Coutumiers non cooptés à l’Assemblée provinciale du

Nord Kivu, il a été noté que celui-ci est déjà couvert par un arrêt de la Cour Suprême de

Justice.

Les parties conviennent de formuler une recommandation à la Commission électorale

nationale indépendante pour exécution rapide dudit arrêt.

12.4. Les deux parties conviennent du rétablissement de l’Autorité de l’Etat dans les

territoires de Masisi, de Rutshuru et de Nyiragango. Le principe convenu est donc celui

de la réhabilitation dans leurs fonctions des Administrateurs de Territoire et des

Administrateurs de Territoire Assistants nommés par l’Etat. Quant au reste du

personnel, il reste en place jusqu’à nouvel ordre.

Les parties conviennent par ailleurs que dans la mise en oeuvre de ces dispositions, soit

privilégiée la nécessité de promouvoir la concorde et la paix sociale. A cet effet, des

sanctions seront prises à l’endroit de ceux qui enfreindraient ces dispositions. Les ex-

Administrateurs de Territoire du CNDP seront affectés à d’autres responsabilités dans le

cadre plus large de la participation du CNDP à la vie politique nationale.

12.5. Sans préjudice du droit et de l’équité, tous les biens spoliés doivent être remis à

leurs propriétaires, personnes physiques ou morales.

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Outre les mécanismes traditionnels de résolution de ce genre de contentieux, les parties

conviennent de la mise sur pied rapide de comités locaux permanents de conciliation.

12.6. En vue d’une compétitivité accrue de l’économie nationale, les parties

conviennent de la nécessité d’accélérer le processus de libéralisation des entreprises

publiques en RDC.

12.7 Le Gouvernement s’engage à prendre en charge les blessés de guerre, orphelins

et veuves des ex-éléments CNDP dont la liste sera produite par le CNDP. Les parties

conviennent de la reconnaissance formelle des grades des ex-éléments CNDP aussi

bien dans la Police Nationale Congolaise que dans les FARDC. Cette question sera

administrativement réglée de manière globale dans le cadre des OG et les actes

réglementaires y afférant seront pris. Les efforts pour une logistique efficace au profit

des unités sur le terrain seront renforcés.

Article 13 : Des réformes économiques

Les parties conviennent de la nécessité de mécanismes fiables et efficaces de bonne

gouvernance à tous les niveaux et dans tous les domaines, y compris celui de la

certification, de l’exploitation, de l’évaluation et du contrôle des ressources naturelles.

Article 14 : Du Comité national de suivi

14.1. Un Comité national paritaire de suivi Gouvernement-CNDP sera institué par un

texte réglementaire. Il sera chargé de veiller à la mise en oeuvre de cet Accord.

14.2. Son mandat est de trois mois, avec possibilité de renouvellement.

Article 15: Du Comité International de suivi

15.1. L’Organisation des Nations Unies, l’Union Africaine et la Conférence

Internationale sur la Région des Grands Lacs sont les témoins internationaux de cet

Accord et assureront le suivi de sa mise en oeuvre effective par les parties.

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Ces institutions, par le truchement des deux Co-Facilitateurs, constituent le Comité

international de suivi de l’Accord.

15.2. Le Comité international de suivi effectuera des évaluations périodiques afin de

mesurer les progrès réalisés dans la mise en oeuvre de l’Accord. Il pourra également

assister le Gouvernement dans la mobilisation de l’appui régional et international à la

mise en oeuvre dudit Accord.

15.3. Le mandat du Comité international de suivi est de trois mois, avec possibilité de

renouvellement.

Kind Regards

Serge Ntumba

Causes et conséquences…


Dans le cadre de la confection d’un projet de société pour la RDC, qui soit le plus complet et le plus démcratique qu’ait connu notre pays, nous aimons à analyser les pensées, les propositions des autres.

Ces analyses nous permettent à la fois d’enrichir et d’harmoniser notre vocabulaire, de l’adapter au language du congolais, et surtout, de nous assurer de ne pas être dans l’erreur : cette erreur qui nous guête tous, si nous ne prêtons pas attention à nos propos, à nos production.  Pendant 52 ans, le congolais est habitué à évoluer dans la dictature.  La confrontation n’est pas autorisée.  Ceux qui sont au pouvoir

M. Robert MBELO, de « MWANGAZA », le Groupe de Recherche et d’Etudes sur le Congo, de Londres, nous a livré son analyse que nous confrontons ici-bas à la nôtre, pour dégager des points de convergence et de divergence.  Le but final étant de susciter un débat qui participe à l’élaboration d’un projet société robuste, viable, complet, démocratique.

Nos insertions sont mises entre crochets !

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CAUSES ET CONSEQUENCES DE LA GUERRE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

[
En réalité, nous avons déjà connu plusieurs guerres en RDC, depuis notre indépendance de nom du 30 juin 1960.
La rébellion des molelistes de 1964 à 1966 ;
la première guerre du Shaba en 1977 et la deuxième en 1978 guerre du Shaba ;
la guerre de Moba I en 1984 et et celle de Moba II en 1985 ;
la première guerre dite du Congo de 1997 à 1998 et la deuxième guerre dite du Congo, aussi appelée la Première guerre continentale africaine, de 1998 à 2002 ;
la guerre du Kivu qui dure de 2004 à 2009 avec le CNDP, que nous pourrions appeler la rébellion du CNDP ;
la guerre du Kivu qui dure depuis environ avril 2012 à ce jour…

Des analyses sont faites des causes et des conséquences de ces guerres.  Elles ne sont pas suffisamment diffusées en RDC même et ne bénéficient que très peu à nos peuples qui restent d’ignorance de la plupart de choses qui se trament dans les coulisses des états-majors et de la politique.  Dans cette ignorance de vrais enjeux de la guerre, de ses causes, sources et origines ; dans cette ignorance des vrais suites, conséquences et effets futurs de ces guerres, nos peuples ne savent pas correctement agir, et les guerres ne peuvent pas cesser définitivement, faute d’une stratégie qui supprime les problèmes à leurs sources.

Tous les partis politiques congolais ne travaillent pas comme ils le devraient pour instruire, former et éduquer politiquement leurs membres afin de les mobiliser dans une recherche collective de solutions fiables, durables aux conflits, aux crises.  Toutes les énergies sont investies dans la défense des chefs des partis qui sont souvent coupables de morts d’hommes dans le cadre de l’une ou l’autre de ces guerres.  Les énergies sont ainsi dissipées ailleurs que dans la résolution de vrais problèmes qui se posent à notre Etat : la colonisation, l’imposture, la trahison, la dicature, la médiocrité.

