Boycottons 2016 !

Le boycott est-il une méthode qui marche ?  Dans une proposition d’Albert Muya, publiée ici en son temps, il proposait aux congolais plusieurs armes pour combattre notre ennemi commun.  Personne n’en tint compte.  Pourquoi ?  Voici un type de lutte qui portera du fruit s’il est nourri, s’il est adopté.  Il a un impact sur la psychologie de l’adversaire et de tout son entourage.  Il l’isole et le paralyse.  Il le détruit de l’intérieur : du siège de sa méchanceté.  Qui plus est, il épargne des querelles puériles, des blessures inutiles, du froid extérieur et accorde du temps pour travailler à l’essentiel : la paix et le progrès de notre âme.

La volonté est une arme contre laquelle aucune arme ne peut résister.  Si le congolais de Brazzaville l’ont compris, nous pouvons aussi le comprendre et l’utiliser.  Parce que c’est elle que nous n’utilisons pas assez dans notre combat, de rue et de cris de guerre.  Nos alléluias et nos amen leur font écho.  Nous occultons le combat de bureau, de réflexion et de méditation.

Nous ne pensons pas que les congolais aient infliger un camouflet à Denis Sassou Nguesso.  Ils lui ont dit, dans un langage d’adultes, qu’ils n’étaient pas d’accord avec lui, qu’ils avaient plus important que cela pour leur pays, de leur point de vue.  C’est là la force du boycott.  Il est le refus de se fait ce que l’on n’est pas.  C’est l’affirmation de son identité, c’est l’installation douce du respect dans les rapports existentiels.

Ce n’est pas pour rien que nous, en rapport avec les élections de 2016 proposons aux congolais le boycott pur et simple.  La concentration sur d’autres projets importants :

  1. La disqualification des hommes véreux que nous avons, nous-mêmes, commis à la gestion de la chose publique : les parlementaires que nous avons nommés, sachant bien que bien peu se souciaient dans leur vie du droit du citoyen et de son respect.
  2. La promotion de nos vrais leaders, qui, jour et nuit, s’occupent à rechercher comment sortir notre pays dans lequel il s’est enfermé lui-même, démocratiquement ! Certains d’entre eux, Dieu nous les a retirés, même tragiquement, à la gloire de son nom.  D’autres encore nous sont enlevés, nous, peuple au coup roide, pour que nous fassions l’expérience que le salaire du péché, c’est la mort.

À appliquer cette méthode, Mobutu ne serait pas devenu président.  Il n’y aurait pas eu quelqu’un pour nous mettre le pays en moule comme il l’a fait.  Nous serions en voie d’avoir notre indépendance véritable.

À appliquer cette méthode, L. D. Kabila ne serait pas devenu président du Congo.  Le pays n’aurait pas été engagé sur la voie de la médiocrité.  Nous n’aurions pas connu une mort de président en cours de mandat.  La paix et la stabilité allait être progressivement prendre place dans notre vocabulaire.  Nous oublierions Mobutu pour toujours.

À appliquer cette méthode, Kanambe ne serait pas devenu président de la RDC.  Nous aurions un présidente intelligent, sage, mature, responsable, économe et respectable.  Nous n’aurions pas perdu autant d’âmes sur notre territoire.  Beaucoup d’entre nous seraient rentrer donner main forte à nos frères restés au pays sous les régimes dictatoriaux.  Notre pays serait en train de revivre plutôt que de se mourir.

La lutte démocratique appelle à la formation de notre volonté.  À la nouvelle naissance sans laquelle nous somme incapable du bien.  Le jour où nos partis politiques et nos églises le prêcheront, notre pays prendra son envol.

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[00:15:27] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: Référendum au Congo: Sassou Nguesso a subi un camouflet

Brazzaville – Le président congolais Denis Sassou Nguesso a subi un camouflet lors du référendum organisé dimanche au Congo sur un projet de constitution qui lui permettrait de se représenter en 2016, a estimé lundi un des chefs de l’opposition à Brazzaville.

Il vient d’avoir un camouflet. Les Congolais ont refusé de voter, a déclaré Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), premier parti d’opposition au Parlement, dans un entretien téléphonique avec l’AFP.

Les Congolais ne se sont pas déplacés, c’était le mot d’ordre que nous avions donné, a ajouté M. Tsaty Mabiala, pour qui la participation dimanche n’a pas dépassé 10%.

Selon les observations de plusieurs journalistes de l’AFP à Brazzaville et Pointe-Noire, la deuxième ville du pays, dans le sud, et les informations récoltées dans plusieurs autres grandes villes dans diverses régions, les électeurs semblent avoir largement boudé le référendum.

Groupés en plusieurs coalitions, les opposants au chef de l’État ont qualifié cette consultation populaire de coup d’État constitutionnel et avaient appelé la population à la boycotter.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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