Union des états indépendants…

Lorsque nous avons lancé sur le Net, le résultat, in fine, de notre analyse de la crise congolaise, plusieurs compatriotes nous ont pris pour un fou ou pour un balkanisateur.

Certains d’entre nous, des véritables potentats en puissance, de véritables apprentis sorciers, ont cru utile, pour nous écarter de leur chemin, de faire de nous un burundais d’abord, un rwandais ensuite.  La tâche leur paraissait facile : nous avons un père nilotique et une mère bantoue ; mais si, notre faciès bantou leur faisait problème.

Il a fallu que les combattants et résistants, les vrais, enclenchent une enquête minutieuse.  Cette investigation, comme il se le devait, aboutît vite.  Le résultat en fut que nos détracteurs soient contraints au silence par ces braves et sages combattants et résistants.  Tout concourt au bien de ceux qui aime Dieu.  Le livre de Pierre Artigue, Qui sont les leaders congolais, des fouilles dans notre terroir kibali-iturien, où vivent ma mère et mes frères, convainquirent définitivement ceux qui doutaient encore du rôle que nous jouons, activement, dans le combat contre la traîtrise, l’esclavagisme, la colonisation, la dictature et l’imposture, depuis 1976.

Aujourd’hui, nous pouvons être fiers : l’on ne discute plus de nos intentions.  On discute désormais de la valeur de nos analyses et de nos propositions.  Si les premières sont assez régulièrement appréciées, les dernières le sont moins.  Nos propositions, en effet, étonnent plus d’un de nos lecteurs.  Même ceux qui nous connaissent suffisamment bien n’arrêtent à nous demander : pourquoi, comment déduis-tu ta proposition ?  Notre réponse reste inchangée : c’est le souci d’être vrai, d’être logique qui s’impose à nous.  Elle fait partie d’une culture à laquelle nous sommes très attachés.

Dans un échange du jour, sur WhatsApp, dans le groupe Je suis Beni, Sa Majesté Dieudonné PRINCE AGOUMOUSSE – je ne sais pas s’il est congolais à considérer la graphie de son second nom – nous a proposé une réflexion.  Elle nous amène à rebondir sur notre proposition importante dans le cadre du Projet 2014 : travailler à quitter, proprement et définitivement, la peste qu’est République, pour aller vers le mieux pour la RDC, pays multiculturel, qu’est une union d’états indépendants ; états fondés sur les affinités culturelles de nos peuples.  Nous appelons ici peuples, des patriarchies, des clans, des tribus, des ethnies ou des alliances, existantes, viables, ayant leurs identités spécifiques et désireux de forger leur devenir culturel, ensemble, dans l’espace national.  Ces peuples existent, mais sont systématiquement muselés depuis la traîtrise de nos aïeux, jusqu’à l’imposture, en passant par l’esclavagisme, la colonisation et la dictature.

Nous avons reproduit ici l’exposé de Dieudonné.  Nous le faisons suivre de l’exposé du résultat de notre analyse, servi dans une nouvelle sauce.

LA DÉMOCRATIE.

La démocratie est Africain mais faisons cela autrement selon nos valeurs.

Elle est bonne la démocratie, elle est bonne l’alternance.

En écoutant ceux qui réclament la démocratie, une fois aux pouvoir ils veulent tous la prolongation que le congolais appelle cela glissement.

D’où est-ce qu’on a tiré le concept autorité morale ou leader au sein des partis politiques à vie ?

Demandons-nous un peu pourquoi ils ne veulent pas de l’alternance au niveau de leurs partis politiques ?

L’alternance c’est seulement pour la présidence de la République, parce qu’ils font tout pour y arriver.

Par Exemple :

En RDCongo.

Depuis la création de l’Udps Tshisekedi est le seul leader là-bas, il a été élu président de l’Udps sur qu’elle élection ?

Kamerhe de même, Kyungu de même.

Cameroun.

Monsieur est toujours maître à bord même s’il est fatigué.

Guinée Équatoriale.

Le vieux O. Ngema est toujours là même s’il travaille bien mais quelqu’un d’autre peut assumer la continuité.

Tchad.

Monsieur I. Deby ne peut être une marque déposée de la modernisation du Tchad.

Côté d’Ivoire.

Ouattara passe au deuxième tour sans propagande le jeu était déjà fait d’avance.

Afrique du Sud.

ANC impose à la grande majorité des Sud-Africains un président corrompu avec plusieurs scandales, comme les mineurs assassinat en face du monde par la police sans justice.

La liste est longue vous connaissez déjà les restes…

Tout cela explique la pathologie démocratique Africaine.

Réfléchissons mes chers filles et fils de la sainte Afrique qui meurt dans l’indifférence total de ceux qui profitent de la cacophonie Africaine.

La démocratie copie coller de modèle Occidentale n’est pas Africain.
Je pèse mes propos…

Signé : Sa Majesté Dieudonné PRINCE AGOUMOUSSE.

Dieudonné, ta belle analyse me laisse sur ma soif. Que propose-tu en lieu et place du copier/coller que j’en conviens avec toi être très néfaste pour l’Afrique ?

De notre côté, nous n’arrêtons de proposer une voie, que je te suppose connaître et que nous trouvons être tout indiqué dans ce domaine précis.  Sujet qui nous occupe énormément dans le Projet 2014.  Concrétisons, rappelons ces préoccupations et ces propositions.  Illustrons les concepts, au travers d’éléments factuels, vérifiables par tout congolais en quête de la vérité et de l’indépendance de notre pays.

