Massacres des civils à Beni ?

Nous avons trompé les congolais.  Nous les avons endormis, pour mieux continuer à les décimer.  Nous y sommes parvenus.  Les faits sont là, ainsi que le montre la livraison suivante qui nous parvient de Beni.

La guerre, les massacres ne sont pas encore arrêtés à l’Est.  Certains ont prétendu que le régime de Kinshasa redressait le pays.  Ils apparaissent aujourd’hui comme de grands menteurs.  Sans parfois le vouloir, ils sont devenus les ennemis du peuple congolais.  Un peuple qui n’attend plus que le jour de la vengeance pour se faire payer ses dettes.

L’article ci-après nous montre que les congolais meurent, périssent encore [nous avons apporté quelques corrections ici et là !].  Nous sommes tués pendant que la MONUSCO est présente, pendant que les FARDC sont là.  Nous perdons parents, progéniture et amis.  Pendant ce temps, ceux qui devraient assurer notre défense circulent, armes en main.  Que fait donc ce gouvernement de Kinshasa ?

Tout indique que le gouvernement utilise les mêmes méthodes.  Passer à l’ennemi les armes acheter avec de l’argent congolais est devenu sa méthode de travail.  Nos pères ploient donc les fronts dans les usines et les chantiers pour armer des rwandais et des ugandais qui les tuent avec.  C’est ce qu’on peut lire, c’est ce que pense beaucoup de congolais de la diaspora.

Le cynisme de l’imposture n’est plus voilé à en croire cette thèse.  Tout est là qui montre que le gouvernement et le parlement congolais n’ont pas à cœur de protéger nos populations.  Leurs salaires ont été étudiés pour cela.  Le choix des hommes était judicieux.  Le peuple a participé au forfait et ne peut dont se plaindre que contre lui-même.

Un nouveau rapport accablant

Massacres des civils à Beni

Radio Moto Oicha – Commentaires

La convention pour le respect des droits de l’homme (CRDH) en sigle, une organisation de défense des droits humains ayant son siège en territoire de Beni, au Nord-Kivu a de nouveau rendu public, lundi 28 septembre, un rapport désespérant sur les tueries des populations civiles dans la ville [ et territoire] de Beni.

Au premier paragraphe de ce document dont une copie a été envoyé au conseil de sécurité des Nations Unies, la CRDH note que depuis le 02 octobre 2014, le territoire et la ville de Béni ont subi une monstrueuse secousse à travers des massacres des pauvres citoyens découpés à la machette, haches, couteaux…, les femmes ont été éventrées, des bébés cognés contre les pierres ou bois et au mur semant une terreur grave dans toute la zone de Béni, qui visiblement visée par, ces « égorgeurs » sans cœur ni morale qui pour eux la vie d’un humain n’est rien, l’essentiel c’est leur Business. Depuis le 02 octobre 2014 jusqu’à présent morts parmi les civiles y compris des agents de l’ordre. Pour cette ONG/DH, ces attaques visent, avant tout, à créer la panique au sein des populations locales pour les contraindre à quitter leurs localités de sorte à y être remplacées par des populations rwando-ougandaises.  «Plusieurs organisations de la société-civile et certains animateurs de la société-civile sont pris dans le piège qui vise à attribuer systématiquement, sans enquêtes approfondies au préalables, et faussement les massacres de Béni aux jihadistes ADF/NALU» soutient la CRDH.  Une prise de position qui a pour objectif principale à effacer les traces sur les vraies auteurs des massacres de la population de la zone de Béni. Toutefois, note-t-elle, s’il s’agissait des Ougandais des ADF qui chercheraient à renverser le régime de Kampala, faut-il égorger des Congolais pour atteindre cet objectif ? Ceci demeure un mystère surtout que contrairement aux groupes terroristes, comme les Boko Haram, les shebas ou l’Al Qaida, les présumés ADF ne font jamais des revendications. Le caractère génocidaire des massacres de Béni ne fait plus l’ombre d’un doute.

