Crise et solution

(1) L’ultime solution à la crise politique made in Congo reste (2) la rue et non (3) les negomanies comme celle des pourparlers du centre interdiocésain, de la cité de l’OUA qui ne visent que (3) inaugurer (4) le glissement total du régime en place pour (5) faire plaisir aux ennemis de la démocratie en RDC. Heureusement (6) le Saint Père a compris et n’a pas voulu venir mettre ses pieds dans le pays assiégé par les hors la loi dans toutes les institutions du pays au grand dame du peuple.  (7) Peuple congolais, personne ne se trouera jamais la peau pour votre destin si vous ne vous prenez pas en charge en (8) imposant (9) votre constitution qui est ignorée et taraudée par une caste au pouvoir (10) depuis 2001 en RDC. C’est comme ça que, devant une crise politique majeure, on voit se ruer sur les postes les opportunistes en crise de conscience.   Quand ils sont en quête du pouvoir, ils n’entendent plus le cri de détresse du peuple qui crie misère, souffrance,…
Par Léon Tsongo
Le défenseur des intérêts du peuple en travers une lutte radicale pour un changement radical !

Analyse à chaud des propos de Léon Tsongo du groupe WhatsApp Ujana-Nord Coordination, par Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

(1) L’ultime solution ou plutôt la solution ultime, dernière, finale à la crise congolaise ne sera véritablement, définitivement connue qu’à la fin de cette dernière. Cela ne doit pas, il est vrai, nous empêcher de trouver à cette crise que les autres n’arrivent pas encore à nous présenter ou à mettre en oeuvre avec succès. Selon nous, plusieurs facteurs expliquent à suffisance nos échecs passés, présents et du futur proche. L’ignorance, la négation ou la négligence, dans nos démarches antérieures et actuelles, des sources, causes et origines des problèmes que nous vivons comme nation. La non prise en compte des conséquences, effets et suites de la situation que nous entretenons par notre passivité, notre inaction, en tant que peuple. L’absence d’une description précise, totale, démocratique, claire des problèmes. Le refus, le rejet répété, la négligence d’un examen profond, systématique, dépassionné de toutes les solutions envisageables aux problèmes. Le divorce d’avec l’instruction, la formation et l’éducation des populations, etc. Notons en passant que la crise que vit le Congo soit vécu par d’autres pays aussi : sous d’autres formes. En revanche, l’incapacité à mettre en place des stratégies gagnantes pour combattre les maux est singulière et quasi particulière aux peuples de l’Afrique Centrale, en exagérant un peu…

(2) La rue, non plus que les armes, nous l’avons toujours dit, contrairement aux combattants, aux résistants, aux lumumbistes, aux marxistes-léninistes ou encore rebelles, ne résoudront pas le problème congolais. Ces problèmes, au plus pressant, sont aujourd’ui : l’insécurité et la pauvreté dans lesquelles vivent la plupart de congolais. En effet, un soulèvement populaire ne s’attaquera pas au problème de fond et ajoutera au nombre de congolais qui tombent dans le travers de nos ennemis et qui oublient le vrai problème du Congo : l’absence d’un contrat social démocratique, librement passé entre nos peuples, nos citoyens, devenus une nation du fait de l’indépendance de 1960.

(3) Les évêques du Congo ont cru ou prétendu éviter au pays le pire. L’histoire les rattrapent dans leur erreur ou dans leur démagogie. Les congolais continuent à mourir. Les foyers de violences et les rebellions se multiplient. Les négociations, les dialogues ou pourparlers se prolongent. De médiateurs qu’ils étaient au début aux yeux de l’homme de la rue, les membres de la CENCO tout comme ceux de l’RASSOP sont aujourd’hui identifiés comme des véritables bandits politiques par une frange importante de notre peuple. L’erreur est pourtant grossière : comment prétendre rechercher la paix, vouloir éviter la mort d’homme en se mettant autour d’une table avec les assassins ? D’aucuns ne se doutent plus désormais de la complicité, de l’implication du régime de Kinshasa dans les massacres des populations à l’Est comme dans le Kasaï. Désespérés, certains congolais se souviennent qu’ils y des plaintes déposées à la CPI contre le chef de l’État. D’autres se décident de se joindre aux précurseurs. Toutes ces initiatives restent cependant des initiatives d’individus et non des initiatives du peuple congolais réuni de quelque manière que ce soit.