Faute d’avoir reçu une éducation, une formation et un instruction politiques conséquentes, faut de ne s’être jamais réunis pour décider démocratiquement de quoi faire de la République issue de l’indépendance lumumbienne, nos peuples réagissent mal.  Soit qu’ils se combattent, soit qu’ils ne se montrent pas solidaires face aux agressions multiformes que nous imposent nos ennemis : subordination de nos chefs, pillages des ressources nationales, spoliation de nos moeurs, incitation à des divisions intestines, décimation de nos populations…
]
INTRODUCTION : La politique américaine pour le III° Millénaire
Pour avoir une vision claire de ce qui se passe dans notre pays, notamment au sujet de la guerre
d’agression que nous subissons directement de la part des Rwandais, Ougandais et Burundais, il
faudra, pour une meilleure compréhension, que nous entrions un peu plus en profondeur dans les
méandres de la politique américaine pour le IIIè millénaire et leur projection en République
Démocratique du Congo.
En effet, le rêve morbide des Américains est de bâtir une Amérique toujours plus forte et
toujours plus dominatrice. C’est du néo-nazisme. Ainsi, si nous faisons une brève incursion dans
la grande histoire de la II° guerre mondiale, nous remarquerons des similitudes troublantes entre
la politique que menait Hitler pour dominer le monde avec celle qu’appliquent actuellement les
Etats-Unis d’Amérique dans le monde. Le cas de l’éclatement de l’URSS, de la disparition de la
Yougoslavie, et de la division de la Tchécoslovaquie en deux Etats distincts, n’était-t-il pas
inscrit dans l’agenda de Hitler ? En bref, la politique américaine pour le IIIè millénaire n’est
qu’une copie mieux élaborée de la politique allemande du IIIè Reich.
Dans leurs visées de domination mondiale, les vies humaines sont moins importantes que la
raison d’état ; les massacres qu’ils avaient perpétrés dans les années 65-75 au Viêt-Nam, au Laos,
au Cambodge et sur d’autres terrains militaires, illustrent à suffisance leur barbarie et leur culture
de violence.
Lorsque Reagan est: arrivé au pouvoir, après un passage plutôt jugé médiocre de Jimmy Carter,
Reagan et les républicains étaient résolus à rebâtir une Amérique forte, toute puissante en
réaction à la politique « laxiste » de Jimmy Carter qui s’était fait damer le pion par les
communistes soviétiques. L’on se souviendra que c’est sous la présidence de Carter que
l’Ethiopie, l’Angola, le Mozambique avaient viré dans le camp communiste, sans oublier
l’Afghanistan, le Cambodge avec l’arrivée des Khmers Rouges, pour ne citer que ces pays là, «
perdus » par l’Amérique à cause de la mollesse de la politique que menait alors Carter qui voulait
amener les Etats-Unis à faire respecter les droits de l’homme dans le monde, chose qui n’existe
pas dans la culture américaine ; car pour les Américains, seul la violence et la loi du plus fort
sont le leitmotiv de leur politique.
C’est pourquoi, aussitôt arrivé au pouvoir, Reagan va user du muscle pour restaurer le « paradis »
perdu. Il va multiplier des agressions : Benghazi en Libye, la guerre Iran-Irak, le soutien apporté
aux Britanniques pendant la guerre des malouines etc. Reagan va accroître la coopération
militaire avec le Zaïre à l’époque de Mobutu, lequel devait faire la police de l’impérialisme
américain en Afrique centrale. Il va également surarmer l’Afrique du sud pour contrecarrer le
Mozambique et l’Angola considérés à l’époque marxistes-léninistes. Il va consolider la
coopération militaire avec le Chili d’Augusto Pinochet pour faire le gendarme en Amérique
Latine.
Reagan parti, son alter ego, George Bush continua sur la lancée de son prédécesseur: il va
surarmer l’Irak contre l’Iran pour écraser la révolution islamique. Ironie du sort, Saddam Hussein
s’est retourné contre eux pour non-respect de leur part des engagements financiers; c’est l’une des
raisons de son limogeage aujourd’hui. Pendant son règne, Bush père engagea la guerre du Golfe I
en remorquant sous sa bannière la « communauté internationale » et l’ONU, en entretenant un flou
artistique sous le calicot d’une action humanitaire, plutôt humanitariste, en brandissant « le droit »
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et la défense du droit comme leitmotiv. Il s’en était suivi une série d’agressions: Grenade,
Panama, Haïti et un sévère revers subi en Somalie. Toutes ces bavures l’ont été avec la
bénédiction de l’ONU et du Conseil de Sécurité.
Bill Clinton emboîta le pas à ses prédécesseurs: Somalie, Soudan, Ethiopie-Erythrée, Sierra-
Léone, Golfe II, la RDC, le démantèlement de la Serbie. C’est sous sa présidence que la CIA a
planifié et préparé l’assassinat du président Mzee Laurent Désiré KABILA.
Le comportement de l’actuel Président George Bush Jr. ; non seulement il traduit l’attitude
belliciste de l’establishment américain, mais franchit un autre seuil, une nouvelle étape
d’agressions américaines dans le monde: la nouvelle donne est la suivante; agresser des pays
riches en vue de faire main basse sur leurs richesses, les occuper territorialement, les coloniser et
réduire les peuples de ces pays en esclavage. C’est ce qui se passe malheureusement en R.D.C.
(qui est en train de devenir une colonie des Etats-Unis) et en Irak où il serait question de mettre en
place une administration américaine.
Ainsi, pour mener à bien cette politique d’agression et d’hégémonisme dans le monde, les Etats-
Unis s’appuient sur les organes et Institutions suivantes: La CIA, la DIA (Defence Intelligence
Agency), le Pentagone, la NSA, le State Department , la Maison-Blanche etc. Ce sont là, les
organes officiels. Mais, les socles sur lesquels est assise cette politique américaine d’agression et
de domination sont les suivants:
1. L’autocolonisation (le fait de faire croire aux gens que l’on vient les libérer, les conduire vers
la démocratie, les aider à reconstruire leurs économies etc. alors que tout cela n’est que du
bluff et des mensonges). Les Etats-Unis n’ont jamais conçu aucun projet de développement
nulle part en Afrique noire.
2. Les multinationales ( Pétrolières, minières, et surtout les vendeurs d’armes regroupés au sein
du « Complexe militaro-industriel » ainsi que des multinationales pharmaceutiques et
d’autres multinationales technologiques) .
3. Les organisations Internationales gouvernementales et non gouvernementales (l’ONU,
l’OUA, l’UNICEF, le HCR, le PAM, la Croix-Rouge, Médecins sans frontières, Human
Rights Watch, Amnesty International etc.).
Quel organe qui mène et dirige les agressions américaines sur le terrain ? C’est la CIA avec
l’appui de sa Direction des Etudes, la Black Financial services, et surtout la Direction des
Opérations clandestines.
Et d’où provient l’argent pour le financement des opérations clandestines? De l’argent de la
drogue en provenance des cartels de Medelline et de Cali que la CIA a créé en vue de lui
procurer de l’argent nécessaire pour des opérations clandestines dans le monde: coup d’Etat,
insurrection populaire, des opérations d’intoxication médiatique, corruption des bandes rebelles,
payement des collaborateurs extérieurs, financement de la presse locale, financement et
corruption de leaders politiques et leurs parties etc.
Oui ont élaboré la politique américaine du IIIème millénaire ?
Ayant essuyé plusieurs défaites sur le terrain des opérations clandestines, des réunions et des
débats se sont succédés dans les états-majors de la CIA, du Pentagone et du Congrès dès les
années 90′ en vue de préparer une nouvelle politique mondiale pour le IIIè millénaire: « The
American Policy for The Third Millenary ».
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Et pourquoi une nouvelle politique ? Et comment la mettre en pratique ? L’innovation prévue par
les Américains ne s’inscrit pas dans une dynamique naturelle du changement harmonieux et de la
paix dans le monde, mais plutôt dans la vision hégémonique d’exploiter le monde. Ainsi, faisant
le bilan des échecs subis sur le terrain: la guerre de Corée en 1954, au Cuba, avec le
débarquement raté de la Baie des cochons en 1962, le Viêt-Nam, le Laos, les Cambodge, l’Iran,
l’Irak, la Somalie, la RDC etc.. C’est ainsi qu’ils ont fait appel à des spécialistes dont les noms
suivent pour élaborer cette nouvelle politique étrangère basée sur la domination, la force et la
violence.
1.William CASSEY: on ne le présente plus. Ancien Directeur de la CIA, cet homme a été dans
tous les mauvais coups: Viêt-Nam, Cambodge, Angola, en Libye où il avait préparé l’attentat
contre le Colonel Khadafi, en RDC où il a joué un rôle décisif dans les préparatifs de l’agression
rwando-ougandaise du 2 Août 1998 contre notre pays. Notons en passant que c’est lui qui avait
recruté tous les Congolais qui avaient trahi notre pays d’intelligence avec nos agresseurs. Il s’agit
de Wamba dia Wamba, Tambwe Mwamba, Endundo Bononge, Emile Ilunga, Lunda Bululu, etc.
et d’autres traîtres congolais dont la plupart se retrouvent chaque fois en Afrique du Sud pour des
soi-disant négociations sur des documents rédigés par des étrangers. C’est également lui qui avait
recruté Mandela pour servir la cause de la CIA en Afrique Centrale et dans les pays des Grands
Lacs.
2. un certain Colonel ROBINSON: surnommé « Black Panther », (la panthère noire); c’est un
spécialiste dans la stratégie politico-militaire. Il a été dans le contingent des marines lors du
débarquement raté des Américains dans l’opération de la. «Baie des Cochons » à Cuba, il a
combattu au Viêt-Nam, au Nicaragua, au Panama où son commando avait organisé l’enlèvement
de Manuel Noriega. Il a été également dans le commandement américain lors de la première
guerre du Golfe. C’est un spécialiste de coup d’état. C’est le philosophe du Pentagone.
3. Douglas SHEREAR: administratif chevronné, il est entré tout jeune dans l’administration
Démocrate à la Maison Blanche depuis J.F. Kennedy puis sous Lyndon Johnson où il avait pris
du gallon lors de l’engagement américain au Viêt-Nam. Il fut également membre du dernier
cabinet de Bill Clinton.
4. Max POWER: C’est le spécialiste de la médiatisation et de l’intoxication du type « Timisoara »
en Roumanie. En effet, c’était lui qui avait suggéré l’ingénieuse idée de faire extraire des
cadavres dans des morgues pour en faire porter la responsabilité d’un massacre imaginaire à
Nicolae Ceaucescu, l’ancien Président de Roumanie en vue de justifier son exécution, alors que
ce fut un Nationaliste que les Roumains regrettent aujourd’hui. Max Power est également
spécialiste de la désinformation. Il est membre de la Direction des Etudes à la CIA. C’est lui qui
avait conçu le plan du démembrement de l’URSS. Spécialiste de coup d’Etat de palais, c’est lui
qui avait monté le scénario du coup d’Etat de palais qui avait porté un ivrogne au pouvoir en
Russie en la personne de Boris Eltsine, pour mieux le manipuler. Il en est devenu son mentor et
propagandiste. C’est également lui qui avait préparé l’ascension de Vladmir Poutine au pouvoir.
5. Jackie NAZAKI: immigrée d’origine japonaise devenue Américaine en 1960, membre de la
CIA, elle a surtout travaillé dans des Ambassade américaine en Asie du Sud-Est. Elle avait été
affectée tour à tour au Viêt-Nam, au Laos, au Cambodge. C’est une spécialiste de la politique
américaine dans le Tiers-Monde.
6.Jimmy CARTER: ancien US Président, consultant à la CIA pour encadrer l’équipe et présider
les réunions.
7.Henry KISSINGER: ancien US Secretary of States pour donner ses avis et considérations
compte tenu de son expérience dans les affaires du monde.
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Après avoir fait un tour d’horizon de tous les déboires qu’ont connus les Etats-Unis dans le
monde, leur discussion portaient sur les sujets ci-après:
* Qu’en serait-il du droit de Cuba de retrouver sa souveraineté sur une partie de son territoire de
Guantanamo Bay, transformée en forteresse aéronautique de la US Navy, étant donné que la
concession arrivera à échéance vers la fin de l’an 2003 ?
* Qu’en sera-t-il du droit du Panama de retrouver sa souveraineté sur le canal qui
traverse son territoire? * Quel souvenir garde de nous les peuples du Viêt-Nam, du
Laos, du Cambodge.
* En Somalie, qu’aurions-nous du faire pour éviter l’humiliation ?
* Quelle politique devrons-nous poursuivre en vue du processus de paix au Moyen-Orient?
* Quelle sera la place de la RDC dans l’ensemble des pays des Grands Lacs et quelle devra être
notre nouvelle politique pour l’Afrique noire en général?
Après cette brève incursion au sein de la politique globale des Etats-Unis pour le IIIè millénaire,
attardons-nous un peu sur l’approche prévisionnelle de l’ensemble de la politique des pays
occidentaux sur la RDC.
En effet, après l’assassinat de Lumumba, le calcul des occidentaux visait la formation d’un
bastion blanc d’exploitation des matières premières allant du Katanga jusqu’en Afrique du sud
afin de prendre pied sur les richesses du Continent. Ce plan des années 60′ était l’oeuvre du
cabinet Eisenhower, alors Président des Etats-Unis, de la Couronne de Belgique, du Grandduché
de Luxembourg et des pays du BENELUX. Celui-ci n’a pas connu d’issue à cause de la
haine de l’homme blanc en Afrique du sud raciste. Il leur a été donc difficile de le réaliser en ce
