L’unité impossible

Cet article est encore en cours de rédaction.  Nous y soutenons la thèse de l’impossibilité matérielle d’une unité des congolais avant 2037, voire-même avant 2066, la date que nous proposions pour l’avènement de l’Union des États Indépendants du Congo ou de l’Afrique Centrale, dans le cadre du présent Projet 2014.  Téléchargez votre copie ici pour annoter, contribuer directement dans le texte et nous faire parvenir votre contribution.

Cependant, vos réactions à chaud, dans la section « commentaires » ci-dessous, nous permettrons d’étoffer son contenu de manière à répondre aux questionnements qui sont vôtres, vous congolais comme nous.

Dans la diaspora congolaise, beaucoup d’initiatives se prennent ces dernières semaines.  Désormais, quelques congolais veulent mettre la main à la patte pour construire une nation congolaise moderne.  D’autres africains se battent pour l’émergence d’une Afrique Noire engagée dans la lutte pour son indépendance effective.

Cette prise de conscience est à encourager, même si, sur terrain, dans notre pays par exemple, rien n’indique que nos peuples veuillent véritablement aller vers la démocratisation, l’indépendance : qu’elle soit politique ou économique.  Plusieurs exemples de comportements concrets permettent de tirer cette conclusion qui choque d’aucuns d’entre nous.  La contradiction a toujours été le propre de l’homme : nous le savons, mais nous avons difficile à l’accepter et à travailler avec ce paradoxe.  C’est dommage !

Plusieurs en effet, au pouvoir comme dans la société civile, se sont déjà gravement compromis.  Ils ne trouvent aucun intérêt à ce que le pays soit arrangé ; cela signifierait en effet, si pas leur mort physique, à tout le moins, leur mort politique, leur mort sociale…  Ce qu’ils ne sont pas prêts d’accepter.

Dès lors, ces hommes, très dangereux, même quand ils sont dans l’opposition au régime fantoche de Kinshasa, sont prêts à tout, y compris à tuer, comme le régime qu’ils prétendent combattre, tout celui qui pourrait les démasquer où qui pourrait par sa politique, sa doctrine ou ses œuvres conduire le pays à s’occuper d’eux à considérer leur dangerosité…

Cette triste réalité est très bien connue de tous les vrais patriotes congolais depuis bien avant notre indépendance.  C’est elle qui nous amène ici à montrer, en apportant des arguments, à tous les congolais, qu’il ne faut pas se faire des illusions : l’unité des congolais est au jour d’aujourd’hui, une impossibilité matérielle !  Nous indiquons en même temps comment cette impossibilité se résoudra, probablement d’ici une, voire même deux générations : d’ici 30 à 60 ans même.  Une observation attentive de l’évolution de la société congolaise nous pousse à ce pessimisme que nous croyons pouvoir démontrer qu’il est éclairé et positif.  Notre espoir est dont, non pas de prolonger le malheur du congolais, mais de l’écourter, si le congolais prend le temps de regarder à lui-même avec le souci de se connaître, mais également de s’amender au plus vite, au plus pressé.

Tous les congolais opposés au régime du sanguinaire Joseph Kabila Kabange (JKK), souhaiteraient que les membres du Rassemblement de l’Opposition (RASSOP), s’unissent autour d’une même cause, la pacification et l’enrichissement du Congo, pour être capables de débouter l’imposteur JKK et de mettre en route le développement de la République Démocratique du Congo (RDC).  Ce développement, impossible sans la libération de la RDC du joug étranger, semble donc reposer sur une impossible unité des congolais.  En effet, voici bientôt 57 ans que le pays ait acquis son indépendance politique, mais qu’il n’arrive pas à tracer son chemin dans le concert des nations de notre planète.  L’instauration, sur le sol congolais, d’un État de droit, qui permette de rendre justice et de procurer du travail à tous, pour ainsi connaître la paix et l’enrichissement de tous, paraît donc être un leurre ; du moins pour quelques années encore.  Le respect de nos peuples, aujourd’hui bafoué, ne sera logiquement pas possible avant plusieurs décennies.  Toute la classe politique et toute la société civile sont corrompues.  Toute la communauté internationale, habituée aux jérémiades des congolais se méfie de notre peuple, désormais considéré comme maudit, comme constitué de sous-hommes.  Un de nous n’a-t-il pas dit : nous sommes tous des sauvages ?  Jadis, il fallait être colonisateur occidental pour prononcer une telle phrase.  Aujourd’hui, nombreux sont les congolais convaincus que les congolais ne soient pas à même de se libérer du joug, de l’esclavage dans lequel nous mettent les étrangers : les occidentaux d’abord ; les rwandais et ugandais ensuite ; et, enfin et désormais, les est-asiatiques aussi.

Personne cependant ne veut reconnaître que l’unité de l’opposition politique actuelle soit impossible ; et ce, pour un long moment ; c’est-à-dire, le temps qu’une voire même deux générations se succèdent.  Tout cela, parce que, comme tous les humains, nous congolais, recherchons une chose et son contraire à la fois.  Tant que nous côtoierons des hommes qui vont au dialogue de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), dans le RASSOP, celui-ci demeurera une bande de traîtres aux yeux des vrais opposants à l’imposture ; des patriotes qui ont déjà compris, depuis la nuit de temps, que l’on ne résout pas une occupation de son territoire avec la négociation avec l’occupant encore moins par une collaboration avec celui-ci.  Tout ce monde, y compris nos traîtres, sait très bien qu’un dialogue avec l’imposture de JKK lui permet de continuer à narguer, dominer, brutaliser, assujettir, décimer, de plus bel, le congolais que nous sommes ou que nous avons la prétention d’être.  Nous voulons tous la paix et l’enrichissement de notre pays.  En même temps, nous refusons, tous, pouvoir et opposition, de respecter nos peuples, d’exercer la justice dans notre vie individuelle et nationale.  De la même manière, c’est la zone « paresse » qui nous attire, pendant que la zone « travail » nous fait horreur, nous, en que nation congolaise.  De Joseph Désiré Mobutu (JDM) à JKK, c’est la même attitude que nous affichons.  Tous nos enfants aujourd’hui vivent, sont élevés dans la logique du minimalisme, prône le moindre effort.  Nos religions, importées ou ancestrales, jouent sur les mêmes notes !  Chanter, louanger, danser, se trémousser les fesses : voilà ce que nous appelons « moments d’adoration et de louanges ».

