L’impossible paix en 2016

Chaque jour, il devient de plus en plus clair qu’en RDC, la paix, pour 2016, soit un leurre.

Pourquoi et comment ?

Ce dessus, notre analyse entrelacée dans une livraison fraîche.

Les États-Unis d’Amérique invitent la classe politique congolaise à se mettre autour d’une même table pour décider sur la destinée de la RDC [C’est ce à quoi nous invitons, désespérément, dans le cadre du Projet 2014, et ce, depuis décembre 1999, toute la communauté congolais : http://projet2014.com.%5D; étant donné que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) enregistre techniquement un retard pour tenir l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel [Ce qui peut laisser penser qu’il fasse foi aux les allégations de la CENI, cette machine illégalement créée, pour rouler les congolais dans la farine de la dictature. L’opposition doit faire très attention à une telle prise de position…]. Le chef de mission adjoint de l’ambassade américaine, David Brown, l’a déclaré mardi 22 mars à Kinshasa. Selon lui, la stabilité du pays dépend principalement d’une alternance politique dans le délai fixé par la constitution congolaise [Si c’étaient les élections qui amenaient la stabilité politique, le Congo serait déjà stable. Il y a en effet déjà eu plusieurs élections au Congo depuis 1960. La stabilité ne viendra pas des élections, mais de la concorde. Or, avec des rebelles, des imposteurs et des traîtres au pouvoir, la concorde est encore bien loin de nous. Que les congolais se le disent bien : s’il y a élections en 2016, ce ne sont pas elles qui nous apporteront la paix et le développement. Elles nous poseront plus de problèmes que les précédentes. L’opposition est encore très mal organisée, très mal structurée. Le pouvoir travaille dans la logique de l’esclavagisme, de la colonisation, du despotisme et de l’occupation du pays. Les congolais restés dans le pays sont démunis ou spoliés : politiquement, techniquement, financièrement, moralement, spirituellement. Tout patriote doit donc s’investir dans un travail d’éducation, de formation, d’instruction et d’un soutien positif du peu de congolais encore bien motivés, tout en gérant les « affaires courantes », à savoir : l’insécurité, le chômage, la dictature, l’imposture, la colonisation, l’esclavagisme, la dictature, la trahison, la corruption généralisée ; avec sagesse et intelligence.]. Lors d’une une interview à Radio Okapi, David Brown, a déclaré : « Nous souhaiterions voir ici en RDC une alternance démocratique conforme à la constitution [Compter sur une constitution venue de la Belgique et dans laquelle on ignore toutes les coutumes et aspirations congolaises et dans laquelle on court-circuit toutes les forces démocratiques, pendant que l’on a aligné des traîtres au parlement, c’est une ineptie, une niaiserie, une étourderie, un irresponsabilité politique, innommables. Ce que nous pouvons faire aujourd’hui, d’humain, de démocratique, de juste, c’est de disqualifier nos parlementaires véreux d’abord, nous qui sommes censés être le souverain primaire, mais qui sommes traités comme des vaut-rien, pour les remplacer par des hommes faits. Avec ces hommes faits, commencer le développement par projets de notre pays, sur la base d’un projet de société clairement défi, accepté par tous et géré par nous-mêmes congolais. Toute autre façon de faire ne nous unit pas, mais contribue à nous diviser, à nous fragiliser face à nos nombreux ennemis : esclavagistes, colonisateurs, dictateurs, imposteurs, traîtres ; internes et externes.]. Donc je crois que la clé à la stabilité en RDC, vous a échappé malheureusement au fil de votre histoire, c’est l’alternance démocratique [Il se fait courtois : nous avons de nous-mêmes construit l’instabilité dans notre Congo. Par nos choix successifs d’hommes sans instruction suffisante, sans qualification suffisante, sans maîtrise de la géopolitique et surtout sans foi ni loi ; nous avons construit sur le népotisme, nos velléités hégémonistes, la spoliation de nos peuples, la médiocrité managériale, l’abrutissement de nos populations. Le devoir de tout congolais aujourd’hui est de ne pas tomber dans le même piège à nouveau.  Notre obligation civique, aujourd’hui, c’est de nous choisir d’abord des leaders de grande valeur : savants, talentueux, patriotes ; dans les faits. Sinon, c’est vers le chaos que nous avancerons chaque jour !]. C’est justement maintenant où vous aurez pour la première fois une opportunité d’avoir une alternance démocratique à travers les urnes. [En raison du manque de préparation, tant dans l’opposition que dans le chef des institutions étatiques – dont la préparation reste impossible avec les acteurs en présence, les élections de 2016 ne sauraient être profitables à nous congolais. Elles serviront des bandits politiques de toutes sortes que nous avons dans le pouvoir, tout comme dans l’opposition. Nos quelques patriotes bien motivés sont encore trop minoritaires et mal préparés pour valablement prendre en main la direction d’un pays grand comme le nôtre. Il suffit d’analyser les pensées lisibles, propos tenus, les attitudes affichées et les comportements manifestés de nos politiciens pour s’en convaincre : l’incapacité de se mettre autour d’une table pour traiter de l’avenir de la nation, sérieusement, le peu de souci accordé aux besoins et à la volonté du peuple, l’engagement citoyen cruellement encore insuffisant…] » Pour lui, cette position des États-Unis ne devrait pas être interprétée comme une ingérence étrangère dans les affaires politiques internes de la RDC, mais plutôt comme un signe d’amitié profonde [Il est illusoire, hypocrite, tant pour un américain que pour un congolais de s’imaginer que nos rapports soient des rapports d’amitié.  