moment-là. C’est pourquoi ils avaient préparé le jeune Mobutu pour le besoin de la cause; à
savoir l’exploitation à moindre frais des richesses du Congo : et ils avaient réussi. Mais après 3
décennies, Mobutu, n’étant plus en odeur de sainteté avec ses maîtres de la CIA, et, du fait que
la guerre froide, ayant pris fin, les occidentaux ont jeté leur dévolu sur Nelson Mandela comme
futur pion de la réalisation de leur plan de former un bastion d’exploitation sur l’axe Lubumbashi
– Johannesburg. C’est la raison pour laquelle ils avaient résolu à le faire libérer et le hisser à la
magistrature suprême. Après l’avoir porté au pouvoir, ils vont commencer à le médiatiser pour
préparer l’opinion nationale – en Afrique du sud à cause des extrémistes blancs, – ainsi que
l’opinion internationale pour lui donner une forte personnalité mondiale. Deux choses ont milité
à son choix: son âge et sa race.
* Son âge: la CIA et les occidentaux, sachant pertinemment bien que les Africains noirs
s’attachent à la tradition d’âge comme étant le symbole de la sagesse, c’était l’homme indiqué,
selon eux, de les amadouer. Cela tant au niveau national, en Afrique du sud ainsi que sur le
plan international, en Afrique noire tout entière.
* Sa race: étant Noir, la personnalité de Mandela, pensaient-ils, allait susciter la nostalgie de ses
frères de couleur qui croiraient à une « victoire » effective de leur lutte de plusieurs décennies;
ils avaient réussi à manipuler tous les Africains pour célébrer le culte de personnalité de ce
dernier, qui en fait, sert les intérêts des occidentaux.
Lors de l’arrivée au pouvoir du Président Kabila, les occidentaux avaient espéré le voir servir
leurs intérêts comme ce fut du temps de Mobutu, mais les choses ne se sont pas passées comme
prévu. C’est ainsi qu’ils vont se déchaîner contre lui jusqu’à le faire assassiner.
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Ceci étant, nous allons analyser les causes de la guerre en suivant étape par étape les différentes
opérations conçues et panifiées :par la CIA et le Pentagone pour coloniser notre pays et
assujettir les Congolais.
CHAPITRE I : OPERATION « NO PAPER ZAIRE »
Il s’agit d’une vaste opération de stabilisation du Zaïre du temps de Mobutu afin de le pousser
vers la sortie car n’ayant plus le soutien de la plupart de ses anciens lobbies de la CIA et du
Pentagone. L’arrivée de Bill Clinton à la Maison Blanche et la fin de la guerre froide sonneront la
fin de Mobutu. La CIA et le Pentagone avaient alors programmé la somalisation du Zaïre afin
qu’il devienne un territoire sans maître et où des fractions rivales vont s’entretuer et se massacrer,
et, pendant ce temps, ils continueraient à exploiter les richesses du pays.
L’opération visait les objectifs suivants:
1.-avant sa mise en oeuvre, éliminer physiquement Mobutu;
2.- mettre en place un régime dictatorial dirigé par des Tutsis;
3.- consacrer la partition du pays et changer les frontières actuelles du Congo en attribuant des
territoires aux Rwandais, Ougandais et Burundais;
4.- la mise en place des structures pour le pillage et vol des nos matières premières par des
étrangers. C’est le sens qu’il faudra donner aux « accords de Lemera », lesquels, loin d’être un
acte salutaire de libération du pays contre la dictature de Mobutu, comme l’avaient prétendu
naguère leurs signataires, or ce fut en fait un accord maffieux donnant aux Rwandais et aux
Ougandais une autorité tutélaire sur la population et la partie du territoire qu’ils occupent. On
s’étonne aujourd’hui pourquoi les Rwandais et les Ougandais sont toujours sur le sol
congolais; mais en fait, ils ne font que respecter les accords maffieux signés à Lemera !
Mobutu, une fois éliminé par empoisonnement au rayon laser en lui inoculant le virus mortel du
sida, la voie était libre pour la CIA d’accomplir ses desseins. Novembre 1995 empoisonné au
Sommet Franco-africain de Biarritz, Mobutu, paralysé physiquement et malade avait perdu
l’imperium de son pouvoir de commandement militaire. Novembre 1996, les Rwandais,
transportés dans des camions de l’UNICEF et du HCR, c’est-à-dire de l’ONU, ont pris toutes les
villes frontalières de l’Est du Zaïre : l’opération « No paper Zaire » entrera alors dans sa phase
d’exécution.
Dans l’entre-temps, sur place à Kinshasa, la CIA entreprit une vaste campagne de déstabilisation
de Mobutu, en corrompant les officiers supérieurs de l’armée et en la désorganisant pour ainsi
avoir la possibilité de faire tomber facilement le régime Mobutu. Elle (CIA) commença par
lancer des bruits sur « les massacres de Lubumbashi » et de rappeler que » Mobutu est un dictateur »
et qu’il fallait libérer le peuple zaïrois de la dictature etc. Bref, des stratagèmes qu’elle a toujours
usé afin de préparer l’opinion tant nationale qu’internationale d’épouser sa thèse. On a entendu ce
refrain avant l’agression contre l’Irak en disant qu’ils viennent libérer le peuple irakien de la
dictature de Saddam! Mais, qui avait installé Mobutu et Saddam au pouvoir ? Et qui lui ont
donné les moyens d’imposer la dictature, et qui les avait enrichi n’est-ce- pas les Américains ?
Dans le même temps, la classe politique fut aussi manipulée ; non seulement elle s’était opposée
à Mobutu, ce qui était son droit, mais elle s’était fait piégée par la CIA qui s’était infiltrée au sein
de la Conférence Nationale, en empêchant la Commission des Biens Mal acquis et assassinat de
déposer ses conclusions au sein de la plénière, ceci dans le but de couvrir ses crimes. Ce fut une
erreur grave du fait que le Gouvernement Tshisekedi, issu de cette Conférence n’a pu insister à ce
que cette Commission tant redoutée, ait pu déposer ses conclusions. Comme ce fut le cas pour la
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Conférence Constitutionnelle de Lualuabourg de 1964, les politiciens congolais ont raté un grand
rendez-vous avec l’histoire. Il faut signaler ici que, de toutes les rencontres, conférences,
conciliabules ou autres, ce sont, la Conférence Constitutionnelle de Luluabourg de 1964 ainsi
que la Conférence Nationale Souveraine où les politiciens congolais avaient rédigé eux-mêmes
leurs propres textes et documents de travail. On les avait empêché d’appliquer la Constitution de
Lualuabourg parce qu’elle allait mener le pays vers une démocratie voulue par les Congolais en
leur imposant le coup d’Etat de Mobutu de 1965. Il en avait été de même quant à l’application des
résolutions de la Conférence Nationale.
Sur le plan diplomatique, Mobutu fut également isolé et n’avait plus d’emprise sur les finances de
la République car le FMI lui avait imposé Kengo comme Premier Ministre et gestionnaire de la
chose publique. C’est ainsi que, se retrouvant coincé sur le plan financier, il vendra de l’uranium à
la Chine pour lui permettre de financer ses lobbies extérieurs: erreur fatale ! Qui lui vaudra les
foudres de la CIA et des Américains. Vendre de l’uranium à la Chine ?! leur ennemi politique,
militaire et idéologique ! Ce fut le comble ! Et, ceci entraînera ipso facto sa descente aux enfers
ainsi que son élimination au moyen d’un poison mortel au rayon laser. .
La page Mobutu fut complément tourné un matin du 15 mai 1997. Il prirent le chemin de l’exil,
lui et ses proches, l’opération « No Paper Zaire » a réussi : ainsi la CIA eut les coudées franches
pour imposer au Zaïre, qui devint dans l’entre-temps la RDC, la mise en place de l’Empire Hima-
Tutsi aux travers des accords de Lemera signé entre les membres de l’AFDL et les représentants
de l’American Mineral Fields
CHAPITRE II : LES DEBUTS DE LA SOMALISATION DE LA R.D.C.
L’entrée des Forces de l’AFDL à Kinshasa fut saluée avec enthousiasme par la population
congolaise, laquelle, mobilisée autour de l’UDPS, avait rendu la tâche facile au mouvement dit
de libération du Congo contre la dictature de Mobutu. Mais la population avait très vite déchanté
lorsqu’elle commença à faire face aux exactions et meurtres que les troupes rwandaises
commettaient chaque nuit à Kinshasa. Elle fit face à des vols, viols extorsions en tout genre,
occupation illégales de maisons, bref, le malaise et la peur s’installèrent. C’est ainsi que,
Tshisekedi exigera et demandera au Président L.D. Kabila, le retour immédiat des Rwandais et
Ougandais dans leurs pays respectifs.
Mais, les Rwandais avaient un tout autre calendrier; pour eux, il s’agissait, comme le prévoyaient
les accords de Lemera, de s’installer durablement et d’exploiter les richesses de notre pays sur les
portions territoriales qui leur avaient été accordées en vertu de ces accords car, selon eux, ce fut
le prix à payer pour leur contribution d’avoir aidé Mzee Laurent-Désiré Kabila de prendre le
pouvoir.
Et cela, Paul Kagame le rappelle souvent à qui veut bien l’entendre. Pour ce faire, ils avaient
réussi à convaincre les Américains que les Congolais n’avaient aucun sens de responsabilité et
n’étaient animés d’aucun esprit patriotique. De ce fait, ils sont incapables de gérer un très grand
territoire, il faudra que l’on puisse revoir les frontières issues de la Conférence de Berlin de 1885.
Ils ont dit qu’eux étaient mieux disposés intellectuellement à gérer ce pays. Ils prétendirent
également que les Congolais/Zaïrois n’avaient aucun sens de loyauté républicaine; voyez
comment les officiers généraux, que Mobutu avaient façonnés l’ont tous trahi: Ce sont des bons à
rien. Aujourd’hui encore ils disent la même chose après l’assassinat du Président Kabila en
faisant voir aux Américains comment est ce que les Congolais manquent de loyauté du fait qu’ils
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ont comploté contre leur propre Président ; ce sont des irresponsables ! Tout ce qu’ils savent faire
c’est danser, écouter la musique, fréquenter les belles femmes, brefs s’occuper des futilités. C’est
ce qui est enregistré dans les esprits des dirigeants américains impliqués dans le processus de la
colonisation du Congo par les Etats-Unis d’Amérique. Et ce discours rwandais contre nous passe
bien auprès des occidentaux. C’est ainsi que l’on impose aux soi-disant politiciens n’importe quel
médiateur étranger parce qu’on les a placé sous tutelle à cause de leur immaturité politique.
Toujours respectant leur agenda, les Rwandais de l’ADFL avaient pour mission de détruire toutes
les archives compromettantes les concernant, surtout celles relatives à leur immigration et celles
relatives aux dossiers de leur nationalité. C’est ainsi qu’ils firent installer les bureaux de la
Présidence au Palais de la Nation afin de détruire les annales parlementaires. Devenu directeur
de cabinet du Président L.D. Kabila, Yerodia avait fait déplacer d’autres archives parlementaires
du Palais de la Nation vers un recoin lugubre du Palais du Peuple où leur conservation n’est pas
garantie. Dans d’autres villes de province où les Rwandais avaient élu domicile, ce sont des
camions de l’UNICEF et du HCR qui transportaient toutes les archives vers Kigali. Ainsi, non
seulement on chosifie les Congolais, mais en plus on est en train de faire disparaître la mémoire
de tout un peuple dont le tort est d’être né sur un territoire immensément riche: ceci en est la
cause principale de la guerre que nous subissons et que nous font subir les Américains à travers
leurs hommes de main: les Rwandais, les Ougandais et des traîtres congolais, ceux-là même que
les Américains nous imposent comme membres du futur gouvernement. Cela veut dire
qu’aujourd’hui, pour avoir le pouvoir, c’est simple: il suffit de se faire créer une faction criminelle
que l’on baptise » rébellion » dans un petit coin du territoire congolais pour se voir attribuer un
maroquin ministériel: pauvre Congo !
Poursuivant les objectifs de leur calendrier macabre, les Rwandais avaient poussé Kabila à
commettre plusieurs erreurs politiques à savoir :
– la suspension des activités des partis politiques;
– le rejet de toute proposition faisant référence à la Conférence Nationale;
– son refus de conférer avec ses anciens collègues, nationalistes historiques;
– le fait de placer les Rwandais dans des postes où ils avaient la main mise sur les finances de
l’Etat (en effet tous les conseillers financiers des Ministères étaient des Rwandais) ;
– il avait nommé un Rwandais au Ministère des Affaires Etrangères;
– il avait nommé un Rwandais chef d’Etat-major de l’armée;
– il avait refuse d’entretenir des rapports politiques soutenus avec E. Tshisekedi;
– il avait fait procéder à des nominations fantaisistes et complaisantes et avait porté sur des
personnages sans envergure qui l’ont par la suite trahi;
– il avait pratiqué le tribalisme qu’il reprochait naguère à Mobutu;
– son entourage était corrompu et avait perpétué les pratiques mobutistes dans
la mégestion; – il n’avait pas su assurer aux fonctionnaires des salaires
décents qu’il promettait tant;
– il avait abandonné l’armée entre les mains de James Kabarehe, lequel a su manipuler les ex-Faz
pour les préparer à soutenir plus tard l’opération « Short Cut »;
– Il avait commis l’erreur de faire un soit-disant « recyclage » de ex-Faz à la base de Kitona, où ces
derniers se sont fait ridiculiser par des sous-fifres sans qualité ni grade. Ce fut une astuce pour
les Rwandais de préparer ces ex-Faz à se retourner contre lui; et ce qui arrivera le 2 août 1998