Chez les alurs natifs ou authentiques, la gestion de la cité est collégiale. Les rois alurs, que nous appelons condescendance des chefs coutumiers, sont entourés des conseillers.  Ces sages sont des hommes d’un certain âge pour s’assurer qu’ils aient de la science, de l’expérience et de la maîtrise de soi. On remarquera que chez ces alurs, il y a plusieurs royautés, totalement indépendantes, mais tout à fait soudées, jusqu’aujourd’hui.  Cela, malgré les agressions culturelles auxquelles sont soumis nos peuples, nos patriarchies, nos clans, nos tribus, nos ethnies et nos alliances.  Ces chefferies alurs sont en réalité de grandes patriarchies.  La question qui se pose aujourd’hui, sans que les distraits ne s’en aperçoivent, c’est comment remettre à l’alur dans son droit bafoué jusqu’ici ?  Son droit à l’exercice de cette valeur culturelle d’unité dans la diversité.  Comment y arriver sans convenir que chaque peuple du Congo ait son indépendance véritable ?  Comment faire la paix dans le pays, sans reconnaître à chaque peuple le droit de déterminer librement son devenir ?

Voilà pourquoi, nous plaidons, dans le cadre du projet 2014, pour l’indépendance progressive de tous nos peuples.  Cette indépendance, nous la proposons progressive, pour éviter que l’ennemi commun de nous congolais n’en profite pour nous diviser.  Comment cheminer vers cette indépendance politique ?  Mais surtout, pourquoi cela est-il impératif ?

À cette dernière question, la réponse est simple et directe : c’est assez que de prendre et de traiter les peuples congolais en esclaves, en colonisés, en sujets.  Nous sommes tous des êtres humains qui méritons que l’on nous respect dans nos choix délibérés et respectueux de nos congénères.

Quant au comment, nous proposons ce qui est dit ailleurs sur ce site depuis décembre 1999.  En quittant, progressivement, intelligemment, sagement et démocratiquement, sur une période de transition de 50 ans, en 5 phases de 10 ans chacune, l’immonde république, pour aller vers la bénéfique union d’états indépendants, états fondés sur les affinités culturelles de nos peuples.

Par exemple, d’aucuns auront remarqué que dans le Nord-Kivu, les territoires de Beni et de Lubero ont des atomes crochus.  Ils se veulent toujours ensemble, bien qu’il s’y trouve plusieurs tribus et que les gouvernements qui se succèdent à Kinshasa essaient désespéramment à les diviser, artificiellement, dans un processus contre-nature, pour des raisons que nous n’ignorons pas : la jalousie contre la prospérité qui s’y observe, même dans des conditions précaires d’administration de ces territoires.

Nous remarquerons, similairement, que les peuples du territoire de Mahagi, dont nous parlions ci-dessus et que j’ai l’avantage de connaître, y ayant mes origines, sont soudés, bien qu’ils soient plusieurs tribus.  Ces véritables entités administratives sont combattues par nos administrations empruntées aux colonisateurs.  Cependant, vaille que vaille, elles se respectent entre elles.  Elles s’entendent parfaitement sur les matières relatives à leur développement communautaire.  Elles ne forment qu’un bloc que des colonisateurs congolais, ont du mal à briser.

C’est aussi ce que l’on observe, à une plus grande échelle, dans l’Ituri, devenu province. Plus d’une trentaine de peuples (tribus) s’y retrouvent avec leurs organisations propres.  Mais, ces peuples sont tous contents et fiers de leur culture, de leur identité provinciale, commune.  Une unité qu’ils différencient de celles des autres congolais, qu’ils appellent communément, dans tout le Kibali-Ituri, les batokachini dans leur langue vernaculaire, le swahili ou encore les djadjambu dans le lendu, une autre langue dominante dans la province.  C’est bien de le noter ce phénomène sociologique qui doit nous interpeller tous, nous qui avons en souci la pacification de notre chère patrie.

Construire notre unité sur cette diversité, de manière volontaire, sereine, structurée, démocratique et libre est possible.  Cela aura pour bénéfice :

  1. La suppression des velléités dictatoriales de certains d’entre nous congolais, engagés dans des projets colonisateurs ; mais aussi nous permettra de mieux contrer les imposteurs qui n’auront plus de sujets à dominer face à des hommes attachés à leur liberté, à leur indépendance : la paix interne et à nos frontières sera automatique au regard des 73 millions d’habitants que nous pesons déjà, maintenant ;
  2. L’accroissement notre fierté nationale, de notre capacité de rester un dans notre diversité – comme nous nous y accrochons, avec raison – dans un vrai respect mutuel et non dans une unité factice et imposé par quelque méchants dominateurs camouflés en leaders politiques ;
  3. L’impulsion notre développement, en quittant le centralisme étouffant pour la vraie décentralisation épanouissante pour tous, stimulatrice de l’inventivité et de la compétitivité ;
  4. l’absorption de tous *nos vrais cousins* d’alentour qui demanderons certainement à devenir congolais sans nous poser des problèmes, parce que, somme toute, c’est le colonisateur qui nous a divisé contre notre gré ; cette absorption, qui se fera dans le respect des conventions internationales – en ce compris les recommandations africaines, couperons l’herbe sous les pieds de beaucoup de bandits politiques en Afrique ; ils arrêterons de se faire passer pour des congolais dans l’illégalité la plus totale et déstructurante ;
  5. L’élimination, ipso facto, de la propension au vol ou au viol de notre nationalité, par tous nos faux cousins, *de partout*, du nord comme du sud, de l’est comme de l’ouest, mis devant le choix d’être congolais ou de rester ce qu’ils sont réellement : des non-congolais ;
  6. Etc.

Voilà, cher Dieudonné, ce que nous proposons, pour le bien du plus grand nombre, et pour faciliter, la répudiation définitive de notre pays, de l’imposture d’une part et de la dictature et de la traîtrise d’autre part, qui ont engendré la première.

Paix chez toi.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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