La Monusco et sa proie

Pour des raisons évidentes, la MONUSCO ne veut pas lâcher sa proie, la RDC.

Depuis 1994, nous avons averti nos frères ituriens.  Nous leur avons recommandé de dire vigoureusement non à la MONUC.  Nous conseillions que à l’Ituri de préférer le règlement des conflits ituriens par les ituriens eux-mêmes.  Nous suggérions une aide éventuelle, mais non indispensable, des autres congolais.

22 ans plus tard, les problèmes ne sont pas résolus.  Ils se sont multipliés, ils se sont complexifiés.  La presse nous parle de 6 à 12 millions de morts comme conséquence de notre erreur grossière.  Cela ne suffit pas.  Apparemment, nous sommes encore plusieurs à compter sur cette « force de maintien de la paix ».  L’homme est ainsi fait.

Quelques congolais commencent cependant à nous comprendre.  Ils prennent le temps de nos lire enfin.  Ils analysent notre argumentation.  Ils découvrent, très tard, que le Projet 2014 soit bel et bien le cadre qui nous aurait permis d’éviter le pire, depuis 1999.  Est-ce suffisant ?

Non !  Tout reste à faire.  Le premier exercice difficile est celui qui consiste à apprendre que nous ne pouvons pas traiter les questions nationales rien que dans nos familles, patriarchies, clans, tribus, ethnie, groupes linguistiques, régions culturelles.  Il faut plus.

D’abord, la carence dont nous souffrons beaucoup est celle d’animateurs politiques de talentueux et patriotes.  Depuis les années 60, nous avons, coup sur coup, aligner des bandits politiques à la présidence de notre pays.  Aucun n’a été ni ne s’est avéré patriote.  Très vite, ils ont pris du kilo chez nos concitoyens.  La scène est tout simplement macabre, depuis l’esclavage jusqu’à l’imposture, en passant par la colonisation et la dictature.

Très timidement, des candidats s’annonce à la participation au Projet 2014.  Par peur des menaces du régime sanguinaire de Kinshasa, plusieurs en restent aux paroles…  Le pays piétine, les citoyens continuent à mourir sous cette épidémie de choléra politique, qui dure et qui durera encore.

En effet, jusqu’à présent, notre analyse de ce qui se dit dans les groupes sociaux nous oblige à une seule conclusion fatidique : une génération entière devra passer avant que la RDC ne se mette sur les rails.  Les compétences et les expertises n’y sont pas.  Pire que cela, les âmes en sont encore et toujours à la danse, aux prières de lèvres, aux égoïsmes que nous ont légués nos parents, à la paresse que nous ont inculqué nos colonisateurs noirs et blancs.  La situation est-elle désespérée pour autant ?

Non !  Deux facteurs peuvent sauver la RDC.  La grandeur, totale, du pays.  La providence.  Le pays est vaste, le pays est potentiellement riche, l’embryon d’une culture nationale d’unité existe et il nous semble difficile de l’étouffer dans l’œuf.  Un jour, la misère poussera les congolais à la révolte ; et, cette révolte qui sauvera les générations futures.  Le Congo est un pays chrétien, même dans sa médiocrité : il ne faut pas donc s’hasarder de se moquer d’elle.  Dieu pourrait prendre mouche, par jalousie pour le reste qui confesse en esprit et en vérité le nom de son fils, Jésus.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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