lors de l’enclenchement de l’opération « short cut ». On pourrait multiplier la liste de ses erreurs
notamment une certaine tribalisation trop affichée dans la gestion des affaires publiques.
Les Rwandais avaient leur calendrier et le Président L.D. Kabila le sien:
– il avait su insuffler aux Congolais le souffle du nationalisme et du patriotisme;
– il avait donné des orientations claires aux populations en disant que » nous devons compter
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d’abord sur nos propres efforts avant de compter sur l’apport de qui que ce soit;
– il avait réussi, alors qu’on s’attendait le moins, de faire battre la monnaie;
– il avait commencé à réorganiser l’armée en procédant à de nouveaux recrutements; ce qui n’était
pas du goût à plaire à ses détracteurs.
Ayant échappé à plusieurs attentats dont celui monté par Masasu début 1998 qui voulait le faire
assassiner au cours d’une réception qu’il donnait en sa résidence de Mont-fleury, le Président
Kabila prit la décision de mettre fin à la « coopération » militaire avec les Rwandais qui devaient
rentrer chez eux. La suite on la connaît; ce fut le début de l’enclenchement de l’opération « short
Cut » ainsi que celui de la « somalisation » de la R.D.C.
CHAPITRE III: LE DEROULEMENT DE L’OPERATION « SHORT CUT ». LA GUERRE
D’AGRESSION DU 2 AOUT 1998
Comme on le sait, la volonté irréductible et envieuse des Tutsi de vouloir s’accaparer une portion
de notre territoire national a réveille les appétits gloutons des occidentaux. Les Etats-Unis par la
voix de leur Secrétaire d’Etat de l’époque, Mme Madeleine Albrigth, ont mis la main dans la pâte
en évoquant des raisons de sécurité de la minorité tutsi qui serait susceptible d’être écrasée par la
majorité des bantoues. Ce sont là les causes phénoménales de l’agression contre notre pays. Mais,
ce mensonge fallacieux n’a trompé personne car les Américains, dans leur conception politique
de tout temps, n’aiment pas voir la résurgence de fortes personnalité à travers le monde; cette
observation est l’une des causes nouménales, c’est dire la face cachée des causes de la guerre. Les
Américains croyaient pouvoir manipuler Kabila, mais ils n’ont pas réussi.
La lutte nationaliste du Président Kabila avait beaucoup exacerbé les services secrets
occidentaux. C’est ainsi qu’ils avaient tenu coûte que coûte à le fragiliser. C’est ainsi qu’ils
avaient grincé les dents lorsqu’ils avaient appris que le Président L.D. Kabila avait été plébiscite
« l’homme politique africain de l’année 1998 » à cause de son engagement pour la cause nationale
et panafricaine par les auditeurs de la radio AFRICA No 1. C’est ainsi que l’on entendit des
auditeurs africains de toutes parts dire: « quand est-ce que nous aussi, nous aurons notre Kabila ? »
Ce que l’on doit savoir ici est que, les Etats-Unis, dans leur politique pour le IIIè millénaire,
veulent, au nom de la démocratie ou plutôt de la « démocrature », fractionner l’humanité en
micro-Etats, mieux en « étaticules » aux fins d’imposer leur loi. De cette évidence, la partition de
notre pays en plusieurs morceaux est en marche.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous allons tout d’abord faire une analyse du rôle néfaste joué
par Mandela et l’Afrique du Sud contre notre pays, ainsi que celle de la situation géostratégique
et politique de la région des Grands Lacs.
1. Situation géostratégique au moment de l’opération « short cut »
Comme on le sait déjà, l’agression américaine dans notre pays est la démonstration de leur
hégémonie et d’oppression contre les peuples du tiers-monde dans le but avoué de s’accaparer de
leurs richesses. Ainsi donc, une analyse globale de ce phénomène de domination a donné
naissance à une théorie structurelle de l’impérialisme. Cette analyse structurelle de la relation de
puissance mise en place par les Américains divise le système international en « centres » et «
périphéries ».
De cette évidence, les « nations- centres » exploitent et contrôlent les « nations périphéries » sur
le plan économique, militaire, politique, culturel etc. Ainsi donc, la mise en place permet aux
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nations puissantes (USA, Canada, France , Grande-Bretagne, Belgique etc.) de contrôler les pays
de la périphérie à l’aide d’un affidé dans la région, en l’occurrence le « centre de la périphérie ».
Pour l’Afrique des Grands Lacs, c’est l’Afrique du Sud qui a été choisie pour jouer le rôle de «
centre de la périphérie ». Telle est la réalité actuelle de la spécificité de l’impérialisme ; c’est-àdire
une relation de domination qui s’appuie sur une tête de pont que le centre de la « nation
centre » en l’occurrence, Washington, établit dans le centre de la « nation périphérie » (Pretoria,
pour l’Afrique du Sud). Ainsi donc, c’est l’Afrique du Sud qui régente l’Afrique centrale et la
région des grands lacs. C’est elle qui pourvoit armes, munitions et logistique aux Rwandais ainsi
qu’à l’armée burundaise de Pierre Buyoya. Pour mener à bien cette mission de supplétif à la
politique américaine dans la région, la CIA dote chaque année à Mandela et Thabo Mbeki un
budget annuel de 6 milliards de US $ afin qu’ils accomplissent pour son compte différentes
missions clandestines dans la région.
2.Le déclenchement de l’opération « short cut »
Ayant constaté que Kabila gênait la réalisation de leur plan de partition de la RDC et le fait qu’il
avait mis fin à la « coopération » avec les Rwandais, les Etats-Unis ont commencé à élaborer le
plan d’attaque sur Kinshasa afin de l’évincer du pouvoir car il avait refusé d’appliquer les
dispositions de l’accord signé à Lemera. C’est cela la vérité. En d’autres termes, les Congolais
sont victimes d’une guerre dont ils ne connaissent ni les tenants et les aboutissants. C’est
pourquoi, nous, patriotes Congolais devrons en tout temps interpeller le gouvernement et ceux-là
qui étaient allés « boutiquer » ces accords maffieux de les rendre public.
Ceci étant, ce que les Congolais doivent savoir c’est que cette opération a été conçue et mis en
place par la CIA et le Pentagone aidés par les membres du « Tutsi International Power » ainsi
que par des Congolais recrutés pour la mise ouvre de l’agression.
3. L’équipe américaine qui avait préparé le plan de l’opération.
1. Colonel Rogers : il est du pentagone, c’est un spécialiste de l’Afrique centrale. C’est lui qui
est chargé du dossier RDC, notamment pour des questions de coopération militaire. C’est un
ancien du Viêt-Nam.
2. Colonel Dennis : il a commencé de travailler pour le pentagone dès l’âge de 24ans. Il
appartient au corps des marines. Il a combattu au Viêt-Nam, il a participé aux côtés des Anglais
dans la préparation du plan d’attaque pendant la guerre des Malouines, des îles que se sont
disputées la Grande-Bretagne et l’Argentine dans les années 80′. Il travaille de connivence avec
la CIA et a participé activement à l’élaboration du plan d’attaque contre notre pays. Spécialiste
des coups fourrés, c’est son commando qui est allé chercher Manuel Noriega au Panama. Son
plus grand problème était la reprise de la coopération militaire avec Kabila comme ce fut du
temps de Mobutu. Mais Kabila ne voulait plus de ce genre de coopération où des gens venaient
avec des cahiers de commande, et avant même que la marchandise ne soit livrée, ils touchent
des grosses commissions auprès des « complexes militaro-industriels ». Pendant tout le temps
que Mobutu était au pouvoir, il s’était fait beaucoup d’argent et cela était son gagne-pain. Kabila
lui a ôté le fromage dans la bouche, c’est pourquoi il était résolu à le combattre à tout prix. C’est
lui qui avait monté le manège contre l’Angola en soutenant militairement le F.N.L.A d’Holden
Roberto contre le MPLA. Il a par la suite apporté son soutien à l’UNITA de Jonas Savimbi. La
vente des armes étant devenu une obsession pour lui, il est prêt à éliminer quiconque qui se
mettrait de travers sur son chemin. On a là une des explications de l’assassinat de Mzee Laurent-
Désiré Kabila. Aujourd’hui encore, le Colonel Dennis est très actif dans ce commerce juteux de
vente d’armes en Afrique. Il est en contact avec plusieurs « complexes militaro-industriels où il
continue à toucher des grosses commissions.
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3. William Casey : ancien directeur de la CIA qui succéda à George Bush père, ami personnel
de Mobutu, il a été dans tous les coups fourrés en Afrique noire. Il avait fomenté des coups en
Angola en soutenant Savimbi ; au Rwanda, il était de ceux, avec Kofi Anan, qui avaient conçu
et planifié le génocide rwandais ; en Ouganda, il avait fomenté le coup d’Etat contre Idi Amin
Dada. C’est lui qui avait recruté Mandela et d’autres marionnettes congolais dont Wamba dia
Wamba, Emile Ilunga etc. Ainsi, dès le mois de mai 1998, il est allé donner des instructions à
Kagame et Museveni sur la projection du plan d’attaque contre notre pays.
Tous ces personnages américains cités ci-haut se sont retrouvés au mois de Mai 1998 à l’hôtel
Intercontinental de Nairobi au Kenya pour mettre la dernière touche sur le plan d’attaque qui ne
devrait prendre tout au plus que 15 jours. L’opération « short Cut » devait avoir lieu au mois de
Juin 1998. Mais Jacques Chirac intervint auprès de la CIA pour qu’on la repousse après la coupe
du monde, car cela risquerait d’ébranler la communauté africaine de France et que les risques
d’attentats étaient à craindre. C’est ainsi qu’une semaine avant la coupe du monde, Chirac
entreprit un périple africain qui l’avait conduit en Afrique du Sud où il s’est mis d’accord avec
Mandela, ensuite il arriva à Luanda en Angola pour convaincre le Président Dos Santos de ne
pas intervenir pour sauver Kabila, en échange, la France n’allait plus soutenir militairement
Savimbi. Tout était alors conclu ainsi. Mais dans l’entre-temps, Kabila sentant l’imminence de
l’agression, fit un voyage à Cuba où il avait exposé à Castro toutes les manigances des services
secrets occidentaux ourdies contre lui. C’est ainsi qu’il convainquit Dos Santos, qui était en ce
moment-là en vacances au Brésil de rentrer vite à Luanda pour soutenir Kabila, car s’il ne le
faisait pas, les occidentaux allaient faire installer l’UNITA aux portes de Luanda. C’est donc
l’Angola dans le Bas-Congo qui fit échouer l’opération « short cut », et dans la ville de Kinshasa,
ce sont les jeunes de Macina, Ndjili, Kingasani, Kimchaek, Lemba Riflar qui ont fait échouer ce
plan de la CIA.
4. Les membres du Tutsi International Power qui participé à l’agression
1. Ntarantibu : ancien administrateur de la Compagnie sucrière de Kwilu Ngongo, c’est l’un des
plus grands financiers du « TIP >. Il vit en Belgique et au Canada. Il est arrivé à Kinshasa à la
faveur de Bisengimana Rwema. C’est Ntarantibu qui avait fourni à ses frères tutsi rwandais le
plan de la Province de Bas-Congo et il a participé à l’élaboration du plan d’attaque de l’opération «
short cut » du 2 Août 1998.
2. Michombero Marumbi : tutsi burundais ; c’est le neveu de l’ancien Président burundais,
Michel Michombero. Il vit au Canada et aux Etats-Unis. Il a également financé l’agression contre
notre pays. Il possède deux brasseries, l’une à Bujumbura et l’autre à Kigali.
3. Ntare : neveu de l’ancien Roi Ntare V du Burundi. Il vit aux Etats-Unis. Il a également financé
la guerre.
4. Bizimungu : neveu de l’ancien Président rwandais, Pasteur Bizimungu. Il vit aux Etats-Unis et
en Belgique.
En fait le TIP n’est pas une organisation structurée. Quoique Museveni en préside les réunions, il
fonctionne comme une organisation ancestrale du type mafieux. Ses membres sont très astucieux
et ont plusieurs lobbies dans le monde : aux :Etats-Unis, en Grande-Bretagne, au Canada, en
Belgique, en France, en Allemagne et même en Israël ! Ainsi pour mener à bien leurs activités
criminelles en RDC, la CIA avait mis leur disposition, à l’époque, c’est-à-dire dans les années
1995-1998 la somme de 2,5 milliards de US $ provenant du blanchiment de l’argent de la drogue
en provenance de Colombie. Ces fonds ainsi blanchis sont logés dans deux comptes, à la Barclays
Bank de Kampala et à celle d’Entebbe. C’est Museveni qui gère ces deux comptes. Et ce n’est pas
pour rien qu’il s’est lié d’amitié avec Jean-Pierre Bemba, parce que celui-ci fait cultiver la coca
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sous les caféiers de son père à Linge, Molegbe, Zongo et dans les environs de Gbadolite. Des
avions cargos de Museveni partaient de l’Ouganda, atterrissaient sur l’aéroport de Gbadolite,
chargeaient des sacs pleins de feuilles de coca et reprenaient le chemin de retour pour Kampala
ou Entebbe où les agents de la CIA leur versaient des sommes importantes d’argent. Les
Américains sont au courant de cette situation, mais laissent faire tant que ces deux amis servent
leur cause à savoir la déstabilisation de la RDC.
Après l’échec de l’opération « short cut », la CIA commençait à réfléchir sur comment éliminer
physiquement le Président Kabila. Dans l’entre-temps, les Tutsi, ayant perdu plusieurs de leurs
commandos d’élite formés à Fort Bragg en Caroline du Nord sous la direction du Général John
Jumper, Museveni a fait demander un « cessez-le-feu » entre lui et le Président Kabila et ce via