En effet, si officiellement les tueries sont le fait des rebelles Ougandais des ADF/NALU, la réalité est tout autre, et on gagnerait du temps à désigner clairement les auteurs de ces tueries. A Béni ville et Béni Territoire, la population ne prête même plus attention à la version officielle consistant à attribuer ces tueries aux rebelles Ougandais des ADF. Les images des victimes portent la signature de leurs auteurs. Les rescapés les ont clairementdécrits comme cela apparait dans un rapport d’experts des nations unies (ONU)

Les assaillants s’expriment en Kinyawanda (langue du Rwanda) une langue dans laquelle ne s’exprime aucun groupe armé du Territoire de Béni qui ont été cité dans le dialogue social tenu à Oïcha dans la salle l’E.P Muangaza en date du 14 mars 2013. Même les rebelles Ougandais des ADF du temps où ils sévissaient, ils étaient facilement identifiables : ils s’exprimaient à Kiswahili de l’Est et en Kiganda (langue du centre de l’Ouganda). Si les tueurs rwando-phones ont fait leur apparition en Territoire de Béni, c’est qu’ils y ont été amenés sciemment et pour massacrer une population spécifique. Les massacres se poursuivent dans la zone de Béni par les ennemis de la paix malheureusement pour la population de cette zone est que, aussi longtemps que les autorités continuerons de véhiculer cette version mensongère sur l’identité des tueurs, les massacres devraient se reproduire, les véritables auteurs et leurs complices

étant toujours à l’abri d’accusation directes et du moindre début d’enquête judiciaire. Protégés par un énorme mensonge d’Etat, ils peuvent aussi continuer de tuer la population en toute impureté.

Tous ces massacres se commettent en Béni ville et Béni Territoire, un secteur sous contrôle des FARDC (armée gouvernementale) et quadriller par plusieurs centaines des casques bleus de la Monusco (la mission des nations unies au Congo) en toute impunité sans que les auteurs soient arrêtés. Comme depuis le début des massacres, en octobre 2014, les massacreurs retournent dans la forêt sans que les milliers des soldats Congolais et de l’ONU déployés dans la zone ne soient en mesure d’en capturer un seul. Les autorités Congolaises ne cessent d’attribuer ces tueries aux ADF, un groupuscule pourtant vaincu militairement de l’aveu même du gouvernement de la République démocratique du Congo, sans base – arrière et dont le nombre de combattants ne dépasse pas quelques dizaines d’individus. Selon le rapport des experts des nations unies (ONU),il ne reste des ADF qu’ »une trentaine de soldats, 30 à 40 commandants qui ne participent pas aux combats, plus des femmes et des enfants. Les soldats n’auraient ni armes ni munitions et seraient privés de sources de ravitaillement Les autorités Congolaises essaient donc de faire croire à l’opinion internationale qu’un groupe armé quasiment inexistant, et dont les combattants dispersés et qui sont sur le qui-vive aurait réussi, sans base arrière ni capacité de coordination, à se fouler dans un secteur entièrement sous contrôle de l’armée régulière pour y tuer des populations civiles et 4 repartir sans être inquiété par l’armée 2. En réalité, l’explication aux massacres de Béni est à chercher ailleurs, loin de la version officielle.

D’après nos enquêtes ceux-là que le gouvernement congolais qualifient des ADF/NALU, des terroristes… sont en réalité une rébellion ougando-rwandaise crée à Kampala en Ouganda, plus précisément à Nakasero, quartier général de l’UPDF (armée Ougandaise), lors d’une réunion tenue du 15 au 17 avril 2010. Pour créer une confusion au sein de l’opinion nationale et internationale, les initiateurs de cette rébellion d’occupation avaient recourus aux mêmes méthodes utilisées jadis par les vrais ADF/NALU, notamment ; l’affichage des tracts précédents les attaques, les avènements, les pillages des biens de la population, les incendies des maisons, etc.  Des tracts annonçant la chute imminente de Mutwanga, chef-lieu du secteur de Ruwenzori, dans le territoire de Beni, dans la province du Nord–Kivu, en République Démocratique du Congo, aux mains des ADF/NALU, le 09 juin 2010 ont été ramassés à Mutwanga et ses environs. Comme prédit dans les tracts, Mutwanga avait été l’objet de plusieurs attaques meurtrières. Contrairement aux vrais ADF/NALU d’avant, qui ne tuaient pas forcement les civiles, mais les transformaient en transporteurs ou esclaves sexuels, cette fois–ci, les attaques du 24 avril et du 28 juin 2010, pour n’en citer que celles-là, visaient les symboles du pouvoir locale, notamment le camp militaire de Nyaleke, le bureau du secteur de Ruwenzori, les maisons d’habitations du chef de Secteur et de ses conseillers.

radiomotooicha

Publier 29/9/2015

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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