Prophète du malheur…

On ne choisit pas d’être prophète du malheur.  C’est poussé par l’amour des siens que l’on se fait le devoir de tirer sur la sonnette d’alarme, que l’on se décide sonner le cor !

Et aujourd’hui, je ne suis pas là pour vous jouer la flûte.  Je suis là parce que je vois des congolais qui montent et des congolais qui descendent.  Quelque chose en moi – je n’ai pas rencontré un ange – me dit avec instance : « Ne te retiens pas cette fois non plus.  Les élus doivent entendre, écouter ce message à leur salut ! » – attention, je n’ai entendu la voix de personne d’autre…

Aujourd’hui, je suis là pour vous dire que certains d’entre nous se sentent incapables de mettre la RDC sur les rails.  Observez-les, discerner, juger et surtout AGISSEZ !  Votre action vous sauvera de cette génération perverse, perfide, égoïste à outrance.  Ce qui est déshonnête de la part de ces compatriotes, c’est de renier aux autres la capacité de réaliser ce dont ils sont incapables.  Et quand je dis renier, j’espère que vous m’avez bien compris : ils ont décidé de tuer !

La faute de nos « jeunes » est de ne pas s’engager : tous ces congolais qui ont entre 45 et 60 ans pourraient pourtant bien nous aider à prendre le pouvoir et mettre le pays sur les rails en 5 ans d’une gouvernance exemplaire.  Cette gouvernance qui parle au cœurs des « justes » se prépare : elle ne s’improvise pas. Comme en 2015 que nous sommes, nous ne voyons aucun d’entre nous prendre la préparation du pouvoir prochain au sérieux, nous pouvons prédire qu’en 2016, nous sommes d’ores et déjà, malheureusement et encore une fois, mal partis.  Tous mes « amis » le reconnaissent.  Aucun cependant ne veut être à la barre, mettre la main à la patte.  Deux ou trois, veulent, en désespoir de cause être des héros, des martyrs !  Si cela ne fait pas Al Quaida, cela n’est pas loin de l’être…

Faut-il jeter les bras pour autant : non ! Au Projet 2014, dans le respect de notre volonté, nous congolais, de traîner nos pas, nous préparons des jeunes sur terrain à la gestion des projets de développement local, pour que ce faisant, ils mesurent ce que c’est que gérer une nation au cœur tortueux. Le bricolage de nos pères ne peut, en aucun cas, nous conduire, ni vers la paix, ni vers le développement durable.  Nous sommes dans le devoir de vous le répéter.

Une transition qui conduise à la paix et au progrès ne peut se réaliser par des hommes ni avec des hommes qui ont des comptes à rendre à notre nation. Les années qui passent n’effacent pas de la tête des congolais les fautes que nous avons commises : au contraire ! Bien de nos peuples voient déjà cette autre démagogie, mieux, cette ancienne démagogie, revenir au galon ! Il n’y a que les jeunes de la fin des années 90 pour se tromper sur notre histoire : ils sont excusables.  Si la majorité des congolais vit dans la naïveté, à cause des fausses religions auxquelles elle adhère et qui l’abreuve de mensonges, il n’en reste pas moins vrai qu’un reste, un reste petit, se décourage et ne trouve plus que le chemin de l’exil comme solution à l’apaisement de son âme ; la majorité ayant choisi la voie de la facilité, du tribalisme, du racisme et de l’enrichissement facile, éblouie par les villas qui poussent comme des champignons dans nos villes.

En conséquence, nous devons, pour être responsables, dire aux congolais, prévenir les nôtres que le temps passant, beaucoup se décourageront. Devant l’entêtement de notre peuple, beaucoup trouverons ailleurs la voie de leur salut. La RDC se videra de sa crème. Le mal sera plus dominant. La désolation sera plus grande que celle que nous connaissons aujourd’hui. Parce que, quand l’Esprit de Dieu détourne son regard d’un peuple, les pleurs se multiplient… Jusqu’à ce que la repentance, la vraie, obligent le peuple à s’occuper lui-même de ceux qui mène le pays à la ruine. Pour l’instant, tout indique que les congolais qui s’intéressent à la purification de notre espace politique ne font que se raréfier.

Même nos vaillants patriotes combattants et résistants, découvrent aujourd’hui l’erreur qu’ils ont commise, malgré nos nombreux avertissements !  Beaucoup d’entre eux sont encore prêts à mourir encore pour ce qu’ils rappellent être la terre de nos ancêtres.

Les intellos quand à eux sont dans un profond sommeil. Manquant de sens critique, ne s’occupant pas du savoir, mais plutôt de la bière, du sexe et de leur gagne pain ; repliés sur leurs familles respectives et timidement sur leurs clans ou patriarchies, ils ne disposent plus d’aucun moyen de prendre la position d’éclaireurs qui devrait être leur. Pour 2016, la RDC est donc, pour nous, certainement et à nouveau, mal partie.  Mais comme en politique le juge impartiale demeure l’histoire, attendons 2018 par exemple pour voir si nous avons tort cette fois-ci.  Ce qui est fortement souhaitable : autrement, représentons-nous déjà dans quelles conditions nos pères, mères et enfants mourront encore.

Cela fait bien mal d’être prophète du malheur : mais, nous croyons aussi avoir l’Esprit et c’est lui qui nous pousse à prévenir le reste. Ceux qui, malgré le fourvoiement de notre gente, a compris que le salut que nous avons obtenu ne peut jamais se négocier : même avec les anges ; à fortiori, jamais avec les suppôts avérés de Satan, l’ennemi de nos âmes. Nier son existence et il dansera encore mieux le ndombolo avec ceux des nôtres qui continuent à fêter mariages, diplômes ou nouveaux emplois, pendant que ce sont les homme cornus qui tirent encore sur le ficelles.

A bon entendeur : salut !

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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