l’Ambassadeur des Etats-Unis de l’époque, M. Swing. La CIA proposera alors que les deux
protagonistes puissent se rencontrer et signer cet accord de cessez-le-feu. C’est ainsi que les
Américains passeront par le canal de leurs amis arabes : l’Egypte, la Jordanie, l’Arabie Saoudite et
le Koweit afin de persuader Khadafi de faire la médiation. Ce qu’il accepta croyant que cette
proposition venait de ses pairs arabes, alors que celle-ci venait des Américains. Ni Khadafi, ni
Kabila ne le savaient, sauf Museveni bien entendu. C’est ainsi que furent signés, fin Février 1999,
les accords dits de Syrte, du nom d’une ville de Libye, entre Khadafi, Museveni et Kabila.
Connaissant la perfidie des Tutsi, rentré à Kinshasa, le Président Kabila, au faîte de sa
popularité entreprit une vaste campagne de recrutement. On a vu des jeunes venus de toutes les
communes de la capitale envahir le Stade des Martyrs pour se faire enrôler dans l’armée afin de
défendre la patrie en danger. Ce qui n’était pas du goût à plaire à la CIA et aux occidentaux qui
voyaient ainsi leurs projets d’en finir avec Kabila renvoyés aux calendes grecques, et inquiéta
Museveni. C’est ainsi que ce dernier, suite aux conseils de son conseiller occulte, un certain
George Bartmouth de nationalité britannique, convoqua du 7 au 10 Mars 1999, une réunion
secrète à Kampala où se sont retrouvés : le 1er conseiller de l’Ambassade de Belgique, le
conseiller britannique chargé des questions du Commonwealth, le 1er conseiller de l’Ambassade
de France et enfin le 1er conseiller de l’Ambassade des Etats-Unis tous en poste à Kinshasa,
venus spécialement répondre à l’invitation de Museveni pour lui rendre compte de l’évolution
politico-militaire en RDC et lui indiquer les moyens de contrer Kabila.
Sur le terrain des affrontements militaires, le Président Kabila a dû faire face à plusieurs
trahisons venant de l’Etat-Major des Forces Armées Congolaises et de son entourage propre.
L’offensive des FAC s’enlisait de plus en plus et Kabila commençait à subir des pressions
diplomatiques, politiques et économiques.
CHAPITRE IV : LE BILAN DE CETTE AGRESSION
Il serait incorrect de parler de 5 années de guerre car il faudra y ajouter les 2 années de la soidisant
guerre de libération qui n’étaient ni plus ni moins les débuts de l’agression étrangère
contre notre pays. Mais avant de faire le bilan, il faudra que nous sachions qu’il s’agit d’un
génocide Pour être bref, le bilan pourrait se chiffrer comme suit :
1.-génocide du fait des massacres et assassinats : 4.500.000 de morts
2.-génocide du fait de la transmission du virus VIH : 1.500.000 de morts (chiffre en prévision).
3.-génocide in vitre du fait de la vaccination-polio etc. Les spécialistes prévoient une
catastrophe humanitaire, car la population infantile sera décimée du fait des effets nocifs de
ces campagnes successives de vaccination.(explications)
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A.- LES RESPONSABILITES
1. Le rôle de l’Administration Clinton ( accord de Lemera, accord de Lusaka etc..) ;
2. la responsabilité directe du Secrétaire Général de l’ONU et du Conseil de Sécurité ;
3. la responsabilité de la Communauté internationale (USA, France, Belgique) ;
4. l’implication des pays africains agresseurs (Afrique du sud, Zambie, Congo-Brazzaville,
Centrafrique, Gabon, Cameroun) ;
5. la Responsabilité criminelle du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi ;
6. le rôle négatif de la Monuc.
Comme la guerre continuait à s’enliser et que les fronts militaires de part et d’autre ne bougeaient
plus, les services secrets occidentaux commençaient à accuser Kabila de violation des droits de
l’homme par l’envoyé spécial des Nations-Unies pour les questions des droits de l’homme, M.
Roberto Garreton, membre de la CIA. C’est ainsi qu’au cours de l’année 1999, le Président Kabila
a dû subir des pressions diplomatiques de toutes sortes, dont la principale était de lui faire signer
coûte que coûte les accords de Lusaka.
Arrêtons nous un peu sur ces accords pour en faire une analyse succincte :
a) Selon les concepteurs de ces accords, dont le diplomate américain Howard Wolpe, le pouvoir
congolais sous le régime du Président Laurent-Désiré Kabila ne représente qu’une des factions en
présence, il devait négocier un partage du pouvoir, à égalité avec les autres parties c’est-à-dire
avec les soi-disant rebelles.
b) Il doit apparaître clairement dans les esprits de tous les Congolais aujourd’hui que cet accord
n’est ni un accord de cessez-le-feu et encore moins un accord de paix. C’est ni plus ni moins un
acte de reddition et de capitulation que l’on a fait signer au Président L.D. Kabila. En clair cela
voulait dire qu’il avait perdu et qu’il n’avait aucune chance de survivre s’il se maintenait au
pouvoir.
c) Il faut également que l’on signale ici que ce texte n’a aucune valeur juridique du fait que des
individus, qui ne sont pas des sujets du Droit International Public aient pu apposer leurs
signatures sur un document qui engage la responsabilité des Etats : ce qui est une violation
flagrante des conditions de validité des traités et accords internationaux
d) La toute dernière condition de validité des traités veut que : pour être pleinement valide, un
traité doit être enregistré auprès du Secrétariat Général des Nations-Unies en tant que garant et
dépositaire des traités. Mais nulle part cet accord n’a été enregistré auprès du Secrétariat Général
de l’ONU, conformément aux dispositions de l’article 120 de la Charte. En conclusion l’accord
de Lusaka ne vient que confirmer le mensonge et la perfidie des Américains.
Pour des plus amples informations, ce que l’on doit savoir est que, c’est au cours d’une réunion
secrète tenue au mois de juin 1999 à l’hôtel Livingstone de Pretoria qu’avait été discutées les
dispositions de l’accord de Lusaka, rédigé par le diplomate américain Howard Wolpe.
Présidaient cette réunion : Mandela et Thabo Mbeki. Participaient à cette rencontre : Museveni,
Kagame et Buyoya. Après discussion, la mouture finale avait été transmise à Bill Clinton,
Madeleine Albright, Kofi Anan via l’Ambassade américaine à Prétoria. Un autre document fut
remis pour la forme à Bongo en tant que doyen des présidents d’Afrique Centrale, une autre
copie à Blaise Compaoré en tant que Président en exercice de l’OUA en ce moment-là, et à
Tshiluba, en tant qu’organisateur de cette rencontre. Le pays concerné à savoir la RDC a été
superbement oublié ainsi que les pays le soutenant militairement, à savoir l’Angola, le
Zimbabwe et la Namibie. C’est pour dire que les Congolais ont été appelés en dernière minute
sans savoir le contenu du texte, et puis les négociateurs du côté congolais, à savoir les Ministres
Yerodia et Kalume n’étaient pas à la hauteur car ne sachant pas flairer le piège. Ils avaient
entraîné Kabila à signer cet acte de capitulation, qui est lourd de conséquences actuellement à
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savoir la présence de la MONUC en RDC, chargée, non pas du respect des accords de cessez-lefeu
de Lusaka, mais plutôt pour accompagner la réalisation de l’opération « Alpha », c’est-àdire,
le début de la colonisation du Congo par les Etats-Unis d’Amérique, puis plus tard, de toute
l’Afrique noire.
Des pressions venaient également de l’ONU : le gouvernement congolais voulait que les forces
onusiennes d’interposition soient stationnées aux frontières, mais Kofi Anan parlait des forces
d’observation. L’ONU a du attendre 9 mois pour reconnaître que la RDC est agressée. Elle se
contentera de faire voter par le Conseil de Sécurité des résolutions timides sans force juridique
obligatoire.
Les pressions diplomatiques contre L.D.Kabila continuèrent pendant toute l’année 2000 où il fut
invité à participer à plusieurs réunions bidons dans le but de le distraire pour l’éliminer
physiquement.
B. LES PERSPECTIVES
1. Erreurs sur le plan politique interne
Dès son arrivée au pouvoir, le Président L.D. Kabila a dû faire face à une fronde conjuguée à la
fois de ses anciens amis nationalistes qu’il ne voulait plus revoir, et de celle de l’opposition qui
existait déjà du temps de Mobutu. Suite aux mauvais conseils de son entourage tutsi et katangais,
il refusa de recevoir la délégation de membres de la diaspora venus répondre à l’appel qu’il avait
lui-même lancé pour l’aider dans la reconstruction du pays. Ce sont là quelques unes des erreurs
majeures commises par Kabila tout au long de son règne, sans compter des nominations
fantaisistes et sentimentales qui lui ont fait perdre tout crédit.
Quant aux partis politiques d’opposition, noyautés par les services secrets occidentaux, ils
avaient reçu des instructions de ne soutenir en aucun cas aucun projet politique de L.D. Kabila et
de ne respecter aucune loi qu’il décréterait, même si c’était pour l’intérêt du pays. Sinon, ils se
verraient couper leurs subventions. C’est ainsi qu’ils avaient boycotté le nouveau décret-loi qui
devait réglementer les activités des partis politiques. Pour mener à bien leur campagne de
désobéissance aux directives politique de Kabila (notamment, le débat national, le préférant à la
terminologie occidentale et onusienne du dialogue inter-congolais), ils s’étaient coalisés pour
créer l’UFAD (Union des forces d’Action Démocratique), groupuscule subversif financé par la
CIA via l’Ambassade américaine de Kinshasa. On y retrouve comme par hasard des anciens et
nouveaux membres du groupe de Binza dont Jonas Mukamba, Nzuzi wa Mbombo du MPR,
Etienne Tshisekedi, Me Mukendi de l’UDPS, Olengankoy du FONUS et tant d’autres, et comme
porte-parole Kamitatu Massamba du PDSC. C’est une alliance contre nature surtout si l’on
considère des années de l’UDPS contre le MPR et la dictature de Mobutu, c’est à n’y rien
comprendre. D’autres membres de l’opposition comme Thambwe Mwamba, Endundo Bononge,
Lunda Bululu, Z’ahidi Ngoma, Lambert Mende et d’autres ont été assignés par ces mêmes
services occidentaux d’aller soutenir les rangs de la rébellion.
2. Les pressions économiques
La pression économique est une des méthodes dont use la CIA lorsqu’elle veut affaiblir un
pouvoir politique quelconque, et surtout lorsqu’elle veut se débarrasser d’un chef d’Etat « gênant
» pour leur politique. On l’avait vu au Chili alors que Allende était au pouvoir, le rôle joué par la
multinationale ITT, inféodée à la CIA, comment elle avait organisé des grèves sauvages pour
justifier le coup d’Etat qui devait porter leur agent au pouvoir, en la personne d’Augusto
Pinochet, alors qu’Allende était démocratiquement élu ! On le voit aujourd’hui encore au
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Venezuela où le président Hugo Chavez, pourtant démocratiquement élu a dû affronter les
manipulations de la CIA qui a organisé la rareté des produits pétroliers.
Dans le même registre, la CIA avait organisé le rationnement des produits pétroliers à Kinshasa
chaque fois que le Président Kabila était absent du pays. De même, son entourage détournait des
sommes d’argent qui étaient destinées à l’achat du pétrole.
D’autre part, elle (CIA) avait organisé des augmentations anarchiques des prix, la rareté des
produits alimentaires de base, l’augmentation du taux d’échange du dollar, et pour couronner le
tout, son Ministre des finances de l’époque, Mawampanga Mwana Nanga, agent de la CIA, avait
refusé de verser à temps les salaires des fonctionnaires et encore moins de payer leurs arriérés.
Ce qui entama considérablement la popularité de L.D. Kabila.
3. La chasse à l’homme ou au « gibier rare d’Afrique »
Les services secrets occidentaux avaient conçu plusieurs plans pour l’élimination physique du
président Kabila à savoir :
1. faire abattre son avion en utilisant la méthode du tour de contrôle pirate ;
2. coincer son cortège lors d’un aller ou retour de l’aéroport ;
3. l’empoisonner ;
4. ou l’abattre à l’aide d’une arme à balles explosives, etc.
Pour ce faire, la CIA et le Pentagone avaient déjà chargé Mandela au mois d’Avril 1999, c’est-àdire,
deux mois avant la signature des accords de Lusaka, de mettre sur pied des antennes
d’espions pour suivre l’évolution de la situation dans les pays de grands-lacs. La CIA et le
Pentagone avaient alors sélectionné 12 de leurs meilleurs agents réputés pour leur atrocité et leur
violence. Ces indics étaient regroupés en 3 groupes que voici :
a) Au KENYA : le chef d’antenne est le Colonel Blood : cet ancien attaché militaire américain
est ancien du Viêt-Nam où il s’était illustré par sa cruauté, il avait aussi participé au
débarquement raté des marines américains à Cuba. Il a été en poste en tant qu’Attaché militaire
au Mexique et au Paraguay.
b)En ZAMBIE : le chef d’antenne est le Colonel Carrington. Il avait également servi au Viêt-
Nam, et à la première guerre du Golfe. C’est un ancien attaché militaire américain en Egypte au
Caire.
c)En OUGANDA : le chef d’antenne est le Colonel Karl. Fils d’un fermier de l’Etat de Virginie
(USA), il fut attaché militaire en Israël et au Koweit. C’est au Koweit où il était chargé après la
première guerre du Golfe en 1991, d’espionner Saddam Hussein avec le concours de 84
barbouzes de la CIA.
Ces équipes fournissaient régulièrement des informations à la CIA et au Pentagone sur l’évolution
