Se plaindre…

  • Où, comment et pourquoi devrions-nous nous plaindre des tueries qui ont lieu à l’Est de la RDC, notre pays ?  De quoi le Congo a-t-il besoin : d’une plainte ou d’une pétition ; et pourquoi ?  Pourquoi n’obtenons-nous pas souvent gain de cause dans nos appels adressés en direction des institutions onusiennes ?  Nous commentons, après reproduction, une pétition (tronquée) adressée au secrétaire générale de l’ONU.  Le document entier se trouve ici.

    Voici ce qui vient de faire arrêter Me DJIMI PERUZI

    Pétition Collective de Cinquante Intellectuels et Acteurs de la Société Civile de la Ville de BUTEMBO-RDC à l’Attention du Secrétaire Général et du Conseil de Sécurité des Nations Unies Transmis-copie pour information à : – Monsieur le Président du Conseil de Sécurité des Nations Unies à New-York aux USA ; – Sa Sainteté le Pape François à Rome ; – Monsieur le Président des Etats-Unis d’Amérique à WASHINGTON ; – Monsieur le Premier Ministre de la Grande Bretagne à Londres ; – Monsieur le Président de la République Française à Paris ; – Monsieur le Président de la Commission Européenne à Bruxelles ; – Madame la Représentante des Nations Unies pour la Prévention du Génocide à New York aux USA ; – Monsieur le Procureur près la Cour Pénale Internationale à la Haye ; – Monsieur le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU en République Démocratique du Congo ; – Messieurs les Ambassadeurs Accrédités à Kinshasa ; – Monsieur le Chef de Bureau de la MONUSCO de et à Butembo ; – Monsieur le Chef de Bureau de la MONUSCO de et à BENI ; – Monsieur le Maire de Ville de Butembo ; Objet : Un plan d’épuration ethnique et de génocide est en pleine exécution par un cordon d’extrémistes Hutu bien protégés contre une partie de l’Ethnie NANDE à BENI et LUBERO sous l’œil impuissant de l’armée et de la Brigade Internationale : la Communauté Internationale a le devoir moral d’intervenir militairement maintenant ou jamais pour arrêter cette holocauste ; A Son Excellence Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies à Nez-York ; Monsieur le Secrétaire Général ; Il est de la responsabilité morale du Conseil de Sécurité de l’ONU, saisi par vos soins, d’ordonner une intervention militaire humanitaire lorsqu’il se commet un génocide, une épuration raciale, ethnique ou religieuse dans un Etat quel qu’il soit. Telle était la raison de l’intervention occidentale en Libye, telle fut le motif de l’intervention française au Mali et en Centre Afrique et tel doit désormais être le motif d’intervention militaire internationale à BENI, zone où l’Etat congolais et la MONUSCO ont définitivement fléchi face à un groupe terroriste qui, selon toutes les informations disponibles, est dirigé par un cordon des extrémistes Rwandophones Hutu bénéficiant des complicités avérées de l’armée nationale et du gouvernement congolais dans le seul but d’occuper des terres habitées par la population NANDE vivant en territoire de BENI.. Depuis le mois de septembre dernier, alors que se déroulait le procès militaire destiné à donner la lumière sur la mort du Colonel MAMADOU MUSTAFA NDALA, plusieurs tracts ont circulé à BENI annonçant des massacres contre les populations locales en raison de 120 par mois. Comme cela était planifié, début octobre 2014, les terroristes jusque là inconnus ont lancé une vaste boucherie humaine en posant des actes de carnage à la machette, la hache, à l’arme blanche dans plusieurs villages du territoire de BENI ; puis, ils sont allés poser les autres actes de carnage en ville de même nom, emportant à ces jours environ 300 personnes tuées. Contrairement à la version officielle qui est loin de recevoir la confirmation de la MONUSCO et qui prétendait que les terroristes qui tuaient avec cette féroce brutalité qui trahit une haine forte et cachée seraient des ADF-NALU, les rédacteurs de la présente pétition sont en mesure au regard des faits qui procèdent du terrain à préciser avec certitude que les assaillants sont essentiellement des sujets Hutu, parlant le Kinyarwanda et agissant dans le même mode opératoire similaire au génocide rwandais des années 1994, faisant usage des machettes, hache et autres ares à feu. Les actes de carnages sont faits sur les populations NANDE dans un but bien défini : les forcer à quitter leurs villages, leurs cultures et leur maisons afin d’y laisser un vide qui devra permettre aux populations Hutu actuellement en pleine migration illégale provoquée par les autorités publiques à occuper les terrains abandonnés. C’est en réalité une guerre à caractère ethnique où l’Etat congolais tente de forcer au nom d’une prétendue cohabitation pacifique forcée des populations à vider leurs milieux naturels à des populations d’origine rwandaise, spécialement les Hutu. Les faits suivants démontrent que les massacres de BENI qui promettent de se généraliser dans le LUBERO, une zone occupée à 95% par l’Ethnie NANDE, sont ont un caractère d’épuration ethnique et conçus dans un plan d’occupation foncière conçu et exécuté par des extrémistes hutu : 1. Des faits précurseurs : l’administration provinciale a importé depuis 2011 des populations Hutu et Tutsi du MASISI, au nom d’une prétendue politique de cohabitation pacifique forcée, d’occuper les terrains des populations NANDE à LUBERO en violation de toutes les lois de migration et des terres coutumières au motif fallacieux que ces migrants seraient originaires de ce milieu ; leur nombre change de jour au lendemain passant (…)

  • Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

    Frère, Il serait utile de nous consulter, nous de la diaspora aussi. Avant de lancer de telle campagne, de telle lettre, c’est mieux de demander nos avis… Ceux-ci peuvent aider. Cette lettre-ci risque d’être sans effet, comme les précédentes. Pour pour les mêmes raisons. Un secrétaire général des nations unies n’a pas le temps de lire une longue lettre comme celle-là. Il ne peut pas prendre au sérieux des personnes qui écrivent sentimentalement. Il faut une plainte en bonne et due forme. Une plainte conforme aux lois internationales. Des affirmations fortes et graves sont dans cette lettre. Nous ne voyons cependant pas des preuves qui étayent ces accusations être annexées. Notez enfin que la lettre n’oblige pas le secrétaire général. Parce qu’elle n’est pas dans la forme voulue. Plus grave, vous éluder le vrai responsable : le pouvoir qui travaille à la pérennisation de la situation de l’Est. Subsidiairement, cette lettre omet la Belgique. Un acteur sur lequel l’Occident s’appuie pour traiter les dossiers congolais. Même si, pas voie d’ambassade, la Belgique sera atteinte, je suppose… Je ne suis pas juriste, je le vois déjà… Qu’en sera-ce lorsqu’une telle lettre tombe au cabinet de Ban ki Moon ? Plaise à Dieu de nous aider à faire mieux dans nos démarches visant la paix et le progrès au Congo.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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