(4) Le glissement, qui commence à de devenir un impératif, aux yeux de certains congolais lents à comprendre et incapables à réagir correctement, bénéficiera aujourd’hui et demain au pouvoir de Kinshasa et non au peuple qui est encore incapable d’organiser des élections justes, transparentes, démocratiques et crédibles. En effet, plutôt que de se pencher sur le démontage du régime dictatorial, sanguinaire, meurtrier et d’imposture ; de préparer une relève qui soit à la hauteur de la gestion d’un pays qui traverse 57 de crise profonde et multiforme : politique, économique, sociale, technologique, culturelle ; de se pourvoir en projets politiques visionnaires et pesants, dignes de ce nom, de la taille du pays et de ses potentialités humaines, culturelles et naturelles ; les congolais se fourvoient dans des si-ins, des marches, des pétitions et des adresses à des autorités étrangères qui n’ont aucun intérêt à coopérer avec le pays malade, corrompu jusqu’à la moelle des os. Nous proposons depuis 1999, la fédération de toutes nos ressources, pour d’une par nous choisir des leaders patriotes et capables et d’autres part, engager un développement par projets démocratiques, robustes et massifs. Tout le monde, tétanisé par la peur de l’imposture, se replie dans l’égoïsme, la démission ou le népotisme.

(5) Il n’est pas certain que tous les traîtres que nous voyons travailler pour ou avec Kabila soient voués à la cause de l’assujettissement des congolais à l’empire hima-tutsi. En revanche, la certitude que nous avons c’est que tous ne croient pas en la capacité du congolais de se délivrer des griffes des rwandophones et leurs alliés de l’Uganda et du Rwanda ; tous n’ont pas un projet de société connu des congolais qui soit visionnaire, réaliste, démocratique. En effet, dans leur va-et-vient vers l’Occident, dans leur discours privés ou officiels, on comprend vite qu’ils ne feront pas mieux que le régime de Joseph Kabila, s’ils venaient à prendre le pouvoir. Intellectuellement sous-outillés, politiquement sous-instruits, moralement indisciplinés, nos politiques ne tiennent que grâce à la démagogie et profite du déficit d’instruction de notre peuple. Ceux d’entre eux qui nous présentent des projets de sociétés, pour la plupart, prouvent par la pauvreté de leur idées, l’aliénation politique qui transparaît de leur stratégies – quand elles existent – qu’il nous faut encore du temps. Il nous faut prendre le temps de mûrir nos projets en vue de leur donner les tailles qui conviennent pour nous rendre capables d’une quelconque libération de la RDC de la domination ceux de nos rwandophones colonialistes et leurs alliés nationaux et étrangers. Chaque congolais qui veut dont véritablement participer à la libération du Congo ne peut pas passer sont temps à descendre dans la rue ou à vociférer sur YouTube. Il s’agit pour chacun de nous de se mettre à s’instruire, à se former et à s’éduquer seul ou en groupe pour accroître notre capacité en tant que peuple de nous libérer sans nous aliéner par d’autres colonisateurs qui remplaceraient ceux que nous travaillons à traduire un jour en justice pour être juger et sanctionner, démocratiquement.

(6) Le Saint Père, pour ceux qui le prenne pour leur père saint et qui souffre d’une amnésie totale, on s’en souviendra, est celui qui a reçu le Président Kabila il n’y a pas longtemps, un président officiellement protestant ! C’est aussi les citoyens de Vatican, les évêques que notre président chargera de convoquer un dialogue après l’échec de celui organisé par son régime. Seule la niaiserie, la complaisance ou un déficit intellectuel peut nous conduire à admettre que le Saint Père n’ait pas voulu mettre ses pieds – à ne pas souiller – dans un pays qui il est vrai, soit moralement pourri jusqu’à sa moelle. Cela n’a pourtant pas empêcher que le Saint Père serre la main de l’assassin des congolais. Non pas pour le confesser, mais bien pour lui conseiller ce que le congolais ne savent pour l’instant que deviner. La papauté ne se salit pas au Congo : elle l’a toujours été, pour le déshonneur du Dieu que nous confessons ; de la même manière que notre frère en Christ Kabila, brille par les empoisonnements, brutalités, emprisonnements, musellements, tueries et des maux semblables infligés à nos compatriotes qui dénoncent son imposture.