de la situation politique, militaire, économique et de sécurité de notre pays sous la présidence de
Mzee L.D. Kabila.
Au cours du mois d’août 1999, deux espions britanniques avaient été arrêtés aux abords de
l’aéroport de Ndolo à Kinshasa puis relâchés et remis à l’Ambassade de Grande-Bretagne à
Kinshasa. Interrogé sur ces entrefaites, l’Ambassadeur britannique se contentera de répondre que
c’était des membres de l’Ambassade qui venaient voir comment est-ce que l’on pouvait procéder à
l’évacuation des étrangers européens au cas où il y aurait une attaque dans la ville de Kinshasa.
Or, il s’agissait bien sûr d’étudier un plan d’attaque en pleine ville de Kinshasa où devaient atterrir
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les troupes du MLC et du RCD. Au cours de la même période, 3 autres espions, américains cette
fois-ci avaient été appréhendés à Lubumbashi, porteurs de fusils d’assaut avec balles explosives :
il s’agissait en fait d’un commando venu de Lusaka qui était chargé d’étudier les moyens d’abattre
le Président L.D. Kabila à Lubumbashi où il se rendait souvent pour se ressourcer. Ils avaient été
également relâchés et remis à l’Ambassade américaine à Kinshasa. Interrogé sur ces faits plutôt
flagrants, l’Ambassadeur américain de l’époque, M. Swing répondit que ce sont des missionnaires
privés qui étaient venus faire du tourisme. Interrogé sur le fait qu’ils détenaient des armes d’assaut
de grosse calibre, il mentira encore en disant que ces armes leur servaient à abattre du gibier pour
se nourrir : double mensonge, car ces espions n’étant munis d’aucun visa congolais, ils avaient été
expulsé. Dans le même temps au cours de la même période, 3 espions de la CIA étaient
également arrêtés à Harare au Zimbabwe. Ceux-là ont été emprisonnés, jugé et condamnés. Les
Américains enverront leur homme de paille, M. Kofi Anan pour les faire libérer ; mais cela avait
pris beaucoup de temps avant qu’ils ne puissent être relaxés et ce moyennant compensation
financière.
Toujours dans la chasse au « gibier rare d’Afrique », l’Afrique du Sud avait « accrédité »
discrètement un diplôme sud-africain aux fins d’éliminer physiquement le Président L.D.
Kabila. Il s’agit d’un certain Ian Davidson. C’est un métis d’origine boers. Il était en poste à
Luanda, à Windhoeck en Namibie et son dernier poste au moment de fait fut le Lesotho. Il avait
vite rebroussé chemin lorsque ses collègues espions britanniques et américains avaient été
appréhendés.
Finalement, un matin du 16 Janvier 2001, ils l’ont eu.. Nous n’allons pas commencer ici à
spéculer sur les circonstances de cet: odieux assassinat ; il appartiendra à l’histoire de faire la
lumière un jour. Mais la question que l’on doit se poser tous est de savoir : « que faisait
l’Ambassadeur de Belgique, M. René Eyskens dans les enceintes des Cliniques de Ngaliema,
lorsque l’on y avait amené le corps de Mzee L.D. Kabila » ? Souvenez-vous, dans les années 60′
son père, Gaston Eyskens, alors Premier Ministre de Belgique avait activement participé à
l’assassinat de P.E. Lumumba ! 40 ans après, son fils se retrouve sur les lieux du crime d’un
autre nationaliste congolais ! Ceci devra nous interpeller ; Kabila, qu’on l’aime ou qu’on ne
l’aime pas a su susciter ce rêve du nationalisme, il fait désormais partie de notre patrimoine
historique comme le sont Lumumba, Kasavubu et Mobutu. Mais sachons une chose ; tous ceux
qui trahissent finissent toujours mal. Les assassins de Kabila ne verront jamais la lumière.
Condamné à mort sans avoir été jugé, il a été abattu par des forces occultes de la CIA.
CHAPITRE V : L’OPERATION « ALPHA » EN AFRIQUE NOIRE
« Let’s go to Africa for an America always strong and powerful » : Ceci est le leitmotiv de la
politique américaine du IIIè millénaire pour la RDC. C’est le début d’une ère nouvelle des
rapports nouveaux entre le Congo et les Etats-Unis. En clair, les Etats-Unis veulent reconquérir
l’Afrique noire comme jadis ne le firent les Européens dans les Siècles écoulés. Dans cette
croisade ils veulent être les seuls à pouvoir jouir des richesses des pays africains nouvellement
colonisés par eux. C’est ainsi qu’après avoir commandité l’assassinat du Président L.D. Kabila,
ils l’ont fait remplacer par son fils pour calmer les tensions et faire croire à la population et aux
nationalistes que son fils pourrait faire mieux que son père parce qu’il est ouvert au dialogue
avec les Occidentaux et les institutions financières internationales que ne l’était son père.
Mais l’espoir suscité après son arrivée au pouvoir ne fut que de courte durée; car la situation des
masses populaires est restée inchangée. Les gens ne vivent plus, mais essayent plutôt de
survivre.
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Dans l’entre-temps, la MONUC dont le rôle est de surveiller l’application de l’accord de cessezle-
feu, s’occupe d’autres choses à savoir la concrétisation de l’opération « Alpha », c’est-à-dire
préparer la colonisation de la RDC par les Etats-Unis d’Amérique.
Il était convenu que la MONUC serait une force d’interposition entre les forces
gouvernementales et les rebelles et qu’elle serait basée aux frontières, mais elle implante ses
bases partout dans la partie occupée par les forces gouvernementales. Ces bases ne sont que des
préfigurations de bases américaines futures.
Dans cette perspective les Américains veulent s’installer pour toujours au Congo en vue d’y
exploiter et piller les matières premières, notamment le pétrole dans les lacs Edouard et Albert,
le gaz du lac Kivu, le coltan et surtout être maître de l’uranium, matière première stratégique,
bref régenter le pays comme bon leur semble.
Vivant aujourd’hui dans un monde unipolaire, monde du discours unique et inique, les Etats-
Unis régentent tout dans les pays qui sont sous leur occupation comme le nôtre où ils contrôlent
le gouvernement, ils financent l’opposition, la presse locale, ils financent les ONG de défense
des droits de l’homme et autres, ils corrompent les politiciens et les membres de la société civile,
etc.
Ce sont eux qui avaient provoqué via les Rwandais et les Ougandais, les 3 guerres dans la ville de
Kisangani, les massacres des hema et des lendu, les massacres de Kasika, Mwenga, Makobola et
tant d’autres, ceci dans le but de rendre le pays ingouvernable en créant des potentats locaux à qui
ils imposent leur diktat. Ainsi par la somalisation du pays, rendu possible par les Nations-Unies et
la MONUC, ce sont eux qui ont chargé les différents médiateurs pour nous imposer des textes qui
ne cadrent pas avec notre environnement politique et culturel : l’accord de Lusaka, le compromis
républicain de Gaberone, l’accord de Sun City, l’accorde global et inclusif de Pretoria, et
l’adoption de la constitution et l’accord de transition de Sun City, sont là des textes rédigés
ailleurs par des étrangers, dans le but de nous distraire. Dans l’entre-temps les Rwandais et les
Ougandais s’en moquent pour eux, ce sont les accords de Lemera qui leur donnent le droit de
rester et d’exploiter, pour le compte des Etats-Unis les richesses du Congo.
De l’autre côté ils ont installé à Kinshasa un gouvernement au profil bas qui ne fait que se
plaindre, au lieu de prendre ses responsabilités. Prendre ses responsabilités c’est :
1.) Prendre la ferme résolution de gagner la paix en chassant les agresseurs de notre territoire,
droit nous reconnu par l’art. 51 de la charte, relatif à la légitime défense ;
2.) Réorganiser l’année et armer les résistants Maï-Maï, car il n’y aura pas de paix tant que les
Rwandais et les Ougandais seront sur notre sol. D’où cela rendra désuets tous les textes censés
ramener la paix chez nous.
En d’autres termes Kagame et Museveni n’entendent qu’un seul discours ; celui des armes ! Ceci
étant, les conséquences de la guerre d’agression sont catastrophiques pour notre pays.
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CHAPITRE VI : LES CONSEQUENCES DE LA GUERRE D’AGRESSION
Compte tenu de ce qui précède, les conséquences sont en effet très néfastes pour notre pays,
notre économie, notre environnement etc.
1. SUR LE PLAN DES STRUCTURES ETATIQUES
– la perte de notre souveraineté sur toute l’entendue du territoire national ; – un gouvernement de
façade et de complaisance ;
– une partie de la population soumise à l’esclavage dans des territoires occupés, et celle sous «
contrôle » gouvernemental abandonnée à elle-même ;
– une administration détruite ;
– des archives détruites ou volées, d’où le pays perd sa mémoire de plus de plusieurs siècles de
son existence ;
– la partition de fait de notre pays, consacrée juridiquement aujourd’hui par l’accord global et
inclusif de Pretoria ;
2. SUR LE PLAN DIPLOMATIQUE
– une inefficacité criante de notre diplomatie due par le manque d’expérience de ses acteurs et
surtout du fait qu’ils ont vendu la souveraineté nationale à des étrangers : aux Américains, aux
Français, aux Belges, aux Rwandais, aux Ougandais, aux Sud-Africains, aux Zimbabwéens etc.
– une vision hypertrophiée de la politique internationale ;
– manque de sens de responsabilité et de vision futuriste pour anticiper et agir au
moment opportun ; – dossiers mal ficelés et un manque de suivi des événements ;
– absence totale de termes de négociation dans des rencontres où se joue l’avenir du pays ; (le cas
flagrant est celui des négociations de l’accord de Lusaka) ;
– le manque d’opinion internationale à l’instar du lobby tutsi ou du lobby arabe ;
– En ces moments difficiles, le Ministre des Affaires Etrangères, au lieu resserrer les rangs,
envoie par complaisance en poste diplomatique des non diplomates inexpérimentés et
inefficaces;
– le manque de dissuasion diplomatique, par manque de dissuasion militaire ;
– complaisance vis-à-vis de nos agresseurs du fait que, ni le gouvernement, ni l’opposition et la
société civile et encore moins les rebelles n’ont osé exigé d’eux des réparations des dommages
qu’ils nous ont causé du fait de leur agression, et surtout de l’indemnisation des familles des
victimes civiles.
3. SUR LE PLAN POLITIQUE
Nous assistons ici à un spectacle ahurissant. On glorifie la rébellion et l’on déroule le tapis rouge
sang pour des hommes qui ont les mains tachées de sang que l’on loge dans des hôtels de luxe.
C’est tout simplement le monde à l’envers. On assiste là à une complicité d’un autre monde où les
méchants sont gratifiés et les justes sont condamnés. Aujourd’hui, le fait que tous ces acteurs
obscurs de la vie politique aient signé l’accord global et inclusif de Pretoria, ils appartiennent
désormais dans un même monde, du gouvernement à la rébellion en passant par l’opposition dite
non-armée et à la soi-disant société civile. Ils vont siéger dans un même gouvernement et il n’est
plus question qu’ils s’en dérobent. Ici, notre analyse est la suivante : Comment ces gens peuventils
croire qu’ils vont construire quelque chose de durable avec ce monstre à cinq têtes qui
provient des profondeurs obscures du monde des ténèbres ?
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4.SUR LE PLAN MILITAIRE
Le défunt Président Kabila avait le souci de bâtir une nouvelle armée, mais n’avait pas les
moyens de sa politique. Tout de suite après sa mort, on a commencé à désarmer les troupes qu’il
avait fait recruter soi-disant que la RDC est en train de respecter les accords de Lusaka, alors que
pendant ce temps, les Rwandais et les Ougandais continuaient à renforcer leurs positions dans
notre territoire. C’est à ne rien comprendre ! Pour le moment, nous n’avons pas une armée
capable de chasser les Rwandais et les Ougandais de notre territoire parce qu’ils ont hérité une
grande partie de la logistique militaire que les Américains avaient amené en Somalie et en plus
ils reçoivent des armes en provenance d’Afrique du Sud via les ports de Mombassa au Kenya et
de Dar-es-salam en Tanzanie. C’est pour dire que les pays limitrophes au nôtre sont en train de
jouer un rôle actif dans la destruction de notre pays.
5. SUR LE PLAN ECONOMIQUE ET SOCIAL
Comme on le sait bien, un pays déchiré par 8 années de guerre ne peut mieux espérer que de
connaître la misère sur tous les plans. Les Rwandais ont tout détruit, volé, pillé, violé. Nos parcs
nationaux ont été dépouillés de tous les animaux qui faisaient notre fierté nationale tels que
l’okapi et les gorilles des montagnes.
Dans la partie gérée par l’actuel gouvernement, le peuple est train de lutter pour sa survie. En
bref, nous vivons dans un désastre total.
CONCLUSION
Avons-nous compris que ce pays ne nous appartient plus désormais ? Si nous avons compris, que
devons-nous faire ? Les causes de la guerre sont dues à la fois à la position géostratégique et
géologique de notre pays : c’est cela la situation existentielle de la RDC ; mais aussi elles sont
dues surtout à l’immaturité et à l’irresponsabilité de nos politiciens : C’est cela sa situation
existentielle. Ceci dit, Mobutu aurait pu nous léguer un testament politique qui pouvait nous
éclairer sur les rapports qu’il avait entretenus avec les puissances occidentales. Mobutu pouvait
mieux faire que le Président Houphouet Boigny ! Et Kabila n’aurait pas dû signer les accords de
Lemera ! Pauvre Congo !
Par Robert MBELO,
« MWANGAZA », GROUPE DE RECHERCHE ET D’ETUDES SUR LE CONGO
(G.R.E.C). Londres, le 27 Avril 2003.

