Se préparer pour 2021…

Nombreux sont ceux qui nous demandent s’il y a encore quelque chose qui puisse se faire pour sauver les meubles en 2016.  Notre réponse est simple : pour 2016, c’est trop, tard ! En revanche, nous pouvons commencer à nous préparer pour 2021 !

En effet, pour 2016, il nous est difficile de démocratiquement mobiliser, nos parlementaires de l’opposition ou nos populations, autour d’un projet de lois ou d’une motion de défiance contre tous ceux qui, sciemment, continuent à abîmer la République Démocratique du Congo.  Dans tous nos partis politiques de l’opposition, nous nous refusons de démocratiser.  Nous croyons erronément affronter avec succès un jour le PPRD et ses alliés, avant de n’être en mesure de nous mettre autour d’une table de travail pour dresser un plan éprouvé, démocratique, juste, responsable…

Nos populations à elles seules ne savent pas comment et ne peuvent pas demander le secours des Nations Unis.  Pour se libérer des griffes de la dictature et de l’imposture, elles – nos populations – ont besoin de leaders patriotes.   Se libérer de la domination étrangère, qui utilise l’appareil de l’État pour museler, tuer, empoisonner et débaucher les opposants, partout, nous devons nous pourvoir en leaders !  C’est depuis 1999 que nous invitons nos compatriotes à faire de cet objectif notre premier.  Le second étant d’engager le développement national par projets.  Les associations, églises et autres organisations de la sociétés civiles sont toutes pourries.  Un patriote congolais lucide, perspicace dans son observation ne peut compter sur elles.

Notre retard à nous réveiller pour 2016 nous coûtera cher.  Il ne faut pas s’en étonner.  Le vin est tiré, il faut le boire.  Nous avons averti, quant à ce qui nous concerne.  Mais, personne n’a pris à cœur de travailler à la responsabilisation de nos députés, de nos populations, de nos administratifs, de nos leaders politiques, de nos hommes d’affaires de l’opposition.  Le résultat en est que l’imposture étend impunément et méchamment sa machine répressive sous notre nez.  Elle a pris une longueur d’onde d’avance sur une opposition distraite et naïve, depuis 2001 !

L’UDPS et l’APARECO ne savent rien faire de salutaire pour la RDC, tant qu’elles ne changeront pas d’esprit ni de méthode de travail.  Parce que tout indique que les esprits de leurs membres ne sont pas à l’unité ni à la libération véritable de la RDC.  Les combattants et les résistants, qui comptent sur le recours à la force, se rendent compte aujourd’hui de l’évidence de leur erreur.  Avec son recours à la force, il est en effet impossible d’aller en direction de la paix : cette logique est implacable.  L’UNC non plus n’ira pas plus loin que son « fief » kivutien, au plan national, à cause de son hypocrisie.  Elle a peur de dire congolais sa vraie motivation.  Dieu ne bénit jamais la malice.  L’UNC n’ira pas loin non plus parce que plusieurs congolais se font la conviction – à tort ou à raison – que son chef, Vital Kamerhe, soit rwandais et de ce fait, ennemi du Congo, comme le président du Rwanda, Paul Kagame.  La sortie de la prison de la CPI, de Jean Pierre Bemba du MLC, n’est qu’hypothétique.  Tout l’Occident semble craindre que le MLC sème du trouble par un conflit armé contre le PPRD de Joseph Hypolithe Kanambe.  Antipas Mbusa Nyamwisi, du RDC/KML-Kisangani, doit se taire pour l’instant, pour sa vie…  Le PALU est à plat : lessivé par la fatigue d’un combat mal mener en 2006 et 2011, avec des slogans mensongers.  Bundu dia Kongo, de Ne Muada N’semi, est coincé.  Il n’avait pas prévu que le pouvoir sache immobiliser son chef, malgré nos avertissement.  Les rebelles ont peur désormais, quelques soient les audiences qu’ils ont auprès des populations qui les soutiennent.  Toute la communauté internationale les a vomis.  Même ceux qui profitent de leurs trafics de restes de corps humains et de minerais obtenus à vil prix ne veulent plus se mouiller davantage.  La MONUC, entité colonialiste, ne tient qu’en s’appuyant sur la dictature et l’imposture.  Les congolais l’ont déjà rejetée, avec 20 ans de retard, alors qu’en 1994, nous ne mâchions pas nos mots sur l’incapacité congénitale de cette organisation d’apporter la paix en RDC.   Le PPRD n’a qu’un objectif, avec tout le sang qu’il porte sur ses mains.  Garder le pouvoir le plus longtemps possible, pour éviter la mort atroce à son président reste son seul choix : tel est sa conviction.  Mais aussi, la condamnation sur la place publique de tous ses sbires, une fois que le peuple aura le pouvoir dans la rue, force ces derniers à utiliser l’appareil de l’État, dans le seul but de réaliser leur maintient au pouvoir.

Pendant ce temps : que se passe-t-il réellement dans les coulisses ?  Qui fait quoi ?  Et pourquoi ? Pourquoi est-il essentiel de le connaître ?

La première chose à connaître c’est que, à l’intérieur, la RDC soit dirigée par des alliances centenaires.  Ceci, n’est d’ailleurs pas une spécificité congolaise : dans les autres pays du monde, cela se passe de la même manière !  La méconnaissance de ces alliances peut faire faire du tort au pays.  Beaucoup d’entre nous croient participer à la pacification de notre pays.  Ils le croient avant de n’avoir fait la rencontre ou la connaissance  des hommes qui évoluent dans ces alliances.  Des hommes qui tirent sur les ficelles des marionnettes que nous voyons.  Ils agissent sans connaître les motivations de ces acteurs politiques congolais – nous ne parlons pas des imposteurs…  Nous sommes nombreux à agir avant de n’avoir pris connaissance de leurs méthodes de travail.  Nous nous levons avant de n’avoir examiné les outils qu’ils utilisent pour détruire la RDC.  Ces acteurs politiques, véreux, mais du terrain congolais, ont pourtant une expérience de la manière dont fonctionnent les congolais qu’ils subjuguent.  Cette expérience ne peut être négligée par tout celui qui veut apporter une solution durable au mal congolais.

Le problème en RDC aujourd’hui est que tous les acteurs politiques congolais sont véreux, irresponsables !  Le pouvoir construit par l’imposture veut rester indéfiniment impuni.  L’opposition refuse ostensiblement d’entrer dans une logique de démocratie dans son combat contre ce mal.  Elle espère plutôt un jour de remplacer le pouvoir, pour que, elle aussi, à son tour, subjugue, domine, exploite, musèle les congolais.

Se préparer pour 2021, c’est donc : faire comprendre aux congolais que jusque là, nous n’ayons pas encore des hommes bien motivés.  Or, que peut faire un peuple sans conducteurs patriotes vrais, mais avec des bandes de méchants ou d’hypocrites ?

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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