MONUSCO : nous finirons par avoir raison…

1994 : nous proposions une solution iturienne de la crise en Ituri.  Plusieurs nous prirent pour des fous et préférèrent la MONUC.

L’ONU a cru qu’à changer de le nom de la MONUC en celui de la MONUSCO, l’image de la nouvelle institution serait redorée aux près de la population congolaise.  Rien de tel ne se passa, quand bien-même bien plusieurs utilisent la méthode Coué pour essayer de se faire bonne conscience.

2015 : certains n’ont toujours pas encore compris que la MONUSCO n’aidera pas la RDC à aller vers la paix, mais nous aidera à aller nombreux dans des tombes ou des fosses communes.

La vérité reste cependant têtue : la solution à l’insécurité à l’Est se trouve dans la main de quelques congolais qui n’ont pas encore décider de rendre impossible le séjour de la MONUSCO dans notre pays.  La livraison suivante laisse pourtant un peut de place à l’espoir que demain, plusieurs se lèvent pour nous donner raison : la MONUSCO doit partir, démocratiquement !  Ce départ sera un des points de départ de la prise en main du destin congolais par le congolais lui-même.  Ce sera aussi le début de la fin de l’imposture, de la dictature, de la colonisation et de l’esclavage.

En attendant, que ceux qui ont des doutes encore, enquêtent…

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L’ONU est-elle responsable de la mort de 5 civils en RDC ?
Kinshasa a accusé jeudi 8 octobre les Nations-Unies d’être responsables de la mort de cinq civils lors d’une opération de Casques bleus dans l’Est de la République démocratique du Congo, ce que l’ONU a démenti.

La Mission de l’ONU en RDC (Monusco) a conclu, après enquête, que les allégations congolaises selon lesquelles « cinq civils ont été tués ne sont pas exactes », a déclaré à New York le porte-parole des Nations-Unies, Stéphane Dujarric.

La controverse survient alors que les relations sont particulièrement tendues entre la Monusco et Kinshasa, qui souhaite voir les Casques bleus quitter rapidement le territoire après 16 ans de présence.

La Monusco a affirmé avoir mené lundi une opération offensive à l’aide d’hélicoptères de combat, dans le cadre de « son mandat de protection des civils », contre des rebelles qui incendiaient des villages près de Pinga (territoire de Walikale), dans la province du Nord-Kivu.

Jeudi matin, le gouverneur de cette province, Julien Paluku, a déclaré à l’AFP avoir reçu « une délégation » s’étant rendue sur place et selon laquelle la Monusco aurait « pilonné un village composé essentiellement de civils » alors que les autorités n’avaient pas entendu parler d’« exactions » de rebelles dans cette zone.

« L’armée confirme que cinq civils ont été tués et regrette que la Monusco n’ait pas coordonné [l’opération] avec elle », a déclaré à l’AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

« La cible était des combattants armés et l’opération a été conduite en conformité avec le mandat et les règles d’engagement » de la Monusco, a affirmé M. Dujarric à New York.

L’équipe de Casques bleus et de responsables locaux qui s’est rendue mercredi sur le terrain « a conclu qu’un combattant avait été tué », a-t-il ajouté.

Jeudi matin néanmoins, la Monusco avait publié sur son compte Twitter un message indiquant que son attaque de lundi avait « fait 4 morts […] au centre d’une controverse ». Le message a par la suite été supprimé, ce que la Monusco, a justifié en déclarant que « ces morts [n’avaient] pas été confirmés officiellement ».

‘Rupture’

Vu la contradiction entre les versions de la Monusco et de Kinshasa, M. Paluku a demandé une « enquête indépendante » pour faire la lumière sur l’affaire.

Avec quelque 20.000 hommes en uniforme, la Monusco est l’une des plus importantes missions de maintien de la paix au monde.

Le mandat des Casques bleus a été considérablement renforcé au fil des années. Depuis 2013, ils ont pour mission de neutraliser les différents groupes armés qui écument l’Est du pays et sont autorisés pour ce faire à recourir à la force de manière offensive.

Malgré cela, l’Est de la RDC, et le Kivu en particulier, reste déchiré par la violence depuis la fin de la deuxième guerre du Congo (1998-2003).

La coopération militaire entre la Monusco et l’armée congolaise est pratiquement au point mort depuis le début de l’année à la suite d’un différend sur la façon d’agir contre les rebelles hutus rwandais présents dans le pays depuis plus de vingt ans.

« Cette rupture entre l’armée et la Monusco [est] vraiment désastreuse », a estimé M. Mende, accusant Martin Kobler, chef sortant de la Mission d’être responsable de ce blocage.

« L’absence de coopération rend les choses extrêmement dangereuses pour tout le monde », explique un spécialiste des affaires militaires du Nord-Kivu, car vu du ciel, « rien ne ressemble plus à un rebelle en uniforme qu’un soldat des FARDC » (Forces armées de la RDC) : « tous utilisent les mêmes armes, [kalachnikovs] AK-47 et [lance-roquettes] RPG ».

S’exprimant mercredi devant le Conseil de sécurité de l’ONU, M. Kobler – dont le mandat s’achève à la fin du mois a exhorté Kinshasa à garantir une campagne électorale équitable menant à des élections législatives et présidentielle « crédibles » en novembre 2016.

Aux termes de la Constitution de la RDC, le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, ne peut pas se représenter. L’opposition l’accuse cependant de chercher à tout faire pour se maintenir au pouvoir, par exemple en retardant le scrutin.

L’ONU a annoncé jeudi 8 octobre que le Nigérien Maman Sambo Sidikou, actuellement à la tête de la mission de l’Union africaine en Somalie, succéderait à M. Kobler en République démocratique du Congo (RDC).

« Nous espérons qu’avec [lui] les choses iront dans le bon sens », a déclaré à l’AFP M. Mende, « nous sommes disposés à collaborer avec lui ». L’opinion FPOSEV.www.frcoscf.weebly.com Guillaume Kasokosi

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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