La division du Kivu était-elle nécessaire ?


Le Nord-Kivu est le théatre  de “guerres” atroces depuis les années 90.  Beaucoup de rebelles trouvent dans cette province le champ de bataille.  D’aucuns recherchent les explications à ce phénomène.  Quelques congolais et étrangers ont tenter des explications.  Peu d’enquêteurs consultent les populations locales pour connaître leurs perceptions, leurs explications des guerres qui se succèdent dans la région.  En revanche, beaucoup d’entre eux ont fait parler les rebelles et quelques personnalités en vue dans la sphère politique congolaise et internationale.  Leurs réponses, pour la plupart ne convainquent pas : les prédictions sont visiblement faussées et les prédictions sur l’avenir sécuritaire de la région sont fausses.

Le congolais lui-même, le kivutien en particulier devrait prendre en main la restitution correcte de l’histoire des Kivu.  L’âme kivutienne a besoin d’être entendue pour mieux saisir les besoins, problèmes et motivations locales et les mettre en rapport avec les motivations et objectifs du monde extérieur qui influence le cours de évènements dans la région.

Commençant par une série de questions basiques, nous pensons pouvoir contribuer et faire participer les deux Kivu de manière à dissiper les illusions dans lesquelles vivent beaucoup de congolais mal instruit de l’âme kivutienne, de ses rêves véritables.  Il ne s’agit pas pour nous d’apporter une nouvelle ni prioritairement ni nécessairement, mais il s’agit plutôt d’analyser celle qui est déjà disponible, pour dégager les pistes d’une solution durable et robuste aux conflits qui ont lieu dans la région.  Il faut combler en même temps les lacunes informationnelles, corriger les erreurs, enrichir la connaissance par d’autres informations déductibles de celles dont nous disposons déjà.