Les amis vivent ensemble, dans une communauté d’esprit, d’engagement pour un avenir et un destin communs.  Quels sont ces américains et ces congolais qui vivraient dans une telle union ?  Certes, quelques-uns de nos hommes d’État sont des amis d’américains, pour un temps !  Il est indéniable aussi que quelques missionnaires américains aient eu compassion des populations congolaises miséreuses.  Cependant, quand avons-nous jamais, nous, congolais et américains, convenus de lier nos sorts et nos destins ?  Nos rapports, depuis l’époque coloniale, sont fondés sur l’exploitation et la duperie.  L’inimitié est telle qu’aujourd’hui, beaucoup de congolais ne pensent qu’à une seule chose : aller se former chez les arabes, pour devenir terroristes, contre « l’impérialisme occidental ».  Seul le Projet 2014 propose à nos deux peuples une communauté de politique : le libéralisme, le capitalisme-même (http://projet2014.com), résolument, depuis 1999.  Jamais un seul américain n’a manifesté un quelconque intérêt à ce projet.  Tous nos amis congolais, ayant généralement le cœur à gauche, nous trouvent plutôt drôle, pour ne pas dire ridicules même.  La majorité des congolais – à notre connaissance – croit savoir une chose : les américains sont nos premiers ennemis ; tandis que les européens occidentaux sont leurs pions !  Quand un congolais parle du pillage du Congo, dans son mental, c’est l’américain qui en est le premier acteur ; l’européen n’étant qu’un de ses bras tentaculaires.  Que le congolais se trompe ou soit dans le vrai, n’est pas ce qui importe ici : c’est son intime conviction, en effet, qui détermine son comportement présent et futur vis-à-vis d’un peuple, que nous aurions certainement tous intérêt à avoir pour ami.  Une des preuves irréfutables de l’inimitié Congo-États-Unis s’est manifestée lorsque l’AFDL a tenté d’insérer, dans la constitution congolaise, l’anglais comme seconde langue officielle au Congo.  Aujourd’hui, nous sommes les seuls à plaider pour l’enseignement des quatre langues de nos voisins et de nos « amis de demain » à nos enfants : l’anglais, le portugais, le français et le chinois.  En attendant que nous soyons convaincants, l’hypocrisie continue à tuer nos peuples : congolais et américains en particulier.  Si donc, selon nous, les congolais et les américains devaient être amis, il faudra réaliser un grand travail de consultation et d’information de nos peuples d’abord.  Il faudra ensuite s’asseoir autour d’une table ou les « illuminatis et juifs américains » d’une part et les « néo-pentecôtistes et bokokistes congolais » d’autres part, se déciderons d’un projet d’amitié et non d’inimitié entre nos peuples.]. « Le fait qu’on a, en privé et en public, exprimer nos préoccupations par rapport au délai constitutionnel n’est pas une ingérence. Au contraire, c’est une expression d’une amitié, une amitié profonde qui est aussi ancrée dans les valeurs qui sont chères à nous les Américains », a affirmé David Brown. Pour les Américains, les valeurs démocratiques sont universelles et le besoin de respecter la constitution est comme une ancre de stabilité pour n’importe quel pays [Chers frères, l’opposition, dans toute sa désorganisation actuelle, est sciemment invitée par tous – y compris les États-Unis – à aller à un dialogue inutile, sans objet et surtout pour qu’elle y échoue et que le glissement se fasse ensuite « légalement, dans la concorde et l’apaisement ».  Le congolais, naïf, niais, ne se doute de rien, applaudit.  Si elle, cette opposition, refuse d’y aller, le pouvoir criera – s’il ne l’a pas encore fait – à la mauvaise foi ; et, comme à l’accoutumée, émouvra – chose étonnante – la toute communauté internationale.  Il (le pouvoir) invitera alors la communauté internationale, sans vergogne et la tête bien haute, à l’aider à maîtriser les rebelles, les anarchistes, les irresponsables, les inciviques, les fauteurs de troubles.  L’esclavage, la colonisation, la domination, la spoliation de nos mœurs, le pouvoir en place et toutes les choses semblables pourront alors continuer en toute légalité : conformément à la constitution.  Notre prédiction est que l’après 2016 sera pire que ce que nous connaissons aujourd’hui ; parce que l’opposition ne prend la peine de choisir la lutte par des voies démocratiques, non plus qu’elle ne s’occupe de définir les objectifs à poursuivre et les méthodes à utilisées.].

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
Cet article a été publié dans Politique. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s