Et comme si cela ne nous suffisait pas, nous détruisons nous-mêmes nos ressources : humaines, naturelles, sociologiques, culturelles, industrielles, technologiques, matérielles, financières et autres.  Nous apprenons tous les jours du nombre de congolais que nous tuons de nos mains ou que nous laissons des étrangers liquider, alors qu’il nous suffirait d’une bonne résolution pour arrêter toute cette ignominie.  Des trillions de dollars nous glissent sous les doigts du fait de nos égoïsmes et de nos complexes de supériorité.  Nos enfants n’intériorisent plus nos valeurs : ils passent leur temps à spolier nos mœurs, à imiter la bestialité, les futilités que nous présentent les autres ; ceux-là même qui non seulement nous tirent vers le bas, mais qui plus est nous déciment.  Regarder combien nos hommes sont devenus des bourriques, des ânes, des couards, des abrutis, des insensés, des sauvages, des féticheurs, des charlatans de toutes sortes, des gourous sans pouvoir…  Nos industries, nos technologies sont toutes effacées, oubliées, disparues tout simplement.  Tout nous vient d’ailleurs, même la nourriture que nous pourrions vendre aux autres.  Et lorsque notre pays vend, ce n’est plus nous qui vendons, mais les étrangers qui y sont.  Notre argent n’a plus de sens.  Ce sont les monnaies des autres qui ont véritablement cours dans notre pays, qui donnent à celui-ci, sa valeur résiduelle…  Notre élite n’existe plus.  Nous ne publions pas, nous produisons pas des idées ni de technologies nouvelles.  Nos exilés, ayant revêtus d’autres nationalités, performent…  Pour nous !

Le manque de sagesse, d’intelligence, de moralité, de courage, de projets développementaux et politiques, démocratiques et visionnaires, les passés politiques compromettants des hommes que nous avons commis à la gestion de la nation, la soif de l’argent, des honneurs, de glorioles et du sexe expliquent la difficulté que connaissent nos leaders politiques à satisfaire les désidératas de peuple ou de nos peuples. Ils ont difficile à se mettre ensemble pour traduire tous les bourreaux présents et passés de nos peuples ainsi que leurs sbires en justice ; pour les nombreux citoyens qu’ils envoient à la mort, journellement, sans se lasser un seul instant.  Nous nous nous refusons de tirer des leçons de nos expériences passées : l’indépendance, la révolution, la rébellion, la libération…  Nous refusons de nous mettre autour d’une table pour mettre en commun nos idées, nos aspirations, nos désirs, nos ressources…  Nous ne nous formons pas, nous ne nous instruisons pas : le peuple navigue à la vue.  Personne ne veut formaliser, personne ne veut moderniser, nul congolais ne désire se battre pour sa liberté, pour sa paix, pour son enrichissement.  C’est tout le monde qui jette les bras quand il faut s’élever contre la corruption : tout le monde déclare forfait, démissionne, préfère agir comme les autres ; « pour être tranquille dans sa peau et dans son esprit ».  Le juste est rejeté, honni, tué même.  Les intelligents sont poursuivis pour être écartés à cause du dérangement des esprits qu’ils provoquent.  Les courageux nous dérangent.  Ils nous donnent des frissons à l’idée de nous opposer à ceux qui pourtant nous oppressent.  Nous préférons de vivre, de nous soumettre, de subir les méchants que de nous laisser guider par les vaillants combattants de la paix et de l’enrichissement.  Le vol et la malhonnêteté nous siéent.  La combattivité et l’effort nous dérangent ; tant ils nous exigent un effort auquel nous avons renoncé depuis l’époque de Patrice Emery Lumumba (PEL) et de Joseph Kasa-Vubu (JKV) déjà.

Nos leaders n’ont pas le courage de constater que Kabila ne veut pas quitter le pouvoir et qu’il doit de ce fait être traduit en justice pour tous les forfaits qu’il a commis avec les siens depuis son entrée en RDC en 1977.  En revanche il continue à subjuguer et à décimer les congolais que nous sommes, partout où l’occasion lui est accordée.  C’est avec un tel président que nos prétendus leaders de l’opposition négocie le sacrifice du congolais dans leurs messes noires.

Sans projet politique valable, tant pour ce qui touche à la pacification qu’à l’enrichissement du congolais, ces hommes, assoiffés du pouvoir pour le pouvoir, n’arrête de tromper un peuple lui-même niais, mouton, vouer à des multiples velléités hégémoniques et sanguinaires.  Manipulant discours démagogiques et multipliant de fausses promesses, ces hommes réussissent leurs coups, parce que le peuple est ignorant, dans l’aveuglement spirituel profond.

Plusieurs, parmi les hommes que nous avons choisis comme parlementaires, ont un passé politique chargé de rapine, d’assassinat, de violation de droits humains de toutes sortes.

 

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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