Quand est-ce que le Kivu fut-il divisé en Nord-Kivu, Sud-Kivu et Maniema ?

Qui opéra cette division ?

Pourquoi opéra-t-on cette division de la province ?

Que pensent les anciens kivutiens de cette division ?

Que pense les congolais non-kivutiens de cette division du Kivu ?

Quelles leçons pouvons-nous tirer de cette division ?

Quelle application pouvons-nous en faire des divisions en attentes ?

Un non-évènement dans le Nord-Kivu ?


D’un contact, par messagerie électronique.

Entre crochets : nos ajouts, corrections ou commentaires.

Tembos Yotama a publié dans AUJOURD’HUI ou JAMAIS
Tembos Yotama

3 septembre 12:59

BULLETIN D’INFORMATION SOCIETE CIVILE N-KIVU, 2 septembre 2012
Territoire de RUTSHURU : RETRAIT DE DEUX BATAILLONS RWANDAIS : UN NON-EVENEMENT
Depuis ce week-end, la nouvelle faisant état du retrait de deux bataillons Rwandais du Territoire de RUTSHURU a gagné de l’ampleur. Ce soi-disant retrait est un non-événement pour la Société Civile du Nord Kivu, d’autant plus qu’on est habitué à ce genre de jeu qui vise à endormir debout et détourner l’attention de naïfs.
Au stade actuel, aucun Congolais ne sait en réalité combien de militaires Rwandais étaient entrés lors des opérations dites conjointes (RDC-RWANDA), menées contre les FDLR. Personne ne sait non plus combien de militaires Rwandais sont rentrés chez-eux après ces opérations qui ont permis à nombreux d’entre eux à s’infiltrer dans l’armée régulière Congolaise(FARDC) à travers les troupes du CNDP, aujourd’hui M23.
Si officiellement, on pouvait entendre qu’il restait deux bataillons à KATIGURU, KISEGURU et KAHUNGA (dans les Groupements BINZA et BUKOMA, en Chefferie de BWISHA), les habitants de RUTSHURU affirmaient que ces militaires étaient si [plus] nombreux qu’on [ne] les présentait. La population locale estimait à plus d’une brigade (soit plus de 3 bataillons) ces militaires Rwandais.
Et, vous avez encore en mémoire, notre Structure dans son Bulletin d’information du 30 juin 12, avait relayé l’inquiétude des populations qui dénonçaient la présence d’une brigade Rwandaise à KATIGURU (à 17 km, sur l’axe KIWANJA-ISHASHA) et KAHUNGA (à 4km, sur axe KIWANJA-RWINDI). L’un des bataillons de cette brigade s’était installé la nuit du 26 juin à KASIKI (Groupement TAMA, Chefferie de BAMATE, à 7km-ouest de LUOFU, entre LUOFU et BUNYATENGE), en [dans le] Territoire voisin de LUBERO.
La présence de ces hommes de troupes habillés en treillis-FARDC avait paniqué la population de cette entité, quand on savait que ceux qui faisaient défection au sein des FARDC pour le M23 allaient se cacher en ce lieu. On ne sait pas exactement quand ces troupes s’étaient retirées de cet endroit, car elles n’y sont plus maintenant. Aussi, on n’a jamais appris qu’elles s’étaient battues avec les FDLR ou les Alliés du M23 qui étaient dans les parages.
C’est pourquoi, nous ne seront jamais dupe de [pour] croire qu’il y a un quelconque retrait, si ce n’est qu’une délocalisation. Qui pourra vérifier si ces troupes ont franchi la frontière, pendant que nul n’ignore que ce Territoire et [est] sous [le] contrôle du M23 ? Le M23, en quête d’hommes de troupe pour étendre son contrôle peut-il se dépouiller de ses éléments ? Il faut être réellement naïf pour réfléchir de cette façon car, il n’y a pas [de] M23 sans troupes rwandaises. Si l’on ne fait pas attention, ce sont ces troupes en délocalisation qui pourront faire tomber GOMA.
La Société Civile du Nord Kivu fustige [avec quel objectif et quel résultat] l’attitude du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui continue à dorloter le Rwanda [pour quelle raison ?]. Elle est déçue de voir qu’au lieu de prendre des sanctions contre cet Etat, il se limite à lui demander de cesser son soutien au M23, comme si c’est pour la première fois qu’on le lui dit. Le Dialogue ayant montré ses limites, point n’est besoin de continuer à le brandir comme voie pour trouver solution à la crise actuelle. Il n’y a plus d’intérêt à continuer à dialoguer avec les agresseurs à l’instar du Rwanda [que fait cette société civile en lieu de mieux que ce que fait le Conseil de Sécurité ?].
En 1994, les Nations Unies s’étaient abstenues d’empêcher le génocide et, aujourd’hui elles sont entrain de retomber dans les mêmes erreurs du passé [était-ce une erreur ou un fait voulu par cette institution ?] ; il ne faut pas qu’elles le regrettent plus tard [que pourrait regretter le Conseil de Sécurité ? Ces agents sont si bien payés et sont bien loin des zones de combat…]. De plus à [en] plus, on [qui que nous ne connaissions pas ?] est entrain d’inciter la population à se prendre en charge [par quelle nouvelle manière qui donne du succès cette fois-ci, contrairement à ce qui s’est passé dans quelques années derrière nous ?]. Il n’y a pas de plus dangereux que ça.
Maître OMAR KAVOTA, Vice-président et Porte-parole de la Société Civile Nord Kivu ; callto:+243993535353 ; callto:+243810757511.