Esclaves et colonisés

Nous l’avons toujours dit, sous avons 6 types d’ennemis à affronter :

  1. Les médiocres ;
  2. Les traîtres ;
  3. Les esclavagistes ;
  4. Les colonisateurs ;
  5. Les dictateurs ;
  6. Les imposteurs.

La livraison Skype ci-dessous le montre bien, dans les différentes facettes de cette histoire, très plausibles.  Nous apprenons de qui nous sommes esclaves et pourquoi.

BENI
Témoignage accablant d’un rescapé,
117 otages attendent la mort à Masuta !
Posted in Genocide des YIRA (Nandes)
By BLO
On mai 29, 2016

À BENI TOUT COMME AU SUD DE LUBERO, C’EST LE RÉSEAU DES MÊMES TUEURS !

KIDNAPPÉ, RESCAPÉ

On le croyait déjà mort. Mais le voilà rendu providentiellement vivant à sa famille, après quatre mois d’harcèlement par les égorgeurs de Beni et de Lubero.

En effet, monsieur PALUKU MASATIRO EZEKIEL, âgé de 63 ans, a été kidnappé en date du 15 janvier 2016, pendant qu’il travaillait dans son champ de cotonnier à Kalintumbu, sur l’axe Beni – Lubiriha. Sa famille et tous ses familiers le croyaient mort ; et tout le monde s’était persuadé que ce sont les ADF/NALU qui l’auraient enlevé.

Or, il est tout de même curieux de constater, enfin, qu’après être enlevé à Kalintumbu, en collectivité-secteur de Rwenzori, territoire de Beni, il se soit retrouvé aussitôt après entre les mains des FDLR à Kasugho, chefferie des Batangi, au sud du territoire de Lubero. En tout cas, cet unique fait suffit pour conclure que les allégations de Beni-Lubero Online qui ont maintes fois souligné l’existence d’un lien logique entre les tueurs de Beni et ceux du sud de Lubero est une vérité irréfutable. Bien plus, l’hypothèse de présomption pesant sur les ADF/NALU devrait définitivement disparaitre, laissant l’inculpation des tueurs rwandophones (Hutu et Tutsi) prendre place.

Monsieur PALUKU EZEKIEL a fourni des informations qui devraient ouvrir une bonne piste d’investigation en vue de dénicher le réseau complet des génocidaires des congolais au Nord-Kivu. Voici les points saillants de son témoignage :

– Kidnappé le 15 janvier 2016, ses bourreaux l’ont aussitôt orienté vers la direction du sud, c’est- à -dire vers le sud du territoire de Lubero.
– Itinéraire suivi : Kalintumbu (secteur de Rwenzori) – traversée de la rivière Semuliki – ils arrivent aux monts Kyavirimu et y font une escale de 7 jours – procèdent par la brousse jusqu’à atteindre Kasugho (au sud de Lubero) – pour enfin aller s’établir définitivement à Masuta (groupement Tama, dans le sud du territoire de Lubero).
– Comment s’est-il échappé ? Le 18 mai 2016, leurs bourreaux, qui sont en fait des rwandais, ont organisé, comme d’habitude, une opération en vue de s’approvisionner en vivres au dépens de la population locale de Masuta. Ils ont d’abord chassé les paysans par une attaque violente, pour que le terrain soit dégagé. Ensuite ils ont largué les otages dans des champs de bananeraie en vue de récolter de quoi subsister. C’est dans cet embouteillage que le malheureux otage prendra le risque de s’évader de Masuta à Mighombwe où il passera la nuit du 19 au 20 mai 2016, pour enfin se retrouver à Kanyatsi.
– Ce rescapé indique qu’ils étaient environ 150 otages dans le camp où il était retenu. Cependant, au moment où il s’échappait, il en a laissé 117, car d’autres ont été tués. En effet, tout otage qui manifeste quelque faiblesse physique est aussitôt abattu, sans aucune pitié, par ces bourreaux rwandais.

Or, il est pourtant très surprenant d’apprendre maintenant que la Police Nationale Congolaise s’est acharnée sur ce rescapé jusqu’à le mettre aux arrêts dimanche le 22 mai 2016, à Beni, l’accusant d’être un élément ADF/NALU. Il serait urgent de venir au secours de ce malheureux, vu que les efforts des autorités congolaises à étouffer toute vérité au sujet des génocidaires de Beni-Lubero peuvent l’exposer au risque d’être éliminé physiquement, à cause de son témoignage très gênant.

Une autre urgence s’adresse à la MONUSCO et aux FARDC qui, à partir de la piste donnée par ce rescapé, devrait s’organiser pour libérer les 117 otages restants à Masuta, sinon ils seront tous consumés par l’épée de l’ennemi.

Les Agences de droits de l’Homme locales et internationales devraient également veiller afin que les traces de monsieur Paluku Ezekiel ne disparaissent pas, avant qu’il n’ait fourni les informations nécessaires pouvant édifier les opinions sur les génocidaires du grand Nord-Kivu.

KYAVAGHENDI Baudouin
Beni©Beni-Lubero Online.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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