(7) Au jour d’aujourd’hui, secourir le peuple congolais ne représente pas une peine pour un quelconque sauveur intelligent : c’est plutôt un aubaine. Nos politiciens ne le comprennent pas, ne croient pas, ne le savent pas. C’est la raison pour laquelle nous les voyons développer devant notre peuple des ridicules théories qui ne passes que dans un royaume d’aveugle. Bien peu d’entre nous congolais connaissons véritablement ce que c’est le scandale géologique et culturel congolais. Quasiment personne ne sait nous dire ce que représente concrètement nos réserves en ressources naturelles, humaines et non naturelles. La conséquence est que nous sommes dans l’ignorance de notre capacité de dissuasion et nos fragilités. Ce qui explique le nombre de morts que nous connaissons sur tous les fronts : nos villages, cités, villes et lieux d’exil dans la diaspora. En effet, pour changer de maître, le congolais aujourd’hui livre tout : sa femme, son fils, son père, sa terre, son savoir, sa foi… À fortiori, que ne sacrifierait-il pas, que ne céderait-il pas pour avoir sa liberté, son indépendance, son émancipation, sa vie présente et future ? Tous les rapaces politiques du monde entier, aujourd’hui, font fortune en tablant sur la faiblesse des congolais, en misant sur la baisse de son coût sur le marché. Quant à nous, tant que nous ne nous mettrons pas à l’école de la géopolitique, nous ne sauront pas comment créer notre rareté, accroître notre valeur dans le concert des nations, pour que l’inverse, nous achetions demain ceux au bénéfice des quels nos propriétaires nous bradent aujourd’hui.

(8)  Toute notre culture politique est construite sur la dictature, l’esclavagisme, la paresse.  Nous aimons à nous imposer aux autres ou à nous voir dominer par d’autres.  Tout projet nous paraît dépassé notre capacité.  C’est chez les autres que nous trouvons des solution qu’il y ait des solution à nos problèmes.  Que nous nous en prenions à nos sauveurs : étonne !  Même avant de mourir, c’est Tshisekedi qui devait désigner son successeur.  Faut-il s’étonner que demain ce successeur soit un dictateur ?

(9) Notre constitution, tant que je n’avais pas pris la peine de la lire moi-même, je pensais qu’il s’y trouverait quelque chose, me disant : c’est dans un pays compté parmi les pays civilisés qu’elle a été confectionnée. C’est quand je l’ai lu que j’ai compris le drame congolais. La crise grandissante, la révision du Projet 2014, m’ont obligé de la lire. C’est alors que j’ai découvert l’autre misère. Non, ne parlons pas de notre constitution. Le congolais ne se trouve pas dans cette constitution. Elle est l’imposture incarnée !

(10) Depuis 2001, nous congolais multiplions des erreurs politiques grossières, continuons sur la lancée de 1960. Nous n’avons pas voulu arrêter l’imposture créée par ceux qui ont désigné Joseph Kabila Kabange président sans consulter les congolais. Un véritable coup d’état a été par nous congolais. Plutôt que de débouter celui qu’une bande d’amis désignèrent comme successeur de son père, Laurent Désiré Kabila, nous acceptâmes l’imposture… En 2006 tout comme en 2011, nous n’avons pas écouté le conseil de nombreux compatriotes qui ont montré et démontré combien aller aux élections de Kabila était trahir la cause du Congo ; dans la mesure où toutes ces élections étaient truquée à la base ; conçue dans le seul but de flouer, mater, décimer, puis railler les congolais, avec le soutien de la MONUSCO, qui lui aussi nous traite en esclaves de surcroît…
Lorsque nous comprenons bien ces différents enjeux, nous ne pouvons pas demeurer les mêmes congolais. Nous changeons d’attitude ipso-facto. Nous savons qui exactement il convient de sanctionner : tous ces hommes qui traitent les congolais comme des sous-hommes, des tonneaux vides.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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