La double nationalité…

L’affaire « Rosette Mossi » relance – heureusement – le dossier de la double nationalité.  Nous pouvons lire sur cette affaire l’article de Jean Kitambala, de Congo Indépendant, du 25 octobre 2015 : http://www.congoindependant.com/article.php?articleid=10320.

Les commentaires de nos compatriotes, suite à cette publication, sous l’article incriminé sont éloquents et instructifs :

  1. le sérieux de nos hommes d’État est réinterrogé ;
  2. la double (triple ou plus ?) nationalité de certains de ces hommes d’État est revisitée ;
  3. la loyauté et l’illégalité de certains faits et gestes de son Excellence Madame l’Ambassadrice du Congo à New Delhi sont tour à tour témoignées, encouragées, dénoncées et condamnées ;
  4. le régime de Kinshasa est encore une fois cerné, caractérisé, décrié, contesté, renié même ;
  5. etc.

Bref, la double nationalité continue à nous poser problème.  Que faire ?  Comment s’y prendre ?  Quoi préparer pour le prochain régime ?  Surtout : pourquoi, quand, par qui, avec qui et comment ?

Pourquoi traiter la question de la double nationalité ?

L’État moderne n’est plus celui d’il y a deux décennies.  Nous avons de nos mains détruit les familles, les patriarchies, les clans, les tribus, les ethnies, les royautés, pour devenir civilisés.  Nous les avons écartés de nos politiques pour faire plus humaniste, plus universaliste en créant les États de formes diverses, mais jamais moins décevants.

Certaines de nos sociétés ont pu mieux s’organiser dans ce nouveau système mondial.  D’autres, ne s’en sortent pas.  Ils sont occupés à hésiter, à tâtonner ou à résister au changement.  Ils se battent contre les fauteurs de troubles, les modernistes, les civilisés ou mieux, les impérialistes, aux yeux de certains.

Peu de pays au monde acceptent la double nationalité, sous certaines conditions.  Ils n’acceptent que les nationalités des pays amis.  La prudence est de mise.  Les hommes au pouvoir veulent rester au pouvoir, aux commandes.  Rien ne doit brusquement leur échapper : il faut donc bien se méfier de l’étranger…  Quoi de plus normal, dirons-nous !

Quand faudrait-il en parler ?

C’est maintenant ou jamais.  La diaspora est bourrée de congolais ayant acquis une autre nationalité, sans renoncer à la nationalité congolaise !  Ils ne sont pas considérés comme congolais par la loi congolaise.  Curieusement, tous citoyens congolais ou presque les considèrent comme leurs compatriotes.  Quelques congolais, cependant, les considèrent comme congolais, quand il s’agit d’aller à la Western Union, et comme étranger, les jours des élections.  Quand ils sont au Congo, personne ne les prend pour des étrangers dans leurs patelins respectifs !  Certains s’y retrouvent d’ailleurs avec des cartes d’identité congolaises.  Le pouvoir est donc en désaccord parfait avec la majorité du peuple.

Les lois édictées, les référendums qui ont cours au Congo sont en réalité tous « illégaux ».  Une frange importante de congolais n’a pas été consultée, n’a pas été représentée, à leur confection !  Si la diaspora pèse 8 millions et que 50% sont électeurs, c’est que ce sont 4 millions d’électeurs que pèse la diaspora : près de 12% de l’électorat…  Cet électorat, on nous apprend qu’il voisinerait actuellement les 32 millions, par on ne sait quel miracle…

Qui sont habilités de traiter de la question ?

Le système politique présent est spolié, inacceptable pour la majorité des congolais.  Il règne par défi, comme dirait l’UDPS : avec raison !

Ce n’est donc pas de lui que nous pouvons attendre la conduite correcte des affaires, quelles qu’elles soient.  Il nous faut absolument commencer par le commencement : débouter les imposteurs ainsi que les hommes véreux ou incompétents que nous avons commis à la gestion de la chose publique de nos propres mains.  Nous ne pouvons confier ce travail à la « communauté internationale ».  C’est bien nous qui avons mis notre machine en moule.  C’est à nous qu’il revient de la réparer.  Si du moins l’indépendance du congolais nous tient à cœur.

Comment aborder la question de la double nationalité ?

Il n’y a pas une autre façon d’aborder les problèmes nationaux correctement que celle d’y aller démocratiquement.  C’est à chacun de nous de venir autour de la table pour que nous décidions ensemble de ce que nous voulons faire de notre pays.

Notre avis à nous est que l’important et que le congolais décide en âme et conscience de ce qu’il veut faire de sa nationalité.  Q’un esclavagiste, d’un colonisateur ou qu’un imposteur décide pour lui, suscitera toujours une rebellion à terme ; et, pérennisera l’insécurité dans la pays, rendant du coup impossible le progrès pour le plus grand nombre.  Notre opprobre, resterait alors entière, s’accroîtrait même.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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