3 mois restants…

Dans trois mois, nous, congolais, devrions jubiler.  Nous sommes sensés connaître la joie d’être enfin débarrassés du joug de l’imposture.  Nous sommes nombreux à attendre qu’un soulèvement populaire nous aide enfin à mettre le pays sur les rails.  Cependant, nous sommes en même temps dans l’inquiétude.  Le pays est miné.  Des ennemis sont importés en masse sur notre territoire.  Notre extermination continue de plus bel, comme le prouve la mort récente d’un autre mwami yira dans le Nord-Kivu.  Que se passera-t-il, dans la réalité ?  Y a-t-il des signes précurseurs cette fois aussi ?  La sagesse sera-t-elle au rendez-vous ?  Comment améliorer vite notre destin ?  Quel est le prix à payer ?

Que se passera-t-il dans la réalité ?

Rien de nouveau, à vrai dire.  Des familles entières sont décidés de vivre sur le dos des congolais.  Plusieurs partis politiques congolais, par ignorance ou par cupidité sont engagés dans le projet et soutiennent activement le régime.  D’autres encore sont prisonniers de leurs mentors : dialogue, puis élections.  Point, barre !

Dans l’entre temps, l’opposition farouche échoue.  Les actions promises pour le mois de septembre s’effritent, s’éteignent…  Les leaders de cette opposition, mis dans les conditions de ne pas animer la masse, ne saura pas organiser le soulèvement populaire.

Les gourous des églises mobilisent leurs ouailles.  Des enveloppes se distribuent dans la société civile.  Pour les moindres de ces projets, l’opposition n’entrevoie pas de lever de fonds, n’y arrive pas, quand elle essaie.

C’est dire que rien ne changera significativement.  Les massacres continueront pour tenter de finaliser le projet d’occupation de l’Est.  En décembre, le gouvernement se prépare sans doute à recourir à la brutalité pour réduire au silence ceux qui tenteront de lever la tête.

Là où les populations locales tenteront la résistance, le pouvoir préconisera le traitement par la force, jusqu’à ce que le scandale pousse la communauté internationale à intervenir.  Cette intervention sera vaine, comme à Beni ou dans l’Est en général.  Plus de congolais encore seront sciés, mangés et vendus, très probablement.  Aucun apitoiement ne changera plus rien…

La tension ira croissante.  Jusqu’à la rupture.  Une rupture qui sera la conséquence d’une exaspération et d’une révolte du congolais contre lui-même.  C’est alors qu’interviendra la main de Dieu, pensons-nous.  Les ennemis du Congo regretteront, mais un peu trop tard leur turpitude.  Le châtiment sera important et beaucoup de sang coulera dans le camp ennemi, probablement, dans une vingtaine d’année.

Y a-t-il des signes précurseurs ?

Les signes sont là sous nos yeux.  Le dialogue de Kabila et Kodjo a lieu, quelque soit l’opinion des boycotteur.

En même temps, l’opposition, plutôt que de s’unir, se divise et échoue son programme déjà.  Seuls des rêveurs, des militants non exercés dans la réflexion et la méditation, croient encore à un soulèvement populaire au 20 décembre.

Bien peu d’opposants acceptent de se rendre à l’évidence : l’opposition n’a aucun plan solide, sérieusement pensé.  La formation des militants n’existe pas.  L’ignorance renforce la niaiserie qui prépare les déceptions, les désappointements, les découragements, l’exil de la crème.

La sagesse sera-t-elle au rendez-vous ?

La crise s’aggravant, les congolais n’auront pas de choix.  Subjugués et martyrisés, nous finiront par admettre nos fautes, nos turpitudes, nos orgueils suicidaires.  C’est alors qu’une sagesse commencera à s’installer, dès 2017 déjà pensons-nous.  Quelques illuminés s’investiront dans une nouvelle forme d’activité : l’apprentissage de la géopolitique et des lois qui gouverne le monde politique.

C’est alors que commencera, que naîtra la sagesse dans le pays.  Il faudra du temps pour qu’elle atteigne un grand monde.  Une génération entière peut être nécessaire avant que ce mouvement prenne le dessus.  Il faut donc projeter vers 2045, l’avènement de la sagesse et du commencement de la vraie indépendance du Congo.

Comment améliorer vite notre destin ?

Il n’existe pas de solution miracle.  La voie obligée est la correction de nos fautes du passer.

Notre racisme nous a poussé à chasser le colon blanc de ce que nous appelons facilement notre territoire.  L’humanisme ne s’installera pas tout seul dans les cœurs.  Les chrétiens, mal instruits et de mauvaise foi et généralement paresseux, ont abandonné le travail de main et d’esprit pour se refugier dans de vaines prières et les meurtres.

La disqualification de nos mauvais leaders, la promotion de bons, la purification de nos églises, sont autant de leviers qui permettront, si nous nous y engageons, de corriger nos fautes, et alors, de prétendre au pardon divin : la paix durable et le développement intégral.

Quel est le prix à payer ?

Tant que des hommes ne se lèveront pas, pour débouter les méchants et promouvoir les patriotes ; tant que l’église ne reviendra pas aux Écritures et passera sont temps dans l’idolâtrie, la RDC ne peut, valablement ni victorieusement, prétendre à la paix et à la prospérité.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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