Dans un pays civilisé, est-ce le chef de l’État qui compose sa garde du corps ou son service de sécurité ? Autrement dit, pourquoi, nous congolais, laissons-nous nos présidents nous imposer leurs brigades ?
Comment obtenir que le gouvernement congolais acquiert le pouvoir qui lui est normalement dévolu ? C’est-à-dire, comment obtenir que ce soit le gouvernement qui s’occupe professionnellement, s’occupe de la sécurisation d’un président ?
Comment, nous, peuple congolais, pouvons-nous responsabiliser nos parlementaires et nos ministres ? Ou encore, en clair, comment recouvrer notre pouvoir ravi de protéger nos vrais présidents ?
Cette façon de faire ne nous permettra-t-il pas de maîtriser, de contrôler, de soumettre nos futurs présidents et d’éviter l’arrogance présidentielle propre à toute république ? Ne serait-ce pas là une manière de nous assurer que nos chefs nous soient soumis et non l’inverse ?
Seulement, comment tout cela sera-t-il possible sans parlementaires courageux, motivés, sécurisés ? Qui les encouragera, les motivera, les sécurisera ? Comment s’y prendra-t-il, ce souverain primaire que nous sommes sans une concertation formelle, organisée, envers et contre tout plan de l’ennemi de la nation ? Où se trouvent les personnes qui pensent, réfléchissent et agissent pour dresser et réaliser un tel plan délicat, mais important pour l’avenir de la nation ?
Nous congolais pouvons en parler à nos frères du pouvoir, tout comme à ceux de l’opposition… Cela fera non seulement réfléchir le pouvoir, mais le fera réagir. Contrairement à ce que nous pourrions penser, cette manière d’agir, si elle est démocratique et intelligente, permettra de préparer l’avènement d’un vraie paix et avec cette dernière d’une vraie prospérité.
