Plus que 4 mois ?

Oui, il n’y a plus que 4 mois pour que nous soyons le 31 décembre 2017.  Et jusque là, tout indique que Kabila a la grande probabilité de gagner la bataille contre nous, l’opposition à la dictature, à l’imposture, la médiocrité.  Nous restons, en effet, désorganisés, divisés, inefficaces, toujours en retard dans nos stratégies.

Depuis l’échec aux élections de 2016, nous avons affiché dans le panneau droit de ce site ce que vous pouvez encore lire aujourd’hui, ce lundi 28 août 2017.  « Aider les congolais à pacifier et à enrichir le pays.  Débouter l’imposture, la trahison et la médiocrité. »   La date butoir est aussi marquée en grand : « 31 décembre 2017« .  Et la minuterie indique : « mois restant(s)« .  Que faut-il déduire de tout cela ?

Si depuis 1960, si 57 ans durant, nous ne sommes pas arrivés à nous défaire de la dictature, comment y parviendrons-nous en 4 mois ?  Un miracle est-il possible ?  D’où nous viendrait-il et comment ?  Que faire : concrètement ?

Comment y parviendrons-nous ?

  • Notre incapacité à nous libérer n’est plus à démontrer.  Il est patent que nous congolais ne soyons pas à même, pour l’instant ou jusqu’ici, à nous sortir de l’esclavagisme, de la dépendance, de la trahison, de nous-mêmes, seuls.  Pourquoi ?  La preuve : l’Est est envahi par les chinois pour travailler à notre place.  Tout le pays vit grâce à des affaires d’allochtones et non d’autochtones.  Tous les acteurs politiques avec lesquels nous discutons nous présentent des projets de société où la ressource financière – très insuffisante par ailleurs – est à chaque fois à rechercher à l’étranger, en Occident.  Cet Occident même que nous prétendons être la main noire qui se cacherait derrière Kabila.
  • Notre instruction (savoir, connaissance), notre qualification (formation, talent) et notre moralité (éducation, civisme) ne le permettent pas encore.  Nous y parviendrons donc en instruisant, en formant et en éduquant, plus et mieux que nous ne l’avons fait jusqu’à présent.  Le projet 2014 a conçu le CNTIC, l’ITP, l’EAE ASBL et participe activement dans Kongo ya Sika, dans ce but.  En réalité, ceux qui pensent qu’il aurait beaucoup savoirs ou d’expertises congolais non exploités ou mal utilisés se trompent.  Nous, dans le cadre de l’EAE ASBL, collaborons avec près d’une septantaine d’ONG, ASBL et coopératives du Congo.  Une infime partie seulement travaille valablement, faute d’avoir une ressource humaine à la hauteur.  Le reste, entretient la dépendance de nos populations de l’étranger ; même là où nous n’aurions pas besoin d’aide, strictement parlant !  Le déficit de compétence, de connaissance et de moralité est patent, même chez ceux qui ont deux voire-même trois diplômes universitaires.  La situation n’est pas que congolaise : la Belgique où nous sommes compte de moins en moins l’éléments valables, à peu de chose près.
  • Dans le cadre cette association, l’EAE ASBL, nous avons désormais 10 succursales au Congo. Elles nous aident à mettre en place, très lentement, les structures et les instruments d’une instruction, d’une formation et d’une éducation de notre peuple qui se démarquent des modèles surannés, inefficaces, incapable de permettre une productivité acceptable et de prétendre à la compétitivité.  Les projets sont déjà en route à Bunia, Beni, Butembo, Goma, Bukavu, Kinshasa et Kisangani.  En revanche, ils démarrent, tout aussi lourdement, à Mahagi, Ilebo du Kasaï et Muanda.
  • Pendant ce temps, les églises du réveil ainsi que les partis politiques de nom, collaborent en grand nombre avec le pouvoir.  Le travail de sape et de spoliation de nos mœurs qu’ils abattent contrarient nos efforts qui visent à élever l’homme congolais.  Chaque jour, des milliers, voire des millions des congolais sont spirituellement et moralement détruits par les enseignements des ces églises et les doctrines de ces partis politiques.

Un miracle est-il possible ?

  • Nous pensons que le miracle ne soit pas possible dans le cas de notre pays, la RDC.  Pourquoi ?
  • Plusieurs prophètes de Dieu ont prévenu notre peuple des conséquences fâcheuses de l’idolâtrie à l’époque du mobutisme.  Nous étions nombreux à nous rayer d’eux en participant aux œuvres infructueuses des ténèbres : les pillages des ressources nationales, les injustices flagrantes, les tribalismes, les spoliations de nos mœurs, les relations avec des états peu recommandables, les brimades lâches des faibles, etc.
  • Sans la repentance, sans la conversion, il n’y a pas de salut possible pour notre gente à ce que nous croyons comprendre.  La patience de Dieu, en effet, a des limites.  Et la malédiction qui est nôtre s’étendra jusqu’à la quatrième génération.  Or, cette génération-ci, partout, trahit sa foi.  85% de congolais viennent de voter au Sud-Kivu par exemple.  Qu’y notons-nous ?  16 pour le pouvoir démoniaque et 12 pour l’opposition – réelle ou factice – à ce pouvoir.  C’est dire que nous sommes encore nombreux à être attachés à la corruption, à la trahison, à la paresse.  Ajoutons donc encore, symboliquement, 120 années de malédiction (4 fois la durée d’une génération).  Cela nous renvoie à la misère jusque 2037 au moins, si nous ne nous repentons pas, nous qui sommes, des lèvres, majoritairement chrétiens, des petits Christ !

D’où nous viendrait-il ?

  • Une malédiction ne tombe pas toute seule.  Notre Dieu est un Dieu compatissant, mais aussi un Dieu juste.  Nous avons donné 100 ans de vie à Mobutu.  Nous l’avons même souhaité éternel !  Il est mort plus tôt que nous ne le souhaitions.  En même temps, nous avons accueilli Kabila à bras ouverts.  Il n’a cependant pas accompli plus de 4 ans au pouvoir qu’il est mort, prétendument assassiné par un des nôtres.  Nous avons, tout aussi étonnamment, adopté Kabila le fils, depuis 16 ans.  Il continue à nous massacrer, brutaliser, empoisonner, à laisser nos terres occuper par des étrangers.
  • La malédiction cesse avec la repentance.  La bénédiction de 1000 générations, symboliquement, 30.000 ans, n’est possible qu’avec la repentance, la conversion, l’adoration de Dieu, de vérité et d’esprit.  Or, tout indique que nous soyons loin d’en arriver là.  La moisson, celle d’obtenir que les congolais adhèrent au dessein de Dieu, est grande.  Mais il y a très peu d’ouvrier.  70% au moins de notre parlement est voué, officiellement, clairement, ouvertement, à Satan.  Et nous le tenons pour notre représentant…  Si nous considérons qu’il y ait parmi eux 85% de chrétiens, nous pouvons dire que 59,5% au moins de ces hommes, « nés de nouveau », qui doivent veiller sur le respect de nos choix sont en réalité des païens vêtus de peau d’agneaux.  Faut-il s’étonner que nous restions ignares, pauvres, sans qualification, esclaves, dominés ?  Comment ne pas comprendre que nous soyons décimés jour et nuit ?  Que faut-il en conclure ?
  • Au jour d’aujourd’hui, notre salut ne viendra de nulle part ailleurs, contrairement à ce que l’ignorance nous pousse de penser et de croire.  Nous avons consacré une année et demi à chercher avec quels leaders nous pourrions continuer la quête de la « libération » après les élections de 2016.  Nous n’en avons trouver que 2, en 2017.  Aujourd’hui, tout indique que nous étions très optimistes !  En effet, nous apprendrons même, dans cette quête, que le présidium que nous proposions n’était possible ni sur terre, ni même au ciel !  Tout indique donc que beaucoup trouve encore du plaisir à dominer ou à se faire dominer, à tuer ou à se laisser tuer.  Et comme si cela ne suffisait pas, le vent d’un certain hégémonisme bantou emporte plusieurs compatriotes en ce moment.  Ceux-là même qui croient, en même temps, résolument, combattre la balkanisation du pays, qu’ils considèrent comme étant un projet prioritaire chez nos compatriotes ou imposteurs prétendument nilotiques, sont, hélas, bien souvent, dans l’ignorance de leur propre identité.

Comment serons-nous sauvés ?

  • Nous ne serons pas autrement sauvé que par les voies indiquées par celui qui connaît l’âme humaine : son Créateur.  Notre négationnisme ne changera pas ses desseins et encore moins sa nature.
  • C’est de la repentance et la conversion qui nous sauveront.  Cette conversion se traduira par notre rejet de l’hégémonisme régional, racial ou tribal, culturel ; qui nous conduit inévitablement à la jalousie, à la division et à la trahison qui nous rendent, toutes, la proie facile des prédateurs nationaux et internationaux.
  • Le divorce d’avec nos idoles est une des conditions à satisfaire avant d’espérer ou d’attendre une bénédiction divine.  Pendant que nous trahissons nos propres frères, Dieu, lui, reste immuable.  Sa main tendue vers nous est là à saisir, pour garantir à nos progénitures un avenir radieux…
  • Le non respect de nos peuples, la négation de nos différences et de nos tares, sont autant des défauts, dont nous devons nous résoudre à nous départir.  Sans quoi, la paix et la prospérité demeureront impossible au pays de Lumumba, qui risque lui aussi d’éclater un jour, si nous ne redressons pas la barre.

Que faire concrètement ?

  1. Comme dit au début de ce projet : nous choisir de bons leaders et les promouvoir ;
  2. Conduire notre développement par projets démocratiques, écrits, sous la houlette de ces hommes faits, nés de nouveau : d’eau, d’esprit et de feu.

 

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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